- il y a 2 minutes
Avec Elisabeth Lévy et Françoise Degois
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NewsTranscription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:06Il est 8h36, vous êtes bien sur Sud Radio, Elisabeth Lévy, Françoise Degoy, et puis vous au 0826 300 300.
00:15Il y a plusieurs questions évidemment dans l'actualité qui peuvent vous interpeller.
00:19Par exemple, c'est ce qu'on évoquait en fait ce matin, le financement pour la campagne de la présidentielle
00:262027.
00:27La question est dans l'air en ce moment, est-ce qu'il peut y avoir une banque, un établissement
00:33public qui vienne garantir les comptes de campagne ?
00:36C'est absolument nécessaire. Le Rassemblement National n'a toujours pas de banque, que des refus.
00:41Et il y a d'autres parties aussi, d'où l'idée de ce député qui était avec nous ce
00:46matin, de créer un établissement public et il dépose une proposition de loi.
00:50C'est important. C'est un énorme problème démocratique qui est d'ailleurs à l'origine de...
00:54sur l'argent et le financement à l'origine de beaucoup de procès et d'affaires dont on parle actuellement,
01:00je pense à...
01:01Notamment, mais ça a été vrai chez Bayrou, ça a été vrai en fait avec Marine Le Pen, ça a
01:06été vrai avec Mélenchon,
01:07ça a été vrai à l'époque aussi avec le PS, ça a été vrai aussi en partie avec Sarko.
01:11Il y a bien sûr, il y a tout ça en fait derrière.
01:15Donc là, si vous voulez réagir, vous pouvez.
01:17Est-ce que vous êtes choqué par Bali Bagayoko qui décroche le portrait d'Emmanuel Macron ?
01:21C'est pas illégal, c'est pas illégal, mais c'est l'usage de la République, comme le disait très
01:25justement tout à l'heure Elisabeth Lévy.
01:27Et puis Robert Ménard, donc on l'a appris il y a deux jours, il va être poursuivi en justice,
01:33il risque 5 ans de prison, 75 000 euros d'amende,
01:39et une peine d'inéligibilité alors qu'il vient d'être élu très largement.
01:43Pourquoi ? Parce qu'il a refusé de marier quelqu'un, une Française et un Algérien qui était sous obligation
01:50de quitter le territoire,
01:52donc qui était en situation d'illégalité.
01:54Lui n'a pas voulu évidemment les marier.
01:57Qu'est-ce que vous en pensez ?
01:58Nous allons voir ça avec vous et Elisabeth Lévy, Françoise de Goura.
02:02Tiens, justement on va au standard 0826 300 300 avec un auditeur qui est avec nous au 0826 300 300.
02:11Bonjour.
02:13Bonjour.
02:14C'est Christian, c'est ça, oui.
02:16Eh oui, c'est moi. Comment allez-vous ?
02:18Eh ben écoutez, moi ça va, et vous alors ?
02:21Moi ça va très très bien, je voudrais réagir sur le QTS, il y a un truc vraiment incompréhensible,
02:28vous devez le savoir comme moi, l'obligation de quitter le territoire français,
02:32c'est qu'il y a eu un amendement qui a été fait sur la personne qui veut se marier.
02:36Vous avez bien d'accord avec moi ?
02:37Il y a un papier qui fait que le gars doit partir.
02:40Alors comment peut-on se présenter devant une mairie pour pouvoir faire un mariage ?
02:45Alors qu'est-ce qu'il y a derrière tout ça ?
02:47Moi il y a un truc dont je suis assez curieux,
02:50c'est quel est le motif par la justice française de passer M. Ménard devant la justice
02:57sur une personne qui ne devrait même pas être là.
03:00Donc normalement, le gars devrait lui être chez nous.
03:03Alors c'est des choses quand même incroyables.
03:06Qui soutient ça ? Quel est le mode d'emploi de ce truc-là ?
03:10Alors oui, je vais vous préciser en fait, la règle quoi,
03:15c'est qu'effectivement il y a une loi qui impose à un maire de marier qui que ce soit,
03:21mais cette loi est bien antérieure aux OQTF.
03:27C'est-à-dire que ça n'existait pas en fait à l'époque.
03:29C'est pour ça d'ailleurs que l'avocat de Robert Ménard, il a expliqué, on en a parlé,
03:34prévoit de soulever une question prioritaire de constitutionnalité.
03:37Oui, parce que c'est une loi et c'est surtout l'article 12 de la Convention européenne des droits
03:42de l'homme.
03:42En réalité, c'est celle-là qui interdit en fait à tout maire,
03:45c'est dans l'autre sens qu'il faut le prendre,
03:47qui interdit qu'on interdise le mariage à toute personne,
03:50quelle que soit sa situation administrative, sa religion, sa discrimination.
03:56Ça vient de la Convention européenne en réalité, des droits de l'homme que nous avons signé.
04:00Alors je sais qu'elle est très décriée cette convention,
04:03mais je préfère que nous l'ayons signée plutôt que nous soyons en dehors de cette convention.
04:07Quand même, parce que ça garantit aussi des choses pour des gens qui sont dans la situation à peu près...
04:11Merci ma chère Françoise, car ça me permet de vous faire une remarque sur l'état de droit
04:14que je me suis faite en écoutant votre chronique tout à l'heure.
04:19Sur Sarkozy et le même et la justice.
04:21Françoise disait l'état de droit.
04:22L'état de droit, pour faire très court, c'est qu'il y a au-dessus des lois,
04:26au-dessus même des textes, un certain nombre de principes auxquels on ne peut pas déroger.
04:31Par exemple, le peuple ne peut pas souverainement abolir la démocratie.
04:34On ne peut pas décider par un vote qu'il n'y aura plus d'élection.
04:38Voilà, ça c'est l'état de droit.
04:40Sauf que l'état de droit, qui comprend maintenant non seulement des règles européennes,
04:45mais surtout leur interprétation par des juges.
04:48L'état de droit, ça n'est pas le Coran qui est un créé, écrit de la main de Dieu.
04:52C'est une création humaine.
04:54Et comme toute création humaine, on a le droit de contester son extension absolument, sans limite.
05:01car ce sont toujours des droits individuels contre les droits de la collectivité.
05:05Et c'est au nom de l'état de droit et toujours de ce fameux article.
05:09Alors il y a aussi celui sur la vie familiale normale, qu'on doit garantir à tout le monde,
05:13que par exemple, la CEDH, la Cour Européenne des Droits de l'Homme,
05:17nous a sommé de reprendre un terroriste tchétchène.
05:20Un terroriste condamné.
05:21Un type dangereux.
05:22Nous ne l'avons pas fait, d'ailleurs il ne s'est rien passé.
05:25Donc l'état de droit, si c'est juste de dire qu'il y a des principes absolus
05:30qui nous dépassent, qui dépassent la Constitution, c'est très bien.
05:33Mais quand ça devient de l'interprétation délirante, franchement, des juges,
05:38c'est tout à fait contestable.
05:40Ça n'est pas le cas.
05:42Il y a évidemment des excès.
05:44Mais la réalité, si vous voulez, c'est que je le redis,
05:47l'état de droit, ce sont des lois qui sont écrites par une assemblée
05:51qui est totalement la représentation d'un peuple.
05:54L'état de droit, ce n'est pas un truc ex nihilo.
05:56Les juges ne sortent pas comme ça de la cuisse de Jupiter
05:59et ne décident pas dans leur bureau, si vous voulez.
06:01Ils appliquent une loi, ils interprètent une loi
06:04qui était dictée par la...
06:06Ils appliquent ou ils interprètent.
06:08Mais c'est normal.
06:11Le droit est une interprétation, Elisabeth.
06:13Quand on dit, par exemple, que le droit a une vie familiale normale,
06:16alors à ce moment-là, moi je vais leur dire,
06:18fournissez-moi un mari et des enfants
06:20pour que j'ai une vie familiale normale.
06:21Je parle du principe, je ne suis pas juriste,
06:23on peut discuter tout,
06:24mais le droit est une matière vivante,
06:25et vous le savez très bien,
06:27c'est une matière qui a 3000 ans,
06:29qui ne cesse d'évoluer.
06:30Je suis d'accord, et d'ailleurs elle est amendée,
06:32d'ailleurs il y a des jurisprudences,
06:34mais je préfère plus d'état de droit
06:36que pas assez d'état de droit, Elisabeth.
06:38Voilà, c'est ce que je veux dire.
06:39On en a trois en ce moment.
06:41Je ne sais pas ce que vous en pensez,
06:430826 300 300,
06:44Christian était avec nous,
06:46donc lui ne comprenait pas,
06:48et était plutôt favorable à Robert Ménard,
06:50à ce qu'il a développé.
06:52Franck de Paris est avec nous aussi pour réagir,
06:55il n'a pas tout à fait le même avis.
06:57Bonjour Franck.
06:58Oui, bonjour, bonjour.
07:00Bonjour, j'ai abordé cette question à l'antenne.
07:03J'entends tout ce qu'il a dit,
07:04et je suis toujours un peu effaré
07:06quand il s'agit de contourner la loi,
07:10les lois qu'on a ratifiées,
07:13notamment l'article 12 de la loi européenne
07:16qui devrait être au-dessus,
07:17donc c'est dans l'autre sens qu'on devrait le prendre.
07:19Mais de toute manière,
07:19là, on demande l'avis des citoyens.
07:22C'est-à-dire que je vais sortir un peu
07:24de tout ce cadrage, loi et consorts.
07:28On a bien des personnes qui sont mariées
07:30qui vivent dans des pays différents.
07:32Donc, à imaginer dans la pire des situations
07:33où la personne qui est sous QTF,
07:36j'espère au moins que,
07:37à condition que ce soit un mariage,
07:38un vrai mariage sous la base d'amour,
07:40même s'il partait de France,
07:42ça ne devrait pas changer son statut marital.
07:45Je pose souvent la question,
07:47et moi, je viens d'un pays
07:48qui s'appelle le Cameroun,
07:49j'avais vu plein de mes compatriotes
07:50vivre à l'étranger,
07:52revenir se marier au Cameroun.
07:54Même des Français
07:55venir se marier avec des femmes,
07:57des hommes au Cameroun,
07:58on ne les a pas interdits de se marier
08:00parce qu'ils venaient d'un autre pays.
08:01L'OQTF, il faut comprendre,
08:03après, on dit OQTF,
08:04c'est quoi la raison ?
08:06C'est qui cette personne ?
08:07Cet OQTF, c'est dans quel cadre ?
08:10C'est dans le cadre d'un terrorisme ?
08:11C'est dans le cadre de quoi exactement ?
08:12Parce que, de fois,
08:13on entend OQTF,
08:14mais c'est souvent des...
08:16Mais des gens...
08:17Oui.
08:17Souvent, c'est des situations
08:19qui sont sans les personnes
08:20qui vivent normalement.
08:21Oui.
08:22Oui.
08:24Là, c'était un Algérien
08:25sous obligation de quitter,
08:26effectivement,
08:26le territoire.
08:27Je n'ai plus précisément
08:28le motif.
08:29Non, mais pardonnez-moi,
08:30pardonnez-moi,
08:31c'est Bertrand, c'est ça ?
08:32C'est Franck.
08:33Franck, d'origine camerounaise.
08:35Voilà, pardonnez-moi, Franck,
08:36vous avez dit au début
08:37de votre propos
08:38qu'on ne pouvait pas
08:39appliquer les lois
08:40quand on voulait
08:41à géométrie variable,
08:42que ce n'était pas bien
08:42de les contourner.
08:44Une OQTF,
08:45que ça vous plaise ou pas,
08:46c'est une décision prise
08:48par le gouvernement
08:49ou par la justice,
08:50selon les cas,
08:51parce que ça peut aussi
08:52être administratif.
08:53Et il me semble
08:54que la France
08:55a parfaitement le droit
08:57de décider
08:57que quelqu'un
08:58est indésirable
08:59sur son territoire.
09:00À partir du moment
09:01où vous êtes indésirable,
09:02où vous êtes
09:02en situation illégale,
09:04vous n'avez pas
09:05à demander à l'État
09:06de venir valider
09:08votre union,
09:08car le mariage
09:09c'est un acte d'État.
09:11C'est l'État
09:11ou la puissance publique
09:13qui reconnaît
09:14votre union.
09:15Et puisque vous
09:16ne devriez pas être là,
09:17vous ne devez pas
09:18pouvoir vous marier.
09:19C'est complètement...
09:20C'est...
09:21C'est...
09:21C'est...
09:21C'est...
09:22Franck, oui, Franck, oui.
09:23Allez-y.
09:24Allez-y, Franck, oui.
09:25Je suis complètement
09:26pas d'accord.
09:27Être sous-suité
09:28n'empêche pas
09:28d'aller faire pipi,
09:29n'empêche pas
09:30d'aller manger
09:30dans un restaurant,
09:31n'empêche pas
09:31l'État de droit.
09:32L'État de droit,
09:33il est présent partout.
09:35Donc, est-ce qu'être
09:35sous-suité
09:36ça veut dire
09:37qu'on est cloisonné
09:38dans un, je ne sais pas,
09:39dans un bunker ?
09:40On a le droit
09:40de se déplacer
09:41dans le droit de prendre le plus
09:42en le droit de prendre le plus ?
09:43On devrait partir,
09:44mais il y a un délai
09:45pour partir.
09:46Est-ce qu'entre le moment
09:47de partir
09:47et avant de partir,
09:49je n'ai pas le droit
09:49d'épouser
09:51une femme
09:51dont je suis amoureux
09:52ou alors
09:53dont j'ai promenu
09:54depuis le reste ?
09:55C'est pour ça
09:56que l'article 12
09:57a été créé
09:57justement pour dissocier
09:59la situation administrative
10:00et l'article 12
10:01précise bien
10:02qu'il ne peut y avoir
10:03de discrimination
10:05en raison
10:05de la couleur de peau
10:06de la religion
10:07et de la situation
10:09administrative
10:09et c'est là-dessus
10:10d'ailleurs
10:10que je pense
10:12que les mariés
10:13qui ne sont pas mariés
10:14attaquent le maire.
10:16Si on peut dire un mot
10:17sur l'esprit
10:18de toutes ces lois,
10:18c'est ce que j'ai essayé
10:19de vous dire tout à l'heure.
10:20Tout ça, évidemment,
10:21est en équilibre
10:22parce qu'il y a toujours
10:23des principes contradictoires.
10:24Il y a la protection
10:25de l'État,
10:26la protection
10:27de la nation française
10:28par exemple
10:29quand il s'agit
10:29de terroristes.
10:30Moi, ça ne me dérange pas
10:31qu'on attente un peu
10:32à leurs droits.
10:33Or, je pense que la balance
10:34est partie complètement
10:35du côté de droits individuels
10:38qui étaient au départ
10:38dans la Constitution de 1946
10:40des sortes de proclamations
10:42dont les ont à atteindre
10:43et que les juges
10:44prennent aujourd'hui
10:45comme des normes positives.
10:47Voilà.
10:48Mais c'est vrai.
10:48Merci Franck.
10:50Merci Christian.
10:50Merci de ce bon débat.
10:51Oui, de ce bon débat.
10:52Si vous voulez continuer,
10:53vous pouvez, évidemment.
10:54Mais c'est vrai
10:55que ça pose une question.
10:56Moi, je me mets
10:57à la place d'un maire
10:58qui représente
11:01les magistrats
11:02dans sa ville.
11:03Il a quelqu'un
11:03qui est en situation
11:04illégale face à lui.
11:06C'est très compliqué.
11:06Il dit, bon, ben alors,
11:07je vais vous marier,
11:08mais vous êtes en situation
11:09illégale.
11:09C'est pour ça que moi,
11:10je ne peux pas juger Robert.
11:11Je ne peux pas juger Robert.
11:12Je suis un peu gêné quand même.
11:13Oui, je ne sais pas du tout
11:14comment j'aurais réagi.
11:15Il est moins 10.
11:17Évidemment, John,
11:18évidemment, nous dit
11:19qu'on est en retard.
11:20C'est le réalisateur.
11:21C'est Zach qui est au standard
11:22qui attend vos appels.
11:23Est-ce qu'il a eu raison,
11:24Bali Bakayoko,
11:25décrocher le portrait
11:26d'Emmanuel Macron
11:27dans sa mairie ?
11:28Tiens, légal,
11:29pas légal, justement.
11:32Le Grand Matin Sud Radio,
11:347h10, Patrick Roger.
11:36Il est 8h51 sur Sud Radio
11:38avec Elisabeth Lévy,
11:40Françoise de Goua
11:41et puis vous au 0826 300 300.
11:44Vous avez entendu peut-être
11:45si vous étiez là avec nous
11:47à 8h15,
11:48Elisabeth Lévy dans son édito
11:50qui parlait de Bali Bakayoko
11:53qui a donc décroché
11:54le portrait d'Emmanuel Macron
11:55de sa mairie.
11:56Il a expliqué en fait
11:57pourquoi le préfet
11:58lui a demandé
11:59de le raccrocher.
12:00Pour l'instant,
12:01il ne veut pas.
12:02Il y a un flou, d'ailleurs.
12:04Enfin, il y a un flou.
12:05Non, c'est même...
12:05C'est pas illégal.
12:08C'est l'usage de la République.
12:09Oui, oui.
12:10D'ailleurs, moi,
12:11je ne crois pas
12:12qu'il faut tout rendre obligatoire.
12:13Je trouve que
12:14c'est un symbole
12:16absolument désastreux
12:17pour l'emblème,
12:19la personnalité
12:20la plus flamboyante
12:22de la Nouvelle France
12:23parce que c'est ça,
12:24Bali Bakayoko.
12:25Je trouve ça désastreux
12:26d'indiquer que les usages
12:28de l'ancienne France,
12:29s'il s'assoit dessus
12:30et ça me désole
12:32parce que,
12:33comme l'a dit Robert Ménard
12:34tout à l'heure,
12:35oui,
12:35il y a quand même
12:36des choses
12:36qui doivent transcender
12:38les clivages,
12:39les affrontements,
12:40je trouve ça.
12:41Vous êtes choqué ?
12:42Non, je partage absolument.
12:45Vous êtes choqué ?
12:46Pas choqué ?
12:46Moi, je ne suis pas d'accord
12:48pour le fait de décrocher
12:48le portrait d'Emmanuel Macron.
12:50Choqué n'est pas le mot.
12:52Sinon, on décroche
12:53un portrait de président.
12:54Je ne suis pas du tout choqué,
12:57mais je pense que Bali Bakayoko
12:58commet une faute.
12:59Pour le moment,
12:59d'ailleurs,
13:00il avait quasiment fait
13:00un sans-faute,
13:01presque.
13:02Et là,
13:03je trouve que c'est
13:04du mauvais symbole.
13:06Je trouve qu'il se
13:08remélenchonise,
13:08alors qu'en réalité,
13:09Jean-Luc Mélenchon
13:10n'a pas grand-chose à voir
13:11avec son élection.
13:12Mais là,
13:12on se rend compte
13:13qu'on est parti
13:14dans la présidentielle
13:15et finalement,
13:17il envoie des signaux
13:18qui sont tout à fait négatifs.
13:20C'est de la provocation
13:21à l'égard de la République.
13:22C'est négatif,
13:23on s'en fout.
13:24Je veux dire,
13:24moi,
13:25je ne suis pas une admiratrice
13:26d'Emmanuel Macron.
13:27Je serais plutôt même
13:28totalement opposée
13:29à toute sa politique.
13:30Si je suis maire,
13:31c'est président.
13:32Il est élu.
13:33Je respecte.
13:33Alors,
13:33Ludovic est avec nous
13:34au 0826 300 300.
13:36Ludovic d'Aubna
13:37en Arnèche.
13:39Aubna ou Aubna ?
13:40Je ne sais jamais.
13:42Aubna ?
13:42Aubna ?
13:43Bonjour François,
13:44bonjour à tous.
13:46Bonjour.
13:47On ne met pas l'Aubna,
13:48attention.
13:49Ah ben,
13:50c'est bien ce qu'il me semblait.
13:51Aubna,
13:51et pas Aubna.
13:52Bon,
13:52alors Ludovic,
13:55vous choquez,
13:56d'accord,
13:56pas d'accord,
13:57qu'est-ce que vous en pensez ?
13:58Moi,
13:59je vous dis,
14:00moi je pense,
14:00monsieur Bagayoko,
14:02pour moi,
14:02c'est le buzz inutile
14:04et très honnêtement,
14:05je crois qu'il doit décevoir
14:06son électorat.
14:08Au moins,
14:08il y a un problème
14:08de fond et de forme.
14:10Oui,
14:10très honnêtement,
14:11de forme parce qu'en fait,
14:12on est sur LF.
14:13c'est des buzz en permanence
14:15qui sont là juste
14:16pour qu'on parle d'eux.
14:17Je pense que c'est quelqu'un
14:18qui cherche également
14:20à garder une certaine autorité
14:21parce qu'il en a une
14:22dans le cas des élections municipales
14:24et ils veulent garder ça
14:25et très honnêtement,
14:27il y a pour moi aussi
14:28un problème de fond
14:29parce que sa ville,
14:29il y a beaucoup à faire
14:30et je crois que passer
14:32cette histoire-là
14:33où il va passer dans les médias,
14:34il a beaucoup plus à faire
14:35à redresser sa ville
14:36et je crois que sa population
14:38en a vraiment besoin.
14:39Et très honnêtement,
14:41c'est pas tout ça.
14:42Alors pour moi,
14:43il me semblait
14:43qu'il y avait un amendement
14:44qui avait été voté
14:45dans le cadre d'une loi
14:47en mai 2023.
14:49On parlait du drapeau européen,
14:50etc.
14:51Donc il me semblait
14:52qu'il y avait quelque chose
14:52qui a été voté là-dessus.
14:53C'est qu'il y a un problème de loi
14:54qui était en cours.
14:55Vous n'êtes pas obligé
14:56pour le drapeau européen.
14:58C'est la même chose.
14:59Oui, c'est la même chose.
15:00Mais honnêtement,
15:01je pense,
15:02je vais finir,
15:03je pense qu'il aurait eu
15:05plus judicieux
15:06de rigoler ça,
15:07de faire un plus grand
15:08même personnage
15:09de M. Macron
15:10et de marquer en dessous,
15:12débarrasser dedans
15:13et mettre un compteur
15:14journalier
15:14J-360.
15:16C'est super important.
15:17C'est malin, ça.
15:19Vous donnez une bonne idée
15:20à tous les élus
15:21qui nous écoutent.
15:22Mais moi, je comprends.
15:23Oui, c'est gratuit,
15:24mais c'est très bien.
15:26Il s'est gâché un petit peu
15:28la Magallioco, je trouve.
15:29En plus, il y a quelque chose
15:30d'énervant,
15:30c'est cette vision clientéliste
15:33de la République.
15:34C'est-à-dire,
15:35la République n'a pas fait ça
15:36pour moi,
15:37alors qu'en plus,
15:38vraiment,
15:38on peut dire que...
15:39Oui, c'est ça,
15:40dans ses arguments.
15:41Rappelez-nous.
15:41Son argument,
15:42c'est de dire que la République
15:43ne corrige pas
15:44les inégalités.
15:45Et, en gros,
15:46ça veut dire quoi ?
15:47Ça veut dire,
15:48c'est du donnant-donnant.
15:50C'est pas comme ça.
15:50L'amour de la France
15:51ou l'amour de la République
15:52ou l'amour de la nation,
15:54c'est pas du donnant-donnant.
15:56Et, en plus,
15:57c'est totalement injuste.
15:58Ça consiste à dire
15:59aux habitants de Saint-Denis
16:00ou de Saint-Denis,
16:01vous êtes des victimes.
16:02Je trouve ça,
16:03c'est potache.
16:05Mais c'est pas si dérisoire
16:07que ça.
16:07Non, mais moi,
16:08je trouve pas ça
16:09si dérisoire.
16:09Je trouve ça, évidemment,
16:11très...
16:12Assez grave,
16:13je suis d'accord.
16:13Oui, parce que c'est un acte
16:15et puisqu'il le dit,
16:16il le signe à travers
16:17ce que vous dites,
16:17c'est un acte anti-républicain.
16:19La République ne m'apporte pas ça.
16:21C'est un acte...
16:22Donc, voilà.
16:22Et donc, je ne...
16:23Du coup,
16:24je n'accepte pas
16:25certaines règles de la République
16:26parce que c'était...
16:28Je ne dirais pas ça.
16:28Je ne dirais pas
16:29que c'est anti-républicain.
16:30Attends, Françoise, Françoise.
16:31Ben là, je n'ai pas parlé.
16:33Ben non, mais justement,
16:34mais laissez-moi,
16:35en fait, terminer.
16:36Vous dites,
16:36c'est pas ça.
16:37Sauf que,
16:38dans sa démonstration,
16:40c'est un acte concret
16:42qu'il fait
16:43par rapport, en fait,
16:44à la République.
16:45Qu'est-ce que vous répondez ?
16:46Je ne crois pas du tout.
16:47Je pense que...
16:48Je ne vais pas le défendre,
16:48mais je pense que c'est un acte purement...
16:50Non, mais c'est un acte...
16:51Vous montez...
16:53Vous allez trop.
16:54Ce n'est pas un acte anti-républicain.
16:55Je pense que c'est un acte
16:57purement idéologique.
16:58Je pense que vous...
16:59Il faut quand même se remettre...
17:00C'est idéologique par rapport à quoi ?
17:02Idéologique par rapport
17:03à la Nouvelle-France,
17:04par rapport à la campagne
17:05de Mélenchon,
17:05par rapport...
17:06Ici, moi,
17:07je m'occupe de vous.
17:08Vous voulez que je vous redonne la phrase ?
17:10Je ne crois pas.
17:10Je l'ai lu, la phrase.
17:12Je l'ai lu, la phrase.
17:12Non, mais on a le droit...
17:14Mais on n'a le droit
17:14de pas être d'accord avec vous.
17:15On est là pour avoir
17:16des désaccords.
17:17Donc, oui, la phrase,
17:18c'est qu'elle dit...
17:19D'abord,
17:20puisque la République
17:21ne corrige pas les inégalités.
17:23C'est évidemment...
17:24Je disais,
17:24c'est à la fois potache
17:25et grave,
17:27de mon point de vue.
17:28Et, en plus,
17:29ça n'aura absolument pas
17:30service aux habitants
17:32de Saint-Denis.
17:33Ce n'est pas vrai
17:33qu'ils soient abandonnés.
17:34c'est des âneries, ça.
17:37Non, mais...
17:38Mais vraiment...
17:38Mais Elisabeth,
17:39c'est ce que vous dites,
17:40effectivement, des âneries,
17:41mais c'est pris
17:42au pied de la lettre.
17:43Là, je suis d'accord
17:44avec vous, Patrick.
17:45Et quand on décroche,
17:46parce qu'on dit
17:47la République ne nous donne rien,
17:49on le décroche,
17:50ça veut dire que vous décrochez
17:51aussi de certaines valeurs
17:52de la République.
17:53Je ne dis pas tout à fait
17:54c'est un débat.
17:55Moi, je crois
17:56que c'est une façon
17:57quand même pas très habile
18:01de faire un débat.
18:02Et surtout,
18:03c'est opposer
18:04la Nouvelle-France
18:04à l'ancienne.
18:05Et voilà, exactement.
18:06C'est-à-dire que la Nouvelle-France
18:07serait à Saint-Denis
18:08et l'ancienne serait dans le 16e.
18:09Ça ne marche pas comme ça,
18:11mais je pense
18:11qu'au-delà du République,
18:13ça s'appelle
18:13de l'opportunisme politique.
18:15C'est idéologique.
18:16Nous sommes en campagne.
18:18Jean-Luc Mélenchon
18:19est rentré en campagne
18:20et des choses comme ça,
18:21vous allez en avoir
18:21tous les jours.
18:22Oui, mais ça veut dire...
18:24Oui, mais c'est grave,
18:24c'est de la fracturation.
18:26Mais c'est de la fracturation.
18:27Mais ce n'est pas
18:27de l'anti-république,
18:28c'est de la fracturation.
18:30Ce n'est pas pareil.
18:31Ce n'est pas pareil.
18:32Pas tout à fait pareil.
18:34Chère Patrick,
18:35vous devez quand même...
18:36La République doit
18:38permettre à Françoise
18:39d'exprimer un désaccord.
18:41Totalement,
18:42mais moi je suis factuel.
18:43Je reprends la phrase
18:44effectivement de
18:44Balibakayuco
18:45et surtout l'acte.
18:46C'est-à-dire,
18:47il n'a pas dit
18:47c'est mon intention,
18:48il le fait.
18:49Et il précise.
18:50Et donc,
18:51c'est un acte
18:52plus que symbolique.
18:53C'est très idéologique.
18:54C'est violent.
18:55Oui, c'est violent.
18:56Les violences,
18:57il y en a eu aussi
18:58cette nuit.
18:59Beaucoup d'interpellations,
19:01un blessé grave
19:02à la suite
19:03évidemment
19:04de la victoire du PSG.
19:05Le périphérique
19:06où certains supporters
19:07ont tenté
19:07de bloquer
19:08effectivement dans la nuit.
19:090 826 300 300
19:11vous réagissez
19:12dans un instant.
19:12On vous donne des nouvelles
19:13dans le flash
19:14de Laurie Leclerc.
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