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  • il y a 4 heures
Ci Né Ma du mercredi 15 avril 2026

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Transcription
00:07Bonjour, cette semaine, retour heureux dans les années 80 avec ce très touchant juste une illusion,
00:12du fun avec ce good luck, have fun et surtout don't die, oui, ne pas mourir.
00:17Nous découvrons ensemble cette fille en or et Cannes 2026 s'annonce pour l'édition qui démarre dans moins d
00:22'un mois
00:22et bien sûr notre sélection d'autres sorties. C'est la version longue de l'émission.
00:30Informatisation de l'entreprise. J'écoute. Sandrine, apparemment c'est pour vous.
00:36Allô ?
00:38Raccroche le téléphone, je te balance par la fenêtre.
00:40Je suis désolée.
00:41Raccroche !
00:41Mais Marie-Aveille, il me dit qu'il veut me balancer par la fenêtre !
00:43Eh bien qu'il te balance.
00:45Non mais on habite au premier, c'est pas très haut.
00:47Et eux, ils sont toujours en haut de l'affiche à chaque film qu'ils font.
00:50Après Intouchables, Le sens de la fête ou encore Hors normes,
00:54Eric Toledano et Olivier Nakache reviennent avec juste une illusion.
00:57Une comédie sociale qui nous ramène dans les années 80.
01:02Bonsoir.
01:02Salut maman.
01:03Qu'est-ce que tu fais ?
01:05Un ping-pong.
01:05À travers l'histoire, l'époque et les personnages,
01:08les réalisateurs tentent de nous dire comment on fait pour être systématiquement dans l'ère du temps.
01:12Surtout avec ce film-là qu'on a écrit peut-être en réaction à cet air du temps
01:18pour en retrouver une autre,
01:20mais on essaye d'être le plus sincère possible dans nos envies.
01:24On ne va pas, si vous voulez, on ne va pas appliquer une recette en se disant
01:28« on va faire ce film-là, à ce moment-là, avec ces personnages-là,
01:30ça va raconter ça » pour tenter de retrouver une recette.
01:33Non, on essaye d'être le plus sincère possible
01:35parce que déjà on a un peu la liberté, nos partenaires nous font confiance de film en film,
01:40d'aller vers des endroits très différents.
01:42Et là, on avait envie de se replonger dans notre adolescence
01:45qui se trouve être dans les années 80.
01:48Et donc ensuite, je ne sais pas, on fait un gros travail d'enquête
01:53très approfondi pour essayer de...
01:56Parce que nos souvenirs ne suffisent pas.
01:59On travaille avec des documentalistes pour essayer de se replonger
02:02vraiment dans une sociologie d'une époque,
02:04dans les sons d'une époque, dans les odeurs d'une époque.
02:07D'ailleurs, c'est ce qu'on disait à notre chef décorateur.
02:09On lui disait quand on voit le film, on a envie que les gens ressentent les odeurs,
02:13perçoivent les textures, parce qu'on sait que chacun va prendre quelque chose
02:17de son intimité à lui, que ce soit un accessoire,
02:20que ce soit vraiment un papier peint
02:21ou la couleur d'une housse de couette ou d'un pyjama.
02:28Je crois qu'on dit au parfum, on n'est pas mal, hein ?
02:30On s'appelle comment ?
02:36T'as moi ?
02:38Tu lui as dit ?
02:40Au casting, Camille Cotin, Louis Garel, Pierre Lottin
02:43et deux acteurs prometteurs, Simon Boublil et Alexis Rosenstiel.
02:46Tu fais papa aujourd'hui, il était tout seul au café.
02:50Il est au chômage, papa.
02:54Juste une illusion, c'est une Camille Cotin formidable en maman protectrice
02:58et dont le souhait est d'évoluer professionnellement.
03:01Louis Garel excelle dans le personnage d'un père fier,
03:04se vantant d'être cadre, mais qui malheureusement connaît le chômage.
03:07L'aspect sociologique du film a beaucoup plu aux acteurs.
03:10C'est toujours intéressant quand on fait un film d'époque
03:12de raconter une chose qui est très précise des années 80,
03:17c'est que l'arrivée du chauvage de masse
03:18et comment tout d'un coup les gens sont foudroyés
03:20comme ils ont tous la même maladie.
03:22C'est pas le Covid, mais c'est le chômage, quoi.
03:24Et comment tout le monde a peur d'être contaminé.
03:28Alors là, le personnage principal masculin, il se retrouve foudroyé
03:33et le personnage de Camille, elle au contraire,
03:36elle est en train d'évoluer professionnellement.
03:40Donc ça, c'était très intéressant quand le scénario s'élaborait
03:44et se précisait de se dire, c'est super,
03:46il va y avoir le personnage féminin qui va monter,
03:48le personnage masculin qui va descendre.
03:50Et ce qui est aussi très touchant dans le film,
03:52c'est que ça ne crée pas de rivalité entre eux.
03:55Ça ne les éloigne pas, au contraire,
03:57presque ça les rassemble.
03:58Et ça, c'était une chose assez originale,
04:00parce que dans le cliché, ça serait qu'ils deviennent rivaux.
04:04En tout cas, là, ce qui était beau, je trouve,
04:06ce qui est beau dans le film et ce qui est très émouvant,
04:08c'est qu'ils se soutiennent vraiment l'un l'autre,
04:09même s'ils passent leur temps à se disputer.
04:11Mais ils sont très...
04:13Ouais, ils sont vraiment amoureux, quoi.
04:15Et après, je pense qu'il y a aussi un truc,
04:17c'est l'histoire d'intégration.
04:20Finalement, le fait que son personnage,
04:22le personnage d'Yves, se retrouve au chômage,
04:23c'est-à-dire qu'il se retrouve remarginalisé,
04:27alors qu'ils sont arrivés en France une vingtaine d'années
04:30et qu'il y a eu déjà tout un travail pour s'intégrer.
04:35Et c'est aussi tous ces gens qui vivent ensemble
04:38sont des gens qui sont arrivés après et qui essayent.
04:43Et en même temps, l'intégration de Sandrine,
04:47elle est importante aussi,
04:49c'est-à-dire que ce qui se passe pour les femmes dans les années 80 en France,
04:54c'est hyper moderne et exaltant
04:58par rapport à la condition féminine dans beaucoup d'autres pays
05:02et ce qu'elles auraient pu espérer.
05:04Donc il y a aussi quelque chose de très excitant et très galvanisant.
05:09Et c'est pour ça qu'elle ne peut pas s'en empêcher malgré les conséquences,
05:14même si elle a l'impression que ça fragilise son foyer.
05:29Derrière les vedettes du film, il y a les enfants.
05:32Alexis Rosenstiel, parfait en grand frère tendrement Vachard
05:36et le jeune Simon Boublil, fortement convaincant en pré-ado qui se cherche.
05:40Alors ça fait quoi de rentrer dans cette belle famille du cinéma ?
05:43La famille d'Eric et Olivier, qui est une famille assez exceptionnelle quand même.
05:50Il y a du beau monde dans cette famille.
05:53Et donc ça fait plaisir de se retrouver dans cette famille et d'en faire partie.
05:57Alexis, pareil ?
05:58Pareil.
06:00Pareil.
06:00Moi je les appelle les tontons.
06:02Les tontons ?
06:03Ouais.
06:03Quand tu croises Omar Sy, tu te dis ça va tonton ?
06:06Non, non, Eric et Olivier.
06:07Ah ok.
06:07Ouais.
06:08Quand mon père me dit tu vas te tourner avec les tontons demain,
06:11je dis ouais.
06:12Il me dit à la chance.
06:14T'es stressé, hein ?
06:16C'est normal d'être stressé.
06:17Évidemment, vu leur jeune âge, les deux acteurs n'ont pas connu les années 80.
06:21Qu'est-ce qui vous a plu et qu'est-ce qui vous a marqué dans cette époque ?
06:23J'aimais bien cette période.
06:24Enfin, j'aimais bien, je connaissais vaguement,
06:27mais mes parents m'avaient un peu parlé de cette période.
06:29J'avais vu deux, trois films qui se passent dans cette période.
06:32Et Eric et Olivier m'en ont parlé.
06:34Ils m'ont expliqué comment ça se passait,
06:35ils m'ont expliqué les objets, le Walkman, comment les gens s'habillent.
06:38Je voulais te raconter une histoire.
06:41Je devais avoir comme toi, 13 ou 14 ans.
06:43Allez, salut papa.
06:46T'as d'accord.
06:47Le fait de se donner rendez-vous à l'oral après l'école,
06:50de dire on se retrouve demain, enfin, samedi, à 17h, à tel endroit,
06:54au lieu d'envoyer un message.
06:56Donc, c'est des trucs comme ça,
06:59qui sont un peu étonnants,
07:00mais qui font partie de cette époque.
07:04Passer là !
07:05Dans l'Asie, il faut faire des choix.
07:06C'est que moi, je suis pas vieillée.
07:08Tu ne parles pas comme ça.
07:09Je te parle comme je veux.
07:10J'avais très envie de me plonger là-dedans, c'est sûr.
07:13J'étais très content quand j'ai su que le film abordait cette période-là.
07:19C'est une période très colorée.
07:21On en parle souvent.
07:22C'est une période avec un décor complètement autre.
07:25On était, il n'y a pas si longtemps, dans les mêmes rues,
07:28mais tout était différent.
07:30Les immeubles, enfin, les maisons, l'intérieur des maisons,
07:33les immeubles, à priori, n'étaient pas très différents,
07:34mais l'intérieur des maisons était très coloré,
07:37les voitures étaient très colorées,
07:38la musique était assez différente.
07:41Il y avait des films incroyables qui sortaient tous les jours au cinéma.
07:45Je n'aurai jamais ce job.
07:46Je vais rester secrétaire toute ma vie, puis c'est toi.
07:50Cette comédie sociale n'est pas un film qui se veut nostalgique
07:52en se disant que c'était mieux avant.
07:54C'est aussi une réflexion sur le temps qui passe,
07:56sur les générations qui s'en vont.
07:58La crise économique des années 80,
08:00un père cadre au chômage,
08:01le sida, la montée du racisme,
08:03comme souvent dans les films d'Olivier Nakache et Eric Toledano.
08:06Juste une illusion dresse aussi une peinture sociale sous forme de comédie.
08:09Cette jeune génération, elle a une curiosité,
08:12la curiosité de voir ces fameuses années 80 dont elle a tant entendu parler,
08:16peut-être par ses parents, peut-être aussi la curiosité de découvrir et de faire connaissance
08:21avec la jeune fille ou le jeune homme qui était le père ou la mère,
08:25comment ils ont vécu leur adolescence.
08:27L'adolescence a ça d'universel, que c'est un moment complexe d'arrachement à l'enfance,
08:31de métamorphose, de transformation, de mutation.
08:34Et donc, on l'a tous vécu, mais c'est intéressant de voir comment...
08:37Moi, j'aurais été curieux de voir l'adolescence de mon père,
08:39si quelqu'un en avait fait un film, ou de ma mère.
08:42Et donc, je pense qu'il y a ça.
08:44Et puis, il y a aussi le fait que nous-mêmes,
08:46on s'adresse à nos enfants quand on fait ce film-là,
08:48en leur disant, on a essayé de vous raconter notre adolescence.
08:51Oui, il n'y avait pas les portables, oui, il n'y avait pas les réseaux.
08:54C'était une autre temporalité.
08:57Mais cette temporalité, elle a une espèce de revival, comme on dit.
09:01C'est-à-dire qu'elle revient à la mode, les années 80.
09:04Il y avait quelque chose comme ça, dans l'air du temps,
09:06sur la mode, sur la création artistique,
09:10sur énormément de choses qui ont marqué les esprits,
09:13l'arrivée de la modernité, aussi avec ces problèmes à l'époque.
09:16Le chômage, le sida, on le dit, ce n'était pas forcément mieux avant.
09:19Mais c'était l'avènement de la télévision,
09:23la création de Canal+, les radios libres.
09:26Il y a eu énormément de choses qui se sont passées dans ces années-là.
09:29Et donc, ils en ont entendu parler.
09:30Je pense qu'ils auront la curiosité de venir la découvrir.
09:32Et donc, c'est un peu pour nos enfants aussi qu'on fait ce film.
09:35Et aussi pour nos parents.
09:37Quelque part, il y a un monde qui s'en va avec eux.
09:39Il y a un monde qui part, une génération qui part.
09:44Et autour de cette génération, il y avait des codes,
09:46il y avait des voitures, il y avait des couleurs.
09:48Et peut-être qu'une des magies du cinéma,
09:50une des illusions finalement,
09:51c'est de pouvoir retenir le temps
09:53et de le garder encore un peu avec nous,
09:55de garder un peu ses souvenirs plus vifs.
09:58En tout cas, c'est ce qu'on a toujours fait au cinéma.
10:00On a partagé notre vie.
10:02J'espère qu'on pourra le faire encore un petit bout de temps.
10:04Mais en tout cas, c'est ça qui nous anime,
10:06c'est-à-dire de se dire
10:07qu'est-ce qu'on peut amener dans la salle
10:09pour que les gens rient, soient émus
10:12et qu'ils partagent ce qu'on ressent au moment où on le ressent.
10:14Après 50 ans, je pense que l'adolescence,
10:16c'est un mouvement qui revient en nous.
10:18Et je dirais pour finir que
10:20on ne peut jamais vraiment oublier l'enfant qu'on a été.
10:23Et c'est Peggy qui disait
10:24on ne quitte jamais le pays de son enfance.
10:25On a toujours cet enfant en nous.
10:27Et de temps en temps, de le reconvoquer,
10:29surtout quand le monde nous semble incompréhensible,
10:32comme quand on était un enfant finalement,
10:33le monde a ses paradoxes.
10:35C'est peut-être un réflexe pavlovien
10:37de vouloir revenir à ça.
10:38Olivier Nakache et Éric Toledano
10:40démontrent une nouvelle fois cette capacité inimitable
10:43qu'ils ont à fabriquer des récits
10:44et à croquer des personnages universels
10:46dans lesquels on se reconnaît tous.
10:48Pourquoi on vit et après on meurt ?
10:50Oui !
10:51Juste une illusion va vous toucher,
10:53vous faire rire, vous émouvoir.
10:54Et pour toute une génération,
10:56un joli voyage dans la mémoire collective.
10:58Écoutez, on le porte, là ?
10:59Ça s'arrête avec une copie.
11:01Vous me remettez de l'avant-souvenir.
11:02Quand on s'est connu ?
11:04Non, non, vraiment.
11:05Oh, t'es con.
11:10Un ennemi arrive.
11:13Il va vous donner tout ce que vous avez toujours voulu.
11:16Mais au final, ce sera un gros mensonge.
11:19Je viens du futur !
11:21Les choses vont pas bien se passer pour vous dans le futur.
11:24Ce soir, on a une chance.
11:26Dans ce resto, nous avons la configuration parfaite
11:29de gens qui peuvent sauver l'humanité.
11:30Il se passe quoi si on se plante ?
11:33Bonne chance, éclate-toi et meurs pas.
11:35T'as dit quoi ?
11:36Oui, c'est ça.
11:36Good luck, have fun et don't die.
11:38Bonne chance, éclate-toi et ne meurs pas.
11:40C'est le titre du nouveau film de Gore Verbinski,
11:44le réalisateur de la saga Pirates des Caraïbes.
11:46Ça fait 117 fois que je viens dans ce diner
11:49pour faire le même discours.
11:51Vous vous rendez compte ?
11:51Un homme du futur débarque dans un restaurant de route US
11:54pour trouver l'équipe qui va permettre de vaincre
11:56une intelligence artificielle
11:58qui a pris le contrôle des humains dans le futur.
12:00Hein ?
12:01Oui ?
12:02Comment vous ?
12:03Comment vous ?
12:04Comment vous le savez ?
12:06J'ai déjà vécu cette nuit de nombreuses fois
12:08et à chaque fois,
12:09même avec des personnes différentes
12:10présentes dans ce diner,
12:12ça a été la même chose,
12:13on a échoué.
12:14J'ai serré certains d'entre vous dans mes bras
12:16et j'ai vu souvent la vie s'éteindre dans leurs yeux.
12:19Et il va falloir affronter plus d'un ennemi
12:21pour le groupe conduit par ce prédicateur aux allures de SDF,
12:24campé par Sam Rockwell.
12:25C'est un personnage intéressant.
12:27Il y a tellement d'influences avec le homme du futur.
12:30Everything from Beetlejuice.
12:32Si vous vous jouiez, au revoir,
12:33il y a une chance que vous mourriez ce soir.
12:35Chris Lloyd and Back to the Future.
12:37Real brave Scott.
12:38He's that prototype of the cookie professor, you know.
12:46And on ne peut s'empêcher de penser également
12:49à l'armée des douze singes,
12:50film également culte,
12:51avec en toile de fond,
12:52un sujet en plein dans l'air du temps.
12:54Entre le débat de jusqu'où peut aller
12:56l'intelligence artificielle
12:57et l'omniprésence des écrans,
12:58chez les plus jeunes notamment.
13:00Gohre, il est un master storyteller
13:03et il sait vraiment comment
13:04de changer la caméra.
13:05Il est comédiquement et dramatique
13:09comme directeur.
13:10Gohre, il est un gars diverti.
13:11Il a beaucoup d'énergie.
13:12Surtout sur les shoots de nuit,
13:14il a pris le cigare.
13:15Tout ça est réel.
13:17Oui, à peu près.
13:20Oh, portail de merde !
13:24Riche, plein de surprises et dingue,
13:26ce good luck nous emmène
13:27dans son histoire pleine d'autres
13:28avec les flashbacks
13:29et en espérant que cette vision
13:31à la fois hardcore et fun
13:32de Verbinski, le reste,
13:34qu'elle n'est rien de prophétique.
13:41J'ai fait un an de psycho.
13:43Après, j'ai fait trois mois de sociaux
13:45et ça, ça ne me plaisait pas trop non plus.
13:47Du coup, je décidais de partir en voyage
13:51et je suis partie en Alsace.
13:52Oui, ce n'est pas ouf comme ça,
13:53l'avis de Clémence.
13:54Et si l'on ajoute qu'elle cherche un emploi
13:55et en plus de tout ça,
13:56elle peine à se débarrasser
13:57d'un colloque envahissant.
14:00Darius, tu m'as dit
14:01que tu restais chez moi trois mois.
14:03Ça fait trois ans que t'es là.
14:04Elle part vivre chez sa sœur.
14:05Je comprends pas.
14:06Tu l'as laissé, ton appart ?
14:08Euh, ouais.
14:09Ça se précise.
14:10Une femme dans votre entreprise.
14:13Je vois une sorte
14:14de désolation permanente chez elle.
14:17Désolée.
14:18Enfin, pas désolée.
14:19C'est cette femme, Paul,
14:21qui vous fera oublier Virginie.
14:23Et du coup,
14:24il l'embauche dans sa société de sécurité.
14:26À l'initiative de cette fille en or,
14:28nous retrouvons le scénariste
14:29Jean-Luc Gaget
14:30qui passe à la réalisation.
14:31C'est bienvenu pour le goût que j'ai
14:33pour les personnages dans la vie
14:36et au cinéma
14:37qui sont un peu décalés.
14:41Le manque d'estime de soi,
14:42je pense que c'est quelque chose
14:43dans lequel tout le monde
14:44peut se reconnaître.
14:45Donc c'est des personnages
14:46qui me touchent
14:47et qui m'amusent particulièrement.
14:48Ici, on vend et on installe
14:49des systèmes de vidéosurveillance,
14:50des systèmes high-tech.
14:51Je ne sais pas pourquoi
14:52il m'a embauché.
14:54Je sens qu'il prend sur lui,
14:55mais en fait,
14:57il boue.
14:58Mais ce n'est pas possible, ça.
15:01Je l'ai lu il y a longtemps.
15:02Je l'ai lu longtemps
15:03avant que ça se fasse,
15:03peut-être trois heures avant.
15:05Et je trouvais ça...
15:06Je l'ai lu d'une traite
15:06dans le train.
15:07Je me suis dit,
15:07tiens, je vais regarder ce scénario.
15:09Je l'ai lu d'un coup
15:10et je me suis tout de suite attachée
15:12en lisant au personnage.
15:13Je trouvais qu'il y avait
15:13un petit peu de côté
15:15qui me ressemblait.
15:17Et ce que j'aimais bien,
15:17c'est que c'était un personnage
15:19principal,
15:20mais comme un personnage secondaire,
15:21c'est-à-dire,
15:21en fait,
15:23c'est beaucoup les autres
15:24qui parlent autour.
15:25Il y a juste des moments
15:25de l'augoré
15:26où elle parle beaucoup.
15:27Mais sinon,
15:27elle est beaucoup en observation,
15:29à regarder ce qui se passe
15:30autour d'elle
15:30et un peu observé son monde.
15:33Sa sœur,
15:34son voisin,
15:36le copain du fils de sa...
15:37Le copain ?
15:38Le copain ?
15:40De sa nièce.
15:41De sa nièce,
15:42voilà,
15:43c'est ça,
15:43le copain de sa nièce.
15:44Et elle est un peu
15:45dans un drôle de monde
15:47et je la trouvais touchante
15:48et poétique.
15:49L'estime de soi.
15:51C'est quoi, au juste ?
15:52Et au cœur du film,
15:53le manque de confiance en soi.
15:55Ce qui est intéressant,
15:56c'est que tous les personnages
15:56sont traversés quand même
15:58par un manque de confiance
15:59à un moment donné.
16:01Ils posent tous
16:01un genou à terre
16:02à un moment donné
16:02pour des raisons différentes
16:04chacun,
16:04mais c'est quand même
16:08un sujet
16:11qui traverse tout le monde
16:12dans le film.
16:13Même sa sœur
16:13qui a l'air au début
16:14plus solide,
16:15plus forte,
16:15en fait,
16:16on se rend qu'elle a des failles
16:17aussi et qu'il y a quelque chose
16:18qui ne va pas non plus.
16:20Et le personnage d'Arthur,
16:21c'est une autre façon
16:22de ne pas avoir confiance en soi.
16:23Apprenez à vous détacher
16:25des âmes inhospitalières.
16:27On était en CM2,
16:28j'étais tellement admiratif
16:30de ta confiance en toi.
16:31Tu te moques de moi.
16:35Mme Dreyfus ?
16:36Vous habitez plus
16:37chez votre sœur ?
16:37Et le duo Pauline Clément
16:39et Arthur Dupont
16:39s'est découvert avec ce film.
16:41J'avais vu Pauline plusieurs fois
16:43et principalement dans
16:44tout ce qui est Brout
16:45avec Bertrand.
16:46Tu vois ?
16:47Moi, je t'avais vue aussi
16:48dans des séries,
16:49dans des trucs,
16:49mais on n'avait jamais joué ensemble
16:50et on ne s'était jamais croisés.
16:53Non, non, jamais croisés.
16:54Et on s'est rencontrés la première fois.
16:56Vraiment, c'est à l'audition.
16:57Oui.
16:57Et là, vraiment,
16:58ça a été difficile aussi
16:59parce que c'était très drôle.
17:01C'est des scènes qui sont drôles.
17:03Et donc, quand tu rencontres
17:04quelqu'un comme Pauline
17:07qui rentre dedans
17:08et qui habite le truc comme ça,
17:11moi, j'étais là,
17:12ok, putain,
17:13donc si je fais le film,
17:14il ne faudra pas que je rigole.
17:15Évidemment.
17:16Parce que tu ne peux pas
17:16te permettre avec un rôle comme ça
17:18d'esquies-s'insorer
17:19et de le transformer.
17:20Parce que des fois,
17:21pour des rôles,
17:21on peut les transformer
17:22en un truc comme ça.
17:23Ou tu peux l'accepter
17:24même selon le personnage.
17:26Et maintenant,
17:26je dois gérer ma petite sœur
17:27comme si c'était mon troisième enfant
17:28tellement c'est une déshéritée de la vie.
17:32J'ai eu la chance
17:33d'avoir des acteurs
17:34qui sont tous excellents.
17:36Donc, les acteurs,
17:37pour moi,
17:37les acteurs,
17:38ils sont autonomes.
17:39C'est-à-dire que c'est eux
17:40qui ont la plus grande connaissance
17:42du rôle
17:43parce qu'ils ont travaillé
17:44de l'intérieur.
17:45Et puis moi,
17:45je suis un peu
17:46leur premier spectateur.
17:48Et donc, en fait,
17:49le métier du metteur en scène
17:50par rapport aux acteurs,
17:51c'est de créer
17:52un environnement de confiance
17:54pour qu'ils se sentent très bien
17:55dans cet environnement
17:56et qu'ils puissent se sentir libres
17:57d'être le personnage
17:59quitte à parfois
18:00être à côté,
18:01revenir, etc.
18:03En tout cas,
18:03moi,
18:03je crée un environnement
18:04où il y a très peu de stress.
18:06Et en plus,
18:06parce que j'aime travailler comme ça.
18:09Et donc,
18:10avec Pauline,
18:10ça s'est passé très facilement
18:11avec Arthur Dupont,
18:13avec tous les acteurs du film.
18:14Ah bah vous êtes là !
18:15On connaissait Karine Viard.
18:17On est voisins,
18:18c'est dingue.
18:19Et tout peut se passer
18:21dans ce tendre film.
18:22Je sais, papa,
18:23tu m'as pas dit
18:24que je pouvais être douée
18:24pour plein de choses,
18:25que mon avis allait compter.
18:27Ça m'a manqué un peu.
18:34Dans moins d'un mois,
18:35le plus grand festival
18:37de cinéma au monde
18:37prend possession
18:38de la ville de Cannes.
18:39C'était l'occasion
18:40la semaine dernière
18:41pour les organisateurs
18:42d'annoncer les films
18:43des sélections
18:44dont la fameuse compétition officielle
18:45et de rappeler
18:46les valeurs du festival
18:47par sa présidente.
18:48J'ai conscience
18:49que depuis quelque temps,
18:51les nouvelles
18:52qui nous parviennent
18:53du monde
18:54sont tout sauf rassurantes.
18:59Nous nous retrouvons
19:00dans un moment
19:01de grande incertitude.
19:03Ce que confirme
19:04le délégué général du festival.
19:05Les cinéastes aujourd'hui,
19:06quand ils parlent d'histoire,
19:09c'est moins pour raconter.
19:10C'est pour raconter
19:11les moments du passé,
19:13mais c'est aussi
19:13pour questionner aujourd'hui.
19:15C'est une façon
19:16de ramener l'histoire
19:18au présent
19:19et c'est une façon
19:20de questionner le présent.
19:21Qu'aurions-nous fait
19:23à la place de ceux
19:26qui se sont trouvés
19:28en telle et telle situation ?
19:31Le cinéma a toujours été ça
19:32et on a toujours appris
19:35l'histoire par les films
19:36qu'on a vus.
19:38Et là, c'est heureux,
19:39par exemple,
19:39pour ce film
19:40qui est hors compétition
19:41dont on a boudré
19:43sur De Gaulle,
19:45de voir pas seulement
19:46le film,
19:47si j'ose dire,
19:47pour le plaisir,
19:48de voir un film
19:49entre guillemets
19:50de guerre,
19:51mais pour apprendre
19:52des choses
19:53qu'on ne sait pas,
19:55qu'on ignorait,
19:55qu'on avait oubliées
19:56sur ça.
19:57Donc, évidemment,
19:59il y a une partie du...
20:00Et dans tous les pays
20:01du monde,
20:01il y a une volonté
20:02de revenir.
20:03Les Espagnols reviennent
20:04sur la guerre d'Espagne.
20:06Dans tous les pays,
20:08Ira Sax revient,
20:11lui, cinéaste
20:12new-yorkais,
20:12sur le fléau
20:14du sida,
20:14du sida caravagé,
20:17aussi,
20:18New York.
20:19Donc voilà,
20:20et c'est bon
20:21de faire aussi
20:22ce voyage-là
20:23dans une histoire
20:24qui est notre propre histoire.
20:25Si des habitués
20:26tels que Almodovar,
20:28Coréda,
20:28voire James Gray,
20:29pas encore officialisés,
20:31sont attendus
20:31sur la croisette,
20:32deux nouveaux cinéastes
20:33vont avoir le privilège
20:34de la compétition officielle.
20:35Il y a quelques années,
20:36on dit,
20:36c'est pas un peu toujours
20:37les mêmes à Cannes.
20:38Bon,
20:38on ne nous le dit plus
20:39depuis très longtemps.
20:41Mais,
20:42parce qu'on l'a toujours
20:43renouvelé.
20:43Mais là, spécialement,
20:44en effet,
20:45les quatre Français
20:46en compétition,
20:47plus Emmanuel Marr
20:48qui est belge,
20:49viennent pour la première fois.
20:50Il y a onze
20:51nouveaux entrants
20:53globalement
20:53en compétition,
20:54ça témoigne
20:55du renouvellement.
20:56Et là encore,
20:58en janvier,
20:59en novembre,
21:00on ne s'est pas dit
21:01qu'on va faire
21:01une compétition
21:02qui sera très renouvelée.
21:04Nous,
21:04on est au service
21:05des films.
21:05Par contre,
21:06pas de blockbuster US
21:07attendu sur la croisette.
21:08Si le nouveau film
21:09de la saga Star Wars
21:10The Mandalorian
21:11and the Grogu
21:12sort durant le festival,
21:14lui et d'autres blockbusters
21:15ne seront pas annoncés
21:16cette année.
21:17Les studios
21:17ne sont pas présents
21:18avec les films,
21:20ils seront présents à Cannes
21:21parce que nous avons
21:22une très bonne relation
21:23avec les studios
21:24et pour eux,
21:24c'est important de lire.
21:25mais il y a beaucoup
21:26d'Américains
21:27quand même.
21:28Donc,
21:29après,
21:29cette question-là,
21:30moi,
21:30je vous la repose à vous.
21:32Ce sera à vous
21:33de dire,
21:35dites Hollywood,
21:36vous ne voulez pas
21:37vous remettre
21:37à faire des films ?
21:39Le public a été
21:40marvelisé
21:42depuis tant d'années
21:43avec des blockbusters,
21:45avec des choses comme ça.
21:46Très bien.
21:47Je défends les blockbusters.
21:49Je pense que les gros films
21:53défendent les petits,
21:54protègent les petits.
21:55C'est ce qu'on fait à Cannes.
21:57Mais il est clair
21:58qu'il n'y a qu'à regarder
22:00le bilan à la fin de l'année
22:01que des films d'auteurs
22:03produits par les studios,
22:04Warner,
22:04a fait un travail formidable
22:06avec Ryan Coogler
22:07et avec Paul Thomas Anderson.
22:10Bon.
22:11Universal aura le film de Spielberg
22:12et aura le film
22:13de Christopher Nolan.
22:14Donc,
22:15ça continue.
22:16Il n'y a pas de problème là-dessus.
22:18Après,
22:19Cannes est une instantanée photographique
22:21à un moment du printemps
22:22chaque année.
22:24Et là,
22:24en effet,
22:26on ne nous a pas montré
22:28parce que je crois
22:29qu'il n'y avait pas
22:30de films produits
22:31par les studios
22:33ou de films de type
22:35Top Gun
22:35qu'on accueille tellement
22:37avec joie
22:38cette année.
22:44Ça faisait huit ans
22:45qu'elle avait disparu.
22:48Qu'est-ce que notre fille
22:49faisait dans un sarcophage
22:50vieux de 3000 ans ?
22:52On frissonne avec
22:52ce réveil de la momie
22:54interdit au moins de 16 ans.
22:55Lorsqu'une jeune fille
22:56enlevée huit ans plus tôt
22:57en Égypte
22:57est retrouvée
22:58dans un sarcophage
23:00multimillénaire,
23:00les parents n'en reviennent pas.
23:02Mais c'est toujours leur fille.
23:06Ne t'en fais pas,
23:07Abouila.
23:08C'est sympa d'être mort,
23:09tu verras.
23:11Je ne suis pas un homme riche.
23:13Je suis pauvre en fait.
23:15Ça ne m'a jamais dérangé.
23:17Mais ces gens m'ont trahi.
23:19En 1977,
23:20à Indianapolis,
23:21Tony Kiritsis,
23:23ruiné par un prêt bancaire,
23:24prend en otage
23:24le fils de son banquier
23:25en reliant son coup
23:27à la détente d'un fusil
23:28transformant sa révolte personnelle
23:30en affaire médiatique nationale.
23:32Je veux un accord par écrit.
23:33Je veux l'effacement de ma dette.
23:34Je veux des excuses.
23:38Et je veux sortir libre,
23:40totalement libre.
23:44Pour les nazis,
23:46la ville plus importante
23:46en Amérique
23:48était Los Angeles
23:49et la industrie de picture motion.
23:50Le documentaire
23:51The Mad Dog of Europe
23:53revient sur un film
23:54anti-nazi
23:55écrit en 1932
23:56par Hermann Jimankiewicz
23:58qui avait anticipé
23:59la montée d'Adolf Hitler.
24:00Jamais réalisé
24:01à cause de pression politique
24:02et économique,
24:03ce projet avorté illustre
24:05la complaisance
24:06d'une partie d'Hollywood
24:07et des Etats-Unis
24:07face à la montée du nazisme.
24:21Maman,
24:21pourquoi tu m'as jamais appris
24:22à cuisiner les plats algériens ?
24:23Toi,
24:24pourquoi tu m'as jamais invité
24:25dans ton restaurant ?
24:26Vous êtes la sœur de Mehdi.
24:28Non mais depuis le temps
24:29que je voulais te rencontrer.
24:30Mon frère nous cache,
24:31il a honte de nous.
24:32C'est là.
24:33Je viens avec toi dimanche, Mehdi.
24:35C'est impossible.
24:35Il y aura la famille,
24:36il y aura les amis de ma mère
24:37et tout.
24:38Mais c'est bien,
24:38comme ça je rencontre tout le monde.
24:39C'est compliqué ma mère.
24:40Elle est au courant pour nous ?
24:43C'est quoi le premier
24:43avec ta mère ?
24:45Soit je présente ma copine
24:46et je la tue.
24:48Soit je ne la présente pas
24:50et ma copine me quitte.
24:51Tu veux que je fasse ta mère ?
24:53Quoi ?
24:53Ça arrive en DVD et VOD
24:55pour vos petits écrans.
24:56Cette petite cuisine de Mehdi
24:58qui nous a séduit.
24:59Mehdi, jeune chef d'origine algérienne,
25:01cache sa relation avec Léa
25:03à sa mère
25:03par peur de sa réaction.
25:05Mais lorsqu'il doit enfin la présenter,
25:07un mensonge maladroit
25:08déclenche une suite de quiproquos
25:09révélant les tensions
25:10entre amour, famille et identité.
25:12C'est très drôle et touchant.
25:14Tu fais ça, sérieux ?
25:14Je suis en train de résoudre le truc là.
25:16Il y a ta mère qui là.
25:18Ta vraie mère.
25:20C'est pas tous les jours
25:21qu'on voit ta famille.
25:27La semaine prochaine,
25:28qui est cette arnaqueuse ?
25:30On fait sa connaissance ensemble.
25:31Pour le meilleur, nous émeux.
25:33Philippe Croison sera à nos côtés
25:35et nous faisons connaissance
25:36avec cette poupée.
25:37J'ai beaucoup galéré en amour.
25:38Ça a l'air de pas trop mal aller
25:40aujourd'hui pour Louis Garel,
25:41chouchou de la jante féminine.
25:43Mais cependant,
25:43il a sans doute bien fait
25:44de ne pas conserver la moustache
25:45style années 80
25:46qui l'arbore dans
25:47sont juste une illusion cette semaine.
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