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  • il y a 2 jours

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00:07Musique
00:18Petite brouille sentimentale entre Claire et Jacques, les deux jeunes instituteurs.
00:22Claire a pris ombrage de l'intérêt que son fiancé porte à Mademoiselle Sauvanet,
00:27l'intérêt auquel les motos fournissent une alibi qui ne résiste pas à la jalousie de Claire.
00:38Dans le même temps, M. Faubert, un vieil homme irascible, a confisqué le ballon de l'arbi.
00:43Il a injurié son père et celui d'Assane qui venait le lui réclamer.
00:47Alors, on décidait de se venger de Faubert, le vindicatif.
00:51Vous deux, ça le mort, plus on commence demain.
00:53Alors le ballon, confisqué.
01:00Il a volé le ballon de l'arbi.
01:03Il a menacé son père et celui d'Assane.
01:06Il les a injuriés.
01:08En foi de quoi, le conseil unanime a décidé de lui infliger un châtiment exemplaire.
01:15Châtiment exemplaire ?
01:16Un truc dont il se souviendra jusqu'à la fin de ses jours.
01:20On ne va pas lui faire de mal tout de même.
01:23Mais non, idiot.
01:24On pourrait peut-être crever les pneus de son vélo.
01:26Ridicule et mesquin.
01:27On va casser tous les carreaux de sa maison.
01:29À coups de cailloux.
01:31C'est ça, pour se faire pliquer aussi sec.
01:33Non mais tu ne vas pas bien, Assane.
01:35Elle a raison.
01:36Il faut être prudent.
01:38Je crois que je viens d'avoir une idée.
02:01Oui, et de dalle.
02:03Attends demain matin que le jour soit levé.
02:06Et tu verras.
02:19Il faudrait soigner maintenant.
02:45Il y a une cave là-dedans.
02:47T'es dingue, non ?
02:48Quoi ?
02:52Il n'est pas mort, il pionce.
03:01Complètement beurré.
03:10Je le connais.
03:13Allez, viens.
03:14Salut.
03:18On s'est déjà rencontrés, non ?
03:21Oui, le jour.
03:22Avec mademoiselle Semanet.
03:24Ah, je ne me souviens.
03:26Dis.
03:27Tu ne le diras pas que tu m'as vu.
03:29Tu es capable de garder un secret ?
03:32Oui.
03:33Et tes copains aussi ?
03:36Oui.
03:37Bon, ça va.
03:42Il a peut-être faim.
04:007h23 exactement.
04:01J'ai encore loupé le feuilleton à la télé.
04:04C'est une de mes rares joies dans l'existence.
04:05Il faut que vous m'en priviez aussi.
04:07Je suis désolé, Laurence,
04:08que ce rapport devrait être absolument tapé ce soir.
04:10Oui, je sais, avec vous, c'est toujours absolument.
04:13Il faut taper absolument, réussir absolument,
04:15se concentrer absolument.
04:17Je déteste cet adverbe.
04:20Mais je me plie à tous vos caprices.
04:22Absolument.
04:24Bonsoir.
04:27Laurence !
04:28Vous êtes absolument obligée de rentrer tout de suite.
04:30Bon, de toute façon, j'arriverai trop tard pour le feuilleton, ou alors ?
04:33Vous avez encore un rapport à me dicter ?
04:37Non, je voudrais vous inviter à dîner.
04:42Mon Dieu, qu'est-ce qui vous arrive ?
04:44Rien.
04:45T'as dîné ?
04:46Condition nécessaire, mais pas suffisante.
04:49Théoriquement, à partir de 18h, je suis libre de disposer de mon temps.
04:53Et de le passer notamment en dehors de votre envahissante présence.
04:58Vous ne vous êtes jamais demandé si j'avais une vie privée, non ?
05:02Jamais.
05:03Eh bien, j'ai l'honneur de vous amener une, il est temps que vous le sachiez.
05:08Excusez-moi, mais si je ne me suis jamais inquiété de votre vie privée, c'est plus par discrétion que
05:12par indifférence.
05:17Alors, ce soir, vous n'êtes pas libre pour dîner ?
05:20Non.
05:23Je croyais que vous deviez regarder la télévision.
05:26Mais pas forcément seule.
05:28Ah, eh oui, eh bien, évidemment.
05:32Évidemment.
05:431174.
05:44Vous avez eu 1174 occasion de m'inviter à dîner depuis que je suis votre secrétaire.
05:49C'est un reproche ?
05:51Oh, pas du tout !
05:52Je m'éprise le secrétaire qui encourage leur patron dans cette voie.
05:56Je ne vous ai jamais dit que je voulais coucher avec vous.
05:59Et je n'en ai pas l'intention.
06:01Attention, parce que dans le muflo, il y a eu despotisme.
06:03Parce que je suis un despote.
06:05De la pire espèce.
06:08Celle qui tantôt vous attendrit, tantôt vous galvanise.
06:12Quand on ne vous plaint pas, on vous admire.
06:15De toute façon, on se fait toujours avoir.
06:20Madame Fayardé ?
06:21Oui, c'est moi, Laurence.
06:23Monsieur Fayardé vient de partir en panique pour accueillir un client qui vient d'arriver à Orly.
06:26On ne l'attendait que demain.
06:29Il va dîner avec ce client, oui, évidemment.
06:32Oh oui, je pense qu'il rentrera avant minuit.
06:40J'en suis même persuadée.
06:43Parce que je vous garantis qu'à 11h30, je serai dans mon lit.
06:47Alors, on va tendiner.
06:59La personne avec qui vous deviez regarder la télé ?
07:01C'est ma mère.
07:03Elle a la disquette.
07:14C'est ma mère.
07:18C'est ma mère.
07:33C'est ma mère.
07:36C'est ma mère.
08:03Vous savez qu'il est absolument interdit d'entrer dans cette pièce, la chambre de
08:10bleu. Si les gens savaient que l'éclat derrière, alors je pensais que tout le monde se figure
08:16que vous cachez vos secrets. Ce sont mes secrets justement. Vous n'avez jamais eu peur que
08:21je vous trahisse ? Vous aviez dû me trahir, vous auriez trouvé d'autres... C'est longtemps
08:28que j'ai passé le ménage de trains bleus et gris de poussière. Un train bleu. Train
08:37bleu, c'est vrai. Vous savez que je ne suis jamais monté dedans ? Je n'avais pas assez
08:45d'argent pour m'offrir le voyage. Une fois que j'ai eu un peu d'argent, j'ai pris
08:50l'avion.
08:52Un jour, si j'ai le temps, j'ai réussi. C'est plus un luxe pour vous. Tout ce qui
08:58reste
08:58à l'état de rêve est un luxe, même les choses les plus simples. Tenez, vous voir sourire
09:06de cette façon, par exemple, avec cette indulgence. Aller au travail.
09:16Je ne vous ai pas trop embêté hier soir avec tous mes discours, mes plans, mes projets ?
09:20Non, mais pourquoi vous auriez trouvé le besoin de m'inviter à dîner pour moi ?
09:23C'est drôle, je me suis posé la même question après vous avoir déposé.
09:28Je n'y ai pas répondu.
09:38Peut-être, après tout, était-ce la simple envie d'avoir pour une fois un auditoire attentif.
09:41Votre femme ne vous suffit pas ?
09:44Laurence, vous savez très bien que ma femme s'est toujours foutue de mes affaires.
09:47Qu'elle n'a jamais cherché à y comprendre quoi que ce soit.
09:50J'en parle pour la forme et elle fait semblant de m'écouter par politesse.
09:55Mais ce n'est qu'un jeu entre nous.
09:58Parlez bien d'autres jeux.
10:00Mais il est moins très joueur.
10:01Très.
10:03Et pourtant, quand j'étais jeune, je ne jouais guère.
10:06On n'avait pas les moyens à la maison.
10:08J'aidais ma mère, je rendais aux voisins moyennant un petit peu d'argent.
10:12Et le reste du temps, j'étudiais.
10:15De nos jours, ça ne se passe pas comme ça.
10:18Les enfants ont la même vie que les adultes.
10:20Ils vivent dans les mêmes pièces,
10:23regardent les mêmes spectacles,
10:25entendent les mêmes discours
10:27et savent, dès l'âge de dix ans, comment on fait l'amour.
10:33Autrefois, on disait, il n'y a plus d'enfants.
10:34Ce n'était qu'une idée.
10:38Aujourd'hui, il faut dire, il n'y a plus d'enfants.
10:40C'est une terrible constatation.
10:49Ce train qui est dans la pièce à côté,
10:51j'en ai rêvé, mais pendant des années, des années.
10:54Et j'ai pu me l'offrir le jour de mes 35 ans.
10:57Et je crois que j'en jouerai jusqu'à ma mort.
11:00Non pas à titre de revanche,
11:03mais en hommage à mon enfance.
11:07Je suis de mon enfance, comme on est leur pays.
11:11Saint-Exupéry.
11:14Eh bien, Saint-Exupéry a dit en quelques mots
11:16ce que je ressens depuis toujours.
11:28Ah, mon Dieu !
11:29Ce n'est pas possible !
11:31Faubère !
11:33Eh bien !
11:34Faubère !
11:35Faubère !
11:37Eh bien, eh bien, Mélanie, mais qu'est-ce qui ça ?
11:39Regardez !
11:40Oh, nom de Dieu !
11:42Mes torterelles !
11:43Mes petites filles !
11:46Mes petites filles, chérie !
11:47Mais ce n'est pas possible, je ne peux pas y croire !
11:49Oh, mon pauvre Faubère !
11:51Ils n'avaient que leurs mains
11:54et beaucoup d'innocence.
11:57Ils n'avaient que leurs mains
12:00et sans outils.
12:03Ils ont bâti
12:05un choc de l'espérance
12:08et sans outils.
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