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Moselle Info, le journal du jeudi 14 mai 2026 - partie 2
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00:05De retour sur le plateau de votre Moselle Info, un rappel des principaux titres de ce jeudi.
00:11Une pétition pour sortir la Moselle du Grand Est lancée sur la plateforme des pétitions de l'Assemblée Nationale.
00:16Quelques temps après le vote des députés sur la création d'une collectivité territoriale spéciale d'Alsace,
00:22un juriste mosellant souhaite la même chose pour la Moselle,
00:25un statut particulier pour un territoire tout aussi particulier selon lui.
00:29Il faudra cependant 500 000 votants pour qu'un débat soit organisé.
00:35L'Union Européenne, jugée conciliante envers ces industries polluantes,
00:39Bruxelles a fait le choix très critiqué de réévaluer la facture de sa taxe carbone
00:43et de l'alléger de 4 milliards d'euros d'ici à 2030.
00:46Une bonne nouvelle pour des entreprises très émettrices de CO2,
00:49notamment les sidérurgistes comme ArcelorMittal.
00:52L'Union qui se dit cependant prête à utiliser cette taxe carbone
00:55pour subventionner les agriculteurs face à la crise.
01:00Et puis le parc archéologique de Blisbruck qui se laisse découvrir le temps d'une journée.
01:05A l'occasion de la fête de la Moselle organisée par le département
01:08dans les 8 sites passionnément Moselle aujourd'hui,
01:11les visiteurs ont pu découvrir des représentations musicales,
01:14des ateliers ou des produits locaux,
01:16de quoi profiter en famille malgré une météo qui n'a pas été tout à fait favorable.
01:24En sport, les données scientifiques permettent de faire des analyses poussées,
01:29de bouger les lignes.
01:30Les grands clubs et les champions passent de plus en plus par des analystes du sport.
01:34L'université de Lorraine dispose du laboratoire CARE,
01:37le centre d'accompagnement, de recherche et d'expertise.
01:40De quoi notamment prévenir les blessures,
01:43c'est le long format proposé par Uranitozik.
01:46« Voilà, t'accélères, là tu freines, il faut que tu viennes un peu plus loin et tu repars. »
01:50C'est un entraînement particulier qui se joue ici.
01:53« Allez, allez, envoie, envoie, envoie, envoie. »
01:54Ces jeunes joueurs du centre de formation Grenat réalisent tour à tour des tests physiques.
01:59« C'est là, part en arrière. »
02:00Capteurs, vidéos, mesures,
02:03Frédéric et son équipe analysent tout un tas de critères.
02:06« Pouce, pouce, pouce, pouce, 78, 4, 07. »
02:11On va pouvoir analyser la technique,
02:12comment ils placent leur tronc, comment ils utilisent leurs bras,
02:14comment ils mettent leurs jambes en arrière.
02:16Et l'idée, c'est qu'en fait, cette technique-là peut être plus ou moins à risque de blessure.
02:20Ça va donner ensuite des indications au préparateur physique
02:22pour 1, travailler la technique du joueur
02:23et 2, renforcer ses capacités physiques. »
02:26Une étude scientifique portée par le centre d'accompagnement,
02:29de recherche et d'expertise de l'université de Lorraine.
02:33L'axe principal, limiter les blessures le plus tôt possible
02:37dans la carrière d'un sportif.
02:39« Notre point de départ, c'est la prévention de la rupture des ligaments croisés.
02:42Et on sait, notamment dans les sports collectifs,
02:45où il y a des changements de direction,
02:46où il y a des impulsions pour des sauts ou des réceptions,
02:49eh bien, on sait qu'une rupture des ligaments croisés,
02:51c'est quelques mois d'arrêt, voire pour certains, une année d'arrêt.
02:55Et tout cela, bien évidemment, ça éloigne les sportifs des terrains.
02:58« Un joueur qui ne s'entraîne pas, c'est un joueur qui ne progresse pas.
03:00Donc c'est un joueur qui perd de la valeur automatiquement.
03:02Et à la fin du compte, si sur trois ans de formation,
03:05tu as été blessé gravement pendant six, huit mois,
03:09automatiquement, c'est un volume très, très important
03:11de son temps de formation qui a disparu.
03:13Et donc, notre travail, c'est de réduire au maximum
03:15ce temps d'absentéisme grâce et avec ces tests,
03:18bien sûr, parce que ce n'est pas non plus la finalité.
03:21On a quand même diminué de manière très, très importante les blessures.
03:24On avait autour de 5 à 6 % de blessés
03:27pour tout l'ensemble du centre de formation,
03:29ce qui est très, très faible.
03:30Et donc, ce qui nous a permis d'avoir des joueurs
03:33qui étaient perpétuellement à disposition des groupes d'entraînement,
03:36mais à disposition des groupes aussi pour les matchs.
03:38Accélération, appui, saut, des données compilées depuis plusieurs mois
03:42et déjà appliquées sur le terrain pour individualiser les entraînements.
03:47Du sur-mesure en quelque sorte,
03:49pour aider ces footballeurs à atteindre l'équipe 1.
03:52Et donc, l'intérêt, c'est d'aller plus bas chez les plus jeunes
03:56où on va vraiment travailler leurs techniques au début.
03:58Et quand ils vont grandir, prendre de la masse musculaire, etc.
04:00Quand ils vont aller plus vite, ils auront déjà une technique qui est adaptée.
04:03Et ça, ça marche pour le football,
04:04mais ça va aussi marcher pour du handball, pour du rugby
04:07ou sur d'autres thématiques pour du volley.
04:10Amener la science sur le terrain ou sur l'eau.
04:13Au cœur des régates Messines,
04:14quelques rameurs volontaires du club d'Aviron
04:17mouillent le maillot sur une machine ergonomique.
04:20En noir, c'est la puissance qui est produite à la poignée.
04:22C'est ce qu'on voit généralement
04:24quand on va faire de l'Aviron, de l'ergomètre à la salle, etc.
04:27Donc on a ce qu'il va faire avec les jambes.
04:29Donc il y a le produit de la force qu'il va appliquer
04:32et la vitesse d'extension de ses jambes.
04:34Également avec le tronc, qu'on va voir ici.
04:36Puis les bras.
04:37Ce qui nous permet donc, par rapport à cette production de puissance,
04:41réellement de voir, par rapport à des rameurs de haut niveau,
04:45où ce jeune va se situer.
04:46Et comment derrière, quels seraient ces axes de progression sur ces paramètres-là.
04:51On sent quand même une progression entre la première et les maintenance.
04:54C'est-à-dire sur quoi, par exemple ?
04:56Sur le placement du dos et l'utilisation du tronc.
04:59Un dos solide et en bonne santé,
05:01c'est bien là tout l'enjeu de la discipline,
05:03souvent boudée par les études scientifiques.
05:06Alors le projet CARE prend tout son sens ici.
05:09C'est compliqué de sentir le positionnement de son dos.
05:12Donc c'est important pour eux qu'ils arrivent à bien le maîtriser.
05:15Et donc du coup, ils voient clairement sur les courbes qui se sont démontrées,
05:19comment ils l'utilisent.
05:20Ils arrivent à faire le parallèle entre les sensations qu'ils ont
05:23et théoriquement comment ça se passe en pratique.
05:26On a senti déjà une différence dans la manière de ramer.
05:29Et puis on a vu des chronos aussi qui s'amélioraient dans les performances.
05:32Donc pour l'instant, vraiment très intéressant.
05:35Analyser les postures et les comportements,
05:38puis appliquer les nouvelles connaissances en situation réelle,
05:41mais aussi innover en matière d'équipement et de matériaux,
05:45comme avec ces poignées, plus ergonomiques.
05:48Par rapport aux besoins des rameurs,
05:49on a remarqué qu'ils avaient souvent des poignées qui étaient rondes,
05:52les mêmes pour tout le monde, etc.
05:53et qu'il y avait un potentiel d'adaptation ergonomique qui était intéressant.
05:56Et ce qu'on a fait par rapport à cela,
05:58c'est qu'on a développé, en partenariat avec l'Université de Lorraine,
06:00une start-up qui a été créée,
06:02une poignée qui est brevetée,
06:04où on ne va pas avoir la même forme,
06:07on a une encoche pour les mains,
06:08et on peut la mouler, l'imprimer en tout cas,
06:11à la taille souhaitée.
06:12Et l'intérêt de ça, c'était d'avoir une partie scientifique
06:14qu'on a créée, mais une partie où on l'a évaluée
06:17en lien avec des rameurs de haut niveau.
06:18On a réussi à les commercialiser,
06:21grâce à la start-up, par la suite,
06:22qui a la licence d'exploitation de ce brevet.
06:24Et ses poignées ont été aux Jeux olympiques et paralympiques 2024.
06:27La Française qui gagne une médaille paralympique
06:29était équipée de ses poignées.
06:30Un des rameurs qu'il avait également
06:33a fini champion olympique.
06:35Et ça montre que même au niveau d'un territoire,
06:37on arrive à développer des choses
06:38pour être exporté plus loin.
06:39Des avancées loin d'être anecdotiques
06:42quand on consacre sa vie à un sport.
06:44Depuis le lancement de l'étude autour de la performance,
06:46de la prévention et du bien-être,
06:48600 sportifs du Grand Est
06:50ont été ou sont encore accompagnés
06:52par ce laboratoire.
06:57Une autre athlète mais de la voix,
06:59cette fois l'autrice, compositrice et interprète
07:01Louise Elie dévoile son nouveau projet musical.
07:04Après deux albums et la création d'un spectacle pour enfants,
07:07elle sort « Rejoindre les géants »,
07:09un nouveau titre qui se présente aussi
07:11dans un vinyle très particulier.
07:13Alicia Iblot l'a rencontrée pour sa boîte à malice.
07:15Regardez.
07:31En écrivant la chanson,
07:32j'avais déjà un peu en tête cette image d'un géant
07:34et donc j'ai fabriqué le masque qu'on voit dans le clip
07:37en parallèle vraiment de l'écriture de la chanson
07:39et j'avais envie d'un lieu un peu onirique
07:42justement pour vraiment montrer cet univers-là
07:45qu'on retrouve dans la deuxième partie de chanson.
07:47Et du coup, j'ai fait appel à Giovanni Dilogami
07:49qui est un ami vidéaste de Metz.
07:52Je lui ai donné pas mal de photos du lieu auquel je pensais.
07:55C'est notamment les Jardins Suspendus à Conce dans le 52.
07:59Du coup, c'est un lieu qui a beaucoup de constructions
08:01en pierre sèche, notamment des escargots,
08:03du coup des spirales qui ont été construites en 1800
08:06pour en fait faire des balades méditatives
08:09mais sur des petits périmètres.
08:10Voilà, j'ai vraiment imaginé que c'était un peu la maison de ce géant
08:13et donc on s'y retrouve au milieu du clip,
08:17on se rencontre et on se balade dans ces lieux.
08:36J'aime beaucoup l'aspect bricolé en fait globalement dans l'art en général
08:40et là le fait de pouvoir passer de la musique à vraiment la création visuelle,
08:45j'aime bien, je trouve que ça crée un seul univers vraiment
08:47et on reconnaît un peu une certaine patte
08:50et du coup là le masque, c'était une envie que j'avais depuis longtemps
08:54de créer un gros masque et donc je suis contente d'avoir réussi à pousser jusqu'au bout
08:57jusqu'à le faire venir dans un clip.
09:09Il y a aussi un objet qui est sorti en même temps,
09:12donc c'est un vinyle carte postale avec seulement le single dessus.
09:17Donc voilà, c'est vraiment une carte postale avec les paroles
09:19et puis on peut envoyer avec une adresse.
09:21J'aimais bien l'idée de faire un petit pressage de 100 exemplaires seulement
09:25pour que ça reste un objet collector
09:28qui peut être acheté par vraiment les gens qui ont trop envie de l'avoir.
09:32J'aime bien cette idée qu'il y ait un grain un peu particulier
09:34qui puisse être différent selon le numéro du vinyle, celui-là c'est le numéro 7.
09:39Je pense que le fait de faire des objets aussi un peu exclusifs,
09:43ça permet aussi d'être plus proche des gens, je trouve.
09:47Le triptyque que j'ai sorti du coup en 2023,
09:50c'est un que j'ai vraiment fabriqué à la main, découpé, collé.
09:53J'aime bien que le côté bricolé permette juste d'être un peu plus proche
09:56et ça rend un peu la chose plus précieuse en tout cas
10:00que juste mettre sur des plateformes.
10:02J'aime bien ce côté artisanal.
10:27A Metz, une campagne de financement participative a été lancée
10:31par la gérante de la librairie ésotérique Univers.
10:34A 87 ans, Nicole veut ouvrir un nouveau chapitre dans cette boutique
10:38devenue une institution depuis 30 ans.
10:41L'ambition, récolter 20 000 euros et basculer sur un fonctionnement en coopérative,
10:45le portrait de ce lieu mystique avec Florent Arnold.
10:51Si Nicole allume de l'encens dans sa librairie ésotérique,
10:55ce n'est pas pour la parfumer.
10:57C'est un moyen de permettre à l'humain, dans son humanité modeste,
11:03d'accéder à un niveau de compréhension spirituelle.
11:07qu'on va travailler en fait sur ces fameux trois éléments,
11:11le corps, l'âme et l'esprit.
11:14Des pendules, des pierres en tout genre ou encore des cierges.
11:21Ici, Nicole a tout fait pour appuyer la spiritualité de ses livres,
11:25une approche de la littérature qu'elle veut introspective et humaniste.
11:30Donc c'est devenu en fait un lieu d'accueil.
11:35Une personne se sent submergée par une émotion, par exemple, qu'elle ne comprend pas.
11:41Elle pleure, elle a du chagrin.
11:43Moi, j'accueille la personne comme une cliente,
11:47mais je l'accueille aussi comme un être humain.
11:49J'ai une capacité, une facilité justement de me mettre à la place de la personne
11:56parce que j'ai moi-même beaucoup vécu et beaucoup souffert.
11:59C'est pour apaiser un profond traumatisme familial
12:03que Nicole a fondé en 1995, sa librairie Rue des Tanneurs à Metz.
12:09Mon grand-père a été malheureusement, pendant la guerre,
12:16victime d'une injustice et il en est mort.
12:22J'ai appris justement à valoriser la vie
12:26et à lui donner la puissance qu'elle pouvait avoir.
12:30La clé m'est arrivée comme ça.
12:32dans la création de la librairie Univer.
12:38Ça a été mon bâton de pèlerin.
12:40J'ai fait comme un pèlerinage, d'ailleurs.
12:4231 années après l'ouverture d'Univer,
12:45Nicole s'apprête à souffler ses 87 bougies.
12:48Face à des difficultés financières,
12:50elle a ouvert une cagnotte participative.
12:52Son objectif, devenir une société coopérative d'intérêt collectif
12:57afin d'ouvrir un nouveau chapitre à l'aide de futurs bénévoles.
13:00Tout stress et toute tension disparaissent parce que...
13:06Allez, on marque une courte pause et on revient dans un instant.
13:09A tout de suite.
13:11Sous-titrage Société Radio-Canada
13:13Sous-titrage Société Radio-Canada
13:15Sous-titrage Société Radio-Canada
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