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  • il y a 1 jour
Ci Né Ma du mercredi 13 mai 2026

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00:07Bonjour, on va beaucoup parler de Cannes dans ce numéro puisque ce premier film l'abandon qui évoque le destin
00:12tragique de Samuel Paty est présenté sur la croisette, on en parle ici.
00:16Ce n'est pas le cas de cette hélice sous emprise, mais c'est un film fort avec José Garcia,
00:20il est à nos côtés.
00:21Et cette Vénus électrique qui lui fait l'ouverture sur la croisette nous enchante, on en parle aussi, tout comme
00:26démarre en parallèle ce festival du film chinois dont nous vous parlons ici avec nos autres sélections de la semaine.
00:31C'est parti, c'est la version longue de l'émission.
00:37J'ai jamais rêvé d'être un héros, mais que mes cours éveillent une vocation, ça oui j'avoue j
00:42'en ai rêvé.
00:44Bonjour Monsieur Paty.
00:45Si certains films dépassent le simple cadre du cinéma, l'abandon fait partie de cela.
00:50Inspiré de la tragédie qui a bouleversé la France entière, celle de Samuel Paty, le réalisateur Vincent Garinck revient sur
00:56cette histoire que beaucoup semblaient connaître.
00:58Tout le monde connaît le nom de Samuel Paty, tout le monde connaît la photo de Samuel Paty, tout le
01:02monde a compris qu'il y a une histoire de mensonge.
01:03Mais pour comprendre qu'un mensonge d'une gamine puisse aboutir au meurtre d'un prof, je pense que là,
01:08les gens, je pense qu'ils n'ont pas compris.
01:12Et c'est normal.
01:14Et moi, ce qui m'a intéressé dans cette histoire, quand je commençais vraiment à me pencher dessus, c'est
01:20tous ces liens de causalité.
01:22Et il y en a d'autres que ce mensonge.
01:25En tout cas, il est à l'origine de tout.
01:29Là, c'est intéressant à raconter.
01:31Là, c'est sidérant.
01:32Là, c'est une histoire qui est vraiment...
01:37C'est comme une catastrophe aérienne.
01:39C'est-à-dire que c'est plein de petits incidents qui font qu'à la fin, c'est une
01:43catastrophe.
01:44Voilà, c'est un mensonge, un petit mensonge intrafamilial qui devient une tragédie nationale.
01:48Finalement, c'est ça.
01:49Et c'est tous ces petits liens que le film raconte.
01:53Et ça, je le sais, parce qu'on l'a montré.
01:56Et même Antoine vous le dira, parce qu'il a lu le scénario, en fait, on apprend plein de choses.
01:59C'est-à-dire qu'en creusant cette histoire, on apprend plein de choses que le grand public n'a
02:03pas pu capter.
02:05Parce que ça n'a pas été tellement raconté non plus.
02:08Aujourd'hui, on va faire une étude de cas.
02:10Liberté d'expression, liberté de la presse.
02:12Ça vous dit quelque chose ?
02:13C'est faire l'hebdo ?
02:14Exactement.
02:15Antoine Reinhardt, dans le rôle de Samuel Paty, livre ici une performance tout en retenue.
02:20Il n'a pas besoin d'en faire trop, juste un regard, quelques silences.
02:23Une hésitation suffise à raconter l'intérieur d'un homme brisé.
02:26Le comédien revient sur son interprétation.
02:28Je suis toujours dans une recherche liée à la vérité, liée au réel, liée à m'approprier le plus possible.
02:36Enfin, aller rechercher le plus possible en dehors de moi pour ensuite m'approprier les choses.
02:41Sauf que là, il y a plus de pression et plus de sentiments de responsabilité.
02:46C'est-à-dire que je prends moins de liberté quand même.
02:48Je me dis moins.
02:49Bon, ça, non, là vraiment, je dois faire mon travail jusqu'au bout.
02:52Normalement, je le fais quand même jusqu'au bout.
02:53Mais là, il y a quelque chose où je ne peux pas passer à côté de quoi que ce soit.
02:57Je ne peux pas laisser de zone d'ombre.
02:58Je ne peux pas mentir sur...
03:02Je ne peux pas trahir une vérité.
03:04Pas de blague aujourd'hui ?
03:05Bon, allez, une blague pour Drissot.
03:07Il y a un problème.
03:10Je viens de revoir la vidéo de Les Vieux, arrête pas d'augmenter.
03:12Elle est mensongère.
03:13Elle se donne clairement le nom du collège et de monsieur Paty.
03:15Il faut la faire supprimer.
03:16Dans l'abandon, vous ne trouverez pas de sensationnel.
03:19Le film choisit l'intelligence et la retenue.
03:21Il interroge l'abandon sous toutes ses formes.
03:23Celui d'un homme, des institutions, d'une société incapable parfois de protéger
03:27ceux qui transmettent, enseignent.
03:29C'est sûrement pour ça que le titre du film ne laisse rien au hasard.
03:32C'est la seule chose que je n'ai pas écrite dans le...
03:36Ça me préexistait à mon arrivée sur le projet.
03:40Et on l'a toujours gardé.
03:41Moi, je le trouve très bien.
03:43Non, non, non, non, je le trouve très bien.
03:44Mais je sais que les institutions le prennent pour eux.
03:48C'est-à-dire que quand les gens de l'éducation nationale le prennent...
03:51Mais en fait, quand ils voient le film, ils sont rassurés.
03:53Mais j'ai vu le caractère inquiétant du titre.
03:57Mais en même temps, il m'a inspiré l'avant-dernière scène du film
04:03où on parle de ce sentiment d'abandon de la famille qu'a la famille de Samuel Paty
04:08et qu'il a certainement eu lui.
04:09C'est ce grand... On sent la solitude de ce personnage.
04:13Donc, il y a quelque chose autour de là.
04:16Voilà.
04:16Et ça raconte bien le film.
04:18Il y a vraiment un...
04:19Et puis ça montre...
04:20Ça raconte toutes ces défaillances à tous les niveaux.
04:22Au niveau de l'éducation nationale, mais au niveau de la police,
04:25au niveau des profs.
04:26Il y a un abandon général que tout le film raconte.
04:33On sent la solitude quand on a des problèmes.
04:35On est seul.
04:35Et là, on sent vraiment qu'il est seul.
04:37Là, il est quand même...
04:40Il a un marteau dans son sac à dos pour se défendre,
04:43alors qu'il a porté plainte, qu'il en a parlé à sa hiérarchie,
04:47qu'il s'est menacé par des islamistes locaux,
04:50comme il dit à ses collègues.
04:53Donc, se balader avec un marteau pour se défendre
04:55et acheter un pull à capuche pour se cacher,
04:58il y a quelque chose de dérisoire et de profondément...
05:01Une immense solitude face à la menace.
05:04Il faudrait que vous rédigez un rapport à alerter le service de défense et de sécurité.
05:07Ça s'est pas passé comme ça.
05:08Bah, je dirais à la manchier.
05:09On est complètement derrière vous.
05:12Tous les jours, je reçois des coups de fil de menace à la loge.
05:15Vu le contexte, tu nous mets tous en danger.
05:17Je peux quand même dire quelque chose,
05:18parce que visiblement, ça tourne à mon procès.
05:19Je pense que ce serait bon de faire un bloc autour de lui.
05:22S'ils ont un couteau, je fais quoi ?
05:23Michael Paty, la sœur de Samuel Paty,
05:26a plus que travaillé avec le réalisateur et les équipes.
05:29Elle voulait que rien ne soit laissé au hasard,
05:31sans jamais porter de jugement.
05:32Vincent Garinck revient sur cette rencontre et cette collaboration.
05:35Je fais toujours ça, autant que je peux.
05:38Alors, elle, non pas qu'elle ait vécu cette histoire,
05:41parce qu'elle était au courant de rien.
05:42Sa sœur non plus, les parents non plus,
05:44ils partageaient pas, ils avaient gardé ça pour lui.
05:47C'était pas quelqu'un qui était expansif sur ses problèmes.
05:50Et donc, ils ont découvert, comme nous,
05:53sans avoir été préparés.
05:55Mais par contre, Michael Paty,
05:57elle a travaillé sur cette histoire.
06:00Elle a voulu savoir.
06:00Sa manière de faire son deuil,
06:01c'était de savoir ce qui s'était passé.
06:03Elle a donc creusé l'histoire.
06:05Et donc, elle a participé.
06:06Donc, on a vraiment eu une interaction sur le scénario.
06:11Et notre but, c'était que ce soit au plus proche de la vérité.
06:13C'était le seul but qu'on avait l'un et l'autre.
06:15Du coup, c'était une collaboration parfaite.
06:16C'était toujours bénéfique.
06:18Bon, il n'y a aucune raison de paniquer.
06:19L'abandon est un film nécessaire
06:21parce qu'il rappelle qu'au-delà des faits,
06:23il y avait un homme, un enseignant, une vocation.
06:26Et parce qu'il pose cette question essentielle,
06:27comment en est-on arrivé là ?
06:29Un film sobre, digne et bouleversant.
06:35J'aimerais bien qu'on s'en aille comme ça,
06:37trois jours, tous les deux.
06:39Oui, si.
06:41J'ai jamais eu une complicité pareille avec personne.
06:43On pourrait croire que tout va au mieux
06:45entre Élise et Léopold.
06:46Et pourtant, Élise ressent que quelque chose ne va pas.
06:49Putain, mais heureusement qu'on ne vit pas ensemble.
06:51Heureusement, j'aurai toujours des femmes autour de moi.
06:53Je suis comme ça.
06:54Ce personnage campé par José Garcia,
06:56c'est le fameux pervers narcissique.
06:58Pour son premier film,
06:59la comédienne Marie Raymond devient réalisatrice
07:02et apporte un peu de son vécu
07:03pour cette Élise sous emprise.
07:04Quand on prend le film, on peut se dire à la fois
07:06qu'ils ont l'air très amoureux,
07:08ça se passe bien au début,
07:10et puis se rendre compte finalement que ça dure
07:12depuis déjà quelques années
07:14et que la relation est tout aussi indécise et instable
07:17sûrement qu'au début.
07:19Et qu'on a bien affaire à un pervers narcissique.
07:22Il y a des éléments autobiographiques,
07:26notamment sur le trouble panique,
07:29c'est quelque chose que j'ai traversé.
07:30Cette relation toxique aussi,
07:33qui a précédé à ce trouble panique.
07:36Après, il y a un plaisir d'invention, d'écriture.
07:53L'idée intéressante de la comédienne réalisatrice
07:56est de donner le rôle du pervers narcissique
07:58à un comédien qui a un capital sympathie du public
08:01au firmament, José Garcia.
08:03Souvent, les rôles, bizarrement,
08:04ça marche quelquefois en trilogie.
08:07Vous savez, vous commencez par un personnage,
08:08puis un autre.
08:09Puis, vraiment, le cadeau que m'a fait Marie-Ramon,
08:13il est formidable parce que c'était vraiment un personnage
08:15qui était alors lui en totale tranquillité,
08:18en totale sympathie avec lui-même.
08:22C'est-à-dire qu'en fait, il n'a aucun scrupule,
08:25aucun problème de relation avec les autres,
08:27puisque les autres, il ne les considère pas.
08:29Par contre, il a une très haute opinion de lui-même
08:31et il vit très bien dans cette espèce de...
08:35de laisser vivre, de laisser mourir,
08:37de... Voilà.
08:38On est dans un monde néolibéral
08:39qui fait qu'on a exacerbé de plus en plus ça.
08:43Ce qui est très éprouvant dans le film,
08:45c'est qu'on se rend compte que cette pauvre Élise,
08:47qui, elle, est complètement fragilisée
08:50par la peur, le manque de confiance en elle et tout ça,
08:53elle n'a attiré que ça autour d'elle.
09:00Et alors, ce choix de José Garcia, Marie-Rémond ?
09:03Au début, j'avais un peu ces deux idées,
09:06c'est-à-dire de dire à la fois,
09:08il faut qu'on l'aime,
09:09enfin, il faut qu'il y ait un côté dans la vie,
09:12dire aussi, Élise, elle a envie de le suivre
09:14et en même temps, quelque chose de glaçant.
09:18Et justement, José, je trouve que ça...
09:22Il match.
09:22Il y a ces deux côtés.
09:23Il est capable de vous emmener très loin
09:25et de vous perdre dans l'océan.
09:27Non, mais c'est ça.
09:28Et c'est qu'on attend moins.
09:29Enfin, je me dis, pour le spectateur aussi,
09:30il y a une surprise
09:32quand il y a justement ce côté glaçant qui arrive.
09:35Oui. En fait, souvent, on m'utilise pour...
09:38J'adore ça.
09:39Pour l'empathie qu'on peut avoir,
09:40pour emmener les gens,
09:43les prendre dans la salle,
09:44les embarquer vers quelque chose
09:46d'inavouable, d'injouable.
09:48Donc, c'est vraiment quelqu'un qui dit
09:49« Allez, on vient, on va derrière la colline. »
09:52Et derrière la colline,
09:53il y a un gouffre.
09:54Il dit « Viens, après, je t'emmènerai à dîner. »
09:56« Et on ira chez ta mère et machin. »
09:58Et elle est toute heureuse.
09:59Et il me dit « Là, maintenant, par contre,
10:00il faut que j'y aille. »
10:01Et c'est terrible
10:02parce qu'il vous laisse dans une espèce de souffle.
10:04C'est tout. C'est un soufflé.
10:05Mais qu'est-ce que tu fais là ?
10:07Oh, ça fait du bien de te voir.
10:10C'est pour qui, les fleurs ?
10:12Pour qui tu veux que ce soit, mon bouchon ?
10:14Elles sont pour toi.
10:14Je voulais te les déposer chez toi
10:16pour que t'aies de la surprise demain matin.
10:18Elles sont belles, non ?
10:19Mais on se voit ce soir, non ?
10:20Ah bah, non.
10:21Demain matin, tu sais,
10:22j'ai la coloscopie, tu sais.
10:23Et il faut que je dorme ce soir à l'hôpital
10:25parce que c'est très tôt demain matin.
10:26Tu m'en as jamais parlé de ça ?
10:27Si, on en a parlé 15 fois.
10:28Je t'en ai parlé 15 fois,
10:29mais tu m'écoutes jamais.
10:30Jamais.
10:31Et depuis que le film a été vu en festival,
10:33les témoignages ont afflué vers la réalisatrice.
10:36Et pas que d'ailleurs.
10:36Ce qui me motivait aussi,
10:37c'était le partage de ça,
10:42de ces états-là.
10:44Et je me suis rendue compte,
10:45là, en faisant découvrir le film
10:46depuis quelques temps,
10:47qu'effectivement, ça parle.
10:50Alors, pas que je reçois, bien sûr,
10:52des messages de femmes, etc.
10:55Mais pas que, du tout.
10:57Et c'est ça qui me fait dire
11:01que c'est nécessaire de le partager.
11:04C'est que ce soit la relation toxique
11:08ou des états comme ça de panique,
11:11mais aussi liés,
11:12ce qui peut être lié à des violences au travail,
11:16ou je ne sais pas,
11:16des moments où on ne se sent plus du tout
11:20en adéquation avec ce qu'on fait.
11:22mais c'est des petites sensations intérieures.
11:25Ce n'est pas des choses,
11:26ce n'est pas des grands éclats.
11:27Et donc, voilà,
11:29j'ai reçu aussi beaucoup de témoignages.
11:33Je sais que le film,
11:35d'hommes ou de femmes,
11:36parce que moi, j'ai un ami
11:37qui l'a vu à Saint-Jean-de-Luz
11:38et qui a été extrêmement bouleversé
11:41parce qu'il me dit,
11:42mais putain, c'est quelque chose
11:43que je comprends tellement,
11:44que je raisonne tellement.
11:45C'est-à-dire qu'à un moment,
11:46il y a une scène magique
11:47où Marie est extraordinaire,
11:49où elle explose à un moment
11:50où elle n'en peut plus.
11:51Et en fait,
11:52on se rend compte que la situation,
11:53justement,
11:54d'Élise sous emprise,
11:55c'est une situation
11:56que tout le monde peut connaître,
11:57que ce soit vraiment
11:57dans les relations de travail,
11:58dans n'importe quelle situation.
12:00C'est-à-dire,
12:00c'est une accumulation de gens
12:02qui profitent de votre vulnérabilité
12:04pour vous étouffer.
12:06C'est vraiment ce sentiment
12:07qui est très bien retranscrit
12:09dans le film.
12:12Cette tétanie peut être provoquée
12:14par une peur soudaine,
12:15un stress.
12:16C'est à vous, les chefs.
12:19Essayez de le rassurer.
12:20Et grâce à la puissance
12:21de José Garcia,
12:22mais aussi de beaux moments
12:23apportés par Gustave Carverne,
12:25ce Élie sous emprise
12:26nous fait chavirer
12:27vers ce sujet fort de l'emprise
12:28avec tendresse et émotion.
12:31Il faut replonger dans l'arène,
12:33fatiguer la peur.
12:41Comment s'appeler l'être cher ?
12:43Irène.
12:44J'entends quelqu'un
12:45murmurer un prénom.
12:47Quel prénom ?
12:49Antoine.
12:50Tout a démarré d'un quiproquo.
12:52Suzanne s'improvise médium
12:53et ça fait un bien fou à Antoine
12:55qui pense communiquer
12:56avec sa chère Irène
12:57qui l'a perdue il y a peu.
12:58Voici le point de départ
12:59de cette savoureuse comédie,
13:01La Vénus électrique,
13:02qui arrive sur tous les écrans
13:03en passant par l'ouverture.
13:04du festival de Cannes.
13:06C'est le nouveau film
13:06de Pierre Salvadori
13:07à qui l'on doit
13:08de vrais mensonges,
13:09en liberté
13:10ou hors de prix.
13:11Et il est né d'un moment d'échange
13:13avec une autre réalisatrice.
13:15Il y a quelques années,
13:15il y a huit ans,
13:16j'ai fait un film comme acteur.
13:18J'ai joué dans un film comme acteur,
13:19un film avec Nathalie Portman
13:20et Lily Rose Depp.
13:21Et dedans,
13:22je jouais un réalisateur
13:23qui réalisait un film
13:25avec Nathalie donc.
13:27Et c'est un film
13:28de Rebecca Zlotowski
13:28et je réalisais un film
13:30avant-guerre en 1938.
13:31Je m'apprête
13:32à réaliser un film.
13:33Et là,
13:33un jour,
13:35Rebecca me disait
13:35je vais te demander
13:36beaucoup d'improviser
13:36sur le tournage,
13:37sur le plateau.
13:38Mais elle dit
13:38si ça peut t'aider,
13:39je te dis
13:40de quoi parle le film.
13:41Je dis ok.
13:42Et elle me dit
13:43voilà,
13:43c'est l'histoire
13:44d'une fille
13:45qui fait croire
13:45à un peintre
13:46qu'elle peut le mettre
13:48à un veuf,
13:48qu'elle peut le mettre
13:49en contact
13:49avec sa femme disparue
13:51et ce faisant,
13:52elle tombe amoureuse de lui.
13:54Et du coup,
13:54elle devient
13:55la porte-parole
13:56de la rivale.
13:57Elle devient
13:57la porte-parole
13:58de la morte
13:58et lui,
13:59plus il voit réapparaître
14:00sa femme,
14:00moins il regarde
14:02la jeune fille.
14:03Et donc,
14:03je me suis dit
14:03c'est vraiment intéressant,
14:04il y a quelque chose
14:05d'assez touchant
14:07et d'assez ironique.
14:08Une fille
14:09qui tombe amoureuse
14:10de l'homme qu'elle manipule.
14:11Je me trouvais
14:12qu'il y avait
14:12une espèce de promesse
14:13de récit,
14:13de comédie,
14:14d'amour
14:14que je trouvais
14:15vraiment intéressant.
14:19C'est un personnage
14:20qui fait un numéro
14:20dans une foire,
14:21elle embrasse les gens
14:22et on l'électrocute.
14:23On lui envoie du courant
14:24dans le corps.
14:25C'est un truc
14:25que j'ai expérimenté
14:26d'ailleurs au Mexique.
14:27Il y avait des gens
14:28qui sur une foire
14:29avaient des grosses batteries
14:30et vous électrocutaient
14:31avec les batteries,
14:31ça vous faisait vibrer,
14:32c'était assez marrant
14:33et ça donnait plein d'énergie
14:34pour le reste de la soirée.
14:36Et la femme
14:36est aussi charmante
14:38qu'Anaïs de Moustier.
14:38Il n'y avait personne
14:39qui vous embrassait là-bas.
14:40Mais il y avait
14:41en tout cas
14:42cette espèce
14:43de numéro électrique
14:44et il y avait
14:44dans les foires
14:45des numéros comme ça
14:46avec ce qu'on appelait
14:47des femmes
14:48qui étaient des faits électricité
14:49qui jouaient
14:49avec ces boules de cuivre
14:50et qui créaient
14:51des arcs électriques.
14:53Donc elle,
14:54elle fait ce numéro-là
14:54et puis un jour
14:55elle se retrouve
14:56dans une roulotte
14:57chez la voyante
14:58à piquer,
14:58à manger
14:59et il y a un mec
14:59qui vient
15:00et qui veut parler
15:00avec sa femme
15:01et elle lui fait croire
15:02qu'elle est voyante
15:03et c'est le début
15:04de cette manipulation,
15:06de cette escroquerie,
15:07de ce malentendu
15:08et de cette histoire
15:09d'amour aussi.
15:10Tu ne me jugeras pas
15:11maintenant ou jamais.
15:12Depuis quelques temps
15:13j'ouvre une médium.
15:18Qui est-ce qu'ils vont
15:18pour abuser
15:19du malheur d'un veuf
15:20pour profiter ainsi
15:21de sa fragilité ?
15:22Tu es ma lumière
15:23dans les ténèbres.
15:25Est-ce que tu m'as pardonné ?
15:27Rétis-le s'il te plaît.
15:28Je t'ai pardonné, Antoine.
15:30C'est aussi l'histoire
15:30d'une escroquerie pure.
15:32C'est l'histoire
15:32d'une femme qui escroque
15:33un homme
15:33et d'une façon assez cruelle
15:35et puis qui tombe
15:35amoureuse de lui.
15:36C'est ça l'ironie du film
15:38et c'est ce qui me plaisait.
15:39Et c'est ce qui nous emballe
15:40nous aussi dans cette histoire
15:41et bien sûr son casting.
15:43Pio Marmaille retrouve
15:44pour la quatrième fois
15:45le réalisateur.
15:46J'adore cet acteur.
15:47J'adore cet acteur
15:48parce qu'il fait croire.
15:49J'ai l'impression
15:50que je suis comme un enfant
15:50quand on dit
15:51il fait croire.
15:52Pio, il a un tel investissement,
15:53un tel engagement
15:54quand il tourne.
15:55Il y a presque
15:56une telle souffrance parfois.
15:57Il a une façon
15:58de s'engager dans le film
15:59qui est épuisante pour lui
16:00mais il est assez ébouissant.
16:03Il arrive à fabriquer
16:04une émotion à retranscrire,
16:05une émotion à transmettre
16:06une émotion
16:07qui est tellement puissante.
16:08Il a le sens
16:08de la comédie,
16:09du rythme.
16:13Bonjour.
16:14Je vous propose
16:15100 francs par tableau achevé
16:16et 150 francs
16:17pour les grands formats.
16:19Pain,
16:20pain le monde pour moi.
16:21Elle m'a demandé
16:22le paraphrase.
16:22C'est merveilleux ça.
16:24Anaïs, c'est une actrice
16:24qui ne vient pas spécialement
16:25de la comédie
16:26mais c'est quelqu'un
16:27quand vous le rencontrez
16:27qui a un grand sens de l'humour
16:28qui comprend comment marche
16:29au fond une scène de comédie
16:31qui comprend qu'il faut
16:33énormément de sincérité
16:35pour bien jouer la comédie
16:36et donc qui arrive à
16:37et en plus
16:38qui a le sens du rythme
16:38il n'y a pas
16:39de grands acteurs
16:40qui n'aient pas
16:41le sens du rythme
16:42le sens de la scène.
16:43Donc voilà,
16:44elle arrive à incarner ça
16:45avec beaucoup d'ironie
16:46et de justesse.
16:48Et on confirme
16:49laissez-vous vous aussi
16:51électriser
16:51par cette Vénus électrique.
16:53Ce lac,
16:54je ne voudrais pas
16:54vous y retourner.
16:55et bien il s'est coulé.
16:56Hein ?
16:57Je te l'interdis,
16:58tu m'entends ?
16:59Oui.
17:00Il a pris conscience
17:01qu'il vous embrassez vous
17:02et là,
17:02on a ressenti
17:03un mélange de stupeur
17:04et de désir.
17:07Ah oui ?
17:08Aussitôt de honte,
17:09attention.
17:10Ah bon.
17:13C'était dimanche soir
17:14à Paris
17:15et c'est parti
17:16pour presque deux mois
17:16de projection
17:17de la crème
17:18des films
17:18en provenance de Chine
17:19dans de nombreuses
17:20villes de France.
17:21Ce festival du film chinois
17:22reprend des couleurs
17:23après quelques années
17:24d'absence
17:24après Covid.
17:30Ce festival
17:31a cette particularité
17:32d'être un festival
17:34qui montre
17:35les films chinois
17:36que voient les chinois.
17:37C'est-à-dire que c'est un peu différent
17:38des grands festivals
17:39de Cannes, Venise ou Berlin
17:41où il y a un certain type
17:42de films
17:44qui sont souvent
17:46des films d'auteurs,
17:47etc.
17:47Nous, on veut avoir
17:49une approche très large
17:50donc on montre aussi
17:51des films d'auteurs
17:52mais on veut essayer
17:53de comprendre la Chine
17:54à travers ce que voient
17:55les chinois.
17:56Donc ça,
17:56c'est la première fonction
17:57du festival.
17:58La deuxième,
17:58c'est aussi de faire un pont
18:00entre cinéma chinois
18:00et français.
18:02Raison pour laquelle
18:02quand on a créé le festival,
18:04c'était suite à la signature
18:06d'accord de coproduction
18:07cinématographique
18:08qui ont donné après
18:09et qui ont abouti
18:10à des coproductions.
18:11Et par exemple,
18:12dans le passé,
18:12Le Dernier Loup,
18:13un film de Jean-Jacques Hannault
18:15à qui l'on doit l'ours
18:16mais aussi
18:16Le Nom de la Rose
18:17ou S'étant au Tibet.
18:19Pour Le Dernier Loup,
18:21il n'y a pas tellement
18:22de films,
18:23de scènes
18:24qui sont faits
18:25en post-prod
18:26mais il fallait
18:26que ça soit très bien fait
18:27et j'ai travaillé
18:28avec cinq compagnies chinoises
18:29différentes
18:30qui eux-mêmes
18:31sous-traitaient.
18:32Mais je me souviens
18:33d'un détail
18:34qui m'avait amusé.
18:35Un jour,
18:36on me dit
18:36« L'équipe de post-production
18:39voudrait faire une photo
18:40avec toi. »
18:41Il y a cinq bus
18:42qui arrivent.
18:45Et c'était seulement
18:46les chefs.
18:47Mais moi,
18:47j'adore
18:48parce qu'en plus de ça,
18:50les gens ont été fidèles
18:51à mes films.
18:52Quand je suis arrivé,
18:54ma surprise a été
18:55que beaucoup
18:57de mes techniciens,
18:58parmi les 600,
18:59venaient avec leur mémoire
19:01à l'école
19:01qui étaient sur mon boulot,
19:03sur la guerre du feu,
19:05sur le nom de la Rose,
19:05peut-être pas le nom de la guerre du feu,
19:07beaucoup.
19:07Moi, je ne rencontre pas
19:08de chinois
19:09qui n'aient pas vu l'amant,
19:12qui est un film interdit.
19:16Mais tout le monde
19:17dans les sphères gouvernementales
19:19a vu l'amant.
19:20C'est interdit,
19:20mais si vous voulez
19:22l'interdiction,
19:22c'est un signal culturel
19:24plus qu'une réalité.
19:26c'est-à-dire que
19:27ça ne passe pas
19:29dans les salles de cinéma,
19:30mais vous allez
19:31chez l'épicier du coin
19:32et dans le sous-sol,
19:34il y a 10 000 cassettes.
19:36Vous avez tout le cinéma du monde
19:38accessible.
19:39Noël Garino est de son côté
19:40un ancien banquier
19:41qui a longtemps vécu en Chine.
19:42Il est le programmateur.
19:44Il a de son côté
19:44passé en revue les films
19:45et a sélectionné
19:46les 17 présentés au public
19:48ou du moins
19:49au public au pluriel.
19:50Le public français,
19:51je le connais un peu assez
19:52parce que je vais faire
19:53les ouvertures
19:53dans toutes les villes.
19:54Donc, question d'échanger
19:56avec le public.
19:57Le public,
19:58ça dépend des villes.
19:59Ce n'est pas forcément
20:00le même public.
20:01À Paris,
20:02il y a énormément
20:03de jeunes Chinois.
20:06En province,
20:07très différents.
20:09Dans certaines villes,
20:10par exemple,
20:11il y a des clubs
20:11de cinéphiles.
20:12Je pense par exemple
20:13à une ville comme Cannes.
20:15Cannes,
20:16des retraités aisés
20:18qui vont au cinéma.
20:19Plus jours.
20:22Absolument pas.
20:23Mais ils viennent voir les films.
20:23Et ça leur plaît.
20:25L'année dernière,
20:25je me souviens,
20:26enfin la dernière fois,
20:26c'était il y a deux ans,
20:29ouverture samedi après-midi
20:31dans la deuxième moitié de juin
20:32à Cannes.
20:33Soleil de plomb.
20:34Je me suis dit,
20:35mais qu'est-ce qu'on fait
20:35l'ouverture samedi après-midi
20:36avec ce soleil ?
20:37Tout le monde devait être
20:38à la plage.
20:39La salle était pleine.
20:40J'étais surpris.
20:41Allez,
20:42c'est jusqu'au 30 juin
20:43dans les salles
20:44dans quelques grandes villes françaises.
20:46La ressemblance de cette femme
20:47avec ma mère
20:48est peut-être un hasard.
20:50Mais le fait qu'elle travaille
20:52dans l'appartement
20:52de l'autre côté de la rue
20:54n'est pas qu'une simple coïncidence.
20:56Il n'est pas
20:57qu'une simple coïncidence.
20:59Asgard Faradhi revient
21:00avec ses histoires parallèles
21:02sélectionnées en compétition à Cannes.
21:04Le cinéaste iranien
21:05explore les relations humaines,
21:06les non-dits
21:07et les dilemmes moraux
21:07du quotidien
21:08à travers plusieurs destins
21:09qui se croisent.
21:24Un film d'horreur psychologique
21:26avec cette obsession
21:27signée Curie Berker.
21:29On y suit Hebert,
21:30un jeune homme introverti
21:31qui utilise un objet magique
21:32pour faire tomber amoureuse
21:34de lui son ami d'enfance.
21:35Mais son souhait
21:36vire rapidement au cauchemar
21:37lorsque cette passion
21:38devient une obsession inquiétante
21:40et incontrôlable.
21:42Ça revient sur les écrans
21:44pour notre grand plaisir.
21:45Il fallait bien ça
21:46pour fêter les 40 ans
21:47de Top Gun.
21:48Si on a eu la folie maverique
21:49qui s'est emparée des salles
21:50il y a 4 ans
21:51avec un show dingue
21:52depuis la croisette
21:53et le passage
21:53de la patrouille de France,
21:55le film revient dans les salles
21:56mais accompagné
21:57de l'opus de 1986
21:59en version restaurée.
22:01Et ça, c'est l'événement.
22:02De quoi s'en mettre
22:03plein la vue.
22:03Mais profitez-en vite,
22:04c'est uniquement durant
22:05une semaine sur les écrans
22:06jusqu'au mardi 19.
22:18Le parc sera le berceau
22:20de la renaissance
22:20de notre identité.
22:24Et on termine cette émission
22:26sur cette sortie vidéo
22:27pour vos petits écrans.
22:29La comédie caustique
22:29de Fabrice Eboué
22:30qui nous emmène
22:31dans le rêve fou
22:32de son personnage
22:33créer un parc d'attractions
22:35sur le thème
22:35de Guillaume le Conquérant
22:37dans sa Normandie natale.
22:38Mais cet entrepreneur
22:39en a-t-il l'envergure ?
22:41Bien sûr que non
22:41et c'est très drôle.
22:42On s'avouerait des situations
22:44les plus folles
22:44les unes que les autres.
22:51On vous l'a dit
22:51à travers les films
22:52présentés dans cette émission.
22:54Cannes s'ouvre cette semaine.
22:55Allez,
22:56on a demandé
22:56à chacun des réalisateurs
22:57ce que cela représente.
22:59Notamment Pierre Salvadori
23:00qui présente
23:01sa Venus électrique
23:01en ouverture.
23:02J'étais très heureux
23:03quand ils ont commencé
23:03à s'intéresser au film
23:04et qu'on savait
23:05que les gens de Cannes
23:05s'intéressaient au film.
23:06J'ai dit au producteur
23:07j'espère que ce sera
23:08pour l'ouverture
23:08parce que je n'avais pas envie
23:09qu'on s'interroge,
23:10qu'on se dirait
23:10pourquoi une comédie
23:11en compétition.
23:12Moi ce qui m'intéressait
23:13c'était l'ouverture
23:13parce que ce film
23:14il est plein de croyances
23:16et c'est tout mon amour
23:17du cinéma
23:17qu'il y a dans ce film.
23:19C'est un vrai récit,
23:20une vraie fiction,
23:20une comédie,
23:21un mouvement pur.
23:22Moi je voulais ouvrir
23:23la fête avec un film
23:25qui est une pure fiction
23:26et qui a une grande croyance
23:27dans le cinéma.
23:29Et dans un registre
23:30tout différent
23:30c'est l'abandon
23:31de Vincent Garinck
23:32qui est l'événement
23:33de la croisette
23:34en début de festival.
23:35C'est super pour le film,
23:36c'est important
23:38la lumière
23:39qui va être faite
23:40sur ce film
23:40ce soir-là.
23:41J'ai hâte
23:42de voir
23:43des 2400 personnes
23:44voir ce film
23:45parce que je connais
23:46l'impact qu'il a
23:46donc j'aimerais...
23:48Et puis c'est un film,
23:49c'est un festival international.
23:50Je pense qu'il le mérite.
23:52Cette histoire le mérite
23:55et moi ce qui m'importe
23:56c'est que cette histoire
23:57soit transmise,
23:58soit véhiculée,
24:00soit...
24:01Voilà,
24:02parce que pour moi
24:02tout le monde dit
24:03que c'est un film
24:04qui a des vertus pédagogiques,
24:05ça met tout à plat
24:06et ça remet
24:08plein de questions
24:10essentielles à plat
24:11et j'ai envie
24:12que les profs
24:13le montrent à des élèves,
24:14j'ai envie
24:14qu'ils communiquent
24:15ensemble
24:16sur ces questions-là
24:17et ce film,
24:18un film ne peut pas
24:19changer le monde
24:20mais s'il peut nourrir
24:21quelques cours
24:23et d'aller dans le sens
24:24de...
24:25C'est un film pacificateur.
24:26Et puisque nous avons aussi
24:27rencontré la maîtresse
24:28de cérémonie
24:29et il y a Aïdara
24:30pour un film
24:30qui arrive en fin de mois
24:31sur les écrans,
24:32le thriller d'espionnage
24:33Mata,
24:34on lui a demandé
24:34comment elle se préparait
24:35à ce rôle.
24:36Quand je l'ai accueillie
24:38vraiment avec
24:39beaucoup de joie
24:40et en même temps
24:40il y avait quelque chose
24:41de fou quoi.
24:43C'est un peu comme Mata,
24:44c'est très vertigineux
24:45comme rôle.
24:46On a peur
24:48et en même temps
24:48elle est très excitée
24:49et en même temps
24:50on se dit
24:50ouais ça va être
24:51ça va être joyeux
24:53et on est fiers.
24:55on est fiers
24:56qu'on ait pu penser
24:56à nous
24:57pour endosser
24:59ce rôle-là
25:00et oui j'ai appelé
25:02j'ai parlé
25:03avec des précédentes
25:08maîtresses
25:09et maîtres de cérémonie
25:10maîtresse plus.
25:12Et alors ?
25:13Elles m'ont dit
25:14que ce que je traversais
25:15là en ce moment
25:16le fait de ne pas dormir
25:17c'est normal
25:18et ça va aller
25:19de pire en pire.
25:22La semaine prochaine
25:23arrive sur vos écrans
25:25le nouveau film
25:25de la saga Star Wars
25:27The Mandalorian
25:28and the Grogu
25:29et nous aurons le plaisir
25:30d'avoir à nos côtés
25:30l'immense Sigourney Weiser
25:32pour en parler
25:32et puis nous serons à Cannes
25:34à l'occasion du festival du film
25:35nous retrouverons Jerem
25:36qui rencontrera les talents
25:37pour nous.
25:38Le respect de soi
25:39permet d'en avoir
25:40pour les autres
25:40et José Garcia
25:41pour qui on a un grand respect
25:43était à nos côtés
25:44dans votre mag-ciné
25:45pour cette élise
25:46sous emprise
25:46c'est toujours un grand plaisir
25:48de retrouver celui
25:49qui nous a tant amusé
25:50en tête d'affiche d'un film.
25:53Sous-titrage Société Radio-Canada
25:58Sous-titrage Société Radio-Canada
26:00...
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