00:00Bonjour Cécile Cucarmane, on va parler de la crise du carburant au premier sujet de préoccupation des Français avec cette
00:06guerre au Moyen-Orient.
00:07Le gouvernement annonce de nouvelles aides pour la semaine prochaine, pour les Français, pour les accompagner dans cette crise.
00:12Qu'est-ce que vous en attendez ?
00:14Moi je veux redire ce que j'ai dit d'ailleurs sur votre antenne la semaine dernière et ce que
00:18j'ai dit régulièrement dans l'hémicycle en interpellant le gouvernement.
00:21Il ne faut pas sectionner la population.
00:24Donc il n'y a pas ceux qui peuvent avoir des aides, ceux qui n'en ont pas, ceux qui
00:29rouleraient trop, ceux qui ne rouleraient pas assez.
00:31Il y a aujourd'hui des Françaises et des Français dans leur diversité, quel que soit leur lieu d'habitation,
00:36qui souffrent quotidiennement du prix et de la flambée même de cette hausse de carburant depuis maintenant un peu plus
00:44de deux mois.
00:44Donc il y a besoin, et nous le redisons et nous avions déposé une proposition de loi dans ce sens,
00:50oui il y a besoin d'un blocage des prix.
00:52Il y a besoin pour financer ce blocage des prix bien évidemment de revenir sur les deux mois de super
00:59profit qui viennent de se réaliser pour les grands groupes énergétiques, y compris sur la partie production française.
01:06Et il y a besoin de repenser plus largement et là dans un temps beaucoup plus long la décarbonation de
01:11nos mobilités.
01:12Vous proposez un blocage des prix, dans le même temps on a le groupe Total Energy qui estime qu'il
01:17y a un risque de pénurie énergétique, d'entrer dans une aire de pénurie énergétique dans les mois à venir.
01:23Et puis ce groupe aussi menace de supprimer son plafonnement des prix de l'essence et du diesel si jamais
01:30il y avait une taxation des bénéfices exceptionnels de Total Energy.
01:34Est-ce que c'est une forme de chantage ?
01:35Oui, ils font du chantage et on leur a permis de faire ce chantage.
01:38Vous savez, je disais à l'occasion d'un débat 50-1 ici dans l'hémicycle en interpellant le Premier
01:43ministre, ce n'est pas à Total de fixer les prix du carburant dans notre pays.
01:47Nous les avons laissés faire depuis deux mois, la pluie et le beau temps, y compris en les remerciant de
01:53plafonner à 2 euros le litre alors que c'est déjà bien plus que ce que nous payons au mois
01:58de février.
01:59Donc je crois qu'à un moment donné, un gouvernement, c'est-à-dire des acteurs politiques, doivent prendre les
02:05rênes de cette question-là, doivent agir et ce n'est pas à Total de décider ce qu'il fait
02:11ou ce qu'il ne fait pas.
02:12Quant à la menace et au chantage de la pénurie de carburant, j'ai envie de dire, il nous l
02:17'a fait depuis maintenant deux mois, il continue de la faire.
02:19Aujourd'hui, il n'y a pas de pénurie et bien évidemment et dans le même temps, il faut agir
02:24avec une vraie force diplomatique pour sortir de cette crise dans laquelle est en train de s'enliser le golfe
02:31Persique.
02:32Une question sur la présidentielle à gauche, Cécile Kukerman, puisque hier soir à Paris, les partisans d'une primaire de
02:37la gauche étaient réunis avec notamment Marine Tondelier à la tête des écologistes,
02:41Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, mais aussi les anciens insoumis François Ruffin et Clémentine Autain.
02:46Pas de communistes. Que pensent les communistes de cette primaire de la gauche ?
02:49Écoutez, jusqu'à présent, nous avons dit que nous ne souhaitions pas l'organisation d'une telle primaire.
02:54Les communistes auront leur congrès début juillet à Lille. Nous sommes actuellement en débat avec y compris plusieurs textes, plusieurs
03:01options posées sur la table.
03:03Je crois que les communistes, le moment venu, feront leur choix, mais en tout cas pas d'instrumentalisation, ni d
03:08'un côté ni de l'autre d'ailleurs, j'oserais dire.
03:10Et nous saurons en tout cas, le moment venu, être le plus utile pour les Françaises et les Français dans
03:14notre pays.
03:15Être utile pour les Français, pour la gauche, est-ce que ce serait se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon,
03:18qui, ça y est, est candidat ?
03:19Non, je pense que la question de se ranger d'ailleurs derrière tel ou tel, candidat de la primaire ou
03:24Jean-Luc Mélenchon,
03:24n'est pas une décision, une réponse en tout cas utile.
03:28La vraie réponse utile n'est pas forcément d'avoir un candidat pour avoir un candidat.
03:31La question est de construire un programme, une visée, pourquoi faire ?
03:34Et à partir de là, de choisir la meilleure stratégie pour l'élection présidentielle à venir.
03:38Donc, les communistes alliés de Jean-Luc Mélenchon, ce n'est pas encore fini.
03:42C'est possible.
03:43Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui.
03:44Je ne sais pas de quoi demain sera fait.
03:46Ce qui est certain, c'est que pour les communistes, nous avons un objectif,
03:49tout faire pour que l'extrême droite ne rentre pas au pouvoir dans notre pays.
03:53Merci beaucoup.
03:54Merci.
03:54Merci à vous, Kermann.
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