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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0119h, c'est l'heure, c'est face à l'info. Nous avons commencé à 18h30, vous le savez, avant
00:06de développer le sommaire.
00:08Voici à l'info les titres avec Michael De Santos. Bonsoir.
00:12Bonsoir Christine, bonsoir à tous. Le projet de loi sur la transparence salariale a été présenté en Conseil des ministres.
00:18Objectif, réduire les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes.
00:22Les entreprises de 50 salariés et plus devront publier des informations, mais aussi afficher une fourchette dans leur offre d
00:27'emploi.
00:27En cas d'écart important, elles devront engager des mesures rectificatives, mais ne seront pas sanctionnées.
00:33Patrick Bruel porte plainte pour violation du secret de l'instruction.
00:37Cela fait suite à la publication par plusieurs médias d'extraits de son audition devant les enquêteurs.
00:42Ses avocats contestent également des propos rapportés dans Paris Match que l'artiste n'aurait pas tenus.
00:47Le chanteur de 67 ans est mis en examen dans quatre dossiers pour viol et tentative de viol.
00:52Catherine Deneuve, Isabelle Adjani ou encore Jean-Paul Rouve, plusieurs personnalités étaient réunies à Paris pour rendre un dernier hommage.
00:57Agent Paul Rapneau, décédé la semaine dernière à l'âge de 94 ans.
01:01Le réalisateur avait notamment connu un immense succès en 1990 avec son film Cyrano,
01:07un long métrage qui avait raflé dix Césars et décroché cinq nominations aux Oscars.
01:12A l'international, l'Ukraine va recevoir le soutien du Canada en matière de défense aérienne.
01:17L'annonce a été faite par Volodymyr Zelensky lors d'une déclaration aux côtés du Premier ministre canadien Mark Carney.
01:23Depuis le début de la guerre avec la Russie, le Canada a versé un peu plus de 16 milliards d
01:28'euros à l'Ukraine.
01:30Enfin, ce soir, à 21h, ne manquez pas sur CNews, notre grand reportage crise migratoire dans l'enfer de Ceuta.
01:36Plages occupées, violences, inquiétudes des femmes.
01:38Vous découvrirez des images inédites, mais aussi des témoignages exclusifs.
01:42Plus de 70 000 migrants étaient arrivés dans l'enclave espagnole fin juillet.
01:48Merci beaucoup, Michael Dos Santos.
01:50Il y a ma maman qui me dit que je n'ai pas assez de vigueur.
01:53Elle me dit, mais plus de vigueur, tu sembles fatiguée, ma chérie.
01:55Maman, je ne suis pas fatiguée, ça va ?
01:58Et après, elle me dit, mais non, mais c'est au début, tu as fait une bonne passation avant la
02:01pub.
02:02Bon, ma maman surveille.
02:05Au sommaire ce soir, 5000 dollars à chaque adulte américain,
02:10mais à une condition que les Républicains gagnent les élections de novembre.
02:15C'est la nouvelle promesse de Donald Trump qui pourrait coûter plus de 1000 milliards de dollars.
02:20Une offre électorale spectaculaire quand l'argent public dépend du résultat des urnes.
02:25Est-ce encore une promesse ou déjà le prix d'un vote ?
02:28L'édito de Michel Fayad.
02:31Un jeune homme meurt après un lynchage pour son téléphone.
02:34Deux attaques au couteau surviennent le même jour.
02:37Pourtant, l'actualité s'en bat davantage pour les propos odieux, mais privés d'un policier filmé en 2025.
02:45Les mots doivent être condamnés.
02:47Évidemment, racisme, misogynie.
02:49Mais quand une société s'indigne davantage des paroles que des corps meurtris,
02:54est-ce que c'est la preuve de sa vigilance morale ?
02:57Est-ce que c'est la preuve de son accoutumance à la violence ?
03:00L'édito de Mathieu Bocoté ce soir.
03:03Le nom d'une école n'est jamais anodin.
03:06Il transmet une mémoire et propose symboliquement un modèle aux enfants.
03:11Or, le texte dénonce la multiplication d'établissements baptisés du nom de figure militante,
03:20parfois au mépris des recommandations officielles.
03:23On verra ça avec la carte particulière de Gabriel Cluzel ce soir,
03:27puisque derrière une simple plaque se joue une bataille culturelle.
03:32Qui choisit aujourd'hui les héros que la République, que la France transmet à ses enfants ?
03:37L'analyse de Gabriel Cluzel avec ses noms d'école.
03:42Pour la première fois en France, une maison de la Palestine ouvrira en novembre à Paris,
03:48dans le 18e arrondissement.
03:50Culture, restauration, concert, mais aussi soutien affiché au peuple palestinien.
03:57Le lieu assume une dimension qui dépasse la culture.
04:01Où finit la promotion d'une identité culturelle ?
04:05Où commence l'engagement politique ?
04:08Le regard de Marc Menon ce soir sur cette annonce d'Emeric Caron.
04:1350 ans après la mort de Mao, la nostalgie qui entoure encore sa figure frappe, y compris en France.
04:22Famine, révolution culturelle, dizaines de millions de morts.
04:27Le bilan est pourtant connu, mais le communisme conserve une indulgence mémorielle
04:32que d'autres totalitarismes n'ont pas.
04:35Alors pourquoi certaines utopies continuent-elles d'excuser leurs crimes au nom de leurs promesses ?
04:40L'édito de Mathieu Boccote.
04:42Et puis ce soir, l'invité de Face à l'Info est le milliardaire italien Paolo Rotelli,
04:49entrepreneur, héritier, investisseur.
04:51Il a choisi la France pour sa nouvelle vie.
04:54On lui demandera pourquoi.
04:55Mais dans un pays où la grande fortune suscite autant de fascination que de défiance,
05:00pourquoi a-t-il choisi la France ?
05:01Pourquoi la France n'aime-t-elle pas ses milliardaires ?
05:04Est-ce qu'être milliardaire, c'est forcément être privilégié ?
05:09Des questions à poser à notre milliardaire ce soir dans Face à l'Info.
05:13C'est parti, une heure pour tout se dire et sans tabou avec nos mousquetaires.
05:17On m'en regarde.
05:18Oui, maman regarde.
05:32Michel Fayad, Donald Trump promet 5000 dollars à chaque adulte américain
05:40si les Républicains conservent la Chambre et le Sénat au mois de novembre.
05:45Ses adversaires crient à l'achat de voix.
05:48Ses partisans parlent d'un dividende né de ses succès économiques.
05:53Alors, chèque électoral ou vrai dividende ? Qu'en pensez-vous ?
05:58Pour l'instant, c'est surtout un chèque avec une particularité.
06:01C'est qu'il n'y a pas d'argent sur le compte.
06:03En tout cas, pas encore.
06:04Hier à Dallas, Donald Trump a dit
06:05« Si les Républicains gardent la Chambre et le Sénat,
06:08chaque citoyen adulte recevra les 5000 dollars à dépenser aux États-Unis ».
06:12Donc, c'est comme vous l'avez dit, ça s'appelle le Trump Dividend.
06:16Donc, il demande aux électeurs de faire comme si son nom était lui-même sur le bulletin.
06:20Ce qui est extraordinaire parce que nous sommes à la première grande convention républicaine
06:24organisée pour des élections de mi-mandat.
06:26une convention sans candidat à désigner autour d'un homme qui n'est pas candidat,
06:31Donald Trump.
06:32C'est ça.
06:32Pourquoi maintenant ?
06:33Parce que les élections de mi-mandat sont traditionnellement très difficiles
06:37à celui qui est au pouvoir de remporter.
06:40Et donc, Donald Trump veut essayer de transformer ce scrutin en référendum sur lui-même.
06:45Et politiquement, cette promesse est vraiment redoutable.
06:48Attention donc aux mots « corruption ».
06:50Des juristes américains en débattent déjà.
06:53Trump ne dit pas « votez républicain et vous, personnellement, recevrez 5 000 dollars ».
06:58Si le dispositif existait, le démocrate de New York qui votait démocrate,
07:03lui aussi toucherait 5 000 dollars comme le républicain du Texas.
07:09Donc, entre une promesse électorale extrêmement intéressée et l'achat illégal de vote,
07:13il y a une différence.
07:15Le vrai éléphant dans l'isoloir, c'est plutôt « qui paye ».
07:185 000 dollars par adulte, cela représente plus de 1 000 milliards de dollars.
07:24Et Trump appelle cela donc un dividende.
07:26Mais un dividende, normalement, c'est une entreprise qui le verse à ses actionnaires
07:30lorsqu'elle fait des bénéfices.
07:31Le problème, c'est que l'État fédéral américain, lui, est en déficit, comme chez nous.
07:35Et le camp Trump répond « les droits de douane rapportent de l'argent,
07:39l'économie américaine crée de la richesse.
07:41Donc, rendez-en une partie aux Américains ».
07:44J.D. Vance a d'ailleurs évoqué les recettes douanières
07:47et suggéré que les plus riches pourraient être exclus.
07:50Mais pour l'instant, le financement intégral n'est même pas démontré.
07:54Et même Donald Trump ne peut pas ouvrir tout seul la Caisse fédérale,
07:57puisqu'il faut le congrès.
07:59Et surtout, Christine, ce n'est pas la première promesse de ce genre.
08:02Trump avait déjà proposé un dividende de 2 000 dollars.
08:04Il n'a pas été versé.
08:06Cette fois, le chèque passe à 5 000 dollars.
08:08Et surtout, apparaît une condition nouvelle.
08:11Les Républicains doivent gagner les élections à la Chambre des représentants et au Sénat.
08:16C'est évidemment ce qui rend la promesse politiquement explosive.
08:20Avec un dernier paradoxe économique,
08:23injecter plus de 1 000 milliards de dollars dans la consommation
08:26peut stimuler l'économie, mais cela peut aussi stimuler l'inflation.
08:30Donc, l'Américain peut recevoir 5 000 dollars d'une main
08:33et le rendre progressivement une partie de l'autre
08:36au supermarché ou dans les taux d'intérêt.
08:39Je ne dirais donc pas que Trump vient d'acheter une élection
08:42ni qu'il vient d'inventer la martingale économique du siècle.
08:45Pour l'instant, il a surtout inventé une campagne électorale avec cashback.
08:49Donc, il récupère l'argent.
08:52Et le 3 novembre, avant de savoir si les Américains toucheront leurs 5 000 dollars,
08:56on saura déjà si la promesse, elle, a rapporté des voix.
09:00Merci beaucoup, Michel Fayad, pour cette analyse.
09:03Notre invité est déjà arrivé exceptionnellement.
09:05Je vous ai fait entrer sur le plateau.
09:08Donc, je rappelle que vous êtes le milliardaire italien Paolo Rotelli.
09:13Vous êtes supposé être notre invité en fin d'émission.
09:15Mais je voulais vous entendre déjà peut-être sur Donald Trump
09:19qui est prêt à donner 5 000 dollars.
09:22Est-ce que ça vous choque en tant que milliardaire ?
09:25Est-ce que pour vous, c'est acheter des voix ?
09:28Dans quel contexte exact il donnait 5 000 dollars ?
09:31Juste, il rajoute 5 000 dollars de pouvoir d'achat.
09:33C'est quoi le contexte exact ?
09:34Il donne 5 000 dollars si les Républicains sont partis,
09:38remportent les élections de mi-mandat aux Etats-Unis,
09:40que ce soit à la Chambre des représentants ou au Sénat.
09:45Franchement, c'est vraiment du Trump, ça.
09:46C'est extrêmement efficace.
09:49Restez avec nous, ne bougez pas.
09:51Vous êtes l'invité de Face à l'Info.
09:54On marque une pause, on revient avec Mathieu Bocoté,
09:57puisque depuis hier, on parle beaucoup de la vidéo de ce policier de Carcassonne
10:01qui date de 2025, où il multiplie les propos injurieux.
10:06L'édito de Mathieu Bocoté, c'est tout de suite.
10:11Le milliardaire italien Paolo Rotelli est notre invité.
10:15On va l'interroger dans un instant.
10:17Moi, ce qui m'intéresse, c'est que vous avez taclé Sébastien Delogu
10:20à propos de la pension alimentaire.
10:21On va en parler dans un instant, parce que j'ai tweeté immédiatement.
10:25On va en parler dans un instant.
10:27D'abord, Mathieu Bocoté, vous avez fait l'actualité hier soir.
10:29Avant de vous...
10:30Je vais bien vous ouvrir de grands yeux.
10:32Vous savez pour moi qui a fait l'actualité ?
10:33Je ne fais aucune déclaration ministérielle, moi, hélas !
10:36On va écouter une déclaration ministérielle.
10:38Aurore Berger a fait une mise au point après votre débat acharné avec elle hier soir dans le 18h30.
10:46C'était après le Conseil des ministres.
10:49De la même manière que je ne plie pas aux théories fausses et mensongères de l'extrême droite,
10:53je ne plie pas non plus aux injonctions de l'extrême gauche qui considèrent que le débat public veut dire
10:58la censure du débat public.
11:00Et je crois, et permette-moi de l'ajouter, que si la campagne présidentielle demain se résume à cette volonté
11:06clanique
11:07de devoir choisir entre les théories de l'extrême droite d'un côté et les théories de l'extrême gauche
11:11de l'autre,
11:11eh bien je crois que notre pays mérite mieux, peut-être un peu plus de nuances,
11:15et peut-être de partir des faits, tout simplement à la fois ce que les hommes et les femmes politiques
11:20disent,
11:21et peuvent donc assumer, puisque ce sont des propos que j'ai tenus et que j'assume donc de manière
11:25très claire,
11:26tant qu'ils ne sont pas déformés et qu'ils ne servent pas à nourrir les intentions des uns et
11:31des autres.
11:32Merci à Aurore Berger d'avoir été notre invitée sur le plateau de Face à l'Info hier.
11:38Mathieu Bocoté, depuis hier, on parle beaucoup de cette vidéo de policier de Carcassonne qui date de 2025,
11:45où il multiplie des propos injurieux de manière compréhensible.
11:49Tout le monde est choqué, mais en moins, on a moins parlé hier des deux victimes d'attaque au couteau
11:55dans la même journée. Alors comment comprendre cet étrange contraste,
12:00comme si on va parler de propos plus que d'assassinats, de meurtres, de personnes qui perdent la vie ?
12:07Je me pose la même question, c'est-à-dire d'un côté, nous sommes devant des propos qui choquent
12:12légitimement,
12:13c'est le moins qu'on puisse dire, ceux du policier.
12:15Charlotte, hier, a fait une chronique tout à fait remarquable sur ce sujet.
12:19Et de l'autre côté, nous sommes devant des événements de violence physique,
12:23des événements de violence physique qui, dans une même journée, pourraient potentiellement faire l'actualité,
12:29mais sont éclipsés par ces déclarations vieilles d'un an et demi à Carcassonne,
12:35autant d'une administration qui n'était pas celle du RN, je le précise,
12:39mais qui apparemment devraient occuper tout l'espace médiatique.
12:42Alors qu'avons-nous appris hier, et je dirais plus largement, ces derniers jours,
12:46des événements qui potentiellement auraient pu nous intéresser ?
12:49Donc un homicide à Pavalas-les-Flots, c'est intéressant parce que, donc homicide, c'est tragique en tant que
12:54tel,
12:55voilà un homme agressé au couteau, un homme qui y passe, un homme qui meurt à coup de lame.
12:59Premier élément.
13:01Deuxième élément, on a appris qu'il y a un vaste déploiement de la gendarmerie à la recherche de l
13:08'assassin, du criminel.
13:10On est dans une période où on réfléchit beaucoup à la dépense, aux fonds publics, aux dépenses publiques.
13:16J'espère qu'on comprend que ce déploiement massif de gens de la gendarmerie pour être capable d'attraper le
13:23poignardeur,
13:24ça fait partie des dépenses publiques significatives.
13:27Donc une société qui voit le lien social se défaire, se décomposer,
13:32eh bien ça, je traduis, la décomposition du lien social coûte cher.
13:38Et je laisse de côté le fait que le type a été poignardé et mort, soit dit en passant.
13:41Donc voilà un élément qui aurait pu nous intéresser hier, mais apparemment il y avait plus intéressant que ça.
13:46On a appris aussi qu'un jeune homme qui s'appelle Étienne, qui s'est fait, le 23 août dernier,
13:51il s'est fait tabasser, il s'est fait tabasser finalement à mort par un OQTF soudanais à Puto,
13:59eh bien finalement il est mort hier, on a appris sa mort hier.
14:01Mais la mort de ce jeune homme tué par quelqu'un qui n'aurait pas dû être ici, c'est
14:08un OQTF,
14:09OQTF égale dégage, eh bien il voulait lui voler son téléphone,
14:14l'autre n'a pas consenti à ce qu'on lui vole son téléphone,
14:17réflexe occidental pourrait-on dire, ne pas consentir au fait de se faire voler son téléphone,
14:22de ne pas céder immédiatement.
14:23Tabasser par cet OQTF soudanais, il est mort,
14:27mais on avait autre chose à dire que cela hier.
14:32De la même manière, mardi...
14:34Personne n'en a parlé.
14:35Ben apparemment, il fallait parler davantage d'une vie haute 2025.
14:39De la même manière, mardi, deux mineurs interpellés à Aix-en-Provence,
14:43en train de dire « Allah ou Akbar » devant une synagogue.
14:46Alors, on peut passer à l'acte, mais on peut croire que dire « Allah ou Akbar » devant une
14:50synagogue,
14:51dans les temps qui sont les nôtres, laisse deviner la possibilité d'une catastrophe.
14:56Mais ce n'était pas recensé, néanmoins dans l'actu, on avait autre chose à faire.
15:01Je laisse de côté, parce qu'on n'a pas l'occasion d'en parler chaque fois,
15:04toutes les femmes qui ont été soit agressées ou intimidées dans les transports.
15:09Prenant un transport, elles ont senti que, pour une raison ou pour une autre,
15:12elles devaient changer leur tenue, changer de trajet, changer de transport,
15:16parce qu'elles ne voulaient pas risquer d'être incommodées par je ne sais quel personnage
15:21qui pourrait les croiser parce qu'elles croyaient à l'intimidation.
15:26Donc, je rappelle cela pourquoi.
15:29Parce que, d'un côté, on a décidé collectivement,
15:31j'entends par là que tout le monde s'y est mis,
15:33d'accorder une importance significative, certains diront démesurée,
15:38à la vidéo, par ailleurs condamnable, sans le moindre doute,
15:41d'un homme qui, en 2025, tenait les propos les plus grossiers,
15:45nous le savons, les plus injurieux.
15:46Et de l'autre côté, on était devant des vraies violences physiques,
15:49des gens qui meurent.
15:51Ce n'est pas agréable mourir.
15:53Normalement, on ne meurt qu'une fois et on perd la vie.
15:55Ce n'est pas bien.
15:56Ça, ça semblait moins important que de recenser les propos de ce policier.
16:01Alors, pourquoi a-t-on donné tant d'importance aux propos de ce policier de Carcassonne?
16:08On est devant un cas relatif d'instrumentalisation des propos du bonhomme.
16:13Premier élément, pourquoi on en a parlé autant?
16:15Parce que ça heurte sincèrement nos sentiments.
16:17Objectivement, on entend les propos du bonhomme,
16:18on n'a pas envie de le défendre.
16:20On ne parle pas comme ça des gens dans la vie,
16:22on n'utilise pas ce vocabulaire-là,
16:24on ne crache pas sur des gens comme ça.
16:25Donc ça, ça va de soi.
16:26Ça va tous heurter nos sentiments, les vôtres, les miens,
16:29ceux de Charlotte, ceux de Marc, ceux de Gabriel, ceux de Michel, nous tous.
16:33Deuxième élément, cela dit,
16:35il y a ce qu'on pourrait appeler l'instrumentalisation de ces propos.
16:37Ils permettent d'exemplifier,
16:39pour ceux qui sont convaincus qu'il y a une forme de racisme profond en France,
16:43on y voit, ah, le révélateur est là,
16:45il y a un racisme profond et on en a l'expression.
16:48De la même manière, on le dit,
16:49c'est la preuve du racisme dans la police, apparemment.
16:52Voilà un policier qui parle ainsi,
16:54donc tous les policiers parlent ainsi.
16:56Et encore plus encore,
16:58on nous parle du racisme supposé du RN.
17:00Ah bien, si ce type est au RN,
17:03eh bien, c'est bien la preuve que nous sommes devant un parti fondamentalement raciste.
17:08Donc, à travers cela, une conversation privée,
17:12enregistrée en 2025,
17:14de la part d'un policier, et privé, j'insiste,
17:17a pris plus d'importance dans la conversation publique
17:21que la mort des gens dont je l'ai évoqué,
17:24comme si c'était moins important.
17:25En dernière instance, le système dans lequel nous vivons
17:28a considéré que l'actu hier,
17:30c'était des propos vieux d'un an et demi,
17:32plutôt qu'à la mort de deux personnes,
17:34soit poignadées, soit lynchées à mort.
17:36Il y a de bonnes raisons de s'interroger devant cela
17:40sur notre manière de construire médiatiquement la réalité.
17:43Vous avez beaucoup souligné le mot « privé ».
17:45Est-ce que le fait que ce soit des mots privés
17:47ajoute une dimension particulière à ce sujet ?
17:50Ah, je le crois.
17:51Il y existait autrefois, peut-être encore aujourd'hui,
17:53une distinction fondamentale entre le domaine privé
17:56et le domaine public.
17:57Le domaine privé, c'est par définition le domaine
18:00de la désinhibition.
18:02Le domaine public, c'est le domaine de la forme et des manières.
18:05Autrement dit, nous ne sommes jamais exactement les mêmes
18:08en privé et en public.
18:09L'essentiel est de ne pas être tout autre en privé et en public.
18:12On va y aller de manière très, très, très concrète.
18:15En privé, sur ce plateau, nous nous tutoyons.
18:18En public, nous nous vous voyons.
18:20Tout simplement parce qu'il y a un respect des formes élémentaires
18:23qui fait en sorte qu'en société, nous respectons des usages
18:27et nous n'avons pas l'idée de nous comporter en public,
18:29donc devant le public, devant les centaines de milliers
18:32de personnes qui nous regardent.
18:33Nous n'avons pas l'idée de faire comme si nous étions
18:35dans notre salon.
18:36Vous me direz que c'est un détail, mais ce n'en est pas un.
18:38C'est un rappel élémentaire que le privé et le public,
18:40ce n'est pas la même chose.
18:42De la même manière, en privé, on peut se permettre
18:44des blagues salaces, des blagues quelquefois
18:47très grivoises, des blagues assez odieuses.
18:51Je ne pensais pas à Marc le disant, mais s'il insiste.
18:54Mais on peut se permettre ça.
18:55En public, on ne le fait pas.
18:56Mais en privé, il est possible.
18:58J'espère que dans la vie privée,
18:59on ne tient pas exactement dans le même discours qu'en public.
19:02Encore une fois, on ne veut pas dire le contraire,
19:04mais il y a une liberté lorsque nous sommes délivrés des caméras.
19:08De la même manière, je me souviens d'avoir une conversation
19:10avec une figure importante de la Macronie.
19:13Et je précise que ce n'était pas notre invité d'hier.
19:15Je le précise tout de suite.
19:16Un ministre important de la Macronie qui m'avait dit
19:18« Dans ma circonscription, la plupart des écoles sont grands remplacés. »
19:22Ah, donc ils sont deux dans ce gouvernement.
19:23Quoi qu'il en soit, en public, ils ne diraient pas la même chose.
19:26Voilà pourquoi je ne dirais pas son nom.
19:27Mais je m'en souviens.
19:29Je dis ça comme ça.
19:30Donc, quoi qu'il en soit, le privé et le public, c'est autre chose.
19:33Autrement dit, nous avons tous des arrières-pensées.
19:36Nous avons tous des pensées particulières.
19:37Mais l'essentiel dans la vie, c'est que dans un monde normal,
19:40on n'est pas filmé en permanence.
19:42On n'est pas filmé en permanence.
19:43Moi, ce que je redoute, c'est un monde
19:45où on aurait une caméra connectée à temps plein
19:48sur notre inconscient, sur nos arrières-pensées,
19:50sur les mauvaises pensées qu'on peut avoir de temps en temps.
19:52Les pensées audiouses, ce n'est pas toujours beau,
19:54ce qu'on dit en privé.
19:55Mais la projection d'une caméra en permanence
19:56sur notre intimité, ça met de l'avant
19:59des choses qu'on ne voudrait pas dire publiquement.
20:02Qu'on dit publiquement, ça n'excuse pas ces choses
20:04lorsqu'elles sont dites publiquement.
20:05Mais cela rappelle qu'une société sous le signe
20:07de la surveillance généralisée des pensées intimes
20:09confessées à son voisin.
20:10Mais sous caméra, c'est l'autre nom du totalitarisme.
20:14Revenons à la violence.
20:15Si elle prend moins de place que les propos de ce policier,
20:19c'est peut-être aussi parce que nous sommes habitués
20:22à cette violence.
20:23Et c'est exactement ça.
20:24Rien n'est plus banal aujourd'hui que la violence
20:27à grande échelle dans la société française.
20:30Nous avons accepté que certaines villes
20:32ne sont plus sûres, comment on dit comme ça,
20:34pour les Français dits de souche,
20:36qui apparemment n'existent pas,
20:37mais qui savent néanmoins où ne pas aller.
20:39Nous avons accepté que les transports
20:41ne sont plus sûrs pour les femmes.
20:42Nous avons accepté le caillassage des policiers
20:44et des pompiers.
20:45Nous avons accepté de voir régulièrement
20:47un adolescent tué par je ne sais quel
20:49au QTF de passage ou adolescente.
20:52Nous avons accepté, autrement dit, cette société.
20:54Et on ne dirige pas le contraire.
20:56On l'accepte.
20:57Parce que sinon, on trouverait le moyen
20:58de renverser la chose.
20:59Donc, c'est comme si on a accepté
21:01que cette insécurité généralisée
21:04est le prix à payer pour la diversité
21:07qui est une richesse.
21:08Alors, devant cela, qu'est-ce qu'on peut faire?
21:10On pourrait dire qu'on prend les moyens
21:12pour restaurer la situation,
21:13pour restaurer l'ordre.
21:14Ce n'est pas si simple que ça.
21:15On s'entend bien.
21:16C'est-à-dire, comment restaurer
21:17les conditions sociologiques et démographiques
21:19d'une société sécuritaire?
21:21Ça ne va pas de soi.
21:23Par ailleurs, on pourrait décider
21:24de modifier le système de justice
21:26pour faire en sorte que ceux
21:27qui sont attrapés ne risquent pas
21:29demain d'être relâchés,
21:30qu'une véritable sanction pour les voyous,
21:32quels qu'ils soient.
21:33Mais on ne le fait pas.
21:34On pourrait même décider de suspendre
21:36les libertés, non pas tous.
21:38Évidemment, moi, je n'aime pas
21:39la narcotyrannie.
21:40On ne suspend pas la liberté de tous,
21:41mais ceux qui sont vraiment des voyous,
21:43eux, en paient le prix.
21:44Ça, on ne le fait pas.
21:45Donc, on a décidé tout simplement
21:46d'être dans une société
21:48où on sanctionne plus sévèrement
21:50ceux qui pestent contre l'insécurité,
21:52ceux qui pestent contre la société
21:54qui se délite,
21:54que la société qui se délite réellement.
21:56Je le redis, les propos du policier
21:58en question étaient des propos odieux,
21:59sans le moindre doute,
22:00qui doivent être condamnés moralement,
22:02sans le moindre doute.
22:03Je trouve qu'on a oublié, par ailleurs,
22:05de condamner le lynchage d'Étienne,
22:07qui est mort hier.
22:08On a oublié son sort,
22:10parce qu'apparemment, il n'est pas mort
22:11en faisant suffisamment de bruit.
22:13Il fallait davantage condamner
22:14les propos odieux du policier en question
22:16que de noter la mort d'un jeune homme
22:17tabassé par un OQTF,
22:19mort deux semaines plus tard.
22:20C'était apparemment un événement
22:22qui ne méritait pas d'être mentionné
22:23dans la journée.
22:25Merci beaucoup, Mathieu Bocoté.
22:30Paolo, on t'est dit,
22:31vous qui êtes milliardaire,
22:32vous vous êtes déjà fait agresser en France
22:34parce que milliardaire,
22:36parce que riche,
22:37parce que vous véhiculez peut-être
22:40une image que l'extrême gauche,
22:41et on va en parler dans un instant,
22:43déteste.
22:44Agresser physiquement, non,
22:45parce qu'il faudrait une véritable armée
22:47pour pouvoir m'atteindre.
22:49Mais, par contre, verbalement,
22:53sur les réseaux, on y va à fond.
22:54D'ailleurs, justement,
22:55je n'ai pas pu lire la news sur Trump
22:56parce que j'étais justement
22:58en pleine bataille idéologique
23:00et verbale sur mes réseaux
23:02avec des influenceurs
23:04qui représentent maintenant,
23:07sans se couvrir, le LFI.
23:09On va en parler dans un instant.
23:11Merci encore d'être notre invité.
23:13D'abord, Gabriel Cluzel,
23:15l'extrême gauche a colonisé
23:17jusqu'au fronton des écoles
23:19de nos enfants
23:20et tout cela à bas bruit.
23:23C'est ce qu'a découvert
23:24l'enquête de Boulevard Voltaire
23:26en partenariat avec Data Realis.
23:30Une carte a été faite
23:31pour pointer ces écoles.
23:34Pourquoi est-ce important
23:35de s'y intéresser ce soir ?
23:38Eh bien, c'est important
23:39parce que des personnalités douteuses
23:41ou idéologues sont imposées
23:43comme modèle à nos enfants
23:45sans que nous puissions
23:46faire quoi que ce soit.
23:47Et ensuite, parce que
23:48pour arriver à ce résultat,
23:50les directives officielles
23:51ont été bafouées sans complexe.
23:53Et pourquoi faire une carte ?
23:54Parce qu'on peut citer
23:55une école ici et là
23:57et on se dit
23:58oui, enfin, ce n'est pas très grave,
23:59c'est anecdotique.
24:00Ben non, ce n'est pas anecdotique
24:02quand vous regardez la carte.
24:04Alors, nos enfants viennent
24:05de faire leur rentrée.
24:06Tous les jours,
24:07ils passent devant
24:08le fronton de leur école
24:09et sur ce fronton,
24:10on peut lire le nom
24:11du grand personnage,
24:13théoriquement,
24:14qui a donné son nom à l'école.
24:15L'école est placée
24:16sous son patronage.
24:18C'est donc un modèle à imiter.
24:20Alors, c'est pour ça
24:21que dans le privé,
24:22ils donnent des noms de saints,
24:22de vertus,
24:23de la Vierge Marie,
24:24comme vous voulez.
24:25Dans le public,
24:25il n'y a pas proprement parlé
24:27de sanctorale
24:27puisque c'est l'école publique
24:28qui va nous intéresser spécifiquement.
24:31Donc, on choisit
24:32des grands hommes
24:33auxquels la patrie
24:34est reconnaissante
24:35selon la formule consacrée.
24:37Et puis, le but,
24:37c'est de transmettre
24:38un fragment de mémoire nationale.
24:40Et puis, c'est important,
24:41une école.
24:41Vous savez,
24:42je crois que c'est De Gaulle
24:43qui disait
24:43de Saint-Cyr ou de Polytechnique.
24:44Je ne sais plus.
24:45Une école,
24:45on y rentre une fois,
24:46on en sort toute sa vie.
24:48Et ça ne différente près
24:49que lorsque l'on sort
24:50du lycée Henri IV,
24:52de fait,
24:53on le claironne longtemps.
24:54Quand on était
24:55au collège Pablo Neruda,
24:57on la ramène un peu moins.
24:59Mais quand vous arrivez
25:00quelque part
25:01avec des adolescents
25:02dans une ville,
25:04quelle qu'elle soit,
25:05vous savez en général
25:05que les bons lycées
25:06vont être,
25:08les bons lycées publics
25:09vont être
25:09les grands lycées napoléoliniens
25:11installés dans les restes
25:12d'écoles
25:13d'anciens régimes privés.
25:15Alors, Faber à Metz,
25:16Cléber à Strasbourg,
25:17Roche à Versailles,
25:18Fauchard-Rodez,
25:19à Paris,
25:19vous avez évidemment
25:20Henri IV,
25:20Louis-le-Grand, Condorcet.
25:22Donc ça,
25:22c'est une réalité.
25:23Et c'est vrai que ce nom de lycée,
25:24ils le garderont
25:25toute leur vie
25:25sur leur CV
25:26et puis dans leur cœur.
25:28Donc l'école fait partie
25:29de leur construction.
25:29On comprend pourquoi
25:30ce nom est encore plus important
25:32que celui d'un théâtre,
25:34d'une rue,
25:34d'une gare.
25:35C'est vraiment essentiel.
25:37Alors déjà,
25:38en 2015,
25:40Le Monde avait travaillé
25:41sur ce sujet.
25:42Il avait fait un classement
25:44privé et public
25:45confondu.
25:46Alors, je vais un peu
25:47taquiner, Marc,
25:47parce qu'il y a un petit point
25:48féministe qui m'a amusée,
25:50c'est que dans l'école publique,
25:52la première femme,
25:53enfin la première occurrence,
25:55la femme qui est nommée
25:57en nombre,
25:57la première,
25:58c'est Marie Curie,
25:59mais elle est à la huitième place.
26:01Alors que dans le privé,
26:03Notre-Dame arrive
26:04à la deuxième place
26:05derrière Saint-Joseph.
26:06Alors vous allez vous dire
26:06pourquoi derrière Saint-Joseph,
26:07parce qu'à la troisième,
26:09il y a Jeanne d'Arc,
26:09puis à la quatrième,
26:10il y a Sainte-Marie.
26:11Donc c'est un peu la même chose
26:11que Notre-Dame.
26:13Et alors ça m'a amusée
26:14parce que dans le classement,
26:15Jules Ferry,
26:16dans ce classement,
26:17il était coincé
26:18entre Saint-Joseph
26:18et Notre-Dame.
26:19Donc je ne sais pas
26:19si ça lui a plu ou pas.
26:21Alors mais déjà,
26:22en 2015,
26:24le monde s'étonnait,
26:25Gabriel,
26:26et c'était même
26:27dans le titre,
26:28je cite,
26:29« De Jules Ferry
26:30à Pierre Perret,
26:31l'étonnant palmarès
26:32des noms d'écoles,
26:34de collèges
26:34et des lycées en France. »
26:35Oui voilà,
26:36parfois Boulevard Voltaire
26:37et le Monde
26:37tombent d'accord.
26:39Donc 11 ans après,
26:40nous avons essayé
26:40de creuser
26:41et on comprend
26:42le étonnant
26:43dans le titre du Monde.
26:44Vous voyez,
26:44il y a plus d'établissements
26:45portant le nom
26:46de Pierre Perret
26:46que celui de Gustave Flaubert
26:48ou Joachin du Bélé.
26:49Mais surtout,
26:50un certain nombre de noms
26:51sont quand même problématiques.
26:53Alors on les a classés
26:54en quatre catégories
26:55que l'on peut repérer
26:56sur la carte.
26:57Donc c'est Data Realiste
26:57qui a fait la carte,
26:58c'est sur le site
26:58de Boulevard Voltaire.
27:00C'est très facile,
27:02il y a chaque marqueur
27:03sur cette carte
27:04correspond à un établissement scolaire
27:07portant le nom
27:08d'une personnalité
27:08appartenant
27:09à une catégorie problématique.
27:10Alors quelles sont-elles ?
27:12Il y a ce qu'on appelle
27:13les pédoproblématiques,
27:14les personnalités
27:15qui ont pris publiquement
27:18position en faveur
27:18des relations sexuelles
27:19entre adultes et mineurs
27:20ou dans les relations
27:22avec les mineurs
27:22sont documentées.
27:23Oui,
27:24parce que je vous parle
27:24des années 60-70.
27:26En général,
27:26c'était à ce moment-là
27:27qu'on ne s'en cachait pas.
27:29Il y a les communistes
27:30et révolutionnaires
27:32dont l'engagement
27:33on n'en voit pas d'autres
27:34constituent le principal
27:36service rendu
27:36à la nation
27:37et à l'humanité.
27:38Ça se pose là.
27:40Il y a aussi
27:42les icônes
27:42des causes étrangères.
27:43On peut les trouver
27:44très bien
27:45sauf qu'elles sont associées
27:46à des combats politiques
27:47ou militants
27:48qui sont complètement
27:49extérieurs
27:49au contexte français.
27:50Donc à part importer
27:51les conflits extérieurs,
27:53on ne voit pas très bien
27:53ce qu'elles viennent faire là.
27:54Et puis il y a
27:55les personnalités vivantes.
27:56Alors là aussi,
27:57les personnalités vivantes,
27:58il y en a des sans doute
27:58très sympathiques.
27:59On a mis des petits cœurs
28:00d'ailleurs je crois
28:01sur le pictogramme,
28:03je veux dire
28:03qu'elles sont vivantes,
28:04mais sauf que c'est contraire
28:05à la recommandation
28:07et officielle
28:08qui préconise d'attendre
28:09que le temps
28:10ait fait son œuvre.
28:11Et on le comprend,
28:11vous savez,
28:12l'abbé Pierre,
28:12il a eu une école
28:13de son vivant.
28:13Est-ce que c'était
28:14une bonne idée ?
28:14Pas sûr.
28:16Vous voyez,
28:16on a des humoristes
28:17qui ont donné leur nom
28:21à des écoles
28:21comme Coluche.
28:22Très bien.
28:23Peut-être qu'on peut se dire
28:25heureusement qu'il n'y a pas eu
28:26Pierre Palmade.
28:26Voilà,
28:27parce qu'aujourd'hui
28:27on serait un peu
28:28dans la mouise.
28:30Donc c'est vrai
28:30que toutes ces recommandations
28:32étaient importantes.
28:33C'est comme les canonisations,
28:34autrefois l'Église disait
28:35il faut attendre un peu
28:36que ça se décante tout ça
28:38pour qu'on voit
28:39un peu le vrai du faux.
28:42Et le seul texte
28:43qui encadre
28:44la dénomination
28:44des établissements,
28:45c'est une circulaire
28:46ministérielle
28:47du 28 janvier 88
28:49et théoriquement
28:50elle donne des règles claires.
28:51Vous savez,
28:51c'est la mairie
28:52qui décide le nom
28:53pour les écoles primaires,
28:55le département
28:55pour les collèges,
28:56la région pour le lycée.
28:57Normalement c'est cadré.
28:59Donc ça doit être
28:59des personnes
29:00qui se sont illustrées
29:01pour des services exceptionnels
29:02rendus à la nation
29:03ou à l'humanité.
29:05Ça doit avoir
29:06une valeur éducative
29:07et ça s'exprime justement
29:08lorsque le temps
29:09a pu pleinement
29:10consacrer les mérites.
29:12Normalement on peut
29:12le faire seulement
29:14quand les personnes
29:15décédées
29:16le sont depuis 5 ans.
29:18Or tout ça,
29:19tous ces critères
29:19ont été complètement bafoués.
29:21Alors j'aime bien
29:21ce sujet
29:22puisque personne n'en parle
29:23et nous
29:23d'en face à l'info
29:24on en parle
29:25mais déjà
29:25au 19e et au 20e siècle
29:27la gauche
29:28imposait
29:29déjà
29:30ces figures ?
29:31Ah oui,
29:31c'est vrai,
29:32elle a privilégié
29:33des personnages
29:34conformes à ses valeurs
29:35mais c'était
29:35des grandes figures
29:36de la Troisième République
29:37certes
29:38qui dominent le top 10
29:39Jules Ferry,
29:40Jean Jaurès,
29:41Victor Hugo,
29:41Pierre et Marie Curie,
29:42Louis Pasteur,
29:43etc.
29:43Mais ces personnalités
29:45quand même
29:45elles avaient une légitimité
29:47suffisante
29:48pour que nul ne s'indigne
29:50de les voir
29:51là où elles étaient.
29:51Vous étiez de droite
29:52forcément
29:54vous vous disiez
29:55oui c'est vrai
29:55qu'elles sont là
29:56on n'avait pas envie
29:57de le contester
29:58on acceptait
30:00de confier
30:00les enfants
30:01à ces écoles-là.
30:03Mais là
30:04la gauche
30:05a abandonné tout ça
30:06et en fait
30:06il y a tous
30:07ces noms déconstructivistes
30:10nés de mai 68
30:11et ils ont fini
30:12par gagner
30:12le fronteau
30:13de nos écoles.
30:14Alors il y a eu
30:15plein de règles
30:16il y a d'abord
30:16fallu féminiser
30:17Françoise Dolto
30:18Louise Michel
30:20décoloniser
30:20alors on peut être
30:21d'accord avec les noms
30:22mais c'est le mouvement
30:23en tout cas
30:24Aimé Césaire
30:25Gisèle Halimi
30:27internationalisé
30:27Nelson Mandela
30:28Rosa Parks
30:29Rosa Parks
30:30qui est l'emblème
30:31de la lutte
30:31contre la ségrégation
30:33raciale aux Etats-Unis
30:34c'est vrai
30:35mais ce combat
30:36est parfaitement
30:36étranger
30:37à notre pays
30:38il n'y a pas eu
30:38de ségrégation
30:39en France
30:40compte autant
30:41d'établissements
30:41à son nom
30:42que le général
30:45de Gaulle
30:46ou Molière
30:47c'est-à-dire
30:47une quarantaine
30:48donc on se dit
30:49quel autre objectif
30:51que de vouloir
30:52faire venir
30:53ce type de conflit
30:54sur notre sol
30:55ou de faire
30:56une analogie
30:57dans le contexte
30:57actuel
30:59il y a des choix
31:00qui vraiment
31:00s'éloignent
31:01radicalement
31:02de l'esprit
31:02de la circulaire
31:03Angela Davis
31:05je ne sais pas
31:06comment on dit
31:06militante
31:07marxiste
31:08afro-américaine
31:09née en 44
31:10récompensée du prix Lénine
31:11pour la paix
31:12en 79
31:1311 établissements
31:14c'est pareil
31:15pourquoi
31:16un modèle éducatif
31:18serait-elle un modèle éducatif
31:19pour les jeunes français
31:22on peut aimer
31:23ou pas aimer
31:23mais c'est une réalité
31:25on se demande
31:26ce qu'elle fait
31:27moi je l'aime bien
31:27mais on peut se poser
31:28la question
31:28on peut se poser
31:29la question
31:30voilà
31:30on s'est appliqué
31:32ensuite
31:32à endoctriner
31:34savez-vous
31:34qu'il y a par exemple
31:34deux établissements
31:36Karl Marx
31:36à Villejuif
31:37et à Beson
31:37vous voyez
31:38vous demandez à un enfant
31:39t'es dans quel lycée
31:39Karl Marx
31:41pourquoi pas
31:42il y a aussi
31:43moult lycées
31:44Pablo Neruda
31:45vous savez
31:46ce poète chilien
31:46communiste
31:47qui a écrit
31:48une ode à Staline
31:49et qui a déclaré lui-même
31:50avoir violé
31:51une femme de chambre
31:53beaucoup de lycées
31:54Picasso
31:54réputé aujourd'hui
31:55avoir torturé
31:57psychologiquement
31:58et physiquement
31:58des femmes
31:59il y a 34 établissements
32:01Robert Spierre
32:02une dizaine d'écoles
32:03s'injustes
32:04qu'on appelait
32:04l'archange de la terreur
32:06et pire encore
32:07pardon
32:08je voulais insister là-dessus
32:09des noms de célébrités
32:10signataires
32:11pour une école
32:12c'est quand même dérangeant
32:12de pétitions
32:14en faveur de la pédophilie
32:15ou coupables eux-mêmes
32:16s'agissant de Simone
32:17de Beauvoir et Sard
32:18de détournement
32:19de mineurs
32:19c'est aujourd'hui prouvé
32:20il y a aussi
32:21parmi ses signataires
32:23lycée Loire-Aragon
32:24Elsa Triolet
32:25Moustaki
32:26Françoise Dolto
32:27qui est la 22ème personne
32:28la plus cité
32:29au fronton de nos écoles
32:30140 établissements
32:31vous savez qu'aujourd'hui
32:33elle est très
32:35controversée
32:35elle avait rédigé
32:36en 1977
32:37une lettre ouverte
32:39demandant
32:39l'abrogation
32:40d'articles de loi
32:41dans le sens
32:41d'une reconnaissance
32:42du droit
32:43de l'enfant
32:44et de la donne
32:44laissant à entretenir
32:46des relations
32:46avec des personnes
32:47de son choix
32:49donc Simone de Beauvoir
32:50par exemple
32:50elle figure au froton
32:51d'une vingtaine
32:52d'établissements
32:52soit autant qu'Alexandre Dumas
32:53ou Montesquieu
32:54mais quel message
32:55la République
32:56veut-elle transmettre
32:57à nos enfants
32:58alors il n'y a plus
32:59d'école Abbé Pierre
33:00mais il y en avait
33:01plusieurs
33:03et il faut se méfier
33:05de cette émotion
33:06de ce sancto subito
33:07parce qu'aujourd'hui
33:09notre société
33:10ne supporte plus
33:11qu'on l'attende
33:12il y a
33:13de plus en plus
33:14de contemporains
33:15qui sont honorés
33:16proposés comme modèle
33:17de nos enfants
33:19je crois
33:20je crois
33:21qu'ils sont
33:21combien de personnes
33:22133
33:24me semble-t-il
33:25de personnalités vivantes
33:27c'est quand même
33:27nous l'avons dit
33:29un petit peu
33:30dangereux
33:31donc pour résumer
33:32212 établissements
33:34portent le nom
33:34d'un établissement
33:35pédoproblématique
33:36716
33:37une personne connue
33:38pour son militantisme
33:39communisme
33:40ou révolutionnaire
33:41sanguidaire
33:42133
33:42celui d'une personnalité
33:44étrangère
33:44dont le militantisme
33:45est totalement étranger
33:46au contexte français
33:48c'est quand même
33:49assez problématique
33:50Enquête Boulevard
33:52Voltaire
33:52merci
33:53personne n'en parle
33:54c'est intéressant
33:55et puis une pensée
33:56peut-être
33:56à Mona Interman
33:58qui est ancien membre
33:59du conseil supérieur
34:00de l'audiovisuel
34:01aujourd'hui
34:02ARCOM
34:03et il y a un conseil
34:04d'administration
34:05le 15 septembre
34:06pour supprimer
34:07son nom
34:08son nom
34:09qui a été donné
34:10à un lycée
34:11on en est là
34:12aujourd'hui
34:13une pensée
34:13à elle
34:14évidemment
34:15dans un instant
34:16notre invité
34:17on vous donnera
34:18la parole
34:19juste avant
34:19de vous interroger
34:21on aura largement
34:22le temps
34:22Charlotte Dernas
34:23vous posera des questions
34:24Michel Fayad également
34:25vous êtes prêt ?
34:27en tout cas sur le thème
34:29d'avant
34:29heureusement
34:30je ne me sens pas concerné
34:31parce que moi
34:31j'ai fait le lycée
34:32Stendhal
34:32à Milan
34:33qui est lycée français
34:34et ensuite
34:35je fais prépa lettre
34:35au lycée Masséna
34:37à Nice
34:37qui était du coup
34:38un des généraux
34:39exactement de Napoléon
34:40alors vous allez nous expliquer
34:42dans un instant
34:42comment un milliardaire italien
34:44vient s'installer en France
34:45attention
34:46à Monaco
34:46moi je suis à Monaco
34:48je n'habite pas en France
34:49attention les impôts
34:50d'accord
34:53vous allez m'expliquer
34:54ce que vous faites en France
34:56vous allez m'expliquer
34:56ce que vous pensez
34:59du regard
35:00que les français portent
35:01sur les milliardaires
35:02vous allez m'expliquer
35:03pourquoi vous avez taclé
35:04Sébastien Delogu
35:05qui ne paie pas
35:06sa pension alimentaire
35:08on en parle
35:08avec vous
35:09restez avec nous
35:11Paolo
35:13Rotelli
35:14alias
35:14Mac Pao
35:15on en parle
35:16MC
35:17comme maître de cérémonie
35:18ou Monaco justement
35:19pas comme le McDo
35:20et pourquoi MC
35:22parce que vous êtes aussi
35:23dans la musique
35:23c'est ça exactement
35:24et surtout
35:25le MC
35:26c'est les abréviations
35:27de Monaco en fait
35:28et tout le monde en France
35:29m'appelle
35:30pas Paolo
35:31mais Pao
35:32d'ailleurs il y avait
35:32une journaliste
35:33les jours précédents
35:34elle s'appelle Paola
35:35elle m'a dit
35:35moi aussi
35:36tout le monde en France
35:37m'appelle Pao
35:39incroyable
35:40en tant qu'un
35:40on a envie de ça
35:41c'est quoi ce collier là ?
35:42ce collier là
35:43c'est un bijou
35:44que je vais faire
35:45moi j'aime beaucoup
35:46les films d'animation
35:46d'ailleurs
35:47on en parlait
35:49là maintenant
35:49avec les parts d'attraction
35:50justement
35:50ça c'est un des personnages
35:52du part d'attraction
35:53qui devrait sortir
35:54en théorie en France
35:55ou pas du coup
35:56ou pas
35:57donc c'est l'Arabie Saoudite
35:59qui vous l'a offert
35:59non non c'est moi même
36:01bon en tout cas
36:02restez avec nous
36:03d'abord
36:04écoutez la chronique
36:05de Marc Menon
36:07puisqu'un premier
36:08espace
36:09permanent
36:10de France
36:11est dédié
36:12à la culture
36:13palestinienne
36:14la maison de la Palestine
36:15doit ouvrir
36:16au mois de novembre
36:18à Paris
36:18dans le 18ème arrondissement
36:20Marc Menon
36:20ça fait la joie
36:21ça fait la joie
36:21d'Emerick Caron
36:23Emerick Caron
36:24grand républicain
36:25liberté
36:26égalité
36:27fraternité
36:28sans doute
36:28homme des lumières
36:30mais il est un peu éteint
36:31depuis un certain temps
36:31alors
36:32il faut se rappeler
36:33certains des propos
36:34d'Emerick Cameron
36:35entre autres
36:38dès 5 ans
36:396 ans
36:39mais enfin
36:40des petites filles voilées
36:41ça vous choque vous
36:42mais enfin
36:43c'est tout à fait
36:45normal
36:46c'est être raciste
36:48que de condamner cela
36:49c'est être
36:50anti-républicain
36:52il avait
36:52quand vous savez
36:54il y a quelques semaines
36:55on a parlé du voile
36:56que l'RN
36:58aimerait
36:59interdire
36:59ça n'arrivera jamais
37:01il faut que
37:03tous les citoyens
37:04portent
37:05pour bien montrer
37:05notre opposition à cela
37:07on porte tous
37:08un voile
37:08dans la rue
37:09voilà
37:10quel est le personnage
37:11donc
37:12à partir
37:13de ces éléments là
37:15il nous faut maintenant
37:16envisager
37:17cette maison
37:18de la Palestine
37:18est-ce que
37:20il n'est pas
37:21l'un des
37:23comment on dit
37:25vous savez
37:25cheval de Troie
37:26de l'antrisme
37:29islamique
37:31qu'est-ce que
37:31la maison
37:32de la Palestine
37:33il faudrait déjà
37:34s'interroger sur
37:35est-ce qu'il y a
37:37véritablement
37:37un peuple
37:38palestinien
37:40est-ce qu'il y a
37:41des frontières
37:42qui déterminent
37:43qu'à un moment donné
37:44dans l'histoire
37:45il y avait
37:46un territoire
37:47qui s'appelait
37:48la Palestine
37:49alors je sais
37:50qu'à Elifi
37:51on a inventé
37:52une frontière
37:53pour la Palestine
37:54mais en réalité
37:55il n'y a jamais eu
37:57de
37:58frontières
37:59bien établies
38:00où on parlait
38:01des palestiniens
38:03il y a eu
38:03les philistins
38:04si on lit la bible
38:05il y a
38:05les philistins
38:07et ils étaient
38:07du côté
38:08de la bande
38:09de Gaza
38:10et
38:11quand
38:13les arabes
38:14ont commencé
38:15à envahir
38:16toute cette zone
38:17au fur et à mesure
38:18ils ont
38:19imposé
38:19leur culture
38:20c'était
38:21au 7ème siècle
38:23lorsque
38:24la révélation
38:25avait touché
38:26Mahomet
38:27et puis
38:28ensuite
38:29on a eu
38:29l'Empire Ottoman
38:30qui n'a cessé
38:31de s'enraciner
38:33mais dans tout cela
38:33il n'y avait pas
38:35même
38:35chez les uns
38:36et les autres
38:37c'était une multitude
38:38de peuples
38:39on se dit
38:40je suis
38:41palestinien
38:42pas du tout
38:43cette notion
38:45d'appartenance
38:46à
38:47un territoire
38:49fantôme
38:50n'apparaît
38:51qu'après
38:51la reconnaissance
38:53d'Israël
38:54en 1948
38:56alors c'est vrai
38:56qu'il y a
38:57des populations
38:58qui sont expulsées
38:59de ces territoires
39:00on peut comprendre
39:01qu'elles aient rancune
39:03contre
39:03les israéliens
39:05mais en l'occurrence
39:06ce n'est qu'à partir
39:08de là
39:08qu'ils vont se dire
39:09palestiniens
39:10et on aura
39:12les mouvements
39:12qui naîtront plus tard
39:13avec
39:14Yasser Arafat
39:15et qui iront
39:16jusqu'au terrorisme
39:18pour essayer
39:18de faire valoir
39:20une opportunité
39:22de frontières
39:23où ce peuple
39:24qui n'est qu'un
39:25éparpillement
39:26de peuples
39:27pourrait se retrouver
39:28afin de créer
39:30sa propre nation
39:32mais ça
39:33Eric Cameron
39:34il s'en moque
39:35il dit
39:35c'est formidable
39:36c'est dans le 18ème
39:37arrondissement
39:38c'est là que je suis élu
39:40et ça lui permet
39:41de revendiquer
39:42auprès de son électorat
39:44une action
39:45mais qui n'est
39:46qu'uniquement politique
39:47puisque
39:48quand on dit
39:49ce sera la culture
39:50palestinienne
39:51je viens de vous dire
39:52il n'y avait pas
39:52de Palestine
39:53il n'y avait pas
39:54de peuple palestinien
39:55la restauration
39:56palestinienne
39:57même chose
39:58donc nous avons
40:00un monsieur
40:01qui se comporte
40:03en potentat
40:05alors tout à l'heure
40:06Michel parlait
40:07de Trump
40:08achetant
40:09les électeurs
40:10lui c'est
40:11menée trébuchante
40:12notre
40:13émérique
40:14Cameron
40:15Caron
40:17pardon
40:17c'est
40:17en ayant
40:18pardon
40:18Cameron
40:19bonjour les légionnaires
40:23Émeric Caron
40:24lui
40:24c'est en édifiant
40:26une maison
40:27de la Palestine
40:28n'oubliez pas
40:29qu'il a défendu
40:30les moustiques
40:31alors il doit être
40:32un peu piqué
40:33merci beaucoup
40:34Marc Menand
40:36on a parlé ce matin
40:38sur Europe 1
40:39de cette enseignante
40:41qui a été menacée
40:42en Haute-Garonne
40:43de décapitation
40:44par un père
40:45de famille
40:46parce que son fils
40:47avait été
40:48réprimandé
40:49la semaine dernière
40:50il a été jugé
40:51en comparution immédiate
40:53on apprend à l'instant
40:54qu'il a été condamné
40:55à six mois
40:56de prison ferme
40:58venons-en à notre invité
40:59Paolo Rotelli
41:01alias MC Paolo
41:03qui est un milliardaire italien
41:04âgé de 36 ans
41:06et étudié
41:07d'un des plus grands
41:08les plus importants
41:09groupes hospitaliers
41:10privés d'Italie
41:11vous avez pris
41:12la tête
41:13de l'entreprise familiale
41:14à seulement 24 ans
41:16après la mort
41:17de votre père
41:18avant de tout quitter
41:19pour vous lancer
41:20dans le rap francophone
41:23tout à fait
41:24après
41:25là on dirait que
41:26j'ai hérité
41:27et j'ai changé de voie
41:28non
41:28j'ai hérité en 2013
41:31j'ai fait
41:32une entreprise
41:32qui valait environ
41:33un milliard
41:34un milliard d'euros
41:35aujourd'hui une entreprise
41:36qui vaut plus de 3 milliards d'euros
41:37et une fois que
41:38tous les challenges
41:39ont été terminés
41:40ben là je me suis dit
41:41j'ai 36 ans
41:42c'est peut-être maintenant
41:43justement le moment
41:44d'aller vers ma passion
41:45qui est la musique
41:45et en musique
41:46oui j'adore
41:47le rap francophone
41:48parce qu'en général
41:49j'adore la France
41:50donc je suis italien
41:52résident à Monaco
41:53mais en effet
41:54j'aime beaucoup
41:55la culture française
41:55et j'aime énormément
41:56dépenser mon argent
41:57dans ce pays
42:01excusez-moi
42:01ça me fait rire
42:02vous aimez dépenser
42:03votre argent en France
42:04en France
42:04exactement
42:05et pourquoi ?
42:06parce que
42:06en France
42:07vous avez des choses
42:08qui n'existent
42:09nulle part ailleurs
42:10vous avez
42:10une gastronomie unique
42:12palace unique
42:15marque de luxe unique
42:16qui ont d'ailleurs
42:17des produits
42:17qu'on ne peut acheter
42:18qu'en France
42:20et ça
42:20voilà
42:21moi je peux seulement
42:22moi je suis pour
42:23une France
42:23qui mise plus
42:24pour le développement
42:25économique
42:26sur les atouts
42:27uniques qu'elle a
42:27donc tourisme
42:28culture
42:29et divertissement
42:30alors c'est intéressant
42:33comment
42:33et dès qu'on vous voit
42:35on pense à ce paradoxe
42:36entre milliardaires
42:38et français
42:38il aime la France
42:40vous savez bien
42:42vous le sentez
42:43que beaucoup
42:43de français
42:44notamment à l'extrême gauche
42:47on l'a bien entendu
42:47critiquent
42:48les milliardaires
42:49critiquent
42:50les riches
42:51vous condamnent
42:51parce que vous êtes riche
42:53que leur répondez-vous ?
42:54Justement
42:55j'ai décidé
42:56de faire le tour
42:57des plateaux télé
42:57et d'élever la voix
42:58quand j'ai commencé
42:59à voir qu'en France
43:01le LFI disait
43:02les milliardaires
43:03sont inusibles
43:04excusez-moi
43:04inusibles
43:05c'est le terme
43:06qu'on utilise
43:06pour les rats
43:06pour les cafards
43:07et moi j'ai dit
43:08mais vous vous rendez pas compte
43:09sans les milliardaires
43:10il n'y aurait pas
43:11de développement économique
43:12sans les milliardaires
43:14toutes les entreprises
43:16qui nous servent
43:16au quotidien
43:17Uber
43:19Deliveroo
43:20Apple
43:21Microsoft
43:21et j'en passe
43:23elles n'existeraient pas
43:24parce qu'on dirait
43:25qu'un milliardaire
43:26ça pousse sur une plante
43:28on dirait
43:28qu'hier
43:29quand je débattais
43:30contre le camarade
43:31Roussel
43:31je lui ai dit
43:33vous savez
43:34quand il disait
43:34ouais il prend l'argent
43:35de l'entreprise
43:36non non
43:36j'ai dit
43:37camarade Roussel
43:37j'ai une entreprise
43:39vous prenez 60 000 euros
43:40j'ai une entreprise
43:42j'ai dit
43:42qui a 25 000 employés
43:44et ma part dans cette entreprise
43:45vaut un milliard
43:46et ce milliard
43:48c'est un milliard productif
43:49les milliardaires
43:50deviennent milliardaires
43:51car ils arrivent
43:52à donner un service
43:53à une large partie
43:54de l'opulation
43:55un service apprécié
43:56et sans eux
43:57il n'y aurait pas
43:59ce service
43:59donc les milliardaires
44:00sont essentiels
44:01à la création de valeur
44:03je vous donne un exemple
44:04concret
44:04ça me prend 20 secondes
44:06alors il y a beaucoup
44:07de groupes dans Lux
44:07on m'a dit qu'il faut
44:08lâcher le micro
44:09parce que ça fait
44:09un petit peu de bruit
44:10du coup
44:12oui pardon
44:12du coup je disais
44:14par exemple
44:15dans Lux
44:16vous avez le groupe Kering
44:17vous avez le groupe LVMH
44:18oui
44:18aujourd'hui le Lux
44:19c'est en difficulté
44:20et on voit par contre
44:21qu'il y a un groupe
44:22qui est beaucoup moins
44:23en difficulté
44:23celui qui est de LVMH
44:25et d'ailleurs
44:26Bernard Arnault
44:27en général
44:27il a pris des entreprises
44:29en graves difficultés économiques
44:30comme Dior par exemple
44:31comme Louis Vuitton
44:32et les a rendus
44:33des succès internationaux
44:34donc on voit bien
44:35que la différence
44:35entre Kering et LVMH
44:37c'est Bernard Arnault
44:38c'est ce milliardaire
44:40génial
44:40qui a une vision
44:41et qui permet
44:42d'anticiper
44:43le futur
44:44l'évolution du marché
44:45donc hier
44:48pareil
44:49le camarade Roussel
44:50me disait
44:51il faut les ouvriers
44:53dans l'administration
44:54j'ai dit
44:55mon dieu
44:56j'ai dit mon dieu
44:57si vous mettez
44:58si j'aurais dû discuter
45:00d'où je voulais amener
45:01mon entreprise
45:02avec les syndicats
45:04dans le conseil d'administration
45:05j'aurais fait faillite
45:064 fois en 13 ans
45:07parce que
45:08justement
45:08le travail d'un actionnaire
45:10le travail d'un visionnaire
45:12c'est dire ok
45:12le marché
45:13dans 10 ans
45:1415 ans
45:15il sera là
45:16il faut que je prépare
45:17mon entreprise
45:18à ceci
45:18et les gens
45:19qui sont
45:20les mains dans le travail
45:21directement
45:22ils n'ont pas le temps
45:23ou les mains dans la salle opératoire
45:24dans mon secteur
45:25ils n'ont pas le temps
45:27ou les mains sur le passé
45:28ils n'ont pas le temps
45:28de penser
45:29à comment serait la société
45:30dans 15 ans
45:31aujourd'hui on m'a attaqué
45:32en disant
45:32oui vous voyez bien
45:33les milliardaires
45:34ne travaillent pas
45:34ils font le tour des plateaux
45:35et non
45:36mon travail justement
45:37c'est le travail culturel
45:39c'est le travail
45:40c'est le travail de comprendre
45:42en faisant le tour des plateaux
45:43en écoutant les chroniqueurs ici
45:45mais les chroniqueurs d'ailleurs aussi
45:46ça me permet de prendre
45:47le pouls de la société
45:48du coup de comprendre
45:49quel est le mood en France
45:51je connais bien le mood en Italie
45:52déjà France et Italie
45:53ça fait une bonne partie de l'Europe
45:54alors c'est quoi le mood en France ?
45:56le mood en France
45:57c'est extrêmement dangereux
45:58c'est à dire ?
45:58c'est à dire que là
45:59je me retrouve avec une
46:02une finale
46:03en théorie
46:04aux élections françaises
46:05qui est
46:06RN versus
46:08LFI
46:09mais précisément
46:09au-delà des partis
46:10Mélenchon contre Marine Le Pen
46:13Mélenchon
46:13il voudrait résoudre
46:14le problème de la France
46:15qui est un pays
46:15d'économie capitaliste
46:17de marché
46:18inscrit dans un contexte
46:19international d'économie capitaliste
46:21avec le collectivisme
46:22mais le vrai
46:23celui d'il y a 110 ans
46:24parce que quand on lit le programme
46:26c'est ça
46:27c'est
46:28je vais prendre
46:28tout l'argent
46:29au-dessus de 12 millions
46:31tout le patrimoine
46:31ça veut dire
46:32on va nationaliser
46:33les entreprises
46:34des milliardaires
46:34or l'État
46:36dans l'histoire de l'humanité
46:37aucun État
46:38n'a jamais réussi
46:39à gérer une entreprise
46:41privée
46:41en nationalisant
46:42en créant de la valeur
46:44de la croissance
46:44tout ce que l'État
46:46se met à gérer directement
46:47et on va
46:47ou en perte
46:48ou ne croit pas
46:49ou est inefficient
46:50dans mon secteur
46:51en Italie
46:53dans ma région
46:54les hôpitaux
46:55en Lombardie
46:55il y a 30%
46:56d'hôpitaux privés
46:5770% d'hôpitaux publics
46:58les deux travaillent
46:59pour la sécurité italienne
47:00et les deux sont libres
47:01de faire des patients privés
47:02étonnamment
47:03les gens
47:03quand ils veulent payer
47:04ils préfèrent venir
47:06chez moi
47:06que dans le public
47:07c'est étonnant
47:09comment vous l'expliquez ?
47:10parce que
47:11quand il y a l'intérêt
47:12de quelqu'un
47:12de faire bien les choses
47:13et bien ça fonctionne mieux
47:14que quand il y a
47:15un fonctionnaire à gérer
47:16qui n'a pas d'intérêt économique
47:18à ce que les choses
47:19aillent mieux
47:20et croissent
47:21Charlotte Dornelas
47:22est-ce que
47:23vous entendez
47:24en revanche
47:25alors c'est peut-être
47:26très français
47:26je ne sais pas
47:27comment réagissent
47:27les Italiens
47:29mais la question
47:30de l'extension
47:33du fossé
47:34qui se creuse
47:35entre en effet
47:35les gens qui travaillent
47:37je veux dire
47:37les mains dans le cambouis
47:38comme vous disiez
47:40et ceux qui paraissent
47:41très loin
47:42dont on ne connaît pas
47:42forcément le métier
47:43et dont on ne comprend pas
47:44forcément d'ailleurs
47:45l'activité
47:45et ça c'est vrai
47:46et c'est pour ça
47:47que je suis là
47:48parce que
47:48je me suis
47:49en fait
47:50si je ne disais rien
47:51je reste tranquillement
47:52dans mon canapé
47:52à Monaco
47:53et bien le seul discours
47:55sur les milliardaires
47:55qu'il y aurait eu
47:56est celui du LFI
47:57extrêmement dangereux
47:58il s'est passé la même chose
47:59en 2020 dans mon secteur
48:01j'ai eu tous les médias
48:02qui disaient
48:03voilà
48:04en Lombardie
48:05il y a beaucoup de morts
48:05parce qu'il y a beaucoup de privés
48:07j'ai commencé du coup
48:09à rétablir
48:10la vérité
48:11avec une présence massive
48:13dans les médias
48:14avec des études
48:15en envoyant nos médecins
48:16parler sur les plateaux télé
48:18et c'est ça qui a permis
48:19de contrebalancer le discours
48:21c'est vrai que les milliardaires
48:22se taisent
48:23oui mais moi je suis là
48:24pour parler du coup
48:24je me suis dit
48:25si moi je ne le fais pas
48:27aucun d'eux ne le fera
48:28parce que vous savez
48:28un milliardaire
48:29s'il n'est pas heureux
48:30il peut changer de passeport
48:31et aller vivre
48:34je ne sais pas moi
48:34en Thaïlande
48:35où il n'y a pas d'impôts
48:36ou en Costa Rica
48:36où il n'y a pas d'impôts
48:37Gabriel, Michel et Mathieu
48:39donc vous êtes italien ?
48:41oui
48:42quel est le regard de Giorgia Meloni
48:44sur les milliardaires
48:45et est-ce que vous considérez
48:46qu'elle a relevé
48:47l'économie italienne ?
48:48je considère que Giorgia Meloni
48:49a fait un excellent travail
48:50en Italie
48:51elle a été accusée
48:52d'extrême droite
48:53alors qu'elle a fait
48:54la politique de centre droit
48:55Giorgia Meloni
48:56c'est une élève économique
48:57de Berlusconi
48:58c'est lui
48:59qui l'a rendu
49:00la première
49:01la ministre
49:02la plus jeune
49:02de la république italienne
49:03était ministre
49:04de la jeunesse
49:05à l'époque
49:05si je ne me trompe pas
49:06et justement
49:07elle a une forte culture économique
49:09que lui a inculqué Berlusconi
49:10et elle a fait
49:11un travail remarquable
49:12justement
49:13elle, elle est arrivée
49:14et elle n'est pas arrivée
49:15avec une vision
49:17socialiste
49:17ok
49:18comme pourrait
49:18comme
49:19ça me fait un peu peur
49:20mon Marine Le Pen
49:21parce que je ne l'ai jamais vue
49:22comme une grande capitaliste
49:23Jordan Bardella
49:24je l'ai vue beaucoup plus ouvert
49:25avec le patronat
49:26beaucoup plus ouvert
49:27avec l'entrepreneuriat
49:29mais le grand comme le petit
49:31Marine Le Pen
49:31je l'ai plus vue dire
49:32oui
49:33c'est bien une petite entreprise
49:34par contre
49:35elle n'a jamais prononcé
49:37de cette façon là
49:37on voit de la distance
49:38avec le patronat
49:39au contraire
49:40Meloni
49:41juste avant
49:41les élections
49:43elle va à une grande convention
49:44il y a tous les patrons italiens
49:45qui se passent à commun
49:46début septembre
49:47elle a été applaudie
49:49elle a dit
49:49moi je ne suis pas
49:50l'offre de la démagogie
49:51le pays est en difficulté
49:53il faut se mettre à travailler
49:54main dans la main
49:55pour le redresser
49:55et on l'a fait
49:56trois minutes et trois questions
49:58oui vous avez dit
49:59que la France
50:00est un pays capitaliste
50:01mais dans la réalité
50:03ce n'est pas tout à fait le cas
50:04d'ailleurs
50:04vous aimez le rap
50:05il y a quelques années
50:06il y a eu les inconnus
50:07qui chantaient
50:07les frères qui rappent tout
50:09justement
50:11les inconnus
50:12chantaient
50:12et rappaient
50:13et comme quoi
50:14les impôts
50:15déjà étaient tellement
50:16forts
50:16et tellement
50:18importants
50:18sur la tête des gens
50:20de leur naissance
50:21jusqu'à leur mort
50:21on parlait de succession
50:23hier
50:23et donc
50:25certains disent
50:26que la France
50:27est le seul pays
50:28communiste
50:28qui a réussi
50:29et finalement
50:30même
50:32en tant que pays
50:32communiste
50:33la France
50:34est en train
50:34de souffrir
50:34désormais
50:35donc là
50:36vous parlez juste
50:37de Marine Le Pen
50:38ou de Jean-Luc Mélenchon
50:39c'est pas le problème
50:40et pas un peu plus global
50:42justement
50:43c'est en commençant
50:43à porter les vrais problèmes
50:45sur la table
50:46typiquement le fait
50:46que les dépenses
50:47de l'état français
50:48à 50
50:493%
50:50sont les mêmes
50:50que ceux de l'URSS
50:51à l'époque
50:52estimation
50:52dans les années 80
50:54et certes
50:55la France
50:56pour réussir
50:57et pour lancer
50:57l'économie
50:58a diminué
50:58l'état de l'état
50:59justement
50:59même quand on parle
51:00du vol et tout ça
51:01pour moi c'est un faux problème
51:03le premier problème
51:03c'est que l'état
51:04en France
51:05l'état veut tout normer
51:06en économie
51:07comme dans la vie privée
51:08des gens
51:08et le vrai danger
51:09c'est ça
51:09et je suis là
51:10pour justement
51:11faire ouvrir le débat
51:12sur ça
51:13Mathieu Bocotte
51:14alors vous chantez
51:14vous avez parlé
51:15de l'entreprise
51:16des Levrou par exemple
51:17ou d'autres entreprises
51:18dont le modèle économique
51:19fonctionne essentiellement
51:20sur une main d'oeuvre
51:22à bon marché
51:23essentiellement
51:23des travailleurs migrants
51:25sous-payés
51:26est-ce que
51:27certains disent
51:27ça déstructure quand même
51:28une société d'accueil
51:29une espèce de pression
51:31venant des travailleurs
51:32sous-payés
51:32venant de l'étranger
51:33est-ce qu'en dernière essence
51:34de tel modèle économique
51:35ne déstructure pas
51:36une société
51:37et on peut dire ça
51:37sans être communiste
51:38c'est simple
51:41aujourd'hui
51:42aujourd'hui en France
51:43tout le monde est sous-payé
51:44et il faut relancer
51:45la machine économique
51:46pour la croissance
51:47en Italie typiquement
51:48il y a eu un fort combat
51:49contre la précarité
51:51des
51:52comment on appelle ça
51:53les gens qui
51:53des livreurs
51:54de Deliveroo
51:55on s'est battu contre
51:56ce qu'on appelle
51:56le capo lara
51:57le capo larato
51:59mais en français
51:59je ne vois pas
52:00comment on appelle ça
52:00mais voilà
52:01contre l'exploitation des gens
52:02ils ont obligé
52:03à limiter les heures
52:04ils ont obligé
52:05à mettre un salaire minimal
52:06etc etc
52:07là l'état peut intervenir
52:08pour dire
52:08c'est de l'exploitation
52:09faire quelque chose
52:10mais il faut se rendre compte
52:12que la personne qui ose MIG
52:13est à peine au-dessus
52:15donc ici
52:16il faut relancer
52:17la machine économique
52:18en jouant sur nos atouts
52:19viser sur la France
52:21du divertissement
52:21pour pouvoir
52:23augmenter la richesse
52:24de tout le monde
52:24moi je dis toujours
52:25la richesse
52:26pour la redistribuer
52:27il faut d'abord
52:28la créer
52:30par exemple
52:30vous avez Volkswagen
52:31qui va supprimer
52:33plus de 50 000 emplois
52:34ces gens-là
52:35travaillent au quotidien
52:36ils se disent
52:37il y a des stratèges
52:38au-dessus de nous
52:38ils ont une vision
52:40comme vous dites
52:41qui est indispensable
52:42et à la fin
52:42cette vision conduit
52:43à la suppression
52:44de tous ces emplois
52:45et en produisant
52:47des voitures électriques
52:48on n'aura que ce résultat
52:50exactement
52:50ça c'est le problème
52:51nous on est fort
52:52en moteur thermique
52:53les chinois
52:54sont x10
52:55sur les voitures électriques
52:56donc c'est clair
52:57que si l'Europe
52:58veut qu'il n'y ait plus
52:59de thermique
53:00l'industrie automobile
53:01européenne
53:02est morte
53:03et ses emplois
53:03vont disparaître
53:04du coup
53:05soit on reste
53:06sur moteur thermique
53:07soit on se dit
53:07ok
53:08c'est quoi nos secteurs
53:09où on peut se développer
53:09je reviens
53:10culture
53:11tourisme
53:12divertissement
53:14restez avec nous
53:15je vous donne
53:15le mot de la fin
53:16dans un instant
53:1710 secondes
53:17réfléchissez
53:18je lis quand même
53:18un tweet
53:19à votre sujet
53:19MC Pao
53:21le cauchemar
53:21de la gauche
53:22immigrés
53:23amoureux
53:24de la France
53:24et milliardaires
53:25ça fait bugger
53:26leur logiciel
53:28exact
53:28avant le JT
53:31Mathieu Bocoté
53:32hier on commémorait
53:33les 50 ans
53:34de la mort
53:35de Mao
53:35les historiens
53:37ont établi
53:38depuis longtemps
53:38qu'il était
53:39responsable
53:40de dizaines
53:41de millions
53:41de morts
53:42comment expliquer
53:43Mathieu Bocoté
53:44la sympathie
53:45qui se dégage
53:46néanmoins en France
53:47du discours
53:48qui l'entoure
53:49la mort de Mao
53:50c'est une journée
53:51à célébrer
53:51première chose à dire
53:53France Info
53:54donc hier
53:54faisait un reportage
53:55autour du tourisme
53:56entourant Mao
53:58en Chine
53:58et on sentait
53:59dans ce reportage
54:00une forme de sympathie
54:02pour l'apparent
54:03grand homme
54:04que serait Mao Tse Tung
54:05au 20e siècle
54:06alors une forme
54:07de nostalgie
54:08qui entoure
54:08le personnage
54:09je me permets
54:10de faire ici
54:10quelques nuances
54:11qui me semblent importantes
54:13imagine-t-on
54:14un reportage
54:15sur Adolf Hitler
54:16disant que Hitler
54:17bon certes
54:17il y a la Shoah
54:18certes il y a les chambres à gaz
54:19certes il y a la Deuxième Guerre mondiale
54:21mais quand même
54:22le développement
54:22des autoroutes
54:23et de l'industrie
54:24en Allemagne
54:24formidable bonhomme
54:26est-ce qu'on imaginerait ça ?
54:27je ne crois pas
54:28pourquoi Mao a droit
54:29à une forme
54:29de clause d'exception ?
54:30nous savons que sous Mao
54:31par exemple
54:32dans le grand bond
54:32à l'avant
54:33il y a une famine
54:34de 59 à 61
54:35une famine telle
54:36que les parents
54:37leurs enfants mouraient
54:38et s'échangeaient
54:39les cadavres
54:40de leurs enfants
54:40dans des pratiques
54:41de cannibalisme
54:42interfamilial
54:43pour être capables
54:43de se nourrir
54:44je garde ça à l'esprit
54:45la révolution culturelle
54:47un moment d'un fanatisme totalitaire
54:48tel qu'il ferait passer
54:50Staline
54:50pour un relatif modéré
54:53en Europe occidentale
54:54n'oublions pas
54:55que des hommes
54:56se sont engagés
54:56des femmes aussi
54:57se sont engagées
54:58pour le maoïsme
54:59en croyant que c'était
54:59la promesse
55:00d'un monde égalitaire
55:01enfin venu
55:02certains s'en sont
55:04excusés
55:04en disant
55:05nous sommes engagés
55:06pour un monstre
55:06d'autres conservent
55:07le sentiment
55:08d'avoir servi
55:09néanmoins quelque chose
55:09comme une cause juste
55:10peut-être
55:11est-ce que ça explique
55:12aussi le dérèglement
55:13de l'esprit
55:14ce qui me frappe
55:15à travers cela
55:15c'est que la mémoire
55:16du communisme
55:17au XXe siècle
55:18demeure encore aujourd'hui
55:19en Occident
55:20une mémoire
55:21globalement positive
55:22pour d'étranges raisons
55:24je terminerai
55:24avec une référence
55:25à Fabien Roussel
55:26on en parlait
55:27il y a un instant
55:27Fabien Roussel
55:28qui a
55:30il y a quelques jours
55:31je pense que c'était hier
55:31sur LCI
55:33confesse sa sympathie
55:34pour Cuba
55:35le Cuba
55:35le paradis communiste
55:36que nous connaissons
55:38et il peine
55:40à reconnaître
55:40le piétinement
55:41des libertés civiles
55:42dans ce pays
55:42ce n'est pas surprenant
55:44voilà un homme
55:44qui peinait à reconnaître
55:45que cette année
55:46n'était un monstre
55:46à l'échelle de l'histoire
55:47je me permets de rappeler
55:49que Fabien Roussel
55:50est l'homme de gauche
55:50préféré de la droite française
55:52droite française
55:53la plus bête du monde
55:54nous le savons
55:55merci Mathieu Bocoté
55:58notre invité
55:58MC Pao
55:59je vous donne le mot
56:00de la fin
56:00dans un instant
56:01mais d'abord
56:01le rappel des titres
56:03avec Michael De Santos
56:04Rob
56:05bonsoir Christine
56:06bonsoir à tous
56:06un père de famille
56:07condamné à six mois
56:08de prison ferme
56:09et incarcéré
56:09après avoir été jugé
56:11en comparution immédiate
56:12l'homme avait menacé
56:13de décapiter
56:14une enseignante
56:14près de Toulouse
56:15il n'avait pas accepté
56:16une punition
56:17infligée à son fils
56:18sur X
56:20Gabriel Attal
56:20a adressé
56:21tout son soutien
56:22à la victime
56:22c'est le soutien
56:23de tous ceux
56:24qui refusent que
56:25l'autorité de nos professeurs
56:26puisse être contestée
56:28a écrit l'ancien ministre
56:29de l'éducation nationale
56:30Emmanuel Grégoire
56:31et Anne Hidalgo
56:32visés par des investigations
56:33dans le cadre
56:34du scandale
56:34du périscolaire
56:35le maire PS de Paris
56:37et sa prédécesseur
56:38font face à trois plaintes
56:39dénonçant leur inaction
56:40l'une a été déposée
56:42par des parents
56:42de victimes
56:43l'autre par
56:44la maire du 7ème arrondissement
56:46Rachida Dati
56:47Emmanuel Grégoire
56:48et Anne Hidalgo
56:49seront également auditionnés
56:50la semaine prochaine
56:51par une commission
56:52d'enquête sénatoriale
56:53la cour d'appel de Lyon
56:55condamne l'ancien maire
56:55de Saint-Etienne
56:56à 4 ans de prison ferme
56:57et à 10 ans
56:58d'inéligibilité
56:59Gaël Perdrio
57:01est accusé de chantage
57:02à la sextape
57:03sur son premier adjoint
57:04une vidéo intime
57:05tournée il y a 11 ans
57:06vous venez de condamner
57:07un innocent
57:07a réagi l'ancien
57:08élu LR de 54 ans
57:10qui a décidé
57:10de se pourvoir
57:11en cassation
57:12le mois d'août
57:13a été le mois le plus
57:15chaud jamais
57:15mesuré dans le monde
57:16la température moyenne
57:18enregistrée
57:18sur la planète
57:19a été de 16,96 degrés
57:22selon le service
57:23météorologique européen
57:24Copernicus
57:25qui s'appuie
57:26sur des données scientifiques
57:27les humains
57:28n'ont pas connu
57:29des températures
57:29aussi élevées
57:30depuis au moins
57:31100 000 ans
57:32enfin des drones
57:33ont reconstitué
57:34les tours du
57:35World Trade Center
57:36à New York
57:37cet hommage
57:37était un test
57:38à la veille
57:38du 25e anniversaire
57:40des attentats
57:40du 11 septembre
57:41au total
57:42de 1977
57:43appareils
57:44seront utilisés
57:45un chiffre
57:46qui correspond
57:46au nombre
57:47de victimes
57:48merci beaucoup
57:49Michael Dos Santos
57:51Paolo Rotelli
57:52vous avez été
57:52notre invité
57:53lorsqu'on dit
57:54que vous êtes
57:55le cauchemar
57:55de la gauche
57:56vous répondez
57:58de l'ultra gauche
57:59je suis le cauchemar
58:01du LFI
58:01qui en fait
58:03c'est des vrais communistes
58:04déguisés
58:05en fait
58:06le LFI
58:06c'est vraiment
58:07l'idéologie
58:07de Mao Zedong
58:08et on a vu
58:08à quoi il a amené
58:09du coup
58:10c'est pour ça
58:10que ce n'est pas
58:11une blague
58:11quand j'ai dit
58:12à monsieur De Logu
58:14si vous venez
58:15débattre devant moi
58:16dans un plateau télé
58:17je paierai la pension
58:19alimentaire à votre femme
58:19parce que vous savez
58:20sur les réseaux aussi
58:20je fais beaucoup de donations
58:22j'ai aidé beaucoup de gens
58:23dont beaucoup de femmes
58:24avec des enfants à charge
58:25du coup
58:26je pense que
58:28cette dame
58:28elle mérite
58:29d'avoir l'argent
58:30pour éduquer ses enfants
58:31et merci infiniment
58:33d'avoir été
58:34notre invité
58:35c'est ce qui m'a interpellé
58:36chez vous effectivement
58:37lorsque vous interpellez
58:39ce député
58:39qui ne fait pas
58:40sa pension alimentaire
58:42l'heure de Pascal Praud
58:44merci à tous
58:44pour cette émission
58:45merci à tous
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