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  • il y a 1 jour
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00:32:23Non, oui. Dans mon cas, ça sera certainement pas une perte.
00:32:26T'as pas le droit de dire ça. Regarde Van Gogh.
00:32:28Il s'est battu toute sa vie. Et il est mort pratiquement inconnu.
00:32:31Oh, ben je suis pas encore mort.
00:32:33Peut-être, mais ça peut venir très vite.
00:32:35T'es quand même bien jeune pour accepter d'être un raté.
00:32:38Mais qu'est-ce que vous y connaissez, hein ?
00:32:41C'est pas parce que tous les gosses de 15 ans grébouillent un jour ou l'autre un poème
00:32:44qu'il faudrait culpabiliser de finir à assureur ou clombé zingueur.
00:32:47N'essaie pas de noyer le poisson.
00:32:49Jamais vu un poisson se noyer.
00:32:52C'est pas pour dire, mais le coup du bidon dans le coffre,
00:32:56c'est pas complètement absurde.
00:33:06Même si c'est pas pour dire,
00:33:08ça aurait pu le dire plus tôt.
00:33:21C'est moi l'enculateau ?
00:33:22Non, c'est lui.
00:33:23C'est pas comme ça, on est trois.
00:33:25Trois, mais c'est moi qui ai pris une baffe.
00:33:27Merde.
00:33:46T'as perdu quelque chose ?
00:33:48Ma carte bleue, j'y retrouve plus.
00:33:50Cherche bien.
00:33:52Oh putain, j'y suis.
00:33:54C'est l'autre enflé du PH qui a dû la garder.
00:33:56Oh c'est pas vrai.
00:34:01Mais vous m'avez bien dit que votre principale qualité,
00:34:03c'était la générosité.
00:34:06Je suis vraiment désolé mon poulet,
00:34:08mais malheureusement, je suis assez diminué en ce moment.
00:34:13Bon fortune.
00:34:15Bien vrai ce mensonge ?
00:34:16Hélas.
00:34:17Eh ben on va encore rigoler.
00:34:28C'est parti.
00:34:55Qu'est-ce que vous faites encore ?
00:34:57Chaer, au bout d'un moment, j'étouffe des pieds.
00:35:00Ben moi, c'est pas des pieds que j'étouffe.
00:35:01J'ai perdu ma carte bleue.
00:35:03Je viens de laisser un gaz, ma montre et ma carte d'identité.
00:35:05Et j'ai failli prendre une baffe.
00:35:07Et j'ai oublié, j'ai plus un seul chèque.
00:35:09Est-ce que pour deux francs, vous accepteriez d'acquérir ce magnifique dictionnaire franco-italien ?
00:35:17Tu veux appeler ta cléopâtre, c'est ça ?
00:35:19Ça vous dérange ?
00:35:20J'irai pas jusque-là, quoique je ne sois pas bien sûr d'être d'accord avec toi.
00:35:25Merci.
00:35:25Ne me remercie pas. Le plaisir de donner est la meilleure des récompenses.
00:35:37Je me demande si t'as bien réfléchi à ce que t'es en train de faire.
00:35:41Ben allez vous demander là-bas.
00:35:43Tu réalises bien qu'en l'appelant, tu choisis de rester dans le doute.
00:35:45Sans compter que tu risques de la déranger au bon milieu de la nuit.
00:35:49On pouvait pas aller boire notre café ailleurs, non ?
00:35:54C'est quand même pas une heure pour les mandanités.
00:36:21Allo ?
00:36:23Allo ?
00:36:26Allo ? On écoute ?
00:36:29Allo ?
00:36:32Allo ?
00:36:38Tu peux avoir une autre pièce ?
00:36:41Je vous conseille cela. Il résiste aux chagrins les plus tenaces.
00:36:47Tu peux avoir une autre pièce ?
00:36:51Il est tombé sur son mec, c'est ça ?
00:36:52Merde !
00:36:53C'est pas une réponse.
00:36:54Non, c'est un sentiment.
00:36:55Plutôt moche que le sentiment.
00:37:20Si tu l'as, dis-lui bien de pas t'attendre, elle pourrait s'inquiéter.
00:37:42Allo ?
00:37:44Allo ?
00:37:46Allo ?
00:38:07Fin du pèlerinage.
00:38:14La solitude, ça fait partie des droits de l'homme.
00:38:16Et l'assistance aux personnes en danger de ses devoirs ?
00:38:18Je ne suis pas en danger.
00:38:19Que tu crois ?
00:38:24Ma cassette !
00:38:26T'as ma cassette !
00:38:28Au voleur !
00:38:29À l'assassin !
00:38:30Juste au ciel !
00:38:32Ma cassette !
00:38:33Je suis perdu !
00:38:34Je suis assassiné !
00:38:35On m'a coupé la gorge !
00:38:36On m'a dérobé ma cassette !
00:38:38Ah, sans l'effet !
00:38:38Je n'en puis plus, je me meurs !
00:38:39Je suis mort !
00:38:40Je suis enterré !
00:38:41Vous allez la boucler !
00:38:42La voilà, votre cassette de merde !
00:38:45J'ai peur que tu fasses une bêtise.
00:38:48Un mot de plus et je te jure que j'en fais une !
00:38:50D'accord ?
00:38:52C'est fou comme tu t'y prends mal !
00:38:54Tu connais une autre méthode ?
00:38:55Bien sûr !
00:38:56Un peu doigté, beaucoup de douceur !
00:38:58C'est imparable la douceur !
00:39:01Très bien !
00:39:02Alors écoute, tu vas être très gentil, tu vas te trouver une autre victime !
00:39:05C'est pas difficile, il y a des victimes partout ce soir !
00:39:06T'as que l'embarras du choix !
00:39:08Tu me demandes l'impossible ?
00:39:09Je sais !
00:39:10Je suis terriblement exigeant !
00:39:11C'est pour ça que je t'aime, moi !
00:39:13Sans compter qu'avec tes ennuis, je voudrais pas t'abandonner !
00:39:16J'ai l'impression que c'est surtout mes ennuis que vous aimez !
00:39:18Alors je tiens à vous rassurer, tout va bien !
00:39:20À part vous, je n'ai aucun ennui !
00:39:22D'ailleurs vous n'êtes pas un ennui, vous êtes une nuisance !
00:39:30Qu'est-ce qu'il y a encore ?
00:39:34La contrariété !
00:39:36La plus infime !
00:39:39La valise, vite !
00:39:46C'est ça ?
00:39:47C'est ça ou c'est pas ça ?
00:39:48Oui !
00:39:49Vite ! Un verre d'eau, vite ! Vous voyez bien qu'il est en train de crever !
00:40:06C'est du café !
00:40:08Et alors ?
00:40:10C'est mauvais pour le cœur !
00:40:11Venez en prendre un !
00:40:12Justement !
00:40:14Allez chercher quelqu'un au lieu de rester là !
00:40:17Tu devrais leur parler plus gentiment !
00:40:19Deng Lo Toi Kong Sao !
00:40:25Vous parlez japonais ?
00:40:27Non, pourquoi ?
00:40:28Vous venez de leur parler en japonais !
00:40:30Mais non, c'est du Vietnamien !
00:40:32Ah !
00:40:33Vous vous foutez de moi !
00:40:47A New York, Anderson avait choisi un compartiment désert.
00:40:50Mais le train venait à peine de s'ébranler, qu'enveloppé dans un grand manteau noir, un homme s'asseyait
00:40:54sur la banquette d'en face.
00:40:56L'inconnu avait un ennemi mortel, le silence.
00:41:00Heureusement pour Anderson, Jerry, c'était le nom du bavard, était descendu à Cleveland pour y subir une opération à
00:41:06cœur ouvert.
00:41:09Ça va mieux ?
00:41:13Impressionnant votre truc !
00:41:15Ça vous arrive souvent ?
00:41:18De temps en temps.
00:41:22Un jour ou l'autre, ce sera la bonne.
00:41:30En fait, j'ai dû composer un faux numéro tout à l'heure.
00:41:34Sans doute.
00:41:38C'est vite dit.
00:41:41Si son type a décroché la première fois, c'est normal qu'elle ait reprendu la fois d'après.
00:41:46Tu te fais du mal inutilement.
00:41:48Vous êtes drôle, je découvre après des années que ma femme me trompe et je dois reprendre ça à la
00:41:52rigolade.
00:41:53T'as rien découvert du tout.
00:42:11Ça vous ennuie pas si je mets les nouvelles ?
00:42:13Ils vont sans doute expliquer ce qui se passe.
00:42:16Vas-y.
00:42:18Oh, j'en suis.
00:42:21Gaufrette.
00:42:22Merci.
00:42:24Merci.
00:42:56Au chapitre des faits divers, nous apprenons par une dépêche de l'AFP que Daniel Waronski, plus connu sous le
00:43:01nom du Grand Seigneur, a profité de son transfert à l'hôpital de Montargis pour commettre sa treizième évasion.
00:43:07Je vous rappelle que le tueur avait déjà réussi à s'évader lors de son procès en simulant une crise
00:43:12d'épilepsie.
00:43:13Il raconte vraiment n'importe quoi, c'est con.
00:43:16À quel sujet ?
00:43:19a dû être interrompu...
00:43:20Waronski.
00:43:22C'est pas sa treizième évasion, c'est sa quinzième.
00:43:26Pardon ?
00:43:28Comment vous savez ?
00:43:29Je le sais.
00:43:32Quand je l'ai rencontré, il en était à sa quatorzième, il n'y a qu'à compter.
00:43:35Dans le prix d'automne, a vu la victoire d'Ariane 8 sur Belle de Jour et Rose d'Etat.
00:43:39Don, acte, douze, vifre.
00:43:43Combinaison qui rapporte 3453 francs dans l'ordre et 543 francs dans l'ordre...
00:43:52Vous l'avez bien connu ce...
00:43:55Waronski ?
00:43:58Là, c'est bien.
00:44:00Quand on oublie ce qu'il a fait, c'était un type adorable.
00:44:17Ça se trouve, ça fait des années qu'elle me mène en bateau.
00:44:20Hum.
00:44:37Pardon, vous en voulez une ?
00:44:40Tu veux ma mort ?
00:44:42Non, même pas.
00:44:46Moi, je veux dire...
00:44:50J'ai aucune raison de vous vouloir du mal.
00:44:53Chaque conscience souhaite la mort de sa voisine.
00:44:55C'est pas moi qui le dit, c'est Hegel.
00:44:57Et je te rappelle qu'à son époque, il n'y avait pas de bagnole.
00:44:59Merci du renseignement.
00:45:03Il y a quelque chose qui me chagrine.
00:45:06Ta femme.
00:45:07Elle ne pouvait pas te trouver un job plus sédentaire.
00:45:09Pourquoi ? Je n'avais pas envie de rester collé derrière un bureau.
00:45:13T'avais pas envie ou c'est elle qui n'avait pas envie ?
00:45:15C'est moi.
00:45:17Elle n'y a trouvé son compte.
00:45:18C'est clair comme deuil de fond quatre.
00:45:20Tes cocumes ont miné.
00:45:21Ça fait pas un pli.
00:45:22Je me demande même si ça t'arrange pas tellement ça...
00:45:25Merde !
00:45:26Mais qu'est-ce que j'ai fait, ô bon Dieu ?
00:45:28C'est toujours sur moi que ça tombe !
00:45:29Et merde, et merde, et merde, et merde !
00:45:33Ah, il y a des cas qui se perdent, hein !
00:45:35Écoutez, je vais être franc.
00:45:36C'est pas de ma faute.
00:45:37Tu te touches ou quoi ?
00:45:38T'étais pas au volant ?
00:45:40Non, enfin si.
00:45:41C'est le type, là, dans la voiture.
00:45:42C'est à cause de lui.
00:45:43Qu'est-ce que tu nous chantes, là ?
00:45:44Non mais t'as entendu, Ginette ?
00:45:45Je vous assure, c'est... c'est le seigneur.
00:45:49C'est ça, et moi je suis la Sainte Vierge, peut-être.
00:45:51Arrête de blasphémer mes bébés !
00:45:52Fous-moi la paix, Ginette.
00:45:53Je t'en supplie, fous-moi la paix !
00:45:55Mais arrête de t'énerver !
00:45:56Tu sais bien ce que t'as dit, docteur, hein !
00:45:58Tu me les brises avec ton vétérinaire !
00:46:00Et y a dit dans lui, c'est pas...
00:46:04Il est passé ce coin ?
00:46:15Peu après Cleveland, Anderson réussit à s'endormir.
00:46:18Et comme d'habitude, elle lui a paru fidèle au rendez-vous.
00:46:22Elle, c'était la reine des préliminaires.
00:46:24La plupart du temps, elle était brune,
00:46:26et sa bouche finement ourlait, exhalait une douce odeur de sexe.
00:46:30Grâce à elle, Anderson était l'un des rares de sa profession à ne pas souffrir d'insomnie.
00:46:34Hein ?
00:46:36Vous pourriez m'aider ?
00:46:37J'arrive pas.
00:46:39Alors moi non plus. Désolé.
00:46:46Poussez-vous.
00:46:56C'est tout ce que vous avez ?
00:46:57Oui.
00:46:58Eh ben, ça continue.
00:47:04Vous êtes formidables.
00:47:06Et moins d'une jante.
00:47:08Il paraît que non, pourtant.
00:47:10Qu'est-ce qu'il y a ? Faut pas pleurer comme ça.
00:47:13C'est ce que je viens de vous dire qui vous mène dans ces états-là ?
00:47:18Qu'est-ce que c'est, alors ?
00:47:27C'est mes chaussures.
00:47:29Elles étaient toutes neuves.
00:47:30Et...
00:47:35Et ce que j'ai de vous dire, nous sommes tellements où vous savez ces états.
00:47:36Ah !
00:47:46C'est unature il y a un autre.
00:47:49Qu'est-ce que j'ai de vous dire, c'est un peu de temps.
00:47:50Que c'est un peu, c'est un peu plus.
00:47:50C'est un peu plus.
00:47:50C'est un peu plus.
00:47:53Et je ne sais pas pour moi.
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00:53:35Vous faites quoi dans la vie ?
00:53:38J'écris.
00:53:40Vous écrivez quoi ?
00:53:42Des livres.
00:53:46Tenez.
00:53:50Qu'est-ce que c'est ?
00:53:52C'est pour vous.
00:53:53Pour moi ?
00:53:54Ben oui.
00:54:03Oh !
00:54:06Ils sont magnifiques.
00:54:08Je peux ?
00:54:25Elle me vaut ?
00:54:27Très bien.
00:54:33Evadé en début de soirée, Daniel Varonsky jusqu'à présent a réussi à passer au travers des mailles du filet
00:54:38que la police a tendue sur la région parisienne.
00:55:06Émilie ?
00:55:18Émilie ?
00:55:21Ne m'en veuillez pas si je préfère conserver le souvenir de ces instants que nous venons de passer ensemble
00:55:26plutôt que ces boucles, que j'en suis convaincue, iront beaucoup mieux à celles à laquelle elles étaient destinées.
00:55:32Je vous souhaite beaucoup de succès et tout le bonheur possible.
00:55:58Je veux retrouver un biais.
00:55:59Ah non !
00:56:00Non !
00:56:12Mais vous êtes qui à la fin ?
00:56:14Vous pourrez être toujours derrière mon dos.
00:56:16Tu me racontes ?
00:56:17Quoi ?
00:56:18Ce qui t'est arrivé !
00:56:20Mais rien n'arrivait !
00:56:21Eh, prends-moi, s'il te plaît.
00:56:33De toute façon, je suis bien trop déprivé pour avoir peur de quoi que ce soit.
00:56:49Tu pourrais faire attention à ma moquette, t'es tout dégueulasse.
00:57:01Je sens qu'on va faire une sacrée équipe, tous les deux.
00:57:03Tu me plais bien.
00:57:05Si c'est une offre d'emploi, je suis pas sûr d'avoir le bon profil.
00:57:09La chambre.
00:57:11C'est elle qui l'a payée ?
00:57:19T'es fatigué, mon gros ?
00:57:22Dans moins d'une demi-heure, t'es chez toi.
00:57:26Eh ben dis donc, ça sent pas te faire plaisir.
00:57:29Regardez devant vous et allez moins vite au lieu de me dire des conneries.
00:57:31J'essaye de rattraper le temps perdu, je te croyais pressé.
00:57:33Le temps perdu ne se rattrape jamais.
00:57:36Si tu regardes en philosophique, à chacun son tour.
00:57:41Merde.
00:57:42Les flics.
00:57:42Quoi ?
00:57:44Derrière.
00:57:46J'en étais sûr.
00:57:47Ah bon, qu'est-ce que t'as fait ?
00:57:49Moi ?
00:57:49Il m'a plaisanté.
00:57:51Avec les flics le moins possible.
00:58:02Il vous arrêtait ?
00:58:05Évidemment.
00:58:08C'est très très fort.
00:58:10Tu as redouté ?
00:58:16Je te trouve bien nerveux.
00:58:18Petit produit.
00:58:19Pas du tout.
00:58:20Bonjour monsieur, police nationale, contrôle d'identité.
00:58:23Je vous emmerde.
00:58:30Était-ce bien nécessaire ?
00:58:44Ça vous amuse tant que ça ?
00:58:46Ça vous amuse tant que ça ?
00:58:46Je ne sais pas que ça m'amuse, mais je me sens libéré.
00:58:49Ah bah vous avez du pot.
00:58:51Moi qui suis plutôt libéré, là je me sens carrément coincée.
00:58:55Encore un peu plus.
00:58:57Vous avez du feu ?
00:58:59Oui.
00:59:11Ah non !
00:59:11Pas lui.
00:59:15Je dégage.
00:59:16Mais pourquoi faut l'arrêter ?
00:59:17C'est moi qui ai dit ce que j'ai dit.
00:59:19Il n'a rien fait, lui.
00:59:20Il faut le relâcher puis qu'il s'en aille.
00:59:21Tu veux que je te donne un bon conseil ?
00:59:22Tu te fais oublier, ok ?
00:59:23Sinon je te mange tout.
00:59:32Ça gase.
00:59:34Méfiez-vous.
00:59:35Parce qu'avec lui ça commence toujours comme ça, seulement après...
00:59:37Après quoi ?
00:59:39Je me comprends.
00:59:40T'es mignon votre ami, là.
00:59:42Je ne suis pas son ami.
00:59:44Après ce que tu viens de faire, pour moi t'es un ami.
00:59:46Qu'est-ce que j'ai fait ?
00:59:47Tu le sais aussi bien que moi.
00:59:57Monsieur, s'il vous plaît.
00:59:59Il n'y a pas de toilette.
01:00:02Ici, tout le monde fait dans son froc.
01:00:04Mais je vous emmerde à la fin.
01:00:07Combien de fois faudra-t-il que je vous le dise ?
01:00:20Tu ne voudrais pas répéter ?
01:00:23Je crois qu'il y en a qui n'ont pas bien entendu.
01:00:25Je vais voir le commissaire.
01:00:27Ce n'est pas un problème.
01:00:28Il va être ravi.
01:00:44Il va en prendre plein la tête, votre ami.
01:00:46Bon, ça va lui remettre les idées en place.
01:00:49C'est si grave que ça.
01:00:53C'est toujours grave quand on a des révélations à faire à la police.
01:01:01Alors il paraît qu'on a des révélations à faire à propos de Varonsky.
01:01:06Je pourrais vous parler en privé ?
01:01:08Mais quoi encore ?
01:01:10Tu connais tout le monde ici, non ?
01:01:13Ah ben on se retrouve, je vous avais pas vu.
01:01:16Mouais.
01:01:16La dépanneuse a fini par arriver ?
01:01:18Ouais.
01:01:19Mais si j'avais su, j'aurais mieux fait de prendre ta caisse.
01:01:21Quelle caisse ?
01:01:22La mienne, il était en rade.
01:01:24Je croyais qu'il vous l'avait racontée.
01:01:30Tu voulais lui prendre sa caisse ?
01:01:32Pas du tout, c'est lui qui voulait me la donner.
01:01:37Et t'as pas accepté ?
01:01:38Eh non.
01:01:40Et pourquoi ?
01:01:41Parce qu'à force de trop penser, on finit par faire des conneries.
01:01:49Alors comme ça, tu voulais donner ta voiture à Varonsky ?
01:01:52Mais non, justement, c'était pour m'en débarrasser.
01:01:54Te débarrasser de quoi ?
01:01:55De Varonsky.
01:01:56Sauf qu'à ce moment-là, je savais pas encore que c'était lui.
01:01:58Non, tu penses que tu vas te foutre de ma gueule encore longtemps comme ça ?
01:02:01Mais je vous jure, c'est la vérité.
01:02:03Non, moi je vais te la dire, la vérité.
01:02:06Et c'est pas votre petit numéro d'équilibriste qui va m'impressionner.
01:02:10Mais tu veux que je t'arrache la langue ?
01:02:11Varonsky avait prévu de changer de voiture.
01:02:15Malheureusement pour lui, il est tombé en panne sur l'autoroute.
01:02:17Mais c'est pas Varonsky qui était en panne, c'est lui.
01:02:20Votre Varonsky, il était dans ma voiture.
01:02:23Évidemment, ça change tout.
01:02:27Là, t'as vraiment laissé passer ta chance.
01:02:30Si jamais ça s'ébrouille, j'en collais qu'ils vont se marrer.
01:02:34Enlève-lui son impaire.
01:02:36Ça aidera notre camarade à apprécier la situation.
01:02:44Non, c'est pas lui.
01:02:45Mais c'est pas possible.
01:02:46C'est quand même pas Varonsky.
01:02:48C'était pas de temps que ça.
01:02:50Mais c'est une catastrophe.
01:02:52Pour moi non, mais pour toi, je peux...
01:02:55comprendre que ça te pose un problème.
01:02:57Vous comprenez rien du tout.
01:02:58Je croyais avoir réussi à m'en débarrasser,
01:03:00mais là, il va me retomber sur le poil.
01:03:04Ah non, en mettant les choses au pire,
01:03:06le tribunal va t'offrir...
01:03:09cinq années de tranquillité absolue.
01:03:13Attendez, c'est de l'autre dont je vous parle.
01:03:16De quelle autre ?
01:03:19L'homme est un animal triste.
01:03:21Il a la tête dans les nuages et les pieds dans la merde.
01:03:25La force, elle remonte au cerveau.
01:03:26Oui, c'est possible.
01:03:28Mais si je devais juger, je paierais pas souvent la pension de mon gamin.
01:03:31Mentalité de boutiquière.
01:03:33Et alors, vaut mieux être assis sur son fond de commerce
01:03:36que coucher sous son patron.
01:03:42C'est encore moi.
01:03:44Tu sais que tu mériterais une banne déculottée ?
01:03:46Non seulement tu trompes ta femme dès que j'ai le dos tourné,
01:03:48mais en plus, tu me dénonces.
01:03:49Mais je vous ai pas dénoncé.
01:03:51Moi qui le plaignais.
01:03:52Mais il est à plaindre.
01:03:53Un type qui se fait ramasser par la première fille venue.
01:03:55C'est insensé, c'est vous-même.
01:03:56Moi ?
01:03:57Oui, vous, à force de me miner la tête.
01:03:58Pauvre bouchon, tout ce que j'ai essayé de faire, c'est...
01:04:00Et puis merde.
01:04:02J'aurais mieux fait de te laisser croupir dans ton petit confort bourgeois.
01:04:05Mais c'est quand même insensé.
01:04:06Vous le serinez sur tous les tons que ma femme me trompe.
01:04:08J'en viens à faire la bêtise de ma vie.
01:04:09Tire à un coup, t'appelles ça la bêtise de ta vie ?
01:04:11Mais mon pauvre minou, j'espère pour toi que t'en as fait plein des bêtises comme ça.
01:04:14C'est excellent pour la santé.
01:04:15C'est très bien ce que je veux dire.
01:04:16J'ai une conscience, moi.
01:04:17Je suis pas comme certains qui...
01:04:19Tu sais ce qu'on fait au balance dans ton genre ?
01:04:21Je vous ai partagé, c'est...
01:04:23Tu crois ?
01:04:24Tu vois ce que je te disais ?
01:04:26Je suis désolé, mais c'est pour attirement de sa faute.
01:04:28Il a eu peur.
01:04:29Et quand on a peur, on fait n'importe quoi.
01:04:30Vous êtes trop bons.
01:04:32À ta place, je m'écraserai.
01:04:34Et moi, à votre place, je me mènerai que tu me regardes.
01:04:36Je peux avoir une cigarette ?
01:04:59La plus honteur de l'homme qui se laisse submerger par la peur est pire
01:05:03que celle de mille fossats purins ouvertes en plein soleil.
01:05:06Tiens, tu vois ? Je suis sûr qu'il est élu égale, lui.
01:05:09Aïe !
01:05:10Bibliothèque de Clairvaux, la phénoménologie de l'esprit,
01:05:15freine l'esprit du christianisme,
01:05:18l'évomette, l'encyclopédie des sciences philosophiques.
01:05:21L'opposition du réel et de la pensée.
01:05:23L'homme, total.
01:05:24D'où la question de sa liberté réelle.
01:05:27Oh, on n'est pas à la Sorbonne, ici ?
01:05:29Justement, il y a une chose que je pige mal.
01:05:31Ce qui t'embête, c'est que ta femme te trompe ou que toi, tu l'es trompée ?
01:05:35Ça, évidemment.
01:05:36Tu veux dire l'avoir trompée sans la preuve formelle de son infidélité ?
01:05:39Non, enfin, mais c'est vrai que ce ne serait pas du tout la même chose.
01:05:42Eh bien, rassure-toi, fils.
01:05:44Ton problème de conscience, je vais te le régler en deux coups de cuillère à poids.
01:05:48Franchement, je ne suis pas sûr de tenir beaucoup.
01:05:49Non, mais écoute, il faut être sérieux.
01:05:51Tout à l'heure, tu te disais que ta femme était une salope.
01:05:53Maintenant, tu essaies de te convaincre que c'est une sainte
01:05:55et que toi, tu es la pire ordure que la Terre ait jamais portée.
01:05:58Si vous voulez, bien que...
01:05:59Moi, je ne veux rien, moi.
01:06:00Ou plutôt, si, ce que je te propose,
01:06:02c'est qu'on rentre bien sagement tous les deux à Paris
01:06:05et là que tu me laisses une heure avec ta femme, rien qu'une heure,
01:06:08je te garantis qu'après, tu pourras avoir la conscience tranquille.
01:06:11Si tu en as une.
01:06:12Je t'en fous.
01:06:13Pourquoi ? Elle n'est pas du matin ?
01:06:15D'abord, je ne serais jamais à faire une chose pareille.
01:06:18T'as bien tort, c'est la seule solution.
01:06:21Si ta femme refuse, ce sera la preuve que tu espères,
01:06:23sinon, c'est la confirmation de ce que tu redoutes.
01:06:26Alors, à ce moment-là, un de plus ou un de moins...
01:06:28C'est dégueulasse, mais c'est pas idiot ce qu'il dit.
01:06:31La pire des tortures est de se sentir coupable.
01:06:35Surtout pour quelqu'un de sensible comme toi.
01:06:37Je ne suis pas du tout sûr de me sentir coupable.
01:06:39On est tous coupables.
01:06:40Mais mon petit pote, ça se voit sur ta tronche.
01:06:42D'ailleurs, la meilleure preuve, c'est que tu n'aurais pas attendu
01:06:43que je te raconte comment ma femme s'est conduite
01:06:45pour en tirer argument pour foncer sur la première pute venue.
01:06:47Eh, moderne, ton vocabulaire, tu veux ?
01:06:49Et d'abord, c'était pas une pute ?
01:06:51Et si ça en avait été une ?
01:06:56Je vais donner, elle les a laissées.
01:06:57Elle les aurait gardées, c'est ce que vous dites.
01:07:00Mais la vie est un tricot de contradictions
01:07:03dont le patron a été retiré de la vente.
01:07:05Joli.
01:07:12Tu devrais comprendre ça.
01:07:13Toi qui est dans le commerce.
01:07:15Je ne suis pas dans le commerce.
01:07:17Je vous les donne.
01:07:19Mais c'est vrai ?
01:07:20Qu'est-ce que je vous dis ?
01:07:22Ce garçon est un séducteur, non ?
01:07:24Si tu veux mon avis, il ne me séduit pas.
01:07:27Je te préfère de beaucoup.
01:07:28Si vous voulez mon avis, votre avis est...
01:07:30Tu te crois, madame, il n'était pas meilleur que lui, tu sais.
01:07:32Au moins, lui, il s'évade.
01:07:33À sa façon, il est plus libre que toi.
01:07:35Vous avez le sens du paradoxe.
01:07:37Je vais te dire où il est ton problème.
01:07:40Tu manques de légèreté, t'es tout encombré.
01:07:42Ta femme, tes dico, ton auto, ton magnéto.
01:07:45Tout ça entrave ta liberté de création.
01:07:47Tu comprends ?
01:07:49Bon, le commissaire a un mot à vous dire.
01:07:52Je suis n'a vraiment 12 ans,
01:07:53mais je ne peux refuser d'écouter ce monsieur.
01:07:55Et moi, vous allez me garder un long temps ?
01:07:56Toi, tu t'armes de patience, OK ?
01:07:59Oh là !
01:08:00Si tu veux, je peux prédire ta femme.
01:08:02Ça va.
01:08:03Comme tu voudras.
01:08:03C'est toi le chef.
01:08:07À plus tard.
01:08:08Avec plaisir.
01:08:10Ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de rencontrer un homme de qualité.
01:08:23Quand je pense qu'il a essayé de me faire croire qu'il le connaissait.
01:09:01Bienvenue là-bas.
01:09:04Ah !
01:09:15Vous fumez maintenant ?
01:09:17Refuser un cigare au commissaire aurait été fort discours de toi.
01:09:23Vous êtes quand même un beau salaud.
01:09:24Je ne pouvais quand même pas deviner qu'en plus, tu étais tombé amoureux.
01:09:27Je ne suis pas tombé amoureux.
01:09:28C'est dommage.
01:09:29Elle avait l'air bien sympathique, ces jeunes femmes.
01:09:34Tu fais chauffer le moteur ?
01:09:36Je réfléchis.
01:09:37Ligue, grand.
01:09:39Écoutez.
01:09:41Je suis faible, vous êtes fort.
01:09:42Je suis lâche, vous êtes courageux.
01:09:43Je suis lourd, vous êtes léger.
01:09:45Je ne sais rien, vous savez tout.
01:09:46C'est un combat perdu d'avance, non ?
01:09:49Ma femme déteste les gens mal rasés.
01:09:51Ah.
01:09:53Si c'est vrai, tu peux compter sur moi pour la faire changer d'avis.
01:09:59En fait, la seule différence entre nous, c'est que moi j'aime ma femme.
01:10:03Et que vous, personne ne vous aime.
01:10:04Puisqu'en dépit de votre générosité naturelle, vous n'aimez personne.
01:10:09Vous êtes un vrai maniaque de la propreté.
01:10:13J'ai rendez-vous avec une dame, non ?
01:11:09Ben, qu'est-ce que vous faites ?
01:11:10Tu croyais sérieusement que j'allais coucher avec ta femme ?
01:11:13D'abord, il s'agissait d'essayer.
01:11:15Puis je ne comprends pas que vous me posiez cette question.
01:11:16Vous qui êtes si fort.
01:11:17Eh ben, tu vois, on n'est jamais assez fort.
01:11:22Tu parles d'un dégonflé.
01:11:33Tu as oublié ça.
01:11:38Tu sais qu'on manque de vendeurs comme toi.
01:11:44Vous voulez pas boire un petit café ?
01:11:47Est-ce que tu peux être collant ?
01:11:50Tiens, t'as un calmeur en français à moi.
01:11:56Mais attendez, on peut pas se quitter comme ça.
01:11:59On a encore plein de choses à se dire.
01:12:02Effectivement.
01:12:04Tu embrasseras ton épouse pour moi.
01:12:05Je suis sûr que c'est quelqu'un de très bien.
01:12:07Je suis content de vous l'entendre dire.
01:12:09J'ai jamais dit le contraire.
01:12:10On peut avoir une libido dévorante et être quand même quelqu'un de bien.
01:12:13Tu crois pas ?
01:12:14Oui.
01:12:15Tes bouquins.
01:12:16Tu me signes comment ?
01:12:18Ben par mon nom, Martin.
01:12:19Martin comment ?
01:12:20Ben Martin Placard.
01:12:22Et ça s'étonne.
01:12:23Tu me vois rentrer dans une librairie et demander le dernier placard ?
01:12:26Pourquoi pas ringard ?
01:12:28Tout le monde n'a pas la chance de s'appeler à Hegel ou dans de l'autre chose.
01:12:30Et alors ?
01:12:31C'est quand même pas sorcier de se trouver un pseudo.
01:12:33Allez.
01:12:34Je te salue, petite tête.
01:13:01La police ridiculisée.
01:13:03Arrêtée cette nuit-même après une nouvelle évasion, l'insaisissable Daniel Baronski a une fois eu faussé compagnie aux policiers.
01:13:50Ma chérie, je suis rentré plus tôt que prévu.
01:13:54Non.
01:13:59Ma chérie, j'avais très envie de te revoir, mais...
01:14:09Ma chérie, nous sommes lundi matin.
01:14:12Je suis au parking, à côté de ta voiture.
01:14:16Et je crois que j'aurai pas le courage de monter.
01:14:18Je sais, c'est la pire manière de se séparer.
01:14:22Mais j'aimerais me dire que c'est ma dernière lâchetée.
01:14:26Crois-moi, j'ai longuement réfléchi.
01:14:28C'est mieux ainsi.
01:14:30Mieux pour toi, qui n'aurait plus à supporter mes ratages successifs.
01:14:34Mais mieux pour moi.
01:14:36Car comme l'écrivait Rilk à sa femme, les oeuvres d'Arnès, celui qui a affronté le danger, est allé
01:14:43au bout d'une expérience.
01:14:46Aujourd'hui, je me sens prêt à affronter la solitude.
01:14:50Mais j'espère que le livre qui ressortira te plaira vraiment.
01:14:56Je pars.
01:14:59Mais je t'aime plus que je t'ai jamais aimé.
01:15:14Je t'aime plus que je t'ai jamais aimé.
01:15:41A Chicago, Anderson descendit du train en compagnie d'une belle brune à la voie douce.
01:15:46La fille lui avait fait du grinque pendant le trajet,
01:15:48et quoi que très amoureux de son filet de sol,
01:15:51Anderson n'était pas homme à refuser une telle occasion.
01:15:53Suzy, l'occasion en question, invita le tueur à prendre un verre chez elle.
01:15:57Et au matin, le corps d'une jeune maigrichonne fut retrouvé dans les eaux glaciales du lac Michigan.
01:16:02La fiancée d'Anderson avait enfin découvert un traitement radical contre les pellicules.
01:16:09Ce fut le dernier méfait d'Anderson, qui, pris de remords,
01:16:12se retira à la campagne pour s'y consacrer à la rédaction de ses mémoires,
01:16:15qui, bien évidemment, se vendira à plus d'un million d'exemplaires.
01:16:18Une fois encore, le crime avait payé.
01:16:23Ces maladies doivent meurent comme ça.
01:16:26Remarquez pas le seul.
01:16:27Un jour, j'étais commandant de bord.
01:16:29À 11 000 mètres, au beau milieu du Pacifique, mon réacteur droit explose.
01:16:35Bing !
01:16:36L'avion, ingouvernable.
01:16:38Une vraie pierre.
01:16:3911 000 mètres en chute libre, c'est long.
01:16:43D'autant plus que derrière, ça s'est gosillé ferme.
01:16:45Un rafu a pu pouvoir penser.
01:16:46Alors, tu sais ce que j'ai fait ?
01:16:49Je leur ai fait écouter ça.
01:16:50Et j'ai plus rien entendu.
01:16:51Recueillis avant le grand plongeon qu'ils étaient.
01:16:54250 pèlerins, 250 morts.
01:16:57Vous vous en êtes sortis ?
01:16:58C'était pas bon jour.
01:17:00Et hop !
01:17:02Et hop !
01:17:04Plus on l'écoute, meilleur c'est.

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