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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonjour à tous, Sarah Salman est avec nous, j'ai Louis-Liam Grenadel, Joseph Masses-Caron, Paul Melin et Johan Ozaï.
00:06Vous le savez depuis ce matin, notre chaîne est en deuil parce que notre ami Thierry, notre ami Philippe Labreau est mort, décédé.
00:14Et c'était un ami évidemment du groupe et puis c'était une personnalité de grand talent, au talent multiple, cinéma, édition, littérature, journalisme.
00:25Il a écrit des paroles de chansons, c'est un homme complet.
00:28Alors je crois que nous sommes avec Fabrice Lucchini, nous ne sommes pas avec Fabrice Lucchini, mais dans quelques secondes, nous allons être en ligne avec lui.
00:38Mais je vous propose d'abord de voir le sujet de Karine Boutelou.
00:45C'était il y a quelques mois, une dernière aude à l'audiovisuel pour un adieu à cette télé que Philippe Labreau connaissait si bien.
00:53Conseil des ministres marathon aujourd'hui.
00:55Grand reporter, présentateur, patron de radio ou de télé comme Direct 8 lancé en 2005 aux côtés de Vincent Bolloré.
01:03Philippe Labreau, un journaliste aux multiples facettes mais avec une casquette à laquelle il ne renonce à jamais.
01:10Tu arrives pour nous dire quoi ?
01:11Je ne renoncerai jamais à l'expression écrite.
01:14Tout part de là, tout part du mot, tout part de ce qui vient de nous.
01:19Je ne peux pas renoncer à cette expression-là.
01:21L'amour du mot et de l'Amérique.
01:23Toute sa vie, Philippe Labreau ne cesse de s'interroger sur ce pays qu'il connaît si bien.
01:27A 18 ans déjà, il était sur les routes américaines.
01:32C'est là-bas qu'il étudie et là-bas qu'il ancre aussi sa carrière de journaliste.
01:381963, Philippe Labreau est de retour aux Etats-Unis pour François et l'émission 5 colonnes à la une lorsqu'une page de l'histoire s'écrit.
01:46Le président Kennedy vient d'être tué.
01:49Philippe Labreau se rend sur place en quelques heures et mène une enquête qui le passionnera.
01:55Elle a une opinion un peu différente.
01:56Qu'est-ce que vous pensez de Dallas en tant que ville, l'atmosphère, les gens ?
02:00Moi, je ne l'aime pas beaucoup.
02:01C'est un petit patelin qui est devenu très grand et très riche.
02:08Son Amérique à lui est aussi celle de Johnny.
02:11Philippe Labreau devient un parolier.
02:13Et réalisateur pour le cinéma.
02:17Montand, Trintignant et Belmondo passent notamment devant sa caméra.
02:22L'amour du mot toujours, sous toutes ses formes et surtout dans son genre le plus noble, la littérature.
02:29Philippe Labreau signe une vingtaine de romans.
02:32Les cercles littéraires auxquels il n'appartient pas critiquent voire se moquent de son style.
02:37On le pressent pourtant comme le prochain lauréat d'un Goncourt.
02:40Mais le prix lui échappe, à deux reprises, peu importe.
02:44Ça peut chambouler une existence.
02:47Et on sait, c'est bien connu, il y a trois, quatre exemples, des cléhens qui ne se sont jamais remis d'avoir eu Goncourt.
02:52Et moi, avec le recul, considérant ma propre vie, tout ce que j'ai fait depuis et tout, je me dis qu'au fond, c'est peut-être beaucoup mieux que je n'ai pas eu.
02:59Philippe Labreau, un homme aux multiples vies, toute mue par ses mots qui, disait-il, exprimait son âme et sa conscience.
03:07Je crois qu'on est en train de joindre un instant à Fabrice Louquini.
03:12Et on va pouvoir l'écouter parce qu'il a une relation particulière, évidemment, avec Philippe Labreau.
03:18Puisque c'est Philippe Labreau qui l'a découvert, je crois, dans une discothèque d'Angoulême.
03:23On pourra nous dire, on pourra savoir tout à l'heure si cette anecdote est vraie.
03:26Mais je crois que vous le connaissiez comme nous, comme moi.
03:29Oui, j'ai travaillé, vous avez travaillé avec lui, plusieurs années avec lui sur C8.
03:35Je l'aimais d'amitié, profondément.
03:37J'avais de l'admiration pour lui.
03:40Et j'avoue que j'ai jalousé la diversité de sa vie.
03:44C'est un des types les plus exceptionnels au niveau de la richesse de la vie et de ses qualités humaines.
03:51Il n'était pas ramenard.
03:52Il n'était pas ramenard.
03:54Il a eu des périodes dépressives, comme on sait.
03:56Il m'a raconté aussi, il a fait une syncope, je vous ai raconté ça.
04:00Il a fait une syncope et pendant sa syncope, il a vu la petite lumière au fond d'un couloir.
04:09C'est peut-être une expérience d'une sorte de mort.
04:12On ne sait pas, il m'a dit, c'était peut-être les médicaments qu'on m'a donnés.
04:15Mais ça l'avait beaucoup marqué.
04:17Donc, c'est, je peux dire, une des rares personnes qui m'aura autant impressionné.
04:23À la fois, il pouvait être exigeant.
04:25À plus qu'exigeant.
04:26Ah, il était exigeant, mon Philippe.
04:28Plus qu'exigeant.
04:29Mais en même temps, pardon.
04:32Perfectionniste.
04:32Perfectionniste.
04:33Avec lui-même.
04:34Oui, mais forcément avec les autres.
04:36Les autres aussi.
04:38Et Fabrice Lequigny est avec nous.
04:39Je le remercie vraiment grandement.
04:41Bonsoir, Fabrice Lequigny.
04:44Toute l'équipe.
04:45Allô, bonsoir, Fabrice Lequigny.
04:47Bonsoir, Fabrice.
04:48Bonsoir.
04:49Vraiment, merci.
04:50Merci, vraiment.
04:51Merci beaucoup d'être avec nous.
04:52Parce que d'abord, Philippe avait eu beaucoup d'affection pour vous.
04:55Et pour votre talent, pour votre parcours.
05:00Et il vous aimait d'amour.
05:03Et c'est vrai que vous avez une relation particulière avec lui.
05:05Puisqu'il vous a...
05:07Est-ce qu'on peut dire comme ça ?
05:08Est-ce qu'il vous a découvert ?
05:09Est-ce que je peux dire les choses comme ça ?
05:10Oui, oui.
05:11Enfin, c'est pour ça que c'est le minimum d'être là avec vous ce soir.
05:16Parce que moi, j'étais apprenti coiffeur.
05:18Il n'y avait rien dans ma vie qui était un petit fils de commerçant du 18e arrondissement à la Goutte d'Or.
05:25Rien dans ma vie m'entraînait à devenir comédien.
05:30Et d'ailleurs, je peux dire...
05:33Oui, c'est tout simple.
05:35Je l'ai dit déjà mille fois.
05:37Mais bon, j'étais à Angoulême.
05:39Je faisais des cours de Mougoulou, la musique de James Bond, à toutes les jeunes filles d'Angoulême.
05:46J'ai vu un monsieur assez beau, avec beaucoup de charisme, et qui a sympathisé avec ce jeune adolescent que j'étais, un garçon de 17 ans à peine.
05:58Et je lui ai posé des milliers de questions.
06:00Je me suis demandé, est-ce que Che Guevara ?
06:02Pourquoi le communisme est beau sur le papier ?
06:04Et puis après, ça se dégrade.
06:06Et puis, qu'est-ce que c'est par rapport à Freud ?
06:08J'avais des milliers de questions, parce que j'étais un apprenti coiffeur un peu anxieux.
06:12Donc, j'ai essayé de lire beaucoup.
06:14Et puis, un an après, il m'a appelé.
06:17Puis il m'a dit, on va faire la même chose.
06:18Tu vas parler Verlant comme tu savais parler Verlant.
06:22Parce que la première fois que je l'ai vu, je lui ai dit, je suis persuadé que vos ponts sont cirés en dessous comme Victor.
06:29Tout ça est vrai.
06:30Et puis, un an après, il m'a demandé de tourner.
06:33J'ai fait ce truc pendant une semaine, puis je suis retourné dans l'installe de coiffure.
06:36Et je n'avais aucune raison de changer de métier.
06:39Et donc, pour moi, c'est très simple.
06:41Si Éric Romère m'appelle, un an après, c'est parce que Philippe Labreau a pensé que j'étais un personnage pittoresque, touchant.
06:52Enfin, touchant, n'exagérons pas.
06:54Et que du coup, me voilà parti avec les grands produits.
06:59Je me souviens, ça a été un bouleversement dans ma vie parce que c'est par Romère après que je me suis dit, il faut que je rentre dans le pays.
07:08Vous savez, Pascal, dans la vie, il y a des profs.
07:12Il y a des êtres humains qui sont essentiels.
07:15Moi, j'en ai eu cinq fils qui viennent.
07:17Labreau, Jean-Laurent Cochet, Michel Bouquet et chapoté par l'ultu, par, comme dirait Victor Hugo, une présence invisible qui est Louis Jouvet.
07:31Donc, je dois beaucoup de choses à Labreau.
07:34J'ai l'impression que ce n'est pas réel ce qu'on m'annonce ce matin.
07:37Je l'ai eu au téléphone il y a quinze jours.
07:39Je voyais qu'il y avait quelque chose qui se passait parce qu'il m'a dit, je vais revenir voir le Hugo.
07:45Et je sentais que là, il y avait quelque chose qui était détraqué.
07:49Et puis, on m'a annoncé ce matin cette chose épouvantable.
07:56Et je lui dois beaucoup de choses.
08:00Je lui dois d'avoir changé de vie, d'être devenu, de faire un autre métier.
08:07Et, contrairement à ce que pense le grand sociologue Bourdieu, je suis parti d'un milieu modeste.
08:17Et puis, je me suis retrouvé.
08:19Voilà ce que je vous disais, Pascal.
08:22Labreau m'a donné une porte qui s'est ouverte ailleurs.
08:29Et après, j'ai rencontré Romère.
08:31Et après, j'ai rencontré tous les cinéastes qui m'ont donné ça.
08:35Et puis, j'ai surtout rencontré après Cochet qui m'a appris ce qu'est-ce que ce métier.
08:39Et nous avions, voilà ce que je voulais dire, c'est que nous avions…
08:41Les gens me posent des questions.
08:43Moi, ce n'est pas tellement un homme de médias, moi je dirais Labreau pour moi.
08:46Moi, c'était un homme qui allait voir les portraits de Jean Coe que j'avais fait l'année dernière.
08:51Le Hugo qu'il est venu voir deux fois.
08:53Les La Fontaine, les Céline.
08:55Il passait son temps à me faire des coups de téléphone, je dirais,
09:00qui n'avaient rien à voir avec RTL, avec rien du tout.
09:03C'était que des relations littéraires.
09:07Il écoutait ma passion pour Hugo ces derniers temps.
09:11Et puis, il notait des choses.
09:14On avait fait un très beau papier pour Paris Match.
09:18Oui, c'est…
09:19Vous savez, il a fait un papier en sortant d'Angoulême,
09:23où il avait écrit « J'ai fait l'amitié avec un jeune homme de 17 ans ».
09:28Eh bien, cette amitié, c'était moi qui étais touché par son intérêt.
09:36Voilà.
09:36Eh bien, merci.
09:38Merci beaucoup, Fabrice.
09:39Voilà, j'espère que j'étais à la hauteur et bonne soirée.
09:42Merci beaucoup.
09:43Et c'est vrai que l'écriture vous rassemble.
09:47Et puis, c'est un portraitiste formidable, Philippe.
09:50Vous avez parlé des portraits de Jean Coe qui sont parmi les plus extraordinaires portraits de personnalités.
09:56Mais je connais des gens de toutes sortes.
09:58Un livre de portraits écrit par Philippe Labreau est également extraordinaire.
10:02Merci donc à Fabrice Louquini.
10:04Je voulais vous montrer une séquence qui dit tout de Philippe Labreau.
10:06On est en 82.
10:07C'est une séquence vraiment qui est formidable.
10:09Il est avec Jean-Luc Godard.
10:10Jean-Luc Godard est le réalisateur, provocateur que vous connaissez.
10:13Godard est à Cannes.
10:14On est en pleine guerre des Malouines et Philippe Labreau qui a tout fait dans ce métier a présenté le journal de 12h45 d'Antenne 2 midi à l'époque.
10:24Et il y a un échange duplex entre Godard qui est rude parce qu'il remet en doute d'une certaine manière, mais avec beaucoup, il s'aimait beaucoup Godard et Labreau,
10:35qui remet en doute le travail ou remet en question le travail du journaliste.
10:39Et il y a Philippe qui ne sait de rien et sur le fond et sur la forme, c'est une leçon de maîtrise et puis de charme parce qu'il est servi par un physique, disons-le, exceptionnel, Philippe Labreau.
10:51Regardez cet échange.
10:52C'est la guerre, Jean-Luc Godard, la moins filmée du monde.
10:56Vous souhaiteriez, Philippe, être sur le lieu des combats ?
10:59C'est mon métier et si...
11:00Non, non, non, mais vous souhaiteriez, vous ?
11:02Moi, personnellement ?
11:04Non, non, personnellement comme métier.
11:06Mais je crois que j'ai eu ma dose de guerre comme tout reporter qui commence...
11:09Non, mais là, et de montrer la guerre en direct, vous pensez ?
11:12Je ne pense pas qu'on puisse la monter en direct, Jean-Luc.
11:14Ça passionnerait les gens et on y vient.
11:16Et on y vient, les jeux du cirque.
11:18Et la guerre est faite pour passer à la télévision.
11:20Dans trois jours, vous n'en parlerez plus, comme le Niger.
11:23Mais écoutez, vous plaisantez, ça fait sept semaines qu'on parle des Malouines, Jean-Luc Godard.
11:28Tous les jours ou presque, on en parle.
11:29Non, mais disons dans trois semaines.
11:31Mais dans trois semaines, qui peut vous dire ?
11:34Que pouvez-vous dire sur ce qui se passera dans le monde dans trois semaines, Jean-Luc ?
11:38Mais là, pour l'instant, ce que je peux dire, je ne peux rien vous dire sur les Malouines parce que je ne sais pas ce qui s'y passe.
11:42Si, vous vous êtes exprimé.
11:43Si, si, vous êtes exprimé.
11:44Mais nous ne savons pas non plus ce qui se passe, mais c'est peut-être déjà une information.
11:47Alors, pourquoi vous ne le dites pas, Philippe ?
11:48Vous ne commencez pas votre journal en disant « je ne sais pas ce qui se passe ».
11:51J'ai commencé mon journal, Jean-Luc, en disant « informations contradictoires et confuses ».
11:56L'Argentine dit une chose, Londres, autre chose.
11:59Informations contradictoires, vous avez l'air de savoir que c'est informations contradictoires.
12:04Dites, moi, chef d'Antenne 2, je ne sais pas ce qui se passe.
12:07D'abord, je ne suis pas chef d'Antenne 2.
12:09Non.
12:09Première information.
12:12Deuxièmement.
12:12Moi, speaker, je ne sais pas ce qui se passe.
12:14Je ne suis pas speaker non plus.
12:15Je ne suis pas speaker non plus.
12:17Ça n'est pas une bonne définition, speaker, Jean-Luc Godard.
12:21Enfin, du moins, je ne vois pas ce qui s'est passé.
12:23Vous pouvez dire ça ?
12:23Je n'ai pas vu ce qui s'est passé au Malouine.
12:25Ça vous convient ? Ça vous satisfait ?
12:27Très bien.
12:27Merci, Jean-Luc.
12:29Mais restez avec nous, parce que le dialogue est intéressant.
12:31Quelle classe, quand même.
12:33J'adore.
12:34Beaucoup d'élégance.
12:35Et quelle complicité.
12:35Je ne trouve pas que Jean-Luc Godard sorte grandit de ce dialogue.
12:38Non, mais quelle classe de Philippe Lavreau.
12:41Alors, c'est vrai qu'il y a le réalisateur, sans mobile apparence et formidable, avec l'inspecteur
12:47Carrella, qui se lave toujours les mains.
12:49Il y a également l'héritier Marc Cordel.
12:52Et c'est important, chez lui, le nom des héros.
12:55Par exemple, Paul Senanck, dans Rive droite, Rive gauche.
12:58Je lui avais dit, mais c'est extraordinaire, ce nom de Paul Senanck.
13:01Et c'est son épouse, qui est scénariste, qui avait trouvé, m'avait-il dit ce nom ?
13:05Il y a l'habille de Senanck, qui existe, qui est connue.
13:08Et il n'y en a pas de Senanck.
13:11Ça n'existe pas.
13:11Vous pouvez essayer de trouver Paul Senanck.
13:14Et il était avocat, Paul Senanck.
13:15Et pareil, Bernard Fresson, il joue le président Pervillard.
13:19C'est un peu déjà vulgaire.
13:21Le nom, c'est du président Pervillard.
13:24Donc, Rive droite, Rive gauche, c'est bien.
13:26Les trois premiers quarts d'heure sont vraiment très bien.
13:28Ils regrettaient que la deuxième partie du film soit un peu, soit pas à la hauteur.
13:33C'est dommage, parce que c'est un film qui aurait pu être formidable et qui n'est que bien.
13:37Et qui a été réalisé.
13:38Il y a la musique de Michel Verger qui est formidable.
13:41Donc, c'est aussi une réussite.
13:42Donc, l'héritier, l'alpagueur, la crime, bien sûr.
13:44Tout peut arriver, qui est à mon film.
13:46Et puis, les récits, les romans.
13:49Un début à Paris, c'est formidable.
13:50Moi, c'est le roman de Labreau que je préfère.
13:52Un début à Paris.
13:54La dernière émission, regardez la séquence sur C8.
13:56Et moi, je voudrais clore définitivement le chapitre par une petite chanson que je vous propose.
14:04L'Essentiel, ça s'appelle.
14:06L'Essentiel d'abord.
14:07Non, ce n'était pas le radeau de la méduse, ce bateau.
14:11On se le dit, au fond des ports.
14:14Disent au fond des ports.
14:15Il naviguait dans l'Essentiel, sur la grand marge audiovisuelle.
14:19Et s'appelait Les Talents d'abord.
14:22Les Talents d'abord.
14:24Son flux, tu as, nec, purge, tu sais bien, toute la culture.
14:29Non, des plaisants aux jeteurs de sorts, aux arcoms de sorts.
14:33Son capitaine et ses matelots n'étaient pas des enfants de salauds,
14:37mais des amis franco de port.
14:39Des Talents d'abord.
14:41Des Talents d'abord.
14:43De la télé, j'en ai fait beaucoup, mais la seule qui ait tenu le coup,
14:49qui n'est jamais virée de bord.
14:52Virée de bord.
14:53Naviguait dans l'Essentiel, sur la grand marge audiovisuelle.
14:58Et s'appelait Les Talents d'abord.
15:00Les Talents d'abord.
15:02Frédéric Becbedé disait ce matin que son talent d'écrivain n'a pas été reconnu à sa juste valeur,
15:07précisément parce qu'il réussissait tout.
15:09Parce qu'il était un touche-à-tout.
15:10Et le milieu littéraire préfère les écrivains maudits qui n'ont pas de beaux costumes forcément
15:14et qui n'ont pas des chemises de chez Brooke.
15:16Ce n'est pas possible en France.
15:18Parce que vous rentrez forcément dans un tiroir.
15:21D'ailleurs, ce qui est révélateur, c'est que Labo était très ami avec Tom Wolfe.
15:25Ce grand écrivain américain.
15:28Et alors lui, Tom Wolfe, il était journaliste.
15:31Il avait plusieurs carrières.
15:33Et aux Etats-Unis, il est reconnu, le bûcher des vanités, de très grands livres.
15:39Donc, son talent littéraire a été purement reconnu comme talent littéraire.
15:43Et c'est ce qui a été refusé à Philippe Labreau.
15:46Mais son talent n'était peut-être pas reconnu par ses pères.
15:50Il est reconnu quand même.
15:51Mais reconnu par le public.
15:52Il n'a pas eu le prix Goncourt.
15:56Oui, mais ses livres se sont très bien vendus.
15:57Le public a reconnu ce talent-là et a aimé ce qu'il a écrit.
16:01Au fond, c'est quand même le plus important, me semble-t-il.
16:02Il y a beaucoup de gens qui ont beaucoup de talent et qui n'auront jamais de Goncourt.
16:05Je suis d'accord avec vous.
16:05Mais le petit milieu littéraire, parfois, a snoblé.
16:09Oui, j'entends.
16:09Parce qu'effectivement, quand tu réussis tout, quand tu touches à tout,
16:12quand tu es riche, quand tu es beau, quand tu es célèbre,
16:15ce qui était un peu son cas, forcément, ça crée quelques jalousies.
16:19Bien sûr, naturel.
16:19Parfois.
16:19Mais il était chez Gallimard.
16:20Il a fait 50 bouquins.
16:22Je voulais vous faire écouter la série.
16:24Il a fait plus, pardon, pour la langue française que d'aucuns qui siègent aujourd'hui à l'Académie française.
16:29Oui.
16:30Par exemple.
16:30Je suis d'accord avec vous, mais bon, l'Académie, il ne s'est pas présenté à l'Académie.
16:34Non, mais vous ne vous présentez pas, vous êtes sollicité.
16:36Ah oui.
16:36Oui, alors, je...
16:38Très franchement, je connais sans un peu Philippe.
16:40Il a toutes les...
16:40Je pense qu'il n'en a fait jamais.
16:41Oui, il avait...
16:43Enfin, il a fait vraiment...
16:44Je ne le vois pas faire toutes les visites et...
16:48Philippe, il a envie d'être choisi.
16:49Il a envie d'être préféré.
16:50Il n'aurait pas fait une belle courte.
16:51Il aurait fait des portraits après.
16:52Il a envie d'être préféré.
16:54N'oubliez pas que c'est un homme qui est né sous le signe de la Vierge.
16:58N'oubliez pas ça.
16:59Oui, effectivement compliqué.
17:00Effectivement compliqué.
17:01Ce n'est pas effectivement compliqué, mais la Vierge, elle sert, elle est là pour servir.
17:05C'est pour ça que vous avez beaucoup de Vierge parmi les journalistes.
17:08Vous croyez à l'astrologie, Pascal ?
17:09Absolument pas.
17:10Moi, je suis Vierge, c'est en train de m'inquiéter.
17:12Absolument pas.
17:12Mais je remarque, comme tout le monde, que dans nos métiers, il y a beaucoup de journalistes
17:16qui sont nés sous le signe de la Vierge.
17:18Michel Drucker à Yves Calvi.
17:20Je peux vous en citer.
17:20Vous intéressez quand même beaucoup à l'astrologie.
17:22Par hasard, mais elle est là, c'est un passeur.
17:26Les gens Vierge, il y a souvent une caractéristique, ils n'aiment pas commander, ils n'aiment
17:29pas être commandés.
17:30Vous êtes quel signe ?
17:32Vierge.
17:33On savait, mais on savait.
17:35Non, mais c'est vrai, ils n'aiment pas commander, ils n'aiment pas être commandés.
17:37Vous parlez de vous, en fait ?
17:39Non, je parle de lui.
17:40Il y a souvent quelque chose, ils n'ont pas le goût du commandement, lui, à manager.
17:46Et en plus, c'est à la fois un artiste, ce qui est rare, et un manager.
17:52Ce n'est pas si fréquent d'avoir les deux.
17:53C'est le patron de chaîne aussi.
17:54C'est ça, patron et artiste.
17:56Et il avait évidemment, sur des gens comme Moujotte, El Cabache, etc., il avait cet avantage,
18:01c'est que lui avait écrit des livres, il avait fait des films, alors que les autres, non.
18:05C'est très singulier, il n'y a pas d'exemple aujourd'hui de gens qui ont des carrières aussi éclectiques, en fait.
18:09Exactement.
18:10Pour être réalisateur, le film sans mobile apparent est formidable.
18:12C'est formidable.
18:13Avec Jean-Louis Trintignant, qu'il appelait Trin, Trin, et Stéphane Audran, qui a une sensualité à la fin tout à fait étonnante.
18:21Et moi, j'aime bien Rive-Droit Trifgaud.
18:22J'en parlais de sa période américaine.
18:25Pas en cinéma ?
18:26Non.
18:27Je vais parler en tant que journaliste.
18:28Oui, John Kennedy.
18:31Formidable.
18:31Bien sûr.
18:32Au lieu de penser à ce qu'il n'a pas eu, pensons à tout ce qu'il a eu.
18:37Je suis d'accord avec vous.
18:37Alors, je voulais vous montrer la séquence d'ouverture de D8 avec Vincent Bolloré.
18:40C'était il y a 20 ans, c'était en 2005.
18:50Bonsoir, bienvenue sur Direct 8.
18:51Bonsoir, bienvenue sur Direct 8.
18:54Vincent Bolloré.
18:55Philippe Labreau.
18:56Nous sommes très heureux de vous accueillir ce soir.
18:58Et on est heureux ce soir d'inaugurer la TNT qui va permettre à 45 millions de Français d'avoir des nouvelles chaînes.
19:06Alors, on voudrait évidemment saluer d'abord nos concurrents et amis.
19:09Bien sûr.
19:10Et en particulier peut-être Jean-Paul Baudcrou et Énergie.
19:12Oui.
19:13On est content de commencer avec lui ce soir.
19:15Il avait été un des premiers avec les radios libres.
19:18Oui.
19:18Et Jean-Paul, bonne chance à toi.
19:20Je sais que ta chaîne commence en même temps que la nôtre.
19:23Cela fait peut-être du bien de se retrouver ensemble, Philippe.
19:28Ça fait pratiquement 10 ans qu'on parle de ce projet.
19:31Oui.
19:32Direct est devenu D8.
19:33D8 est devenu C8.
19:34Et C8 a été fermé par l'Arcom.
19:36Mais Direct 8 est une pépinière de talent.
19:40Il y a beaucoup de gens qui sont encore à Canal et qui ont grandi avec D8.
19:44Je pense à Vincent Pujol, mais je pourrais en citer beaucoup de jeunes journalistes
19:48qui ont vraiment commencé dans cette école-là.
19:52Et puis Philippe, il les appelait mes enfants d'ailleurs.
19:55Il avait un regard tendre, bienveillant et paternel pour tous ces jeunes.
19:58C'est pour ça qu'on sent toute l'émotion à la fin de sa dernière émission.
20:01Évidemment, quand C8 a été fermé par l'Arcom, on sent qu'il est bouleversé au fond.
20:06Je suis d'accord.
20:06Complètement bouleversé.
20:07Je suis d'accord.
20:09On va marquer une pause et on va revenir sur l'actualité.
20:11Et puis on parlera à la fin de cette émission de Nicole Croisi.
20:14Mais il y a l'actualité aujourd'hui avec les nouvelles comparutions.
20:18Alors, on ne change rien.
20:19On ne change pas une équipe qui gagne dans la magistrature.
20:21Donc, il n'y a pas de sanctions.
20:23Comme ça, c'est plus rapide.
20:24A tout de suite.
20:27Il y a quelques tweets que je n'avais pas cités.
20:29Celui d'Emmanuel Macron de RTL au cinéma, de l'Algérie à l'Amérique, de Melville à Johnny.
20:33Philippe Labraud a écrit notre histoire populaire française universelle.
20:36Tomber cette fois, se relever 8, son viatique, disait son panache et sa nostalgie d'optimisme, de la volonté, pensée à ses proches.
20:43Maxime Saada, bien sûr, profonde tristesse ce matin à l'annonce de la disparition de l'immense Philippe Labraud.
20:49Journaliste, puis patron médias avec RTL, qui l'a marqué de son empreinte à l'origine de Direct 8.
20:54Puis figure clé de C8.
20:56Rachida Daddi, lui a rendu hommage.
20:59Franck Capietto, Jacques Lang, Philippe Labraud, grand seigneur de l'écrit.
21:03Belle formule, d'ailleurs.
21:05Franck Capietto, qui était le directeur de C8, c'est avec une grande tristesse que j'apprends le décès de Philippe Labraud.
21:10Pierre Lescure, j'ai appris le journalisme avec lui.
21:13François Bayrouf, Philippe Labraud, la vie, l'aventure, le lointain, l'intime, sans crainte.
21:18Les lumières, la langue est toujours recommençée.
21:20Immense, dit-il.
21:21Hommage, donc, unanime.
21:23Les comparisions du jour, on va écouter Tanguy Hamon, parce que, manifestement, ça ne s'arrange pas.
21:30Alors, j'ai vu ici, sur France Info, ils ont trouvé qu'il y avait un long article, qu'il y avait une grande fermeté.
21:38Absolument, oui, ils étaient impressionnés par la sévérité judiciaire.
21:42La sévérité, la fermeté.
21:44Formidable.
21:46Je vous propose d'écouter Tanguy Hamon.
21:49Les réquisitions se voulaient fermes, avec des mandats de dépôt demandés presque systématiquement par la procureure de la République.
21:57La Cour en a décidé autrement, ne condamnant qu'à des peines de prison avec sursis.
22:02Les prévenus qui étaient jugés pour des violences commises en marche de la parade sur les Champs-Elysées du Paris Saint-Germain,
22:09Yanis A, Biagissé et Alibé, ont ainsi écopé d'une peine de six mois de prison avec sursis simple pour les deux premiers d'entre eux.
22:16Le troisième, six mois de sursis probatoire avec un stage de citoyenneté.
22:21Concernant Félix Pépé, un éducateur spécialisé qui avait commis des violences sur un agent de sécurité lui a entraîné 15 jours d'ITTÉ.
22:30Il a écopé d'une peine de trois mois de prison avec sursis simple et un stage de citoyenneté.
22:36Enfin, concernant Hillel S, un jeune lycéen de 18 ans, il a été relaxé au bénéfice du doute.
22:42Il était accusé d'avoir attaqué les policiers à coups de mortiers d'artifice.
22:47C'est formidable. Je vous assure, c'est un gag. Franchement, c'est comparution immédiate.
22:54Non mais Ciotti a donné un exemple extraordinaire.
22:56On en parlera tout à l'heure.
22:58Je pense que maintenant au Monopoly, il faut passer par la casse-prison.
23:05Il faut trouver une autre case.
23:06Après, il n'y a pas de place en prison.
23:08Écoutez Éric Ciotti, justement.
23:11Il faut que notre société se donne les moyens de sanctionner.
23:16Moi, quand je vois ces peines, il y a quelque chose qui m'a choqué.
23:19Vous savez, au 1er mai, on a condamné un boulanger à 7500 euros d'amende parce qu'il a travaillé le 1er mai.
23:27Et hier, quelqu'un qui a lancé un mortier contre un policier, donc qui aurait pu le tuer, 500 euros d'amende.
23:35Mais quand on voit ce déséquilibre, on se dit qu'on est dans un pays qui marche sur la tête.
23:41Oui, c'est l'exemple que je voulais donner.
23:45Et pardon de le dire, je le vois très souvent.
23:51Les honnêtes gens sont souvent, lorsqu'ils font un petit impair, beaucoup plus sanctionnés que des récidivistes de haut vol.
24:02Pardon, mais ce n'est pas un exemple qu'il a pris au hasard.
24:05À la décharge des magistrats aussi, on a des ministres qui se sont succédés à la chancellerie pendant des années
24:10et qui ont demandé aux magistrats de mettre des peines alternatives aux peines de prison.
24:14Ils auraient pu au moins suivre le procureur.
24:16Là, ils ont été en deçà des réquisitions.
24:18Donc là, il y avait même...
24:18Je pense qu'il y a une volonté.
24:20Il y a une volonté d'un pas sanctionné.
24:22Ils veulent même faire le contraire de ce que leur a dit le ministre.
24:24Parce que Gérald Darmanin a demandé de la fermeté autre chose.
24:26Il y a une volonté de narguer le pouvoir.
24:28Sans doute.
24:28Il y a une volonté de narguer le pouvoir.
24:30Je pense pas.
24:30Le reste, en tout cas, c'est une possibilité.
24:31J'y crois pas du tout.
24:33C'est une possibilité.
24:34Je ne l'exclus pas.
24:35Quand vous entendez les déclarations d'Emmanuel Macron et de Gérald Darmanin,
24:39vous avez l'impression que les magistrats ont envie de montrer précisément
24:41qu'ils sont dans la faim.
24:43C'est vrai.
24:43À tous ensemble, je pense que l'analyse de vouloir narguer le pouvoir
24:48et narguer Gérald Darmanin, qui a demandé hier, d'abord,
24:52qui a pris la parole pour constater que les peines n'étaient pas assez sévères
24:58et le lendemain, elles le sont encore moins.
25:00C'est quand même bizarre.
25:00Alors moi, je t'assure, là, par exemple, Yanis, il a cité Tanguy Hamon.
25:06Participation à un groupe pour préparer des violences contre la police.
25:09Six mois de prison exurcie.
25:11Biagui, 22 ans, connu pour port d'armes blanches.
25:15Participation à un groupement en vue de commettre des violences contre la police.
25:19Six mois de prison exurcie.
25:20Condamné à un stage de citoyenneté.
25:23Biagui, ça doit lui faire plaisir d'avoir un stage de citoyenneté.
25:26Croyez-moi, ça va l'empêcher de dormir.
25:28Violence, ILS, lycéen à 18 ans.
25:34Reconnu coupable de violence, relaxé.
25:36Ali, Ali B.
25:38Alors lui, il est algérien en situation irrégulière.
25:40Six mois de prison exurcie, mais il peut rester sur le territoire français.
25:43C'est un stage de citoyenneté aussi.
25:44C'est un stage de citoyenneté pour Ali.
25:46Ça, c'est pas le magistrat, c'est le préfet qui décidera de l'expulser.
25:49Vraiment, ça va.
25:50Je vous assure, ça.
25:51Écoutez, comme c'est six mois, même si le sursis était révoqué,
25:54il n'irait pas en prison, ce serait aménagé avec un bracelet électronique.
25:56Donc, vraiment, c'est pas dissuasif.
25:58Regardez-moi, un mot.
25:59Un mot.
26:00Vous aviez un magistrat aux coopérations immédiates
26:04qui, lui, n'était pas dans le laxisme.
26:07Tony Curtis.
26:08Tony Curtis.
26:08Il y a eu une sorte de fronde de certains avocats contre lui.
26:14On l'a déplacé.
26:16Ça n'allait pas.
26:17Donc, pardon, certains sont sur une autre planète.
26:20Gérald Darmanin qui a pris la parole et qui faisait un bilan.
26:23Il y a eu 600 interpellations par les services de M. le ministre de l'Intérieur.
26:29Sur ces 600 interpellations, seulement 256 gardes à vue.
26:33Il y a déjà un gap très important entre les interpellations
26:36et les policiers et gendarmes qui ont mis en garde à vue les personnes.
26:39Je rappelle que les questions de maintien de l'ordre
26:41sont sur l'autorité du préfet de police et du ministre de l'Intérieur,
26:44pas sur l'autorité des procureurs de la République.
26:46Ça devient sur l'autorité des procureurs de la République à partir de la garde à vue.
26:50Sur les 256 gardes à vue, il y a eu 82 classements sans suite
26:53soit pour inégalité de procédure ou absence d'infraction.
26:57Il se pose la question, effectivement, de l'infraction que le Parlement doit concéder,
27:01me semble-t-il, au ministère de la Justice, au ministère de l'Intérieur, collective,
27:05sachant que le droit pénal, vous le savez, est individuel.
27:08Une loi avait été portée par M. Retailleau et M. Castaner à l'époque.
27:12Elle avait été censurée par le Conseil constitutionnel.
27:14Je souhaite que nous ayons une infraction qui permet de lutter contre les attroupements collectifs
27:19et permettre aux services de police de qualifier
27:22et pour éviter les cassements sans suite.
27:24– Il faut arrêter de faire des lois.
27:26– La loi casseur qui a été supprimée par la gauche par François Hollande,
27:30là, on a un interpellé sur trois seulement qui est mis en garde à vue.
27:34Parce que c'est très compliqué, il faut avoir les preuves.
27:36– Vous appelez la loi casseur, ce n'est pas la loi…
27:38Moi, je suis pour rétablir la loi de 81.
27:40– Oui.
27:40– Parce que la loi qui a été supprimée…
27:43– Qui avait été supprimée par Badinter, qui était la loi anti-casseur.
27:47– La loi casseur de François Hollande, si, qui a été supprimée par la gauche,
27:51cette loi-là, elle permettait de dire que si jamais vous vous trouvez dans un groupe…
27:57– Non, ça, c'est la loi anti-casseur de 81.
27:59– Mais qui a été supprimée par François Hollande.
28:01– Non, non, c'est François Hollande.
28:03– La loi de 81…
28:04– A priori, sauf erreur de ma part, c'est…
28:06– La première loi anti-casseur.
28:07– Alors, moi, je voulais vous faire écouter Djokovic.
28:09– Parce que finalement, c'est presque le témoignage le plus fort.
28:12Parce que nous, on est Français, on est là, et on sait ce qui se passe.
28:16Mais les gens qui viennent de l'étranger, ils disent « vous êtes des malades ».
28:18Et Djokovic, il était à Roland-Garros samedi, et il n'a pas pu rentrer à son hôtel.
28:25Et il en a parlé.
28:26Ou il a pu rentrer à son hôtel, mais il a eu peur.
28:29Il est dans le monde entier, il n'a jamais vu ça.
28:32– Djokovic, vous connaissez Djokovic ?
28:33– Là, j'ai une sorte d'absence.
28:36Je vais essayer de me reprendre.
28:37Je ne vois pas qui est M. Djokovic.
28:39– Le tennis.
28:39– Le tennis, même.
28:40– Ah oui, vous, les serbes.
28:42– Vous êtes le plus grand joueur du…
28:43– Ça fait partie des rares choses en matière sportive qui m'avaient échappé.
28:47– Là, vous partez de loin.
28:50– Ah non, j'ai deux ou trois lacunes sur le…
28:53– Yannick Noé et Amélie Moresmo, ça vous dit un coût ?
28:55– Je s'y connais tellement d'un coût.
28:56– Là, ce n'est plus une lacune.
28:59– Non, moi, j'en suis resté à McEnroe.
29:01– Ah oui.
29:03– Ah non, mais alors là…
29:03– Non, mais vous n'avez jamais entendu parler de…
29:05– Si, non, ça me disait quelque chose.
29:06– Vaguement, vaguement, vaguement.
29:07– Ça me disait quelque chose.
29:08– Maintenant, vous me le dites, ça refait.
29:10– Non, mais vous êtes sérieux.
29:11– C'est un serbe qui était un peu contre les vaccins, un truc comme ça, c'est pas lui ?
29:15– Oui, il a aussi une carrière de tennis.
29:17– Vous n'avez retenu que ça, c'est le plus grand joueur de tennis du monde.
29:21– Il nous parle des vaccins ?
29:22– C'est la seule chose que vous avez reçue, c'est qu'il était contre les vaccins.
29:24– C'est la prise de position qui m'avait intéressé, plus que son style ténistique.
29:28– Écoutez Djokovic.
29:29– Vous me surprendrez.
29:30– Oui, oui, oui.
29:31– Écoutez Djokovic.
29:32– Les gens étaient assez tendus, je dois dire, à notre retour à l'hôtel.
29:40À un moment donné, ils nous ont même suggéré de ne pas rentrer,
29:43de trouver un endroit où dormir quelque part dans le coin pour la nuit.
29:46– Car il était déjà minuit passé, il y avait des bombes lacrymogènes,
29:54des voitures brûlées, et tout ce qui se passait dans la rue était vraiment dangereux.
29:58Donc c'était compréhensible.
30:00Et d'ailleurs, tout est fermé autour de notre hôtel, qui est près de l'arc de triomphe.
30:05Donc oui, au final, on a discuté, on a attendu un peu, puis on a décidé de partir.
30:10Finalement, tout s'est bien passé, on est arrivé à l'hôtel sans problème,
30:13mais c'était assez bruyant, beaucoup de choses se passaient à l'extérieur.
30:18– Mais c'était assez brûlant, avec beaucoup de choses qui se passaient au-delà de l'hôtel.
30:27– Vous savez, d'une certaine manière, c'était tentant de regarder ce qui se passait par la fenêtre.
30:34À un moment, la situation a dégénéré, mais c'est compréhensible que les gens soient si excités.
30:40Vous savez, cette ville remporte la Ligue des Champions pour la première fois.
30:42C'est l'une des villes les plus importantes au monde.
30:45Alors oui, tout le monde a fait la fête.
30:47Ce sera plusieurs jours de fête, j'en suis sûr.
30:49– Malheureusement, ce n'était pas que de la fête.
30:56– Ce n'était pas que de la fête.
30:57– Novak Djokovic, il a gagné 23 titres du Grand Schlem sous l'ère US Open.
31:02C'est le record, toute catégorie, depuis que l'US Open existe.
31:08– Il était contre le vaccin.
31:10C'est le plus grand joueur.
31:10– Vous assistez au procès public qui m'est fait, là.
31:13Vous êtes des moins, quand même.
31:15– Mais il était effectivement contre le vaccin.
31:18– J'ai apprécié son…
31:21– Bon, l'affaire Amra qui est absolument sidérante.
31:2624 Grand Schlem, j'ai dit 23, 24 Grand Schlem.
31:29Je rappelle que depuis 1983, masculin, nous n'avons qu'un titre de Grand Schlem.
31:36Un seul.
31:37Lui, il en a 24 tout seul.
31:39Nous, il n'y en a qu'un depuis Yannick Noir, on n'a pas gagné un titre du Grand Schlem.
31:42– Attendez ce qui va se passer d'hommes bientôt, là.
31:45– Où là ?
31:45– Bientôt, là.
31:46– La joueuse, là.
31:47– Attendez la joueuse.
31:48– Je parlais des hommes.
31:49– A priori, elle ne va pas se transformer en 48 heures.
31:52Mais elle est formidable, Madame Bois.
31:53– Attendez de voir, je ne sais pas.
31:54– Formidable, moi j'y étais cet après-midi, exceptionnelle.
31:57Exceptionnelle.
31:58Vraiment, tout le central était debout.
32:00Et elle sera en finale et on espère en finale.
32:03Bon, l'affaire Amra, si j'ose dire.
32:05Le détenu Mohamed Amra, dont l'évasion a coûté la vie à deux agents pénitentiaires en mai 2024,
32:10doit être extrait la semaine prochaine de sa prison ultra-sérurisée.
32:14Là aussi, on a l'impression qu'on marche sur la tête.
32:16Je vous propose de voir le sujet de Corentin Briot.
32:20Plus de 260 kilomètres, c'est la distance que Mohamed Amra devra parcourir
32:25entre son lieu d'incarcération à Condé-sur-Sarthe
32:28et le lieu de son audition au tribunal judiciaire de Paris.
32:32Un transferment ultra-sécurisé selon la justice, mais qui interroge,
32:35notamment Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur,
32:38qui aimerait que le détenu ne quitte pas la prison.
32:40Nos policiers, nos gendarmes, les agents de la pénitentiaire, peuvent risquer leur vie.
32:45Faire sortir des types aussi dangereux d'une prison,
32:47ce sont des risques majeurs.
32:49Donc il faut que nous n'y adaptions et qu'on entende soit que le juge se déplace,
32:53soit qu'il y ait une visioconférence.
32:55De leur côté, les syndicats pénitentiaires,
32:57qui demandaient également des interrogatoires en visioconférence,
33:01ne cachent pas leurs inquiétudes et leur colère.
33:03Nous sommes scandalisés.
33:05Si l'on peut comprendre les nécessités de la présence de l'individu à l'audience,
33:08le magistrat aurait pu se déplacer sur son lieu d'incarcération.
33:12C'est inadmissible envers nos collègues morts et blessés à Incarville.
33:15Mais le ministre de la Justice, Gérald Darmanin,
33:18veut rassurer sur cette extraction très encadrée de celui qu'on surnomme la mouche.
33:22C'est le ministère de l'Intérieur qui aura la responsabilité de ce transfert.
33:26Le fait, dans magnifiques conditions, que ce soit le GIGN ou le RAID,
33:29ce sont des hommes et des femmes d'un très grand courage.
33:32Et je sais qu'il ne se passera rien que la sécurité et l'autorité de l'État.
33:35Si l'on ignore encore les modalités du convoi,
33:38nos confrères du Parisien évoquent toutefois la possibilité d'un transferment par la route,
33:42par hélicoptère ou même un mix des deux.
33:45C'est beaucoup de moyens quand même.
33:46C'est pas ce que vous racontez, ce que ça va coûter.
33:48Dans une visioconférence, ça a coûté zéro.
33:50Je vous signale qu'il y a une nouvelle loi qui le prévoit.
33:53Oui, mais elle ne l'impose pas, la loi anti-narcôte.
33:55Ce que je veux dire, ce n'est pas une exigence hirsute.
33:58La nouvelle loi prévoit précisément dans ce genre de cas
34:01que j'y ai justement une visioconférence.
34:03Vous avez entièrement raison, mais ça laisse le choix au magistrat
34:05alors qu'on avait la possibilité de l'imposer.
34:07Mais pourquoi le magistrat fait-il ça ?
34:09Parce qu'il estime que le détenu peut mieux parler des conditions qu'il a en détention.
34:13Je lisais un article dans le Figaro d'ailleurs,
34:14où le détenu, lorsqu'il se déplace, a une parole plus libre
34:17et ça permet un contact humain.
34:18Voilà les motifs.
34:19Mais ça vous plaît que nous payons nos impôts,
34:23le voyage de M. Hamra ?
34:24Que ça coûte ce que ça coûte.
34:26Vous pensez que les gens du Raid, ils n'ont pas autre chose à faire ?
34:28Ça ne me plaît pas forcément, mais surtout je trouve ça très dangereux
34:30parce qu'il peut aussi s'évader à nouveau.
34:31Il l'a fait une fois dans des conditions spectaculaires.
34:33Je ne pense pas.
34:35Mais en revanche, si par exemple,
34:37s'il y a une attaque terroriste
34:39au moment où M. Hamra est transféré,
34:43les gens du Raid,
34:44ils ne pourront pas être sur cette attaque terroriste ?
34:45Parce qu'ils sont déjà là.
34:46Les moyens sont prolosos.
34:48Vous trouvez que c'est bien de mobiliser les gens du Raid ?
34:51Et puis c'est inquiétant de se dire aussi que désormais,
34:53il y a un grand banditisme qui est tellement organisé,
34:55tellement dangereux, tellement redoutable
34:56qu'on est obligé de mobiliser des moyens pareils pour un détenu.
35:00Ça en dit aussi long de l'évolution du narcotrafic en France.
35:02Si on ramasse, moi j'essaie parfois de...
35:05Je ramasse trois points.
35:07Un, le fait que le juge d'instruction,
35:11dans la mort de Naël,
35:14considère que le policier est responsable
35:17et va être poursuivi pour meurtre.
35:19Premier point.
35:19Deuxième point.
35:21Je regarde à quel point
35:23les jugements
35:25de ceux qui ont tiré sur des policiers
35:28sont vraiment dérisoires.
35:31Deuxième point.
35:32Troisième point.
35:33Le Raid est une variable d'ajustement
35:35pour les juges.
35:37Moi, je suis désolé.
35:38Ces trois points,
35:40en 48 heures,
35:42si vous êtes policier,
35:44vous êtes quoi ?
35:45Vous êtes quoi ?
35:46Vous êtes de la chair à canon ?
35:48Vous êtes quoi ?
35:49Non, mais sérieusement.
35:51Mais comment voulez-vous
35:52que les policiers en France
35:54soient mobilisés
35:55avec ces trois points
35:56que je viens de souligner ?
35:57Vous avez raison.
35:58Alors, pour être tout à fait complet,
36:00l'association professionnelle
36:03des magistrats instructeurs
36:04considèrent que dans le cas contraire,
36:07ce serait la vie des juges d'instruction
36:10qui serait mise en danger.
36:12Voilà la réponse du berger à la bergère.
36:15Je vous le signale pour être tout à fait complet.
36:17Le magistrat qui se déplace,
36:18c'est plus facile d'assurer sa sécurité.
36:19Écoutez, comme on ne sait pas
36:22d'où il va partir
36:23et quand il va partir exactement,
36:25j'ai peine à le croire,
36:27mais il était de...
36:27Pour la honnêteté,
36:29je vous indique...
36:29Mais pourquoi...
36:30Mais pardonnez-moi,
36:30il n'est pas obligé de se déplacer
36:32en visio ?
36:32En visio, il n'est pas en danger ?
36:34Mais en visio,
36:35les magistrats vont dire
36:36que ça altère le lien humain.
36:37Non, mais c'est une question idéologique.
36:39Altérer le lien humain
36:40avec M. Hamra
36:41qui a tué deux personnes
36:42et qui va finir
36:43tendu sa vie en...
36:43Ce sont des considérations idéologiques.
36:45Ne me demandez pas
36:46de plaider en faveur
36:48de ce point de vue,
36:48mais je voulais être prêt.
36:49Est-ce que pour la qualité de l'enquête,
36:50il vaut mieux pas l'avoir sous la main
36:51et de visu
36:52plutôt qu'en visioconférence ?
36:53Non, mais ça ne va pas changer grand-chose.
36:55Édouard Philippe,
36:55avec des amis comme ça,
36:56vous n'avez pas besoin d'élu.
36:59Édouard Philippe,
37:04c'est pas un point
37:04qu'il est appelé sur Macron.
37:05En fait, modérez votre expression.
37:07Pourquoi vous dites un point ?
37:08Parlez d'ingratitude, peut-être.
37:10En fait, je n'aime pas les gens,
37:12en général,
37:13qui ont travaillé avec quelqu'un
37:14et qui ont écrit...
37:15Il crache à soi.
37:15Je n'aime pas ça.
37:16Ça fait plus que travailler.
37:17Je n'aime pas ça.
37:18Macron a fait Édouard Philippe.
37:19Qui m'a fait prince ?
37:20Je n'aime pas ça.
37:21Je n'ai pas ce goût-là.
37:24Édouard Philippe...
37:24Ça arrive souvent en politique.
37:26C'est quand même...
37:27Ah oui !
37:28Non, mais vous avez raison.
37:28Vous avez raison.
37:29Je voudrais finir par tuer le père.
37:34Mais vous avez raison, Emmanuel Macron.
37:38Mais vous avez raison.
37:42Vous avez raison.
37:43Vous avez raison.
37:45Vous avez raison.
37:45C'est pour ça que...
37:47Vous avez raison.
37:48Je vous dis ça.
37:49Bon.
37:49Je trouve que ce n'est pas bien.
37:50Ce n'est pas terrible.
37:51Ce n'est pas très...
37:51Mais à l'arrivée,
37:52ceux qu'on trahissent,
37:53ce n'était pas...
37:54Ils n'ont pas forcément
37:55fait un travail exceptionnel
37:58ensuite lorsqu'ils ont eu le pouvoir,
38:00si vous me permettez.
38:01Je ne veux pas...
38:02Citer de nom,
38:05mais j'en ai deux ou trois
38:06auxquels je pense parfois.
38:08Bon.
38:08Ce n'est pas toujours très efficace.
38:10En revanche, Édouard Philippe.
38:11Édouard Philippe, lui, il tacle.
38:14Mais c'est normal.
38:14Il faut qu'il se positionne.
38:16Et il ne peut se positionner
38:17que contre Macron.
38:18Parce que les gens vont lui dire
38:19que tu as été macroniste,
38:20tu as été au pouvoir.
38:21Donc il n'aura de cesse
38:22de critiquer Emmanuel Macron.
38:24Écoutons-le.
38:24Je constate qu'Emmanuel Macron,
38:27après 2020,
38:28après la crise Covid,
38:29en tout cas après la première phase
38:30du Covid...
38:31C'est au moment où vous quittez
38:32le gouvernement ?
38:32L'élan réformateur de 2017 à 2020,
38:35il faut bien reconnaître
38:36qu'il s'est assez largement calmé.
38:38D'abord probablement
38:38parce qu'il préparait
38:39sa réélection en 2022.
38:40Et ensuite,
38:41parce qu'en 2022,
38:42au moment de l'élection présidentielle,
38:43on ne peut pas dire
38:44que le programme a été
38:44d'une clarté totale,
38:45que les engagements
38:46aient été d'une audace considérable.
38:50Absence de majorité en 2022,
38:52majorité relative,
38:53encore plus d'absence de majorité
38:55en 2024.
38:56On a donc un pays
38:57dont objectivement,
38:58il faut bien constater...
38:59Qui ne se passe rien.
39:01Qui ne se passe pas grand-chose.
39:03Attendez,
39:04soyons clairs.
39:05L'absence de majorité
39:06interdit,
39:08de fait,
39:09et chacun le constate,
39:10les grandes réformes
39:11dont nous aurions besoin.
39:12Quand je le dis,
39:13je ne m'en réjouis pas.
39:14Je ne suis pas du tout
39:15heureux de cette situation.
39:16Je la déplore très largement.
39:17Mais je la constate
39:18parce que, de fait,
39:19c'est ce qui est en train
39:20de se passer.
39:21Et donc,
39:21la France,
39:23elle fait des phrases,
39:26elle prend des initiatives législatives
39:27à travers une collection
39:28de propositions de lois
39:29qui sont individuellement
39:31intéressantes ou pas intéressantes.
39:33Mais il n'y a pas de grands projets,
39:35il n'y a pas de grands souffles,
39:36il n'y a pas de grandes réformes.
39:37Et personne,
39:38personne,
39:39Madame Salamé,
39:39ne pense une seconde
39:40dans ce pays,
39:41aujourd'hui,
39:42qu'on est en train
39:42de préparer l'avenir.
39:43D'abord,
39:45ce qu'il dit
39:45est factuellement vrai.
39:46Le moment où il y a eu
39:47le plus de réformes
39:48avec Emmanuel Macron,
39:49c'est Édouard Philippe
39:50durant les trois années.
39:51Il a beaucoup réformé,
39:52notamment d'un point de vue économique,
39:53qu'il y a eu pléthore de réformes,
39:55c'est vrai.
39:55Mais là,
39:56Édouard Philippe donne le sentiment
39:57qu'il a un bon bilan,
39:59ce qui n'est pas le cas.
40:00Le bilan d'Édouard Philippe,
40:01pardon,
40:02n'est pas bon.
40:02Il a beaucoup réformé,
40:03mais pour quel résultat ?
40:05Alors,
40:05d'un point de vue économique,
40:06ça peut se discuter,
40:07mais il a complètement mis de côté
40:08les questions liées à la sécurité,
40:10les questions liées
40:10à l'immigration.
40:11Édouard Philippe,
40:12c'est les 80 km heure,
40:13les gilets jaunes.
40:14La capitulation
40:16à Notre-Dame-des-Landes,
40:16pardon,
40:17mais ça,
40:17c'est capital.
40:18Il a capitulé
40:18à Notre-Dame-des-Landes.
40:20Il a creusé
40:21le déficit
40:22de plusieurs centaines
40:23de milliards d'euros.
40:24Le bilan d'Édouard Philippe,
40:26c'est ça.
40:26Il a déclenché,
40:28c'est quand même quelqu'un
40:29qui a déclenché
40:29les gilets jaunes.
40:31C'est extraordinaire.
40:33Mais c'est un pur techno.
40:35C'est un pur techno.
40:37Il est populaire.
40:39Il voulait
40:41fermer la France
40:43pendant le Covid.
40:44Il voulait fermer
40:45le puits du fou.
40:47Il voulait fermer
40:47le puits du fou.
40:49Et ça,
40:49c'est un crime
40:50de l'aise-majesté.
40:51Il a pour autant
40:54une certaine popularité.
40:55Et puis après,
40:56si jamais il veut être
40:56candidat en 2027,
40:57il a plutôt intérêt
40:58à se distinguer
40:59d'Emmanuel Macron
41:00s'il réfléchit
41:01en stratégie politique.
41:02Et il veut
41:02l'immigration de travail.
41:03Il veut faire rentrer
41:04encore plus de gens.
41:05Un mot de
41:06Loïse Boisson
41:07parce qu'elle était
41:08à Roland-Garros.
41:09Alors ça,
41:09c'est les belles surprises
41:10de Roland-Garros.
41:11Elle était une wildcard.
41:12Vous savez ce que c'est
41:13qu'une wildcard ?
41:13Une invitation.
41:14Une invitation.
41:15Une wildcard.
41:17Elle n'était pas
41:17suffisamment bien classée.
41:18C'est en quelle langue ça ?
41:20C'est en anglais monsieur.
41:21Ah oui, non.
41:21C'était pas évident.
41:22L'idée d'Amélie Moresmo.
41:24Exactement.
41:24Une wildcard.
41:27Elle n'est même pas
41:29passée par les qualifications.
41:31C'est des très belles histoires
41:32de Roland-Garros.
41:33Et elle est en demi-finale.
41:34Elle a été exceptionnelle.
41:35Ça ne provoque pas des meutes.
41:36Donc c'est très bien.
41:37Il n'y en aura pas
41:38même si elle gagne.
41:38Voilà.
41:39Il n'y aura pas des meutes.
41:39Ah non, même si elle gagne.
41:41C'est très bien.
41:42Donc on la félicite vraiment
41:44et on espère qu'elle va
41:45en demi-finale gagner.
41:47parce qu'en final,
41:49samedi,
41:49moi j'ai envie de la voir
41:50samedi après-midi
41:51sur le Central Court.
41:54Quoi, sur le cours central.
41:56En revanche.
41:57Complètement bilingue.
41:58On a compris l'activité
41:58du samedi après-midi.
42:00En revanche,
42:01je voulais vous parler
42:01de Nicole Croisi
42:02parce que je suis...
42:03Alors, est-ce que vous êtes fan
42:04de Nicole Croisi comme moi ?
42:05J'aime beaucoup, oui.
42:06Oui, j'aime beaucoup.
42:06J'écoute régulièrement ses chansons.
42:08Enfin, quelques-unes de ses chansons
42:09parce que c'est vrai
42:09que des tubes, entre guillemets,
42:11il n'y en a pas 50
42:11mais elle a de très très belles chansons.
42:13Alors, j'ai pensé ce matin
42:14à Claude Lelouch.
42:15Pourquoi ?
42:15Parce que c'est elle qui chante
42:17« Dabadabada »
42:18« Dabadabada »
42:19C'est elle qui chante.
42:20Mais Jean-Louis Trintignant est mort.
42:22Anouk Aimé est mort.
42:24Pierre Barou
42:25qui avait composé la musique
42:27non, qui avait écrit les paroles
42:29pardon, est mort.
42:30Francis Lé
42:31qui avait composé la musique
42:32est mort.
42:33Et Nicole Croisi
42:35qui interprétait la chanson
42:36est morte.
42:37Ben oui.
42:38Vous voyez l'Instagram
42:39de Claude Lelouch
42:40qui doit se sentir bien seul
42:41peut-être ce soir
42:431937
42:44Claude Lelouch
42:46Nicole
42:46sa voix si singulière
42:47a été le souffle de mes films
42:48« La musique de mes émotions
42:50ensemble nous avons créé
42:51des instants d'éternité
42:52son timbre unique
42:53donner vie aux images
42:54transformant chaque séquence
42:55en un moment de grâce. »
42:57Et puis Philippe Labrou
42:58avait également joué
42:59dans un film de Lelouch
43:00il avait joué
43:01dans « Le chat et la souris »
43:02avec Serge Reggiani
43:03et
43:04Michel Morgan
43:06Serge Reggiani
43:07et Michel Morgan
43:08et ils jouent
43:09alors je ne sais pas
43:10si c'est l'amant
43:11je ne me souviens plus
43:11de Michel Morgan
43:12ou l'ami de Michel Morgan
43:13je ne sais plus
43:14mais il est
43:15en 75 ou 76
43:17il y a Philippe Léotard
43:19qui est dans un de ses
43:19premiers rôles
43:20c'est un excellent film
43:22« Le chat et la souris »
43:24de Claude Lelouch
43:25mais je voulais vous faire écouter
43:26peut-être
43:27« Dabadabadada »
43:28écoutez quelques secondes
43:29mais après je vais vous faire écouter
43:30un truc incroyable
43:30écoutez
43:31« Dabadabadada »
43:32alors c'est pas
43:56« Dabadabadada »
43:58comme j'entends parfois
43:58« Dabadabadada »
44:00mais
44:00Nicole Croisi
44:01a fait une chanson
44:02qui s'appelle
44:03« Je ne veux que de l'amour »
44:05« Je ne suis que de l'amour »
44:06« Je ne suis que de l'amour » »
44:08et vraiment
44:08ce matin
44:10on l'a déjà entendu
44:10mais c'est des paroles
44:12de Pierre Delannoy
44:13on est en 1975
44:14et quand on dit que
44:15la chanson
44:16reflète parfois
44:18une époque
44:18ce que vous allez entendre
44:20est
44:20au-delà de ce qu'on imagine
44:22qu'on puisse entendre
44:23c'est-à-dire qu'on peut même pas
44:26aujourd'hui diffuser ça
44:27même le penser
44:29donc c'est une femme
44:30amoureuse
44:30qui est prête à tout
44:32c'est l'esclave
44:33quasiment de son mari
44:34d'ailleurs c'était la chanson
44:35qui avait été écrite
44:36pour Histoire d'eau
44:37Histoire d'eau
44:38qui est un film
44:39que vous connaissez
44:39qui était sur les écrans
44:40une sorte de relation
44:42maître-esclave
44:44entre un homme et une femme
44:45et
44:46« Je ne suis que de l'amour »
44:48écoutez
44:48ce que dit
44:49ce que chante
44:50Nicole Croisi
44:51de son amant
44:53il me parle aussi
44:56par la foi
44:57comme un chien
45:00qui me fait mal
45:03il me parle
45:05mais je deviens
45:09car je suis
45:12de l'amour
45:14avec lui
45:19je ne suis que de l'amour
45:24c'est ma seule vérité
45:31je n'ai qu'une liberté
45:36mais je ne suis que de l'amour
45:41je suis faite pour donner
45:46je n'ai rien à demander
45:52je n'obéis qu'à sa loi
45:57que son désir
46:00quelle voix
46:03pourquoi j'aime la chanson française ?
46:06pour ça
46:06c'est des instantanés
46:07qu'est-ce qui est mieux
46:09qu'une chanson
46:09reflète une chanson ?
46:10oui enfin
46:10à la décharge
46:11de Pierre Delannoy
46:12il le fait
46:14pour illustrer
46:16une histoire
46:17sur des relations
46:18sadomasochistes
46:19histoire d'eau
46:21ce sont des relations
46:21sadomasochistes
46:22donc on comprend davantage
46:24il n'a pas fait ça
46:25pour raconter une histoire d'amour
46:26donc circonstance
46:28plus qu'atténuante
46:29elle n'a quasiment chanté
46:31que ses histoires d'amour
46:32par ailleurs
46:32elle ne parle que d'amour
46:34pour sa chanson
46:35téléphone-moi
46:35qui est la plus connue
46:36mais un homme et une femme
46:37parle-moi de lui
46:38Emma
46:38moi j'adore Emma
46:39elle n'a chanté que l'amour
46:40Emma c'est Emma Bovary
46:42Emma
46:43on peut écouter
46:45quelques notes de Emma
46:46c'est formidable
46:47Emma
46:48je m'appelle
46:51Emma
46:53je ne sais pas
46:57si j'aurais aimé
47:00Emma
47:00aussi forte comme moi
47:05quelle voix
47:05magnifique
47:06je m'appelle
47:07Emma
47:09alors
47:11aime-moi
47:12et c'est une des plus belles
47:14je ne sais pas si mon micro est ouvert
47:15c'est une des plus belles versions
47:17j'aurais voulu être un artiste également
47:19elle a chanté Léo aussi
47:21Julien Pasquet m'envoie des messages
47:23parce qu'il ne comprend pas
47:24qu'étant si jeune
47:25j'écoute Nicole Croisi
47:25il n'a aucun goût
47:27c'est effrayant
47:28pardon
47:28sa voix est sublime
47:29ses textes sont magnifiques
47:31c'est dramatique
47:32de n'avoir aucun goût
47:33comme ça
47:33mais que Julien Pasquet
47:39ait aucun goût
47:40c'est en matière musicale
47:43voilà
47:43lui ce qu'il écoute
47:44c'est allez Paris
47:45c'est une chanson
47:47comme une autre
47:47pas de manque de respect
47:51me dit Benjamin
47:52elle est magnifique
47:54cette chanson
47:54vous allez parler de Philippe Labreau
47:56oui
47:56on en reviendra
47:57en fin d'émission
47:58mais ce qui s'est passé
47:59une nouvelle fois au tribunal
48:00aujourd'hui
48:00est juste hallucinant
48:01c'est à dire qu'il y a
48:02procureur qui demande
48:03mandat de dépôt
48:04mandat de dépôt
48:05mandat de dépôt
48:05même pour 3 mois
48:06il n'y en a pas un à l'arrivée
48:07mais je pense qu'il nargue le pouvoir
48:09pas un à l'arrivée
48:10c'est possible
48:11la question qu'on se pose
48:11sur Darmanin
48:13c'est à dire que
48:14Gérald Darmanin
48:15ayant demandé
48:16des sanctions plus fortes
48:18je m'aperçois ce soir
48:19qu'elles sont plus faibles
48:20bien sûr
48:20donc je peux imaginer
48:22je pense que je peux imaginer
48:23bien sûr
48:23que les magistrats narguent
48:25mais ce qui est intéressant
48:26pas tous
48:27puisqu'il y avait un procureur
48:28qui demandait des mandats de dépôt
48:29mais c'est pourquoi
48:30je parle des juges
48:31et qui demandait
48:32qu'ils aillent en prison
48:33même pour 3 mois
48:34zéro en prison
48:35zéro
48:36c'est la loi du microcosme
48:38extraordinaire
48:38exactement
48:39on dirait qu'ils font exprès
48:41pour nous alimenter tous les soirs
48:42ils vous font le programme
48:44de l'émission
48:44franchement
48:45on a qu'à se baisser ensuite
48:46on n'est pas devenu assez fou
48:48pour penser que c'est pour nous
48:49bien sûr
48:50c'était une petite plaisanterie
48:52Pascal
48:52Arnold Carr a été à la réalisation
48:54David Pennellier
48:55a été à la vision
48:56merci à Greg Pocidalot
48:57merci à Benjamin Aneau
48:59bien sûr à Lucas Consalves
49:00Félix Perola
49:01toutes ces émissions
49:01sont à retrouver
49:02sur cnews.fr
49:04et tendre pensée
49:05pour la famille
49:05bien sûr de Philippe Françoise
49:07ses enfants
49:08à demain
49:10Sous-titrage Société Radio-Canada
49:121
49:131
49:142
49:141
49:152
49:152
49:161
49:171
49:171
49:172
49:181
49:191
49:191
49:202
49:212
49:211
49:221
49:233
49:231
49:252
49:251
49:252
49:261
49:262
49:271
49:282
49:281
49:292
49:291
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49:311
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49:332
49:332
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