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  • il y a 12 heures
Ci Né Ma du mercredi 1er avril 2026

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Transcription
00:07Bonjour, le grand Daniel Déléouis est à nos côtés cette semaine et l'on évoque cet anémone, les racines du
00:13mensonge.
00:13Nous partons aux côtés de ce duo pour le drôle et tendre, ce qui compte.
00:17Nous n'oublions pas cette île de la demoiselle qui nous raconte une histoire oubliée et ses filles du ciel
00:22et notre sélection d'autres sorties notamment en vidéo.
00:25Allez, c'est parti, c'est la version longue de l'émission.
00:31Cela faisait huit ans que l'on attendait le retour au cinéma de Daniel Déléouis depuis Phantom Thread de Paul
00:36Thomas Anderson.
00:38L'acteur a co-écrit avec son fils le scénario du premier film de ce dernier, Anémone, les racines du
00:43mal.
00:43Il y interprète un homme qui s'est coupé du monde et de sa famille après un traumatisme.
00:48Je vais être en train de partir quelques jours.
00:54L'honneur de lui.
00:56Je pense qu'à l'initiative, quand j'ai décidé de travailler comme un acteur,
01:04au moins pour un certain temps, il y a eu un certain sens qui s'est passé
01:09parce que je savais que Ronan était allé en faire des films,
01:12et je me souviens, bien sûr, que nous n'allions pas travailler ensemble.
01:15Il aurait été un beau travail à travailler ensemble.
01:18Donc je me souviens, je me souviens si on peut faire quelque chose
01:20et je me souviens, je me souviens, juste pour la pure expérience de faire
01:24de ce travail ensemble.
01:26Et donc, nous cherchons pour un grand commun,
01:31et je pense que l'idée, nous sommes tous intéressés de l'idée de deux brothers,
01:36qui, peut-être, ont été alienés pour un certain temps,
01:41un de eux vivant en relative silence.
01:45Did il s'est dit quelque chose de votre père?
01:47Jérôme est mon père.
01:50Il s'est dit quelque chose de lui.
01:52Il s'est dit deux ou trois ans, parce que Ronan est un artiste
01:56et il s'est travaillé en tant qu'il est un artiste.
01:59Et nous avons décidé, au début,
02:02que nous devons-nous, nous devons-nous,
02:05si nous devons-nous être dans le même temps ensemble.
02:08Et donc, il s'est pris un long temps.
02:11Il s'est pris un long temps pour faire ça.
02:12Mais, quand nous avons commencé,
02:15il s'est pris un long temps pour nous.
02:19Pour nous, c'était une grande production.
02:21Pour nous, c'était une grande production.
02:22Pour les autres, c'est une smalle production.
02:24Mais, je pensais que nous devons-nous faire quelque chose
02:26que nous pouvons-nous utiliser nos amis.
02:33Et nous pouvons-nous utiliser l'arrière où je vivais,
02:36dans l'île, dans nos territoires.
02:38Nous avons même scouté des places où nous vivons.
02:44Mais, en spite de nous,
02:46ça a continué dans quelque chose que nous ne pouvons-nous vraiment contrôler.
02:50Avant la révélation finale, le spectateur est plongé en immersion
02:53dans les silences et les non-dits de cette fratrie.
02:55Pour les autres, l'isolation.
02:59L'invisible man, Ray Stoker.
03:03Quand le floodgates open, vous savez, avec Ray,
03:07c'est difficile d'arrêter de parler,
03:09mais je pense que nous sommes tous très intéressés
03:13dans le qualité de silence,
03:18surtout entre eux,
03:20parce que c'est pas le silence que vous trouvez
03:22entre deux humains qui sont très confortables
03:26dans les autres présents.
03:28C'est un silence que est weighté
03:29avec des années de misunderstanding,
03:35des expériences
03:37qui ont tous bounde eux-mêmes,
03:40mais aussi qui ont abandonné leur relation à un certain extent.
03:45Et donc, oui,
03:48je pense que nous sommes tous
03:51vraiment
03:55fascinés à explorer cette qualité.
03:58J'ai vu mon partage de l'âme perdue.
04:01Je suis au-delà de votre reach, Jem.
04:04Son fils était persuadé qu'il choisirait le personnage torturé de Ray,
04:07mais Daniel Day-Lewis a longtemps hésité avant de prendre sa décision.
04:13De l'âme perdue à l'âme perdue de Ray.
04:15De l'âme perdue de Ray.
04:16C'est-ce que les personnages se sont mis en l'âme perdue?
04:19and I was really in charge of improvising all the characters at different times,
04:26including Nessa and Brian.
04:29Of those people, as they began to emerge in our story,
04:34the one that I knew really well was Jem,
04:37because he was inspired by the life of a very dear friend of mine
04:41who had a full career in British Special Forces
04:47and is a very, very devout Christian.
04:51It's not a faith that I share, but over the years,
04:54it's something that I've always been interested in him,
04:57and we've had many wonderful discussions about faith.
05:08And so for quite a long time, I don't think Ronan was,
05:11he was quite surprised when I first said this in an interview,
05:14but I thought probably I'd play Jem in the story.
05:20But the reason I thought I'd play it
05:22is also the reason why I ended up not playing it,
05:25because finally I've always been more intrigued by things that I don't know.
05:31And it's the search for something that is unfamiliar to me
05:35that is, it's an obvious thing to say, but it's more intriguing.
05:40And I felt I knew Jem too well.
05:45It's about Brian.
05:47He's in the dark.
05:48Ray never spoke to me about what happened over there.
05:52I can't help you.
05:54He's at least telling me what happened.
06:00Sad question.
06:03I don't believe, I never believed for a moment that Ray was suicidal.
06:07For me, it's, his life is an act of penance.
06:13He sees it as an act of penance.
06:16So in his own way, even though it's his brother
06:19who seems most obviously to be the one that has been,
06:21that has absorbed the Christian upbringing that they had,
06:25Ray, in his own way, I think, in spite of himself,
06:29he's more of a pagan, really, Ray,
06:32but he has that deep need to pay for his sins.
06:38And I think his everyday life is a form of payment.
06:42Like a purgatory for him.
06:43Yes, absolutely.
06:45What do you want from me, brother ?
06:48What do you want ?
06:50Le fait d'avoir co-écrit le scénario a bouleversé
06:53les habitudes de travail du comédien
06:55en lui apportant plus de liberté dans la préparation de son rôle.
07:04I think you're absolutely right.
07:06I think it, you know, unusually for me,
07:10by the time we finished the script,
07:11I really felt most of my, I mean, of course,
07:14I had to do some reading and remind myself,
07:16though I knew quite a lot about the troubles
07:18in the north of Ireland.
07:19I really explored that subject from the other,
07:23from the other side of the fence most often.
07:27and so there were things to be learnt,
07:31but essentially I felt I knew, Ray,
07:34I didn't need to go in search of that.
07:37And that's unusual for me.
07:38Normally a script arrives
07:41and that begins a journey towards discovering that life.
07:45but I felt by the time we'd finished writing,
07:48I, I, that was done.
07:50And I think ideally with a director and their actors,
07:56I think all the talking should be finished
08:00by the time you get to the set.
08:01It's in the past.
08:04Of course, you might need to have a chat
08:06about the practicalities,
08:08the difficulties that arise
08:11on any given day that you couldn't have foreseen.
08:14You might need to have a chat about that,
08:15but essentially the talking is finished.
08:18You're going to hell, brother.
08:20Family Ryogian.
08:21On ne saurait trop vous conseiller
08:23de vous plonger dans ce drame familial
08:25et de profiter d'un duo d'acteurs
08:26au sommet de leur art.
08:31Moi, c'est Rose.
08:32Et vous ?
08:32Lui, c'est Jean.
08:33Et les deux viennent de se rencontrer
08:35au supermarché à un moment tendu.
08:42En tout cas, c'est vraiment gentil
08:43d'avoir pris ma défense.
08:45Lui vit dans une camionnette,
08:47elle dans un bâtiment destiné
08:48à devenir un hôtel,
08:49mais n'a plus d'argent pour les travaux.
08:52Du coup, elle l'héberge dans son futur hôtel
08:55avec ses trois enfants.
08:55Ce qui compte, c'est une savoureuse comédie
08:57qui rassemble un duo de comédiens inédits
08:59à l'image, initié par Jean-Baptiste Léonetti.
09:02C'est ça qui m'a plu.
09:03C'est une femme qui s'en sort.
09:06Voilà, qui a décidé de s'en sortir.
09:08Qui pourrait baisser les bras
09:09avec tout ce qui lui arrive.
09:11Mais je pense que ses enfants
09:13lui donnent la force de se battre.
09:15Et ça, c'est très, très typique d'une maman.
09:18Je pense que les enfants
09:20nous font nous dépasser.
09:21Et donc, elle est là-dedans.
09:22Elle a vraiment que des emmerdes.
09:24Et comme beaucoup de femmes ou d'hommes,
09:29elles cherchent des solutions.
09:30Et la solution arrive aussi
09:32par cet homme qui rentre dans sa vie,
09:34qui joue Pierre Lottin.
09:35C'est des personnages qui se tiennent,
09:37mais qui n'en prennent pas la gueule.
09:38Mais d'une façon qui, justement,
09:40qui n'est pas dans...
09:41À aucun moment donné,
09:42on est en pathos.
09:43Ou la victimisation s'agit tenu énormément, en fait.
09:45Parce que tout ça enlève la légèreté,
09:47la comédie.
09:48On enlève même un peu la poésie.
09:49Ça enlève tout, ça.
09:50Donc, on est dans un truc
09:52qui n'a rien à voir avec le pathos
09:54et la victimisation.
09:54Il ne fait pas de concessions.
09:57Il ne va pas y tirer quelque chose
09:58qui est déjà beau, intact, en fait.
10:02Mais à condition de savoir
10:04l'identifier, on va dire,
10:05ce truc auquel il ne faut pas toucher.
10:10Il encaisse beaucoup
10:12parce qu'il n'a pas trop le choix.
10:13Parce qu'il ne va pas taper
10:14une femme ou des enfants.
10:17Mais parce que ça ne gêne pas
10:18le reste du temps.
10:18Parce que c'est un mec qui est gentil
10:21mais ça ne le dérange pas
10:22de taper des gens.
10:23Donc, du coup,
10:24il a l'habitude de régler ses problèmes
10:26un peu comme ça.
10:26Et il tape Pierre Lottin.
10:28Un duo extrêmement bien trouvé
10:29avec Sandrine Kiberlin.
10:30C'était une joie de travailler avec lui.
10:32C'était une évidence.
10:33Il est très bon.
10:34On s'entend très bien
10:35parce que tout est fluide.
10:36C'est vraiment comme dans la cour d'école.
10:39C'était le bon casting
10:40pour qu'on joue comme des enfants.
10:42On s'est amusé.
10:43Il a ce talent d'avoir choisi
10:45des choses très, très, très différentes
10:47les unes des autres.
10:48Il n'est pas le même dans l'étranger,
10:49dans les tuches
10:50et dans le film d'Éric et Olivier.
10:52Moi, j'ai mis 30 ans
10:53à faire tout un panel de trucs.
10:56Et lui, en 5 ans,
10:58il nous a montré
10:59qu'il pouvait passer des tuches
11:01à Jean dans ce qu'on a fait là.
11:04C'est-à-dire un homme tendre,
11:06que toutes les filles peuvent aimer.
11:08Franchement, il a...
11:10Mais on a ce truc en commun,
11:12ce qu'on se disait,
11:12de vouloir ne pas se fermer
11:16à un cinéma d'aucun genre.
11:19Enfin, moi, je suis comme lui.
11:22Je peux faire un film très populaire
11:24et après un film très auteur
11:25et après travailler avec Dupontel
11:27et travailler avec Emmanuel Mouret.
11:30la force, c'est qu'on inspire
11:33des gens aussi différents et tout ça.
11:34Mais ça, ça se choisit.
11:36Vous nous aidez.
11:37Je suis très otage, votre machin.
11:38Les services sociaux, vous les baladez.
11:39Je me suis permise de regarder votre front.
11:40J'espère que ce n'est pas dû
11:41à une altercation ou une querelle de ménage.
11:43Là, c'est bon !
11:44Là, c'est bon !
11:47Mais comment je peux vous aider ?
11:48Pas du tout.
11:49C'est pas ça.
11:50C'est pas ça, c'est...
11:51Et cerise sur le gâteau,
11:53on ne savait pas de Pierre Lottin
11:54qu'il était un pianiste aguerri.
11:55Il a composé les musiques du film aussi.
11:57Ouais, une trentaine d'années, ouais.
11:58Ouais, ouais, ouais.
11:59À cause du temps,
12:00je devais tourner un film
12:04un mois plus tard.
12:05Donc, on a eu trois semaines.
12:07Trois semaines, ouais, un mois.
12:08Trois semaines pour la faire.
12:11Donc, c'était un peu galère.
12:13Mais on a réussi à faire un truc
12:15qui est vraiment...
12:16Franchement, je suis assez content.
12:17Comment on va faire pour la suite ?
12:18Quelle suite ?
12:19Ben, la suite dans la vie, quoi.
12:21C'est complètement dingue, en fait.
12:22Ça fait partie de mon charme.
12:23Vous aimez beaucoup les avions, quand même.
12:26Y'a pas que les avions à réaction
12:27et les trains d'atterrissage,
12:28dans la vie, quand même.
12:30Oh, ben, voilà.
12:30Quelque chose ne va pas ?
12:31T'es verte comme Shrek.
12:33Ils ont que moi, mes enfants.
12:34Parce que les gens meurent, en fait.
12:37C'est par les fratries.
12:39Si vous croyez que je vais accepter ça,
12:40ben non, je ne vais pas accepter ça.
12:41Allez, en attendant,
12:42on rit dans les salles
12:43avec ceux qui comptent
12:44et nous, on compte les émotions du film
12:46et elles sont nombreuses.
12:57Avant d'embarquer pour le Nouveau Monde,
12:59vous rencontrez Thomas d'Artois
13:01dont vous tombez amoureuse.
13:02Séduite votre majesté,
13:03pas amoureuse.
13:04Marguerite est pour autant
13:05enceinte d'une relation non consentie
13:07et ça ne pardonne pas
13:08pour celle qui était attendue
13:09par le vice-roi du Canada.
13:10La demoiselle Marguerite de la Roque
13:12est accusée d'avoir souillé
13:14l'honneur du vice-roi du Canada
13:15à qui il était promise.
13:17Sa grossesse adultérine
13:18est un péché punissable de mort.
13:20Avec l'île de la demoiselle,
13:22le cinéma explore un épisode oublié
13:23de l'histoire de France.
13:24Elle échappe à la mort
13:25mais elle est abandonnée
13:26sur une île de l'Atlantique
13:27avec sa servante et ce Thomas d'Artois.
13:30Un récit de survie démarre
13:31et c'est Salomé de Wells
13:32ainsi que Louis Pérez
13:33qui ont été choisis
13:35pour incarner Madeleine et Thomas.
13:36C'est fou,
13:37comment j'en ai jamais entendu parler
13:39et ça m'a directement mis en joie.
13:42Moi qui crève d'envie
13:43d'avoir des rôles féminins
13:45sur lesquels je peux m'identifier,
13:46sur lesquels je peux me construire,
13:47je me suis dit
13:47que c'est une chance
13:48de pouvoir le mettre en image
13:49et que ça puisse peut-être servir
13:52d'autres jeunes femmes
13:53comme moi plus tard.
13:53Marguerite porte mon enfant.
13:55Il est hors de question
13:56que vous l'abandonniez ainsi.
13:57Ce misérable a choisi son sort,
13:58cette île sera son tombeau.
14:01Marguerite,
14:01faites-moi confiance s'il vous plaît.
14:04Je ne veux pas de cet enfant.
14:06Thomas m'a forcée.
14:07Au 16e siècle,
14:08c'est une histoire
14:08qui a été assez populaire
14:10puis qui a été effacée
14:11dans le temps
14:12comme d'autres figures féminines.
14:14Puis après,
14:14je sais qu'il y a d'autres femmes
14:15qui ont écrit des choses
14:17sur elle,
14:18mais c'est vrai
14:18que je pense
14:19que ça n'a jamais été mis
14:20à l'écran.
14:21Nous vivons dans le vice.
14:22Je m'embarrerai avec vous.
14:23C'est la seule solution
14:24pour que Dieu nous vienne en aide.
14:25Un enfant va naître
14:26sur cette île
14:27et la jeune femme
14:28devra survivre à la fin,
14:29au froid
14:30et à celui qui a abusé d'elle,
14:32ce Thomas d'Artois.
14:32je me suis attelé
14:33à travailler
14:35les failles
14:35de ce personnage
14:36et même
14:37à créer de l'empathie
14:38vis-à-vis de lui
14:39parce que je trouvais ça important
14:41de mettre en exergue
14:42le fait que
14:43en fait,
14:45généralement,
14:45les gens disent
14:46« Ah, mais moi,
14:46je ne ferai jamais ça »
14:47ou « Ça ne peut jamais m'arriver »
14:48etc.
14:49Mais en fait,
14:50un monstre,
14:50vous le croisez souvent
14:51à la boulangerie.
14:52Donc,
14:52je voulais raconter ça,
14:54comment on passe
14:54par quelqu'un
14:55qui peut être charmant,
14:57qui a des émotions,
14:58etc.,
14:59mais qui en fait
15:00est capable du pire.
15:16Le tournage du film
15:17s'est déroulé
15:18en grande partie
15:18sur l'île d'Ouest-Saint
15:19avec,
15:19pour Salomé de Wells,
15:21des costumes contraints
15:22avec notamment
15:23d'amples robes d'époque.
15:24Elle a adoré
15:25la robe,
15:26elle a adoré.
15:26Oui,
15:27mais ça montre
15:27quelque chose d'important,
15:28c'est que les femmes
15:29et encore à l'heure
15:30d'aujourd'hui,
15:30on est parfois
15:31contraintes par nos habits
15:33et ce personnage-là,
15:34elle est contrainte
15:34par cette robe,
15:35par ce corset
15:35qui l'empêche
15:36en fait de faire
15:38des choses aussi simples
15:38que de marcher
15:39et on le verra
15:41dans le film
15:41que sa robe
15:43évolue
15:44en fonction de ses besoins.
15:52Regarde-moi, Thomas,
15:53je partirai d'ici
15:54même si tu me brises
15:55les deux bras
15:55avec deux gens.
16:08Tu dors ?
16:09Tu veux rester là ?
16:12Non.
16:13Allez, viens.
16:14Héloïse vient de fuguer
16:15de son foyer,
16:16elle passe la nuit
16:16dans la rue.
16:17Malorie l'invite
16:18à rejoindre la colloque
16:19qu'elle partage
16:20avec d'autres filles.
16:21T'es un fugue,
16:22quelqu'un te cherche.
16:22Je suis en foyer,
16:23il y en a tout le temps
16:23des fugues.
16:24Il y a juste quelques règles.
16:25Tu ne me mens pas.
16:27C'est clair ?
16:28Ok.
16:28Vous faites quoi dans la vie ?
16:30Elle bosse en boîte de nuit.
16:32Tu veux venir ?
16:35Le ciel,
16:35c'est un peu un prétexte,
16:37c'est l'endroit
16:38où elle vive
16:39très pratiquement.
16:39C'est un appartement
16:40qui est un peu niché
16:41au dernier étage
16:42d'un immeuble
16:43et qu'elles ont fait l'heure
16:45et qui s'apparente
16:46un peu à un nid.
16:47C'est un endroit
16:48d'une grande douceur
16:50où elle vive à quatre
16:52avec un bébé
16:53d'un an et demi
16:53et puis de temps en temps
16:54elles redescendent
16:55et elles affrontent le monde
16:56mais vraiment avec parcimonie.
17:00Meuf, s'il te plaît.
17:02C'est pas 18 ans.
17:03C'est vrai que Malorie
17:04c'est un peu la junior du groupe
17:05mais en fait
17:07Malorie c'est une jeune femme
17:08qui est très aimante,
17:09très enveloppante
17:10mais à la fois
17:11qui a cette solitude
17:12donc qui paraît très égoïste
17:14parce que pour elle
17:15en fait
17:17c'est juste inconcevable
17:18qu'elle vive seule
17:19donc
17:20elle a besoin de la présence
17:21de ses meilleurs amis
17:22dans ce film.
17:24C'est à cause de vous
17:24voyez de merde
17:25qu'on en est là
17:25je peux parler à ma patiente.
17:27Ouais mais cette patiente là
17:27c'est nous, elle c'est nous,
17:28nous c'est elle
17:29donc vous parlez à nous quatre en fait.
17:30C'est pour ça qu'on est là
17:31c'est nous la vraie famille.
17:33Héloïse trouve un nouveau cocon
17:35avec ses filles
17:35où la solidarité est de mise.
17:37Elle a quelque chose
17:38d'assez innocent
17:39quand elle arrive dans le groupe
17:40et un peu impressionnée
17:41par ces filles là
17:42qui prennent de la place
17:43qui parlent fort
17:44qui ont l'air très sûres d'elles
17:46et donc il y a quelque chose
17:47d'assez
17:50fascinant
17:50ouais voilà fascinant
17:52et donc elle va un peu
17:53être prise sous l'aile
17:55de ces filles là.
17:57Hé Céphila !
18:00Vas-y offre-moi un truc.
18:01Après tu me ramènes pas
18:02à toutes tes copines.
18:05J'ai peur de ne pas y arriver.
18:08Ce que j'avais envie d'explorer
18:09dans ce groupe là
18:10en particulier évidemment
18:11c'était comment est-ce que
18:13quand on est si jeune
18:14et qu'on a très envie
18:16de faire famille
18:17et on a très envie
18:17d'établir un groupe
18:19avec des règles
18:20comment on fait
18:20pour que ce groupe
18:20soit à la fois soutenant
18:22mais pas enfermant.
18:23Et c'est toute la question
18:24de ce groupe là
18:24qui se retrouve quand même
18:25à être à un moment
18:27un peu une cloche aussi
18:28sur chacune d'elles quoi.
18:29Dans la vie
18:29il faut se dire c'est
18:30tu te souviens de dur à ces parcs
18:31souhaiter un tyrannose d'or
18:32sorter une chèvre.
18:33Tu te rappelles
18:33ce qui arrive à la chèvre ?
18:36Ces filles du ciel
18:37nous transportent avec force
18:38aux côtés de ces filles
18:40de la débrouille.
18:40Un récit initiatique
18:42qui à l'image de Tintin
18:43peut séduire
18:44toutes les générations.
18:45Étonnamment je pense
18:45qu'on s'attendait
18:46à ce que ce soit plus féminin
18:46et pas tant que ça
18:47mais pour qui ce groupe
18:50il y a quelque chose
18:51d'un peu utopiste
18:52et qui fait rêver
18:52mais que ça questionne
18:53mais qui se projette
18:54peut-être davantage dedans.
18:56Mais moi ce qui me bouleverse
18:57ceci c'est des témoignages
18:58et je me souviens
18:58notamment d'une spectatrice
18:59qui a eu le film
18:59au festival de Saint-Jean-de-Luz
19:02où il a eu pas mal de prix
19:04et elle avait
19:07je pense
19:08alors je dis pas son nom
19:09je peux dire son âge
19:10c'est pas impoli
19:11de dire
19:11on peut pas dire
19:12l'âge d'une femme.
19:13Elle m'a dit
19:14qu'elle avait 80 ans
19:15et elle m'a dit
19:16que le film
19:16elle m'a dit
19:17moi j'ai élevé
19:18ma fille toute seule
19:18et j'aurais voulu ça
19:19pour moi.
19:20Et ça c'était assez bouleversant
19:22parce que c'était
19:22vraiment un mélange
19:23de...
19:24C'est pas un film
19:26exclusivement contemporain
19:27qui parle de la jeunesse
19:27d'aujourd'hui.
19:28je pense que c'est
19:28un film qui parle
19:30de jeunes femmes
19:32celles qui ont été
19:33celles qui seront
19:33et c'est peut-être
19:35des sujets plus nouveaux
19:36que de les voir
19:37exclusivement entre elles
19:37mais ça a toujours existé
19:39en fait.
19:40En fait ici
19:40tu viens
19:41tu peux jamais repartir.
19:42Tu vas toute seule ?
19:43Dégage.
19:48T'as pas besoin de lui
19:49t'as besoin de nous.
19:50Mais tu vas aller où en fait ?
19:51Je vais où je veux.
19:53On sera là
19:53on sera toujours là nous.
20:19Mohamed et Shandam aspirent à s'élever
20:21dans la très hiérarchisée société indienne.
20:23Ils veulent pour cela devenir policiers
20:25mais rien n'est jamais simple
20:26et c'est ce que nous démontre
20:27le réalisateur indien
20:28Niraj Gewan
20:29de retour après dix ans d'absence
20:31avec cette jeunesse indienne.
20:33Nous l'avions croisé à Cannes
20:34l'an dernier avec son casting
20:35là où le film avait été présenté
20:36dans la sélection
20:37dont un certain regard.
20:38J'ai aussi voulu dire
20:41beyond la politique
20:42j'ai voulu dire
20:43une histoire humaine
20:44des relations interpersonnelles
20:45la narrative
20:47était plus importante
20:48que la politique
20:50donc le setting
20:52devait être contemporain
20:53et ce qu'est contemporain
20:55l'India est passé
20:57et c'est pourquoi
20:58nous avons choisi
20:58cette situation
20:59nous avons choisi
20:59ces gens
21:01en fait
21:01je pense que
21:02la histoire
21:03nous a choisi
21:04je me sens
21:19avec cette jeunesse indienne
21:22Niraj Gewan
21:22livre un récit
21:23riche d'émotions
21:24mais aussi politique
21:36je ne sais pas
21:36je ne sais pas
21:37je ne sais pas
21:39si je ne sais pas
21:40je ne sais pas
21:40je ne sais pas
21:40j'ai été écrit
21:41et je pense que
21:42j'ai lué l'écrit
21:42je pense que
21:43je suis allé
21:44avec la sensibilité
21:47et la nuance
21:47et la depth
21:48et la pensée
21:49que j'ai pu
21:51avoir pu
21:51enlever
21:52cette histoire
21:53très élevante
21:53et
21:54la histoire
21:56et la histoire
21:57et j'ai pensé
21:57que
21:58pour moi
21:58comme acteur
22:00c'est
22:00une des meilleures
22:01opportunités
22:02que j'ai pu
22:03espérer
22:03Il faut qu'il y ait des passports pour les deux ans.
22:06Nous aussi pour l'aider.
22:08C'est notre part.
22:10Il sera terminé.
22:12Aujourd'hui, à 12h, il sera terminé.
22:18Nous allons venir à notre propre maison.
22:22La mienne a la chaise sur le gâteau de Châtney de Dubaï.
22:26Ses besoins, sauvage, sauvage,
22:28tout le monde.
22:30Tout ce n'est notre maison.
22:49Voici une anime, comme on dit, particulièrement populaire au Japon
22:53et qui nous emprunte un peu de notre culture avec cette saga Lupin 3, The Bird.
22:58On y découvre le petit-fils d'Arsène Lupin dans une nouvelle aventure
23:01imaginée par le réalisateur Takeshi Kouak qui a précédemment travaillé sur la saga Animatrix
23:06et que l'on a croisé lors de sa venue en France.
23:08Arsène Lupin est en France.
23:50Je suis venu jusqu'ici pour régler nos comptes, peu importe comment, ce qui compte, c'est d'en finir.
23:59Je vois votre maître s'intéresse à moi.
24:02Si nous le mettons pas hors d'état de nuire, nous sommes tous condamnés.
24:05Mon cher Lupin 3, je crains fort que cette île ne soit ta dernière demeure.
24:11Je suis un voleur et quand j'ai décidé de voler quelque chose, je parviens toujours à mes fins.
24:34C'est disponible pour vos petits écrans.
24:37Ce deux procureurs arrivent en double DVD et Blu-ray et nous transportent dans l'Union soviétique de 1937.
24:43Un procureur reçoit la lettre d'un détenu à tort dans les geôles du pays qu'il n'aurait pas
24:47dû recevoir.
24:48Il décide de mener enquête et découvre une situation qu'il n'imaginait pas.
24:52Une immersion dans l'appareil oppressif soviétique.
25:09Et puis avec La Bonne Étoile, Pascal Helbet revient en réalisateur et traite sous forme de la comédie
25:15ce déserteur opportuniste qui voit le moyen peut-être d'échapper à la Seconde Guerre mondiale
25:20en se faisant passer pour un juif.
25:21Raté et surtout touchant et drôle.
25:24Et c'est disponible en DVD et VOD.
25:26C'est assez inhabituel mais...
25:28Après tout.
25:29On va répéter.
25:30Joseph Levalovitch, vous êtes juif ?
25:32Ben nous.
25:33Ben si !
25:34La semaine prochaine, Gérard Junio se moque, fait mouche et nous fait rire avec son mauvaise pioche.
25:40Compostelle nous émeut et nous partons derrière les palmiers.
25:44Martin Scorsese n'a pas eu à me convaincre pour Gangs of New York.
25:47On se souvient du rôle emblématique de Bill Le Boucher pour Daniel Deleuys.
25:51Nous étions heureux de l'avoir à nos côtés dans votre Maxine pour ce film puissant réalisé par son fils.
25:56Sous-titrage Société Radio-Canada
25:57Sous-titrage Société Radio-Canada
25:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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