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  • il y a 3 heures
Moselle Info, le journal du jeudi 14 mai 2026 - partie 1

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00:01...
00:11Bonsoir, bienvenue sur Moselle TV pour le tour de l'actualité locale,
00:15à la une de votre journal de ce jeudi 14 mai.
00:18La journée de la Moselle, dans tout le département,
00:21les sites passionnément Moselle ont ouvert leurs portes au grand public
00:24gratuitement pour ce jour férié.
00:26Rencontres, animations et ateliers au programme,
00:28mais aussi des visites guidées.
00:30Comme au parc archéologique de Blisbruck-Reynheim, nous y étions.
00:34Une enquête relancée en Moselle, 20 ans après une découverte macabre,
00:38la femme retrouvée dans un tonneau auprès de Saint-Quirain a désormais un nom
00:42et c'est grâce au service ADN d'Interpol.
00:45Notre invité aujourd'hui nous expliquera comment le programme Identify Me
00:48a permis de retracer les origines de la victime.
00:52La science qui s'invite aussi sur le terrain pour prévenir les blessures,
00:55l'université de Lorraine dispose d'un laboratoire de recherche et d'expertise
00:59dans les données scientifiques des sportifs.
01:01De quoi améliorer l'entraînement, mais aussi la performance.
01:04Vous le verrez dans ce journal.
01:07Votre météo pour demain, vendredi.
01:09Pas de grosse amélioration.
01:10Toujours ce temps nuageux, très gris et même orageux dans l'après-midi.
01:15Côté température, ce sera un temps automne.
01:16Pas plus de 9 degrés le matin et de 11 à 13 degrés l'après-midi.
01:23La Moselle pourrait-elle sortir du Grand Est ?
01:26C'est en tout cas une idée qui a germé suite au vote des députés
01:29pour la création d'une région Alsace autonome.
01:32Un mois après ce vote, une pétition a été lancée sur la plateforme de l'Assemblée nationale.
01:37Elle vise à créer elle aussi une collectivité territoriale de Moselle.
01:41A l'origine, Philippe Moureau, ancien candidat aux législatives en 2017
01:45et juriste à la Cour de justice européenne.
01:47Il faudrait que cette pétition reçoive 500 000 signatures
01:51pour se retrouver en débat public.
01:53Pour le moment, on en compte moins de 200.
01:56Et en attendant d'être indépendante,
01:58la Moselle se fête sur tout le territoire.
02:01A l'occasion du jour férié,
02:02le département a ouvert gratuitement les portes de ses sites passionnément Moselle
02:06pour la journée de la Moselle.
02:08Visite, marché du terroir ou animation dans 8 lieux.
02:11Dont le parc archéologique européen de Blisbruck-Reinheim
02:15où se trouvait Nathan Muller.
02:19Au milieu des vestiges gallo-romains,
02:21se joue du Charles Aznavour.
02:25L'orchestre d'harmonie de la ville de Talange
02:27était invité à Blisbruck
02:28dans le cadre de la journée de la Moselle.
02:31Je trouve effectivement toujours intéressant
02:34de pouvoir mixer différentes propositions pour le spectateur.
02:38à savoir des stands d'exposition
02:41qui sont proposés au parc archéologique de Blisbruck
02:43et puis également partager un moment musical
02:46de façon à ce que le public puisse s'évader
02:48en fonction de différents centres d'intérêt.
02:51Les plus courageux ont dû braver les averses pour visiter le site.
02:54Mais après la pluie, bien surtout le beau temps.
02:57L'occasion de se sustenter grâce aux différents producteurs présents.
03:01On a des gens à côté de chez eux qui sont formidables,
03:03qui n'ont pas une renommée nationale,
03:05mais qui font des produits originaux.
03:07Il faut se tenir aussi.
03:08Ça ne fait pas de mal de faire des découvertes.
03:09On a déjà pris de la bière,
03:11on a pris un burger au Bison, très bon.
03:15Comme j'ai le stand de bière,
03:16il y a pas mal d'alimentation également autour,
03:18donc ils nous ont tous mis ensemble.
03:20Ça va nous permettre de faire connaître nos produits.
03:23C'est vrai qu'on ne vient pas tellement dans cette région-là,
03:25dans ce coin-là.
03:26D'autres animations étaient proposées pour les plus jeunes,
03:28comme la mini-ferme et ses nombreux animaux.
03:31Le cadre était sympa.
03:33Et puis je propose vraiment un contact,
03:35un retour à la nature, aux choses simples.
03:36C'était le moment de redécouvrir un petit peu le contact animalier.
03:40Ça plaît beaucoup aux familles.
03:41Je pense que c'était sympa qu'on soit là.
03:44On a du mouton.
03:45On a une brebis des Noirs du Valais,
03:47la mouton suisse.
03:48On a les chèvres, des lapins, des cochons d'Inde,
03:51des poules, des canards, des oies,
03:53même des rats domestiques.
03:54On n'habite pas très loin.
03:56Donc on connaît assez bien le parc archéologique.
03:59Donc c'est un endroit agréable.
04:01Et en voyant qu'il y avait des animaux pour les enfants,
04:06quelques exposants,
04:07ça fait une petite sortie en famille.
04:09C'est agréable.
04:10Le parc reste ouvert toute l'année jusqu'en octobre
04:12et propose de nombreuses expositions
04:15pour tous les fans d'Antiquité.
04:18Dans le reste de l'actualité,
04:20il aura fallu plus de 20 ans pour mettre un nom sur un corps
04:23retrouvé près de Saint-Quirain en Moselle en 2005.
04:26Elle s'appelait Akima et c'est son ADN qui a parlé.
04:29Une victime d'un meurtre a été identifiée
04:31grâce à la plateforme Identify Me d'Interpol
04:34permettant à un cold case de peut-être trouver une résolution.
04:38La gendarmerie a en effet confirmé l'arrestation d'un suspect
04:41en lien avec cette affaire.
04:43Notre invité du jour fait partie de cette section ADN d'Interpol.
04:47Regardez.
04:48Docteur François-Xavier Laurent, bonjour.
04:51Bonjour.
04:52Je travaille au service ADN d'Interpol,
04:54l'organisation internationale de la police criminelle.
04:57Pour commencer, est-ce que vous pouvez nous expliquer
05:00en quoi consiste ce service
05:03et quel est son rôle aujourd'hui dans les enquêtes ?
05:07Notre unité ADN à Interpol est le point de contact
05:11de l'ensemble des 196 pays membres d'Interpol
05:13qui, lorsqu'ils ont un profil ADN, par exemple, sur une scène de crime,
05:17mais que cette trace ne matche pas au niveau national,
05:19elle peut être envoyée à Interpol
05:20pour être comparée avec des profils ADN
05:22qui proviennent des autres membres pays d'Interpol.
05:26Par conséquent, notre rôle, c'est de pouvoir comparer
05:28les données ADN entre les différents pays,
05:30trouver des connexions possibles
05:32et ensuite alerter les autorités policières
05:34pour leur permettre de résoudre des affaires internationales.
05:38Aujourd'hui, l'ADN, c'est un pan essentiel
05:42dans une enquête criminelle ?
05:45Oui, l'ADN, ce n'est pas la reine des preuves.
05:47Ce n'est pas parce que vous n'avez pas d'ADN
05:48que vous n'allez pas pouvoir résoudre potentiellement une affaire
05:51ou identifier quelqu'un,
05:52puisqu'on peut le faire avec des empreintes digitales aussi, notamment.
05:54Mais l'ADN, c'est vrai qu'il est présent
05:57sur des types de supports ou sur des types d'objets
06:00que d'autres types de biométrie, par exemple,
06:02ne peuvent pas obtenir.
06:04Par conséquent, lorsqu'un corps est très dégradé,
06:07lorsque vous avez uniquement des ossements, par exemple,
06:09vous ne pouvez pas utiliser de reconstruction faciale,
06:12vous ne pouvez pas utiliser des empreintes digitales.
06:14Et dans ce cas-là, l'ADN est très souvent
06:16la seule preuve biologique, biométrique,
06:19qui peut être utilisée pour pouvoir identifier formellement quelqu'un.
06:22Alors, il y a quelques jours, Interpol a donc confirmé
06:24l'identité d'une femme retrouvée morte en Moselle en 2005,
06:29plus de 20 ans après.
06:31Pourquoi ça a mis autant de temps ?
06:34Vous savez, le temps judiciaire est beaucoup plus lent
06:37que le temps des séries ou des films, malheureusement.
06:39Mais c'est vrai qu'on va se heurter à différentes phases.
06:42C'est-à-dire que lorsqu'on a une affaire, par exemple, d'un corps,
06:45sans savoir quel est le nom de cette personne,
06:47il va être très difficile de pouvoir enquêter
06:49sur sa sphère familiale, amicale, professionnelle.
06:52Et donc, très souvent, cette première phase peut être très longue,
06:55surtout pour des femmes qui sont retrouvées comme ça,
06:57victimes de violences et ou de meurtres,
07:00où en fait, ces personnes ne sont pas connues des services de police
07:02et donc on ne peut pas les identifier.
07:04Et c'est à moins d'avoir un témoignage du public,
07:07comme dans le cas de cette campagne Identify Me,
07:10qu'on peut souvent avoir des éléments qui vont permettre
07:12de pouvoir premièrement mettre un nom sur cette personne
07:14et ensuite, peut-être ouvrir un volet plus criminel
07:18pour essayer d'identifier quel pourrait être l'auteur de ce crime.
07:21Et donc, ça va passer également par des enquêtes
07:24et notamment l'utilisation potentiellement de l'ADN
07:26si l'ADN du suspect est retrouvé sur le corps.
07:29Alors, ces enquêtes au long cours, c'est ce qu'on appelle les cold cases,
07:33comment ça se passe concrètement, une affaire de ce genre ?
07:36Est-ce que la durée, la longueur de certaines enquêtes comme celle-ci
07:41peut rendre certains crimes, on ne va pas dire impossibles à résoudre,
07:45mais de plus en plus compliqués ?
07:46C'est ça le principe de l'ADN aujourd'hui et de votre service,
07:50c'est de réussir à résoudre des crimes qui peuvent être des fois impossibles ?
07:55Exactement. L'ADN peut être utilisé, par exemple, sur un cambriolage
07:59qui a lieu en début de semaine.
08:00Il suffit que des prélèvements ADN sur un cambriolage soient envoyés à Interpol
08:04pour que ça matche trois jours après avec un suspect connu d'un autre pays européen, par exemple.
08:09On va avoir des délais de résolution qui sont extrêmement courts.
08:12Malgré tout, sur certaines affaires, surtout des affaires anciennes
08:15dans lesquelles, à l'époque, peut-être les technologies ADN n'étaient pas aussi performantes
08:19qu'actuellement, ces affaires restent longtemps sur la pile des dossiers qu'il reste à traiter.
08:25Et c'est parfois une avancée technique ou un nouveau juge d'instruction
08:28qui va permettre de pouvoir remettre cette affaire sur la pile.
08:32Et c'est ce qui se passe sur beaucoup d'affaires de la campagne Identify Me,
08:35où en mettant un nouveau regard, une nouvelle lumière sur ces affaires,
08:39en pouvant utiliser des nouvelles technologies, des nouvelles techniques d'analyse génétique,
08:42par exemple, on va pouvoir déceler des preuves matérielles
08:46qui n'avaient pas pu être récoltées à l'époque.
08:48Vous en avez parlé, la campagne Identify Me.
08:51Donc, un appel à témoins avait été lancé par Interpol en 2024.
08:54C'est ce qui a fait avancer cette identification.
08:58C'est une méthode.
08:59Alors, comment elle fonctionne concrètement, cette méthode ?
09:02Et aujourd'hui, on l'a vu, est-ce qu'elle marche suffisamment bien ?
09:06Donc, Identify Me est parti du constat qu'il y a partout en Europe
09:10un certain nombre d'affaires de femmes retrouvées mortes
09:13de suite de violences ou de crimes
09:15et qui, en fait, n'ont pas pu être identifiées.
09:18La plupart du temps, on pense que ces femmes viennent d'un autre pays
09:22que le pays dans lequel elles ont été retrouvées mortes
09:24et que le fait que la famille ne soit pas forcément au courant
09:27où leur fille ou leur sœur est partie,
09:30ces informations-là n'arrivent pas à être mises en contact.
09:33Et donc, interpeller là pour un peu remettre les pièces du puzzle ensemble,
09:36c'est-à-dire faire un lien entre une affaire d'une personne disparue dans un pays
09:40et un corps retrouvé dans un autre pays qui, effectivement, corresponde à la même personne.
09:45Et donc, Identify Me, le but, c'est de pouvoir demander l'aide au public
09:49en diffusant sur notre site Internet des photos des reconstructions faciales des victimes,
09:54des informations sur le lieu, la date de découverte des corps,
09:57est-ce qu'elles avaient des bijoux particuliers, des vêtements, des cicatrices, des tatouages ou autres,
10:02tout élément que le public peut regarder et peut ensuite nous envoyer un message
10:07en nous disant, je reconnais ce tatouage, je reconnais cette photo,
10:10un témoignage du public peut être la clé, il faut juste arriver à cibler
10:14quelle est la personne qui a cette information-là pour qu'elle puisse nous la donner.
10:17C'est ce qui s'est passé avec ce cas en Moselle, c'est-à-dire c'est une personne
10:21qui l'a reconnue ?
10:23Alors, dans ce cas-là, c'est une affaire un peu particulière
10:24parce que le corps a été retrouvé en France et, effectivement, la personne vivait en France.
10:29Donc, on est sur le cas d'une affaire nationale.
10:32Donc, dans ce cas-là, effectivement, Identify Me a permis de mettre en lumière
10:36cette affaire auprès du public, peut-être lui donner aussi une importance un peu plus
10:41ou peut-être plus de moyens humains ou matériels aux forces qui sont en charge de l'enquête.
10:46Et cette affaire, c'est la cinquième affaire qui est résolue grâce à l'affaire Identify Me.
10:50Nous avons eu quatre autres femmes qui ont pu avoir leur nom reconnu depuis,
10:55mais c'est vrai que c'est la première affaire pour laquelle un volet judiciaire,
10:59en tout cas criminel, est ouvert pour essayer de comprendre ce qui s'est passé
11:02et qui peut être l'auteur de ce crime.
11:04Et vous l'avez dit, à cette identification, cinquième call case résolu par Interpol
11:08via notamment le service ADN où vous travaillez, François-Xavier Laurent.
11:11Merci pour vos explications, docteur.
11:14Merci beaucoup.
11:16Et puis on termine par ces images que vous avez sans doute déjà vues sur notre antenne
11:21ou visionnées en direct sur Internet.
11:23Des milliers de passionnés regardent la vie de deux cigognes sur Télé-Cigogne à Saralbes.
11:28Son créateur, l'ornithologue Dominique Klein, a voulu savoir d'où venaient ses fans.
11:32Résultat donc d'un sondage publié il y a quelques jours sur sa page.
11:35Des spectateurs du monde entier regardent depuis les Etats-Unis, l'Italie et même le Togo.
11:40Mais sans surprise, ce sont principalement des Mosellans et des Alsaciens
11:43qui se passionnent pour Maurice et Mélodie.
11:47Restez avec nous, on fait un point sur la météo et la qualité de l'air
11:49et on se retrouve dans un instant.
11:51A tout de suite.
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