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Avec Stéphane Bussière, juriste immobilier, auteur de "C'est la crise, investissez" éd. DBS
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, le face à face.
00:05Vous êtes bien sur Sud Radio en ce mercredi 13 mai 2026.
00:10Nous allons parler économie, finance, banque, placement.
00:15On va parler investissement avec Stéphane Bussière qui a écrit
00:19« C'est la crise, investissez, c'est paradoxal, construire un patrimoine solide grâce à des investissements résilients ».
00:26Stéphane Bussière est un juriste de l'immobilier.
00:29Évidemment, il connaît la finance, mais il connaît bien surtout les questions immobilières.
00:33Et son livre a été préfacé par Charles Gave, qui justement m'a recommandé de vous recevoir.
00:38On connaît, on apprécie beaucoup Charles Gave sur Sud Radio,
00:40qui parle sans ménagement de l'actualité et qui tient des analyses,
00:45qui propose des analyses souvent un petit peu différentes des autres sur les enjeux économiques et comment définir une crise.
00:51« C'est la crise, investissez. »
00:53On a envie de vous dire, Stéphane Bussière, vous êtes sûr qu'il faut investir en temps de crise ?
00:57Alors, bonjour, merci de me recevoir.
01:00Oui, je pense que justement, c'est un moment où en fait on n'a pas le choix, où on
01:03est obligé.
01:04Parce que les crises vont ruiner les épargnants, ruinent la classe moyenne.
01:09L'inflation va grignoter les épargnes, grignotent également les salaires.
01:14Et donc, c'est un moment où justement, il faut être proactif et il faut se débrouiller soi-même
01:19pour pouvoir protéger ses revenus, pour pouvoir protéger son épargne.
01:22Alors pourtant, Stéphane Bussière, il y a nos amis, les banquiers, à qui nous on confie notre argent,
01:27qui sont là, qui ont des conseils, qui sont avisés, qui nous protègent.
01:31Est-ce que malgré tout, je ne veux pas dire du mal des banquiers, est-ce qu'ils nous disent
01:36toujours toute la vérité ?
01:37Sont-ils toujours de bons conseils ? Ou se servent-ils en premier ?
01:40Est-ce qu'il faut toujours les écouter ? Ou c'est bien de lire votre livre avant ?
01:45Je pense que c'est bien d'avoir un avis personnel, que ce soit en lisant mon livre, en lisant
01:49le livre de plein de monde,
01:51peu importe. C'est bien justement de pouvoir croiser les avis, les arguments, de se faire sa propre opinion.
01:58Et puis après, peut-être d'en placer éventuellement une partie.
02:01Par l'intermédiaire de son banquier, on peut investir dans des métaux précieux, dans de l'or,
02:05dans des actions, dans des ETF, dans des obligations, dans plein de choses.
02:08Mais c'est aussi bien éventuellement d'aller se diversifier.
02:11D'ailleurs, votre banquier, je pense, fera une joie de vous prêter de l'argent pour que vous achétiez de
02:17l'immobilier ou d'autres placements.
02:19Et justement, grâce aux prêts bancaires, c'est-à-dire qu'on investit avec de l'argent qui n'est
02:24pas à soi,
02:25ce qu'on appelle l'effet de levier, ça permet de s'enrichir beaucoup plus.
02:28Donc, il ne faut pas nécessairement écarter 100% une branche comme les banques ou comme les courtiers.
02:36Mais il ne faut pas non plus aussi faire confiance de manière aveugle.
02:39Il faut aussi avoir un avis propre.
02:42Stéphane Bussière, quel est l'intérêt d'un banquier de protéger son client ?
02:45On a des relations souvent très cordiales, surtout s'il y en a un compte qui est soliment installé.
02:50Pour autant, le banquier, son intérêt, ça va être quoi ?
02:52Ça va être de faire de l'argent avec le nôtre.
02:55C'est de faire des profits et des bénéfices, c'est son métier.
02:58Tout intérêt d'une société est de faire des profits.
03:01Juridiquement, à la limite, ça peut être de faire des économies, mais en général, c'est de faire des profits.
03:05Et en général, il fait des profits en travaillant avec votre argent, en vous prêtant de l'argent, en vous
03:10faisant faire des placements et en prenant sa commission.
03:14Bref, il prend sa commission.
03:15Il n'a pas intérêt à mal nous conseiller, à nous fourvoyer, mais dans les conseils qu'il nous donnera,
03:20le banquier, il essaiera d'aller vers un placement qui lui rapporte le plus à lui, évidemment.
03:26Ce n'est pas le client qui est privilégié, c'est l'intérêt de la banque.
03:29Tout en laissant quelque chose, je veux dire...
03:31Ce n'est pas son intérêt, paradoxalement, ce n'est pas sûr.
03:35Parfois, la nature humaine est un petit peu cupide et un petit peu avide.
03:39Et on a vu beaucoup, le meilleur exemple, le plus récent, c'est les subprimes, en 2008.
03:43Bien sûr.
03:44Mais en fait, on pourrait en donner plein, des exemples où on prend des risques inconsidérés pour apporter beaucoup plus
03:51d'argent.
03:52Et en fait, la banque va être mise en faillite dans six mois, dans un an, dans cinq ans.
03:57Sauf que les commissions, elles sont touchées tout de suite.
04:00Et en fait, on va prendre des risques avec l'argent, éventuellement mettre en péril, je dirais, la banque, le
04:06système financier,
04:07votre épargne en même temps, pour gagner tout de suite plus d'argent.
04:11Donc, ce n'est pas sûr. La logique voudrait, effectivement, qu'on mette en place un système bancaire
04:16qui soit très solide, qui soit très périn, pour gagner de l'argent, peut-être de manière un peu plus
04:20raisonnable,
04:21mais sur longtemps.
04:22Depuis les années 80, on constate que, malheureusement, on cherche souvent à faire beaucoup d'argent
04:28en prenant des risques, y compris en mettant en péril le système financier.
04:31Bien sûr. Cela dit, si on est dans une grande banque, des grandes enseignes,
04:35que ce soit le Crédit Lyonnais, l'Association Générale, la BNP, je ne vais pas tout citer, le CIC,
04:39vous avez un conseiller bancaire, un conseiller clientèle, il n'a pas intérêt à vous fourvoyer.
04:46Il va vous conseiller un placement qui est bénéfique pour vous, mais lui devra, évidemment, en tirer quelque chose.
04:52Donc, il surveille aussi son intérêt, celui du client, et à quel moment on peut faire une confiance totale ?
04:58Est-ce que c'est un ami ? Est-ce que c'est un allié ? Ou non ? Ce
05:01n'est jamais qu'un fournisseur.
05:02C'est une source d'informations, et il est là pour placer des produits.
05:08Ça ne veut pas dire forcément que lui, il est malhonnête.
05:10Oui, bien sûr.
05:10À titre personnel, il peut vous conseiller de manière très honnête.
05:13De bonne foi.
05:14Bien sûr, de bonne foi.
05:15Et il peut se planter, on est d'accord.
05:16Il peut se planter, il peut aussi avoir raison.
05:18Avoir du flair ou faire gagner de l'argent.
05:20Ça peut, ça peut, bien sûr.
05:23La crise aujourd'hui, c'est quoi d'abord une crise ?
05:26On entend parler ça, c'est quoi ?
05:28C'est l'inflation monétaire, de la dérégulation financière, de la fragilité bancaire, de la pression fiscale.
05:33Qu'est-ce qui engendre la crise, ou qu'est-ce qui subit la crise ?
05:37Une crise, ça va être une forte baisse.
05:41Il y a autant de définitions que de crises.
05:43Mais je dirais qu'une très forte baisse de la valeur de la monnaie,
05:46c'est quelque chose qui est un petit peu vicieux, qu'on a un peu de mal à comprendre.
05:49Mais qu'il y a une forte baisse de la valeur de la monnaie,
05:52ou une forte baisse des marchés financiers, ou de l'immobilier.
05:56Tout ça, ce sont des crises.
05:57Comme l'augmentation, je dirais, de l'explosion du coût de l'énergie,
06:01ou de n'importe quel prix, qui fait que vous êtes en difficulté,
06:04que vous perdez du pouvoir d'achat.
06:05Tout ça, ce sont des formes de crise.
06:07La dernière grande crise économique et financière, c'est 2008, les subprimes,
06:11où on a vu Nicolas Sarkozy se démener pour défendre les intérêts français,
06:15et demander à Mme Merkel que la Banque Européenne puisse participer,
06:19ce qui est interdit à, j'allais dire, intervenir dans les économies.
06:23Aujourd'hui, cette crise actuelle, elle est latente, elle n'est jamais partie.
06:28Elle a des hauts et des bas.
06:29Le conflit au Proche-Orient, on voit que ça peut avoir une incidence directe sur certains placements.
06:35Sur les économies en général, il y a des gens qui peuvent perdre de l'argent.
06:38S'ils ont investi dans l'énergie, par exemple,
06:41ou dans des activités industrielles liées au conflit,
06:43il peut y avoir une incidence immédiate.
06:45L'incidence, elle est directe.
06:47On vit encore dans une économie du pétrole.
06:49Une économie du pétrole, c'est quoi ?
06:51C'est une économie sans laquelle, sans le pétrole, je ne serais pas venu,
06:53et vous non plus aujourd'hui.
06:55Peut-être qu'on vient en transport, en métro,
06:58mais l'essentiel des gens se déplace quand même en voiture,
07:01en car, en bus.
07:03Et c'est une énergie, une énergie qui permet de nous déplacer,
07:07de déplacer les matières premières.
07:08C'est-à-dire qu'on fait fabriquer beaucoup de vêtements
07:11ou de produits made in China à l'autre bout du monde,
07:14qu'on ramène grâce à du pétrole.
07:16S'il n'y en a plus, on ne peut plus le faire.
07:18S'il est plus cher, ça se répercute sur tous les prix.
07:22Les fruits et légumes que vous achetez chez Leclerc,
07:24ils n'ont pas été produits directement à côté de Leclerc.
07:27Ils ont été au mieux produits dans la région,
07:29souvent en Espagne.
07:30Je ne sais pas moi, les fraises ou plein de choses actuellement en Espagne.
07:34Avec les produits pétrole.
07:35L'énergie qui sert à cette production, elle vient du pétrole.
07:38Elle vient du pétrole.
07:39Et en plus, moi qui parlais à l'instant des fraises,
07:43on a, vous savez, dans les grands engrais en général,
07:46pour produire, on a ce qu'on appelle l'NPK,
07:48l'azote, le phosphore, le potassium.
07:50Les engrais...
07:51Il y a des connaissances agronomiques également.
07:53Il faut savoir tout faire.
07:55Juste un petit peu.
07:56Il faut comprendre un petit peu le mécanisme global.
07:59Les engrais azotés sont fabriqués en grande partie avec du gaz.
08:03Donc dès l'instant qu'il y a un problème en Ukraine,
08:05qu'il y a un problème en Iran,
08:06dans lequel il y a énormément de gaz qui passe,
08:09ça veut dire que derrière, soit manque d'engrais,
08:11soit le prix des engrais explose.
08:14Et au moment, en plus, de semer actuellement au printemps,
08:17on sait qu'à l'automne, le prix de l'alimentation va exploser.
08:21Et quand j'y vais exploser, c'est dans le meilleur des cas.
08:23Il y a des pays dans lesquels ça sera sans doute plutôt qu'ils auront du mal à se nourrir.
08:26Alors, donc, un pacte immédiat, vous le dites,
08:28c'est pour ça que la bourse suit les aléas de l'actualité et de la géopolitique.
08:34Alors, ça concerne les gens qui ont de grands placements,
08:36qui ont de grands moyens, qui ont un portefeuille boursier très important,
08:38des actions.
08:40Est-ce que, j'allais dire, un français moyen,
08:42comme on le disait aujourd'hui,
08:43quelqu'un qui a un petit pactole, un petit bas de laine,
08:45sur un livret A ou B,
08:47ou quelques économies,
08:49quelques cicaves,
08:50il faut qu'il surveille quand même ce qu'il surveille là,
08:52ou le banquier est là pour surveiller.
08:54Il faut quand même être vigilant quand on a ce genre de crise.
08:57Je dirais justement que c'est pratiquement la première personne
08:59qui doit être la plus vigilante.
09:01Et je ne dis pas ça à titre publicitaire ou quoi, c'est vrai.
09:04C'est que c'est le plus facile.
09:05Que vous avez de l'épargne,
09:06ce n'est pas de l'argent que vous avez besoin de gagner,
09:10vous n'avez pas besoin d'augmenter vos revenus.
09:11Juste, c'est de l'argent qui est là.
09:13Vous pouvez en faire ce que vous voulez.
09:14Vous pouvez le mettre en action, en immobilier,
09:15vous pouvez le dépenser tout de suite,
09:16vous en faites ce que vous voulez.
09:17Ce qui est sûr, c'est que cet argent va perdre de sa valeur.
09:21Il perd de sa valeur déjà depuis...
09:22En plus de l'inflation,
09:23qui grignote un petit peu.
09:25Justement, c'est l'inflation.
09:26L'inflation, c'est quoi ?
09:27L'inflation, c'est une augmentation généralisée des prix.
09:30En général, on l'explique pour des causes,
09:32ce qu'on appelle monétaires, c'est-à-dire la monnaie.
09:34Par exemple, les banques centrales impriment trop d'argent.
09:36Comme il y a trop d'argent,
09:38les gens ont beaucoup plus d'argent pour acheter.
09:41Et ça fait augmenter les prix.
09:43Ça fait augmenter les prix.
09:44Absolument.
09:44Mais ça peut être d'autres causes.
09:47Comme l'énergie.
09:48Alors souvent, on parle plutôt d'augmentation des prix dans certains secteurs.
09:51Quand c'est l'énergie, en général, ça touche quasiment tous les secteurs.
09:54Donc vous savez que si vous avez 5 000 euros sur un livret A,
09:56vous pourrez acheter beaucoup moins à l'automne que vous pouvez acheter aujourd'hui.
09:59Le pouvoir d'achat, il est évidemment la consommation.
10:03C'est un pouvoir d'acquisition financier
10:05qui fait que vous disposerez de moins de fonds pour acheter un véhicule ou quelque chose.
10:10Vous devrez mettre plus d'argent que vous auriez mis quelques semaines ou quelques mois avant
10:14parce que, justement, l'argent a perdu de sa valeur.
10:18Ça impacte toutes les économies, ça, quels que soient les budgets familiaux.
10:21Alors, vous allez me dire, les gens qui, dès le 15 du mois, sont en rouge.
10:25Ça les touche moins parce qu'ils sont déjà dans la complexité.
10:29Mais des retraités, par exemple, moyens qui ont un petit pactole,
10:31il faut qu'ils surveillent ça aussi ou non ?
10:33Déjà, pour les gens les plus modestes, je pense que c'est presque les premiers impactés
10:37parce qu'en général, ils sont plutôt sur, je dirais, les premiers besoins vitaux
10:41comme le chauffage et comme vraiment le carburant, justement, pour s'avérer de sa voiture.
10:45Donc, malheureusement, c'est vraiment les premiers impactés.
10:49Et oui, pour les retraités, c'est vrai, bien sûr.
10:51Prenons l'exemple de la dette.
10:55Les retraités sont les premiers à financer la dette française.
11:00Pourquoi ? Parce qu'en général, ils ont des assurances-vie sur ce genre de placement.
11:04L'assurance-vie, je dirais, c'est une enveloppe juridique dans laquelle on met ce qu'on veut.
11:09On peut mettre de la SCPI pour investir dans l'immobilier.
11:12On peut acheter des actions au même titre qu'on peut le faire avec un compte-titre ordinaire plus classique.
11:18Et en général, la plupart des Français achètent plutôt ce qu'on appelle des fonds euros.
11:23C'est-à-dire avec un capital qui est dit garanti.
11:26Il l'est nominalement.
11:28Nominalement, ça veut dire quoi ? C'est accès aux placés de 2000 euros.
11:29On vous rendra vos 2000 euros.
11:31Ça ne veut pas dire que la valeur des 2000 euros sera la même.
11:33Bien sûr, bien sûr.
11:34Et donc, en général, les Français très prudents placent ça plutôt en fonds obligataires.
11:39Une obligation, c'est quoi ?
11:40C'est soit une société, soit un État comme la France qui veut s'endetter,
11:43qui fait par exemple une obligation, un bond de 2000 euros.
11:47Vous l'achetez.
11:48Elle vous verse un intérêt qui est prévu.
11:502%, 4% pendant X années.
11:52Souvent 10 ans.
11:53Et au bout de 10 ans, elle vous rembourse.
11:56Donc, vous retrouverez vos 1000 euros grâce à l'assurance-vie, plus un petit peu des intérêts.
12:03C'est un placement aujourd'hui qui est très sollicité.
12:06Vous restez avec nous.
12:07Je reçois Stéphane Bussière.
12:08On a déjà des appels.
12:09Stéphane de Bordeaux, qui lui, va nous parler d'immobilier.
12:12Vous nous appelez au 0826 300 300.
12:14Stéphane Bussière est là pour, non pas vous donner des conseils sur votre cas personnel,
12:18mais vous donnez des orientations, comment en période de crise, on peut quand même continuer à investir.
12:24C'est ce qu'il va nous démontrer.
12:25Et vous nous appelez, Emmanuel Galasso, vous prendrez votre appel au 0826 300 300.
12:30A tout de suite sur Sud Radio.
12:32Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricolégas.
12:38Vous êtes bien sur Sud Radio en ce mercredi 13 mai 2006.
12:41Nous parlons argent, nous parlons placement, nous parlons investissement.
12:45On parle bas de laine, pactole, que faire, que l'on soit très très riche.
12:49Alors on en a peut-être qui nous écoutent.
12:51Et puis des gens à des revenus plus modestes, tout simplement.
12:53Quelqu'un qui veut gérer sa fortune en bon père de famille.
12:56Quand je dis sa fortune, son patrimoine immobilier ou bancaire.
13:01Et je suis avec Stéphane Bussière qui a écrit, c'est la crise, investissez.
13:05Et donc Stéphane Bussière nous donne des conseils.
13:08Bien sûr que le banquier est là pour nous conseiller.
13:10Mais Stéphane Bussière, à travers ce livre qu'il faut lire absolument aux éditions d'EBS,
13:14il nous donne les codes, il nous décrypte les enjeux pour savoir exactement comment,
13:19selon les moyens dont on dispose, de ne pas faire d'erreur d'investissement.
13:22Et nous avons des appels, je disais tout à l'heure, nous avons Stéphane qui nous appelle de Bordeaux.
13:27Stéphane, bonjour Stéphane, merci de nous appeler.
13:30Bonjour Perico.
13:31Vous, vous croyez encore dans l'immobilier ?
13:34Pas forcément, non, pas forcément.
13:36Je m'en fais des investis dans l'immobilier depuis 20 ans et puis je suis plutôt à me retirer.
13:42Je fais encore quelques petites affaires, mais c'est vrai que ça devient très compliqué
13:45parce qu'on n'a aucune visibilité sur une fiscalité qui est déjà extrêmement élevée.
13:51Donc il y a des modalités qui changent d'année en année, il y a des taux qui changent.
13:55Voilà, CSG, CRDS qui est passé de 17,4 à 18,8 alors que c'était déjà très élevé.
14:00C'était 9%.
14:02Et voilà, il y a plein de choses comme ça en fait qui font que la visibilité est très mauvaise.
14:07Il y a des histoires de conflits énergétiques, c'est pareil, vous investissez dans quelque chose.
14:12L'année d'après, il faut changer parce que c'est plus bon.
14:14Je parle du gaz, l'électricité, enfin quoi que vous fassiez, on ne sait pas trop.
14:18Alors on peut continuer à investir parce qu'effectivement, quand c'est la crise,
14:21les prix ont tendance à baisser en fait.
14:25Mais alors l'investissement pour le locatif, c'est quand même très très tendu.
14:28Il y a 20 ans, on avait 10-12% de rentabilité brute.
14:32On est maintenant à 4% de rentabilité, 5% de rentabilité brute.
14:36Quand vous avez tout déduit, vous êtes à 1-2% si tout se passe bien.
14:42Parce qu'on peut avoir de très mauvaises nouvelles.
14:45Et il y a plein de contraintes, voilà.
14:47Quand on a des sous, à mon avis, quand c'est la crise, la bonne solution, je pense.
14:50Si moi j'étais plus jeune, ce que j'ai fait quand j'étais plus jeune d'ailleurs,
14:53je me barrerais de ce pays.
14:54Parce que ça vient complètement...
14:55Ah ouais, non mais vraiment.
14:57Je veux dire, il y a des créneaux qui fonctionnent.
15:00Si vous travaillez avec l'État, si vous êtes dans les petits papiers,
15:03je prends un exemple, par exemple vous avez la facture X qui arrive.
15:08C'est une plateforme, ça devait passer par une plateforme d'État gratuite.
15:11Et puis les éditeurs de logiciels faisaient leur collectique.
15:14Et puis envoyaient, faisaient transiter les factures.
15:16Je ne sais pas si ça s'est passé avec du lobby de certains groupes ou quoi.
15:20Mais en fait, c'est maintenant payant.
15:21Ce qui fait que vous allez avoir une quinzaine de sociétés.
15:24qui vont prendre une dizaine de centimes par facture.
15:27Donc on parle de milliards de factures annuelles.
15:29Donc c'est une manne incroyable.
15:30Donc vous voyez, il y a des créneaux comme ça qui sont bien entendus quand on est dans les petits
15:34papiers.
15:34Mais autrement, ça devient très très compliqué d'investir ici.
15:37Et encore une fois, le problème, le souci, c'est vraiment la visibilité.
15:40C'est-à-dire qu'on a des dirigeants, je ne sais pas en fait,
15:43quelques cursus ils ont suivi.
15:45Mais c'est complètement brancadesque.
15:48Si vous regardez par exemple l'histoire du pétrole, du tarif du pétrole.
15:52Donc là, on a un nouveau gouvernement qui se disent
15:55« Super, on va se refaire la cerise sur le compte de la population.
15:59Maintenant, notre niveau de taxe.
16:01Qu'est-ce qui se passe finalement ? »
16:02Les gens ne prennent plus leur voiture.
16:04La consommation d'essence dégringole.
16:07Et au final, leur rentrée diminue.
16:10Vous voyez ce que je veux dire ?
16:11Donc mauvais calcul.
16:12Donc mauvais calcul de la part de gouvernants.
16:14Mauvais calcul à deux niveaux.
16:17La première, c'est que leur rentrée brute diminue.
16:19Mais en plus, il y a une décroissance.
16:20Enfin, ça impacte l'économie directement.
16:24Il y a des entreprises qui font plus qu'elles devaient faire.
16:27Et voilà, vous allez avoir un niveau de croissance qui va être impacté.
16:30Confirmation Stéphane.
16:34Confirmation Stéphane que trop d'impôts tue l'impôt.
16:36Et on en a l'exemple avec cette surtaxe sur les carburants.
16:41Maintenant, on a des brillants financiers qui ont une vision financière.
16:46Soit pour eux, soit on ne sait pas.
16:47Oui, le Mozart de la finance, il ne nous a pas laissé dans une situation aussi exemplaire que ça.
16:54Stéphane Bussière, quand Stéphane nous dit l'immobilier
16:59« Oui, ça a pu, comme dirait Fernand Reynaud, ça a eu rapporté. »
17:03Aujourd'hui, c'est moins évident.
17:04Vous recommandez quand même, ça peut encore avoir des intérêts à l'immobilier ou non ?
17:08Oui, ça compte.
17:09Parce que vous êtes juriste dans l'immobilier en plus, c'est pour ça.
17:10Alors tout d'abord, je suis d'accord entre une très grande partie avec l'auditeur.
17:15Stéphane.
17:16Il y a un certain flou sur le détail.
17:20Il y a quand même des très grandes tendances.
17:22L'inflation qui l'a depuis très longtemps, la perte de pouvoir, de valeur de la monnaie,
17:28l'augmentation des tensions militaires, par exemple entre les Etats-Unis et la Russie.
17:34Il y a quand même une toile de fond qui continue depuis une cinquantaine d'années.
17:40Sur le détail, c'est vrai qu'on a un flou qui est assez important.
17:44L'immobilier reste de plus en plus contraignant.
17:48C'est vrai, c'est tout à fait vrai.
17:50Ça comporte encore de nombreux avantages.
17:52Alors il y a un immobilier locatif où on achète, on laisse monter les prix et on revend.
17:58C'est l'immobilier classique, c'est ça.
17:59C'est d'acheter pas très cher un endroit qui va prendre de la valeur.
18:02C'est un peu le principe.
18:03Alors déjà sur l'immobilier, qu'est-ce que l'immobilier ?
18:05L'immobilier, ça part du foncier, c'est-à-dire ça part du terrain.
18:08Et à partir de là, on a une pluralité d'immobilier qui est très importante.
18:12Vous pouvez faire de l'habitation, vous pouvez faire du local commercial, vous pouvez faire de la forêt, vous pouvez
18:17faire de la terre agricole.
18:18Alors sur la pierre, on va dire sur la pierre.
18:20On achète un appartement, une petite maison, soit qu'on l'habite, soit qu'on l'habite pas.
18:24On laisse monter la valeur foncière de l'endroit et on revend au bout de 10-15 ans, on s
18:29'est fait une plus-value.
18:30C'est un peu le principe.
18:32Ça a fonctionné sur la plus-value, j'aurais tendance à moins compter dessus aujourd'hui.
18:37Ah bon, pourquoi ?
18:38Pour une raison extrêmement simple, c'est que qu'est-ce qui a fait que le prix de l'immobilier
18:41dans les 70 dernières années l'augmentait pour deux raisons ?
18:43À Paris, par exemple, ça ne cesse de monter.
18:45Alors il y a des petites pauses de temps en temps, mais on sait que c'est des valeurs sûres.
18:47Oui, je dirais qu'au départ...
18:50Ou les côtes.
18:50Comment ?
18:51Ou Nice, Biarritz, Deauville, alors c'est des tarifs épouvantables.
18:55Mais là, on sait que ça ne laissera jamais.
18:57Donc l'immobilier a d'abord augmenté parce que l'immobilier s'est amélioré.
19:00Double vitrage, WCR intégré, eau courante, électricité, etc.
19:04Structurellement, vous voulez dire ?
19:04Structurellement.
19:05Structurellement, c'est mieux.
19:06Et après, dans les 20 dernières années, ou 30, mais surtout depuis globalement le World Trade Center, ça a augmenté
19:12dû à la baisse des taux d'intérêt.
19:15Les banques centrales ont baissé les taux d'intérêt pour lancer les marchés et on s'est endetté beaucoup moins
19:19cher.
19:20Donc vous dites que le World Trade Center, l'attentat de 2001, a eu une incidence, j'allais dire, sur
19:24la gestion des patrimoines immobiliers.
19:26Disons que ça a été une baisse très importante d'Alan Greenspan, qui était à l'époque le président de
19:32la Banque Centrale Américaine,
19:33qui a été suivie en Europe.
19:37Les taux ont réaugmenté aux alentours de 2006-2007.
19:39Quel rapport ? Le fait qu'un avion détourné par un terroriste rentre dans un immeuble de New York, ça
19:46engendre un effet papillon, ou pas papillon d'ailleurs,
19:49qui fait que ça va bousculer l'ordre financier mondial.
19:53Au départ, c'était juste, je dirais, de la panique des marchés. Ils ont voulu les rassurer.
19:59Ils ont augmenté après les taux.
20:01Le problème, c'est qu'ils ont commencé à mettre en difficulté les banques vers 2007.
20:05Ils les ont rebaissés.
20:07Et maintenant, on est aussi, vis-à-vis des banques centrales, dans une difficulté à augmenter trop les taux,
20:13puisque les États sont de plus en plus endettés.
20:17Tous les États de l'OCDE sont dépendants des taux relativement bas.
20:21Et la plus-value sur l'immobilier, c'est combien en France ? Entre 26 et 30% ?
20:26Ça dépend ?
20:26Alors, ça dépend. Je vais vous donner la plus-value de base, je dirais, 33%.
20:3133%.
20:32Après, vous la gardez au bout de 30 ans.
20:3430 ans, c'est ça. Au bout de 30 ans, c'est exonéré.
20:3630 ans, c'est totalement exonéré.
20:3733%, si vous achetez 10 et vous vendez 20, vous avez 33% sur les 10 supplémentaires.
20:42Absolument, vous avez 3,3% de plus-value.
20:46Vous avez encore la résidence principale.
20:48Il y a plusieurs encore grandes exonérations.
20:51Alors, elle est là à un abattement de 30%.
20:53La résidence principale est totalement exonérée.
20:55Totalement exonérée.
20:57Sauf dans la déclaration fiscale.
20:58Attention, je pense qu'elle est...
20:59Elle est prise en compte avec un abattement de 30% pour l'IFI.
21:02Pour l'IFI.
21:04L'enseigné SF.
21:05L'enseigné SF qui aujourd'hui ne touche plus que l'immobilier.
21:07Mais à la vente, elle est exonérée d'impôt.
21:09Absolument.
21:09Ce qui fait que c'est encore un...
21:12Quand on lit l'étude de Jean-Jacques Frigitte,
21:14qui a réalisé la plus grande étude immobilière,
21:18sauf preuve contraire au monde,
21:20que je reprends dans mon livre,
21:21il m'a autorisé à reprendre un certain nombre de ses graphiques.
21:23Absolument.
21:23Très gentiment.
21:24Très instructive, d'ailleurs.
21:27Il nous explique que la plus grande cause d'inégalité générationnelle,
21:30je dirais, entre les gens, par exemple, qui ont 60 ans
21:32et les gens qui en ont 25 aujourd'hui,
21:34ça a été l'immobilier.
21:35Parce que les gens qui avaient de l'immobilier,
21:36justement, il y a 50 ans,
21:38se sont enrichis beaucoup plus.
21:39Et aujourd'hui, ils ont un avantage financier
21:43qui vient de là par rapport aux nouvelles générations.
21:46Donc l'immobilier a été très intéressant.
21:49Et je pense que le reste aujourd'hui,
21:51pour un certain nombre d'avantages,
21:53par exemple, on peut tout simplement
21:55s'endetter auprès d'une banque pour acheter.
21:57Par exemple, on achète un appartement 100 000,
22:00on a 20 000 d'apport,
22:02c'est-à-dire que 80 000,
22:03on crée des revenus, le loyer,
22:04sur 80 000 de plus qu'on n'a pas apporté.
22:07Ça, si on veut le faire aujourd'hui...
22:08Vous savez bien que les banques ne prêtent plus aussi facilement,
22:12sauf si vous êtes déjà solvable.
22:13C'est ça, c'est le problème.
22:14Les critères du Haut Conseil
22:17ont été un petit peu renforcés depuis 2022.
22:22Maintenant, il faut essayer d'avoir au pire
22:23un petit peu plus d'apports.
22:24Et c'est pour ça aussi que je recommande
22:27de ne pas attendre pour investir,
22:29parce que sur beaucoup de choses,
22:30et l'auditeur l'a très bien souligné,
22:35c'est que plus ça va être dur.
22:38Et donc, c'est vrai qu'autant en profiter tout de suite.
22:40Aujourd'hui, on paye beaucoup d'impôts.
22:42On a aussi, en contrepartie,
22:44il faut le recrète, enfin en contrepartie,
22:46des aides énergétiques pour faire des travaux d'isolation.
22:48Donc, ça ne commence pas les...
22:50Ça dépend des dossiers.
22:51On doit être dans le deuxième pays au monde
22:52à payer le plus d'impôts derrière les Pays-Bas.
22:54Ça ne compense pas, on se met d'accord.
22:55Mais voilà, on a encore quelques avantages.
22:59On sait que, dû à l'augmentation énergétique,
23:01l'isolation va être encore plus chère
23:03à partir de l'année prochaine, etc.
23:05Essayons de faire un maximum,
23:06autant qu'on peut,
23:07de placer une partie de son épargne
23:11dans des placements, des produits.
23:14Alors, on va y venir Stéphane Bussière.
23:16On va redemander à ceux qui nous écoutent de participer.
23:20Il est 13h30, vous savez que vous avez la parole
23:21dans cette émission,
23:23La France dans tous ses états.
23:25Je reçois Stéphane Bussière,
23:26qui a écrit
23:27« C'est la crise investissée »
23:28et qui nous donne des conseils, justement,
23:29comment placer son argent,
23:31comment gérer ses économies,
23:32« Est-ce qu'il faut investir ou pas investir ? »
23:34Et dans quoi et comment ?
23:35Appelez-nous au 0826 300 300.
23:37On attend vos appels
23:38et Stéphane Bussière se fera évidemment
23:39un plaisir de vous éclairer
23:41si vous avez des doutes sur votre patrimoine,
23:43qu'il soit immobilier ou bancaire.
23:45On verra tout de suite sur Sud Radio.
23:47Midi 14h, la France dans tous ses états.
23:50Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
23:54Péricault-Légas.
23:56Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h34.
23:59C'est l'instant où vous nous appelez
24:02parce que vous avez la parole,
24:03vous avez toujours la parole sur Sud Radio
24:05où on parle vrai.
24:06Et là, vous l'avez en particulier sur des questions
24:08d'argent, de finances, de placements,
24:11de budget, de livrets.
24:13Et Stéphane Bussière qui a écrit
24:15« C'est la crise investissée »
24:16nous donne ses conseils, ses avis
24:18et nous dit voilà ce qu'il ne faut pas faire
24:19et ce qu'il est plutôt aujourd'hui intelligent de faire.
24:22Justement, nous avons Alexandre
24:24qui nous appelle de Limoges.
24:27Alexandre, vous dites que vous investissez
24:29dans la bourse et l'immobilier.
24:30Vous demandez à Stéphane Bussière
24:33quels sont les meilleurs investissements
24:34aujourd'hui ?
24:35C'est un peu votre question ?
24:37Oui, bonjour l'équipe.
24:39Bonjour.
24:39Oui, j'investis sur Limoges
24:42essentiellement sur l'immobilier
24:44parce qu'en fait, moi,
24:44je n'ai aucune confiance
24:45dans ceux qui gèrent nos caisses de retraite
24:48et notre futur.
24:49Donc, j'ai dit, il va falloir régler
24:52ce problème-là.
24:53Après, j'ai beaucoup fait dans l'immobilier
24:56et c'est vrai qu'en ce moment,
24:57tout n'est pas du tout réuni
24:59pour qu'on soit serein.
25:03Notamment l'aspect fiscal, légal.
25:06On est très, très embêtés.
25:07Et donc, c'est vrai que j'ai tendance
25:09à essayer d'aller plus vers la bourse
25:12parce qu'aujourd'hui, quand vous avez de l'argent,
25:13vous ne voulez pas trop de problèmes
25:14et que ce soit assez passif.
25:17Moi, la chose la plus simple que j'ai trouvée,
25:20c'est d'investir par palier,
25:23en faisant des versements tous les mois
25:24sur des ETF classiquement.
25:28donc, c'est un peu sur quoi je me dirige en ce moment.
25:32C'est compris.
25:33Merci Alexandre.
25:34Stéphane Bussière,
25:35Alexandre vous pose la question
25:36qu'on a tous envie de vous poser.
25:38Je vous dis d'une façon générale
25:39que vous, vous croyez, en lisant le livre,
25:41à la diversification.
25:42Les liquidités, l'immobilier,
25:43métaux précieux, crypto-monnaies,
25:45il y a plein de possibilités.
25:46Aujourd'hui, une personne comme Alexandre,
25:48qu'est-ce que vous lui conseillez ?
25:48De rester dans l'immobilier
25:49ou de diversifier son investissement
25:52puisqu'on est en crise ?
25:54Aujourd'hui, s'il veut rester, par exemple,
25:55sur une enveloppe qui est, je dirais,
25:59financière comme un CTO, un PEA.
26:01Alors, redis tout ce qu'est un CTO.
26:02Un CTO, c'est un compte-titre ordinaire.
26:04C'est-à-dire, c'est vraiment l'enveloppe légale,
26:06vraiment de base, standard,
26:09pour investir sur des actions, des obligations,
26:11des ETF qui sont des paniers d'actions
26:13ou d'obligations.
26:14Bien sûr.
26:15Et un PEA, c'est une enveloppe
26:17qui permet uniquement d'investir
26:18sur des actions européennes
26:20qui a été créée au début des années 90
26:22avec une fiscalité moindre.
26:24C'est deux valeurs sûres ou non ?
26:25C'est deux placements sûrs
26:26ou il y a toujours un petit risque ?
26:27Que ce soit le CTO ou le PEA ?
26:29Je dirais qu'il y a toujours des risques partout.
26:31Par exemple, vous avez un CTO à la banque.
26:35Qui est propriétaire des actions ?
26:38Potentiellement, c'est la banque.
26:39Si elle fait faillite,
26:41elle vous doit le montant de vos actions.
26:43Alors, ce qui est très important,
26:44et Charles Gave me le disait un jour à cette antenne,
26:46à part l'action,
26:48qui est un titre de propriété absolue,
26:49comme de la pierre ou de la terre,
26:51comme une possession,
26:52tout ce qui est contrat,
26:55c'est-à-dire ça peut être des obligations,
26:56du monétaire, des livrets,
26:58c'est du contrat.
26:59En fait, c'est l'argent qui est à la banque.
27:01Ce n'est pas votre argent en propre.
27:03Donc, il peut y avoir un prélèvement.
27:04On parle de la loi Sapin 2
27:05qui, en cas de grande crise,
27:07l'État peut bloquer le compte
27:09au-dessus de 100 000 euros
27:09et disposer de ses fonds.
27:11Voilà.
27:12La valeur la plus sûre, c'est l'action.
27:13Mais c'est la plus risquée.
27:15Elle est très volatile.
27:16Elle est très volatile
27:17et par nature,
27:18une société, je dirais,
27:20peut faire faillite.
27:21C'est pour ça qu'en général,
27:22les ETF aujourd'hui sont beaucoup aimés
27:25parce qu'ils permettent d'investir
27:26dans plusieurs centaines
27:27ou milliers de sociétés.
27:28C'est ce qu'a l'exemple,
27:29l'ETF.
27:29Absolument.
27:31En restant vraiment sur ce type d'enveloppes
27:33qui aujourd'hui sont très aimées
27:33comme les CTO,
27:35on peut aussi investir
27:36dans des valeurs énergétiques.
27:37Quoi par exemple ?
27:39Un ETF énergétique.
27:40ETF énergétique ?
27:41Absolument.
27:41Un ETF qui va investir
27:42uniquement dans les sociétés énergétiques.
27:43Donnez un exemple.
27:44D'ETF énergétique,
27:45ça peut être quoi ?
27:46Vous avez un nom de placement ?
27:49Je ne recommanderais pas forcément
27:50un en particulier,
27:51mais un ETF qui va investir
27:53uniquement dans des sociétés
27:55comme Total,
27:56comme Bachel,
27:57comme Voyez.
27:58Donc des marchands de carburants,
27:59des raffineurs,
28:00des pétroliers
28:00qui aujourd'hui sont en cœur de l'actualité.
28:02On se dit les pauvres,
28:04leur trésor est bloqué à Hormuz.
28:06Pourtant, vous nous expliquez
28:07qu'en termes boursiers,
28:08au contraire,
28:09on voit les bénéfices de Total.
28:11C'est gigantesque.
28:12Alors, le pétrole,
28:13ils peuvent le faire venir
28:14d'ailleurs.
28:15Il y a à peu près 20%
28:16qui passent par ce détroit.
28:18Donc ils peuvent revendre
28:19très cher du pétrole
28:20ou du gaz
28:21qui passent d'ailleurs.
28:22En russe,
28:23si on en achetait encore,
28:24sûrement.
28:26Rien ne dit que ça ne va pas
28:27se débloquer.
28:28Si Hormuz reste bloqué,
28:29Poutine,
28:29il attend son heure.
28:30On le sait bien.
28:32Peut-être.
28:32Et là,
28:33ces sociétés
28:33prendront évidemment
28:34de la plus-value.
28:35et puis éventuellement,
28:36ça permet aussi
28:36à un CTO
28:37d'investir directement
28:38dans des métaux précieux,
28:40par exemple,
28:41des ETC.
28:41Bien sûr.
28:42On peut investir directement
28:43sur le pétrole,
28:44sur le sucre,
28:45ou sur l'or,
28:45ou sur l'argent,
28:46ou des choses comme ça,
28:47via ce type de compte-titres.
28:49Alexandre,
28:49est-ce que vous voulez
28:50que Stéphane Vussier
28:51vous parle de crypto-monnaie ?
28:52C'est quelque chose
28:52qui pourrait vous intéresser ?
28:54J'ai investi un petit peu.
28:56Je suis assez mitigé.
28:57Moi,
28:57j'ai investi après la vague.
29:00Mais je reste persuadé
29:01que c'est d'avenir
29:02et qu'il faut absolument
29:03et c'est incontournable
29:04d'avoir une petite fraction
29:05de son portefeuille
29:06sur ce type d'actifs.
29:10Bon.
29:10Crypto-monnaie,
29:11Stéphane,
29:11en deux mots,
29:12oui.
29:12Alors,
29:13crypto-monnaie,
29:13ça a des avantages.
29:14Normalement,
29:15c'est indépendant,
29:15je dirais,
29:16des banques centrales,
29:17des Etats.
29:18Donc,
29:18aujourd'hui,
29:19comme on a tendance
29:19à perdre énormément confiance
29:21dans les banques centrales
29:22et dans les Etats,
29:24on apprécie beaucoup
29:25ce qui est indépendant.
29:27Après,
29:27ça n'a pas normalement
29:28de base,
29:29ça n'a pas de valeur intrinsèque.
29:31C'est-à-dire,
29:32c'est une écriture scripturale
29:35sur un compte.
29:36Voilà.
29:37Alors,
29:37justement,
29:37nous avons,
29:38Stéphane,
29:39nous avons Johan
29:39qui, lui,
29:40qui nous appelle de Malmort.
29:41Bonjour, Johan.
29:43Bonjour, Périco.
29:44Voilà.
29:44Et vous,
29:45Johan,
29:45vous croyez plutôt
29:46dans la crypto-monnaie ?
29:47Oui,
29:48plutôt.
29:49Alors,
29:49dites-nous pourquoi.
29:51Merci à Stéphane
29:52pour ces rappels.
29:54Moi,
29:55j'y crois plus
29:56parce que,
29:57déjà,
29:57il y a une explosion
29:57actuellement
29:58de tout ce qui est
29:59digital et numérique.
30:01Et on le sait aussi,
30:03alors,
30:03Stéphane a raison,
30:04ce ne sont pas
30:04des valeurs scripturales,
30:05mais ce sont des valeurs
30:05qui s'appuient quand même
30:06sur des algorithmes
30:08qui sont gérés
30:09par des ordinateurs,
30:10pour faire simple.
30:12et comme actuellement
30:13avec l'explosion
30:14notamment de tous
30:15les calculateurs
30:15liés à l'IA,
30:17bientôt liés au quantique,
30:18je pense que c'est
30:19un placement
30:19qui,
30:20dans les prochaines années,
30:21en tout cas,
30:21devrait être extrêmement
30:23volatil,
30:24c'est sûr,
30:24mais qui,
30:25je pense,
30:26quand même,
30:26devrait avoir
30:27de beaux jours
30:27devant lui.
30:28Est-ce qu'il y a
30:29quand même un risque
30:29que ce soit détourné,
30:31la crypto-monnaie,
30:31par des gens
30:32qui diraient
30:33par ici la monnaie ?
30:35C'est une proie.
30:38Honnêtement,
30:38je ne suis pas
30:39informaticien,
30:41je n'ai aucune certitude.
30:44Il paraît
30:45que la blockchain
30:47fonctionne,
30:47je dirais,
30:47de manière totalement
30:48décentralisée,
30:49donc ça a l'air
30:50assez sûr.
30:51Maintenant,
30:51je ne suis pas spécialiste.
30:52Le risque serait là
30:53en tout cas pour vous,
30:54c'est sûr.
30:55Johan ?
30:57Alors,
30:58d'un point de,
30:59aujourd'hui,
30:59avec les technologies
31:00d'aujourd'hui,
31:01c'est relativement protégé
31:03puisqu'on a des portes-feu
31:04qui sont protégés
31:05par des clés
31:05assez compliquées,
31:06etc.
31:07Effectivement,
31:08Stéphane a évoqué
31:09la blockchain
31:09qui,
31:09aujourd'hui,
31:11je précise bien,
31:12aujourd'hui,
31:14permet effectivement
31:15d'éviter des compromissions
31:16et éviter,
31:17comme vous avez dit,
31:18Péricault,
31:18de dire que quelqu'un
31:20de malveillant
31:20puisse récupérer
31:21votre portefeuille.
31:23Demain,
31:24ce n'est pas si sûr.
31:25Avec l'intelligence artificielle,
31:26on fait des miracles,
31:27Johan ?
31:28Alors,
31:29il y a une partie
31:30liée à l'IA,
31:31je pense,
31:31moi je suis plus
31:32tourné autour du quantique
31:34des ordinateurs
31:36de nouvelle génération
31:37qui actuellement
31:38sont en laboratoire
31:38qui sont en capacité
31:40aujourd'hui
31:41de déchiffrer
31:42des messages complexes
31:45avec une rapidité
31:47qu'aujourd'hui,
31:48nos ordinateurs
31:48actuellement
31:49n'ont pas assez de puissance
31:50pour pouvoir le faire.
31:53Et ça,
31:53c'est rassurant ou pas ?
31:54C'est plutôt rassurant
31:55ou plutôt pas rassurant ?
31:56Parce que les fraudeurs
31:57peuvent s'en servir aussi
31:57de cette intelligence informatique.
31:59Ça dépend de quel côté
32:00on se place.
32:01Ah,
32:01voilà.
32:02Là,
32:02je sors du cadre financier,
32:04excusez-moi.
32:06Du côté
32:08de hackers,
32:10oui,
32:10ça ouvre des portes.
32:12Du côté,
32:13on va dire,
32:13de gens plus bienveillants,
32:14ça permet aussi
32:15de développer encore
32:16plein d'autres nouvelles technologies,
32:18d'autres usages
32:18qu'aujourd'hui,
32:19très sincèrement,
32:20on ne connaît pas.
32:21Bien sûr.
32:21Mais qui vont pouvoir
32:22aussi d'un autre côté...
32:24Vous savez,
32:24c'est comme toute technologie
32:26ou même toute nouvelle
32:28découverte scientifique.
32:29où vous avez le mauvais pendant
32:30et le très bon pendant.
32:32Depuis la roue,
32:33depuis la roue,
32:34il y a des gens
32:34qui ont toujours détourné
32:35les bonnes découvertes
32:36pour en faire des instruments
32:38de profit
32:39ou illicite.
32:40Avec du nucléaire,
32:42vous faites une belle électricité,
32:43mais vous faites aussi des bombes.
32:44Et voilà.
32:46La bombe peut sauver
32:47quelquefois des situations.
32:48On ne va pas,
32:48ce n'est pas le débat du jour.
32:49On va faire encore de ça.
32:51Merci.
32:52Merci,
32:52Jérôme,
32:53pour le témoignage.
32:53Donc voilà,
32:54je me retourne vers Stéphane Bussière.
32:56Bon,
32:56des placements,
32:57il y en a.
32:57On lit votre livre,
32:58on a des idées.
32:58L'or,
33:00valeur absolue.
33:01Alors,
33:02si on a des millions de capitales,
33:04on achète des louis d'or,
33:05ce que l'on veut du Napoléon
33:06ou du Pesso mexicain
33:07ou ce que l'on veut
33:07ou du dollar
33:08ou des lingots encore plus.
33:10Si je suis un retraité
33:12qui a
33:132 000,
33:151 500,
33:151 800 euros de retraite
33:17ou je suis tout simplement
33:18quelqu'un qui a un salaire,
33:19un moyen,
33:20un peu plus que le SMIC
33:20qui vient d'augmenter aujourd'hui
33:21de 2,5.
33:23L'or peut être quand même
33:24une petite valeur refuge
33:25si on a une petite économie
33:26à placer
33:27ou il faut plus de moyens que ça ?
33:29Non,
33:30l'or est relativement accessible.
33:32Alors déjà,
33:32forcément,
33:33plus on attend,
33:33plus l'or monte,
33:34moins ça devient accessible.
33:35Quand on voit les sommes,
33:36si on avait investi
33:37ceux qui ont 10 ou 15 000 euros
33:38ou s'ils avaient acheté
33:39de l'or il y a 15 ou 20 ans
33:41aujourd'hui,
33:41c'est le pacte.
33:42Donc forcément,
33:43ça l'est de moins en moins.
33:44Maintenant,
33:45les pièces,
33:46par exemple,
33:47avant on était pas mal
33:48sur le Napoléon,
33:49il y a des pièces plus grosses
33:50mais il y a des pièces plus grosses.
33:50Mon vieux Napoléon.
33:52Je vais pas donner un prix
33:52parce que moi,
33:53je vais donner le prix
33:53au moment où moi,
33:54j'ai commencé à le connaître.
33:55Oui.
33:56Mais voilà,
33:57le prix a évolué.
33:58Aujourd'hui,
33:59on est aussi pas mal
33:59sur du demi-Napoléon.
34:00Le Napoléon,
34:01c'était une pièce de 20 francs,
34:01elle en est sur une pièce de 10.
34:02Forcément,
34:03elle est plus accessible.
34:05Après,
34:05il y a aussi,
34:06je dirais,
34:06des façons en ligne
34:08de l'acheter.
34:08Alors,
34:09on peut acheter de l'or
34:10en ligne ?
34:10Oui,
34:11on l'achète avec un ETC directement.
34:13Un ETC ?
34:13Un ETC,
34:14c'est vraiment,
34:14c'est comme un ETF
34:15dont on parlait tout à l'heure
34:17mais là,
34:17qui va reproduire vraiment
34:18le prix du matière première.
34:20vous achetez un poids d'or
34:21sans avoir la pièce
34:22ou le lingot lui-même
34:23et vous avez un pourcentage
34:24d'un morceau d'or.
34:25Oui,
34:25aujourd'hui,
34:25c'est quelque chose
34:26qui est très très aimé.
34:27Moi,
34:28je m'en méfie un tout petit peu
34:28mais c'est quelque chose
34:29qui est très aimé
34:29parce qu'aujourd'hui,
34:30on le voit,
34:31l'immobilier est un petit peu moins aimé.
34:33On attend,
34:40le revend 1 400
34:42deux ans après.
34:43On va être sur l'impôt
34:44sur la plus-value classique
34:45de 33%
34:46sur la plus-value.
34:48En tout cas,
34:48l'État se prend toujours
34:49et se sert au passage.
34:50D'où conviennent
34:51qui qu'on soit
34:52et prennent l'argent.
34:53Quand on gagne,
34:54il prend
34:54et quand on dépense,
34:55il prend
34:55et quand on redonne
34:56à ses enfants,
34:57il prend encore.
34:58Stéphane Bussière,
34:58merci d'avoir été avec nous.
35:00C'est la crise investissée.
35:02Construire un patrimoine solide
35:03grâce à des investissements
35:04résilients
35:05aux éditions DBS
35:06préfacées par Charles Gaff
35:07qui recommande cette lecture.
35:09Voilà,
35:09vous ne donnez pas
35:10le secret de la fortune
35:11mais vous donnez en tout cas
35:12les indications
35:13et les codes
35:13pour essayer de ne pas
35:14se faire avoir
35:14et d'essayer d'avoir
35:15un investissement
35:17très intéressant.
35:18Vous restez avec nous
35:18et Stéphane,
35:19si vous voulez rester avec nous,
35:20vous êtes bienvenus.
35:21Voilà,
35:22un dernier quart d'heure
35:22avec alors Open Bar.
35:24Tout le monde peut appeler.
35:25On peut poser toutes les questions
35:26sur l'actualité du jour,
35:28sur ce que Maud Coffler
35:28nous a raconté.
35:29Si vous avez envie
35:30de poser des questions
35:31sur Michel Sardou,
35:32elle est intarissable.
35:33Et Julien Delma,
35:34si vous voulez poser des questions
35:35sur le rubis,
35:36il y a Ariégeois
35:37et Emmanuel Galasso
35:37sur les crêpes fourrées
35:39sur les côtes bretonnes
35:40il est aussi spécialiste.
35:42Non,
35:42je plaisante.
35:43Toute l'actualité du jour
35:44que vous l'ayez entendue
35:45sur Sud Radio
35:45ou que vous ayez envie
35:46d'en parler,
35:47la parole est à vous.
35:48à tout de suite
35:49sur Sud Radio.
35:51Midi 14h,
35:52Sud Radio,
35:53la France dans tous ses états,
35:55Péricault-Légas.
35:56Vous êtes bien sur Sud Radio
35:59en ce mercredi 13 mai 2026,
36:0213h49.
36:03Vous avez la parole
36:04et vous nous appelez,
36:05bien entendu,
36:05pour parler de l'actualité,
36:06ce qui vous a interpellé,
36:08ce qui vous dérange.
36:08Mais Stéphane Bussière
36:10est toujours à côté de nous.
36:11Si vous avez une dernière question
36:12sur une idée de placement
36:13ou sur une mesure
36:15que vous voudriez prendre
36:16avec votre patrimoine immobilier,
36:18il est là pour vous écouter.
36:19Nous avons Sarah
36:20qui nous appelle de Belgare.
36:22Bonjour Sarah.
36:24Bonjour Péricault.
36:25Bonjour à toute l'équipe.
36:26Vous êtes prof, Sarah,
36:27au collège ?
36:28Oui, je suis prof en collège, oui.
36:29Et vous n'êtes pas contente
36:30parce que vous considérez
36:31qu'il y a une augmentation
36:32de la violence, c'est ça ?
36:34Je ne sais pas
36:35si les gens regardent
36:36les informations,
36:37mais il y a quand même
36:38un truc qui est assez rigolo,
36:39c'est que si vous regardez
36:40les rapports officiels
36:41depuis 2018,
36:42les victimes de violences
36:44restent à 12%,
36:45alors que d'autres rapports
36:46vous disent
36:47qu'il y a une augmentation
36:47de 9%
36:48et que si vous regardez,
36:50alors là je ne vous parlerai pas
36:51de mes expériences personnelles,
36:52moi j'ai été victime
36:53de 6 incidents
36:54en 17 ans,
36:55c'est vous dire.
36:566 incidents en 17 ans ?
36:58Ah oui, en 17 ans.
36:59Et là, si vous voulez,
36:59les rapports officiels vous disent
37:0253% des établissements
37:04favorisés
37:04ne déclarent pas d'incidents,
37:0617% des non-favorisés
37:08n'en déclarent pas.
37:09La négative,
37:09c'est merveilleux
37:10parce qu'en positif,
37:11ça veut dire que
37:1147% des incidents
37:13ont lieu dans des...
37:14il y a 47% d'incidents
37:16dans les établissements
37:17défavorisés
37:19et 83%
37:21dans les établissements
37:24défavorisés.
37:24Donc quand on vous dit
37:25que tout va bien,
37:26vous vous rendez compte
37:27de la quantité d'incidents,
37:28on n'est pas à 12%,
37:29on est au moins à 40%.
37:30C'est des mensonges caractérisés.
37:32Et nous, au quotidien,
37:33on va travailler
37:34la peur au ventre,
37:35je vous le dis.
37:35C'est pire que la poussière
37:36sous le tapis.
37:37Là, c'est carrément
37:38de l'omertin
37:39et on occulte...
37:40Vous l'expliquez comment, Sarah ?
37:42C'est parce qu'on a peur
37:43ou parce qu'on n'a pas
37:44les moyens de résoudre
37:45le problème ?
37:45Tout ça,
37:46c'est multifactoriel.
37:48Il y a une...
37:49L'état de l'école actuelle
37:50est dû à 30% d'inaction.
37:52Nos politiques en premier
37:54qui votent des lois
37:54qui vont contre l'école
37:56et qui ne viennent jamais voir
37:57ce qui se passe
37:58dans les établissements scolaires
37:59et les chefs d'établissement
38:01qui mettent la poussière
38:01sous le tapis
38:02pour avoir la promotion
38:03qu'ils souhaitent.
38:04C'est tout simple.
38:05Plus vous faites
38:06de rapports disciplinaires,
38:07plus votre établissement
38:08est déclassé.
38:09Donc, les chefs d'établissement
38:10se gardent bien
38:11de rapporter quoi que ce soit
38:12parce que sinon,
38:12ça leur nuit.
38:13Évidemment.
38:14Vous exercez depuis
38:14combien de temps, Sarah ?
38:16Moi, j'ai 60 ans.
38:17Ça fait 39 ans
38:18que j'exerce
38:19et que j'ai vu...
38:19Dans quelle discipline ?
38:21En être moderne et théâtre.
38:23Et j'ai fait différents rapports
38:24à des ministres
38:24dont un...
38:25Dans une zone...
38:28Et le ministre me disait
38:29déjà, je ne peux rien faire.
38:30C'est formidable quand même.
38:31Ah oui, carrément.
38:32D'accord.
38:33D'accord.
38:33Et je vous dis,
38:34c'est droite ou gauche.
38:35C'est tout le monde.
38:36On a abandonné l'école
38:37et maintenant,
38:37on vient pleurer.
38:38Mais vous allez voir,
38:39il y en avait un autre
38:40de Samuel Paty.
38:41Moi, j'étais menacée.
38:42J'ai été sortie...
38:43J'ai eu un couteau
38:44sur la gorge
38:44de parents d'élèves
38:45à la sortie d'un conseil de classe.
38:46J'étais sortie de ma voiture
38:47à coup de botte
38:50et puis même
38:50dans les établissements.
38:52Moi, j'ai eu le malheur
38:52de mettre une heure de colle.
38:58C'est un surveillant
38:58qui vous a dit
38:59que vous n'avez pas le droit
39:00de mettre l'heure de colle.
39:01Tout à fait.
39:02Alors que les élèves
39:03avaient usé de violence
39:04à l'intérieur de la classe
39:05envers d'autres élèves
39:06et que j'y ai mis bon ordre
39:07en mettant une punition.
39:08Eh bien, on m'a dit
39:09que c'est une surveillante
39:09de 50 ans
39:10qui n'a pas de diplôme
39:11qui se permet de me dire ça
39:12à moi.
39:13Sarah, est-ce que vous avez été
39:14soutenue par vos collègues
39:15quand vous avez été
39:15confrontée à ce genre de situation ?
39:17Ah ben non,
39:18vous savez, les collègues
39:18qui n'ont aucun soutien.
39:19C'est ce qui est arrivé
39:20et bien, c'est malpati.
39:21Alors, je ne voulais pas
39:22faire l'allusion directe
39:23parce que le film
39:23sort aujourd'hui
39:24mais en fait,
39:25cette pratique,
39:26on laisse se débrouiller
39:28l'enseignant
39:29confronté à de la violence
39:31exactement comme dans le métro.
39:32On laisse la personne
39:33se faire agresser,
39:33on ne bouge pas.
39:34Mais de la part
39:35de collègues enseignants
39:36qui peuvent être eux
39:36confrontés une heure
39:38ou deux jours après
39:39à la même tragédie,
39:40je trouve ça incroyable.
39:41Comment vous expliquez ça ?
39:43Ben, si vous voulez,
39:43il y a des clans
39:44dans l'extérieur des profs.
39:45Si vous voulez,
39:45il y a des clans,
39:46il y a des oppositions.
39:47Des fois, ça se passe bien.
39:48Des fois, ça se passe mal.
39:49Et puis, les chefs d'établissement
39:50aussi ont leur rôle à jouer.
39:52S'ils prennent le parti
39:53de l'un ou de l'autre
39:54et que ça transforme
39:55l'établissement
39:56en bataille rangée,
39:57ça se voit tout de suite.
39:58M. Blanquer a dit
39:59qu'il faut laisser
40:01l'intelligence
40:02aux actes de terrain.
40:03Oui, c'est ça.
40:04Mais quand vous avez
40:04des chefs d'établissement
40:05qui ne sont pas capables
40:06de manager leurs troupes,
40:07c'est un carnage.
40:07Mais l'école,
40:08c'est une petite société
40:09dans la société.
40:10Bien sûr,
40:10mais c'est ce que M. Lionel Jospin,
40:13ministre de l'Éducation nationale
40:14en 1989,
40:16il a dit
40:16« Laissons aux chefs d'établissement
40:18le droit de décider.
40:19Ils sont les mieux placés
40:20pour savoir
40:20s'il faut sanctionner le voile
40:22ou pas le sanctionner. »
40:23Voilà ce que ça a donné.
40:25Vous poussez un coup de gueule,
40:26là, Sarah,
40:26si je comprends bien.
40:27Ah oui, non,
40:28mais je vous dis,
40:28moi, je suis au bord
40:29du suicide, Péricault.
40:30Ah non, tu ne sais pas ça.
40:31Non, mais je vous comprends.
40:33Et puis, je sais,
40:34vous imaginez bien
40:35que je connais
40:37ce genre de situation
40:38pour connaître,
40:39rencontrer du monde
40:40dans l'enseignement
40:41qui témoigne.
40:42Vous n'êtes pas la seule, Sarah,
40:43à être confrontée à ça.
40:44Mais votre expération
40:47témoigne de l'incapacité
40:48des pouvoirs publics
40:49et de la lâcheté
40:50du pouvoir politique
40:51vis-à-vis de cette situation.
40:52Oui, mais ce n'est pas que ça.
40:53C'est que derrière la violence,
40:54il y a le fait
40:54qu'on ne s'occupe pas des élèves
40:55et que nos enfants
40:56n'ont pas de plus rien.
40:57Moi, c'est ça
40:58qui me met dans cet état-là.
40:59C'est que l'école
40:59n'est plus un lieu d'apprentissage.
41:01C'est un lieu de débat,
41:02de colère, de violence.
41:03Il n'y a plus d'enseignement.
41:04Moi, ce qu'il me faut en l'air,
41:05c'est de voir
41:06que je ne peux plus rien
41:06transmettre à des enfants
41:07qui ne savent plus rien
41:09parce qu'on a tellement
41:09démonté l'école
41:10et notamment les savoirs
41:12que rien n'est possible.
41:13Il n'y a plus que la violence.
41:14Je sais.
41:16Il n'y a plus que les mots
41:29pericots.
41:29qui prendra le dossier
41:30à Bacor.
41:31C'était en 91.
41:32Vous vous rendez compte ?
41:33Vous avez raison.
41:35Merci, Sarah, pour votre thé.
41:36Juste un mot
41:37parce que ce que vous nous avez dit
41:37est quand même grave.
41:38Vous nous aviez dit
41:39que vous étiez au bord du suicide.
41:40Donc vraiment, d'abord,
41:41on vous soutient.
41:42On vous apporte tout notre soutien.
41:43Vous n'êtes évidemment pas seul
41:44et c'est important de le dire
41:45même si ce ne sont que des mots.
41:47Aujourd'hui, je suis certaine
41:47qu'il y a beaucoup de professeurs,
41:49de responsables, d'établissements
41:50qui vous écoutent
41:51ou qui entendront votre appel
41:52et qui partagent votre colère.
41:53On espère que le ministre
41:54de l'éducation nationale
41:55vous entendra également
41:56et vraiment, sachez
41:57qu'on est vraiment avec vous.
41:58On a le droit de rêver.
42:00Merci, Sarah.
42:00En tout cas, pour votre témoignage,
42:01courage et on est avec vous.
42:02Vous nous appelez quand vous voulez.
42:04Nous avons Julien
42:04qui nous appelle de Paris.
42:06Toujours un peu
42:06sur le sujet d'éducation.
42:08Vous considérez-vous
42:09que l'uniforme à l'école
42:10est une bonne chose, Julien ?
42:11C'est ça ?
42:12Bonjour.
42:14Julien, vous m'entendez ?
42:16Oui, tout à fait, impeccablement.
42:17Voilà.
42:18Donc, l'uniforme à l'école,
42:19vous y croyez ?
42:21Je constate déjà
42:22en très peu de temps
42:23le comportement des élèves.
42:24Enfin, moi, j'ai la chance...
42:25Enfin, la chance.
42:26Prêtis-moi, j'ai un lycée
42:28qui a...
42:28Enfin, un collège lycée
42:29qui applique l'uniforme
42:30et un autre qui ne le fait pas.
42:32Et on voit clairement
42:33il y a deux salles, deux ambiances.
42:35Enfin, ceux qui ont l'uniforme
42:36marchent correctement,
42:37se tiennent droit.
42:38Ceux qui n'ont pas le...
42:40Ceux qui ont tous les codes de la rue
42:41vont se comporter
42:42comme s'ils étaient dans la rue.
42:43Tous ceux qui ont les codes
42:44de bonne conduite
42:45se comportent comme des gens
42:46qui ont des bonnes conduites.
42:47C'est ce qu'on puisse le dire.
42:48L'uniforme ne fait pas le...
42:50L'habit ne fait pas le moine,
42:51sauf exception,
42:52sauf à l'école ou l'uniforme.
42:54Mais un petit peu...
42:54J'allais dire,
42:55il donne un code de comportement
42:56à l'élève qui le porte.
42:57C'est ce que vous voulez dire.
42:58Exactement.
42:59Ça donne un cadre institutionnel.
43:00Ça donne une structure
43:02coordonnée, cohérente
43:03qui est beaucoup plus saine, en fait,
43:05pour l'éducation de l'enfant
43:06qu'un yolo fait ce que tu veux.
43:09Parce que quand on dit au message
43:10à un enfant,
43:10tu fais ce que tu veux,
43:11il fait ce qu'il veut.
43:12Le message est assez facile
43:14à comprendre.
43:15Et un autre point,
43:16c'est aussi...
43:17Ce que je vois aussi,
43:17c'est que ça leur apprend aussi
43:19à se maintenir.
43:20Quand ils sont en groupe,
43:22habillés en civil,
43:24on va dire,
43:25ils vont avoir des comportements
43:26un peu de meute,
43:28d'agressivité,
43:29de tension.
43:30On sent vraiment,
43:32vraiment...
43:32On voit ce que vous voulez dire.
43:33...transformés,
43:35qui ne l'ont plus...
43:36Alors que c'est les mêmes quartiers,
43:37de base,
43:38c'est les mêmes aux origines sociales.
43:40Mais le fait qu'on leur impose
43:42du coup de se contenir,
43:45ça les contient vraiment bien.
43:46C'est très bête.
43:47C'est assez efficace.
43:48Et ça va aussi jouer
43:49sur la discrimination,
43:51le contrôle aux facièles.
43:52Parce que là,
43:53ils apprennent à savoir
43:53se comporter de manière
43:54à ne pas éveiller les soupçons.
43:55Parce que on est finalement...
43:58L'habit qu'on porte
43:59donne la nature
44:00de la personne qu'on veut être.
44:02Eh bien,
44:03on est bien d'accord.
44:04Si je m'habille en racaille,
44:06forcément,
44:07les gens vont m'apercevoir
44:07en racaille.
44:08Si je porte un uniforme
44:093945 Hugo Boss,
44:12forcément,
44:12on va m'assigner
44:13de néo-navis.
44:14Eh bien,
44:14c'est normal.
44:15C'est clair.
44:16C'est clair.
44:16Non mais,
44:17les apparences comptent
44:19quelquefois,
44:19surtout dans le milieu scolaire
44:21et surtout dans le...
44:22Dans le milieu scolaire,
44:23milieu professionnel...
44:25Il y a un effet pédagogique.
44:26Si j'arrive comme un clavier,
44:28comme un clochard
44:28dans un avion,
44:29forcément,
44:29les gens,
44:29ils vont avoir...
44:30Ça posera un problème.
44:33Merci, Julien,
44:34pour vos témoignages.
44:34J'espère que l'uniforme
44:36à l'école sera un projet
44:37qui aura de la suite
44:38et que les ministres
44:40qui se succéderont
44:41et les chefs de gouvernement
44:42auront à cœur
44:43d'imposer cette norme
44:44qui est une norme d'égalité,
44:46de cohérence
44:47et quelque part d'intelligence.
44:48Merci à tous.
44:49Merci, Stéphane Bussière.
44:50Merci, Maud,
44:51de rester à mes côtés
44:52et puis à Julien
44:53et à Emmanuel
44:54qui ont été irréprochables
44:55comme d'habitude.
44:55Je vous laisse
44:56en compagnie
44:57de Brigitte Laé
44:58qui va nous parler
44:59de placements sentimentaux.
45:00Elle,
45:01et puis on se dit
45:02à demain pour...
45:03Demain, c'est l'ascension ?
45:04Oui, mais nous, on travaille.
45:05À un moment,
45:06je garde les pieds sur terre.
45:06Vous aussi, Maudin.
45:07Allez, à demain.
45:08Bonne journée à tous.
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