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  • il y a 3 heures
A la demande du Pakistan, pays médiateur entre américains et iraniens, le président américain a annoncé mettre en pause son "Projet Liberté", l'escorte de navires dans le détroit d'Ormuz. Une décision qui s'inscrit dans une volonté de mettre la pression sur Pékin, et dans le cadre des négociations avec l'Iran.

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Transcription
00:00Le but de Donald Trump, c'est de gagner du temps, en quelque sorte,
00:05de gagner du temps et d'essayer de trouver dans ce temps qui est imparti,
00:09parce que dès hier, il a dit, ah non, mais nous, ça ne concerne pas l'Iran,
00:14on n'attaque pas l'Iran, on escorte juste des navires,
00:16pratiquement pour des raisons humanitaires, en quelque sorte.
00:20Et Peter Exet, aujourd'hui, a répété, il ne s'agit pas d'une violation de cessez-le-feu,
00:24nous sommes là pour rendre service, en quelque sorte, au monde entier.
00:26– Oui, mais là, le but, c'est effectivement, je pense, moi, d'éviter…
00:32il y a eu plusieurs options qui ont été proposées à Trump en fin de semaine, on le sait,
00:36l'une parmi les options, c'était d'intervenir directement dans le Détroit militairement,
00:41là, il a pris une autre option, et ça montre bien son désir d'essayer de gagner du temps,
00:47mais vous savez, Donald Trump, il veut gagner du temps jusqu'au moment où il change d'avis,
00:51de gagner du temps pour laisser, effectivement, libre cours à la négociation,
00:54dans négociation qui se poursuit, puisque le ministre des Affaires étrangères iranien va en Chine.
00:59– Le président américain et son secrétaire à la guerre parlent de navires innocents
01:04que les Iraniens devraient laisser passer.
01:06Alors, il faut savoir que la plupart des bateaux qui passent ne sont pas des innocents,
01:11selon les termes américains, puisque ce sont des bateaux qui vont en direction de la Malaisie,
01:14des bateaux qui vont en direction du Pakistan,
01:16des bateaux qui vont en direction de là où la plupart du pétrole va,
01:20c'est-à-dire vers les pays asiatiques.
01:21Donc, il y a une volonté de la part du président américain
01:23de mettre une pression, alors qu'il va se rendre à Pékin dans quelques jours,
01:27pour montrer qu'il tient, lui, le détroit d'Hormuz.
01:30D'une certaine façon, on a presque l'impression que la guerre s'est déplacée.
01:34Elle n'est plus en Iran, elle est dans les eaux territoriales des Émirats arabes unis,
01:39d'Omane et évidemment de l'Iran, et donc en mer d'Arabie.
01:43Et donc, d'une certaine manière, le président américain montre
01:45qu'il a la capacité d'ouvrir ou de fermer le détroit.
01:49Ce qu'il faut aussi rappeler que, aussi c'est important depuis le début de ce conflit,
01:53la plupart des bateaux qui sont ciblés ne sont pas des pétroliers
01:55ou des bateaux transportant du gaz ou du pétrole, mais des vraquiers.
01:59Donc, la pression est mise sur la communauté internationale,
02:03et c'est pour ça que le président Emmanuel Macron dit qu'il y a urgence
02:05pour que l'ensemble des 25% des marchandises qui traversent le détroit
02:11ne soient pas mises en péril.
02:12Oui, on ne peut pas sous-estimer, même si Donald Trump fait peut-être un peu ce qu'il veut,
02:16mais la pression internationale autour de lui pour ne pas aller plus loin.
02:21Je crois que le président américain veut surtout obtenir,
02:24et son secrétaire d'État l'a rappelé,
02:261 500 milliards de dollars pour le budget de la défense qui vient,
02:31dont, et Peter Haguez l'a rappelé,
02:33200 milliards pour éponger les 25 à 50 milliards
02:37qui ont déjà coûté…
02:39Et télépenser, on y reviendra.
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