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  • il y a 3 heures
Ci Né Ma du mercredi 18 mars 2026

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00:07Bonjour, cette semaine, nous partons dans l'espace, mais pas tout seul, avec Ryan Gosling et Rocky pour ce projet
00:14Dernière Chance, on y revient tout de suite.
00:16Autre grand film, Les Rayons et les Ombres, nous emmène dans les moments les plus sombres de l'humanité avec
00:21ce film au cœur de la collaboration allemande.
00:23La guerre des prix nous ouvre les portes de négociations secrètes et David revisite le personnage biblique en film d
00:29'animation.
00:30Plein d'autres films et donc un sommaire chargé pour votre maxiné, c'est la version longue de l'émission.
00:39Tout commence lorsque Rylan Grace, professeur de sciences incarné par Ryan Gosling, se réveille seul à bord d'un vaisseau
00:45spatial à des années-lumière de la Terre,
00:48sans le moindre souvenir de son identité ni des raisons de sa présence à bord.
00:51Je ne suis pas astronaute.
00:54Je ne suis pas astronaute.
00:57Je ne suis pas astronaute.
00:58Si vous ne partez pas, vous mourrez.
01:01Et nous aussi.
01:02Le soleil se meurt.
01:05Vous êtes le seul spécialiste qui peut comprendre ce qui se passe.
01:09Je suis juste prof au collège.
01:11Pour construire le parcours émotionnel de son personnage, Ryan Gosling s'est beaucoup investi.
01:16Nous avons pris en séquence.
01:18La première scène que nous avons pris était moi réveillant.
01:20Je suis en train d'amnesia et venu d'un coma.
01:25Et nous avons fait 100 jours avec moi, avec moi, en camera.
01:31Et je suis créé en réel temps.
01:36Je suis en train de m'amuser et en coucher ma hair, et en trouver des t-shirts qui sont
01:42comme Cats, le musical.
01:44Et je suis en train d'amnes, je suis en train d'amnes, je suis en train d'amnes.
01:51Je suis en train d'amnes, je ne sais pas.
02:01Je suis en train d'amnes.
02:02Je suis en train d'amnes.
02:20Au fil des minutes, sa mémoire refait surface et l'ampleur de sa mission se précise.
02:24Percer le mystère d'une substance inconnue qui menace d'éteindre le soleil.
02:27Pour sauver l'humanité, il va devoir mobiliser son savoir scientifique, improviser et inventer.
02:33Et peut-être compter sur une amitié aussi inattendue qu'improbable pour ne pas affronter l'inconnu seul.
02:45Le nouveau film de Ryan Gosling, mis en scène par Phil Lord et Chris Miller,
02:50est une épopée spatiale spectaculaire, ambitieuse et profondément humaniste.
02:54Un grand divertissement populaire capable de séduire, de faire rire et d'émouvoir.
02:57Le novel de Andy Weir est tellement inspirant parce que c'est sur ces grands problèmes qui sont résolés par
03:08des gens qui collaborent.
03:11C'est notre vie toute.
03:14Et j'aime que pour sauver le planète, Ryan doit faire un ami.
03:20Object en approche.
03:22C'est fou ça.
03:27Et lorsqu'il ne dialogue pas avec lui, il donne la réplique à une entité extraterrestre improbable,
03:32sorte de caillou vivant, informe et fascinant, surnommé Rocky.
03:36Pour Ryan Gosling, Rocky était sans doute l'élément le plus délicat du roman à rendre crédible à l'écran.
03:43Alors, j'ai rencontré un alien.
03:45Moi, c'est Grace.
03:46Toi, je vais t'appeler Rocky.
03:47Lui aussi, il a son soleil qui meurt.
03:49Si on veut sauver nos planètes, il faut trouver le moyen de communiquer.
03:52Pourquoi, simple prof dans l'espace, pas aimer cette voix ?
03:56Non.
03:57Moi, Rocky.
03:58C'est pas mal ça.
03:59T'es pas, t'es pas, t'es pas.
04:00Pour Ryan Gosling, Rocky était sans doute l'élément le plus délicat du roman à rendre crédible à l'écran.
04:05Rocky est différent de l'autre alien que j'ai jamais vu ou lu.
04:10Parce qu'il n'est pas très cute avec des yeux grands.
04:16Tu peux juste partager des snacks et se passer.
04:19Il est un roc.
04:21Il n'est pas en tête.
04:22Il n'est pas en sécurité.
04:25Il n'est pas aussi être en l'eau.
04:27Il n'est pas touché.
04:28Il n'est pas 1000 degrees des hauteurs de nous.
04:32Il n'est donc difficile à communiquer, à communiquer, à communiquer.
04:37Et ils ont de travailler ensemble à la réserve.
04:40le monde. Donc c'est tellement scientifique, c'est tellement crédible dans ce respect,
04:49mais il est aussi tellement charmant et tellement amable, et tu vas mourir pour lui
04:54au final du film. Donc c'est un truc magique de la chose, essayer de retirer toutes ces
05:00choses. Et il devait se passer pour honorer le livre. Donc c'était difficile, mais c'était
05:06worth all the trouble. De cette rencontre absurde n'est peu à peu une relation, d'abord fondée
05:12sur la survie, puis sur l'échange, jusqu'à atteindre une émotion authentique. Dans cette
05:17dynamique, la musique particulièrement inspirée de Daniel Pemberton et le montage très précis
05:21de Joel Negron jouent un rôle décisif.
05:40et il y a ce qui n'aurait pas de
06:07A force de clinders et de références assumées, de 2001, l'Odyssée de l'espace, sa rencontre du troisième type,
06:14en passant par Interstellar, Seul sur Mars, Gravity, Projet Dernière Chance, dialogue avec les grands récits du genre,
06:20sans jamais se contenter de les citer.
06:22Sa plus belle réussite est sans doute là, s'inscrire dans une lignée prestigieuse tout en trouvant sa propre tonalité
06:27et offrir au passage à Ryan Gosling l'un de ses rôles les plus attachants.
06:31Si Grace Rocky sauve Etoile, on rentre chez nous.
06:39Je crois que c'est sans retour.
06:47Plus jamais ça, car la guerre ne résout rien.
06:51A la table là, il y a ma petite fille Corinne.
06:53Elle ne grandira pas dans une Europe déchirée par les conflits armés entre les peuples.
06:57Oui, je suis prêt !
06:59Je voudrais raconter comment on en est arrivé là.
07:03Au début des années 30, mon père et Eto étaient des pacifistes convaincus.
07:07L'Allemagne veut la paix.
07:09En faisant le film, on s'est dit que ça avait une humanité, une humanité paradoxale,
07:13que c'était une façon de visiter un moment de l'histoire qui est scandaleux,
07:17mais qu'on allait essayer de trouver un équilibre entre l'indignation et la fascination.
07:25Et que le spectateur allait vivre une aventure à la fois morale et esthétique, je l'espère inédite.
07:33Cinq ans après le succès d'Illusion perdue, Xavier Giannoli met en scène les rayons et les ombres.
07:38Une histoire vraie avec Jean Dujardin dans le rôle de Jean Luchère,
07:41célèbre collaborationniste qui entraîne sa fille Corinne dans la spirale de l'infamie.
08:03Ça m'a fasciné le destin de Corinne Luchère et de Jean Luchère.
08:11Corinne Luchère, jeune actrice avant guerre,
08:14fille d'un journaliste qui était un pacifiste,
08:19qui était un homme de ce qu'on appelait la gauche radicale,
08:23proche des ligues contre l'antisémitisme.
08:25Plus jamais ça, plus jamais de guerre, guerre à la guerre,
08:28après la première guerre mondiale.
08:31Et il va glisser vers la compromission avec le nazisme
08:34jusqu'à devenir le patron de la presse pendant la collaboration.
08:37Qu'est-ce qui s'est passé ?
08:39C'est quoi les ressorts de cette compromission ?
08:42Comment on peut avoir ce destin ?
08:43Est-ce que les raisons sont idéologiques ?
08:45Est-ce qu'elles sont financières ?
08:47Est-ce qu'elles sont opportunistes ?
08:48Est-ce qu'elles sont simplement la lâcheté, l'aveuglement ?
08:53Explorer tout ça, c'est un travail romanesque et de cinéma que j'ai trouvé fascinant.
08:57En plus, il entraîne dans sa dérive sa jeune fille de 18 ans
09:01qui était une jeune star
09:04et il va la jeter dans la cage au lion de la collaboration.
09:08Mais quand est-ce qu'on devient une collabo ?
09:11En allant à des cocktails ?
09:14Peut-être.
09:17Je connaissais beaucoup de gens qui étaient là.
09:20Je les avais croisés avec mon père depuis que j'étais enfant.
09:23J'étais heureuse de revoir Suzanne et Otto.
09:26J'avais grandi avec eux.
09:27Je me dis que c'était très important comme histoire.
09:32Que la collaboration, moi je m'y connaissais mal.
09:37Je ne m'y connaissais pas bien.
09:39Et qu'on associe ça, mais c'est qu'on montre la réalité du monde,
09:43la complexité des choses.
09:45Et que oui, passer par l'humain, passer par ce lien-là du père et de la fille,
09:50c'est vrai, c'est important.
09:53Tu vois la diplomate, toi aussi.
09:57Ensuite, il a ouvert son tiroir.
09:59Il a sorti une grosse sieste de billet pour mes...
10:03Comment il a dit déjà ?
10:05Pour mes frais de mission.
10:08T'as accepté l'argent ?
10:10T'as accepté l'argent ?
10:11Évidemment.
10:13Alors je crois que c'est plus humain de collaborer que d'être un héros.
10:20Un héros, ça c'est exceptionnel.
10:22Ça c'est...
10:24Être vraiment dans la résistance, ça c'était un choix.
10:29Mais la majorité, non.
10:31La majorité veut avoir quelque chose de très simple.
10:34Une toit, la nourriture, un peu d'argent, la paix.
10:40Désormais, il y a un homme à l'ambassade d'Allemagne qui est mon ami depuis toujours.
10:43Et son idée, c'est une politique de collaboration sincère entre les deux pays.
10:46Qu'est-ce que tu veux dire par collaboration ?
10:47Évidemment, c'est un risque énorme pour un acteur comme Jean Dujardin
10:52de vouloir se risquer sur ce terrain de la compromission, de l'infamie.
11:02Je vois bien en même temps ce qu'il a attiré pour un acteur.
11:06D'aller jouer, d'aller incarner ses forces noires avec tout ce qu'il a fait dans sa vie.
11:12C'était une expérience originale pour Jean de faire ça.
11:15Donc au début, il a eu peur.
11:17Mais je crois que c'est parce qu'il avait peur qu'il l'a fait.
11:19Et moi aussi.
11:22J'allais avoir 20 ans.
11:23Tout était encore possible.
11:27Moi, je ne savais pas.
11:30Est-ce que tu as recherché à savoir ?
11:33On nous traitera, mon père et moi, de salauds, de collabos.
11:37Mais quand est-ce qu'on devient une collabos ?
11:39Tout ça, c'est ta faute ! Moi, je n'ai rien fait !
11:41À l'instar d'illusions perdues, Xavier et Giannoli témoignent du présent
11:45à travers le prisme de l'histoire avec un grand H.
11:48Je n'ai rien à justifier.
11:49Rien !
11:50Vous savez, quand je fais l'illusion perdue,
11:53d'abord, je veux une rigueur historique et être au plus proche du roman.
11:56Sauf que Balzac a vu ce qu'allait devenir la presse à l'épreuve du commerce,
12:02où l'opinion devient un marché,
12:04et les journaux des boutiques.
12:06Il a vu ça au XIXe siècle, et cette question essentielle, elle est intemporelle.
12:11La compromission est de toutes les époques.
12:13Et là, quand je lis le destin de Jean Luchère, d'abord, je pense à Rubin Pré, je me dis,
12:17mais le Rubin Pré d'illusions perdues, je ne sais pas comment il se serait comporté pendant l'occupation.
12:22À mon avis, pas très bien.
12:23Et je retrouve des thèmes qui me sont familiers, mais en les poussant encore plus loin.
12:27Ça veut dire que là, il s'agit carrément de se compromettre avec la force occupante,
12:34d'intelligence avec l'ennemi.
12:37Donc les enjeux deviennent encore plus puissants et tragiques.
12:40Mais ça prolonge, évidemment, quelque chose des films que j'ai faits jusque-là,
12:45d'une façon plus ou moins consciente.
12:48Il a choisi de trahir.
12:50Je suis innocente, innocente, vous avez compris ?
12:54Il a choisi l'ordre.
12:58Il y a une réplique très importante à la fin, où il y a des faux maquisards
13:01qui commencent à la tripoter après la libération,
13:04parce qu'il y a eu des horreurs.
13:05On a rasé des femmes, on les a violées.
13:08Voilà, des faux maquisards, ce qui ne remet rien en question
13:12la grandeur et la beauté de la résistance, c'est évidemment pas ça.
13:15Mais il y a un soldat gaulliste qui voit ces faux maquisards
13:18en train de martyriser Corinne, et ils la prennent par les mains,
13:22et ils lui disent « Relevez-vous, mademoiselle, on n'a pas libéré la France pour ça ».
13:26Et ce, on n'a pas libéré la France pour ça, cet appel à la dignité,
13:31quand je vois le débat politique et ce qui est en train de se passer,
13:35oui, très souvent, en regardant les chaînes info et les débats à l'Assemblée nationale,
13:40j'ai l'écho de cette phrase « On n'a pas libéré la France pour ça ».
13:43Ne soyez surtout pas intimidés par les 3h15 de cette épopée tragique,
13:47servie par un trio d'acteurs exceptionnels, avec une mention spéciale pour Natia Golubeva.
13:51« À qui tu dois rendre des comptes pour tout ça ? »
13:54« À ma conscience. »
13:58« Notre rayon yaourt a perdu 15% de sa valeur en 15 ans.
14:05Vous allez venir bosser ici à la centrale. »
14:07« Je ne suis pas du tout experte en négociations. »
14:10« Je suis sûre que vous serez capable de trouver des alternatives aux industriels. »
14:13Et Audrey fait ses débuts au sein de l'univers impitoyable des centrales d'achat,
14:16aux côtés du crin Bruno Fournier, interprété par Olivier Gourmet.
14:20« La moitié des clients qui entrent dans nos magasins gagnent moins de 1500 euros par mois. »
14:24« Vous attendez quoi de moi exactement ? »
14:25« Leur permettre de bouffer sainement à des prix abordables. »
14:28La mission s'annonce belle mais périlleuse.
14:29Le comédien Anthony Deschaux signe un premier film engagé
14:32sur un sujet qui, chaque année, fait les titres de l'actualité.
14:35En tant que comédien, j'étais amené aussi à faire des interventions de théâtre en entreprise.
14:38Et un jour, j'ai fait une intervention dans un séminaire annuel des acheteurs,
14:42dans une enseigne de grande distribution.
14:44Et là, j'en ai un peu pris plein la vue,
14:46puisqu'il y a un des dirigeants de cette enseigne
14:48qui a pris la parole pour introduire le séminaire
14:50et qui a dit, je me souviens encore de cette phrase qui m'a beaucoup marqué,
14:53« Si on est réunis ici aujourd'hui, c'est déjà pour savoir
14:56qui dans cette salle sont des requins et qui sont des requins tueurs. »
14:59Et nous, on ne veut pas de requins, on veut des requins tueurs.
15:01Donc moi, là, ça m'a fait un peu froid dans le dos.
15:03Et toute la journée a continué un peu sur le même ton.
15:06Et à la fin de cette journée,
15:08je me suis dit, qu'est-ce que c'est que ce monde un peu fou, là ?
15:11Et j'ai commencé à faire des recherches,
15:12au début, sur Internet, à regarder des documentaires,
15:15des reportages, comme vous disiez.
15:17Et puis après, j'ai eu envie d'infiltrer vraiment ce monde-là,
15:19de parler aux gens qui participent à ces fameuses négociations.
15:23Au début, personne ne voulait me répondre.
15:25Donc j'ai été confronté à cette fameuse omerta.
15:27Et après, j'en ai fait un scénario et un film.
15:29Passer les prix, ça veut dire dégrader la qualité.
15:32C'est ce que vous voulez ?
15:32Non.
15:34La hausse des prix, c'est aussi pour continuer à bien payer nos éleveurs.
15:36Combien vous payez le litre de la bio aujourd'hui ?
15:40Ça dépend.
15:41Donnez-moi une moyenne.
15:43Vous ne savez pas ?
15:44Si, je sais.
15:46La comédienne Anna Girardot incarne cette Audrey.
15:48Avec ce personnage, elle nous emmène dans les coulisses
15:51des tractations commerciales de la grande distribution.
15:54J'ai été tout de suite prise par cette histoire,
15:57par ce scénario, par ce personnage.
15:59Parce que le scénario d'Anthony, il se lit comme on voit le film.
16:04C'est-à-dire que dès la première lecture,
16:06c'est très lisible tous les choix très précis
16:09qu'Anthony a fait pour son film.
16:11Et pour ces personnages, que je trouvais très bien développés,
16:15les rapports entre les personnages,
16:16le rapport entre le frère et sa sœur,
16:18tout était très bien dessiné.
16:20Donc le personnage d'Audrey m'a vraiment parlé très vite.
16:24Et il y a quelque chose dans l'énergie,
16:26la détermination de ce personnage.
16:28Elle a des convictions auxquelles elle croit,
16:31elle a des valeurs.
16:33Et en même temps, elle a décidé de quitter justement
16:37l'héritage familial et de faire sa propre route.
16:40Et je me souviens d'avoir interrogé ça,
16:43quelques années plus tôt, avec Cédric Lapiche,
16:46quand j'avais tourné Ceux qui nous lient.
16:48Et que justement, j'avais eu cette discussion avec Pio Marmaille,
16:51qui a un personnage similaire au mien,
16:53qui a quitté le vignoble familial.
16:56Et de me dire, mais qu'est-ce qu'on espère dans ces cas-là ?
16:59Pourquoi on quitte ?
17:01Pourquoi on casse un peu le schéma ?
17:05Des fournisseurs comme vous, j'en ai beaucoup.
17:06Ça veut dire quoi ?
17:07Vous serez forcément le plus compétitif.
17:10Je pense qu'il faut miser sur un challenger.
17:12Vous pensez à qui ?
17:14Contrairement aux industriels, notre lait n'est pas standardisé.
17:17J'espère que vous savez ce que vous faites.
17:19L'idée d'Audrey est de faire rentrer l'exploitation de son frère,
17:22incarné par Julien Frison,
17:23dans les circuits de la grande distribution pour améliorer le marché.
17:26Ce que j'aime beaucoup dans le film
17:27et qui m'a vachement plu quand on le présentait à des gens,
17:32c'est évidemment on a conscience des difficultés de ces métiers-là.
17:38Mais ce dont moi, je n'avais pas forcément conscience,
17:41et en tout cas qui m'a sauté aux yeux
17:42en rencontrant parfois quelques agriculteurs
17:44qui étaient là aux avant-premières,
17:45c'est ce rapport de force quotidien qu'ils ont,
17:50qui est harassant, qui est fatiguant.
17:52Évidemment, c'est un métier hyper fatigant
17:54où rien que survivre est épuisant.
17:56Mais là, ce rapport continuel de force avec la distribution,
18:00pour ne pas lâcher,
18:01ça doit être mentalement, encore plus que physiquement,
18:04tellement éprouvant.
18:05Et ça, ça m'a vachement ému quand je rencontrais les gens
18:08qui me parlaient de ça.
18:08Et quand on voit le film,
18:09je trouve que c'est très bien représenté, ce truc-là.
18:11Madame Dumont, moi, je vais devoir mettre à la porte des dizaines de personnes.
18:15Si Petit Paysan a marqué pour décrire le quotidien d'une exploitation,
18:19cette guerre des prix nous emmène plus loin,
18:21au cœur d'un système destructeur
18:22qui arrivera peut-être à se réformer un jour.
18:48Et ce David qui hésite à accepter la couronne d'Israël,
18:52c'est un simple berger harpiste de surcroît plein de courage.
18:56Tellement que lorsque les philistins veulent asservir le peuple d'Israël,
19:00il est envoyé face à leur roi.
19:01Tomber les queues, Saül !
19:03Faites venir Goliath !
19:05La lumière que je suis toujours,
19:06quand je cherche le chemin...
19:08Il est colossal.
19:12David se retrouve face à Goliath,
19:14combat légendaire conté dans la Bible,
19:16et ce David nous invite à redécouvrir le personnage.
19:18Élise et Mounet de la partie pour donner sa voix au roi des philistins.
19:21Dès qu'on me propose de faire du doublage,
19:23je dis oui, j'adore ça.
19:26J'adore jouer avec ma voix.
19:28Je l'ai fait beaucoup.
19:31Entre autres, le plus connu, c'est l'âge de glace,
19:33où je fais le rôle de Hig.
19:36Mais j'en ai fait plein d'autres,
19:39et j'adore ça.
19:41J'adore parce qu'il y a en même temps...
19:43C'est un mélange de technique,
19:45parce qu'il faut avoir de la technique,
19:47et je pense en avoir,
19:48et d'inventivité.
19:51Et ça fait appel à l'imagination.
19:54Moi, j'ai toujours mis en avant la voix.
19:58Avec la voix,
19:59on peut faire passer tellement d'émotions.
20:02Et à chaque fois que j'ai fait des personnages au cinéma,
20:05avec les petites annonces,
20:08ou au théâtre,
20:09j'ai toujours changé ma voix.
20:11en fonction des personnages,
20:13j'adore ça.
20:13Je veux trouver la réponse
20:15quand j'ai peur du lendemain.
20:17C'est une montagne.
20:18Voici le secret
20:20pour être libre
20:21et vraiment vivant.
20:25Et de son côté,
20:26David est doublé par le jeune chanteur
20:28Timéo Béas,
20:29qui n'est pas à son premier doublage.
20:31Sa mère est-elle incarnée
20:32par la comédienne Fabienne Cara ?
20:33Ses valeurs d'humilité,
20:34je pense qu'elles sont
20:36effectivement très importantes.
20:38Et c'est bien de les remettre au bout du jour.
20:41Ça manque un peu parfois.
20:42C'est vrai qu'on est dans une société,
20:43on nous habitue,
20:44on essaye d'apprendre nos enfants
20:46à être courageux,
20:47avoir confiance en eux.
20:49Parfois pas dans l'humilité.
20:50Et là, on prouve que l'humilité,
20:52mais là, c'est incroyable d'ailleurs.
20:55Il est complètement...
20:57Même quand il rencontre le roi,
21:00il ne veut pas montrer.
21:02Puis il est dans la générosité,
21:03il joue de la musique,
21:04il est dans l'action du cœur.
21:06Il doute,
21:07il n'est pas sûr d'avoir les épaules
21:08pour un dos est rôle
21:09qui est par des moindres quand même.
21:11Oui, mais c'est surtout
21:11qu'il est aussi humble.
21:13Il est très, très humble, justement.
21:14Ça, c'est son secret à lui.
21:15Exactement.
21:16Il a même des doutes
21:17à vouloir y aller,
21:18à vouloir représenter le peuple.
21:19C'est ça, il doute,
21:20il ne sait pas s'il est prêt pour ce rôle.
21:21Mais il ne veut pas l'arranger aussi.
21:23Oui, c'est un mélange de ça.
21:24Mais il trouve le courage,
21:26la détermination d'y aller
21:27et d'affronter Goliath.
21:29Et en fait,
21:29c'est un beau message
21:30justement de détermination
21:31et d'espoir
21:32parce que David,
21:34c'est un jeune homme,
21:35il mesure 1m20.
21:37Et en fait,
21:37ça prouve que même si on est petit,
21:39qu'on ne croit pas en toi,
21:40tu peux vraiment déplacer des montagnes.
21:41Oui, mais c'est ce qui va y arriver
21:41parce qu'il croit en Dieu.
21:42Alors oui,
21:43le film prône des valeurs bibliques
21:44et ce type de film d'animation
21:46fonctionne.
21:46Et ça va bien au-delà.
21:47David s'est retrouvé numéro 2
21:49au box-office américain
21:50en fin d'année dernière.
21:55Si l'on connaît donc
21:56l'histoire de David
21:58contre Goliath,
21:58il n'est pas intéressant
21:59de la redécouvrir
22:00et d'aller plus loin
22:01sur ce personnage,
22:02le tout mis en musique
22:03de façon puissante.
22:06Vrai combat
22:07ne se livrant pas
22:09sur le terrain
22:10mais dans notre cœur.
22:13Je suis un berger,
22:14que puis-je faire
22:14à part veiller sur mes brebis ?
22:16Allons tous vers la lumière
22:23Déserts de la Tatacoa
22:24en Colombie.
22:25Alors que sa mère se meurt,
22:27Sirote revient parmi les siens.
22:28L'ue qu'il a quitté
22:29pour faire sa vie à Bogota,
22:31ce qui reste encore mal vu.
22:33Une reconnexion
22:33entre Sirote et son territoire
22:35est en marche.
22:36La couleuvre noire
22:37est le nouveau film
22:37de Aurélien Verne,
22:39L'ère Musio.
22:40Et même s'il est tourné
22:41à l'autre bout du monde,
22:42il y a une part de personnel
22:43pour le cinéaste.
22:44C'est important pour moi
22:45de raconter cette histoire
22:46finalement qui est peut-être
22:47une part autobiographique
22:48du projet.
22:49Moi j'ai grandi
22:49à côté d'Écosse-du-Qarcy,
22:51qui est aussi
22:52un environnement désertique
22:53du sud-ouest de la France,
22:54certes très différent
22:55de la Tatacoa,
22:56mais en tout cas
22:56qui résonne avec mon propre
22:57parcours de vie.
22:58J'ai eu envie
22:59très tôt de partir
23:00parce que j'avais l'impression
23:01qu'il n'y avait pas d'avenir
23:02ou en tout cas
23:03j'interrogeais la possibilité
23:04de faire du cinéma là-bas.
23:06Et finalement aujourd'hui,
23:07quand je vois
23:08mon propre parcours
23:10ou en tout cas
23:10quand je vois
23:11où se place
23:11ma sensibilité artistique,
23:14elle vient de la source,
23:15elle vient de mes racines,
23:16elle vient de là-bas
23:16alors que
23:17je l'ai quitté très tôt.
23:19Et j'avais envie
23:19de raconter ça
23:20finalement dans un territoire
23:21qui m'a fasciné
23:22et aussi où la ruralité
23:23est beaucoup plus extrême
23:24et où les conditions de vie
23:26sont beaucoup plus dures.
23:32Et le film
23:33a une part mystique
23:34au cœur de son sujet
23:35outre celui des origines.
23:37Cette question des dons,
23:38ma grand-mère maternelle
23:39avait des dons,
23:41donc elle guérissait,
23:43elle arrêtait le feu,
23:43elle enlevait les verrues,
23:44les zonas,
23:45les psoriasis,
23:46toutes ces choses-là.
23:47Et évidemment,
23:48c'est quelque chose
23:49qui a circulé
23:52dans mon environnement familial
23:54et qui nous a interrogés nous.
23:56Qu'est-ce qu'on fait de ça ?
23:57Comment on vit avec ça aujourd'hui ?
23:59Comment on le transmet ?
24:00Est-ce qu'on a envie
24:01de le recevoir ou pas ?
24:02Voilà, c'est des questions
24:03en tout cas
24:04qui résonnent
24:05avec ce que va traverser Syro.
24:17Je suis près du canal
24:19Quedeloise
24:21dans le tournant.
24:22Moi, je suis une
24:23grande nostalgique
24:24des cabines téléphoniques.
24:27Mais où sont passées
24:27nos cabines téléphoniques ?
24:28C'est la question
24:29que se pose Floriane Devigne
24:31dans ce road movie
24:32à la recherche
24:32des dernières cabines
24:33avant qu'elles ne soient démontées
24:35et envoyées à la benne.
24:36Et au final, passionnant
24:37car ça raconte un peu
24:38notre histoire contemporaine
24:39du pays.
24:43Dans un monde
24:44où se protéger
24:45des révélations
24:45est un défi quotidien.
24:48Un homme veille.
24:49Allez, les dimanches
24:50et jusqu'au mardi 24,
24:52toutes les places de cinéma
24:53sont à 5 euros.
24:54C'est le printemps du cinéma.
24:55Et du coup,
24:56ce n'est pas une raison
24:57pour spoiler les films
24:57à découvrir dans les salles
24:58à ce petit prix.
24:59Ahmed Silla
25:00endosse la cape
25:01de Spoilerman pour ça.
25:02Spoilerman.
25:04C'est trop proche là,
25:05j'en m'y...
25:06Spoilerman !
25:09Alors profitons
25:10du printemps du cinéma.
25:11Du 22 au 24 mars,
25:125 euros la séance.
25:13Nous sommes convoqués
25:15à la nouvelle table ronde
25:16d'Arthur Pendragon.
25:17Et ça arrive
25:18en 4 câbles
25:18ou red DVD
25:19et VOD
25:19pour vos petits écrans
25:20cette semaine.
25:21La première partie
25:22du second volet
25:23de Kaamelott
25:23pour le cinéma
25:24par Alexandre Astier.
25:25Ça ne se rate pas
25:26en attendant la suite
25:27annoncée à l'automne prochain.
25:30La semaine prochaine,
25:31un duo inédit
25:32et savoureux
25:33s'offre à nous
25:33pour ce qui compte.
25:35Anemone est porté
25:36par Daniel Delewis
25:37et il sera à nos côtés
25:38et ses filles du ciel
25:40nous emballent.
25:41Je ne me perçois pas
25:42comme un homme
25:42particulièrement séduisant.
25:44Bon ben,
25:45du coup,
25:45je ne sais pas
25:46ce que l'on peut dire
25:46nous,
25:47le reste de la jante
25:47masculine après ça.
25:49En attendant,
25:49il est formidable
25:50dans ce projet
25:51Dernière Chance
25:52et il était à nos côtés
25:53pour nous en parler
25:54dans votre maxiné
25:54cette semaine.
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