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Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle, était l’invité de #LaGrandeInterview de Thomas Bonnet dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00L'invité de la grande interview en direct sur CNews et sur Europe 1, c'est Nicolas Dupont-Aignan.
00:05Bonjour.
00:05Bonjour Thomas Bonnet.
00:06Vous êtes le président de Debout la France, candidat à l'élection présidentielle, on va avoir l'occasion d'en
00:10reparler.
00:11Et puis vous êtes aussi l'auteur de 2027, La liberté ou la mort, c'est aux éditions Fayard.
00:15Là aussi, on aura l'occasion d'en parler.
00:18On va commencer avec l'information qu'on a appris il y a quelques instants, la surmortalité liée à la
00:22canicule.
00:23On vient d'apprendre par la ministre de la Santé, 2025 décès supplémentaires ont été enregistrés.
00:29Quelle est votre réaction à ce chiffre ?
00:32La colère parce qu'on a vécu une canicule en 2003.
00:37Et suite à cette canicule, vous vous souvenez qu'on a fait travailler les Français une journée de plus.
00:42En disant que ça va apporter 3 milliards par an pour aménager les EHPAD, pour les hôpitaux.
00:50Et puis en fait l'argent est parti dans le gouffre de la dépense publique.
00:54Et puis ils ont laissé les EHPAD mal équipés, sous-climatisés, les hôpitaux des fournaises.
01:01Donc ce qui est insupportable, du moins pour moi, mais je crois pour beaucoup de Français, c'est cette répétition
01:08des erreurs.
01:09Cette incapacité à anticiper quoi que ce soit.
01:12C'est quand même pas compliqué de climatiser un EHPAD.
01:15Mais qui porte la responsabilité de ces échecs ?
01:17Les gouvernements qui se sont succédés depuis 2003.
01:20En fait, si vous voulez, il n'y a jamais dans notre pays une politique de long terme.
01:25Mais regardez l'histoire des Canadaires.
01:26Je lisais ce matin, on a 12 Canadaires.
01:29On n'a pas été capable de les remplacer.
01:31Il y en a 21 en Espagne.
01:33Enfin quand même, 18 en Italie.
01:35Mais c'est quoi ce pays ? C'est devenu quoi ?
01:37Et pourquoi les Français sont si déçus, désabusés ?
01:42C'est qu'ils ont l'impression qu'on n'est même pas capable de climatiser une chambre d'EHPAD.
01:46On n'est même pas capable d'acheter un Canadair.
01:48Mais on est un pays du quart monde.
01:50Ce n'est pas possible de fonctionner comme ça.
01:52Et alors il va faire son grand cinéma là, je ne sais pas, aujourd'hui, demain.
01:55Voilà, comme les autres.
01:56Vous parlez du président de la République ?
01:57Des deux là.
01:59Le cornu, j'ai vu que le cornu allait, je ne sais pas où.
02:02Mais est-ce qu'ils se rendent compte que plus personne ne les croit ?
02:05C'est fini.
02:07C'est fini.
02:07Maintenant, il faut passer aux choses sérieuses.
02:09Alors vous parliez de la climatisation, ça nous mène à ces images que beaucoup ont vues circuler sur les réseaux
02:13sociaux,
02:14qu'on a diffusées aussi ce matin dans la matinale de CNews.
02:17Des scènes de violence dans des magasins à bas coût, dans scènes qui pratiquent des prix bas,
02:23qui vendaient des climatiseurs, des ventilateurs.
02:25Et on a vu des scènes vraiment de violence, de tension, d'affrontement parfois même entre les clients.
02:31Qu'est-ce qu'elles nous disent, ces images, Nicolas Dupont-Aignan ?
02:33Elles nous disent d'abord l'absence totale de sang-froid, de civisme, etc.
02:42Et puis surtout qu'on est dans un état de pénurie.
02:45Mais c'est fou.
02:46Là aussi, on me traite souvent de souverainiste, de nationaliste.
02:50Mais je regarde beaucoup ce qui se passe à l'étranger.
02:52Et quand je vois qu'en Italie, 50% des foyers sont climatisés et en France 25,
02:57je me dis quand même qu'on n'est pas plus bête que les Italiens.
02:59Mais simplement, on a eu des gouvernements et une oligarchie complètement vérolée par l'idéologie verte.
03:08Et cette idéologie verte délirante, d'ailleurs complètement incohérente,
03:12qui nous parle de réchauffement climatique depuis 20 ans,
03:15et qui nous interdit d'avoir des climatiseurs.
03:18Parce que c'est ça la réalité.
03:19C'est que si vous regardez les textes de l'État, si vous regardez les normes,
03:24à aucun moment, il n'y a aucune personne dans l'appareil d'État qui a voulu briser le tabou.
03:29Moi, je veux briser le tabou.
03:31Dans ma ville ailleurs, on a lancé un grand plan de climatisation.
03:34On a fait une maison des jeunes il y a quelques années.
03:36Elle est climatisée.
03:37Tous les jeunes étaient très bien.
03:40Mais vous n'imaginez pas la résistance quand je dis qu'il faut climatiser toutes les écoles.
03:44On me dit que ce n'est pas bien.
03:45Mais pas bien de quoi ?
03:47On chauffe en hiver.
03:48On ne peut pas climatiser en été.
03:49On a une énergie décarbonée.
03:52L'électricité nucléaire.
03:54Mais qu'est-ce qu'on attend ?
03:55C'est une idéologie.
03:58C'est ça le plus grave.
03:59Dans tout l'appareil d'État, à tous les niveaux.
04:02Nicolas Dupont-Aignan, l'actualité politique de la semaine a été le vote,
04:05le troisième vote de l'Assemblée nationale sur la proposition de loi fin de vie.
04:09Vous avez déclaré à la suite de ce vote que notre démocratie, je cite,
04:13a perdu son âme et sa dignité.
04:15Pourquoi vous dites ça ?
04:16Parce que c'est la fin d'un interdit.
04:21On ne tue pas.
04:24Et comment imaginer qu'on puisse rentrer un jour à l'hôpital
04:28et se dire, selon la porte dans laquelle on va aller,
04:34on va nous conduire à la mort ou pas ?
04:36Comment des médecins et des soignants vont pouvoir,
04:39alors que leur mission, c'est d'apaiser la souffrance,
04:42de soigner, vont pouvoir dire, je tue ?
04:46Et je vais vous dire pourquoi je suis vraiment scandalisé de cette loi.
04:52Comment des parlementaires ont pu voter ça ?
04:54Je ne comprends pas.
04:56Parce qu'il y avait la possibilité des soins palliatifs.
04:59Et la loi Léonetti était parfaite.
05:01Simplement, elle n'était pas appliquée.
05:03Et bien évidemment qu'il y a un problème de dignité dans la souffrance
05:07et qu'il faut apaiser les souffrances en fin de vie.
05:09Mais à partir du moment où il y a cette loi,
05:12vous verrez qu'il n'y aura pas d'investissement dans les soins palliatifs.
05:16Et il y aura des dérives ?
05:17Et bien sûr qu'il y aura des dérives.
05:18Il y aura des dérives au sein des dérives hospitaliers.
05:19Monsieur Juvin, le député Juvin, professeur de médecine,
05:23a très bien parlé.
05:24Il a dit, on est le pays où le délai de réflexion pour mourir
05:30va être moins élevé que pour se rétracter, pour acheter une machine à laver.
05:35Deux jours.
05:36Mais vous imaginez les dérives sociétales.
05:41C'est l'abandon des plus fragiles.
05:42C'est l'abandon des plus modestes.
05:44Et je vais vous dire que ce quinquennat
05:47se termine sur cette mort organisée des plus faibles et des plus fragiles.
05:52Comme en Ontario, au Canada, où il y a la preuve aujourd'hui
05:56que ce sont ceux qui se croient inutiles.
05:58Voilà.
05:58Vous savez, Macron a commencé son mandat
06:02sur il y a les gens qui ne sont rien.
06:04Vous savez qu'il se croise dans une gare.
06:05Il inaugurait une gare de start-up.
06:07Les gens qui ne sont rien se croisent.
06:09Les gens qui ne sont rien.
06:10Et bien là, on va tuer les gens qui ne sont rien.
06:13Ça finit comme ça, ce quinquennat.
06:14Voilà pourquoi je veux qu'on revienne sur cette loi.
06:17Et moi, je m'engage...
06:17Vous dites qu'il faut un référendum parce qu'on comprend bien
06:18que vous dites qu'il ne fallait pas voter.
06:19Il faut un référendum sur ce sujet.
06:21Et moi, je m'engage comme candidat à l'élection présidentielle
06:24à organiser un référendum sur cette loi.
06:28Parce que c'est une loi de mort.
06:31Ce n'est pas possible d'accepter ça dans un pays comme le nôtre.
06:34Ce n'est pas possible.
06:35En tout cas, moi, je n'accepterai jamais.
06:36L'actualité, Nicolas Dupont-Aignan,
06:38ce sont aussi les violences parmi les plus jeunes, les mineurs.
06:41On a malheureusement vu ce passage à tabac mortel de Louis à Narbonne, 17 ans.
06:46Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
06:48refuse de parler d'ensauvagement,
06:50un terme qu'il estime être connoté.
06:52Est-ce que vous, vous reprenez ce terme d'ensauvagement ?
06:54Et puis, qu'est-ce que vous lui répondez peut-être
06:56au ministre de l'Intérieur sur l'emploi de ce terme ?
06:58Je ne veux pas polémiquer avec un ministre de l'Intérieur temporaire,
07:01mais qui est complètement à côté de la plaque.
07:03Pardonnez-moi, mais c'est pathétique.
07:06C'est pathétique.
07:07En fait, c'est l'autruche.
07:09On a un ministre de l'Intérieur qui est une autruche.
07:11Il a la tête dans le sable et il creuse.
07:13C'est un ensauvagement.
07:14Et cet ensauvagement, et en plus, je ne lui fais pas porter la responsabilité,
07:17il est ancien, il est multifactoriel.
07:20Il est lié à quoi cet ensauvagement ?
07:21Il est lié à beaucoup de choses.
07:22Il est lié à d'abord une justice laxiste depuis des années.
07:25Comme maire, je le vois bien.
07:27Vous n'imaginez pas à quel point il n'y a pas de justice dans notre pays ?
07:31À quel point des actes graves ne sont jamais punis ?
07:34À quel point la police est découragée ?
07:37Alors, ça veut dire rétablir la chaîne pénale.
07:39J'ai proposé 18 mesures, allant d'ailleurs de la peine de mort
07:42pour les meurtriers d'enfants et terroristes.
07:45Puis, la suppression des peines alternatives,
07:49la construction de places de prison.
07:50Vous venez pour le rétablissement de la peine de mort ?
07:51Oui, pour un référendum.
07:52Un référendum dans un premier temps ?
07:53Un référendum, car je pense qu'au sommet de l'échelle des peines,
07:57il y a un moment où il faut mettre un interdit.
08:00Et puis, je pense surtout qu'il faut revoir tout le système carcéral
08:05pour faire comme aux Pays-Bas, en Angleterre,
08:08parce qu'il y a des solutions ailleurs.
08:10Aux Pays-Bas, dès la première délit,
08:13le jeune a une petite peine de prison.
08:15Une peine courte, immédiate.
08:16Dans un établissement adapté, bien sûr.
08:18Et on s'aperçoit que les prisons se vident.
08:22Nous, il faut 50 actes de délinquance
08:24avant qu'il y ait une sanction.
08:26Il ne faut pas s'étonner qu'il y ait cette dérive.
08:28Mais il n'y a pas que ça.
08:29Il y a le problème de l'aide sociale à l'enfance,
08:31qui est complètement défaillante.
08:32Et justement, on a découvert, Nicolas Dupont-Aignan,
08:34je rappelle, vous étiez en direct dans la grande interview
08:35sur CNews et sur Europe 1,
08:37on a découvert, au travers d'affaires dramatiques
08:39ces dernières semaines,
08:40l'état de protection ou de non-protection,
08:43j'allais dire plutôt, de nos enfants,
08:44c'est-à-dire, en effet, notamment au sein de l'aide sociale à l'enfance.
08:47Est-ce que vous diriez ce matin
08:49que l'État ne protège plus ses enfants ?
08:50Non, on ne les protège plus.
08:52Pas du tout.
08:53Parce que d'abord, l'État a délégué au département.
08:57La décentralisation, c'est bien.
08:59Mais la décentralisation,
09:01quand on délègue à des départements
09:03qui ne font pas le boulot,
09:04parce qu'ils sont assaillés par ailleurs,
09:06d'autres demandes,
09:07les mineurs isolés,
09:0950 000 mineurs isolés étrangers
09:11qui surchargent le système
09:12et qui coûtent une fortune.
09:14Donc vous dites plus aucun mineur isolé ?
09:16Il faut les renvoyer dans leur pays,
09:17dans leur famille d'ailleurs.
09:18C'est un geste d'humanité.
09:20Non, on les laisse.
09:21Et puis, vous avez 400 000 enfants
09:23qui sont suivis par l'aide sociale à l'enfance
09:25dans un système d'un bazar incroyable
09:28où la loi n'est pas respectée,
09:30où les départements ne font pas leur travail de contrôle.
09:33Et ce sont ces enfants, d'ailleurs.
09:34C'est terrible.
09:36Je lisais un rapport,
09:37il y a eu un très bon rapport
09:38d'une députée en marche
09:39et d'une députée socialiste
09:40à l'Assemblée nationale.
09:42Deux tiers des enfants, des jeunes,
09:45qui sont dans des centres de rétention.
09:46Vous savez, pour les mineurs,
09:48ce n'est pas une vraie prison.
09:49Deux tiers sont passés
09:51par l'aide sociale à l'enfance.
09:53Donc, c'est l'école du crime
09:55et on comprend pourquoi.
09:56Donc, on devrait avoir un grand plan
09:58plutôt qu'une loi sur l'euthanasie.
10:00On devrait avoir un plan.
10:01Un plan avec quoi ?
10:02Avec plus de moyens ?
10:03Une organisation différente ?
10:04Une organisation différente.
10:05Je pense que l'État doit reprendre en main
10:07la protection de nos enfants.
10:09Il faut retirer au département.
10:10Il faut que ce soit uniforme
10:12sur l'ensemble du pays.
10:12Et il faut mettre un vrai contrôle.
10:15Il n'y a pas de contrôle.
10:16Vous savez que les proxénètes
10:18rôdent autour des foyers de l'enfance.
10:20C'est ça, la France d'aujourd'hui.
10:22Et l'autre scandale aussi
10:23de ces dernières semaines,
10:24c'est le scandale du périscolaire
10:25à Paris, notamment.
10:27Il y a une commission d'enquête
10:28sénatoriale qui a vu le jour
10:29et qui va sans doute auditionner
10:31Anne Hidalgo
10:31et pourquoi pas Emmanuel Grégoire,
10:33le maire de Paris.
10:33Est-ce que vous dites
10:34que la justice aussi
10:35devrait convoquer
10:36l'ancienne maire de Paris
10:37et le maire actuel ?
10:38Moi, je remarque ça,
10:39je ne sais pas.
10:39Mais je remarque une chose,
10:41c'est que les médias français
10:42n'ont parlé de ça
10:43qu'après les élections municipales.
10:45C'est curieux, hein ?
10:46Avant, on n'en a pas parlé.
10:47Bon, très peu.
10:48Je remarque ensuite
10:49que moi, dans ma ville aillère,
10:50dont je suis maire
10:51et dont j'ai été maire longtemps
10:52et à Olivier Clodot ensuite,
10:54eh bien, qu'est-ce qui s'est passé ?
10:55C'est que nous,
10:56on a titularisé,
10:57on paye bien les animateurs,
10:58on les suit.
10:59On a des animateurs
11:00dans les centres de loisirs
11:02exceptionnels.
11:02Et on fait des vérifications.
11:04Donc c'est possible.
11:05Vous dites que c'est possible.
11:06Donc c'est possible.
11:06Oui, mais ils n'ont pas voulu
11:07payer à Paris.
11:08Voilà la réalité.
11:10Ils n'ont pas voulu contrôler.
11:12Donc il y a un moment.
11:13Ce que je veux dire aux Français,
11:14d'une manière générale,
11:15qu'on voit les Canadaires,
11:16qu'on voit la climatisation,
11:17qu'on voit...
11:17On peut faire des choses.
11:19Ce n'est pas vrai de dire
11:20qu'on ne peut rien faire.
11:22Simplement, on a des incapables
11:24qui dirigent le pays
11:25depuis tant d'années.
11:26Ça ne peut pas durer.
11:27Et il y a des choix budgétaires.
11:28Plutôt que d'aider,
11:29de déverser des dizaines
11:31de milliards à l'étranger,
11:32à l'Union européenne,
11:33à l'Ukraine,
11:33aux cartes vitales frauduleuses.
11:35Et qu'on mette l'argent
11:35pour les Français,
11:36peut-être un jour.
11:37Alors justement,
11:37Nicolas Dupont-Aignan,
11:38en direct sur CNews
11:39et sur Europe 1,
11:40vous êtes vous-même candidat
11:41à l'élection présidentielle.
11:42Vous avez vocation,
11:44envie en tout cas,
11:44de changer tout ça.
11:45Parmi les chantiers
11:46qui attendent le prochain
11:47ou la prochaine présidente
11:48de la République,
11:48il y a le sujet
11:49de l'immigration, bien sûr.
11:50Alors vous, vous dites
11:51l'immigration zéro,
11:52ce n'est pas possible.
11:54Pourquoi vous dites ça ?
11:55Parce qu'on a
11:56une déferlante migratoire
11:59et on est dans un pays
12:00quand même particulier
12:01qui dit tout d'un coup
12:01« Immigration zéro ».
12:03Mais si déjà,
12:04on divisait par 5,
12:05comme je propose,
12:06passer de 500 000 à 100 000
12:08de manière réaliste,
12:10rapide,
12:11ce ne serait pas mieux
12:12que de dire
12:12« Immigration zéro »
12:13et de jamais le faire ?
12:14Et comment vous vous y prenez
12:14alors pour passer
12:15de 500 000 à 100 000 ?
12:16C'est très simple
12:17et très compliqué.
12:18Mais ça passe par un préalable
12:20et c'est le sens
12:20de ma candidature.
12:21C'est le sens de mon livre.
12:23C'est que si on continue
12:24à obéir à Van der Leyen,
12:27à être dans l'Union européenne
12:28comme elle l'est,
12:29on ne fera rien.
12:30Rien en termes de sécurité,
12:32rien en termes d'immigration,
12:34rien en termes d'agriculture,
12:35rien en termes d'industrie.
12:36Et le sens,
12:38le seul sens
12:38de ma candidature,
12:39c'est de dire aux Français
12:40« Reprenez votre liberté. »
12:43« Reprenons notre liberté. »
12:45Je veux
12:45que le président de Bruxelles
12:48qui décide de tout
12:49et les dirigeants français
12:50qui sont devenus soumis.
12:54Je veux vraiment le dire,
12:56le président de la République
12:57est aujourd'hui,
12:59il est sur le siège passager
13:00de la voiture.
13:01Qui a le volant ?
13:02Ce n'est pas le président
13:03de la République française.
13:05C'est la technocratie européenne.
13:06Donc, il faut sortir
13:07de l'Union européenne.
13:08Il faut sortir
13:08de l'Union européenne,
13:09mais attention,
13:10pas pour s'échapper,
13:12mais pour la reconstruire.
13:14Ce que je veux,
13:15c'est une Europe
13:15des nations libres,
13:16souveraines,
13:17qui travaillent ensemble
13:18sur de vrais projets d'avenir
13:20comme on a fait avec Airbus.
13:21Il faut le faire
13:21dans quantité de domaines.
13:23Mais il faut arrêter
13:24d'obéir
13:25à des bureaucrates
13:26non élus
13:27à Bruxelles,
13:28sous influence d'ailleurs
13:29étrangère,
13:30et qui nous paralysent.
13:33Nous sommes dans une prison
13:34et je le prouve
13:35dans mon livre.
13:36Je vais vous donner
13:37un autre exemple.
13:38Je regardais ce matin,
13:39ça y est,
13:39les centrales nucléaires,
13:40vous savez qu'on a
13:40un programme d'EPR,
13:42la Commission européenne
13:43veut nous interdire
13:44de le faire.
13:44Ça fait un an
13:45que c'est bloqué.
13:47Ça veut dire que
13:47on n'est même pas capable
13:48de construire
13:49une centrale nucléaire
13:50sans demander
13:50l'autorisation à Bruxelles.
13:51Mais vous croyez
13:52que Pierre Mesmer,
13:54Pompidou et Giscard
13:55ont créé le programme nucléaire
13:56en demandant l'autorisation
13:57à des bureaucrates
13:58à Bruxelles ?
13:59Nicolas Dupont-Aignan,
13:59ce qui est paradoxal,
14:00c'est que les Français
14:01sont assez critiques
14:01en effet contre l'Union européenne.
14:03Pour autant,
14:03la sortie de l'Union européenne,
14:05ça semble plutôt
14:06les inquiéter.
14:06Comment vous pouvez
14:07les convaincre
14:08puisque c'est votre objectif ?
14:09C'est ma mission.
14:10Et je irai
14:12partout en France
14:13et je serai candidat
14:14pour leur dire
14:15vous ne pourrez rien faire
14:16si vous ne devenez pas libre.
14:18Levez-vous.
14:19Et on peut
14:20tout à fait sortir
14:21de l'Union européenne
14:22et reconstruire
14:23avec nos voisins
14:23une Europe qui marche.
14:25Le danger,
14:27ce n'est pas de sortir,
14:28c'est de rester
14:29et de mourir
14:30à petit feu.
14:31Et d'ailleurs,
14:31je vois que
14:31M. le maire,
14:33comme incroyable,
14:34le monsieur
14:34qui a signé
14:35tous les traités,
14:35il nous dit aujourd'hui
14:36rien ne marche.
14:37Il veut une Europe
14:38à six désormais
14:39avec un couple
14:40franco-allemand.
14:40Ça prouve quand même
14:41quelque chose,
14:42c'est qu'on dit
14:42Dupont-Aignan,
14:43il est fou,
14:44il veut sortir de l'Union.
14:45Mais celui
14:45qui nous a mis
14:47dans la difficulté,
14:48aujourd'hui,
14:48il dit ça ne marche pas.
14:49Donc,
14:50est-ce qu'il n'y a pas
14:50un moment où les Français
14:51doivent reprendre
14:52leur destin en main ?
14:53Eh bien,
14:54je suis là pour cela.
14:55Justement,
14:55Bruno Le Maire
14:56était à votre place
14:56hier dans la grande interview
14:58CNews et Européens
14:59et dit
14:59« On est au bord
15:00du précipice financier ».
15:02Comment vous réagissez
15:03à ces propos de Bruno Le Maire ?
15:04Vous savez,
15:04à un moment,
15:05on appelait Bruno,
15:06il s'appelait
15:06Bruno le Renouveau
15:07quand il était candidat
15:08à l'UMP.
15:09C'est Bruno le culot.
15:12Cet homme
15:13a défendu quand même,
15:15il faut que les Français
15:16sachent,
15:16Thomas Bonnet,
15:17cet homme
15:17a été ministre des Finances
15:19pendant neuf ans,
15:20huit ans et demi.
15:21Il a défendu
15:22tous les budgets.
15:23Il a
15:25signé
15:26tous les budgets.
15:27Il les a défendus.
15:28Il a fait
15:29mille milliards
15:30de dettes
15:30et il vient
15:31pérorer sur vos plateaux
15:34pour dire aux Français
15:34qu'il faut changer.
15:35Mais c'est lui
15:36qui doit partir.
15:38Mais il devrait avoir honte.
15:39S'il était une caissière
15:40de supermarché
15:42qui a piqué dans la caisse,
15:43pas piqué,
15:44parce qu'il n'a pas laissé,
15:45il n'est pas pour lui.
15:46Ce n'est pas lui
15:46qui a récupéré l'argent
15:47dont vous parlez.
15:48Mais s'il avait perdu,
15:49si une caissière
15:50a perdu 100 euros
15:51dans sa caisse,
15:52vous croyez qu'elle reste
15:53et qu'elle va pérorer
15:54à une émission de télévision ?
15:56Non, mais il y a un moment.
15:58Mille milliards, Bruno Le Maire.
16:00Alors, qui ne nous donne pas
16:01de leçons, sincèrement ?
16:02Nicolas Dupont-Aignan,
16:03je le disais,
16:03vous êtes candidat
16:04à l'élection présidentielle.
16:05Ça va être votre
16:07quatrième candidature.
16:08Comment vous abordez
16:08cette campagne ?
16:09Est-ce que vous nous dites
16:10ce matin,
16:10quoi qu'il arrive,
16:11je serai candidat,
16:13j'irai au bout,
16:13il y aura un bulletin
16:14de Nicolas Dupont-Aignan
16:15disponible pour les électeurs
16:16au premier tour ?
16:16Oui, pour une raison
16:18très simple,
16:19c'est qu'en 2005,
16:20les Français ont voté non.
16:22Ils ont été trahis,
16:23bafoués,
16:24par une classe politique
16:25qui continue à pérorer
16:27sur les plateaux,
16:27qui a ruiné la France.
16:28Et moi, je serai là
16:29pour dire aux Français,
16:30on peut faire autrement.
16:32Et pour résoudre
16:33les problèmes de chômage,
16:34d'agriculture,
16:35encore une fois,
16:36il faut sortir du Mercosur.
16:37Parce que si on continue
16:38à importer que des produits
16:39frelatés du bout du monde,
16:41nos agriculteurs
16:42n'y arriveront jamais.
16:42Mais je veux traiter
16:43la cause du problème.
16:45Je veux qu'on se dise,
16:46ce n'est pas la question
16:47de vouloir,
16:48parce qu'on dit tous
16:48la même chose.
16:50Mais la question est
16:50de savoir comment on le fait.
16:51Et moi, je propose
16:52une voie différente,
16:54originale.
16:55Différente de qui ?
16:56Différente de Marine Le Pen,
16:57par exemple ?
16:58Oui, ils ne veulent plus
16:58sortir de l'Union Européenne.
17:00Et c'est leur choix,
17:01c'est leur liberté.
17:02Et donc ça, ça empêche
17:03tout ralliement possible
17:04de votre part
17:04envers Marine Le Pen ?
17:05Au premier tour de scrutin,
17:07les Français doivent avoir
17:08le choix.
17:09Et je pense qu'en votant
17:10pour moi,
17:10ils ont l'assurance
17:12que les problèmes
17:12seront traités.
17:14Tandis que si
17:15on fait à nouveau semblant,
17:16comme on fait les autres,
17:17Sarkozy, Macron,
17:19les autres,
17:19en disant
17:20on va tout faire
17:21mais on reste dans un système
17:22où on ne décide pas.
17:24Vous savez,
17:25vous avez parlé
17:26du film De Gaulle.
17:27Qui croyait en De Gaulle ?
17:28Un membre ?
17:29Alors je ne me prends pas
17:29pour De Gaulle,
17:30rassurez-vous.
17:31Mais ce que je veux dire,
17:32c'est qu'il faut que les Français
17:34abordent l'élection présidentielle
17:35sans regarder les sondages.
17:38Qu'ils regardent
17:38ce qu'ils ont dans...
17:40Je voudrais que les Français
17:41à un moment se disent
17:42j'ai le pouvoir
17:43de changer les choses
17:44au premier tour,
17:45je vais tout casser.
17:46Je vais aller voter d'abord
17:47parce qu'il y en a beaucoup
17:48qui ne votent plus.
17:49Et ne regardez pas les sondages,
17:51votez pour celui
17:51qui peut changer les choses.
17:53Et puisqu'on parlait
17:53de Marine Le Pen,
17:54on connaîtra la décision
17:55de justice mardi prochain.
17:57Si elle venait
17:58à être inéligible,
17:59est-ce que vous diriez
18:00que c'est un scandale démocratique ?
18:02Aujourd'hui,
18:03je pense à Marine Le Pen
18:04parce qu'au-delà
18:05des différences,
18:06je suis scandalisé
18:08que trois juges
18:09puissent filtrer,
18:11filtrer la présidentielle.
18:13Je ne juge pas
18:14le fond du procès,
18:15mais c'est les Français
18:16qui doivent juger Marine Le Pen,
18:17ce n'est pas les trois juges.
18:19Donc,
18:19j'espère que la justice
18:21reviendra à la raison.
18:22Et je le dis
18:24avec sincérité,
18:25parce qu'on n'a pas
18:25le droit de faire ça.
18:26On n'a pas le droit
18:27de priver les Français
18:28d'une personnalité
18:29qu'on l'aime
18:30ou qu'on ne l'aime pas
18:31qui a une telle popularité.
18:33Et même si elle n'avait
18:34pas de popularité,
18:35et même si elle était
18:36à 0,5% dans les sondages,
18:38je dirais qu'on n'a pas
18:39le droit de faire ça.
18:40Ce n'est pas la justice
18:41qui doit diriger le pays,
18:42ce sont les Français.
18:43Est-ce que vous diriez
18:44que Marine Le Pen
18:45et Jordan Bardella,
18:46c'est la même chose,
18:47c'est la même candidature ?
18:48Non, ce n'est pas la même chose,
18:49mais je ne veux pas
18:50rentrer dans ces détails.
18:52Moi, j'attends le verdict.
18:53Et ce que je dis,
18:55juste,
18:55c'est que les Français
18:56doivent s'emparer
18:57de la présidentielle
18:58sans écouter les médias,
18:59désolé,
19:00sans écouter les sondages,
19:02mais écouter leur cœur,
19:03leurs raisons.
19:04Ils ont tout entre les mains.
19:05Mais quand est-ce
19:06qu'ils vont réagir ?
19:07Je dis aux Français,
19:07relevez-vous, réagissez,
19:09vous avez tout.
19:10On peut tout bouleverser,
19:11on peut tout changer,
19:12on peut redresser le pays,
19:14c'est possible.
19:15Mais bon Dieu,
19:16à un moment,
19:18relevez-vous, quoi.
19:19Un dernier mot,
19:20Nicolas Dupont-Aignan,
19:20vous avez observé
19:21la vie politique comme nous,
19:22j'imagine,
19:22ces derniers jours.
19:24Vous avez vu Laurent Wauquiez
19:25qui a tendu la main
19:26à Édouard Philippe.
19:26Comment vous analysez-vous
19:28ces calculs politiciens ?
19:30Le marécage,
19:31le marécage,
19:32le marécage
19:33et moi je suis fier
19:34d'avoir quitté tout ça
19:35il y a bon nombre d'années
19:36avec ceux qui m'accompagnent
19:38parce que c'est tout ce que je déteste
19:39dans la politique.
19:40Merci beaucoup.
19:41Merci Nicolas Dupont-Aignan.
19:42Merci à votre grande interview
19:43en direct sur CNews
19:44et sur Europe 1.
19:45Bonne journée.
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