- il y a 2 jours
Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bienvenue dans cette nouvelle édition de Midi News.
00:00:02En Espagne, le paradoxe est total entre le Premier ministre Pedro Sanchez,
00:00:07qui estime que le monde n'a pas besoin de plus d'égoïsme ni plus de peur,
00:00:12et le patient espagnol contaminé par le antivirus,
00:00:15qui désormais présente les symptômes de la maladie.
00:00:18Le patron de l'OMS avertit que le travail sur le virus n'est pas terminé sur le bateau
00:00:24et espère que les pays concernés suivront ses recommandations.
00:00:27Message à peine voilé en direction des Etats-Unis.
00:00:30Sorti de l'Organisation mondiale de la santé.
00:00:3318 passagers du MV1 ont dû sont placés sous surveillance médicale là-bas, en Amérique.
00:00:38L'un d'eux est positif.
00:00:39Sébastien Lecornu, de son côté, tient une nouvelle réunion à 18h.
00:00:43Et il demande une coopération avec les Etats voisins
00:00:46et une coordination des protocoles sanitaires dans l'Union européenne.
00:00:49Partage des informations, coordination de la gestion du antivirus.
00:00:53A l'hôpital Bichat à Paris, les patients ne sont pas rassurés.
00:00:56La française contaminée est toujours à l'isolement.
00:00:58Elle et quatre autres sont en quarantaine dans des chambres à pression négative.
00:01:03Toutes les dernières informations sur cet antivirus dans ce Midi News.
00:01:07Et puis sachez que Jacques de Villiers sera à nous tout à l'heure à 14h30.
00:01:11Après le succès du bâtard du Roussillon, il publie l'affaire Lombarde chez Fayard.
00:01:16On est à l'époque, certes, de Philippe Lebel, mais vous verrez que l'intrigue est terriblement d'époque et
00:01:22terriblement politique.
00:01:23On voit tout ça après les dernières informations de Sommayel Abidi.
00:01:26Bonjour Sommayel.
00:01:26Bonjour Pierre et bonjour à tous à la ville de l'actualité.
00:01:29Sébastien Lecornu en première ligne pour éviter tout risque de propagation de l'antavirus.
00:01:34Le ministre appelle sur X à une meilleure coordination internationale, mais aussi avec les États voisins.
00:01:40Coordination qui passe selon lui par une coopération plus étroite en matière de protocoles sanitaires.
00:01:45De son côté, le patron de l'Organisation mondiale de la santé reconnaît que l'institution ne peut pas contraindre
00:01:51une nation souveraine à appliquer ses protocoles en matière d'antavirus,
00:01:54mais dit toutefois espérer que les pays suivront les conseils et les recommandations de l'institution.
00:02:00Et puis on termine par ce rapport choc de 300 pages d'une commission d'enquête israélienne publiée aujourd'hui
00:02:05qui révèle les atrocités commises par le Hamas le 7 octobre 2023.
00:02:09Le mouvement islamiste palestinien et d'autres groupes se sont rendus coupables de violences sexuelles systématiques à grande échelle,
00:02:16non seulement lors de l'attaque du 7 sur Israël, mais aussi pendant la captivité des otages à Gaza.
00:02:22Merci Somaya et à tout à l'heure pour d'autres informations sont à table avec moi Ophélie Roch.
00:02:27Bonjour Ophélie, Yvan Rioufol qui est toujours là et qui a, pour ceux qui n'ont pas encore lu, publié
00:02:32La Révolution des Oubliés.
00:02:34C'est chez Fayard, Elodie Huchard du service politique de CNews.
00:02:39On va parler de Sébastien Lecornu qui tient à nouveau une réunion tout à l'heure à 18h.
00:02:44Nous serons d'ailleurs en duplex de Matignon tout à l'heure.
00:02:46Et Néné Lidac qui nous fait le plaisir d'être là et qui va justement nous détailler les différentes décisions
00:02:53du gouvernement en matière européenne,
00:02:55notamment sur le antivirus, puisque vous l'avez entendu,
00:02:59Sébastien Lecornu demande une coopération européenne pour gérer cet antivirus au mieux dans l'enceinte de l'Union Européenne.
00:03:06Puis il y a une question aussi sur les Etats-Unis qui n'est pas réglée puisque les Etats-Unis
00:03:10ne sont pas dans l'OMS.
00:03:11Et donc, mystère sur ces 18 patients américains.
00:03:15Je vous propose de commencer en écoutant l'infectiologue Karine Lacombe.
00:03:18Elle était ce matin chez nos confrères de RTL.
00:03:20Elle est chef de service à Saint-Antoine.
00:03:22Elle déclare que même si des inquiétudes sont là parmi les patients, on a appris du Covid et que ce
00:03:31n'est pas la même situation.
00:03:33Nous, le degré d'inquiétude qu'on a et qui est assez élevé, c'est pour les patients contacts et
00:03:37puis surtout pour les personnes qui déclarent des symptômes.
00:03:40Parce qu'on sait que c'est une maladie avec une létalité importante.
00:03:43En revanche, ce qui est très important et qu'on a vu à l'occasion de cette réunion OMS, c
00:03:47'est qu'on a tiré les leçons de ce qui s'est passé pendant le Covid.
00:03:50On a appris du Covid ?
00:03:50On a appris du Covid parce que maintenant, on travaille ensemble.
00:03:53Au début du Covid, il n'y a pas eu beaucoup de transparence sur l'information et puis on a
00:03:58travaillé un peu tous en ordre dispersé.
00:04:00Là, on peut dire quand même que depuis le début de cette crise antivirus, il y a eu une vraie
00:04:05harmonisation sur la diffusion de l'information qui a été claire et transparente.
00:04:09Et surtout, tous les scientifiques travaillent main dans la main avec les politiques en particulier à l'OMS.
00:04:14Alors, on navigue à vue, comme le dit mon confrère de RTL, et on navigue à vue de la même
00:04:19façon qu'en fin 2019 et début 2020.
00:04:23Car souvenez-vous, quand même, c'est assez proche.
00:04:25Je le dis depuis quelques jours ici même dans Midi News et également dans Repinsoir.
00:04:29Les dépêches que l'on reçoit depuis plusieurs jours maintenant sont quand même assez identiques à celles qu'on recevait.
00:04:36Le côté pas de panique, vous inquiétez pas, tout va bien, ça n'est pas une épidémie, ça n'est
00:04:41pas une pandémie.
00:04:42Que vont être les dépêches dans deux ou trois semaines ?
00:04:45Je ne veux pas faire de catastrophisme, mais l'ami Laurent Tessier a retrouvé les images de 2019-2020.
00:04:52Souvenez-vous, à l'époque, la ministre de la Santé, c'est Agnès Buzyn.
00:04:55Et quand on compare, et vous allez le voir dans un instant, ce que dit le patron de l'OMS
00:04:59aujourd'hui,
00:05:00et ce que disait Madame Buzyn, la ministre de la Santé, en 2020, janvier 2020,
00:05:05je vous laisse regarder et on en parle dans un instant.
00:05:07Le risque est faible et nous ne prévoyons pas de pandémie.
00:05:12Et le danger pour la population est également faible.
00:05:16Je souhaite que les Français le comprennent.
00:05:18Le risque d'introduction en France de cas liés à cet épisode est faible.
00:05:25Le risque est faible, dit-on, il y a six ans, et le risque est faible à nouveau aujourd'hui.
00:05:31D'accord, ça n'est pas la même souche, ça n'est pas le même virus, ça n'est pas
00:05:34la même situation,
00:05:35mais laissons voir les choses et on va les commenter dans ce Midi News.
00:05:40D'abord, partons à l'hôpital Bichat, parce que c'est là-bas que ça se passe.
00:05:43Il y a donc cinq patients au total, dont cette femme qui est donc complètement à l'isolement,
00:05:48et quatre autres également.
00:05:49Augustin Donadieu est avec Malo Steiner sur place.
00:05:52Augustin, bonjour.
00:05:53Que sait-on de l'état de santé de cette Française contaminée
00:05:57et aussi du dispositif mis en place autour d'elle ?
00:06:03Bonjour Pierre.
00:06:04Les versions divergent, oserais-je dire, du côté de l'Organisation mondiale de la santé.
00:06:09Son directeur indique que l'état de cette patiente est dans un état très critique,
00:06:14mais du côté du ministère de la Santé et du Premier ministre de Matignon,
00:06:18on indique que son état est stable.
00:06:21En tous les cas, vous l'avez dit, elle est placée en quarantaine,
00:06:24renforcée, tout comme les quatre autres personnes qu'à contact qui l'accompagnaient.
00:06:29Cela veut dire quoi ?
00:06:30Cela veut dire qu'ils sont placés dans des chambres individuelles,
00:06:33des chambres évidemment stériles, mais également à pression négative.
00:06:36Cela veut dire qu'il y a une aération si puissante que lorsque vous ouvrez la porte,
00:06:40l'air ne peut que rentrer dans la pièce, puis être exfiltré, filtré,
00:06:45et puis traité pour éviter toute propagation du virus.
00:06:49Ces chambres à pression négative, la France en compte une cinquantaine,
00:06:54dont plusieurs dizaines dans l'IHU de Marseille.
00:06:57Vous l'avez compris, la nouvelle doctrine du gouvernement,
00:07:00c'est la précaution, la prudence, notamment au sujet des cas contacts.
00:07:05La France en compte 22, 22 parmi lesquels 8 se trouvaient à bord de l'avion,
00:07:10retour entre Sainte-Hélène et Johannesburg, avion emprunté par cette croisiériste néerlandaise,
00:07:16vous le savez, qui est décédée de l'antavirus.
00:07:19Il y en a 14 autres qui sont partout en France,
00:07:23qui ont été rappelés par le Premier ministre, appelés à se présenter dans les hôpitaux
00:07:27pour suivre cette quarantaine renforcée obligatoire.
00:07:30L'OMS préconise une quarantaine de 42 jours.
00:07:34Alors, on le sait, un habitant de Concarneau qui était rentré chez lui
00:07:37a dû se rendre à l'hôpital de Rennes où il a commencé sa quarantaine.
00:07:42Nous avons croisé ce matin avec Malo Stenner et Coralie Auberty,
00:07:47plusieurs patients qui se rendaient ici à l'hôpital Bichat
00:07:51où se trouvent, comme je vous l'ai dit, 5 personnes, soit cas contacts, soit positives,
00:07:55à l'antavirus.
00:07:58J'ai envie de vous dire que l'inquiétude diffère entre chaque.
00:08:01Il y a ceux qui prennent cela très au sérieux, qui sont très inquiets,
00:08:04qui nous disent que ça va être le même scénario qu'avec le Covid
00:08:06et d'autres qui nous disent que le gouvernement a appris de cet épisode Covid
00:08:09et que tout est mis en place pour éviter la pandémie
00:08:12et qu'il ne va rien se passer.
00:08:15Augustin, donne adieu avec Malo Stenner devant l'hôpital Bichat
00:08:18avec effectivement, moi j'avais presque envie de faire un tour de table
00:08:21et de dire, est-ce que vous êtes inquiets, vous, les uns les autres ?
00:08:24Est-ce que pour vous, c'est une duplication du Covid ?
00:08:27On va commencer par le plus jeune d'entre nous, Yvan Rioufoy.
00:08:29Merci.
00:08:31Moi, je demande à voir, je me méfie surtout du virus de la panique,
00:08:35du virus de la peur.
00:08:36Par expérience, on avait vu effectivement qu'il y a 6 ans,
00:08:39le monde était tombé très rapidement.
00:08:41Alors, vous avez fait le parallèle naturellement,
00:08:42le parallèle saute a priori aux yeux entre le Covid et ce nouveau virus,
00:08:47mais si l'on entend, malgré tout, les épidémiologistes
00:08:50et les autres spécialistes,
00:08:51ces deux virus sont totalement différents.
00:08:54Le premier était terriblement contagieux
00:08:56parce qu'il passait par les airs,
00:08:58tandis que celui-ci ne passe que par des contacts de proximité,
00:09:01c'est-à-dire par la salive, par des postillons.
00:09:04Et il est moins contagieux parce qu'il est terriblement létal.
00:09:08Mais est-il létal au point d'être comparé au virus d'Ebola
00:09:11qui a fait 17 000 morts ?
00:09:12On a entendu ça par des médecins de plateau.
00:09:15Il semblerait que non.
00:09:16Il est létal entre 30 et 60% de risque létal,
00:09:20ce qui est quand même très élevé.
00:09:21Oui, bien sûr.
00:09:22Mais pour l'instant, il n'y a que 3 morts.
00:09:23Nous mobilisons la planète entière, il n'y a que 3 morts.
00:09:26Mais c'est parce qu'on veut tirer toutes les leçons du Covid.
00:09:30On a raison d'être...
00:09:31Est-ce que l'on a raison ? Je n'en suis pas sûr.
00:09:34C'est ça le problème.
00:09:34La question que je me pose, c'est est-ce qu'on n'en fait pas trop,
00:09:37malgré tout, même si je sais que cette question avait été posée
00:09:40au tout début du Covid.
00:09:41Oui, moi je rejoins un peu Yvan.
00:09:43J'ai l'impression que beaucoup de chènes en parlent aussi.
00:09:48Alors oui, il faut informer,
00:09:49mais il y a une envie presque de revenir dans une forme d'excitation
00:09:53comme il y avait eu au début du Covid.
00:09:55Parce qu'il y avait une forme d'excitation dans le fait
00:09:57où on avait l'impression de vivre un moment historique.
00:09:59Donc on en fait trop, Nelly Dénac ?
00:10:01Comment dire ?
00:10:01Moi, je ne suis pas si inquiète que ça.
00:10:03Je suis d'accord.
00:10:04Il ne faut peut-être pas non plus être catastrophiste
00:10:08et s'emballer trop vite.
00:10:10La seule chose qui m'interpelle, c'est quand même la durée d'incubation.
00:10:13C'est-à-dire que si ça peut aller jusqu'à 6 semaines
00:10:15et que les choses venaient à s'aggraver,
00:10:17là, on courait au-devant de risques beaucoup plus grands
00:10:20parce que ça voudrait dire que les personnes qui ont été identifiées entre-temps
00:10:23seraient tenues à un isolement beaucoup plus strict.
00:10:25Est-ce qu'on est en mesure de le faire ?
00:10:26C'est la seule chose qui, moi, me dérange.
00:10:28Et là, via la question du bateau,
00:10:29est-ce qu'on n'aurait pas dû justement laisser ce bateau au large ?
00:10:32Exactement.
00:10:32Bien sûr, avec toutes les précautions,
00:10:34en faisant venir un navire militaire avec un hôpital dessus.
00:10:37Mais bien sûr, dès ce cas-là, on tiendrait,
00:10:39on aurait pu peut-être plus contenir la maladie.
00:10:41Et l'audi Huchat ?
00:10:41Oui, la différence parce que, effectivement,
00:10:43au moment du coronavirus,
00:10:44on a estimé que le gouvernement,
00:10:46et notamment le gouvernement français,
00:10:48avait pris du temps à prendre des mesures.
00:10:50Il faut se rappeler qu'à l'époque,
00:10:51c'était un virus qu'on ne connaissait pas.
00:10:53On peut accuser aujourd'hui Agnès Buzyn ou d'autres de l'époque
00:10:56d'avoir mal fait quand on découvre un virus
00:10:58que les propres épidémiologistes, au début,
00:11:00n'étaient pas forcément d'accord sur la marche à suivre.
00:11:03Oui, il y a eu des balbutiements.
00:11:04Oui, il y a eu des hésitations.
00:11:05La raison pour laquelle on peut être plus optimiste cette fois,
00:11:07c'est parce que, premièrement, ce virus,
00:11:09il est connu.
00:11:10Des clusters, il y en a déjà eu, notamment en Argentine.
00:11:12Donc, on sait comment il se propage.
00:11:13Comme le disait Yvan,
00:11:14avec une contagiosité qui est beaucoup plus complexe,
00:11:17parce que là, par exemple,
00:11:19on estime qu'il ne faut pas juste parler à une personne pour l'attraper.
00:11:21Et surtout, le gouvernement, là, met quand même des mesures drastiques.
00:11:25On a les mesures les plus drastiques de l'Union européenne,
00:11:27à tel point que les 14 cas contacts qui étaient dans le deuxième avion,
00:11:31comme la patiente a été débarquée parce qu'elle s'est sentie mal,
00:11:33ces patients-là n'ont pas voyagé avec elle.
00:11:36Mais quand même, on les met non seulement à l'isolement
00:11:38et en plus à l'hôpital.
00:11:39Donc, on voit vraiment qu'on met en place un protocole extrêmement serré.
00:11:43C'est ce que je disais,
00:11:45quand je disais qu'il valait mieux être trop habillé
00:11:48et que pas assez habillé, voilà, là, en tout cas,
00:11:51on prend les précautions.
00:11:53Et d'ailleurs, Sébastien Lecornu a publié ce message sur Twitter
00:11:56face aux risques sanitaires liés à l'antavirus.
00:11:58Une meilleure coordination internationale est indispensable.
00:12:02Il parle justement de la coordination et de la coopération
00:12:04au niveau de l'Union européenne.
00:12:06Partons justement à Matignon,
00:12:08rejoindre Maxime Leguay avec Florian Doré.
00:12:11Et messieurs, une réunion est prévue à Matignon tout à l'heure à 18h.
00:12:17Que peut-on attendre concrètement de ce nouveau point de situation ?
00:12:24Oui, bonjour Pierre.
00:12:25Eh bien, on risque de vous décevoir pas grand-chose
00:12:27parce que très peu d'informations ne filtrent
00:12:30de ces réunions interministérielles
00:12:32qui nous dit-on du côté de Matignon
00:12:33sont essentiellement des réunions
00:12:35entre différents directeurs de cabinet.
00:12:37Celui du Premier ministre, évidemment.
00:12:39Celui de la santé, de l'intérieur ou encore du transport.
00:12:43L'objectif affiché, c'est celui de coordonner
00:12:46la réponse gouvernementale,
00:12:48prendre les mesures, les précautions nécessaires
00:12:50pour empêcher la circulation du virus.
00:12:53Une première réunion a donc eu lieu à 8h30.
00:12:55Effectivement, une seconde aura lieu à 18h,
00:12:58ici même à Matignon.
00:12:59Après la conférence de presse au ministère de la Santé
00:13:02à la mi-journée, on voit bien que le gouvernement
00:13:05multiplie les réunions et les communications.
00:13:08C'est aussi une manière pour lui de montrer
00:13:10qu'il est à l'œuvre, qu'il agit,
00:13:12qu'il suit la situation de très près.
00:13:14Façon aussi pour lui de devancer
00:13:16les procès en inaction,
00:13:18alors même que l'on voit poindre et entendre
00:13:20la petite musique des premières critiques
00:13:22sur sa gestion de la situation.
00:13:25Merci beaucoup Maxime Leguay
00:13:26avec Lorient Doré à Matignon.
00:13:28Et bien sûr, vous nous appelez
00:13:30dès qu'il y a du nouveau du côté de Matignon,
00:13:32même si j'ai bien compris
00:13:33qu'on ne devait pas non plus attendre
00:13:34à de grosses annonces,
00:13:36en tout cas dans les minutes
00:13:37ou dans les heures qui viennent, Élodie.
00:13:39Oui, parce que comme le protocole
00:13:41a été mis en place par le gouvernement,
00:13:43comme il y a eu ce décret
00:13:44qui peut être amendé,
00:13:45notamment sur le nombre de jours
00:13:47passés à l'hôpital ou en quarantaine,
00:13:48en réalité, le premier protocole,
00:13:50il a déjà été mis en place.
00:13:51C'est pour ça qu'il y a beaucoup de réunions,
00:13:53évidemment, pour suivre l'évolution
00:13:54de l'état de santé des patients,
00:13:56pour suivre la coordination.
00:13:57Et là, le Premier ministre a raison
00:13:58parce que c'est très bien
00:13:59que la France soit aussi rigide
00:14:01sur le protocole sanitaire.
00:14:02Mais ce qui commence, j'imagine,
00:14:04à agacer peut-être Sébastien Lecornu
00:14:05et d'autres ministres,
00:14:06c'est de voir que nous,
00:14:07on fait tout pour que ce virus
00:14:08ne se propage pas.
00:14:08Si nos voisins européens
00:14:10ne font pas la même chose,
00:14:11ça reste un virus,
00:14:12c'est un virus, ça voyage.
00:14:13Donc évidemment,
00:14:14maintenant, il y a une volonté aussi,
00:14:15une fois que la partie médicale,
00:14:17entre guillemets,
00:14:17a été gérée,
00:14:18et que le protocole sanitaire
00:14:19est en place,
00:14:20d'essayer d'insister
00:14:21auprès des autres ministres
00:14:22pour qu'ils agissent.
00:14:23On sait que notamment,
00:14:23la ministre de la Santé
00:14:24appelle régulièrement
00:14:25ses homologues
00:14:26pour se caler
00:14:27et avoir un dispositif
00:14:28qui soit cohérent.
00:14:29C'est tout le paradoxe,
00:14:30notamment en Espagne,
00:14:31où on connaît,
00:14:32il y a quand même aussi
00:14:34beaucoup d'idéologies politiques
00:14:35là-dedans,
00:14:35c'est-à-dire qu'on connaît
00:14:36les positions de Pedro Sanchez.
00:14:38On a beaucoup parlé de lui
00:14:39lorsqu'il a régularisé
00:14:40500 000 personnes,
00:14:42500 000 migrants.
00:14:43On a Pedro Sanchez
00:14:44qui estime que le monde
00:14:46n'a pas besoin
00:14:47de plus d'égoïsme
00:14:48ni plus de peur.
00:14:49Et on apprend en même temps,
00:14:50quasiment, Nelly,
00:14:51que le patient espagnol contaminé
00:14:53présente désormais
00:14:54des symptômes de la maladie.
00:14:55C'est quand même
00:14:55le monde à l'envers.
00:14:56Oui, oui, c'est vrai.
00:14:57Alors, moi,
00:14:58j'aimerais quand même
00:14:58qu'on parle du parcours
00:15:00parce qu'on va regarder
00:15:02le parcours des vols
00:15:03et on voit comment ça va vite,
00:15:05comment ça se propage.
00:15:06Il y a une centaine
00:15:07de touristes
00:15:08de 19 nationalités.
00:15:09On peut effectivement
00:15:10parler de l'espagnol.
00:15:12On pourrait aussi parler
00:15:12des Américains
00:15:13parce qu'ils sont 17 Américains.
00:15:14Alors, vous allez voir
00:15:15que les Américains
00:15:15sont peut-être
00:15:15les plus laxistes en la matière.
00:15:17Mais concentrons-nous
00:15:18sur ces parcours de vols.
00:15:20La plupart ont rejoint
00:15:21leur pays depuis.
00:15:22Vous le voyez,
00:15:24mais ensuite,
00:15:25on rejoint Saint-Hélène.
00:15:27À mi-parcours,
00:15:28il y a eu la mort
00:15:29du néerlandais,
00:15:30donc celui qu'on appelle
00:15:31communément
00:15:31le patient zéro.
00:15:33Il est mort sur Gog Island.
00:15:35C'est un petit rocher
00:15:35au milieu de l'océan.
00:15:38On est pratiquement
00:15:39à le sud atlantique
00:15:41mais on est pratiquement
00:15:41dans l'Antarctique encore.
00:15:43Et puis, vous le voyez,
00:15:45ensuite, on progresse
00:15:46et à partir de Saint-Hélène,
00:15:48il y a des touristes
00:15:49qui ont rejoint Johannesburg
00:15:50et après,
00:15:50on perd un peu leur trace
00:15:51parce qu'ils se disséminent
00:15:52dans la nature.
00:15:52Forcément,
00:15:53ils rentrent tous chez eux.
00:15:54Et ce parcours quand même
00:15:55qui revient
00:15:55de plus en plus
00:15:56vers le nord.
00:15:58Alors, vous allez me dire
00:15:58qu'est-ce qu'on fait
00:15:59en matière de protocole ?
00:16:01Parce que Sébastien Lecornu,
00:16:01il a déploré lui-même.
00:16:03Il y a un manque
00:16:04de coordination
00:16:04à l'Union Européenne.
00:16:05Et c'est ce que dit
00:16:06ni plus ni moins
00:16:08le patron de l'OMS également.
00:16:10Mais il parle aux Américains
00:16:11surtout.
00:16:11Alors oui,
00:16:12il parle aux Américains.
00:16:12Il dit aussi
00:16:13le travail n'est pas terminé.
00:16:14Et puis surtout,
00:16:14il fait un peu
00:16:16aveu d'échec.
00:16:17C'est-à-dire que oui,
00:16:18on peut mettre en place
00:16:19un protocole international
00:16:19mais après,
00:16:20il y a la souveraineté
00:16:21des pays qui entre en jeu.
00:16:22Et ça,
00:16:23vous ne pouvez pas faire
00:16:23grand-chose contre.
00:16:24Alors, on va regarder.
00:16:25Je vous en ai pris
00:16:26quelques-uns quand même.
00:16:27Des exemples.
00:16:27On a une petite carte
00:16:29pour montrer le protocole.
00:16:30Les plus stricts,
00:16:31parmi les Européens
00:16:32et souvent les Européens,
00:16:34les bons élèves,
00:16:34les Grecs.
00:16:35Alors eux,
00:16:35ils sont hyper stricts.
00:16:37Un passager à bord
00:16:38mais il lui est imposé
00:16:39une quarantaine
00:16:39de 45 jours
00:16:40dans un hôpital
00:16:41même sans symptômes.
00:16:42Idem de l'Espagne.
00:16:43Vous en parliez,
00:16:44donc on n'y revient pas
00:16:45particulièrement.
00:16:47L'Australie aussi.
00:16:48Six personnes asymptomatiques
00:16:50mais qui sont en quarantaine
00:16:50pendant trois semaines
00:16:52dans un centre
00:16:53pour les manettes d'Ebola.
00:16:54Vous parliez d'Ebola tout à l'heure.
00:16:55Les Pays-Bas,
00:16:56alors confinement mais chez soi
00:16:57alors qu'ils comptent quand même
00:16:5838 personnes.
00:16:58Je veux qu'on s'attarde
00:16:59sur les Pays-Bas
00:17:00parce que parmi les 38 personnes,
00:17:01c'est l'équipage
00:17:02du bateau de croisière.
00:17:03Il y a 36 Philippines,
00:17:04deux Indiens.
00:17:05Est-ce qu'ils vont pouvoir
00:17:05rentrer chez eux ?
00:17:06Qu'est-ce qui se passe après ?
00:17:07Quarantaine à domicile
00:17:08pour les Pays-Bas ?
00:17:09Oui.
00:17:09Qu'est-ce qui se passe après
00:17:11en Inde et aux Philippines ?
00:17:12Il serait intéressant
00:17:14de s'intéresser à ce que ces pays
00:17:15ont décidé de mettre
00:17:16comme protocole.
00:17:16Et puis, en Boucher,
00:17:17vous le disiez,
00:17:18alors là vous avez les Etats-Unis
00:17:19et c'est pour ça
00:17:20qu'ils sont critiqués.
00:17:21Ils sont certes,
00:17:23pour certains,
00:17:23envoyés faire quelques tests
00:17:25dans une unité de quarantaine
00:17:26dans le Nebraska.
00:17:27Une de ces personnes
00:17:28a de légers symptômes,
00:17:29un autre est positif
00:17:30sans symptômes
00:17:30mais ils sont en observation
00:17:32donc il n'y aura pas de quarantaine
00:17:33et puis les autres,
00:17:34ils peuvent rentrer chez eux
00:17:36une fois que le test est négatif.
00:17:37Bon, ben voilà,
00:17:38on peut comprendre maintenant
00:17:40pourquoi est-ce que
00:17:41certains Français sont inquiets,
00:17:43certains font le parallèle
00:17:44avec le Covid.
00:17:45Félix Perrolas nous a rejoint.
00:17:46Bonjour Félix,
00:17:48vous êtes avec nous
00:17:48pour répondre aux questions
00:17:49que les Français
00:17:50se posent sur le antivirus.
00:17:53Oui, et d'abord Pierre,
00:17:54cette question,
00:17:55comment le virus se transmet-t-il ?
00:17:57Alors, il est transmis
00:17:58par certains rongeurs sauvages
00:18:00comme les rats ou les souris
00:18:02qui rejettent le virus
00:18:03dans leurs salives,
00:18:04leurs urines
00:18:05ou encore leurs excréments.
00:18:07Donc la contamination,
00:18:07elle se fait par une morsure,
00:18:09un contact direct
00:18:10avec ces animaux
00:18:11ou encore par l'inhalation
00:18:13de poussières contaminées.
00:18:15La transmission entre humains
00:18:16reste extrêmement rare
00:18:17à l'exception d'une souche
00:18:19présente en Amérique du Sud,
00:18:21la souche des Andes.
00:18:22D'ailleurs,
00:18:23cette souche a été détectée
00:18:25sur le navire MV Ondius.
00:18:27Dans ce cas précis,
00:18:28la contagion se fait
00:18:29par voies aériennes
00:18:31mais elle nécessite
00:18:31une très grande proximité
00:18:33bien au-delà de ce qu'on connaît
00:18:34avec le Covid-19.
00:18:36Et à quel moment
00:18:37sommes-nous, nous,
00:18:38directement contagieux ?
00:18:39Alors, l'Institut Pasteur
00:18:40nous dit que la période
00:18:42de transmission
00:18:43la plus à risque,
00:18:43c'est quand il y a l'apparition
00:18:45des premiers symptômes.
00:18:47À ce moment-là,
00:18:47ce sont vos proches
00:18:49qui sont le plus exposés,
00:18:50surtout lors des moments de vie
00:18:52dans des espaces confinés
00:18:53comme la voiture
00:18:54ou encore la chambre.
00:18:56Et justement,
00:18:56on va voir à quoi
00:18:57ressemblent ces symptômes.
00:18:59Les premiers,
00:19:00ils ressemblent souvent
00:19:00à une grippe
00:19:02comme la fièvre,
00:19:03des maux de tête,
00:19:04des douleurs musculaires
00:19:05ou encore des troubles digestifs,
00:19:08la dégradation des symptômes.
00:19:09S'il y a,
00:19:10elle arrive 2 à 7 jours
00:19:12après ses premiers symptômes,
00:19:14elle peut provoquer
00:19:14de sévères difficultés respiratoires
00:19:17ou encore
00:19:17de la détresse cardiaque.
00:19:19Voilà,
00:19:20merci Félix Pérolas
00:19:21pour toutes
00:19:22ces dernières informations.
00:19:24Je vous propose
00:19:25qu'on laisse le antivirus
00:19:27pendant quelques temps
00:19:28et on va y revenir
00:19:29dans la prochaine demi-heure.
00:19:30Je voudrais qu'on revienne
00:19:31quelques instants
00:19:31sur cette polémique
00:19:32autour de Radio Nova
00:19:33après une chronique
00:19:35de Pierre-Emmanuel Barré
00:19:37qui vise notamment
00:19:38Gabriel Attal
00:19:39et Sofia Aram.
00:19:40On passe la séquence,
00:19:42on en parle dans un instant.
00:19:43Avant la grande finale
00:19:44de l'Eurovision !
00:19:46Et je me demande,
00:19:48je me demande
00:19:49si ce n'est pas l'événement
00:19:50dans tout l'univers
00:19:51dont je n'ai pas
00:19:52le plus rien à foutre.
00:19:54Je dirais en 1 l'Eurovision,
00:19:57en 2 la candidature
00:19:58de François Ruffin,
00:20:00en 3 le cancer
00:20:01de Gabriel Attal.
00:20:03Je ne dis pas
00:20:03qu'il a un cancer.
00:20:04Je n'en sais rien,
00:20:05je ne sais absolument pas.
00:20:06Je lui dis juste
00:20:06que si on m'apprenait
00:20:07qu'il avait un cancer,
00:20:08je dirais A.
00:20:10Cancré A ?
00:20:11Non ?
00:20:11Dommage.
00:20:13Je m'en bats tellement
00:20:14les couilles de l'Eurovision
00:20:15que deux semaines
00:20:16avant l'émission,
00:20:16elles commencent à avoir peur.
00:20:17Elles essayent de remonter
00:20:18dans mon ventre.
00:20:20Elles sont là
00:20:20dépêche-toi,
00:20:21dépêche-toi,
00:20:21c'est bientôt le vieux.
00:20:23Je n'arrive pas à monter,
00:20:24je suis trop grosse.
00:20:25Ouais, mes couilles,
00:20:26c'est les chevaliers du fiel,
00:20:27vous allez faire quoi ?
00:20:29Si je devais choisir
00:20:30entre regarder l'Eurovision
00:20:31et regarder le spectacle
00:20:32de Sofia Aram,
00:20:33je me suiciderais.
00:20:36Le génocide,
00:20:37le génocide.
00:20:38Putain, mais Sofia,
00:20:38je te souhaite tellement
00:20:39de devenir daltonienne
00:20:40et de traverser
00:20:40au feu rouge,
00:20:41là, bam !
00:20:42Oh non, merde !
00:20:43Comment va la bagnole ?
00:20:44Ça va, elle roule encore.
00:20:45Super, alors repasse une fois
00:20:47en marche arrière.
00:20:48Oh, c'est violent,
00:20:49c'est violent, ça va.
00:20:50Elle met des guillemets
00:20:51à un vrai génocide,
00:20:52je peux lui mettre
00:20:52une kangou imaginaire
00:20:53dans la gueule.
00:20:55Et je sais,
00:20:56je sais que c'est pas bien.
00:20:57Je parle pas de la blague
00:20:58sur Sofia Aram,
00:20:59elle est super.
00:20:59Non, je sais que c'est pas bien,
00:21:01mais j'arrive pas
00:21:02à m'empêcher d'avoir
00:21:02un peu de mépris
00:21:03pour les gens
00:21:04qui regardent l'Eurovision.
00:21:06Je pense que
00:21:06si tu votes à l'Eurovision,
00:21:08tu devrais pas avoir
00:21:09le droit de voter
00:21:10aux élections.
00:21:11Tu choisis.
00:21:12Même si ton fils,
00:21:13il est en finale.
00:21:14Mais maman,
00:21:14pourquoi t'as pas voté
00:21:15pour moi ?
00:21:19Alors déjà,
00:21:19parce que tu me fais honte,
00:21:21et puis parce que
00:21:21je préfère Mélenchon.
00:21:25Je n'ai pas de mots.
00:21:27Il y a un silence gêné.
00:21:27Il y a trop de choses
00:21:28à dire, je crois.
00:21:29À un moment donné,
00:21:30je me demande
00:21:31si on habite
00:21:32la même planète.
00:21:33Voilà.
00:21:33Comment s'appelle-t-il ?
00:21:34Monsieur Barré.
00:21:36Est-ce qu'on habite
00:21:37sur la même planète ?
00:21:38Est-ce qu'on a le cerveau
00:21:39fait de la même façon ?
00:21:40Est-ce que...
00:21:41Je ne sais pas.
00:21:42Honnêtement,
00:21:43j'avoue que j'habite.
00:21:44Je n'ai pas de mots.
00:21:46Élodie ?
00:21:46Non, mais premièrement,
00:21:47j'ai envie de me demander
00:21:48qu'elle aigrie est cette personne
00:21:49pour souhaiter un cancer
00:21:50à Gabriel Attal,
00:21:51un suicide de je ne sais qui
00:21:52et la mort de Sofia Aram.
00:21:54La mort de Sofia Aram ?
00:21:55Est-ce que la voiture va bien ?
00:21:58Il n'est pas drôle,
00:21:59il est vulgaire,
00:21:59il est gras en plus.
00:22:01Alors ça fait rire,
00:22:02toute sa petite sphère
00:22:02autour de lui,
00:22:03tout le monde est très content.
00:22:04Ce n'est pas drôle,
00:22:05c'est méprisant.
00:22:05Il a raison de dire
00:22:06qu'il a du mépris
00:22:07pour les gens
00:22:07qui regardent l'Eurovision,
00:22:09les gens qui sont chez eux.
00:22:10Mais c'est beaucoup plus grave que ça.
00:22:10On ne peut pas appeler
00:22:11au meurtre de Sofia Aram.
00:22:13Est-ce que quelqu'un
00:22:14ne va pas avoir l'idée
00:22:15qu'en entendant cette chronique,
00:22:18appelons ça une chronique,
00:22:19qu'il va prendre sa voiture
00:22:21et va voir Sofia Aram ?
00:22:22Il peut tout se passer aujourd'hui.
00:22:23Mais avoir l'idée,
00:22:24évidemment qu'on ne le souhaite pas,
00:22:25mais le problème,
00:22:26vous voyez bien
00:22:26qu'il n'a aucun respect
00:22:27pour la vie humaine.
00:22:28Vous ne souhaitez pas
00:22:29et vous ne rigolez pas
00:22:30d'un potentiel cancer
00:22:35et grand bien lui fassent.
00:22:36Vous ne pouvez pas rire
00:22:36du fait qu'on renverse Sofia Aram
00:22:38quand bien même
00:22:38vous ne l'aimez pas.
00:22:39Et en plus,
00:22:40on voit bien l'aigreur
00:22:40de ces gens-là
00:22:41parce qu'ils passent en plus
00:22:42leur vie à parler de personnes
00:22:44qu'ils disent détester.
00:22:45Eh bien,
00:22:46laissez-les tranquille
00:22:46dans ces cas-là.
00:22:47Et quand on sait en plus
00:22:47que Gabriel Attal
00:22:48a perdu son père
00:22:48d'une longue maladie.
00:22:50Bon bref,
00:22:51Yvan Riouffol, c'est...
00:22:52Radio Nova,
00:22:52c'est la radio de M. Pigasse
00:22:54qui a des léités politiques
00:22:56aujourd'hui
00:22:56et qui entend donner des leçons.
00:22:58Il fait partie du camp du bien.
00:22:59Il y a un sous-titre idéologique
00:23:01parce que toutes les personnes
00:23:02qui sont attaquées,
00:23:03singulièrement Sofia Aram,
00:23:04sont des personnes
00:23:05qui mettent en cause
00:23:06l'idéologie islamiste.
00:23:07Et là,
00:23:08vous avez une sorte de rhinocérit.
00:23:09Vous savez,
00:23:10c'est la pièce de Ionesco
00:23:11où tout le monde devient rhinocéros.
00:23:12Et là,
00:23:12ils deviennent rhinocéros.
00:23:13C'est-à-dire qu'ils voient
00:23:15de l'islamophobie partout
00:23:16aujourd'hui.
00:23:17Donc,
00:23:17quand on parle
00:23:18d'une infiltration islamiste,
00:23:20elle vient même jusqu'à
00:23:21travers ces comiques-là
00:23:22qui n'ont de comique
00:23:24maintenant que le mot.
00:23:25Et ça met en perspective
00:23:28d'ailleurs
00:23:29des insultes
00:23:29qui ont été reçues
00:23:31par Boilem Sansal lui-même
00:23:32qui payent aussi lui-même
00:23:34d'avoir mis en alerte
00:23:35sur l'islam,
00:23:36l'islamisme
00:23:36et sur la lâcheté
00:23:37de tous ceux
00:23:38qui les applaudissent.
00:23:39On va arrêter
00:23:39de donner de la publicité
00:23:40à Radio Nova
00:23:41parce que je n'ai pas l'impression
00:23:42que ça en vaille la peine.
00:23:43Par contre,
00:23:43ce qui en vaut la peine,
00:23:44c'est d'avoir
00:23:44toutes les informations
00:23:45sur le hantavirus
00:23:46et on en parle
00:23:47dans un instant.
00:23:47Restez avec nous
00:23:48dans Midi News.
00:23:51Midi News,
00:23:51dans un instant,
00:23:52le hantavirus,
00:23:53mais aussi Emmanuel Macron
00:23:54qui est au Kenya
00:23:55et qui donne des leçons de morale.
00:23:56On en parle après
00:23:57les dernières informations
00:23:58de Sommayel à Midi.
00:23:59Et après des réunions
00:24:00interministérielles à Matignon
00:24:02et un renforcement
00:24:03du protocole sanitaire,
00:24:04conférence de presse
00:24:05du ministère de la Santé
00:24:06cet après-midi,
00:24:0716h45,
00:24:08sur l'antavirus.
00:24:09Conférence que vous pourrez
00:24:10évidemment suivre en direct
00:24:12sur notre antenne.
00:24:13Elle a eu également
00:24:14aucune hypothèse
00:24:15privilégiée suite à l'incendie
00:24:17qu'a fait trois morts
00:24:17à Dessines-Charpieux
00:24:18près de Lyon hier matin.
00:24:20C'est ce qu'a indiqué
00:24:21le procureur de la République
00:24:22lors d'une conférence de presse
00:24:23qui a précisé que pour l'heure
00:24:25il est impossible d'affirmer
00:24:27si une ou plusieurs personnes
00:24:28étaient visées par cet incendie.
00:24:30Et puis ça y est,
00:24:31le tapis rouge est bel et bien posé
00:24:33plus que quelques heures
00:24:35avant que le rideau ne s'ouvre
00:24:36sur le 79e festival de Cannes.
00:24:38Le monde du 7e art
00:24:40se réunit dès ce soir
00:24:41sur la croisette
00:24:42où 22 films tenteront
00:24:43de succéder à un simple accident
00:24:45de Jaffer Pahani.
00:24:46Et cette première soirée
00:24:47de festivité sera marquée
00:24:48par une palme d'honneur
00:24:49remise au cinéaste néo-zélandais
00:24:51Peter Jackson
00:24:52à qui on doit
00:24:53la cultissime trilogie
00:24:54Le Seigneur des Anneaux.
00:24:56Merci Somaïa Labide.
00:24:57J'ai vu que le président
00:24:58du jury de Cannes
00:24:59avait pour ambition
00:25:00de primer des films
00:25:01qui perdureront
00:25:0250 à 100 ans.
00:25:04Oui, le sud-coréen
00:25:05par Kchanbouk.
00:25:05Donc je ne sais pas
00:25:06s'il a une boule de cristal
00:25:07et qu'il saura
00:25:08quels sont les films
00:25:09qu'on regardera encore
00:25:10dans 50 ou dans 100 ans
00:25:11mais je le trouve très ambitieux
00:25:12ce monsieur.
00:25:13En tout cas,
00:25:14on suivra ça avec attention.
00:25:16Sont à table
00:25:17Ophélie Roch,
00:25:18Brigitte Millau
00:25:18qui nous a rejoint.
00:25:19Docteur,
00:25:20merci beaucoup d'être là
00:25:21pour justement
00:25:22les différentes
00:25:24facettes du antivirus.
00:25:26Si je peux parler
00:25:26de facettes,
00:25:27Yves-Henri Oufol
00:25:28qui a publié
00:25:29vous le savez
00:25:29La Révolution des Oubliés
00:25:31chez Fayard
00:25:32et vous pouvez lire
00:25:32ou relire
00:25:33cet excellent ouvrage
00:25:34et le dit du char
00:25:35du service politique
00:25:37de CNews
00:25:38et Nelly Dénac
00:25:39spécialiste internationale.
00:25:42Je voudrais qu'on écoute
00:25:43le docteur Bruno Megarban
00:25:45chef du service
00:25:46réanimation
00:25:47de l'hôpital Lariboisière.
00:25:48Il affirme
00:25:49chaque État
00:25:50a son propre
00:25:51protocole
00:25:52et c'est la raison
00:25:53pour laquelle
00:25:53ça met peut-être
00:25:54justement des bâtons
00:25:55dans les roues
00:25:55dans la gestion
00:25:57du Covid
00:25:57au niveau européen.
00:25:59À ce jour,
00:26:00chaque État
00:26:01a décidé
00:26:01de son propre
00:26:02protocole
00:26:02et il y a probablement
00:26:03quelques petites
00:26:04différences
00:26:05qui effectivement
00:26:06attirent l'attention,
00:26:07alertent,
00:26:08parce qu'on ne sait pas
00:26:08si le protocole A
00:26:09est meilleur
00:26:10que le protocole B.
00:26:11Alors qu'effectivement,
00:26:12il serait beaucoup plus simple
00:26:13d'avoir le même
00:26:14protocole de surveillance
00:26:16et de gestion
00:26:17des personnes contacts
00:26:18partout dans l'Union européenne,
00:26:20d'où cet appel
00:26:21à une concertation
00:26:22pour pouvoir avoir
00:26:23un tel protocole
00:26:24qui suive bien
00:26:25les recommandations
00:26:26de l'OMS.
00:26:27Voilà,
00:26:27c'est la raison
00:26:28pour laquelle
00:26:28à 18h,
00:26:29le gouvernement
00:26:30se réunit à nouveau
00:26:31à Matignon.
00:26:32Il sera question
00:26:33peut-être aussi,
00:26:33puisqu'on a vu
00:26:34Élodie Huchard
00:26:35que Sébastien Lecornu
00:26:36a publié un Twitter
00:26:37qu'on pourrait peut-être
00:26:38remettre à l'image
00:26:39où il demande justement
00:26:40une coopération accrue
00:26:41au niveau européen.
00:26:43Oui,
00:26:43parce que d'ailleurs,
00:26:44dès les premières réunions,
00:26:45il faut bien noter
00:26:45qu'il y a toujours eu
00:26:46le directeur de cabinet
00:26:48de Jean-Noël Barraud,
00:26:49le ministre des Affaires étrangères.
00:26:50Jean-Noël Barraud lui-même
00:26:51est en Afrique
00:26:52avec Emmanuel Macron.
00:26:53Mais donc,
00:26:53dès le début,
00:26:53cette dimension internationale
00:26:55a été prise en compte
00:26:56par le gouvernement
00:26:57et c'est pourquoi
00:26:58Sébastien Lecornu,
00:26:59aujourd'hui,
00:26:59tire un peu la sonnette d'alarme
00:27:01et tous les médecins
00:27:01qu'on a en plateau
00:27:02et on en parlait hier,
00:27:03justement,
00:27:03disent la même chose.
00:27:04Il faut le même protocole
00:27:05et ce que raconte
00:27:06Sébastien Lecornu
00:27:07dans cette réaction,
00:27:08c'est à la fois
00:27:09un protocole
00:27:10qui soit cohérent
00:27:11mais surtout
00:27:11une transmission
00:27:12d'informations qui se fassent
00:27:13parce que si chacun
00:27:14a ses patients chez lui
00:27:16apprenant qu'un patient
00:27:17a pu transiter
00:27:17par je ne sais quel pays européen,
00:27:19si on ne transmet pas
00:27:20l'information à nos voisins européens,
00:27:21on voit bien les trous
00:27:22dans la raquette.
00:27:23C'est pourquoi il faut
00:27:23une coopération
00:27:25évidemment médicale,
00:27:26sanitaire
00:27:26mais aussi de transmission
00:27:28des informations
00:27:29dont chaque pays européen
00:27:30et autres,
00:27:30d'ailleurs, disposent.
00:27:31Oui.
00:27:32Docteur Millau,
00:27:33vous avez reçu d'ailleurs
00:27:33comme tous les médecins
00:27:34et comme tous les pharmaciens
00:27:35une lettre
00:27:36de l'agence de la santé,
00:27:38de la direction générale de la santé,
00:27:40qui vous donne d'ailleurs
00:27:41des précisions
00:27:42en tant que médecin.
00:27:43Oui, mais je trouve
00:27:44que c'est bien
00:27:45et j'espère que
00:27:46dans tous les pays d'Europe
00:27:47et ce serait bien d'ailleurs
00:27:48que tout se passe,
00:27:49les informations circulent
00:27:50au niveau mondial aussi
00:27:51et qu'on ait tous
00:27:52les mêmes règles aussi
00:27:53au niveau mondial
00:27:53mais ça c'est un autre sujet.
00:27:55Que dit cette lettre ?
00:27:56Dans cette lettre,
00:27:57il nous explique
00:27:58que devant quelqu'un
00:28:00qui a été
00:28:00et qui a pu être
00:28:01en contact avec quelqu'un
00:28:02et qui présente des symptômes,
00:28:04tout le problème
00:28:05ce sont les symptômes
00:28:07parce qu'il ne faut pas oublier
00:28:08que dans cette pathologie,
00:28:10il y a d'abord
00:28:11toute une phase
00:28:12qui peut durer
00:28:12dix à quinze jours
00:28:14avec des symptômes,
00:28:15somme toute,
00:28:16tout à fait,
00:28:17c'est banal
00:28:18d'avoir des maux de tête,
00:28:20une fatigue,
00:28:23des nausées,
00:28:24des troubles du transit,
00:28:25ce sont des symptômes
00:28:26que l'on retrouve
00:28:28absolument dans d'autres pathologies.
00:28:30Donc on ne va pas non plus
00:28:31se mettre
00:28:32à tout de suite
00:28:33appeler le SAMU
00:28:34ou l'agence régionale de santé
00:28:37devant ça.
00:28:37c'est toute la difficulté
00:28:38et en fait dans cette pathologie
00:28:40il y a des symptômes comme ça
00:28:41qui sont communs
00:28:42à d'autres pathologies
00:28:43et ensuite brutalement
00:28:45ça bascule
00:28:47vers des symptômes
00:28:48pulmonaires
00:28:49qui eux en revanche
00:28:52sont très graves
00:28:53et ça va très vite.
00:28:54Et oui.
00:28:55D'où la difficulté,
00:28:56regardez la jeune femme
00:28:57qui est arrivée
00:28:58et qui a été avec les autres passagers
00:29:00qui est arrivée,
00:29:01en fait elle a commencé
00:29:02à présenter des symptômes.
00:29:03Celle qui est à Bichat
00:29:04actuellement,
00:29:05qui est à l'isolement
00:29:06en chambre spéciale
00:29:08et qui est en réanimation.
00:29:09Voilà.
00:29:10Et en fait,
00:29:11au début c'était des symptômes
00:29:12absolument comme ceux d'une grippe
00:29:14et très rapidement
00:29:16elle a été en réanimation
00:29:18et ces symptômes,
00:29:20en fait c'est ça la difficulté
00:29:21avec cette pathologie,
00:29:22c'est que ça bascule rapidement.
00:29:24Donc ça va lentement, lentement, lentement
00:29:26et tout d'un coup ça s'accélère.
00:29:27Oui.
00:29:27Alors attention
00:29:28de ce que l'on en sait
00:29:29parce qu'il ne faut pas oublier
00:29:31que quand tout le monde dit
00:29:32on connaît très bien ces virus,
00:29:34on les connaît
00:29:34sur une cinquantaine de cas
00:29:36puisque les premiers cas
00:29:37de cette souche particulière
00:29:39d'antavirus,
00:29:40l'antavirus des Andes,
00:29:42puisqu'il vient de la Cordillère des Andes,
00:29:44c'est le seul qui se transmet
00:29:45d'homme à homme
00:29:46mais on ne le connaît
00:29:47que depuis les années 95
00:29:49et tout ce que l'on dit
00:29:51sur ce virus,
00:29:52on ne le sait
00:29:53qu'à partir d'une cinquantaine de cas.
00:29:55C'est-à-dire une épidémie
00:29:55en 2018
00:29:56où il y avait 34 cas
00:29:58dont 11 personnes décédées,
00:29:59donc on a dit
00:30:00qu'il y a 38%
00:30:01de létalité,
00:30:03de mortalité.
00:30:04Mais c'est très difficile
00:30:05en médecine
00:30:07de partir,
00:30:08de donner des chiffres,
00:30:10d'affirmer des chiffres
00:30:11sur une cinquantaine de cas.
00:30:13Vous voyez la difficulté ?
00:30:14Donc c'est possible
00:30:16que ce soit la létalité
00:30:17mais il est possible aussi
00:30:19puisqu'à l'époque
00:30:20on ne faisait pas de tests PCR,
00:30:22etc.
00:30:23qu'en fait
00:30:23on n'a parlé que des patients
00:30:26symptomatiques à l'époque.
00:30:27mais peut-être qu'en fait
00:30:28cette maladie
00:30:29il y avait d'autres patients aussi
00:30:31et que finalement
00:30:32la létalité est moins importante.
00:30:34On comprend beaucoup mieux
00:30:35le terme
00:30:36on navigue à vue
00:30:36de Karine Lacombe
00:30:38ce matin
00:30:38qui disait
00:30:39pour l'instant
00:30:40on essaie de le voir
00:30:40et on est obligé d'apprendre
00:30:41aussi au fur et à mesure.
00:30:44Et sur le mode de contamination aussi
00:30:46parce qu'on ne sait pas
00:30:46si on est contagieux
00:30:48à la phase prodomique
00:30:50c'est-à-dire avant
00:30:50que les symptômes
00:30:51se apparaissent
00:30:54est-ce qu'on est contagieux
00:30:56pendant la phase prodomique
00:30:57ou est-ce qu'on est contagieux
00:30:58après qu'une fois
00:30:59qu'on a les symptômes ?
00:31:00Tout ça on ne le sait pas.
00:31:01Yvan Riaufol.
00:31:02Il y a deux précédents
00:31:03il y a effectivement
00:31:03cette épidémie de 2018
00:31:05qui en a eu une autre
00:31:06en 1996
00:31:07ce sont deux épidémies
00:31:08qui ont tué
00:31:09une dizaine de personnes
00:31:10mais qui sont passées
00:31:11totalement inaperçues.
00:31:12En 1996
00:31:138 sur 16
00:31:1450%
00:31:15D'accord
00:31:16et là nous avons
00:31:17simplement trois morts
00:31:18donc moi je me pose
00:31:19la question tout de même
00:31:19et c'est une question
00:31:21qui était apparue également
00:31:22lors du Covid
00:31:22est-ce qu'il n'y a pas
00:31:23une confusion malgré tout
00:31:24entre la réponse sanitaire
00:31:26qui répondrait effectivement
00:31:27au fait que l'on décrit
00:31:29et la réponse politique
00:31:30il me semble que la réponse politique
00:31:32commence à prendre le pas
00:31:33sur la réponse sanitaire
00:31:34d'abord parce que
00:31:35vous l'avez rappelé
00:31:36tout à l'heure
00:31:36dans votre présentation
00:31:37les Etats-Unis
00:31:38et l'Argentine
00:31:39qui est la souche
00:31:40du virus
00:31:41ont quitté l'OMS
00:31:42et l'on voit que l'OMS
00:31:44fait tout son possible
00:31:45maintenant
00:31:45à travers même
00:31:46la mobilisation
00:31:47de son propre directeur
00:31:48qui est allé sur place
00:31:48pour essayer de mettre en place
00:31:50l'évacuation du bateau
00:31:52on avait vu des gens
00:31:53en scaphandre etc
00:31:54qui mettaient dans le car
00:31:55des gens qui n'avaient
00:31:56même pas de masque
00:31:56donc il y avait une contradiction
00:31:57j'entendais
00:31:58j'entendais Mme Karine Lacombe
00:31:59l'infectiologue
00:32:00ce matin sur une radio
00:32:01dire qu'en effet
00:32:02ce n'était pas comparable
00:32:04c'était moins grave
00:32:04que le Covid
00:32:05mais qui mettait en cause
00:32:06malgré tout
00:32:06la gestion erratique
00:32:07de Donald Trump
00:32:08qu'est-ce que Donald Trump
00:32:09vient faire là-dedans
00:32:10et puis plus généralement
00:32:12et c'était ce qui était apparu
00:32:14lors du Covid
00:32:14ce prétexte
00:32:16d'un risque potentiel
00:32:18que je mesure mal
00:32:19pour l'instant
00:32:19je le crois
00:32:21moins fort que les autres
00:32:23est un prétexte
00:32:24pour le gouvernement
00:32:25qui cherche à avoir
00:32:26un rôle protecteur
00:32:27qu'il n'a plus
00:32:27à en faire des tonnes
00:32:28et donc tous ces biais politiques
00:32:30me font dire
00:32:31qu'on n'en a pas fini
00:32:32et qu'on risque de retomber
00:32:33c'est-à-dire que la construction
00:32:34du raisonnement
00:32:35est difficile à comprendre
00:32:37et en plus
00:32:38on a effectivement
00:32:39une construction politique
00:32:40qui tout se fait
00:32:42au jour le jour
00:32:43et en avis
00:32:43avec cette idée
00:32:44de mettre en scène
00:32:45une autorité
00:32:47bien sûr
00:32:47mais alors
00:32:48on voudrait que tout soit en place
00:32:49et qu'on ait déjà tout prévu
00:32:50mais comme vient de le dire
00:32:51le docteur Mio
00:32:52on apprend en fait
00:32:53au jour le jour
00:32:53aussi sur la
00:32:54donc c'est difficile aussi
00:32:55pour les politiques
00:32:56c'est surtout bizarre en fait
00:32:57que dans notre génération
00:32:58on voit que l'état
00:32:59prenne un rôle aussi prégnant
00:33:00comme vous venez de le dire
00:33:01parce qu'on en aura
00:33:02de plus en plus
00:33:03de l'émergence
00:33:03de ces nouveaux virus
00:33:04puisque de toute façon
00:33:05depuis qu'il y a une globalisation
00:33:07depuis les années 90
00:33:08qui est en accéléré
00:33:09forcément qu'il y aura
00:33:10des nouveaux virus
00:33:11parce que les zones
00:33:12de contact
00:33:12entre la nature
00:33:13et les humains
00:33:14n'arrêtent pas
00:33:15donc oui
00:33:16on aura des nouveaux virus
00:33:17et si à chaque fois
00:33:18qu'on a un nouveau virus
00:33:18dont on ne sait pas
00:33:19encore vraiment la gravité
00:33:20on se réagit comme ça
00:33:23ça on va l'avoir
00:33:24tous les 6 ans
00:33:25puis après tous les 4 ans
00:33:25moi je me souviens
00:33:26du temps du Covid
00:33:27on nous avait dit
00:33:27il va falloir s'habituer
00:33:28aux virus
00:33:29aux épidémies
00:33:30sans doute
00:33:31voilà
00:33:31et puis là c'est vrai
00:33:32pendant 5 ans
00:33:35on n'a pas eu
00:33:35sur l'échelle humaine
00:33:38c'est court 5 ans
00:33:39et en effet
00:33:40en plus on va être
00:33:40je pense honnêtement
00:33:42qu'il faudra apprendre
00:33:42à vivre avec ces risques
00:33:44savoir quand il faut
00:33:45en effet réagir
00:33:46de manière violente
00:33:48et quand il faut peut-être
00:33:49être un peu plus circonspect
00:33:50ça ne veut pas dire rien faire
00:33:51ça veut juste dire
00:33:51peut-être ne pas alerter
00:33:53iniquidément les gens
00:33:53parce que le problème
00:33:54c'est que quand après
00:33:55il y aura quelque chose
00:33:56d'un peu plus dangereux
00:33:57les gens vont tarder
00:33:59après on ne peut pas reprocher
00:34:02de surréagir
00:34:03alors qu'on demande
00:34:04quand même
00:34:04de la transparence
00:34:05c'est tout à fait
00:34:07pour l'instant
00:34:08il n'y a pas de surréaction
00:34:10non mais on a le droit
00:34:11de s'interroger
00:34:12on a le droit
00:34:12de s'interroger
00:34:13sur la gestion
00:34:14de ce bateau
00:34:14on en revient toujours
00:34:16à cette question
00:34:17pourquoi est-ce que
00:34:18ce bateau
00:34:19n'est pas resté en mer
00:34:20mais c'est tout à fait
00:34:22normal qu'il ne soit pas
00:34:23resté en mer
00:34:23j'ai pas fini
00:34:24on ne va pas tuer des gens
00:34:25alors qu'on sait
00:34:26qu'il n'y a pas de réanimation
00:34:28vous n'avez pas attendu
00:34:29la fin de ma phrase
00:34:29docteur
00:34:30ce n'est pas bien
00:34:32le bateau reste en mer
00:34:33on met un porte-hélicoptère
00:34:34avec un hôpital à bord
00:34:36pour transférer les patients
00:34:37et on voit
00:34:38comment la situation évolue
00:34:39aujourd'hui
00:34:40on a les moyens
00:34:41la marine nationale
00:34:42pourra vous l'assurer
00:34:43on a les moyens
00:34:44d'assurer justement
00:34:45une situation
00:34:46épidémique
00:34:47ou endémique
00:34:47comme ça
00:34:48donc pourquoi est-ce
00:34:49qu'on ne l'a pas fait
00:34:49c'est une question
00:34:51vous ne pouvez pas
00:34:52avec un hélicoptère
00:34:53je ne vous parle pas
00:34:54d'hélicoptère
00:34:55je vous parle
00:34:55d'un navire
00:34:56qui est vraiment
00:34:57à équiper le navire
00:34:58le navire
00:34:59c'est du bord à bord
00:35:00il est à proximité
00:35:01on attend de savoir
00:35:02ce qui se passe
00:35:03on peut faire des transferts
00:35:04de navire à navire
00:35:05il y a un hôpital sur place
00:35:06on peut soigner les gens
00:35:07tout se passe comme ça
00:35:08c'est tout à fait
00:35:09c'est tout à fait
00:35:10aujourd'hui
00:35:11en 2026 possible
00:35:12pour le traitement
00:35:12voilà
00:35:12pourquoi est-ce qu'on ne l'a pas fait
00:35:13il y a eu effectivement
00:35:14des histoires de conditions
00:35:16météorologiques
00:35:16donc peut-être que
00:35:17la houle était trop importante
00:35:18et qu'on n'a pas pu le faire
00:35:19bon voilà
00:35:20désolé de l'avoir coupé la parole
00:35:21je voulais quand même rester
00:35:23aller jusqu'au bout
00:35:24on parlait d'Ushuaïa
00:35:25Nelly Dénac
00:35:26alors beaucoup de fantasmes
00:35:28autour d'Ushuaïa
00:35:29alors qu'en réalité
00:35:30il faudrait peut-être
00:35:31retracer le parcours
00:35:33de ce patient zéro
00:35:34alors c'est vrai
00:35:35il y a beaucoup de fantasmes
00:35:37autour de cette déchetterie
00:35:38notamment
00:35:38dont on a parlé
00:35:40qui se trouve à 6-7 km
00:35:41d'Ushuaïa
00:35:42Ushuaïa
00:35:42c'est une ville
00:35:43on s'imagine que c'est
00:35:44le bout du monde
00:35:45c'est quand même une ville
00:35:46de 80 000 habitants
00:35:47donc évidemment
00:35:48ils ne fréquentent pas
00:35:48tous les jours la déchetterie
00:35:49mais voilà
00:35:50avec de beaux oiseaux
00:35:53avec de très beaux oiseaux
00:35:54alors le fameux
00:35:55caracara à gorge blanche
00:35:57c'est celui-ci
00:35:58que le couple d'ornithologues
00:35:59néerlandais
00:36:00était venu observer
00:36:01et donc cette déchetterie
00:36:03on l'a dit
00:36:03effectivement
00:36:04infectée par des rongeurs
00:36:06or les autorités
00:36:07de la province
00:36:07de la Terre de Feu
00:36:09martèlent
00:36:10que la probabilité
00:36:11est quasi nulle
00:36:12à leur sens
00:36:13que le patient zéro
00:36:14ait contracté le virus
00:36:14sur place
00:36:15pourquoi ?
00:36:15évidemment eux
00:36:16ils prêchent pour leur paroisse
00:36:17ils invoquent deux raisons
00:36:18il est resté 48 heures sur place
00:36:20le bateau en fait
00:36:21il est reparti le 1er avril
00:36:23et les premiers symptômes
00:36:24sont apparus le 6
00:36:25or
00:36:26vous le rappeliez
00:36:27il n'y a eu aucun cas
00:36:28d'antavirus
00:36:28dans cette province
00:36:30depuis 1996
00:36:31c'était la dernière épidémie
00:36:33et puis il y a surtout
00:36:34d'autres choses
00:36:34qui viennent étayer leur discours
00:36:35moi je ne suis pas du tout
00:36:36en train de rouler
00:36:37pour Oshuaïa
00:36:38je vous fais juste part
00:36:40de ce que les autorités
00:36:41argentines disent
00:36:42le fameux raton
00:36:44colilargo
00:36:45c'est un rat
00:36:46donc à longue queue
00:36:46c'est le vecteur
00:36:48de la fameuse souche
00:36:48des andes du virus
00:36:49celle qui se transmet
00:36:50d'humain à humain
00:36:51et bien il n'est pas du tout
00:36:52dans cette zone
00:36:53en fait de rat
00:36:53quand on le voit en photo
00:36:54c'est une souris
00:36:55il vient de zones boisées
00:36:57des andes
00:36:58un peu plus au nord
00:36:58donc vous le disiez
00:36:59Brigitte
00:37:00la cordillière des andes
00:37:01il est herbivore
00:37:02il mange des graines
00:37:03et des fruits
00:37:03on se demande
00:37:04ce qu'il serait venu faire
00:37:04dans cette déchetterie
00:37:05bref
00:37:05or on sait que le Néerlandais
00:37:07était en Argentine
00:37:08plusieurs semaines avant
00:37:09donc il a pu aller
00:37:11observer des oiseaux ailleurs
00:37:13l'infection
00:37:14est intimement liée au bateau
00:37:16parce que ça s'est produit
00:37:17dessus
00:37:18donc il y a une espèce de
00:37:19comment dire
00:37:20ce bateau
00:37:21il a alimenté un peu
00:37:21tous les fantasmes
00:37:22parce que tous les regards
00:37:23se sont tournés subitement
00:37:24sur lui
00:37:25mais c'est un peu
00:37:25comme pour le coronavirus
00:37:27souvenez-vous
00:37:27les interrogations persistantes
00:37:29sur le pangolin
00:37:30à l'époque
00:37:30ou alors est-ce que
00:37:31c'était une erreur
00:37:32voire une fuite malencontreuse
00:37:34d'un laboratoire chinois
00:37:35à ce stade
00:37:36on ne peut pas répondre
00:37:38évidemment
00:37:38Ushuaïa
00:37:39c'est une terre fantasmée
00:37:40par tous les aventuriers
00:37:40du monde
00:37:42ou alors il y a une mutation
00:37:43ou une sous-couche
00:37:45locale
00:37:46une mission scientifique
00:37:47en tout cas
00:37:47va partir de Buenos Aires
00:37:49j'en finirai là-dessus
00:37:50pour éclaircir tout ça
00:37:52dans les prochains jours
00:37:52mais vous comprenez aussi
00:37:53que les autorités
00:37:54sur place
00:37:54n'ont pas envie
00:37:55de signer
00:37:56la mort du tourisme local
00:37:57bien sûr
00:37:58et puis une grande question
00:37:59aussi se pose
00:38:00chez les croisiéristes
00:38:02est-ce que leur demande
00:38:04de réservation
00:38:05est en baisse
00:38:06non
00:38:06m'a-t-on dit
00:38:07encore ce matin
00:38:08les croisiéristes
00:38:09qui sont bien embêtés
00:38:10et qui ne prennent pas
00:38:11la parole
00:38:12mais on ne désespère pas
00:38:13bien sûr
00:38:13de les recevoir
00:38:15prochainement
00:38:15voilà ce qu'on pouvait dire
00:38:16à propos de ce antivirus
00:38:18mais on va y revenir
00:38:19tout à l'heure
00:38:19à 14h
00:38:20je voudrais qu'on parle
00:38:21d'Emmanuel Macron
00:38:22puisque vous avez tous
00:38:22vu la fameuse vidéo
00:38:24hey hey hey hey
00:38:26bon alors déjà
00:38:27déjà ça
00:38:28ça fait l'objet
00:38:30ça fait l'objet
00:38:31de différentes réactions
00:38:33et notamment
00:38:34de Ségolène Royal
00:38:35qui dit
00:38:36stupéfiant
00:38:37de quel droit
00:38:38faire une leçon
00:38:38au public kényan
00:38:39la presse africaine
00:38:40est consternée
00:38:40attention au comportement
00:38:41vu comme néocoloniaux
00:38:43alors que la présence française
00:38:44sur le continent africain
00:38:46s'est effondré
00:38:46notamment en Afrique francophone
00:38:47au point qu'aucun pays francophone
00:38:49n'a accepté
00:38:50de recevoir ce sommet
00:38:52c'est vrai
00:38:53on entend bien
00:38:54qu'Emmanuel Macron
00:38:55sur le coup
00:38:56avait peut-être
00:38:56voulu faire silence
00:38:57mais enfin
00:38:57il y a façon
00:38:58et façon de le faire
00:38:59quand même
00:38:59Mélodie Huchard
00:39:00oui alors il y a façon
00:39:01recevoir des leçons
00:39:02de comportement
00:39:03par Ségolène Royal
00:39:03en revanche
00:39:04je suis peut-être
00:39:04un tout petit peu
00:39:05plus partagée
00:39:06sur l'histoire
00:39:06la prochaine fois
00:39:07je vous dirai
00:39:08que c'est quelqu'un d'autre
00:39:09et comme ça
00:39:09vous n'aurez pas
00:39:10le loisir
00:39:11loin de moi
00:39:11l'idée d'être désolé
00:39:12mais c'est un peu
00:39:13fort de café
00:39:13c'est vrai qu'en fait
00:39:14il y a une différence
00:39:14entre ce que veut faire
00:39:15le président de la République
00:39:16c'est-à-dire
00:39:17et ce qui peut être
00:39:18tout à son honneur
00:39:20de il voit
00:39:20qu'il y a une salle
00:39:21qui est en train de parler
00:39:22il voit que
00:39:23je ne sais pas
00:39:24si ça n'intéresse pas
00:39:25grand monde
00:39:25mais en tout cas
00:39:25qu'il y a un brouhaha
00:39:26et que les personnes sur scène
00:39:27n'osent pas
00:39:28ou en tout cas
00:39:29ne reprennent pas les personnes
00:39:29donc pourquoi pas
00:39:31à la rigueur acter ça
00:39:32mais on voit
00:39:32que ce qui surprend
00:39:33d'abord c'est son entrée
00:39:34sur scène
00:39:34parce que la personne
00:39:35qui anime entre guillemets
00:39:37la scène
00:39:37lui dit
00:39:37mais pourquoi
00:39:38vous n'attendez pas
00:39:38votre tour
00:39:39ce n'est pas encore à vous
00:39:40et du coup
00:39:40vraiment il prend le micro
00:39:41et puis il agit
00:39:42de manière sans doute
00:39:44voilà
00:39:44effectivement vous aviez
00:39:45ce hé hé hé
00:39:46etc
00:39:46qui marque un peu
00:39:48je pense que c'est un peu
00:39:48un coup de son
00:39:49du chapitre
00:39:49on le voit sur les images
00:39:50il va vers l'animatrice
00:39:52il prend le micro
00:39:53et là il essaye
00:39:54de faire silence
00:39:55mais comme il y a
00:39:56beaucoup de brouhaha
00:39:56c'est d'autant plus ridicule
00:39:58qu'il le fait sans conviction
00:39:59c'est-à-dire que
00:39:59c'est vraiment
00:40:00j'interrompe
00:40:01et de manière un peu molle
00:40:02c'est-à-dire que
00:40:03même sa prise de parole
00:40:05elle n'est même pas
00:40:06comment dire
00:40:07c'est le pire des deux mondes
00:40:08c'est-à-dire que
00:40:08c'est vraiment entre
00:40:09l'humour
00:40:10mais qui n'est pas
00:40:10vraiment humoristique
00:40:12c'est
00:40:13regardez je suis quelqu'un
00:40:13de charismatique
00:40:14je rétablis l'ordre
00:40:15mais d'une manière
00:40:15qui est tellement lunaire
00:40:16en fait qu'on ne sait pas
00:40:17trop quoi en penser
00:40:19à mon sens
00:40:19je ne sais pas
00:40:21non mais on repense tous
00:40:22à la séquence
00:40:23à Jérusalem-Est
00:40:24de Jacques Chirac
00:40:25lorsqu'il est entouré
00:40:26du service secret
00:40:27des services spéciaux
00:40:29des israéliens
00:40:30et il y a effectivement
00:40:32il l'a cohue
00:40:33et il en chopin
00:40:34et il dit
00:40:34what do you want
00:40:35c'est correct
00:40:36mais il y a qu'il reprend
00:40:36lui-même au sein de ses pulcres
00:40:38il a fait la même chose
00:40:39Emmanuel Macron
00:40:40avait fait exactement
00:40:41la même chose
00:40:41au sein de ses pulcres
00:40:43quand Jacques Chirac
00:40:45déjà à l'époque
00:40:45refusait de rentrer
00:40:46dans une église
00:40:47avec des agents en armes
00:40:48alors évidemment
00:40:49moi je vous l'ai fait
00:40:50comme ça spontanément
00:40:51mais je ne suis ni musicien
00:40:53ni instagrammeur
00:40:53mais sur Instagram
00:40:54et sur différents réseaux sociaux
00:40:56il y a déjà des détournements
00:40:57ça n'a pas manqué
00:41:26bon alors ça
00:41:27Si ce n'est pas la chanson de l'été
00:41:302026, c'est le « hey hey ».
00:41:31Il faut rajouter quelques paroles, je pense, et après c'est bon.
00:41:33Non, mais après il y a des paroles, effectivement.
00:41:35Il y a un espèce de petit couplet, où c'est justement
00:41:37le passage où il va vers l'animatrice
00:41:40en disant « it's a lack of respect ».
00:41:41Il peut faire un métier, si il veut plus.
00:41:43Et il a ajouté « for sure ».
00:41:45Ça va être simple, comme on dit,
00:41:47chez le DJ.
00:41:48Déjà, ça commence. C'est vrai qu'Emmanuel Macron s'est mis en scène
00:41:51à Nairobi.
00:41:53On va peut-être le voir sur les images.
00:41:55Il a montré comment il faisait son jogging.
00:41:59lors du sommet franco-africain.
00:42:02Vous le voyez là, en train de reprendre son souffle.
00:42:06Il y a des personnalités africaines
00:42:08également autour de lui.
00:42:10Ce sont des...
00:42:13Comment dirais-je ?
00:42:15C'est un comportement
00:42:16qui est assez intéressant
00:42:18pour les journalistes politiques à analyser
00:42:20alors qu'on est à moins d'un an
00:42:22de la fin de son mandat.
00:42:24C'est aussi parce qu'on est à moins d'un an
00:42:26de la fin de ce mandat
00:42:27qu'on voit qu'il se fait plaisir, le président.
00:42:29C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de déplacements
00:42:30qui sont sur le terme de l'armée
00:42:31parce qu'il adore ces images
00:42:33de porte-avions, de sous-marins, de rafales
00:42:35qui volent autour de l'avion présidentiel.
00:42:37On l'a vu aussi cuisiner.
00:42:39On le voit faire son jogging.
00:42:40Effectivement, on est plus sur un président
00:42:42un peu plus Instagrammeur
00:42:44sur les réseaux sociaux.
00:42:45Je ne dis pas qu'Emmanuel Macron
00:42:46est un président Instagrammeur, évidemment.
00:42:48Mais on sent que c'est la dernière année,
00:42:50qu'il se fait plaisir,
00:42:50que la pression n'est plus la même.
00:42:52Et puis, que surtout avec Sébastien Lecornu,
00:42:53il a trouvé aussi cette sorte de tandem
00:42:55qu'il n'avait pas vraiment eu jusqu'à maintenant
00:42:57où en fait, il laisse pour le coup
00:42:59Sébastien Lecornu gérer les affaires du pays.
00:43:01Et lui, il voyage et il se fait sans doute
00:43:02un peu plus plaisir.
00:43:04On revient aussi à un fonctionnement
00:43:05plus logique sans doute
00:43:06entre le président et son premier ministre.
00:43:08C'est surtout triste.
00:43:09Il n'est pas revenu en France
00:43:10pour l'antavirus ?
00:43:11Non.
00:43:12Non.
00:43:13Bon, c'est un point.
00:43:15Yvan Riaufol,
00:43:16bon, j'entends que ce n'est pas du Mark Targuerich
00:43:19le détournement qu'on a entendu.
00:43:21Mais bon, voilà.
00:43:22C'est un détournement d'attention
00:43:23parce qu'il feint également
00:43:24une autorité qui ne l'a plus.
00:43:25J'aimerais beaucoup
00:43:27qu'on ait un président de la République
00:43:28qui ait cette autorité-là
00:43:29auprès de ceux qui sèment le désordre,
00:43:31par exemple, au hasard,
00:43:34en France même.
00:43:35Mais on voit qu'il détourne le regard.
00:43:36D'ailleurs, qu'il préfère maintenant
00:43:37parler au monde
00:43:38c'est-à-dire parler dans le désert
00:43:39parce que personne ne l'écoute,
00:43:40dans le fond.
00:43:41Et donc, ce qui est bien dramatique.
00:43:43Mais pour le reste, en effet,
00:43:45on va vivre là les derniers mois
00:43:47d'une politique spectacle.
00:43:48Il va faire ce qu'il sait faire le mieux,
00:43:49c'est-à-dire se mettre en scène
00:43:51avec...
00:43:52Il va se déguiser sans doute
00:43:54en tout corps de métier.
00:43:56Là, c'était en joggeur.
00:43:58Demain, ce sera en médecin.
00:43:59Ça, on l'a vu.
00:44:00Il a différentes panoplies.
00:44:02Il avait son aviateur,
00:44:04la combi de la liste,
00:44:06sur la base liste,
00:44:06je m'en souviens.
00:44:08Allez, dans un instant,
00:44:10on sera avec un médecin généraliste
00:44:11de la région parisienne
00:44:12pour voir quelles sont justement
00:44:14les réactions de ces patients
00:44:16au jour le jour.
00:44:17Est-ce que les gens ont peur
00:44:18du antivirus ?
00:44:19Et on se quitte sur ces quelques images
00:44:22de détournement en musique.
00:44:25Voilà, ça sera la chanson de l'été.
00:44:28Quelques notes.
00:44:29Ou pas.
00:44:32Excuse me, everybody !
00:44:34Hey, hey, hey, everybody !
00:44:37Hey, hey, hey, everybody !
00:44:40Hey, hey, hey, everybody !
00:44:42Hey, hey, hey, hey, hey !
00:44:45Un instant dans Midi News,
00:44:46le antivirus,
00:44:47des vaches en leasing
00:44:48et nous recevrons à 14h30
00:44:50Jacques De Villiers
00:44:51pour son dernier livre,
00:44:52l'affaire Lombard.
00:44:53Mais d'abord,
00:44:54les dernières informations,
00:44:55Sommayal Abidi.
00:44:56Et à la une de l'actualité,
00:44:58Sébastien Lecornu,
00:44:58en première ligne,
00:44:59pour éviter tout risque
00:45:00de propagation de l'antavirus.
00:45:03Le Premier ministre appelle sur X
00:45:04à une meilleure coordination internationale,
00:45:06mais aussi avec les États voisins.
00:45:07Coordination qui passe, selon lui,
00:45:09par une coopération plus étroite
00:45:11des protocoles sanitaires.
00:45:13Et après des réunions
00:45:13interministérielles à Matignon,
00:45:15le ministère de la Santé
00:45:16fera un point de situation
00:45:18cet après-midi, 16h45.
00:45:20Conférence de presse à suivre,
00:45:21évidemment, sur notre antenne.
00:45:23On poursuit ce journal
00:45:25avec cette autre conférence de presse,
00:45:27celle en fin de matinée
00:45:28du procureur de la République de Lyon.
00:45:30Suite à l'incendie
00:45:31qui a fait trois morts
00:45:32à Dessines-Charpieux hier matin,
00:45:34il confirme qu'à ce stade de l'enquête,
00:45:35aucune hypothèse n'est privilégiée.
00:45:37Écoutez.
00:45:38Les premières investigations
00:45:39font état d'au moins un départ de feu
00:45:41à l'intérieur de l'immeuble.
00:45:43L'origine et les circonstances
00:45:44de ce départ de feu
00:45:46sont actuellement encore à déterminer.
00:45:48À ce stade des investigations,
00:45:51aucune hypothèse
00:45:53sur les raisons précises des faits
00:45:55n'est privilégiée.
00:45:56Il est donc impossible d'affirmer
00:45:59si une ou plusieurs personnes
00:46:00était visée par cet incendie.
00:46:02Il est également totalement prématuré
00:46:06d'indiquer que les faits
00:46:08sont en lien
00:46:08avec un trafic de stupéfiants.
00:46:11Même si cela reste bien évidemment
00:46:12une piste sérieuse.
00:46:13Et puis au 74e jour de guerre
00:46:15et sans avancée concrète
00:46:17dans les pourparlers
00:46:18entre Téhéran et Washington,
00:46:19la France et le Royaume-Uni
00:46:21coprésident aujourd'hui
00:46:22une réunion avec une quarantaine
00:46:24de leurs homologues
00:46:24pour tenter de sécuriser
00:46:26le fameux détroit d'Hormuz.
00:46:27Merci Somaïa Labidi.
00:46:30Tout de suite l'écho.
00:46:32Votre programme avec Bien Ici.
00:46:34On est bien ici.
00:46:35Trouvez votre futur logement
00:46:36par vie de quartier
00:46:37et temps de trajet
00:46:38sur bienici.com
00:46:41Votre programme avec
00:46:43pierrinnovation.fr
00:46:48La chronique écho
00:46:49avec Eric de l'Hormuz.
00:46:50Bonjour Eric.
00:46:50Bonjour Pierre.
00:46:51Incroyable mais vrai
00:46:52disait Jacques Martin.
00:46:54Les agriculteurs français
00:46:55vont pouvoir acheter
00:46:56des vaches en leasing.
00:46:58Une vache en location.
00:46:59C'est donc possible ?
00:47:00Écoutez, c'est possible
00:47:01parce que les éleveurs
00:47:02reviennent de très loin.
00:47:03Vous savez que leur revenu
00:47:04a énormément chuté.
00:47:06Ça redémarre à peine
00:47:07grâce au prix de la viande
00:47:08qui a augmenté.
00:47:09Mais les centres de gestion
00:47:10et de l'institut de l'élevage
00:47:12montrent que les moyens
00:47:13manquent pour investir
00:47:14et acheter des vaches.
00:47:15Et donc, oui,
00:47:16la location devient une option.
00:47:18Alors ça coûte combien ?
00:47:1920 euros par mois
00:47:20pour avoir une vache.
00:47:22Et c'est une société
00:47:22d'investissement
00:47:23qui propose ce service.
00:47:24Elle s'appelle EDS
00:47:26Élevage Durable Service
00:47:27avec le nom du produit
00:47:28en question
00:47:29My Marguerite.
00:47:30Donc vous voyez,
00:47:30c'est bien trouvé.
00:47:31Donc cette société
00:47:32va mettre en location
00:47:33des vaches
00:47:33destinées à la production
00:47:35de viande.
00:47:36En fait, le sujet
00:47:37dans le sujet
00:47:37c'est que pour un éleveur
00:47:39aujourd'hui,
00:47:39acheter une vache
00:47:40c'est devenu un problème.
00:47:41Voilà, pour des raisons
00:47:42justement de moyens financiers.
00:47:44Alors vous savez,
00:47:45l'agriculteur,
00:47:46l'éleveur
00:47:47hésite à investir
00:47:48de l'argent
00:47:49pour acheter du bétail.
00:47:50Il préfère investir
00:47:51dans la modernisation
00:47:52des bâtiments
00:47:52ou du matériel
00:47:54tout simplement
00:47:54ou même l'emploi salarié.
00:47:56Voilà à quoi
00:47:56doivent servir ses revenus.
00:47:59Et c'est un petit peu
00:48:00comme pour les équipements
00:48:01agricoles.
00:48:01Hier, on achetait
00:48:02un tracteur,
00:48:03aujourd'hui on va le louer.
00:48:04C'est pareil pour le bétail.
00:48:05Alors une vache charolaise,
00:48:07vous voyez combien ça coûte ?
00:48:08Entre 1200 et 2000 euros
00:48:10par tête.
00:48:11Et plus les frais de transport
00:48:12parce que ça coûte
00:48:13100 kilos une vache
00:48:14et ça coûte assez cher
00:48:15de transporter
00:48:16en estime à 300 euros
00:48:17par tête.
00:48:18Et pour un éleveur
00:48:18qui va posséder
00:48:19en moyenne 60 vaches,
00:48:21s'il veut investir
00:48:22tout de suite,
00:48:22ça lui ferait
00:48:2372 000 euros
00:48:24d'un coup
00:48:25pour son cheptel.
00:48:25C'est énorme
00:48:26avec 18 000 euros
00:48:27pour se faire livrer.
00:48:28Donc on le voit,
00:48:29c'est pas donné
00:48:29et l'allocation
00:48:30devient une solution.
00:48:31Mais ça rapporte
00:48:32combien en fait
00:48:33une vache ?
00:48:34Alors après,
00:48:34l'agriculteur,
00:48:35l'éleveur
00:48:36vont devoir vivre
00:48:36sur la vache entière.
00:48:38Alors si c'est pour la viande,
00:48:39elle va rapporter
00:48:403 à 4 000 euros
00:48:41par tête.
00:48:42Si c'est pour le lait,
00:48:433 000 euros brut,
00:48:44je précise,
00:48:44par an.
00:48:45Vous imaginez,
00:48:46les marges sont
00:48:46extrêmement faibles.
00:48:47Et pourquoi finalement
00:48:48on encourage
00:48:49à louer des vaches ?
00:48:50C'est parce que
00:48:51le cheptel a diminué.
00:48:52On a perdu
00:48:53730 000 vaches
00:48:54en France
00:48:54depuis 2018.
00:48:56C'est considérable.
00:48:57Là,
00:48:57cette société
00:48:58espère mettre
00:48:58en location
00:48:5950 000 vaches.
00:49:00Vous voyez,
00:49:00on parle des vaches
00:49:01comme on parlerait
00:49:01de voitures.
00:49:03Peut-être qu'après tout,
00:49:04mon cher Pierre,
00:49:05il était temps
00:49:05de prendre
00:49:06le taureau
00:49:07par les cornes.
00:49:08C'est la chute.
00:49:08Merci Eric
00:49:09de Ritmetel.
00:49:10Bravo.
00:49:11C'était votre programme
00:49:12avec Bien Ici.
00:49:13On est bien ici.
00:49:15Trouvez votre futur logement
00:49:16par vie de quartier
00:49:17et temps de trajet
00:49:18sur bienici.com.
00:49:20C'était votre programme
00:49:22avec pierrinnovation.fr.
00:49:27À table jusqu'à 15h,
00:49:29Elodie Huchard
00:49:29du service politique
00:49:30de CNews,
00:49:31Yvan Riouffol
00:49:32et Ophélie Roque.
00:49:33Vous aviez quelque chose
00:49:34à dire à propos des vaches.
00:49:36Oui.
00:49:36En fait,
00:49:36je découvre ça avec vous
00:49:38mais je suis abasourdie
00:49:39en fait par dire atterrée
00:49:40parce que c'est notre rapport
00:49:42en fait à l'animalité.
00:49:43Enfin,
00:49:44c'est même plus un objet,
00:49:46c'est quelque chose
00:49:46qui devient presque immatériel
00:49:47comme un flux de données,
00:49:48des choses comme ça.
00:49:49Et moi,
00:49:50à titre,
00:49:51je découvre ça
00:49:52donc c'est un peu
00:49:52sur l'instant
00:49:53mais ça m'effraie en fait.
00:49:55Ça m'effraie
00:49:56parce que ce côté
00:49:57de déshumanisation
00:49:58en disant
00:49:59mais c'est pas grave,
00:50:00c'est une vache.
00:50:00Mais en fait,
00:50:01si parce que ça va,
00:50:02ça prouve qu'en fait
00:50:02on n'a plus aucun notion.
00:50:04C'est un être vivant.
00:50:05Oui, c'est ça.
00:50:06C'est pas une voiture,
00:50:07c'est pas une moto,
00:50:08c'est pas une chasse de jardin.
00:50:10C'est pas que le leasing
00:50:11justement qui s'appliquait
00:50:12aux voitures,
00:50:12ce que je pouvais comprendre
00:50:13d'une certaine manière.
00:50:15En fait,
00:50:15donc là,
00:50:16on a du leasing du vivant.
00:50:18Voilà,
00:50:18on est dans ce monde
00:50:18où on a du leasing du vivant.
00:50:20Et bien moi,
00:50:20je suis atterrée par ça
00:50:22et encore une fois,
00:50:23je pense que ça va,
00:50:24si ça marche,
00:50:25ça va s'égrener partout
00:50:26dans la société.
00:50:27Oui, ça va peut-être
00:50:28s'étendre à d'autres sujets.
00:50:30Peut-être que vous pourrez
00:50:31me louer en leasing.
00:50:33Peut-être qu'un pierre
00:50:35de vino en leasing.
00:50:36On peut s'y mettre à plusieurs.
00:50:38On peut connaisser peut-être,
00:50:39Elodie,
00:50:39on va mettre une cagnotte.
00:50:39Il faut avoir une motivation
00:50:40quand même,
00:50:41très très très forte.
00:50:42Bon, en tout cas,
00:50:43le antavirus nous obsède
00:50:47et en tout cas nous inquiète
00:50:48pour certains.
00:50:50Et avec Ophélie Roch,
00:50:51avec Yvan Riouffol
00:50:52et avec Elodie Huchard,
00:50:54on en parle
00:50:55dans ce Midi News
00:50:56depuis 13h.
00:50:57Tout à l'heure,
00:50:58Elodie,
00:50:5818h,
00:50:59Sébastien Lecornu
00:51:00tient une réunion
00:51:01à nouveau pour,
00:51:03j'allais dire,
00:51:03faire le point,
00:51:04aussi bien au niveau
00:51:06interne,
00:51:06c'est-à-dire,
00:51:07j'allais dire domestique
00:51:08pour employer un anglicisme
00:51:10sur la situation en France
00:51:11mais aussi vis-à-vis
00:51:12des pays de l'Union Européenne.
00:51:14Oui, exactement,
00:51:14avec deux enjeux aussi
00:51:16parce que la réunion
00:51:16qui va se tenir
00:51:17avant à 16h45
00:51:18au ministère de la Santé,
00:51:20elle aura lieu
00:51:21avec des épidémiologistes,
00:51:22et ça sera vraiment
00:51:23une réunion plutôt
00:51:24scientifique,
00:51:25pas politique.
00:51:26Donc,
00:51:26le scientifique de 16h45
00:51:28se traduira en politique
00:51:29à 18h
00:51:30pour le côté
00:51:30protocole sanitaire français
00:51:32et puis,
00:51:33comme vous le disiez,
00:51:33il y a eu cette réaction
00:51:34du Premier ministre
00:51:35sur les réseaux sociaux
00:51:36où Sébastien Lecornu
00:51:37appelle vraiment
00:51:38non seulement
00:51:39nos voisins européens
00:51:40mais d'ailleurs,
00:51:41plus globalement,
00:51:42toute la communauté internationale
00:51:43à vraiment travailler
00:51:44ensemble
00:51:45pour deux raisons,
00:51:46travailler ensemble
00:51:46sur un protocole sanitaire
00:51:48qui soit cohérent
00:51:49parce que,
00:51:49comme on le dit,
00:51:50depuis le début,
00:51:50c'est très bien
00:51:51qu'on ait un protocole
00:51:52sanitaire strict
00:51:53en France
00:51:53si nos pays voisins
00:51:55frontaliers
00:51:56ne le font pas
00:51:57quelque part,
00:51:58ça nuit un peu
00:51:58à notre stratégie
00:51:59et puis surtout
00:52:00pour tout ce qui est
00:52:01recherche d'informations
00:52:03et transmission d'informations,
00:52:04notamment pour casser
00:52:05ces fameuses chaînes
00:52:06de transmission.
00:52:06Alors, à ce stade,
00:52:07nous avons donc
00:52:08cinq patients
00:52:08qui sont à l'isolement
00:52:10à l'hôpital Bichat
00:52:11pour une durée
00:52:12encore indéterminée.
00:52:14Nous avons 22 autres cas
00:52:15qui sont également
00:52:17en, comment dirais-je,
00:52:19qui doivent aller
00:52:20à l'isolement
00:52:20en milieu médical.
00:52:22Ce sont les fameux
00:52:23qui se sont retrouvés
00:52:24dans un avion
00:52:24et puis dans un autre
00:52:26avec la patiente néerlandaise.
00:52:28Et la question,
00:52:29c'était de savoir
00:52:30comment les Français
00:52:31le vivaient
00:52:32avec également
00:52:33les médecins.
00:52:33Et nous sommes en ligne
00:52:34avec le docteur
00:52:35Alexandre Fouquet-Derwell.
00:52:36Bonjour, vous êtes
00:52:37médecin généraliste
00:52:38à Neuilly-sur-Seine
00:52:38et également à l'hôpital
00:52:39franco-britannique
00:52:40à Levallois.
00:52:42Les patients
00:52:42qui viennent vous voir
00:52:43pour autre chose,
00:52:44on l'imagine que le antivirus.
00:52:46Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
00:52:47Est-ce qu'ils sont inquiets ?
00:52:48Alors, il n'y a pas
00:52:50d'anxiété particulière
00:52:51parce qu'il n'y a pas
00:52:52de raison qu'il y ait
00:52:52d'anxiété particulière,
00:52:53mais effectivement,
00:52:53il y a un petit peu
00:52:54d'inquiétude.
00:52:55C'est vrai que les souvenirs
00:52:58du début de l'épidémie
00:53:00de coronavirus
00:53:01avaient quand même
00:53:02été compliqués à l'époque.
00:53:03Rappelons-nous,
00:53:04il n'y avait pas de vaccins,
00:53:05il n'y avait pas de traitements,
00:53:07il n'y avait pas de tests,
00:53:08il n'y avait pas de masques.
00:53:09C'était quand même compliqué.
00:53:10Et du coup,
00:53:11cet antivirus
00:53:11qui fait parler de lui
00:53:13en ce moment
00:53:15inquiète un petit peu
00:53:15les gens,
00:53:16les patients.
00:53:17Voilà,
00:53:18ce qui inquiète surtout,
00:53:21c'est la possibilité
00:53:23d'être contaminés.
00:53:24Voilà, c'est surtout ça.
00:53:25Et qu'est-ce que vous
00:53:25leur répondez concrètement,
00:53:27docteur ?
00:53:28Écoutez,
00:53:29j'essaie de les rassurer.
00:53:30Pour le moment,
00:53:31comme vous l'avez dit
00:53:31très justement,
00:53:32il n'y a pas d'épidémie
00:53:33en France.
00:53:34On a une patiente
00:53:35qui est malade
00:53:35et une vingtaine
00:53:36de cas contacts.
00:53:37Donc,
00:53:37il n'y a pas d'épidémie
00:53:38qui s'est développée en France.
00:53:39À l'heure actuelle,
00:53:40il n'y a aucune raison
00:53:41d'être inquiet
00:53:41pour l'antavirus.
00:53:43Il n'y a aucune raison
00:53:43d'être inquiet.
00:53:44C'est aussi une note
00:53:47que vous avez reçue.
00:53:48Tous les médecins,
00:53:49les pharmaciens
00:53:50ont reçu une lettre
00:53:51de la Direction Générale
00:53:53de la Santé.
00:53:53Le docteur Brigitte Millau
00:53:54nous le disait tout à l'heure.
00:53:56Concrètement,
00:53:57qu'est-ce qu'on vous demande ?
00:53:58Est-ce que,
00:53:59d'une certaine manière,
00:54:00la Direction de la Santé
00:54:02et donc les autorités publiques
00:54:04vous disent
00:54:04attention,
00:54:05gardez votre calme,
00:54:06surtout ne cédez pas
00:54:07à la panique
00:54:07pour ceux d'entre vous,
00:54:08médecins, pharmaciens
00:54:09qui seraient inquiets,
00:54:10il n'y a pas de raison,
00:54:11etc.
00:54:11Est-ce qu'il y a aussi
00:54:12une forme,
00:54:13j'allais dire plus haut,
00:54:14de dire tout va bien,
00:54:16ne vous inquiétez pas,
00:54:16on gère ?
00:54:18Je crois que la Direction Générale
00:54:19de la Santé
00:54:19n'est pas tellement
00:54:20à nous dire
00:54:21si on doit être inquiet
00:54:22ou pas inquiet.
00:54:22Nous ne sommes pas inquiets
00:54:23pour le moment
00:54:24parce qu'il n'y a pas
00:54:24de raison d'être inquiet,
00:54:25il n'y a pas de foyer épidémique
00:54:26en France.
00:54:27Après,
00:54:28on a quand même été
00:54:29en première ligne
00:54:31pour le coronavirus
00:54:32à une époque
00:54:33où les choses étaient compliquées.
00:54:34Rappelez-vous,
00:54:35on n'était pas équipés
00:54:36dans les cabinets,
00:54:37il n'y avait pas de blouse,
00:54:38il n'y avait pas de masque,
00:54:39on n'avait pas de test.
00:54:40Voilà,
00:54:41on a été mis un peu,
00:54:42on a été obligés
00:54:43de s'occuper
00:54:45des malades
00:54:46au début de l'épidémie.
00:54:49pour laquelle on fait ce métier.
00:54:51Voilà,
00:54:52on n'a pas d'inquiétude particulière.
00:54:53Après,
00:54:55sur l'avenir,
00:54:56il y a un gros point
00:54:57d'interrogation,
00:54:57personne ne sait
00:54:58ce qui va se passer.
00:54:59Est-ce qu'on va réussir
00:55:00à endiguer l'épidémie,
00:55:01les quelques cas
00:55:02qui existent à l'heure actuelle ?
00:55:03C'est ce qu'on espère.
00:55:04Est-ce que les choses
00:55:05vont se compliquer par la suite ?
00:55:07C'est possible aussi,
00:55:08personne ne peut répondre
00:55:09à cette question pour le moment.
00:55:10Voilà,
00:55:10mais nous,
00:55:11on va gérer ça
00:55:12comme on l'a toujours fait.
00:55:15Oui,
00:55:15avec les moyens du bord
00:55:16et même quand il n'y avait pas
00:55:17suffisamment de masques,
00:55:18qu'on essayait d'en trouver
00:55:19ou en tout cas,
00:55:19on faisait sans masque
00:55:20et on arrivait à avoir
00:55:22quand même des vaccins.
00:55:23Là,
00:55:23pour le coup,
00:55:24on est bien d'accord,
00:55:25il n'y a pas de vaccin
00:55:26pour le antivirus.
00:55:27Pour le moment,
00:55:28il n'y a pas de vaccin,
00:55:29il n'y a pas de traitement.
00:55:30Donc,
00:55:30on est exactement
00:55:31dans la même configuration
00:55:33qu'on avait initialement
00:55:34avec le coronavirus,
00:55:35c'est-à-dire qu'on est face
00:55:36à un virus
00:55:37qu'on ne s'est pas traité.
00:55:39Eh bien,
00:55:40si vous recommencez,
00:55:41on recommencera,
00:55:42mais encore une fois,
00:55:43on n'en est pas là.
00:55:44Donc,
00:55:44pas d'inquiétude.
00:55:45Pas d'inquiétude,
00:55:47même si,
00:55:47dernière question,
00:55:48docteur,
00:55:49pas d'inquiétude,
00:55:50même si la létalité
00:55:51du antivirus
00:55:52n'est pas du tout
00:55:53la même qu'avec
00:55:54le coronavirus,
00:55:55parce que le coronavirus
00:55:56se transmettait,
00:55:57se transmettait
00:55:57de façon,
00:55:58avec aussi des patients
00:55:59qui étaient totalement
00:56:01asymptomatiques.
00:56:01Là,
00:56:02les létalités
00:56:02sont de 30 à 60 %,
00:56:03donc,
00:56:04c'est terrible à dire,
00:56:05mais fatalement,
00:56:06ça se transmet moins.
00:56:09Tout à fait.
00:56:10Alors,
00:56:10il y a une petite question
00:56:13sur ce virus
00:56:15qui visiblement
00:56:15se développe
00:56:16à bas bruit
00:56:17en quelques semaines
00:56:18avec une période
00:56:19d'inquiétude
00:56:19qui est très longue.
00:56:20Ça,
00:56:21ça peut être
00:56:21un motif d'inquiétude
00:56:22parce que c'est vrai
00:56:23que si les patients
00:56:24sont porteurs
00:56:25pendant très longtemps
00:56:25avant de développer
00:56:26les premiers symptômes,
00:56:28ça peut être difficile
00:56:28de gérer les cas contacts.
00:56:30Bon,
00:56:31on va voir,
00:56:32on a une personne malade
00:56:33pour le moment,
00:56:3420 personnes
00:56:35qui sont cas contacts
00:56:35sur le territoire français.
00:56:37Ce qu'il faut espérer,
00:56:39c'est que les choses,
00:56:41c'est que le virus
00:56:42ne se transmettent pas
00:56:44trop vite
00:56:45et puis voilà,
00:56:47il faut croiser
00:56:47un petit peu les doigts.
00:56:48Encore une fois,
00:56:49c'est une question
00:56:50à laquelle personne
00:56:51n'a de réponse
00:56:51pour le moment.
00:56:52C'est les semaines à venir
00:56:54qui vont nous dire
00:56:55un petit peu
00:56:56comment réagir, bien sûr.
00:56:58Et l'ambiance à l'hôpital,
00:56:59puisque vous êtes également,
00:57:00vous consultez à l'hôpital
00:57:02franco-britannique,
00:57:03elle est comment ?
00:57:03Est-ce que les médecins...
00:57:07Je travaille dans un service
00:57:09de cancérologie
00:57:09la moitié de mon temps
00:57:10et on s'occupe
00:57:11de patients
00:57:11qui sont très malades,
00:57:13qui ont des traitements
00:57:14qui sont lourds
00:57:14et c'est vrai
00:57:15que leur priorité
00:57:17est différente.
00:57:18Maintenant,
00:57:19chez ces patients
00:57:19qui sont un petit peu lourds,
00:57:21qui peuvent être inquiets,
00:57:22c'est vrai qu'il ne faut pas
00:57:23hésiter à leur dire
00:57:24de porter des masques,
00:57:27mais même pour eux-mêmes,
00:57:28je ne parle pas
00:57:28d'antavirus
00:57:29parce que ce n'est pas
00:57:30l'objet pour le moment,
00:57:31mais chez les personnes
00:57:32qui sont un petit peu fragiles,
00:57:34il ne faut pas hésiter
00:57:34si elles prennent rendez-vous
00:57:36en consultation
00:57:36dans un cabinet
00:57:37ou si elles prennent
00:57:38les transports en commun
00:57:39et qu'elles ont une susceptibilité
00:57:41aux infections,
00:57:41c'est toujours bien
00:57:42de porter un petit masque.
00:57:44Mais ça ne concerne pas
00:57:46l'antavirus,
00:57:47ça concerne les patients
00:57:49immunodéprimés
00:57:49d'une manière générale.
00:57:50Merci beaucoup
00:57:51de vos précisions,
00:57:52docteur Alexandre Fouquet
00:57:53et Derwell.
00:57:54Merci d'avoir été
00:57:54en direct avec nous.
00:57:57Le cas qui est assez intéressant
00:57:59aujourd'hui,
00:57:59intéressant bien sûr,
00:58:00entre guillemets,
00:58:01c'est le cas espagnol
00:58:02qui a été testé positif
00:58:04avec une fièvre respiratoire,
00:58:07avec effectivement
00:58:09cette fièvre respiratoire
00:58:10en Espagne,
00:58:11alors que Pedro Sanchez,
00:58:14dont on sait
00:58:15les positions politiques,
00:58:16qui a ce côté
00:58:18un peu progressiste,
00:58:20disait effectivement
00:58:21qu'il y a,
00:58:23on devrait faire attention
00:58:25quand même
00:58:30au risque
00:58:31de devenir
00:58:32trop égoïste
00:58:33dans le monde.
00:58:33Voilà,
00:58:34c'était une chose
00:58:35assez paradoxale
00:58:36qu'on a pu relever
00:58:37ce matin.
00:58:38Ce mardi,
00:58:39à la Moncloa,
00:58:40Pedro Sanchez
00:58:41a tenu sa première
00:58:42conférence de presse
00:58:43depuis le début
00:58:44de cette crise
00:58:45du antivirus
00:58:45aux côtés
00:58:46du recteur général
00:58:47de l'OMS
00:58:48qui s'est voulu
00:58:49rassurant.
00:58:50Frédéric Trahini,
00:58:52vous êtes notre
00:58:53correspondant
00:58:53en Espagne,
00:58:55le directeur général
00:58:57de l'OMS
00:58:58s'est voulu rassurant,
00:58:59mais il a lancé
00:59:00un avertissement
00:59:01en expliquant
00:59:01que la situation
00:59:02pouvait encore évoluer.
00:59:05Oui,
00:59:06il était aux côtés
00:59:06de Pedro Sanchez
00:59:07dont c'était
00:59:07la première prise
00:59:08de parole
00:59:08depuis le début
00:59:09de la crise
00:59:09puisque depuis
00:59:10dix jours,
00:59:11le Premier ministre
00:59:11espagnol avait
00:59:12délégué la communication
00:59:13à ses ministres,
00:59:14une absence
00:59:15qui lui a été
00:59:16vertement critiquée
00:59:17par l'opposition.
00:59:18C'est à elle
00:59:19qu'il s'adressait
00:59:20lorsqu'il parlait
00:59:20d'un manque
00:59:22de solidarité,
00:59:23justement,
00:59:23dont vous parliez
00:59:24dans votre lancement.
00:59:25A noter que,
00:59:26d'après le Premier ministre
00:59:27espagnol,
00:59:27l'opération est un succès
00:59:28total avec zéro incident.
00:59:31Il a justifié
00:59:32l'accueil du navire
00:59:33aux Canaries
00:59:34en expliquant
00:59:34qu'il y avait
00:59:35une obligation légale
00:59:36d'abord
00:59:36puisque l'appel
00:59:37au secours
00:59:37de l'OMS
00:59:38selon lui
00:59:38s'inscrit directement
00:59:40dans le règlement
00:59:41sanitaire international
00:59:43et puis on suit
00:59:43une obligation morale
00:59:45vis-à-vis des 150 passagers
00:59:46et leurs familles
00:59:47qui, je cite,
00:59:48ont vécu
00:59:48le pire moment
00:59:49de leur vie.
00:59:50Alors,
00:59:50les 14 passagers
00:59:52espagnols concernés
00:59:53sont actuellement
00:59:54en quarantaine
00:59:54obligatoire
00:59:55et strict
00:59:56dans un hôpital
00:59:57militaire
00:59:57de Madrid
00:59:58où ils peuvent
00:59:59rester jusqu'à
00:59:5942 jours
01:00:01et effectivement,
01:00:01le seul cas positif
01:00:03à enregistrer
01:00:03de la fièvre
01:00:04cette nuit,
01:00:04une légère
01:00:06dépressurisation
01:00:06d'oxygène
01:00:07mais son cas
01:00:08est stable
01:00:08selon les autorités.
01:00:11Effectivement,
01:00:11le directeur général
01:00:12de l'OMS,
01:00:13Tedros Adhanon,
01:00:15s'est voulu rassurant
01:00:16en expliquant
01:00:16qu'il n'y avait pas
01:00:18de foyer
01:00:18qui pouvait aller
01:00:19au-delà
01:00:20de ce qu'on a vu
01:00:21pour l'instant
01:00:21mais que la situation
01:00:23pouvait évoluer
01:00:23et qu'on ne peut pas
01:00:24considérer
01:00:24cette crise
01:00:26antivirus
01:00:27complètement close
01:00:27actuellement.
01:00:28Merci beaucoup
01:00:29Frédéric Traini
01:00:29à Barcelone
01:00:30pour ces news
01:00:31et justement
01:00:31puisqu'on parle
01:00:32du chef du gouvernement
01:00:33espagnol
01:00:34Pedro Sanchez.
01:00:35Écoutons-le.
01:00:38Le monde n'a pas besoin
01:00:39de plus d'égoïsme
01:00:40ni de plus de peur.
01:00:42Ces derniers jours,
01:00:43nous avons entendu
01:00:44de nombreux représentants
01:00:45publics
01:00:46se demander
01:00:47pourquoi le pays africain
01:00:48du Cap Vert
01:00:49n'accueillait pas l'opération.
01:00:51Mais pour nous,
01:00:51il était clair
01:00:52que ce n'était pas la question,
01:00:54que la vraie question
01:00:55en était une autre.
01:00:56Pourquoi ne viendrons-nous
01:00:57pas en aide
01:00:58à ceux qui en ont besoin
01:00:59si nous en avons les moyens ?
01:01:01Puisque nous parlions
01:01:02également du patron
01:01:02de l'OMS,
01:01:03voici ce qu'il déclare.
01:01:06Ils sont souverains.
01:01:08Nous ne pouvons donc
01:01:09pas les forcer
01:01:10à adopter nos protocoles.
01:01:14Nous ne pouvons que
01:01:15les conseiller
01:01:16et leur faire
01:01:16des recommandations.
01:01:20Voilà, référence bien sûr
01:01:21aux pays qui ne sont plus
01:01:22dans l'OMS,
01:01:22en l'occurrence l'Argentine
01:01:23et les Etats-Unis
01:01:25où il y a 18 personnes
01:01:27concernées
01:01:28qui étaient à bord
01:01:28de ce navire
01:01:29et il y a justement
01:01:32un cas qui a été détecté
01:01:33et qui est aux Etats-Unis.
01:01:35difficile gestion
01:01:36de crise
01:01:36avec effectivement
01:01:38Pedro Sanchez
01:01:39nous en a fait voir
01:01:40et on se souvient
01:01:42des réactions
01:01:42non seulement
01:01:43du gouvernement
01:01:43mais de l'opposition
01:01:44française
01:01:45quand il y a eu
01:01:45la régulation
01:01:46de 500 000 personnes.
01:01:48Là, dire
01:01:49qu'il faut faire attention
01:01:50à l'égoïsme
01:01:51dans le monde
01:01:51alors qu'on a
01:01:52une situation
01:01:52qui est grave
01:01:53en Espagne,
01:01:54ce n'est peut-être pas
01:01:54forcément le moment
01:01:55de dire ça.
01:01:56Ce n'est pas le moment
01:01:56de dire ça
01:01:56et puis c'est un principe
01:01:57aussi de réalité.
01:01:59Il n'est pas question
01:01:59de céder ni à l'égoïsme
01:02:00ni à la peur
01:02:01mais de savoir plutôt
01:02:02comment ces personnes
01:02:03notamment qui étaient
01:02:04sur le bateau
01:02:05peuvent être
01:02:06aujourd'hui soignées
01:02:07peuvent être soignées
01:02:08en sécurité
01:02:08évidemment pour elles
01:02:10et pour les autres
01:02:11c'est-à-dire que là
01:02:11on voit bien l'idéologie
01:02:13de dire qu'il ne faut pas
01:02:13d'égoïsme
01:02:14il ne faut pas de peur
01:02:15très bien
01:02:15aller dire ça
01:02:16sans doute aux Espagnols
01:02:17en leur disant
01:02:17on va prendre
01:02:18tous les rapatriés
01:02:19du bateau
01:02:19on va les mettre
01:02:19dans les rues
01:02:20vous verrez que les Espagnols
01:02:21ne seront pas d'accord
01:02:22déjà ils n'étaient pas d'accord
01:02:23parce que le président
01:02:24des îles Canaries
01:02:25ne voulait pas
01:02:26que la poteau accosse
01:02:27et là on voit bien
01:02:27l'idéologie en fait
01:02:28qui est extrêmement loin
01:02:31du concret
01:02:31et puis on ne va pas accuser
01:02:32les autres pays
01:02:33d'avoir été égoïstes
01:02:34c'est-à-dire qu'il y avait
01:02:34une gestion de crise
01:02:35qu'il a fallu tenter
01:02:36de résoudre
01:02:37et là Pedro Sanchez
01:02:38arrive comme si lui
01:02:38était prêt à sauver
01:02:39la paix entière
01:02:40je ne suis pas sûre
01:02:41qu'il en ait les capacités
01:02:42en réalité
01:02:42Yvan Ayouffol
01:02:43je me demande
01:02:44si nous ne sommes pas
01:02:44en train de perdre
01:02:45notre sang-froid
01:02:46car il faudrait en revenir
01:02:47aux faits
01:02:48et les faits
01:02:49de cette crise mondiale
01:02:50mondialisée par l'OMS
01:02:53elle-même
01:02:53par l'Organisation mondiale
01:02:54de la santé
01:02:54les faits ne concernent
01:02:56que trois morts
01:02:57parlons de trois morts
01:02:58et on parle de crise mondiale
01:02:59donc peut-être
01:03:00faudrait-il revenir
01:03:01à un peu plus de décence
01:03:02me semble-t-il
01:03:03et ne pas tomber
01:03:05dans l'hubris
01:03:05que l'on avait connu
01:03:06alors là
01:03:06que l'on a vécu
01:03:07il y a maintenant six ans
01:03:08au point que le président
01:03:10de la République
01:03:10de l'époque
01:03:11avait déclaré
01:03:13la guerre au Covid
01:03:14rappelez-vous
01:03:14il avait six fois de suite
01:03:15dit
01:03:15nous sommes en guerre
01:03:16désignant le Covid
01:03:17et qu'ensuite
01:03:18il est tombé
01:03:19dans cette politique dispendieuse
01:03:21du quoi qu'il en coûte
01:03:21qui a ruiné le pays
01:03:22donc j'aimerais bien
01:03:23que l'on revienne effectivement
01:03:24à des éléments plus concrets
01:03:25que l'on mesure exactement
01:03:27quel est le danger
01:03:27je ne dis pas que
01:03:29ce virus n'a pas de danger
01:03:30mais il semble en avoir
01:03:30beaucoup moins
01:03:32voire littéralement moins
01:03:33que le Covid précédent
01:03:35et donc encore une fois
01:03:36je crains davantage
01:03:37le virus de la peur
01:03:38que le virus
01:03:39Alors vous savez quoi
01:03:40on va suivre vos conseils
01:03:41les conseils du sage
01:03:42Yvan Rioufol
01:03:43et on va laisser
01:03:44à notre ami Julien Pasquet
01:03:46à partir de 15h
01:03:46le soin d'en reparler
01:03:48je voudrais reparler
01:03:48quand même de cette fusillade
01:03:50en pleine journée
01:03:51hier dans le quartier
01:03:52des Moulins à Nice
01:03:53sur fond de trafic
01:03:55de stupécie
01:03:56en fiant
01:03:57deux personnes tuées
01:03:58trois autres
01:03:59sont en urgence
01:04:00absolue
01:04:01explication de Cleitarka
01:04:03et reportage
01:04:04de Franck Trivion
01:04:05Il est 15h30
01:04:07sur cette place
01:04:08commerçante
01:04:09habituellement
01:04:09très fréquentée
01:04:10du quartier
01:04:11des Moulins à Nice
01:04:12quand les tirs éclatent
01:04:13rapidement sur place
01:04:15le procureur
01:04:16de la République de Nice
01:04:17a précisé
01:04:18le déroulé des faits
01:04:19un individu qui arrive
01:04:20en trottinette
01:04:20qui va traverser
01:04:22la place des Amaryllis
01:04:23en trottinette
01:04:24qui va ouvrir le feu
01:04:26à plusieurs reprises
01:04:27et qui va être pris en charge
01:04:28par un véhicule
01:04:29dans lequel il va
01:04:30prendre la fuite
01:04:30depuis plusieurs jours déjà
01:04:32les tensions étaient
01:04:33particulièrement fortes
01:04:34à Nice
01:04:34une série de tirs
01:04:36et d'incidents
01:04:36liés au narcotrafic
01:04:37avait touché
01:04:38plusieurs quartiers
01:04:39de la ville
01:04:40une nouvelle fusillade
01:04:41ce lundi
01:04:42qui illustre
01:04:43pour le maire de Nice
01:04:44Eric Ciotti
01:04:45une escalade
01:04:46de la violence
01:04:46c'est une guerre
01:04:48qui a été déclarée
01:04:49à la République
01:04:49après cette fusillade
01:04:51aujourd'hui
01:04:51depuis l'été 2024
01:04:53et l'incendie
01:04:54qui avait frappé
01:04:55un immeuble des Moulins
01:04:56il y a 11 morts
01:04:58à déplorer
01:04:59dans ce quartier
01:04:59un climat de violence
01:05:01permanent
01:05:01qui pèse sur les habitants
01:05:03j'habite là
01:05:04ça fait même pas deux mois
01:05:06et je m'en parle
01:05:06je viens de partir
01:05:07je me suis échappé
01:05:08de Chichigny
01:05:09pour vivre ici
01:05:11et maintenant
01:05:12je veux m'échapper
01:05:13de là
01:05:13parce que j'ai peur
01:05:13pour mes enfants
01:05:14le bilan provisoire
01:05:15fait état de deux morts
01:05:17et trois blessés
01:05:18en urgence absolue
01:05:19une enquête a été ouverte
01:05:20pour assassinat
01:05:21en bande organisée
01:05:24c'était différent
01:05:25ce monsieur
01:05:25qui fait le parallèle
01:05:26avec la Chichigny
01:05:27c'est à dire
01:05:27quand on sait
01:05:29quelles étaient
01:05:30les conditions là-bas
01:05:31notamment à une époque
01:05:32et la réponse
01:05:34d'Eric Ciotti
01:05:34c'est de mettre
01:05:35un commissariat de police
01:05:36à cet endroit là
01:05:38et les habitants
01:05:39disent
01:05:39qu'est-ce que vous voulez
01:05:40j'entendais encore ce matin
01:05:42des gens disent
01:05:42on va mettre un quart de CRS
01:05:44il va rester le temps
01:05:44qu'il va rester
01:05:45puis après ça va recommencer
01:05:47il n'y a pas vraiment
01:05:48de solution
01:05:50la solution
01:05:50c'est d'ouvrir les yeux
01:05:51dans le Figaro ce matin
01:05:52le patron de la police
01:05:53nous dit
01:05:53il n'y a pas de zone
01:05:54de non-droit en France
01:05:56la preuve que si
01:05:57la preuve que si
01:05:57monsieur Logier
01:06:00le jour où il dit ça
01:06:01le jour où sa déclaration
01:06:02est publiée
01:06:03vous avez effectivement
01:06:03ce que vous décrivez là
01:06:04donc il y a effectivement
01:06:05des zones de non-droit
01:06:06vous avez effectivement
01:06:07un narco-trafic
01:06:08qui devient un narco-terrorisme
01:06:10et d'ailleurs on peut se poser
01:06:10la question de savoir
01:06:11s'il n'y a pas un lien
01:06:12entre les narcos
01:06:13et les terroristes islamistes
01:06:14on peut deviner
01:06:15que derrière tout cela
01:06:16il y a aussi une volonté
01:06:17de casser effectivement
01:06:20non seulement
01:06:20l'harmonie nationale
01:06:22mais effectivement
01:06:23à travers des actes
01:06:24de terrorisme
01:06:25de subvertir
01:06:26dans le fond
01:06:27cette politique
01:06:28moi j'ai le sentiment
01:06:30en effet
01:06:30que c'est joli
01:06:32de fermer les yeux
01:06:33surtout quand
01:06:33ils peuvent le faire
01:06:34ils peuvent le faire
01:06:35parce que ce n'est pas eux
01:06:35qui habitent dans ces quartiers
01:06:36en fait
01:06:36c'est à dire que
01:06:37je pense qu'à la fois
01:06:37il y a une forme de volonté
01:06:39de mettre sous cloche
01:06:41un phénomène qui les dérange
01:06:42mais surtout je pense
01:06:43vraiment qu'ils ne comprennent pas
01:06:44réellement ce que c'est
01:06:45de vivre dans ces quartiers là
01:06:46et qu'à aucun moment
01:06:47en fait
01:06:48une fusillade
01:06:49je pense sincèrement
01:06:50que ça passe là
01:06:51ça ressort là
01:06:52c'est que les gens
01:06:53qui les subissent
01:06:54en fait au quotidien
01:06:55qui se rendent compte
01:06:55d'à quel point
01:06:56c'est monstrueux
01:06:56Allez dans un instant
01:06:58on a le plaisir
01:06:59de recevoir Jacques De Villiers
01:07:00pour son dernier livre
01:07:01ça s'appelle
01:07:02L'affaire Lombarde
01:07:03et ça fait suite
01:07:04au bâtard du roussillon
01:07:05qui avait déjà été
01:07:06très très lu
01:07:08par vos autres téléspectateurs
01:07:10c'est publié chez Fayard
01:07:10restez avec nous
01:07:11sur ces news
01:07:15En instant dans Midi News
01:07:16nous accueillons
01:07:16Jacques De Villiers
01:07:17pour son dernier livre
01:07:18ça sera juste après
01:07:20les dernières informations
01:07:21de Somaya Labidi
01:07:22Et elle a une de l'actualité
01:07:24face au risque
01:07:24de propagation
01:07:25de l'antavirus
01:07:26le gouvernement
01:07:27durcit le dispositif
01:07:28sanitaire
01:07:29avec des mesures
01:07:29très strictes
01:07:30pour tous les cas
01:07:31contact sans exception
01:07:33quarantaine renforcée
01:07:34en milieu hospitalier
01:07:35et après une série
01:07:36de réunions
01:07:37interministérielles
01:07:38point de situation
01:07:39du ministère de la Santé
01:07:40à 16h45
01:07:41on va suivre évidemment
01:07:42en direct
01:07:43sur notre antenne
01:07:44Au 74ème jour de guerre
01:07:47Donald Trump estime
01:07:47que le cessez-le-feu
01:07:48entre Washington et Téhéran
01:07:50et je cite
01:07:50sous assistance respiratoire
01:07:52et envisage
01:07:53de relancer
01:07:54son opération
01:07:55de protection
01:07:55des navires
01:07:56pour franchir
01:07:56le détroit d'Hormuz
01:07:57réponse du principal
01:07:59négociateur
01:08:00du régime
01:08:00des Mola
01:08:01l'Iran
01:08:01ripostera
01:08:02en cas d'attaque
01:08:03et puis c'est dans ce contexte
01:08:05que le préflage carburant
01:08:06va être élargi
01:08:07au BTP
01:08:08l'exécutif dit vouloir
01:08:09soutenir le secteur
01:08:10face à la forte hausse
01:08:11du cours des matériaux
01:08:12utilisés dans la construction
01:08:14issus du pétrole
01:08:15matériaux dont le prix
01:08:16a flambé à cause
01:08:17évidemment de la crise
01:08:18dans le détroit d'Hormuz
01:08:19Merci beaucoup
01:08:20Somaya
01:08:21Labidi
01:08:22sont avec nous
01:08:23toujours Ophélie Roch
01:08:24et Yvan Riouffol
01:08:25nous sommes ravis
01:08:26de vous recevoir
01:08:27bonjour Jacques Devilliers
01:08:28Bonjour
01:08:29merci de votre invitation
01:08:30Vous êtes l'auteur
01:08:31et beaucoup d'entre nous
01:08:33l'ont lu
01:08:33du bâtard du Roussillon
01:08:35qui avait été publié
01:08:36chez Fayard
01:08:37vous revenez avec
01:08:37l'affaire Lombarde
01:08:39qui parle de l'année 1290
01:08:43et le nouveau roi
01:08:44Philippe le Bel
01:08:45tire les leçons
01:08:46des échecs
01:08:47de son père
01:08:48Philippe III
01:08:49et contrairement à son père
01:08:51il est
01:08:51c'est un fin stratège
01:08:53il est prudent
01:08:53et la France
01:08:56est dans un état
01:08:57on va dire
01:08:58comparable
01:08:58à l'état
01:09:00qui a aujourd'hui
01:09:01notamment au niveau
01:09:02des finances publiques
01:09:03donc la France
01:09:04est endettée
01:09:05il va devoir
01:09:06emprunter de l'argent
01:09:07donc c'est assez amusant
01:09:09parce que
01:09:09enfin amusant
01:09:10n'est pas du tout le terme
01:09:11parce qu'il se passe
01:09:12des choses assez terribles
01:09:13dans votre livre
01:09:13mais on est quand même
01:09:15à une époque
01:09:16où on tire son épée
01:09:17plus rapidement
01:09:18qu'un recommandé
01:09:21à air
01:09:22pour une énième sommation
01:09:25de rendre l'argent
01:09:26enfin voilà
01:09:27on est quand même
01:09:27dans une époque
01:09:28beaucoup plus
01:09:29beaucoup plus brutale
01:09:31cela dit
01:09:31est-ce que
01:09:32la situation
01:09:33actuelle du pays
01:09:35et aussi
01:09:36le fait que
01:09:37sur plusieurs antennes
01:09:39dont la nôtre
01:09:39on parle
01:09:40de cette situation
01:09:41et de la dette
01:09:42est-ce que ça vous a donné
01:09:43des idées
01:09:44Jacques De Villiers ?
01:09:46Eh bien
01:09:46pour vous répondre
01:09:47je dirais que c'est
01:09:48précisément l'inverse
01:09:50c'est-à-dire
01:09:50en travaillant
01:09:51cette période
01:09:53de 1290
01:09:54du 13ème siècle
01:09:55et en m'apercevant
01:09:56de cette réalité
01:09:58politique de l'époque
01:09:59eh bien
01:10:00j'ai trouvé
01:10:01effectivement intéressant
01:10:02de voir les résonances
01:10:03qu'il peut y avoir
01:10:03avec l'actualité
01:10:05qui nous environne
01:10:07pour autant
01:10:08mon objectif
01:10:09n'est pas de dresser
01:10:10un portrait
01:10:12parallèle
01:10:12quelque peu déprimant
01:10:14et quelque peu
01:10:14oppressant
01:10:15de la réalité
01:10:16du 13ème siècle
01:10:17mais plutôt
01:10:17de mettre en valeur
01:10:19et de mettre en exergue
01:10:20le fait que
01:10:20les hommes d'état
01:10:21de cette époque
01:10:22et Philippe Lebel
01:10:23au premier chef
01:10:23ont eu à cœur
01:10:25de tout faire
01:10:26pour qu'on sorte
01:10:27de cette situation
01:10:28et c'est ce qui m'intéresse
01:10:29dans ce nouvel droit
01:10:30Donc c'est plus
01:10:30une critique
01:10:32sous-jacente
01:10:33de la classe politique
01:10:34actuelle
01:10:34par rapport à la classe politique
01:10:36du 13ème siècle
01:10:36C'est plus une mise en valeur
01:10:39de ces personnages
01:10:40dont j'aime la grandeur
01:10:41et la hauteur de vue
01:10:42et c'est vrai que
01:10:43pour Philippe Lebel
01:10:44pour ce jeune souverain
01:10:46d'à peine 20 ans
01:10:47il y a chevillé au corps
01:10:49chevillé au cœur
01:10:50la conviction
01:10:51que sa mission
01:10:52doit le conduire
01:10:53à mener
01:10:54vers le bien commun
01:10:56et vers le salut
01:10:57son royaume
01:10:58et donc c'est
01:10:59véritablement
01:10:59une hauteur d'âme
01:11:00qui le fait gouverner
01:11:02de cette façon
01:11:02et il est mu
01:11:03par cette conviction-là
01:11:04c'est ce qui m'intéresse
01:11:05C'est ce qui vous intéresse
01:11:06et c'est ce qui manque
01:11:07aujourd'hui
01:11:07le fameux
01:11:08faire-nation
01:11:10Absolument
01:11:10et il est probable
01:11:12que dans l'histoire
01:11:12et à travers
01:11:13le roman historique
01:11:14notamment
01:11:15on puisse dresser
01:11:17dessiner à grands traits
01:11:18des permanences
01:11:19des permanences
01:11:20à travers la grandeur
01:11:21à travers la grandeur
01:11:22de la France
01:11:22à travers ce que l'histoire
01:11:23nous enseigne
01:11:24pour montrer
01:11:25et pour mettre en valeur
01:11:26le fait que
01:11:26le panache n'a pas d'âge
01:11:28et que évidemment
01:11:29l'esthétique médiévale
01:11:31le monde médiéval
01:11:32est à bien des égards
01:11:33différents d'une autre
01:11:33mais que pour autant
01:11:34il n'est pas dénué
01:11:35d'enseignement
01:11:36et pas dénué
01:11:36de richesse
01:11:37qu'il peut nous apporter
01:11:38pour peu qu'on prenne
01:11:39la peine d'y plonger
01:11:41même si à l'époque
01:11:42il y a du carriérisme
01:11:44politique
01:11:45on l'a vu peut-être
01:11:46un peu plus tard
01:11:46d'ailleurs dans l'histoire
01:11:47pas forcément au XIIIe siècle
01:11:48mais ça commence
01:11:49à se développer
01:11:50déjà à cette époque-là
01:11:51ce qui est sûr
01:11:52c'est que Philippe Lebel
01:11:52alors qu'il est
01:11:53je le disais
01:11:54très jeune
01:11:56a très vite conscience
01:11:57que le système
01:11:59des grands seigneurs
01:12:00qui l'entourent
01:12:00et qui d'une certaine façon
01:12:02se coopent
01:12:03les uns les autres
01:12:04parfois dans une inefficacité
01:12:08néfaste pour le royaume
01:12:09ne peut pas durer
01:12:10et donc il va chercher
01:12:11progressivement
01:12:11à s'entourer
01:12:12de spécialistes
01:12:13de gens qui lui sont fidèles
01:12:15d'hommes
01:12:16qu'on pourrait qualifier
01:12:17d'économistes
01:12:19de juristes
01:12:20de légistes
01:12:20des experts
01:12:22des experts
01:12:22exactement comme
01:12:23Guillaume de Nogaret
01:12:24Marigny
01:12:25Angaron Marigny
01:12:25etc.
01:12:26et dans ce roman
01:12:27je raconte
01:12:28le début de cette relation
01:12:29qu'il tisse
01:12:30pour essayer de se sortir
01:12:31du marasme
01:12:32et d'avoir
01:12:33un appareil d'Etat
01:12:34si on peut parler
01:12:35en ces termes
01:12:36le plus efficace possible
01:12:37pour réformer l'Etat
01:12:38mener son royaume
01:12:40à la bonne place
01:12:41en Europe
01:12:42et se prémunir
01:12:43des influences étrangères
01:12:45des ingérences étrangères
01:12:47comme intérieure
01:12:48la force de votre livre
01:12:49c'est qu'il y a effectivement
01:12:50ces faits politiques
01:12:51il y a ce parallèle
01:12:53avec le faire nation
01:12:54qui manque tant
01:12:54aujourd'hui
01:12:55cruellement
01:12:55et puis c'est un thriller
01:12:57c'est à dire
01:12:58qu'on arrive quand même
01:12:58à mener cela
01:12:59et au lycée
01:13:00il y a beaucoup d'oralité
01:13:01il y a beaucoup de dialogue
01:13:02on vit avec les personnages
01:13:03c'est tout l'art
01:13:04en fait du romancier
01:13:05c'est je pense
01:13:07le grand avantage paradoxal
01:13:09du roman historique
01:13:10c'est qu'il peut
01:13:10et il doit je pense
01:13:12nous enseigner
01:13:14nous éduquer
01:13:15nous interroger
01:13:16sur l'histoire
01:13:17sur ses parallèles
01:13:18ses permanences
01:13:18sur les erreurs du passé
01:13:20qu'il faut éviter de commettre
01:13:22et sur les beautés
01:13:23que l'on peut imiter
01:13:24pour les reproduire
01:13:25et puis pour autant
01:13:26il a cette dimension
01:13:27profondément immersive
01:13:28et je pense que
01:13:30il résonne
01:13:31avec notre époque
01:13:32notre époque de l'image
01:13:33notre époque du divertissement
01:13:34parce qu'il n'est pas
01:13:35qu'un divertissement
01:13:36il est aussi un enseignement
01:13:37mais pour autant
01:13:38il a cette dimension
01:13:39scénaristique narrative
01:13:40à laquelle je m'attache beaucoup
01:13:41pour essayer de plonger
01:13:42le lecteur
01:13:43dans une intrigue avant tout
01:13:45et donc de l'embarquer
01:13:47véritablement
01:13:47à travers chaque décor
01:13:49à travers chaque ville
01:13:50à travers chaque paysage
01:13:51dans une esthétique
01:13:52dans une ambiance
01:13:53autant que dans une histoire
01:13:54j'avais une petite question
01:13:56à vous poser en fait
01:13:57c'est donc vous avez dû
01:13:58entasser pas mal
01:13:59de matériel
01:14:00justement historique
01:14:01dans vos recherches
01:14:02pour réussir justement
01:14:03à créer un climat
01:14:04qui soit un climat crédible
01:14:06est-ce que vous avez
01:14:06un personnage
01:14:07qui vous a le plus surpris
01:14:08ou étonné par sa modernité
01:14:10est-ce qu'il y a un nom
01:14:11qui ressort
01:14:12ou est-ce que finalement
01:14:12vous vous êtes dit
01:14:13mais c'est incroyable
01:14:14à l'époque
01:14:14ils avaient tous
01:14:15une prestance
01:14:15qu'on n'a plus
01:14:17alors je pense que
01:14:18la modernité
01:14:19de certains des personnages
01:14:21sur lesquels j'ai travaillé
01:14:22et Philippe Lebel
01:14:22au premier chef
01:14:23n'est pas en contradiction
01:14:26avec le panache
01:14:27ou la grandeur d'âme
01:14:28qui peut être la leur
01:14:29justement je pense
01:14:30que Philippe Lebel
01:14:31navigue sur une ligne
01:14:33de crête
01:14:33puisqu'il fait preuve
01:14:34d'une évidente modernité
01:14:36en cherchant à réformer
01:14:37l'État
01:14:37en cherchant à le doter
01:14:38d'institutions
01:14:39qui peuvent donner au roi
01:14:40une force plus que symbolique
01:14:42et donc en faire
01:14:43véritablement
01:14:44pour la suite
01:14:45des siècles
01:14:46une figure
01:14:48évidente
01:14:48comme celle
01:14:49du gouvernant
01:14:51en France
01:14:51et donc mettre
01:14:52les seigneurs
01:14:53à leur bon niveau
01:14:53déjà
01:14:53et pour autant
01:14:54en conservant
01:14:55la dimension féodale
01:14:56en conservant
01:14:57l'enracinement
01:14:57les traditions
01:14:58et en quelque sorte
01:14:59à une sorte
01:14:59de maillage territorial
01:15:00donc oui
01:15:01il y a une grande modernité
01:15:02chez Philippe Lebel
01:15:03mais c'est aussi
01:15:03ce que j'admire
01:15:04parce que cette modernité
01:15:06se marie
01:15:07avec une tradition
01:15:08elle n'est pas incompatible
01:15:09il n'y a pas vraiment
01:15:10d'opposition
01:15:10comme on pourrait
01:15:11en connaître aujourd'hui
01:15:12c'est ce qui me semble intéressant
01:15:13d'une certaine manière
01:15:14c'est ça qui m'a le plus étonné
01:15:15peut-être à la lecture
01:15:16de votre roman
01:15:17j'ai eu le sentiment
01:15:18que c'était presque
01:15:19un roi finalement
01:15:20qui se
01:15:21comment dire
01:15:22qui à l'époque
01:15:24a compris
01:15:25peut-être avant
01:15:26tous les autres
01:15:27à quel point
01:15:27finalement
01:15:28le capitalisme
01:15:29était en train de naître
01:15:30et qui en fait
01:15:31n'a pas fait
01:15:32enfin un peu fait
01:15:33un au-passerade
01:15:33en fait
01:15:34c'est-à-dire
01:15:34et c'est ça
01:15:35je trouvais ça assez intéressant
01:15:36c'était de vous demander
01:15:37en fait vous
01:15:39votre propre opinion
01:15:40enfin là-dessus
01:15:40c'est-à-dire
01:15:41est-ce que vous pensez
01:15:41en effet
01:15:42que c'était la bonne
01:15:43la bonne réaction
01:15:44ce qu'il a fait à l'époque
01:15:45c'est-à-dire
01:15:45de se dire
01:15:46il y a un pouvoir
01:15:47de la finance
01:15:47qui commence à devenir
01:15:48de plus en plus arrogant
01:15:49de plus en plus tranchier
01:15:51il faut le tenir à distance
01:15:53alors effectivement
01:15:54Philippe Lebel
01:15:55a une grande vision stratégique
01:15:57pourrait-on dire
01:15:58et donc
01:15:59il a très vite
01:16:00à l'esprit
01:16:01le fait que
01:16:02dans tous les domaines
01:16:02et évidemment
01:16:03le domaine financier
01:16:04en est un important
01:16:05il lui faut
01:16:06conserver sa place
01:16:08conserver son rang
01:16:08et donc
01:16:09avoir le pouvoir nécessaire
01:16:10pour mener sa politique
01:16:11et c'est au fond
01:16:12ce qui est le plus intéressant
01:16:13effectivement je pense
01:16:14que ce qui est admirable
01:16:15chez lui
01:16:16notamment
01:16:17c'est sa volonté politique
01:16:18et la capacité
01:16:20qu'il a
01:16:20à surmonter
01:16:21les obstacles
01:16:22les uns après les autres
01:16:23c'est ce que je raconte
01:16:24dans ce roman
01:16:25en partie
01:16:25grâce à ses alliés
01:16:27à ses fidèles serviteurs
01:16:29pourrait-on dire
01:16:30et donc
01:16:30cette capacité aussi
01:16:31à s'entourer
01:16:32d'un premier cercle
01:16:33qui va l'aider
01:16:34à sortir du marasme
01:16:36le royaume
01:16:37tout à fait
01:16:38Yvan
01:16:38je n'ai pas lu
01:16:39je n'ai pas lu votre livre
01:16:40mais enfin
01:16:40ce que vous en décrivez
01:16:41c'est effectivement
01:16:42de nous dire
01:16:42que l'homme seul
01:16:43n'est pas seul
01:16:43enfin en tout cas
01:16:44que le roi n'est pas seul
01:16:45et qu'il sait s'entourer
01:16:46en tout cas
01:16:47et donc j'y vois là
01:16:48une perspective
01:16:49plutôt moderne
01:16:50voire démocratique
01:16:51et est-ce que
01:16:52c'est ainsi qu'il faut le comprendre
01:16:54est-ce qu'il a eu
01:16:54le jugement
01:16:55de bien choisir
01:16:56ceux qui l'ont conseillé
01:16:57et est-ce que ceci
01:16:58peut être décliné
01:17:00sur d'autres pratiques monarchiques
01:17:02ou d'autres pratiques démocratiques
01:17:04en parlant par exemple
01:17:05des prochaines présidentielles
01:17:06où il y a aussi
01:17:07quelques profils
01:17:09de jeunes
01:17:10de jeunes prétendants
01:17:11c'est une très bonne question
01:17:13parce que Philippe Lebel
01:17:14est un mystère
01:17:14pour les historiens
01:17:15encore aujourd'hui
01:17:16de ce point de vue là
01:17:17était-il manipulateur
01:17:19manipulé
01:17:20environné
01:17:21par finalement
01:17:22des grands serviteurs de l'Etat
01:17:23qui exerçaient sur lui
01:17:24une emprise
01:17:24ou au contraire
01:17:25les dirigeants
01:17:26en donnant
01:17:27les grands axes
01:17:29je pense précisément
01:17:30que c'est plutôt
01:17:30cette deuxième option
01:17:31en travaillant
01:17:32à l'étude des archives
01:17:33et puis à l'étude
01:17:34de son histoire
01:17:35je pense qu'il avait
01:17:36ce bon sens
01:17:37qui le faisait dessiner
01:17:39la stratégie
01:17:40et puis qu'ensuite
01:17:40il déléguait
01:17:41tout ce qui relevait
01:17:42des spécialités
01:17:43aux hommes
01:17:44qui l'entouraient
01:17:45et de cette façon
01:17:46il a pu mener
01:17:47une politique efficace
01:17:49alors évidemment
01:17:50les leçons
01:17:51qu'on peut en tirer
01:17:51sont toutes plus intéressantes
01:17:53que ce soit
01:17:54d'un point de vue politique
01:17:55évidemment
01:17:55mais aussi
01:17:56d'un point de vue culturel
01:17:57d'un point de vue spirituel
01:17:58d'un point de vue civilisationnel
01:17:59et même d'un point de vue
01:18:01artistique et esthétique
01:18:02puisque Philippe Lebel
01:18:02il comprend qu'il lui faut
01:18:03une beauté
01:18:05et notamment
01:18:05par l'architecture
01:18:07par le palais royal
01:18:08par la modernisation
01:18:10de tout un appareil
01:18:11de l'état
01:18:11il comprend
01:18:12à bien des niveaux
01:18:13qu'il lui faut savoir
01:18:14s'entourer
01:18:15pour mettre en valeur
01:18:17sa fonction
01:18:17et finalement
01:18:18parvenir à ses fins
01:18:20alors loin de moi
01:18:21l'idée de faire
01:18:22du merchandising
01:18:23en bon français
01:18:24de votre livre
01:18:25mais je me souviens
01:18:26qu'à une époque
01:18:27où j'étais enfant
01:18:28il y avait
01:18:29ou adolescent plutôt
01:18:30il y avait des livres
01:18:32qui étaient passionnants
01:18:32et qui attiraient
01:18:34d'ailleurs les jeunes
01:18:34à la lecture
01:18:35les plus réticents
01:18:36qui s'appelaient
01:18:37Les livres dont vous êtes le héros
01:18:38et je trouve
01:18:39qu'à la fois
01:18:40Le bâtard du roussillon
01:18:41et à la fois
01:18:41L'affaire Lombarde
01:18:42sont tout à fait
01:18:43transposables
01:18:44dans ce type de roman
01:18:45qui d'ailleurs
01:18:46je trouve
01:18:47pourrait sortir
01:18:48les adolescents
01:18:49et puisque je suis le père
01:18:50notamment d'un adolescent
01:18:52d'un pré-adolescent
01:18:53les sortir aussi
01:18:54du smartphone
01:18:54est-ce que c'est quelque chose
01:18:56à laquelle vous avez songé ?
01:18:58Absolument
01:18:58je suis moi-même
01:19:00un grand lecteur
01:19:01depuis l'enfance
01:19:01j'ai cette chance
01:19:02mes parents m'ont donné
01:19:03ce goût de la lecture
01:19:04et qui ensuite
01:19:04ne s'est jamais éteint
01:19:06et qui s'est même
01:19:07transposé d'une certaine manière
01:19:08dans l'écriture
01:19:09ce que je pense
01:19:10que quand on écrit
01:19:10on est avant tout
01:19:11un lecteur
01:19:12et je pense que
01:19:13dans le travail
01:19:14que j'essaye de faire
01:19:15il y a cette dimension
01:19:16à la fois immersive
01:19:17et picturale
01:19:17nous sommes évidemment
01:19:18au siècle de l'image
01:19:20à la période
01:19:21d'une quantité d'informations
01:19:23qui nous est délivrée
01:19:24par jour immense
01:19:25et donc
01:19:25je pense que la lecture
01:19:26n'est pas incompatible
01:19:27avec la jeunesse
01:19:28aujourd'hui
01:19:29simplement
01:19:29c'est peut-être
01:19:29le moyen
01:19:30de l'y faire entrer
01:19:31qui diffère un peu
01:19:32à travers
01:19:33cette dimension narrative
01:19:36cette dimension scénaristique
01:19:37qui va faire
01:19:38que j'essaye
01:19:38de chapitre en chapitre
01:19:40et d'intrigue en intrigue
01:19:41de nouer
01:19:42et de nouer
01:19:43une intrigue complexe
01:19:44avec des rebondissements
01:19:45nombreux
01:19:46pour
01:19:47à chaque pas
01:19:48accompagner le lecteur
01:19:49et ne pas
01:19:49le laisser
01:19:50dans un univers massif
01:19:52mais au contraire
01:19:53le mener
01:19:54pas à pas
01:19:54dans chacun
01:19:56de mes décors
01:19:56dans chacun
01:19:57de mes paysages
01:19:58donc vous pourriez
01:19:58déconstruire
01:19:59décomposer votre livre
01:20:00et le faire
01:20:01comme c'était le cas
01:20:02des livres
01:20:02dont vous êtes le héros
01:20:03avec
01:20:03si vous voulez
01:20:04ouvrir la porte de gauche
01:20:05vous allez au chapitre 243
01:20:07si vous voulez ouvrir
01:20:08la porte de droite
01:20:09vous allez au chapitre 92
01:20:11et dans ce cas là
01:20:12effectivement
01:20:13la solution
01:20:14pouvait être
01:20:14très préjudiciable
01:20:16pour le lecteur
01:20:16absolument
01:20:17je pense qu'il est
01:20:18toujours d'ailleurs
01:20:19agréable
01:20:19de discuter avec des lecteurs
01:20:21qui disent
01:20:21mais pourquoi votre personnage
01:20:22n'est pas allé
01:20:23en telle direction
01:20:24mais pourquoi n'a-t-il pas
01:20:25fait tel choix
01:20:25et je pense que c'est
01:20:27déjà que le lecteur
01:20:28se projette à ce moment là
01:20:29et c'est ce qui m'intéresse
01:20:30Ophélie Rock
01:20:30c'est quelque chose
01:20:31que vous allez faire lire
01:20:31à vos élèves
01:20:32l'affaire Lombarde
01:20:33surtout qu'en fait
01:20:34le roman historique
01:20:35c'est une bonne porte d'entrée
01:20:36à la fois pour l'histoire
01:20:37bien sûr
01:20:37mais aussi pour la lecture
01:20:38parce que c'est des choses
01:20:39en fait qui plaisent
01:20:41notamment aux collégiens
01:20:42parce qu'ils sont encore
01:20:43curieux en fait d'aventure
01:20:44mais moi j'avais
01:20:45une dernière petite question
01:20:46pour vous
01:20:46c'est vous
01:20:48quel romancier
01:20:49peut-être de roman historique
01:20:50ou pas
01:20:50vous a le plus marqué
01:20:52ou inspiré
01:20:52quand vous étiez
01:20:53soit enfant
01:20:54soit jusqu'à maintenant
01:20:55en fait
01:20:55il n'y a pas d'âge
01:20:56il y en a évidemment
01:20:58plusieurs
01:20:59Dumas
01:20:59mais Dumas au premier chef
01:21:01Théophile Gauthier
01:21:02avec le capitaine Fracas
01:21:03il y en a d'autres
01:21:04et je pense que les pardaillants
01:21:05qui est aujourd'hui
01:21:06un peu tombé dans l'oubli
01:21:07de Michel Zevaco
01:21:08étaient très intéressants
01:21:09de ce point de vue-là
01:21:09parce qu'avec un angle évident
01:21:11un angle presque idéologique
01:21:13pourrais-je dire
01:21:13et bien pourtant
01:21:14il y avait une grande attention
01:21:16portée à tous les décors
01:21:17à toutes les ambiances
01:21:18à tous les univers
01:21:19à toute l'esthétique
01:21:20finalement
01:21:21pour faire en sorte
01:21:22que si tout n'est pas véridique
01:21:23du moins tout est vraisemblable
01:21:24et c'est ce qui m'intéresse
01:21:25dans le roman
01:21:26Merci beaucoup Jacques De Villiers
01:21:27L'affaire Lombard
01:21:28s'est publiée chez Fayard
01:21:29et pour ceux qui ne l'ont pas lu
01:21:30le bâtard du roussillon
01:21:33chez Fayard
01:21:34Donald Trump
01:21:35s'est exprimé
01:21:36sur la guerre
01:21:38en Iran
01:21:40après plus d'un mois
01:21:41de trêve fragile
01:21:42le président américain
01:21:43a rejeté la réponse iranienne
01:21:45à la dernière proposition américaine
01:21:46plongeant ainsi
01:21:47l'impasse diplomatique
01:21:48entre les deux pays
01:21:49on l'écoute
01:21:53Le cessez-le-feu
01:21:54est incroyablement faible
01:21:55je dirais que c'est
01:21:56le plus faible en ce moment
01:21:57après avoir lu
01:21:58cette saleté
01:21:59qu'il nous a envoyé
01:22:00je n'ai même pas fini
01:22:01de la lire
01:22:02j'ai dit
01:22:02je ne vais pas perdre
01:22:03mon temps à lire ça
01:22:04je dirais qu'il est
01:22:05au plus bas en ce moment
01:22:06il est sous assistance
01:22:08respiratoire
01:22:09ils pensent que bon
01:22:10je vais me lasser de ça
01:22:11ou je vais m'ennuyer
01:22:12ou je vais être sous pression
01:22:13mais il n'y a aucune pression
01:22:14il n'y a absolument
01:22:15aucune pression
01:22:16nous aurons une victoire
01:22:17complète
01:22:17nous avons déjà eu
01:22:18en théorie
01:22:19une victoire complète
01:22:20d'un point de vue militaire
01:22:21Voilà
01:22:21on a fait le choix
01:22:22de vous diffuser
01:22:24cette dernière parole
01:22:25puisque c'est la dernière
01:22:26de la série
01:22:27du président américain
01:22:28mais ce qu'on peut dire
01:22:29en deux mots
01:22:30c'est que pour l'instant
01:22:31rien n'avance
01:22:32dans ces négociations
01:22:33entre l'Iran
01:22:35et les Etats-Unis
01:22:35Non
01:22:35et puis on rappelle
01:22:36le camouflet quand même
01:22:37infligé par l'Iran
01:22:39hier
01:22:40par la voix de son
01:22:41porte-parole
01:22:42un peu obscur
01:22:43du ministère
01:22:44des affaires étrangères
01:22:45il y a eu aussi
01:22:46tout l'imbroglio
01:22:46autour du rôle
01:22:47du médiateur pakistanais
01:22:49sachant qu'entre temps
01:22:50on avait appris
01:22:52une information
01:22:52qui a été démentie
01:22:53entre temps
01:22:53mais enfin bon
01:22:54il faudra vérifier
01:22:54que des avions iraniens
01:22:56avaient pu être récupérés
01:22:58par le Pakistan
01:22:58ce qui jetterait
01:23:00évidemment le trouble
01:23:01sur le rôle du Pakistan
01:23:02en tant que médiateur
01:23:03est-ce qu'on peut encore
01:23:04considérer que c'est
01:23:05un interlocuteur crédible
01:23:07sur le plan militaire
01:23:08évidemment
01:23:08il n'y a rien de sûr
01:23:09les Etats-Unis
01:23:11menacent
01:23:12jour après jour
01:23:13effectivement
01:23:13de reprendre
01:23:14les hostilités
01:23:15mais le cessez-le-feu
01:23:17en l'état
01:23:18il tient toujours
01:23:19dans l'attente
01:23:19de ces fameux 30 jours
01:23:21qui ont été fixés
01:23:22pour des négociations
01:23:23éventuelles
01:23:23ça n'empêche pas
01:23:24les menaces
01:23:25ici et là
01:23:25de poindre
01:23:26avec le Hezbollah
01:23:27qui veut maintenant
01:23:28transformer
01:23:28la bataille
01:23:30en enfer
01:23:30et aussi
01:23:32les protagonistes
01:23:33divers
01:23:33qui se préparent
01:23:35Yvan Rayoufol
01:23:37maintenant j'ai appris
01:23:38à être très prudent
01:23:39sur ce dossier
01:23:40vous avez bien raison
01:23:41on a bien compris
01:23:42effectivement
01:23:42que l'Iran
01:23:43jouait sa dernière carte
01:23:45qui est la carte du temps
01:23:46parce que malgré tout
01:23:47l'Iran a perdu militairement
01:23:49naturellement
01:23:50il reste encore
01:23:50elle reste offensive
01:23:51mais on ne sait plus
01:23:52très bien comment
01:23:53on s'en prise
01:23:53les décisions
01:23:54moi ce que j'observe
01:23:55et c'est ce qui me désole
01:23:56c'est que pour l'instant
01:23:57on perd de vue
01:23:58effectivement
01:23:58la détresse
01:23:59du peuple iranien lui-même
01:24:00c'est moi
01:24:01ma seule grille de lecture
01:24:03est celle-ci
01:24:03on ne voit plus
01:24:05le peuple iranien
01:24:06à défiler dans les rues
01:24:08non pas par acquiescement
01:24:09au régime
01:24:09mais parce qu'il est terrorisé
01:24:11par la brutalité extrême
01:24:12de ce régime
01:24:13qui a tué 40 000 personnes
01:24:14en décembre dernier
01:24:15et donc j'espère
01:24:17même si je vois bien
01:24:19les errements
01:24:20de Donald Trump
01:24:20je vois bien
01:24:21tous ses excès
01:24:22et tous ses défauts
01:24:22je continue à être solidaire
01:24:24malgré tout
01:24:25de la politique développée
01:24:26par les Etats-Unis
01:24:27et par Israël
01:24:27dans la mesure
01:24:28où cette politique
01:24:29vise à briser les reins
01:24:30d'un totalitarisme
01:24:32apocalyptique
01:24:32en fait
01:24:33il faut bien prendre conscience
01:24:34du fait
01:24:35que ce totalitarisme-là
01:24:36est un totalitarisme
01:24:37qui veut rayer de la carte
01:24:38ses proches voisins
01:24:39singulièrement Israël
01:24:40alors on va rester également
01:24:41très très prudents
01:24:42sur le rentavirus
01:24:43mais on a peut-être
01:24:44des informations
01:24:44sur de nouveaux cas
01:24:45Nelly Dénac
01:24:46qui ont été confirmés
01:24:47tout de même
01:24:48par l'OMS
01:24:49dont on sait
01:24:50qu'ils tentent de gérer
01:24:51au mieux ce dossier
01:24:53d'assurer une forme
01:24:54de coordination internationale
01:24:55même si pour l'instant
01:24:56on comprend bien
01:24:57que chaque pays
01:24:57est souverain
01:24:58quant au protocole
01:24:59à appliquer
01:25:00alors l'OMS confirme
01:25:01deux cas supplémentaires
01:25:02dans le monde
01:25:03ce qui les porte à neuf
01:25:04il y a eu là aussi
01:25:06une petite interrogation
01:25:06sur les chiffres
01:25:07pourquoi ?
01:25:08parce qu'à ce jour
01:25:09certes 11 cas
01:25:10ont été signalés
01:25:11en tout
01:25:12mais il faut tenir
01:25:13compte de ces 3 décès
01:25:15qui sont intervenus
01:25:16donc ça veut dire
01:25:16que dans les cas
01:25:17dits vivants
01:25:19aujourd'hui
01:25:20il y a donc
01:25:219 personnes
01:25:22qui sont en traitement
01:25:23ou en réanimation
01:25:24et donc on y reviendra
01:25:26on y reviendra
01:25:26dans 120 minutes
01:25:27avec Julien Pasquet
01:25:29ce soir
01:25:29documentaire exceptionnel
01:25:30les derniers jours
01:25:32de Samuel Paty
01:25:33présenté par Gauthier Lebrecht
01:25:35on regarde un extrait
01:25:37je dédie ce texte
01:25:38à celui qu'on n'a pas sauvé
01:25:40monsieur Dominique Bernard
01:25:41mon frère
01:25:42a été décapité
01:25:43le 16 octobre 2020
01:25:443 ans après
01:25:46étant de réaliser
01:25:47que la fameuse phrase
01:25:47lancée par monsieur Blanquer
01:25:48il y aura un avant
01:25:50et un après Samuel Paty
01:25:51n'a pas eu les effets attendus
01:25:53j'en veux
01:25:54à ces éternels adeptes
01:25:55de l'idéologie
01:25:55du pas de vaguisme
01:25:56ceux qui sont les premiers
01:25:57à se mettre à genoux
01:25:58et à regarder tomber
01:25:59ceux qui sont restés debout
01:26:00se murmura à l'oreille
01:26:02ah tu vois
01:26:03on a bien fait de se coucher
01:26:05mon frère a été reconnu
01:26:06par certains
01:26:07et a tort
01:26:07coupable de déloyauté
01:26:09le coup de sa désobéissance
01:26:11sera qu'il finira seul
01:26:12et que l'état
01:26:13n'en aura pas sa part
01:26:14du contrat social
01:26:15en lui assurant protection
01:26:17combien de temps
01:26:18vous faudra-t-il
01:26:19pour comprendre
01:26:19que la culture de la Libye
01:26:21soit religieuse
01:26:21soit ethnique
01:26:23est utilisée
01:26:23pour commettre
01:26:24les pires exactions
01:26:26le dernier condamné à mort
01:26:27pour blasphème en France
01:26:28n'est plus François Jean
01:26:29le fève de la barre
01:26:30exécuté en 1766
01:26:32à Abbeville
01:26:33c'est désormais
01:26:34Samuel Paty
01:26:35exécuté en 2020
01:26:36à Conflans-Saint-Honorin
01:26:38voilà
01:26:38Michael Paty
01:26:39qui témoigne
01:26:40sur son frère
01:26:41document à regarder
01:26:41ce soir à 21h
01:26:43merci à tous
01:26:44de nous avoir suivis
01:26:45merci aux équipes
01:26:45de Midi News
01:26:46France à l'édition
01:26:48merci à Anaïs
01:26:48Louise à l'édition également
01:26:49Amanda Ausson
01:26:50Ludovic à la vision
01:26:51Jérôme à la réalisation
01:26:53merci encore Jacques Devilliers
01:26:54d'avoir été avec nous
01:26:55pour l'affaire Lombard
01:26:56de votre dernier livre
01:26:57très bonne journée sur ces news
01:27:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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