- il y a 2 heures
Ci Né Ma du mercredi 08 juin 2026
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:07Bonjour, au sommaire de votre Maxine, ce récit fou de cet enfant du désert porté par Gilles Demestre.
00:13On en parle avec lui tout de suite.
00:15Sauvage, lui nous conduit dans les Cévennes pour une autre histoire véridique.
00:18Nous évoquons le cinéaste Alexandre Tranois dans l'œuvre Invisible.
00:22Et puis pour Clara et Romeria, Saufranou et les autres sélections de la semaine.
00:26Allons-y, c'est la version longue de l'émission.
00:32C'est mon grand-père qui avait l'habitude de me raconter cette histoire quand j'étais petite.
00:36L'histoire d'Adara, un petit enfant au destin extraordinaire.
00:41Je ne voulais pas être la seule à en profiter alors je l'ai écrit.
00:44Et ce dont ne se doute pas cette jeune autrice, c'est que l'histoire d'Adara est véridique.
00:49J'ai une surprise, vous êtes invité dans le désert du sard.
00:55Sois la bienvenue.
00:56C'est moi qui t'ai fait venir car j'ai l'impression que tu ne connais pas toute l
00:58'histoire.
00:59Je ne comprends pas.
01:00Tout cette histoire est vraie.
01:02Tout, tout est vrai.
01:03Et c'est vraiment vrai.
01:04Au-delà de la fiction de cinéma, cet enfant perdu par sa mère dans le désert après une tempête de
01:09sable
01:10a véritablement existé au début du 21e siècle, élevé au milieu des animaux, jusqu'à ses 10 ans dans le
01:16désert marocain.
01:17Il n'en suffisait pas plus pour que Gilles Demestre et son épouse Prune s'emparent de l'histoire.
01:21On a donc raconté ces histoires parce que ce sont des histoires qui sont très touchantes, qui emmènent le spectateur
01:27au bout du monde, qui font rêver, qui font vibrer.
01:31Et là, le truc en plus qu'on a sur cette histoire-là, l'enfant du désert, c'est que
01:34c'est une histoire vraie.
01:35Et que ça, ça nous a beaucoup touchés parce que l'histoire d'un enfant sauvage, il n'y en
01:40a pas tant que ça.
01:41Et celui-là, il est assez exceptionnel, perdu dans le désert à l'âge de 2 ans dans une tempête
01:47de sable par ses parents,
01:48recueilli par les animaux du désert et notamment par un couple d'autruches, ami avec un fenech, avec des guépards.
01:54Il a vécu une vie absolument incroyable et il est resté 10 ans dans le désert tout seul à survivre.
01:59Et ça faisait une histoire à peu près un peu magique parce qu'en fait, il y a une journaliste
02:04qui a trouvé cette histoire qui était un peu cachée et qui l'a édité en livre.
02:08Et donc, c'est nous, on a adapté cette histoire-là.
02:11Adara adopta le désert et le désert l'adopta.
02:16L'enfant perdu qui survit seul dans le désert.
02:18Avec pour cette histoire un fonctionnement différent pour le réalisateur qui n'a pas fait grandir des enfants aux côtés
02:23d'animaux sauvages,
02:24comme c'était le cas dans Mia et le lion blanc ou dans Le dernier jaguar.
02:27C'est vrai qu'on aime bien raconter des histoires autour de la nature et des massacres qu'on peut
02:32y faire et des choses qui sont positives.
02:35On est toujours très positif, nous, en fait, dans nos histoires.
02:38On essaie d'énerveiller.
02:39Et là, cette histoire, elle nécessitait juste d'avoir trois enfants qui se ressemblent parce que c'était 10 ans.
02:45Donc, on n'allait pas faire grandir un enfant sur 10 ans.
02:47Et donc, de trouver les trois âges de ce petit Adara pour raconter toute sa vie dans la nature à
02:52différents âges.
02:53Et comment il est passé de protéger par les animaux à deux ans à, finalement, en grandissant, protéger aussi les
02:59animaux qui l'avaient aidés, puisque, voilà, des prédateurs.
03:02Donc, c'est une belle histoire de coopération, de communion avec la nature et de liberté.
03:07Parce que c'est un enfant qui est complètement libre, hors tout conditionnement, disons, humain et qui est en harmonie,
03:15en fait.
03:27Il avait deux ans.
03:41Et les autruches s'adaptent également au tournage.
03:43C'est elles qui coopèrent, en fait.
03:46C'est vraiment une question de méthode et de lâcher prise, en fait, quand on tourne.
03:53Moi, je ne suis pas dans l'obsession que les autruches fassent de droite à gauche.
03:57Et si elles ne font pas ça, mon film est raté.
04:00Moi, j'organise tout.
04:01Je ne dresse pas les animaux.
04:02Et de toute façon, on ne pourrait jamais dresser une autruche, quoi qu'il se passe.
04:05Donc, ce n'est pas le cas.
04:06Mais j'organise, moi, mon travail de cinéaste, l'équipe, etc., pour qu'elles soient capables de filmer quelque chose
04:15qui va se passer.
04:16Et qui sera improvisé parce qu'on aura fait tellement de préparation, qu'on aura connecté les enfants aux animaux,
04:22qu'ils seront vraiment en communication, etc., que tout d'un coup, tout ça va donner qu'on aura un
04:29moment magique pendant cinq minutes.
04:30Après, peut-être qu'on ne tournera pas pendant des heures.
04:32Bon, mais voilà.
04:33Et le film est fait de ça, de ce processus un peu vivant sur le tournage, qui est très authentique,
04:39qui est très sincère
04:40et qui est, pour moi, un plaisir, finalement, moi, d'être derrière ma caméra et de découvrir tout ça.
04:47Ce jour-là, une tempête se leva.
04:49Alors, il fit ce qu'aucun enfant n'aurait jamais osé faire.
04:51Le résultat est bluffant, comme à l'habitude, d'autant que cette histoire est, on vous le répète, totalement authentique.
04:57Et c'est le plus fou.
04:58C'est vraiment une histoire qui est transmise chez les nomades.
05:00Et c'est vrai, c'était très, très secret, ce truc-là.
05:03Donc, maintenant, évidemment, ça va se propager.
05:05Mais c'était une histoire très secrète, parce qu'ils ont voulu le protéger, en fait.
05:08Tu comprends, maintenant ?
05:09L'histoire d'Adara, ça, c'est notre histoire.
05:12Je veux tout savoir.
05:13Nous étions tous persuadés qu'il était mort.
05:14C'est lui !
05:15C'est mon fils.
05:18C'était la première fois que je voyais un être libre.
05:21Un humain non apprivoisé.
05:24On trouve sa famille.
05:37Anja !
05:39Anja, c'est moi !
05:45Anja, ma peau douce, si tu lis cette lettre, c'est que tu as trouvé l'endroit où je viendrai
05:49désormais te déposer à manger.
05:51Maman !
05:52Nous sommes dans les Cévennes, et avec ce film sauvage, nous découvrons une histoire véridique qui, aujourd'hui, encore laisse
05:57des traces.
05:58Celle d'Anja, qui décide de fuguer le foyer et d'aller vivre dans la nature.
06:03Vous me racontez qu'elle vit seule dans la montagne, qu'elle a peur de tout, et désormais même de
06:07vous.
06:08Elle dit que les animaux lui parlent, les animaux ne parlent pas.
06:12Une histoire que le réalisateur Camille Poncin connaît particulièrement bien, venant de ce même territoire.
06:17C'est une histoire qui a fracturé cette vallée, les villageois, qui a fracturé des amitiés.
06:23Donc c'était compliqué.
06:25Mais en même temps, moi, je tenais beaucoup à tourner dans les vrais lieux.
06:29Donc j'ai réussi à le faire.
06:31Ça n'a pas été simple à mettre en place, et puis parce que c'est une terre aussi où
06:34les gens ont des points de vue forts,
06:36où il y a une certaine radicalité, mais en même temps, ils ont vu aussi tout le travail que j
06:41'ai fait.
06:41Ils savent que je suis de la région, ils savent tout le travail que j'ai fait avec la mère.
06:46Et donc, ça a pu se faire, et j'étais très heureux qu'on puisse tourner dans les vrais lieux.
06:51Ça apporte une dose d'authenticité.
06:56Votre fille peut s'en sortir, vous le savez ça ?
06:58Si on la drogue, si on l'enferme.
07:01Avec au cœur de cette histoire la relation entre la mère et la fille,
07:04Céline Salette incarne cette mère.
07:07La question que pose le film, c'est qu'en effet, c'est difficile de soutenir le mystère,
07:11c'est-à-dire continuer d'affirmer qu'on ne sait pas, mais qu'on fait quand même.
07:18Continuer de porter un lien d'amour à quelque chose qui nous échappe,
07:23ou qui n'est pas nous, ou qu'on ne maîtrise pas,
07:26ou qui est résolument différent, étrange, étranger.
07:35Ce sont les questions du film, donc en effet, elle est un peu au cœur de ces questions,
07:41parce qu'elle ne peut pas s'empêcher de soutenir, d'accompagner et d'aider.
07:47Qu'est-ce que tu fous là ?
07:48Anja elle vit en sauvage, tu la nourris comme un chat d'appartement ?
07:51Ça ne marche pas du tout votre truc.
07:52Moi, Bertrand, je n'ai pas d'enfant, mais j'ai été enfant moi-même,
07:55mais j'ai une idée de ce qui lie un enfant à ses parents, pour le meilleur et pour le
08:00pire.
08:01Ce sont des liens qui sont impérieux, si impérieux qu'une communauté entière peut être contre toi.
08:08Je ne vois pas en quoi ça pourrait t'empêcher de venir en aide à ton propre enfant.
08:14De ce point de vue-là, ça établit cette réalité-là, ce film établit cette réalité quand même.
08:20Il y a un problème ? Il est arrivé quelque chose ?
08:22On a reçu des plaintes pour vol, violation de domicile et dégradation.
08:27Vous entendez ce qu'on vous dit, madame ?
08:29Vous l'avez vu où et quand la dernière fois ?
08:31Il y a une chose avec laquelle je suis venue, parce qu'elle m'était totalement évidente dès ma première
08:36lecture,
08:37c'était ce désir comme ça de fuir, de partir.
08:42Depuis que je suis gamine, je pars.
08:45Mes parents me racontaient que petite fille à 2-3 ans, je partais déjà, ils me cherchaient, ils s'inquiétaient.
08:49Finalement, ils me retrouvaient.
08:50Je suis toujours, mais maintenant plus adulte et canalisée, pile électrique.
08:56Je ne peux pas rester 5 minutes assise sur une chaise.
08:58Et voilà, donc ça, c'était vraiment toute ma vie et jusqu'à mes 15 ans où j'ai vraiment
09:02fugué,
09:02puisque ça s'est transformé en fugue et je suis partie de chez mes parents.
09:06Et il s'avère d'ailleurs que j'avais comme seul contact ma mère, en fait.
09:11Je vais lui parler.
09:12Tu ne sais pas lui parler. La vérité, c'est que tu es complètement paumée.
09:15Si on est tous là, tous concernés par le comportement d'Anja, c'est pour essayer de trouver une solution.
09:20Parce que si on ne trouve pas de solution, d'autres s'en chargeront.
09:23Oh putain !
09:23Il y avait le monsieur qui me disait, c'est toi, Anja !
09:28Donc, tu es genre, non, je suis actrice.
09:30J'étais assez impressionnée de voir chez Lou la traduction physique de cette fusion avec le grand espace.
09:38J'ai des grands souvenirs d'elle en train de courir dans des champs à une vitesse folle,
09:44de dévaler des pentes comme si elle était, oui, elle-même un animal sauvage.
09:51Et j'ai un gros souvenir d'avoir été très impressionnée par sa physicalité, sa façon de descendre des toits,
09:57sa rapidité.
10:02Oui, j'ai adoré notre collaboration, mais j'ai été surtout très impressionnée par son travail.
10:06Le réalisateur nous plonge dans cette histoire forte qui a longtemps divisé dans cette vallée des Cévennes.
10:12Et peut-être que seul le cinéma peut apporter la possibilité d'ouvrir un débat apaisé sur un sujet qui
10:17a longtemps clivé.
10:17Et si chacun devait raconter son histoire, on aurait 20 films différents.
10:21S'il y avait 20 personnes de la vallée qui racontaient cette même histoire, on aurait 20 versions de cette
10:24histoire.
10:25Ce qui serait peut-être intéressant d'ailleurs à faire.
10:27Mais ils ont en même temps été très touchés par la finesse et la justesse que j'ai posées sur
10:36chacun des personnages et sur chacun des points de vue.
10:39Et c'est une force qu'a le cinéma de maintenir ouverte des voies de possibilité de concorde.
10:47Quand même, c'est ce qu'on peut attendre de mieux de lui.
10:49Et je pense que c'est le médium qui le fait le mieux jusqu'à présent.
10:56Oh non, c'est pas vrai !
10:58Elle va tout détruire !
11:01Il n'y a que vous qui pouvez faire en sorte d'éviter que les choses finissent mal.
11:14C'était la semaine dernière à Paris.
11:16Une plaque immortalise la maison de naissance d'un certain Alexandre Tranois.
11:20Patrice Lecomte qui l'a connu, ainsi que le comédien Jean Rochefort représenté par sa fille Clémence, étaient présents.
11:26Et cela coïncide avec la sortie dans les salles cette semaine de l'œuvre invisible.
11:30Je n'avais jamais entendu parler de lui.
11:32C'est là qu'il m'a dit, tu joueras les rôles principaux de tous mes films.
11:36C'est un peu nostalgique tout ça tout de même, d'y penser.
11:40Quand on sait ce qui est devenu...
11:42Oui, parce que Tranois n'a jamais terminé de film.
11:45Un cinéaste qui, en 30 ans de carrière, n'aurait pas terminé un seul film.
11:49Qui est le vrai Alexandre Tranois ?
11:53Avril Tambouray et Vladimir Radionov, eux, rassemblent nombre de témoignages et tentent de répondre à la question.
12:00Cette histoire de cinéma, complètement folle, c'est Jean Rochefort qui nous en a parlé en premier.
12:06Jean Rochefort, on avait des projets avec lui, on avait envie de tourner avec lui.
12:09Donc on l'a rencontré, il était très attentif à la jeunesse.
12:12On était très jeune cinéaste à ce moment-là, aspirant cinéaste.
12:16Et c'est vrai que quand il en parlait, quand il parlait de Tranois qui a beaucoup compté pour lui.
12:21Tranois était un peu le mentor de Jean Rochefort au début de sa carrière.
12:25Eh bien, à chaque fois, on nous a dit, on a envie de filmer ces histoires.
12:28Donc on a commencé à filmer Jean Rochefort qui parlait de ses films inachevés, du Serpent de Gibraltar, un film
12:33avec Anoukémé, et lui-même, et donc Jean Rochefort.
12:36On se disait, ces titres-là sont incroyables et on ne peut pas voir ces films, il ne reste rien.
12:41Donc on s'est dit, on va mener l'enquête avec Avril et on va se lancer sur les traces
12:46d'Alexandre Tranois, ce qu'on a fait pendant 15 ans.
12:48Et on a pu rencontrer comme ça des gens comme Jean-Claude Carrière, un grand scénariste du cinéma français qui
12:54a travaillé avec lui, qui se souvenait, qui avait des anecdotes sur lui.
12:57Anoukémé, Claude Lelouch qui a été son assistant.
12:59Claude Lelouch a été l'assistant de personne, excepté d'Alexandre Tranois.
13:04Et voilà, et on a comme ça recueilli des témoignages extraordinaires.
13:07On pensait qu'on pourrait finir ce film en un ou deux ans, et puis il a fallu 15 ans
13:11pour aller au bouton.
13:12On allait dans le décro, on n'avait pas l'autorisation.
13:14Il m'a embrassé la main, il m'a dit, je voudrais que vous fassiez ce rôle.
13:17Et il a commencé à mimer tous les personnages, tous, tous, il a joué tout le monde.
13:22Clémence Rochefort a apporté son témoignage sur Alexandre Tranois.
13:25J'ai toujours entendu ce nom, oh le serpent de Gibraltar d'Alexandre Tranois, déambulé entre les murs de la
13:31maison.
13:32Oh Tranois, pouvait s'exclamer mon père.
13:35Alors pour moi, il s'agissait forcément d'un film qui avait existé au même titre que Le mari de
13:39la coiffeuse ou encore Tandem.
13:42Stupeur en apprenant plus tard que ce film n'avait jamais abouti.
13:46Mais j'entends encore, oh Tranois, entre les murs de la maison.
13:50Au même titre que Patrice Lecomte, Tavernier, voilà, il y a des noms qu'on entend quand on est enfant.
13:57On ne les visualise pas toujours ces personnes-là, mais on les entend et Tranois en faisait partie.
14:03Mais j'ai su après que toutes ces oeuvres n'avaient pas abouti.
14:07Mon père ne mettait pas du tout l'accent sur ça.
14:10Parce que évidemment, mon père, il avait eu tellement d'échecs.
14:13Il n'avait pas du tout jamais parlé de ces échecs.
14:15Donc c'est après, par Avril Tambouré, que j'ai su que tous ces films n'avaient pas été faits.
14:21Je le rappelle pour les spectateurs, c'est un réalisateur qui n'a jamais terminé un film.
14:26Donc on n'a jamais vu ce qu'il a fait.
14:29Et pourtant, il y a eu énormément de films faits, énormément d'actrices, d'acteurs qui lui ont donné leur
14:35confiance,
14:36qui l'aimaient, parce que c'était un cinéaste extrêmement intéressant.
14:39Et ce qui me fascine, en fait, c'est l'inachevé.
14:42C'est se dire qu'en fait, nous, acteurs, créateurs, cinéastes, on n'est fait que de ça.
14:49On n'est fait que de ratés, on n'est fait que de projets qui ne se sont pas faits.
14:52On est constitué de ça à 95%.
14:55Et lui, c'est à 100%.
14:57Donc c'est une espèce d'énigme dans nos métiers.
15:00Et donc c'est ça que j'ai trouvé fascinant chez lui.
15:03Et surtout, le fait qu'il ait toujours continué, malgré tout.
15:07Vous imaginez la vie, la difficulté pour cet homme d'être de son vivant, ce cinéaste maudit.
15:13C'est pire qu'Ed Wood.
15:15C'est-à-dire qu'en plus, c'est un bon cinéaste.
15:17Contrairement à Ed Wood, qui n'était pas un grand cinéaste.
15:20Donc voilà, c'est par le biais d'Avril Tambouré qui a réalisé le documentaire.
15:26J'ai découvert cette œuvre.
15:29Et ça reste toujours presque un guide.
15:33Mais je me souviens souvent de lui quand il y a des choses qui ne marchent pas.
15:38Quand l'échec est là.
15:40Parce que Tranois rime avec échec quand même.
15:43Mais dans nos métiers, l'échec n'en est jamais totalement un.
15:46Je me souviens avoir proposé à Jean Rochefort un rôle dans un film.
15:52C'était un tout petit rôle, une apparition et tout ça.
15:54Il m'avait dit, ça me fait plaisir de le faire parce que ça flatte mon goût de l'échec.
15:59Et je pense que ce goût de l'échec, c'était le goût, enfin, involontaire de Tranois.
16:05On disait qu'il portait la poisse.
16:06Ne va pas travailler avec lui parce que tu ne peux pas savoir où tu vas aller, tu ne finiras
16:09pas ton film.
16:09Il y avait eu cette promesse à Rochefort, un peu tacite, de sentir qu'il voulait, au crépuscule de sa
16:18vie, déposer un petit caillou en disant n'oubliait pas Tranois.
16:21Et on s'est senti dépositaire de ça.
16:23Et c'était son but, évidemment, il savait ce qu'il faisait.
16:26Et du coup, cette promesse-là nous liait à lui.
16:29Et puis quand on est jeune cinéaste et qu'il y a quelqu'un de l'envergure de Rochefort qui
16:32vous fait confiance, qui vous prend sous son aile, qui vous raconte des histoires magnifiques, on se dit mais quel
16:38trésor, quelle chance.
16:40Il nous a fait miroiter un trésor de cinéma.
16:42Et nous, on a plongé complètement.
16:44On ne savait pas que le trésor était un trésor à multiples facettes.
16:47C'est-à-dire qu'effectivement, Tranois avait une flamboyance, mais il y avait cette succession d'échecs presque surréalistes
16:53qui nous a littéralement ensevelis.
16:56Nous, on pensait retrouver des images de ces films.
16:58Et plus on avançait, plus on trouvait des traces, mais pas celles qu'on croyait.
17:02Il a coûté beaucoup d'argent à des producteurs, c'est d'ailleurs de ça qu'il vivait.
17:05Et assez souvent, il disparaissait.
17:08Et si vous voulez en savoir plus sur l'énigme Tranois, une seule solution s'offre à vous, l'œuvre
17:13invisible, visible dès mercredi dans les salles de cinéma.
17:15En fait, on faisait une œuvre très particulière.
17:20L'œuvre invisible.
17:43L'adolescence n'est jamais un moment facile.
17:45Avec des parents récemment séparés, Clara et son frère sont en vacances avec leur père au bord de l'Adriatique.
17:51Et la situation s'est tendue, d'autant que Clara souffre d'anorexie.
18:00Clara rencontre Denis, elle est amoureuse.
18:13Mais alors qu'un assassinat est commis à l'encontre du père de Denis, tout l'accuse.
18:17Clara doit aussi rentrer chez elle.
18:19C'est la fin des vacances et la maladie de Clara refait surface.
18:22Le cinéaste slovéne Olmo Omerzu signe ce « Pour Clara », remarqué au festival de Saint-Sébastien.
18:29Le cinéaste s'est rendu à l'encontre dans la compétition de Saint-Sébastien.
18:32Et on a fait beaucoup de festivals de l'encontre.
18:37Et aussi, je connais les réactions des familles.
18:42Et aussi les familles qui ont une situation similaire,
18:48qui sont en train de souffler, que leur fille est en train de souffler avec des maladies.
18:53Et ils m'ont dit qu'ils sont très proches, qu'ils étaient très émotivés pour eux.
19:03Et ils m'ont identifié avec les parents de l'encontre,
19:09qu'ils connaissent qu'ils vont faire quelque chose dans le monde
19:14juste pour sauver leur vie.
19:17Et c'est aussi ma position, parce que même si je n'ai pas d'accord
19:21avec comment ils sont solvés la situation,
19:23mais je peux totalement identifier ou empathiser avec le despair,
19:31dans lequel ils sont en train de souffler.
19:32Parce que c'est une situation très difficile qu'ils sont en train de souffler.
19:35Vous devriez avoir vu elle.
19:37Elle était tellement heureuse.
19:38Elle a commencé à manger grâce à lui.
19:46A la fois salvateur par sa présence pour la jeune Clara,
19:49Denis reste pour autant l'éventuel coupable numéro 1 du meurtre de son père.
19:53C'est très important que nous ne savons pas si il a tué son père ou pas.
19:59C'est quelque chose qui s'est passé sur la toute histoire.
20:06Parce que ce qu'il a pris en ce moment, c'est l'adoption.
20:12L'adoption pour un père.
20:16C'est quelque chose, c'est la situation de Stratég maitre.
20:21C'est un peu compliqué qu'elle ne te lait.
20:26C'est pas parce qu'il a pris des ties.
20:32C'est un peu compliqué.
20:34Et c'est un peu plus difficile.
20:36C'est un peu plus difficile pour lui.
20:57Là aussi, le film pose la question de jusqu'où les parents peuvent aller pour leur enfant.
21:01Et ce regard posé à l'est de l'Europe n'est pas si éloigné au nôtre avec les mêmes
21:05de l'espoir.
21:21Présenté en compétition l'an dernier à Cannes, dans la prestigieuse sélection officielle,
21:26Romeria nous entraîne en Galice, dans la ville espagnole de Vigo.
21:37Marina, orpheline de père et de mère, a besoin d'un extrait d'acte de naissance pour obtenir
21:41sa bourse scolaire.
21:43Et elle est confrontée à l'inattendu, l'absence d'informations sur le décès de son père.
21:46Elle doit se rendre auprès des parents qui lui restent de son côté.
21:49Marina, c'est un peu la réalisatrice Carla Simon qui, comme son personnage,
21:59a perdu ses deux parents du sida dans les années 80.
22:02Bon, con la película, c'est que ça m'a permis d'indiquer un peu plus en toute cette époque
22:07de l'80 en Espagne, d'entendre le porqué de certaines choses.
22:10En Espagne, il y a eu une grande crise de l'héroïne.
22:13Il y a eu, c'est que, pendant les jeunes, qui vient de l'hériture de l'hériture,
22:22après la dictature de Franco, dans les jeunes, ils n'ont pas d'être en politique.
22:29Ceux des jeunes n'ont pas d'être en politique, doncs, ils creent que le gouvernement n'ont pas
22:32d'avoir de la entretite d'héroïne.
22:34et les jeunes qui n'avaient pas les conséquences de cette drogue
22:39cayeront et après
22:41certains ont contraigné la sida
22:42c'était une chose très dramatique
22:45une enquête que Marina conduit avec vitalité et énergie
22:53avec la fougue de sa jeunesse
22:55toujours disent que les familles grandes les penes se divident et les alegres se multipliquent
23:02et je crois que c'est vrai
23:04c'est vrai que quand il y a des choses trésiques en les familles grandes
23:07tu es comme cette sensation de la peine de être accompagné
23:12et en cette histoire c'est vrai que Marina ne connaît pas cette famille
23:16mais aussi c'est une famille grande
23:18avec un silence un peu difficile
23:21mais elle n'a pas d'avoir beaucoup de vitalité
23:23tout, c'est comme les enfants, beaucoup de gens
23:26tous les tés
23:27à peu de tout, ils sont assez ensemble
23:33et aussi aussi beaucoup de humour
23:35parce que je crois que en ma famille le humour
23:39a beaucoup beaucoup
23:40toujours, en la vie il aide
23:41mais en ma famille je l'ai vécu ainsi
23:43donc c'est le humour de la abuela
23:45et d'alguns de les tés
23:46je crois que
23:47je crois que aide à apporter un peu de lumière
23:57cette quête d'identité ne laisse pas indemne
24:00et nous émeut aux côtés de son héroïne
24:27je vous appelle parce qu'il y a une personne qui a plus de 60% d'ADN
24:30comment avec vous ? c'est votre cousin ?
24:32je pensais que c'était amusant qu'on aille tous les deux voir qui est ce cousin ?
24:34les tests ADN la dernière fois ça vous a pas vraiment réussi
24:36ils sont de retour nos deux couples de cocorico
24:38et l'ADN va leur jouer de nouveaux tours
24:40avec des origines turques pour l'un
24:44bonjour c'est Mehmet
24:46et d'autres origines surprise pour l'autre
24:50oh putain
24:54vous ne connaissez pas la dernière ?
24:55Céleste ?
24:56notre petite bonne est enceinte
24:58et pas de n'importe qui
25:01de l'époux de madame qui abuse de sa servante
25:03voici un récit d'émancipation féminine surprenant
25:06porté notamment par Swan Harlow
25:08comme on ne l'avait jamais vu
25:09diabolique
25:10ça arrive sur vos petits écrans cette semaine en blu-ray
25:12DVD et VOD et on vous le recommande
25:15tu comprends pas ce que je te propose
25:18mais à une condition
25:19à quelle ?
25:20que tu ne t'approches plus jamais de mon lit
25:22Céleste, nous voudrions garder l'enfant
25:26la semaine prochaine la pépite
25:28juste une illusion sauf à nous
25:29le nouveau film du duo Toledano-Nakash
25:32Une fille en or débarque dans les salles
25:34et le festival de Cannes lève le voile sur sa 79ème édition
25:38sans moustache j'ai l'impression de ne plus avoir de slip
25:41sans moustache j'ai l'air de ce que je suis
25:43une vraie saloperie
25:44un faux derche sans lèvres
25:46et nous on l'a adoré avec ou sans moustache
25:48c'est Jean Rochefort dont nous avons eu le plaisir de parler
25:51pour la sortie de ce documentaire
25:53l'oeuvre invisible dans votre Maxine
25:55Sous-titrage Société Radio-Canada
25:58Sous-titrage Société Radio-Canada
25:59Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires