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  • il y a 1 jour
Ci Né Ma du mardi 27 janvier 2026

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Transcription
00:00Bonjour, nous sommes à l'Alpe d'Huez, c'est déjà la 29e édition du festival du film de comédie.
00:13On y revient dans un instant, mais cette semaine, on vous parle de gourou, de baise en ville et de promis le ciel.
00:20C'est la version longue de l'émission.
00:22Bon, on est dans cette 29e édition du festival de l'Alpe d'Huez avec du rire, beaucoup d'émotions aussi, c'est vrai.
00:29Et puis, des jeunes acteurs qu'on essaye de mettre en avant, notamment...
00:34Debout, surtout.
00:37Avec M. Gérard Gignot.
00:39Ça va, Gérard ? Ça fait plaisir de vous voir.
00:41À chaque fois, c'est toujours le même plaisir.
00:42Ben écoutez, tant mieux.
00:43J'ai l'impression que c'est partagé ici.
00:45Vous êtes chez vous un peu ici, non ?
00:46Moi, j'adore ça.
00:46Oui, ce que je disais hier, c'est le festival des cadres de la comédie.
00:50C'est vrai, c'est joli.
00:51Et comme on n'est pas agité là-bas, autant venir ici.
00:53C'est ce que vous disiez.
00:54Même si ça se radicalise un peu parfois.
00:56Je vous invite, on va s'asseoir et on va parler de ce film, de votre film.
01:02C'est le 13ème et on y va tout de suite.
01:03Allez !
01:04Ah mon titi, qui c'est qui va soulager sa conscience ?
01:06Tirez lui, c'est ma note.
01:09Il est libre.
01:11Vous plaisantez là, il avait passé aux aveux.
01:13Le test ADN est formel, c'est pas lui, on s'est trompé.
01:17Quoi ?
01:18Ils ont vérifié, revérifié.
01:20C'est pas Durand de solidesse.
01:21Ça m'arrange pas du tout là, moi.
01:25Mais ça n'arrange personne !
01:27Ah bah si, quand même.
01:30Et de 13, 13ème film en tant que réalisateur, on va pas dire oui, c'était le premier, tout ça, etc.
01:39Mais mine de rien, un petit mot sur ces 13 films.
01:44Qu'est-ce qu'ils ont en commun ?
01:45L'humain, déjà ?
01:46Oui, l'humain, oui.
01:47En tout cas, c'est comme ça que moi je le ressens.
01:49Je pense que c'est toujours un peu comme je joue dans mes films, c'est un petit peu, je me mets toujours à la place d'un personnage pour essayer de comprendre un truc qui m'interpelle, que ce soit SDF dans Une époque formidable ou dans Monsieur Matignon, Qu'est-ce que j'aurais fait en 1942.
02:06Et là, je me suis saisi de ce fait divers invraisemblable de ce pauvre garçon qu'on a arrêté à la place de Dupont-de-Ligonnès et qui a été très vite lâché.
02:20Parce que c'est évident, il ne lui ressemblait pas du tout.
02:22Il y a un emballement médiatique et policier.
02:25Les mêmes fois que les policiers, ça avait travaillé, c'était pas lui, mais il y avait un tel...
02:28Le policier avait titré, ça y est, arrêté.
02:31Ça y est, arrêté. Tout le monde a cette Une en plus.
02:34Oui, parce que c'était à...
02:36Les autres tirent à minuit et je crois que c'est à 6h du matin que vraiment tout ça s'est dégonflé.
02:42Mais le mal était fait, ce personnage-là a vu sa vie dévastée.
02:47Et donc, après, mon problème, c'est de prendre ces sujets graves et puis d'essayer de les adoucir avec de la comédie.
02:55Moi, je dis toujours, je fais des films comme des tablettes au chocolat noir avec des noisettes.
03:00Et les noisettes sont là pour adoucir un peu l'amertume du propos.
03:03Est-ce qu'on peut dire que c'est un film...
03:05Enfin, vous me permettrez, un film coup de poing.
03:07Là, vous vous servez un petit peu de l'actualité, de ce que nous vivons.
03:11Parce qu'à l'époque, mesdames, c'était il y a quelques années.
03:14Malheureusement, ça...
03:15Et malheureusement, ça n'a malheureusement pas changé.
03:17Mais j'ai l'impression que l'information, là aussi, on va à la course à l'info, à la course au scoop.
03:21Enfin, waouh, quoi.
03:23C'est ça, l'angle du film.
03:25C'est ça qu'il faut comprendre aussi.
03:27Oui, sauf qu'on vit, mais d'ailleurs, regardez-là, il y a des tas de caméras.
03:31Moi, quand j'étais jeune, il y avait une télévision et trois radios.
03:38Maintenant, il y a ça, plus les réseaux sociaux, plus...
03:41C'est un système.
03:42Donc moi, je n'accuse pas principalement des personnes, encore que dans mon film, rime, car ici, elle est gratinée.
03:49Mais on est dans la comédie aussi.
03:50Il fallait aussi tirer le film vers les sourires.
03:52Enfin, même si le fond est grave, mais moi, je me sers toujours du drame.
03:57Enfin, le drame, il n'y a pas de rire sans drame.
03:59Bon, Gérard, je ne sais pas ce que vous faites là, mais nous, on va continuer, évidemment, toujours à l'Alpe d'Huez, de parler de l'actualité cinéma.
04:05Avec, bah là aussi, un jeune qui démarre, Pierre Ninet, avec le gourou.
04:10C'est ça, le dernier film de Yann Gozland.
04:12Restez avec nous, on en parle tout de suite.
04:14Le public vient en nombre assister aux séances de coaching de maths.
04:25Il est devenu une star de la profession.
04:26Mathieu Vasseur, le numéro un des coachs français.
04:29Je vais vous donner les beaux outils pour réussir.
04:32Pourriez-vous nous donner votre définition du coaching, s'il vous plaît ?
04:34Je suis fière de toi.
04:36Écoutez, moi, je vois nos vies comme des chemins.
04:39Un petit peu moins de métaphores et un peu plus de réponses directes, Mathieu Vasseur.
04:41Vous craignez que le coaching soit une porte d'entrée vers des dérives sectaires ?
04:48C'est la question que se pose une commission d'enquête parlementaire
04:51qui commence à faire vaciller les certitudes de notre coach,
04:54incarné par Pierre Ninet, qui a apporté le projet à son réalisateur partenaire, Yann Gozland.
04:59J'ai tout de suite accroché quand il m'a parlé de cette idée qu'il avait en tête,
05:03qui germait dans son esprit depuis quelques temps,
05:05l'idée de faire un film qui serait centré sur la figure d'un coach en développement personnel.
05:09Je trouvais que c'était un sujet, en tout cas, extrêmement moderne et très pertinent
05:17au vu de la recrudescence du nombre de coachs en tout genre sur Internet
05:22et qui sont boostés sur les réseaux sociaux, par les réseaux sociaux.
05:27Et je trouvais que c'était... qu'il y avait un vrai phénomène de société.
05:30T'es pas non plus sur le monde des oliviers à prêcher la fraternité universelle, non ?
05:35Je peux pas les laisser tout me prendre.
05:36Je sentais qu'il y avait comme une injonction de la part de la société,
05:52une injonction à la performance, à la réussite, au bonheur.
05:55Je trouvais qu'aussi, on était dans une société un peu en perte de repères.
06:00Les gens se détournent de la politique, de la religion.
06:04Et donc, si vous voulez, il y a un espace vacant où les coachs peuvent exister,
06:08se développer et arriver avec une doctrine, des idées, des conseils
06:15qui sont censés un peu régler tous vos problèmes,
06:18qui, parfois, sont censés répondre à tous vos problèmes
06:22avec des solutions parfois un peu toutes faites, quoi.
06:25Je suis ton ami, là, et on est en train de faire un jeu.
06:27Si t'y arrives pas maintenant, t'y arriveras jamais devant ton patron.
06:30Vrai ?
06:30Vrai !
06:31Vrai.
06:32OK.
06:34Tu veux pas insulter ton patron parce que tu veux pas perdre ton travail.
06:36OK, bien sûr, moi je comprends, on comprend.
06:39Mais moi, je veux que ton chef, il chante ce que t'as dans le bide.
06:41Je veux qu'il sente ta force, Daniel.
06:43Je veux qu'il respecte ta zone de défense, OK ?
06:45OK.
06:46C'est ce que tu veux aussi ?
06:47Oui.
06:47Je veux qu'il le sente dans ton souffle.
06:49Je veux qu'il le sente dans tes tripes.
06:51Va falloir aller chercher la haine en toi, Daniel.
06:54Parce que toi, ton mur, c'est pas avec de l'amour, en fait,
06:57que tu vas le construire.
06:57Ça, t'as essayé.
06:58T'as déjà essayé toute ta vie, ça va pas marcher.
07:00Ça marchera jamais.
07:01L'amour ne te sauvera pas, Daniel.
07:04Tu crois que ta femme, elle a besoin de ça ?
07:05De vivre avec un homme qui se cache, qui passe comme un fantôme.
07:08Tu crois que tes enfants, ils ont besoin de ça ?
07:10D'un père, comme ça, un père comme une colonne de sable.
07:13On pose la main, il s'effondre.
07:15Le film offre des scènes intenses dans le jeu des comédiens.
07:18Je savais que c'était un film où la parole,
07:20on en parlait tout à l'heure, la parole, elle est centrale.
07:22Puisqu'on parle de ces grands orateurs qui arrivent à galvaniser des foules.
07:27Donc, c'est vrai qu'on avait envie d'avoir des scènes,
07:31des confrontations très fortes entre les personnages.
07:34Tout ça passait aussi par le dialogue.
07:37Et j'ai pris un plaisir immense à travailler vraiment avec tous ces comédiens,
07:42avec Pierre en premier lieu.
07:43C'était la troisième fois qu'on travaillait ensemble.
07:44Mais aussi, oui, il y avait quelque chose de jouissif,
07:47de le voir, de ces échanges qu'il avait avec Anthony Bajon,
07:51avec Christophe Montenez, qui interprète son frère.
07:54Mais il y a aussi Léonie Simaga, qui interprète une sénatrice
07:58qui cherche justement à défendre un projet de loi
08:02qui est censé encadrer la profession.
08:04Et c'était aussi, je la trouve, vraiment très magistral dans le film.
08:09Donc, c'était un vrai plaisir de travailler avec cette troupe de comédiens
08:11que je trouvais vraiment excellent.
08:14Et c'était un plaisir vraiment d'avoir des scènes,
08:17si vous voulez, de duels entre tous ces personnages.
08:19On ne va pas demander un diplôme d'État à chaque coach.
08:23Pourquoi pas ?
08:24Positivité toxique, vous connaissez cette notion ?
08:30Le réalisateur s'est immergé personnellement au cœur de certains de ses coachs
08:34pour raconter son sujet au plus juste.
08:37J'ai découvert l'existence de séminaires en physique
08:40où le coach rassemble des centaines d'adeptes, de fidèles
08:45qui sont là pour, qui sont censés apprendre et écouter les conseils de ses coachs.
08:52Donc, je me suis inscrit.
08:53Et comme je le disais tout à l'heure, c'est vrai que ce qui m'a frappé,
08:56c'est la dimension énergique, électrique, cathartique de ces séances
09:00où parfois le coach prenait quelqu'un dans la foule
09:04et le faisait accoucher de certains traumas, de certaines névroses.
09:09Et donc, il y a quelque chose de très puissant, en fait.
09:12Parce que moi, j'y allais presque dans une forme un peu, parfois, de résistance
09:16et j'étais embarqué, en fait.
09:17Pas la peine de résister de votre côté.
09:20Gourou est un puissant thriller sociétal mené de main de maître.
09:23Ce que tu veux, c'est ce que tu es.
09:27Encore une fois, ce que tu veux, c'est ce que tu es.
09:31Matt, qu'est-ce que tu as fait ?
09:32On est toujours à l'Alpe d'Huez avec, évidemment, Manu Payette.
09:41C'est votre ami, c'est notre ami à tous.
09:43Salut Marc.
09:44Salut à vous.
09:45On éveille hier soir dans la salle.
09:46C'est un carton pour le film « Devient Génial ».
09:48Et si on en parlait, mais comme si on était chez nous, en famille.
09:52Avec grand plaisir.
09:53Alors, on y va.
09:54Allez, ça y est.
09:55Donnez-moi vos téléphones.
09:56Allez.
09:56Allez ici.
09:57Sérieux, là ?
09:58Je vous les rends ce soir.
09:59Super.
10:00Au jour où vous vous rendrez compte que c'est les téléphones qui ont terminé,
10:02et exterminé toute l'humanité, d'accord ?
10:04Avant, on ressentait, on vivait les choses.
10:06Qu'est-ce que tu as vécu aujourd'hui ?
10:07Je n'ai pas vécu mes vidéos.
10:08Tu as ressenti un truc aujourd'hui ?
10:10Je ne crois pas.
10:10Allez, vas-y.
10:10« Devient Génial ».
10:11Les enfants sont à l'honneur.
10:12Et je crois que tu as eu déjà un coup de cœur pour les enfants.
10:15Ah bah oui, j'ai eu un coup de cœur pour les enfants de ce film.
10:17Tu les as vus travailler, tu t'es dit « Oh, eux, c'est bon, c'est en bonne voie ».
10:20J'ai dit à Léo, au réalisateur, j'ai dit « Léo, tu es déjà en train de réussir ton film
10:25quand tu choisis des gamins comme ça ? »
10:27Aussi talentueux, aussi mignons, aussi investis, aussi curieux.
10:32C'était génial de tourner avec eux.
10:34Il y a eu aussi beaucoup d'émotions dans ce film,
10:36et qu'on invite vraiment toutes les personnes à aller voir.
10:40Alors, je disais coup de cœur avec les enfants, coup de cœur avec tes partenaires.
10:42J'aimerais aussi qu'on en parle.
10:43Oui, bien sûr.
10:44Coup de cœur amical, c'est une rencontre.
10:47Melra Bedia, c'est une rencontre.
10:49Je ne la connaissais pas.
10:50Je connaissais son frère, Ramzi, je connaissais…
10:53Mais je ne connaissais pas Melra.
10:55Mais vraiment, la rencontre,
10:57Melra, c'est un coup de foudre amical.
11:03Elle me fait rire, mais alors ?
11:05Et puis qu'est-ce qu'elle joue bien ?
11:07Les arches, côtes et rives, n'ont été que peu endommagées.
11:13C'est bien, là, vous réagissez.
11:15Ça fait plaisir, là.
11:16Alors, heureusement, les arches, côtes et rives…
11:20Ça va ?
11:22Bon, je n'ai pas peur.
11:24Heureusement, les arches, côtes et rives.
11:26Oh, elle est bon !
11:27Oh, c'est bon !
11:29Oh, c'est bon !
11:30Oh, c'est bon !
11:31Oh, c'est bon !
11:32Son personnage, est-ce que tu peux m'en parler ?
11:35Parce que je ne voudrais pas spoiler quoi que ce soit.
11:38En tout cas, au début, on la trouve un peu pénible, ça, je peux le dire.
11:42Et puis après, je ne sais pas pourquoi, on est presque limite amoureux, quoi.
11:46Ah, mais écoutez, c'est ce que disent tous mes ex.
11:47Au début, je suis vraiment pénible et à la fin, ils sont love.
11:51Non, même pas, c'est toujours l'inverse.
11:53Ils sont d'abord love et après, ils se sentent.
11:55Mais bon, non, non, j'adore ce personnage parce qu'il est…
11:59On ne sait pas s'il existe dans la vraie vie, mais au final, plus on avance avec elle
12:01et on se rend compte qu'il existe et qu'on connaît forcément quelqu'un qui lui ressemble.
12:05Donc moi, ce personnage d'Iris, il me touche tout particulièrement
12:08et surtout, il me ressemble parce qu'elle veut bien faire et elle fait tout mal.
12:13Et ça me ressemble tout le temps, tout le temps.
12:15Ça part toujours d'un bon sentiment et à chaque fois, je merde.
12:17Donc j'ai beaucoup d'amour pour ces gens-là.
12:19Et j'en ai eu un deuxième pour Marie-Julie Baup.
12:22On rappelle qu'il jouait Edith Piaf dans le film Asnevour.
12:26Oui.
12:26Qui était extraordinaire aussi, vraiment.
12:27Qui est une super actrice, grande actrice de théâtre.
12:31Aussi.
12:32Qui a quand même trois Molières à son actif.
12:34C'est ça.
12:34Pardon, pardon.
12:38Quelle aventure.
12:40Et puis tout ça dans un film.
12:42Et Léo nous a fait le cadeau, je trouve, de réussir ce film.
12:45Est-ce que votre façon de travailler quand vous êtes dans ce contexte-là change ou non ?
12:50Vous êtes comédienne et vous allez là où on veut de vous, j'ai presque envie de dire.
12:53Non ?
12:54Non, c'est le même métier et pourtant, ça n'a rien à voir.
12:57Après, moi, je suis très sensible quand même aux metteurs en scène que je rencontre et avec qui je travaille.
13:01Et en l'occurrence, c'était assez cool de travailler avec Léo parce qu'il a cette capacité à, tout en étant extrêmement détente, à donner un espace de liberté totale.
13:12Et en même temps, il sait parfaitement ce qu'il veut.
13:14Et il sait parfaitement nous amener tout en douceur et en chillitude là où on veut.
13:18Donc, j'ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec lui.
13:19Bon, allez, nous, on continue.
13:21On va continuer parce qu'on a encore pas mal de choses à vous présenter à l'Alpe d'Huez.
13:26Au Crestemaine avec nous.
13:27Moi, j'y vais.
13:28Salut.
13:28Moi, je suis pensé dans un paradoxe, en fait, gros.
13:30Ah oui, un paradoxe.
13:31Genre, pour avoir un taf, il faut le permis.
13:33Sauf qu'il faut que je trouve un taf pour payer mon permis.
13:34Pour ça, je me disais, t'as peut-être un petit plan, tu vois, derrière les fagots.
13:37Je te préviens, ça risque d'être un truc de bonhomme.
13:39Corentin, alias Sprite, trentenaire, a l'injonction de par ses parents d'enfin prendre sa vie en main.
13:45Ça passe par gagner de l'argent et trouver son indépendance.
13:49Le job, il le trouve assez vite.
13:51On est spécialisé dans le nettoyage de teufs à domicile.
13:54Et ils peuvent appeler de n'importe où ?
13:55Genre de Sergi Bontoise ?
13:58Imbécile.
13:58On fait déjà tout le 77.
14:00Et crois-moi, c'est pas mal.
14:02Pas mal.
14:03Mais Sprite n'a pas le permis.
14:05Il le passe.
14:06Mais avant de l'avoir, il faut trouver des solutions.
14:08Quand je suis arrivé sur Paris, j'habitais Mont-de-la-Jolie.
14:10À chaque fois, je ratais le dernier train.
14:12Et un jour, je me suis acheté ce petit Bézenville.
14:14Et tous les jeudis, j'allais dans un bar et j'essayais de faire des rencontres.
14:17Et puis je m'arrangeais pour dormir sur Paris.
14:19Et voilà, il ne reste plus qu'à s'équiper pour Sprite.
14:22Ça, c'est du Bézenville.
14:24Tous les banlieusards, on avait un Bézenville comme ça.
14:26Mais ça te va trop bien.
14:27Ouais.
14:28Mais méga beau gosse, ça me fait trop plaisir, ce cadeau.
14:30Et ça sent le vécu pour le jeune réalisateur et comédien du film, Martin Jova.
14:35Moi-même, je ne connaissais pas l'expression avant qu'un collègue de travail, par hasard,
14:39m'en parle comme ça.
14:40Je me suis dit, c'est génial, il faut absolument que je fasse un film qui s'appelle comme ça.
14:43Puis ça me rappelait, moi, ma propre expérience de banlieusards.
14:45Ou parfois, si je rate le dernier train, mince, le noctilien, ah c'est galère.
14:49Bon, bah j'ai ma brosse à dents, je peux squatter chez toi.
14:51Et ça, ça m'est arrivé pas mal de fois, ouais.
14:53Taf là.
14:55Bézenville.
14:57Oui, moi, je savais ce qu'était un Bézenville, oui, tout à fait.
14:59Par contre, je ne savais pas, je ne connaissais pas la définition du Bézenville.
15:04Pour moi, en plus, à l'époque, dans mon esprit, c'était en un seul mot.
15:10Bézenville.
15:11C'est genre B-E-Z.
15:15Et donc, grâce à Martin, j'ai compris la définition de ce mot, Bézenville.
15:21Moi, je ne connaissais pas du tout.
15:23Et d'ailleurs, j'étais même un peu gênée, en fait, quand j'ai appris le titre du film.
15:29Mais ouais, je ne connaissais pas du tout ce principe.
15:31Et en fait, ma famille, ma mère, on voyait très bien ce que c'était.
15:35Hello, ça te dit ?
15:36Un petit verre.
15:38Salut.
15:39Euh, Corentin, c'est juste ça.
15:41Oui, bah après ton chaîne, t'as déjà emballé une meuf.
15:43Et il y a Martin Jova de capter l'essence d'une jeunesse avec son film.
15:49C'est une observation d'une jeunesse et puis aussi d'une nouvelle, enfin, pas d'une nouvelle masculinité,
15:55mais d'une façon d'être un homme qui n'est pas forcément encore montré au cinéma,
15:59mais qui arrive petit à petit.
16:00Et aussi de cette, peut-être, difficulté à sortir de l'adolescence, de l'enfance
16:06et de la difficulté aussi, quand on habite en banlieue, de se déplacer.
16:10Tu vois, il est coincé dans un paradoxe qui est que pour travailler, il lui faut le permis,
16:14mais pour avoir le permis, il faut travailler.
16:16Ça, c'est quand même une difficulté qui est réelle.
16:18Je pense tout le temps, les sprites, je pense que c'est un des grands défis de ma génération.
16:25Pas facile, le premier emploi, pas facile de partir de chez ses parents.
16:29La vie est dure, le pouvoir d'achat fond comme neige au soleil.
16:34Je crois qu'on a des problèmes aussi de santé mentale, on a du mal, on a des idéaux,
16:38on a du mal à les faire vivre, à les retrouver dans nos activités professionnelles.
16:45Oui, je pense que Sprite, il est aussi à l'image de sa génération.
16:47Et donc, dès que je rencontre du public qui se sent touché par le film,
16:52par les sujets, les thématiques que j'essaye d'évoquer,
16:56c'est vrai que moi, ça me fait du bien quand même.
16:58Ça me fait du bien de me dire que ça parle.
17:01Qu'est-ce que j'ai pu baiser grâce à ça ?
17:02Je crois que je préfère pas savoir.
17:04Non, mais tu préfères pas savoir, mais c'est quel ça que t'es né.
17:08Un joli soleil arrive, il y a toujours de la neige, il y a toujours du rire, de l'émotion,
17:13et puis des gens que l'on aime.
17:13Oui, nous sommes toujours à la 29e édition du festival de l'Alpe d'Huez avec un film.
17:22Alors, ça me gêne de le dire, mais parce qu'à l'heure où on fait cette interview,
17:25on ne connaît pas le résultat.
17:28Mais j'ai adoré.
17:29Voilà, de la comédie française avec évidemment Pauline Clément.
17:32Comment ça va, Pauline ?
17:33Ça va bien, je ne t'écouterai pas.
17:35Oui, mais moi aussi.
17:36Je suis content de te revoir, voilà.
17:38Oui, moi aussi.
17:38C'est toujours un vrai plaisir, bravo.
17:40Et puis également, ravi, Julien Frison, de vous revoir également.
17:44Voilà.
17:44Ravi aussi.
17:45Alors, évidemment, il y a quelque chose qui nous différencie, vous et moi,
17:49c'est que moi j'ai un badge, donc je peux faire l'interview.
17:51Vous, vous n'avez pas de badge.
17:52Petit joke si vous voyez le film, parce qu'évidemment, à la comédie française,
17:56si vous n'avez pas de badge, vous ne pouvez pas rentrer.
17:59Et ici aussi, on a vu que dans les scènes, il fallait montrer un badge aussi pour venir.
18:02C'était notre premier jour quand ils sont aussi stricts qu'à la comédie française ici.
18:06Tu ne veux pas m'ouvrir ?
18:08Ah ben non, pour rentrer, il faut un badge.
18:10Qu'est-ce que tu en as fait ?
18:11Tu ne l'as pas perdu au moins ?
18:12Si tu l'as perdu, il faut faire une déclaration.
18:14T'imagines, quelqu'un le trouve et badge à ta place ?
18:16Non, en fait, c'est que je voulais prendre un joli petit sac pour la première,
18:19donc j'ai mis mon portefeuille dedans.
18:20Je me suis rendu compte que toutes mes affaires ne rentraient pas dedans,
18:22donc je me suis dit que je veux garder mon sac moche de tous les jours
18:24et puis j'ai oublié de transvaser les choses de mon petit sac dans mon gros sac,
18:27donc il est chez moi, avec mon portefeuille.
18:29Ben, tu n'as qu'à rentrer chez toi.
18:31Je ne peux pas, j'en ai pour une heure.
18:33C'est bon, il reste trois heures.
18:34Mais non, mais ce n'est pas possible.
18:36Ils m'attendent, là, j'ai des raccords lumière à faire au jour à 21h.
18:39Tous les membres de la comédie française ont un badge, d'accord ?
18:42Parce que s'il y a un problème, ça retombe sur qui après ?
18:44Sur Bibi.
18:45Moi, je ne sais pas si à l'intérieur, si tu décides de casser quelque chose
18:48ou pire, de faire un attentat.
18:52Ou alors, est-ce que vous vous êtes servi de certains éléments
18:54pour un peu grossir le trait ?
18:57C'est une fiction, c'est vraiment une fiction saupoudrée
18:59de petits éléments réalistes.
19:02Mais ça, c'est vraiment un petit avant-mélange
19:03que seuls les gens de la comédie française
19:05ou alors, je ne sais pas, la grosse fanbase peuvent savoir.
19:09Mais il y a plein de petites anecdotes qui sont...
19:11Et nous, on fait, ah, ça, c'était André, ça, c'était Gustave.
19:15On va saluer Bertrand, Bertrand Husclat et Martin Darondo.
19:18Voilà, déjà, bravo.
19:20Ben, merci.
19:20Deuxième que je place...
19:21Merci.
19:23Oh, waouh.
19:23Ben, merci.
19:24Merci à vous.
19:25Très trop bien.
19:26C'est trop bien.
19:27Voilà, là, on a l'Alpe d'Huez.
19:29Vous avez...
19:29Voilà, c'est la première soirée.
19:31Vous êtes en pleine promo, là, toute la journée,
19:33avec la neige, les gens, le public.
19:37C'est important de montrer un film en public.
19:39Bien sûr.
19:40Ben, c'est pour recouper le film.
19:42Vous en êtes où, là, émotionnellement, là ?
19:44J'ai l'impression que vous êtes presque encore sur un petit nuage.
19:46Ouais, on flotte un peu et puis on n'a pas envie de redescendre.
19:49Vraiment, l'approche d'hier, c'était un shoot d'adrénaline et d'amour incroyable.
19:54C'est génial.
19:56On est bouleversé que les gens accueillent le film comme ça.
20:00Ça fait passer l'histoire de la compète au second plan.
20:04Et c'est ça que j'adore avec ce festival.
20:06Personne ne vient pour gagner, en fait.
20:07On vient juste pour montrer les films au public.
20:10C'est ça qui est trop bien avec l'Alpe d'Huez,
20:11c'est que c'est du vrai public, vraiment fan de comédie,
20:13qui vient là pour rigoler.
20:15Donc, en plus, comme nous, on a à cœur de faire un film qui...
20:19Ça parle de la comédie française.
20:20Oui, c'est une institution.
20:22Oui, ça peut paraître élitiste.
20:23Mais on a fait un film hyper populaire qui est fait pour tout le monde.
20:27Et du coup, je trouve qu'il y a une espèce de pertinence à le montrer ici,
20:31à l'Alpe d'Huez, pas forcément à Paris, vraiment ici.
20:35Parce que c'est un film, c'est pour tout le monde.
20:39En tout cas, Pauline Clément, Julien Frison, bravo.
20:43Allez, on reste ensemble, toujours à l'Alpe d'Huez.
20:45Et on continue, bien sûr, à parler cinéma.
20:48Tu es au bon endroit.
20:50Tu es venu chercher celui qui n'échoue pas,
20:52celui qui n'échoue jamais l'au-moi des rois pour l'éternité.
20:56Alléluia !
20:58Voici Marie.
20:59Nous reconnaissons la comédienne Aïssa Maïga,
21:01pasteur ivoirienne et ancienne journaliste à Tunis.
21:04Elle héberge deux femmes, une jeune maman,
21:06dans l'espoir d'une vie meilleure et une étudiante.
21:08Quand les trois femmes décident de recueillir Kenza,
21:10quatre ans, rescapée d'un naufrage,
21:12tout va changer dans leur quotidien.
21:13Au départ, je n'avais pas lu le scénario.
21:15C'était vraiment la manière dont elle en parlait.
21:20Et en fait, elle en parlait avec quelque chose de très ouvert.
21:24Pour son deuxième long métrage,
21:33la réalisatrice nous plonge dans une cellule familiale recomposée,
21:37avec des destins différents
21:38et les difficultés liées au statut administratif de chacun.
21:41Ça a commencé déjà par une rencontre d'une amie
21:44qui était journaliste ivoirienne,
21:45que j'avais rencontrée pendant la réalisation d'un documentaire
21:49il y a quelques années, en 2016 déjà.
21:50Et elle est devenue pasteur.
21:53Et j'ai trouvé ça incroyable.
21:54Je me suis dit, journalisme,
21:55c'est comme si c'était deux métiers opposés complètement.
21:58Et j'avais trouvé ça fascinant.
22:00C'était comme si informer n'était pas suffisant.
22:04Il fallait aussi donner de l'espoir.
22:05Tu es au bon endroit.
22:10Tu es venu chercher celui qui n'échoue pas,
22:12celui qui n'échoue jamais,
22:13le roi des rois pour l'éternité.
22:18Alléluia !
22:19Alléluia !
22:20On parle beaucoup de la migration,
22:21c'est vrai, par le prisme des hommes quand même.
22:24Mais en vrai, de plus en plus,
22:25ces dernières années,
22:26on se rend compte qu'il y a énormément de femmes
22:27qui migrent aussi de leur côté.
22:31Ma fille !
22:33Qui t'a dit j'ai une fille ?
22:35Elle est passée à la maison !
22:36Non !
22:38On aura la chance de la voir.
22:43Tu sais la distance, ça tue l'amour.
22:45Aïssa Maïga impressionne par son jeu tout en retenue.
22:48Elle n'en fait jamais trop.
22:49Et c'est précisément là que le film trouve sa force.
22:51Dans cette émotion contenue,
22:53dans cette dignité face à l'adversité.
22:55Dans cette manière de dire beaucoup,
22:56sans forcément parler.
22:57On a fait une séance de travail
22:58que j'ai trouvée hyper intéressante.
23:00parce qu'il y avait beaucoup d'improvisation,
23:03beaucoup d'espace.
23:05J'avais de l'espace en fait,
23:07avec elle,
23:08pour proposer,
23:09pour chercher, etc.
23:10Et puis j'ai eu le rôle,
23:11j'étais hyper heureuse évidemment.
23:14Tout ce qui nous reste, c'est quoi ?
23:15C'est ce qu'on a construit,
23:16les uns avec les autres.
23:18Joli !
23:21Tu allais te mettre dans quoi encore ?
23:23Il faut remettre cet enfant aux autorités.
23:28En dehors de ce cocon,
23:29la situation se dégrade rapidement
23:31et chacun doit trouver comment réagir au mieux.
23:33Vous allez être touché par l'histoire de ces femmes
23:35et de cette petite fille.
23:37Je trouve qu'on tombe souvent dans des archétypes
23:39quand on parle de la migration,
23:40comme s'il y avait un modèle.
23:42Alors qu'en réalité, la migration,
23:43c'est juste la vie, un départ,
23:47un parcours de vie en fait.
23:49Et ces parcours-là sont multiples.
23:51Et c'est pour ça que je voulais que ces femmes soient multiples,
23:53dans leur personnalité,
23:54leurs envies, leurs rêves, leurs espoirs et tout.
23:56Et mon contrat de location, c'en est où ?
23:58Justement, je suis venu pour ça.
24:00C'est pas possible.
24:01Promis le ciel est un film sensible,
24:03parfois mélancolique,
24:04qui interroge nos attentes et nos illusions,
24:06sans jugement.
24:07Un cinéma humain, nécessaire,
24:09qui ne cherche pas à séduire,
24:11mais à toucher juste.
24:15Chaque jour est une bataille.
24:17Place aux gagnants.
24:23On va aller retrouver tout de suite les lauréats.
24:26Vous venez avec moi ?
24:27Suivez-moi.
24:27Le prix du meilleur court-métrage
24:39est attribué à
24:41Comme un homme de Guillaume Cléris.
24:43Ça s'envole de recevoir un tel prix
24:45ici,
24:46à la 29e édition de l'Alpe d'Huez,
24:49qui est quand même
24:49le festival de calme de la comédie.
24:51Oui, d'autant plus que c'est la première fois
24:53pour moi que je viens,
24:54tout court.
24:56Alors, j'avais des films
24:57qui étaient passés l'année dernière,
24:58à Avignon notamment, évidemment.
24:59Mais la première fois que je me déplace,
25:00la première fois que je réalise un film aussi.
25:02Donc, c'est extrêmement émouvant
25:04et je suis très, très honoré.
25:06Un prix à égalité,
25:09c'est Laurent Lafitte
25:11dans Alter Ego
25:14et Laurent Lafitte dans Alter Ego.
25:18Bonjour, je suis Axel,
25:20votre nouveau voisin.
25:22Oui, mais là, ça va, non, c'est...
25:24Parce que Laurent Lafitte,
25:25c'est moi, c'est pas moi,
25:27on ne sait pas.
25:27En tout cas, ceux qui ont gagné,
25:28ils sont là, les réalisateurs.
25:30Bravo, félicitations.
25:31Merci, merci Laurent.
25:32Merci beaucoup.
25:33Mais ce prix, il est pour toi.
25:35C'est toi qui a gagné ce prix.
25:36C'est pour le rôle d'Alex
25:37et pour le rôle d'Axel.
25:39Pour tes deux rôles dans le film.
25:40Comment je suis arrivé sur un tel projet ?
25:42J'ai perdu un peu la mémoire, pardonnez-moi.
25:43En fait, on pensait à toi depuis le début.
25:46Mais on s'interdisait de le penser
25:48parce qu'on s'interdit de penser
25:49aux comédiens...
25:51C'est très bizarre quand je te parle.
25:53Parce que j'ai vraiment l'impression
25:54de parler à Laurent Lafitte.
25:55Je suis Laurent Lafitte de la comédie.
25:57C'était interdit de penser à toi
25:58pendant qu'on écrivait.
25:59Et puis à la fin de l'écriture,
25:59on s'est dit, bon allez, vas-y,
26:00tu penses à qui ?
26:01Et on pensait tous les deux à Laurent.
26:03Et on est allé le voir.
26:05On lui a expliqué le projet.
26:06On lui a dit, on va te...
26:07On va te raser la tête.
26:09On lui a montré une photo
26:10qui ressemblait à peu près à ça.
26:12Voilà.
26:12Et il nous a dit, oh putain,
26:15il est hors de question
26:16que je ne fasse pas ce film.
26:19C'est dingue, non ?
26:22Ah, il y a sans moi quelqu'un ?
26:24Julien Courbet ?
26:25C'est ça ?
26:26Le prix spécial du jury.
26:29Et je suis très fière de vous dire
26:31que c'est attribué à de la comédie française.
26:39La comédie française qui a accepté
26:42qu'on fasse ce projet,
26:44qui nous a fait confiance.
26:46On leur a dit, on va faire un film.
26:47Ils ont dit, c'est quoi ?
26:48On a dit, c'est une première
26:49qui se passe mal.
26:50Ils ont dit, il n'y a pas
26:50beaucoup d'éléments pour nous aider
26:52à dire oui ou non.
26:54Et ils ont eu la folle idée
26:56de dire, allez-y.
26:57Le grand prix est attribué à
26:59C'est quoi l'amour ?
27:01De Fabien Gorgia.
27:08Ça donne la sensation
27:09de recevoir beaucoup d'amour.
27:10Donc c'est pas mal.
27:11J'ai l'impression
27:11d'avoir été payé en retour.
27:14Non, non, mais en vrai,
27:15j'ai eu une sorte de vertige
27:16de joie, d'émotion.
27:18C'est tout ce que ça représente
27:19un film, la croyance
27:21que tant les gens y mettent.
27:22Je suis très content
27:23qu'on soit tous récompensés
27:24par ça ce soir
27:25parce que c'est le début
27:26de vie du film aussi ici.
27:27Ça va le lancer,
27:28on va faire plus de 50 avant-premières
27:30en France pour la sortie
27:31le 6 mai.
27:32Et on va espérer
27:33d'être toujours dans cet écho
27:34de joie que le film nous donne.
27:37Et puis une pensée,
27:37évidemment, pour l'or qu'elle a mis.
27:40Le prix d'interprétation,
27:41évidemment, je pense que c'est mérité.
27:43Mais voilà, c'est une grande comédienne.
27:47Elle a amené toute la saveur,
27:48tout ce que je fantasmais
27:49sur le personnage.
27:50Elle rend ça aussi sophistiqué
27:52que joyeux.
27:53Et je trouve que c'est juste
27:55qu'elle le reçoive ce prix ce soir.
27:57Alors vas-y, explique
27:57parce que j'ai rien compris
27:58à ton histoire.
27:59Ben non, c'est très simple.
28:02Le truc, c'est que toi et moi,
28:03on s'est mariés à l'église
28:04et que je ne peux pas m'y remarier
28:06tout simplement parce qu'on ne peut pas
28:07se marier deux fois à l'église.
28:09Non mais attends,
28:10tu vas te marier ?
28:11Ben oui.
28:12Fallait commencer par me dire ça, non ?
28:18Ouais, pardon.
28:18Oui, ben oui.
28:19En fait, avec mon amoureuse,
28:22Chloé, on va se marier.
28:24Mais c'est génial !
28:26Ah non, mais c'est incroyable.
28:27Je suis trop contente pour toi.
28:29C'est vrai ?
28:29La semaine prochaine,
28:30le marsupilami de la bande à fifi
28:32débarque sur les écrans.
28:34Nous dégustons ce savoureux gâteau
28:35du président
28:36et prenons ce N-121,
28:38bus de nuit.
28:39C'est en donnant de la gaieté au drame
28:41que l'on peut supporter le désespoir.
28:43Et c'est le cas dans le cinéma
28:45de Gérard Juniot.
28:45A l'occasion du festival
28:47de la comédie de l'Alpe d'Huez,
28:48nous avons été dans les premiers
28:50à évoquer son prochain film
28:51qui ne déroge pas à la règle.
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