- il y a 3 heures
Marc Fesneau, député du Loir-et-Cher et président du groupe Démocrates à l'Assemblée nationale, était l'invité de « Questions politiques », dimanche 3 mai.
Retrouvez « Questions Politiques » tous les dimanches à midi sur France Inter et sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/questions-politiques
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00:01Générique
00:11Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Questions politiques.
00:15Il y aura peut-être ce soir une candidature de plus pour 2027.
00:18Jean-Luc Mélenchon pourrait être désigné dès aujourd'hui par la France insoumise
00:22pour prendre le départ de la course à l'Elysée une quatrième fois.
00:26Candidat déclaré, candidat potentiel, la liste est déjà longue, vous la connaissez.
00:30François Hollande, Bernard Cazeneuve, Manuel Valls, Gabriel Attal, Edouard Philippe, Bruno Retailleau
00:35et puis au Rassemblement National, dans l'attente du jugement du 7 juillet, Jordan Bardella et Marine Le Pen.
00:42Tout à gauche et tout à droite, aux extrêmes, la situation est donc à peu près claire.
00:46Entre les deux, c'est la grande recomposition du paysage politique.
00:49Alors que veulent y porter ceux qui estiment qu'ils sont le centre ?
00:53Comment peser sur les programmes ? Y aura-t-il un candidat centriste ?
00:57Pour en parler ce dimanche, Marc Fénaud est en direct avec nous.
01:00C'est le président du groupe Les Démocrates à l'Assemblée Nationale.
01:03Il est député du Loir-et-Cher.
01:05Une émission sur France Inter, France Info, le canal 16 de la télé
01:08et en partenariat avec le journal Le Monde.
01:11Nous sommes ensemble jusqu'à 13h.
01:13France Inter.
01:15Question politique.
01:17Alexandra Bensaï.
01:20Bonjour et bienvenue Marc Fénaud.
01:21Bonjour.
01:22Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:24J'aurais dû ajouter que vous êtes aussi le premier vice-président du Modem.
01:27Ça c'est le parti de François Bayrou qui lui a déjà été trois fois candidat à la présidentielle.
01:33Est-ce qu'il le sera une quatrième fois ?
01:34Évidemment, ça viendra peut-être quelque part durant cette question.
01:38À mes côtés pour vous interviewer, je les salue, Brigitte Boucher de France Télévisions.
01:44Bonjour Brigitte.
01:44Bonjour Alexandra, bonjour Marc Fénaud, bonjour à tous.
01:47Avec vous tout à l'heure, on fera le portrait de Marc Fénaud.
01:50Et oui, Marc Fénaud, un homme discret qui cache peut-être une ambition.
01:53Et Françoise Fressos du journal Le Monde est également en plateau.
01:56Bonjour Françoise.
01:57Bonjour à toutes et tous.
01:58Vers 12h50, la séquence France 2027, ça se rapproche de plus en plus.
02:02C'est toujours l'idée de se centrer sur une question qui sera au cœur des débats.
02:06Et ce dimanche ?
02:07L'Europe évidemment, l'Europe en laquelle le Modem, les centristes ont tellement cru.
02:10A-t-elle encore un avenir alors que les régimes autoritaires patous s'affirment et que l'allié américain est
02:17en train de flancher ?
02:18Et d'abord Marc Fénaud, nous allons dérouler un peu d'actualité.
02:22Cinq minutes entre quatre yeux avant d'ouvrir la conversation.
02:26Dans le Cher, une free party est toujours en cours.
02:28C'est comme une rêve-party, mais c'est gratuit une free party.
02:31Encore 17 000 personnes, fans de techno, étaient rassemblées ce matin sur un terrain militaire jugé dangereux.
02:37Les organisateurs ont choisi la ville de Bourges car c'est le lieu de naissance du ministre de l'Intérieur,
02:42Laurent Nunez, qui vient d'ailleurs de survoler la zone.
02:45Les organisateurs de cette fête libre veulent justement protester contre une proposition de loi déjà votée à l'Assemblée
02:52qui va arriver au Sénat et qui vise à pénaliser ce type d'événement.
02:56Marc Fénaud, vous, qu'est-ce que vous dites au tofeur ?
02:59Bon, je dis deux choses. La première, c'est qu'on a le droit, je comprends tout à fait, le
03:03concept qui décide de pouvoir se réunir gratuitement,
03:06qu'il n'y ait pas d'enjeu d'argent et que des jeunes puissent se réunir avec les musiques
03:09qui sont celles de leur époque et de leur choix
03:11et donc pas de difficulté avec ça. La difficulté, c'est pas tant, vous parlez d'organisateurs, c'est pas
03:16tant qu'ils se réunissent,
03:17c'est de ne pas trouver de responsable.
03:19Et la difficulté de ce genre d'événement, c'est qu'au fond, quand il y a des incidents, quand
03:23il y a des dégradations...
03:25Pour l'instant, tout se passe bien là-bas. Sauf un obus découvert en bord du terrain.
03:28Vous en parlerez probablement au maire de la commune, aux agriculteurs voisins, de voir ce qu'ils vont retrouver demain
03:34matin,
03:35après-demain ou dans quelques jours sur le terrain considéré terrain militaire ou aux abords du terrain militaire.
03:40Donc le sujet n'est pas d'interdire ce type de manifestation, c'est de dire, quel est le responsable
03:44?
03:45Qui se sent en responsabilité de rendre le terrain dans le même état que celui qu'il a trouvé ?
03:49Je rappelle qu'ils sont par ailleurs, même si je sais que c'est obsolète toute notion comme celle-là,
03:54mais c'est un terrain qui ne leur appartient pas. On est sur le terrain d'autrui.
03:57C'est une violation stricte de la propriété privée.
04:01Mais disons que c'est une free party et que ça fait partie du concept.
04:04Mais par ailleurs, qu'on vienne dégrader et qu'on n'est pas de responsable à mettre en face de
04:09cette dégradation
04:10et qu'au fond, chacun dise que c'est libre. Alors comme c'est libre, c'est libre aussi de
04:12responsabilité.
04:13Mais là, vous êtes déjà sur les conséquences-là. C'est le texte de loi.
04:16C'est ça ce que cherche à faire le texte de loi. Pardon.
04:18Vous êtes co-signataire de cette proposition qui a été portée par Laetitia Saint-Paul.
04:24Du groupe Horizon, ce n'est pas quelque chose qui vient interdire les rêves parties.
04:27C'est quelque chose qui vient dire qu'on a besoin d'avoir des responsables.
04:30La liberté s'arrête quand on vient nuire aux autres.
04:34Il est très ferme ce texte. Il prévoit une peine de 6 mois d'emprisonnement
04:37et de 30 000 euros d'amende pour sanctionner les organisateurs.
04:42Certains disent que c'est de la répression.
04:44C'est de l'autoritarisme plus que de la sécurité.
04:46Dans ce genre de manifestation, vous êtes sur des organisations ou des organisateurs.
04:51D'ailleurs, c'est le principe même des rêves parties ou des free parties,
04:54c'est de ne pas avoir de responsables.
04:56Ils ont décidé d'aller sur un terrain militaire avec manifestement du matériel militaire dormant,
05:00si je peux dire, dormant, qui peut exploser à tout moment.
05:02Si demain matin ou ce soir, ce que je ne souhaite pas évidemment,
05:05et c'est le rôle des forces de l'ordre qu'il faut saluer dans cette affaire-là,
05:08quelque chose explose, qui va être responsable pénalement ?
05:11Qui va être responsable juridiquement ? Personne.
05:13Mais si tout se passe bien, si vous pénalisez les organisateurs et les participants...
05:18Vous ne pouvez pas à la fois dire, j'organise une grande manifestation sportive,
05:20des Jeux olympiques, des rencontres sportives de foot sur tous les terrains de France et de Navarre,
05:24tous les week-ends, dire j'ai besoin d'un responsable, d'un organisateur.
05:27Qui tient la buvette ? Il faut une licence 4.
05:30On vérifie les circuits d'argent.
05:32Et dans ce simple événement-là, dire qu'il n'y a pas de responsabilité,
05:35c'est tellement libre que c'est libre d'aucune responsabilité.
05:37Non, il faut un peu de responsabilité.
05:38Ça ne vient pas obéirer. Ce que je comprends est que j'ai passé l'âge de passer pour un
05:44jeune, largement,
05:45et donc je ne veux pas donner le sentiment que je viens obéirer cette volonté-là de liberté.
05:49Mais enfin, il y a une partie de responsabilité.
05:51C'est assez de cette société où au fond, personne ne veut jamais prendre de responsabilité.
05:54C'est des forces de l'ordre qui sont pleinement mobilisées.
05:56Jusque dans mon département du Loir-et-Cher, j'ai des gendarmes qui sont mobilisés
05:59pour encadrer une manifestation qui n'a pas été prévue.
06:03Quand vous avez des manifestations...
06:04600 gendarmes, 14 points de contrôle.
06:05Mais oui, mais c'est des gendarmes qui ne sont pas par ailleurs sur d'autres secteurs
06:08et pour contrôler d'autres méfaits.
06:11Et donc je pense qu'il faut que chacun prenne ses responsabilités.
06:14C'est le sens de ce texte de loi.
06:16Vous avez entendu les partisans de ce genre de fait,
06:18les acteurs de la musique électronique qui ne sont pas du tout d'accord avec le niveau.
06:22Moi je pose une question simple, s'il y a de la dégradation, qui paye ?
06:25C'est ça ma question.
06:26Et à la question que je pose, il n'y a pas de réponse depuis des années,
06:29pour ne pas dire des dizaines d'années.
06:30C'est un problème.
06:32Donc ça c'est la conséquence.
06:33Mais le texte, il est délamant.
06:35La conséquence de ne pas avoir de responsable et de laisser faire comme ça,
06:38c'est que vous avez des dégradations.
06:41Dans la plupart des cas, vous demanderez à tous les voisins
06:43qui ont assisté à ce genre d'événement,
06:45avec des feux, des incendies, des dégradations de parcelles agricoles,
06:49des dégradations de forêts,
06:50parfois sur des zones y compris qui sont des zones protégées.
06:52Tout ça n'a pas d'importance parce qu'on serait libre.
06:55La liberté quand même s'arrête au moment où on nuit à l'autre.
06:58C'est dans l'article 4, je crois, de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
07:01Faire respecter la déclaration des droits de l'homme et du citoyen,
07:03ce n'est quand même pas quelque chose d'invraisemblable dans une démocratie.
07:06Je crois qu'on a compris, Marc Fénon, votre point de vue sur les free parties.
07:10On passe à une préoccupation plus quotidienne des Français
07:12après deux mois de conflit au Moyen-Orient, c'est le prix du pétrole.
07:16Depuis hier, on connaît les conditions exactes pour bénéficier de l'indemnité carburant.
07:20C'est une aide de 50 euros pour les grands rouleurs aux revenus modestes.
07:24Ça ferait environ 3 millions de personnes.
07:25Ce dispositif, Sébastien Lecornu, il l'a annoncé le 22 avril.
07:29Il a donc été publié au journal officiel hier, le 2 mai.
07:32Il sera accessible d'ici la fin mai sur le site des impôts.
07:36On peut appeler ça une politique à petits pas quand même.
07:39Ce n'est pas à petits pas.
07:40On nous reprocherait de mettre en passe un dispositif s'il n'était pas cadré et bordé
07:44pour vérifier que ceux qui sont bénéficiaires sont bien ceux qui sont la cible du dispositif tel qu'il a
07:48été prévu.
07:48Donc qu'il faille un mois pour mettre en place un dispositif comme celui-là, ça ne me paraît pas
07:53invraisemblable.
07:53Deuxième élément, comme vous l'avez compris, le gouvernement et Sébastien Lecornu singulièrement,
07:57ils ont eu raison de le faire à décider de mettre en place un dispositif ciblé.
08:00Pourquoi ?
08:01D'abord parce qu'on ne sait pas, on en reparlera peut-être ce que va devenir ce conflit,
08:06les aternoiements, je ne sais pas comment les qualifier,
08:08en tout cas les prises de position erratiques du président des États-Unis, Donald Trump.
08:12Et donc on a besoin d'avoir une visibilité que nous n'avons pas aujourd'hui.
08:14Et deuxième élément, il faut dire les choses comme elles sont,
08:16nous n'avons pas la capacité financière à faire une politique tout azimut de chèques.
08:20La dernière fois que ça a été fait, c'était au moment de la crise ukrainienne,
08:23c'est entre 6 et 8 milliards d'euros qui ont été mis sur la table.
08:26Autant qui a été mis dans la dette.
08:28Parce que quand on dit on va donner 6 milliards d'euros aux Français,
08:318 milliards d'euros, comme il n'y a pas de cagnotte cachée,
08:33c'est 6 milliards ou 8 milliards d'euros qui viendront gonfler la dette.
08:36Et les mêmes viendront nous dire qu'après la dette augmente.
08:38Dans votre circonscription, est-ce que c'est une politique à petits pas ?
08:41Vous nous dites que c'est bien pensé, vous êtes d'accord avec la politique ciblée.
08:44Ça nécessite d'être ajusté en continu.
08:46Mais ça fait déjà deux mois que le conflit dure.
08:48Comme vous dites, on ne voit pas le bout de ce conflit.
08:49Qu'est-ce qu'ils vous disent les Français dans votre circonscription ?
08:52Est-ce que vous voyez un risque d'explosion sociale, de colère type gilet jaune ?
08:56Parce que, mine de rien, ils ont besoin tous les jours, eux,
08:59ces gros rouleurs, au revenu modeste, de prendre leur voiture.
09:01C'est pour ça qu'il y a un dispositif.
09:03Parce que je sens bien que dans l'opinion et dans la population, le premier mois,
09:06on peut dire, bon, on va passer ce premier mois.
09:08Et que petit à petit, les uns et les autres rognent sur qui les vacances ou les congés,
09:13qui tel ou tel déplacement personnel, de nature personnelle.
09:16Et donc, on a besoin, pour les gros rouleurs,
09:18c'est-à-dire ceux qui font plus de 30 km aller-retour,
09:20c'est ça la base du dispositif, par jour,
09:23de pouvoir leur apporter une aide qui leur permettra de soulager le surplus
09:26lié à l'augmentation du carburant.
09:2850 euros, ça fait, je faisais le calcul en venant jusque chez vous,
09:31ça fait à peu près l'équivalent de l'augmentation sur 3 ou 4 pleins pris en charge.
09:36On peut dire sur un mois ?
09:37Oui, on peut dire sur un mois.
09:38Et donc, je trouve que c'est plutôt un dispositif qui est calibré.
09:42Après, ne nous faisons pas le reproche collectivement d'essayer d'ajuster au fur et à mesure.
09:45On a les agriculteurs, on a les pêcheurs, on a les artisans,
09:49on a eu les chefs d'entreprises qui tiennent des entreprises de transport.
09:53Il faut qu'on essaye d'ajuster, mais dans la limite qui est celle quand même d'argent que nous
09:57n'avons pas.
09:57Et donc, il faut qu'on essaye d'être raisonnable.
09:59Qui doit payer ? Vous connaissez le débat sur Total.
10:01On a à la fois les prix qui grimpent à la pompe,
10:04et puis les bénéfices de Total au premier trimestre, plus 51% du bénéfice net.
10:08Ça a fait bondir.
10:10Certains disent que Total est une fierté nationale,
10:12d'autres disent que c'est un profiteur de guerre.
10:15Est-ce qu'il faut taxer Total ?
10:16Est-ce qu'il faut qu'il aille plus loin dans son plafonnement ?
10:20Parce qu'il a annoncé, Sébastien Lecornu appelle à un plafonnement généreux des prix à la pompe.
10:26Qu'en pensez-vous ?
10:26D'abord, sans qu'on lui demande vraiment quoi que ce soit,
10:28Total a décidé dès le début de la crise de plafonner ses prix.
10:32C'est le seul qui les fait.
10:32À moins de 2 euros ?
10:33Oui, à moins de 2 euros sur le gasoil, sur le diesel et sur le super.
10:37Le gasoil juste au-dessus de 2 euros.
10:38Voilà, juste au-dessus de 2 euros pour le gasoil.
10:41Au fond, ils ont décidé, ils ont bien vu qu'il fallait qu'ils fassent leur part de l'effort
10:44qui devait être nécessaire.
10:45Deuxième élément, on est dans un pays où en permanence on tape sur nos fleurons.
10:49On adore taper sur les fleurons industriels ou les fleurons économiques.
10:52On peut à la fois dire qu'on reconnaît la puissance de Total, le fait que ce soit un fleuron,
10:56et que ça participe d'ailleurs de notre souveraineté énergétique, de ce point de vue-là.
11:03Et deuxième élément, de regarder dans quelle mesure il y a du super profit ou il y a des marges
11:07qui sont indus,
11:08qui seraient mises sur la table, et c'est là le travail qui est à faire aussi par les services
11:11de la DGCCRF,
11:12et à ce moment-là, de réclamer notre dû.
11:14Mais Total a une situation particulière parce qu'ils sont à la fois foreurs, extracteurs,
11:17ils sont raffineurs et ils sont distributeurs.
11:19Et parfois pour le compte de tiers.
11:21Donc quand on parle de bénéfices supplémentaires, est-ce que c'est sur les Français ou c'est sur d
11:26'autres ?
11:26C'est ça la question qu'il faut regarder.
11:27Et je ne sais pas, ça serait peut-être intéressant d'ailleurs de savoir, le coût du plafonnement pour Total.
11:32Qu'il y ait une mise à contribution à un moment ou à un autre qui soit demandée,
11:35moi je n'ai pas, d'ailleurs le Premier ministre n'a pas fermé la porte,
11:37mais en permanence se chercher un bouc émissaire.
11:39Le vrai bouc émissaire, les boucs émissaires c'est ceux qui ont décidé de cette guerre de façon complètement incongrue,
11:43et qui ont décidé sans savoir quel était leur objectif de guerre.
11:46Le Premier ministre dit peut-être que Total peut faire peut-être un effort un peu plus important sur le
11:51plafonnement,
11:51c'est-à-dire de ne pas aller juste en dessous de 2 euros, mais peut-être aller un peu
11:56plus en dessous.
11:56Est-ce que vous appuyez ou pas ?
11:57Oui, je trouve que c'est à Total de faire en sorte d'aller à la limite,
12:01on ne peut pas vendre à perte en France, d'ailleurs en général, mais on ne peut pas vendre à
12:05perte.
12:05Donc dans la limite de cette bordure-là, il me semble que Total peut peut-être regarder ce qu'il
12:09peut faire en plus.
12:10Mais reconnaissons que depuis 2 mois, Total l'a fait.
12:13Vous allez sur toutes les pompes, les pompes Total, je ne veux pas faire de la promotion pour eux,
12:15mais enfin vous parlez de Total, alors je réponds sur Total.
12:18Reconnaissons que c'est eux qui ont le plus plafonné leur carburant.
12:20Quand même, Total, plus 50% de bénéfices au premier trimestre par rapport à l'année dernière.
12:25Forcément, ils se sont enrichis sur cette crise, on ne peut pas le nier.
12:28Mais c'est au niveau mondial.
12:30C'est au niveau mondial.
12:31Il y a une proposition de loi socialiste qui a été déposée, notamment Boris Vallaud en a parlé,
12:37qui vise à taxer en moyenne les bénéfices qui seront au-delà de 20% sur 3 exercices.
12:42Est-ce que vous pourriez la voter, cette proposition de loi ?
12:45D'abord, on a une maladie française, c'est un président de groupe, ancien ministre des Relations à le Parlement
12:49qui vous le dit,
12:50c'est de faire des lois.
12:51Quand vous faites une loi, le temps de voter une loi, vous savez, le temps moyen d'une loi, même
12:54en procédure accélérée,
12:55c'est entre 6 et 12 mois.
12:57Bon, c'est très sympathique d'aller dire aux Français, attendez, c'est très déclaratif tout ça, c'est très
13:02totémique.
13:03On fait semblant de, si tant est, que la loi soit votée.
13:06Donc je trouve que ce n'est pas opérant par rapport à la réalité de nos concitoyens.
13:09Je préfère avoir le dispositif qui a été disposé sur la table par le Premier ministre,
13:13qui lui est opérant plutôt qu'une loi sur des profits qu'on ne saura pas qualifier
13:16et qu'on ne saura pas qualifier et distinguer entre les profits nationaux et les profits internationaux.
13:20C'est vrai qu'en plus, on ne peut pas taxer à l'international.
13:21Si sur les 2 ou 3 milliards de profits supplémentaires, il y en a 2,8 milliards qui sont à
13:25l'extérieur de nos frontières.
13:26Qu'est-ce qu'on dit ?
13:27Donc ça veut dire qu'en fait, on est impuissant, finalement.
13:29Non, on n'est pas impuissant, puisque la preuve, on met en place un dispositif.
13:31Par contre, la vérité m'oblige à dire que nous ne sommes pas en situation, nous tout seuls,
13:36de faire en sorte, parce que le seul sujet, c'est qu'on arrive à faire baisser les prix du
13:39pétrole.
13:39Et là, c'est la question de l'impuissance collective que nous avons face à un conflit
13:42que personne n'arrive à maîtriser, pas même les auteurs de ce conflit, d'ailleurs.
13:45Il y a quand même une initiative européenne.
13:47L'Italie, l'Allemagne, l'Autriche, l'Espagne, le Portugal ont demandé, au fond, à l'Europe
13:52d'étudier l'établissement d'une taxe européenne sur les super-profits pétroliers.
13:56Et est-ce que vous, qui êtes un pro-européen, vous dites que c'est peut-être la voie ?
14:00Moi, je trouve que dès lors qu'on parle de fiscalité, plus on le fait au niveau européen,
14:03pardon, je vous ai coupé, mais plus on le fait au niveau européen, plus c'est opérant.
14:06Parce que sinon, il y a des effets d'évitement que chacun connaît.
14:07Donc ça, vous ne fermez pas la voie ?
14:08Non, non, non, je trouve que... Mais c'est un sujet global, d'ailleurs.
14:11Quand on a évoqué l'affaire de la taxe du Kman, le problème de la taxe du Kman,
14:15si c'est au niveau mondial, il n'y a pas de sujet.
14:17Si c'est au niveau que français, ça en fait fuir tous les autres.
14:19Bon, donc il faut qu'on essaie de regarder sur la fiscalité.
14:22Dieu sait s'il y a des besoins d'harmonisation sur la fiscalité européenne.
14:25Et donc s'il y a la capacité au niveau européen de regarder ça,
14:28quels sont les superfois qui sont faits par les uns ou par les autres ?
14:30Nous ne nous acharnons pas que sur Total, par les uns ou par les autres.
14:33Il y a les distributeurs, il y a les raffineurs, et tout le monde n'est pas Total, si je
14:36peux dire.
14:37Et à ce moment-là, on pourrait éventuellement regarder les choses.
14:39Donc on n'y va pas tout seul ?
14:40Mais ça ne sert à rien d'y aller tout seul.
14:42En tout cas, sur la fiscalité, ça ne sert à rien d'y aller tout seul.
14:44Est-ce qu'il ne faut pas baisser les taxes sur le carburant ?
14:47Le Rassemblement National en parle beaucoup, mais ce matin, sur France Info,
14:52Agnès Sévren, sénatrice Les Républicains, disait qu'il fallait baisser les taxes.
14:56Il y avait trop de taxes sur les carburants par rapport à nos voisins européens,
14:59si bien qu'il y a des gens qui vont faire leur plein en Espagne ou à l'étranger.
15:02Le système fiscal français global, il est basé sur une fiscalité des carburants qui est assez élevée.
15:07Donc ça marche très bien, ce système-là, si on sait où on fait des économies pour équilibrer le budget.
15:11C'est le choix qu'on a fait depuis des lustres d'avoir une fiscalité sur les carburants
15:14qui est plus élevée que dans d'autres pays européens.
15:16Est-ce qu'il faut remettre ça en question ? Est-ce qu'il faut se poser la question ?
15:19Oui, mais on ne va pas le faire là dans l'urgence de la crise.
15:22Il y aura d'autres crises, Marc-Léon.
15:23Oui, mais qu'on ait besoin de se poser...
15:27Est-ce qu'en soi, les taxes sur les carburants sont trop élevées ?
15:30Parce qu'on est tous à dire qu'il faut faire une transition du fossile vers l'électrique
15:33et vous êtes en train de me dire qu'il faut encourager le fossile.
15:35Parce que si vous baissez la taxe sur les carburants, vous encouragez le fossile.
15:38Donc vous préparez les futures crises parce que vous dites continuez comme ça
15:41puisque de toute façon le prix du carburant sera...
15:43On le baisse, j'entends les Indiens dire on va le baisser de 50 centimes.
15:45Ça va rendre attractif donc le prix du fossile et puis le jour où ça remonte, on aura un problème.
15:50Et c'est de l'argent par ailleurs indistinctement distribué.
15:53Quand vous dites faire baisser les taxes, comment je choisis celui qui a les moyens un peu de faire face
15:57et celui qui n'en a pas du tout la capacité ?
16:00Et deuxième élément, je serais curieux de savoir comment vous vérifiez que cette baisse des taxes
16:04elle se répercute à la pompe intégralement.
16:06Parce que quand on l'a fait, le risque...
16:07On l'a fait dans la restauration, ça n'a pas fonctionné.
16:09On nous avait beaucoup vendu qu'on allait baisser la TVA et qu'on allait le voir dans le prix
16:13des repas
16:13et la vérité oblige à dire que ce n'est pas ce qui s'est passé.
16:16Bon, donc cette baisse aveugle est inopérante et par ailleurs à mon avis pas du tout dans la trajectoire qu
16:22'il faut trouver.
16:22Question de François Sressos.
16:23Toutes ces questions, elles s'inscrivent dans un contexte qui est quand même très préoccupant.
16:27On voit croissance zéro au premier trimestre, retour de l'inflation.
16:30Est-ce que vous dites qu'on est à un tournant dans ce conflit pétrolier ?
16:34Est-ce qu'on a vraiment un risque aujourd'hui de stagflation ?
16:37Et donc au fond un décor pour l'élection présidentielle qui devient extrêmement noire ?
16:41Peut-être un peu tôt pour le dire, mais en tout cas les nuages sombres s'accumulent.
16:45On ne va pas dire le contraire.
16:46Parce que quand vous avez une croissance qui est aussi affaiblie et qui va se contaminer,
16:49cette baisse de croissance à l'ensemble du monde,
16:51et par ailleurs une inflation, parce que là on est sur les carburants,
16:54mais les carburants ils produisent les plastiques, les emballages, ils produisent les engrais.
16:57Enfin les agriculteurs en savent quelque chose, ceux qui nous écoutent le savent.
17:00Bref, tout ça va avoir un effet inflationniste.
17:02D'ailleurs il y a eu quelques révisions déjà à la hausse de la façon...
17:04Le budget 2026 il est par terre ?
17:06Non il n'est pas par terre, mais ça va nécessiter en cours d'exécution budgétaire.
17:10Et je sais que le Premier ministre Cornu y est très vigilant.
17:13C'est qu'en cours d'exécution il va falloir qu'on fasse des économies,
17:14parce que ça ne tiendra pas sinon.
17:16Et donc oui il y a un grand risque systémique si la crise dure.
17:20Alors ce qui est un peu incompréhensible, c'est qu'elle existe aussi aux Etats-Unis,
17:23cette crise qui est en train de naître.
17:24Et ce qui est un peu hallucinant, si je vous permettez cette expression,
17:27c'est que le Président des Etats-Unis continue à laisser faire
17:29et à souffler sur le chaud et le chaud, et pas sur le chaud et le froid d'ailleurs.
17:32Une question sur les gros rouleurs, puisque vous avez dit tout à l'heure
17:35qu'il faut s'ajuster en continu.
17:37Sébastien Lecornu dans la Tribune dimanche dit aujourd'hui qu'il faut s'adapter
17:41en fonction de la durée du conflit.
17:43Est-ce qu'il faut comprendre que les aides aux gros rouleurs
17:47dureront, enfin seront distribués jusqu'à la fin de la guerre en Irak ?
17:51Je ne sais pas si c'est jusqu'à la fin de la guerre,
17:52ce n'est pas la fin de la guerre, le sujet c'est la fin de la hausse des prix.
17:56Oui, enfin, c'est lié.
17:58Oui, je reconnais que c'est assez lié.
17:59Mais en tout cas, je ne sais pas si c'est une guerre qui va se terminer,
18:02parce qu'au fond il n'y aura pas de vainqueurs,
18:04et il y a beaucoup de vaincus dans cette affaire-là,
18:05et je ne vois pas où vont être les vainqueurs.
18:06Et les vaincus, les premiers, c'est les citoyens du monde,
18:08parce que c'est à nous.
18:09À partir du moment où, en tout cas, le baril l'a refué.
18:11Mais c'est ce que Louis, je crois, veut dire à Sébastien Lecornu,
18:14je ne suis pas à son porte-parole directe,
18:15mais enfin, ce que je comprends, c'est qu'il y a des besoins d'ajustement,
18:17parce que si on n'est pas capable d'ajuster un peu les dispositifs
18:19en fonction de ce que vivent les Français,
18:21alors on est là pour rien.
18:22Marc Fénaud, je vous parlais du budget 2026,
18:24et quid du budget 2027 ?
18:27Ça va être compliqué à adopter.
18:29Dans Le Parisien, Yael Brown-Pivet,
18:30la présidente de l'Assemblée nationale,
18:31se dit plutôt favorable à l'utilisation
18:33d'un 49-3 pour faire passer le budget
18:36pour l'année 2027, donc sans vote des députés.
18:38Qu'est-ce que vous en pensez ?
18:41Le 49-3, on l'a beaucoup vilipendé,
18:43c'est un outil constitutionnel,
18:44c'est pas hors de la démocratie.
18:47Le 49-3, d'ailleurs, c'est un outil très puissant,
18:48parce qu'il permet de renvoyer un Premier ministre.
18:50Mais est-ce qu'il faut aller vite sur le budget 2027,
18:52ou est-ce que...
18:54Le problème, c'est que le 49-3,
18:55il peut avoir comme conséquence de renvoyer un Premier ministre,
18:58on l'a vu, à deux reprises,
19:00le 49-3 ou le 49-2.
19:01Et deuxième élément,
19:03c'est que si un 49-3, je ne vois pas
19:06qui voterait pas la censure,
19:08l'extrême-gauche la votera,
19:09le RN la votera,
19:10et probablement la gauche la votera.
19:11Donc on n'aura pas de budget.
19:13Si vous avez un 49-3 et qu'il y a une censure de censure...
19:14Vous craignez une nouvelle dissolution ?
19:16Non, il n'y a pas de dissolution.
19:19Je parle de quelque chose qui n'est pas entre mes mains,
19:20donc c'est toujours un peu compliqué.
19:21En fait, il vaut mieux un 49-3 que une loi spéciale, selon vous ?
19:23C'est plus simple...
19:24Enfin, non.
19:25Ce qu'il faut, c'est qu'on ait un budget
19:26qui ne soit pas simplement un expédient.
19:28Pourquoi ?
19:28Pour répondre à votre question.
19:29Parce que la dette continue à cavaler,
19:30l'an prochain, c'est 80 ou 90 milliards.
19:32L'année d'après, c'est 100 milliards.
19:33100 milliards, c'est à peu près le double
19:35de la plupart des budgets militaires,
19:37éducation nationale et autres.
19:38Donc on est en train de s'entraver,
19:39de se rendre inopérant,
19:41y compris pour le quinquennat qui viendra.
19:42Donc si certains veulent prendre ces responsabilités,
19:44ce n'est pas la nôtre.
19:45Vous connaissez le combat
19:46qui a été celui de François Bayreau sur le sujet.
19:48Ce n'est pas un combat pour l'esthétique,
19:49c'est un combat concret.
19:51Mais si vous dites que je fais une loi spéciale,
19:52ça veut dire que vous,
19:53toutes les augmentations sont naturelles,
19:55il n'y a pas de réduction globale des dépenses
19:57et que 9 mois plus tard seulement,
19:59au mieux, vous pouvez rectifier le tir.
20:019 mois plus tard, ça veut dire que vous perdez une année.
20:04Bon.
20:04Donc le mieux, c'est d'avoir un budget qui soit sérieux.
20:06Est-ce qu'il peut passer par 49-3 ?
20:08J'en sais rien.
20:09S'il passe par 49-3 ou s'il passe par les voies normales,
20:12parce qu'après tout, s'il passe par 49-3,
20:13il peut passer par les voies normales.
20:15Puisque le 49-3, c'est un outil pour contraindre une majorité.
20:18Il n'y a pas de majorité.
20:19Donc ce n'est pas la peine d'aller au 49-3.
20:21Et donc on a besoin simplement d'essayer,
20:23je vais au bout quand même,
20:24parce que cette question, vous avez raison,
20:25budgétaire est importante,
20:26c'est est-ce qu'il y a des gens responsables autour de la table
20:28et pas seulement responsables de leur petite boutique
20:30d'ici la présidentielle ?
20:31Responsables après la présidentielle.
20:33Parce que le budget qu'on vote pour 2027,
20:35il engage la France pour 28, 29 et 30.
20:37Oui, mais on sera en pleine campagne présidentielle.
20:39Oui, d'accord, mais est-ce qu'on peut penser
20:40qu'on n'est pas forcément condamné
20:42et à l'impuissance et à l'irresponsabilité
20:45quand il y a une campagne présidentielle ?
20:46Moi, je pense que ça sera d'ailleurs un des débats.
20:48Responsable par responsable.
20:49Vérité ou mensonge ?
20:50Ça sera l'un des débats qu'il faudra poser sur la table.
20:52Marc Fénaud, le temps fort de la semaine,
20:53ça était le 1er mai.
20:55Les manifestations traditionnelles, bien sûr,
20:57pour cette journée des travailleurs.
20:59Et puis, un autre débat.
21:00Ce jour doit-il rester férié, chômé et payé
21:03dans les cortèges ?
21:04Vous les avez entendus,
21:05les représentants syndicaux ont apporté, eux,
21:07une réponse tout à fait claire.
21:09Nous, on ne dit pas touche au 1er mai,
21:11tout simplement.
21:12C'est le fruit de l'histoire des conquêtes sociales,
21:14c'est le fruit de l'histoire ouvrière.
21:15Il est né quand même ce 1er mai du combat
21:19pour la journée du 8h.
21:21Il est né de la répression anti-ouvrière
21:23extrêmement sanglante,
21:24notamment en 1886, il y a 140 ans,
21:27à Chicago.
21:28Mais il y a eu d'autres événements en France.
21:30Heureusement, comme les travails du dimanche,
21:32en fait, pour Noël,
21:33on voit bien que c'est un volontariat
21:34très forcé par les employeurs,
21:36puisqu'on voit des patrons qui passent
21:37dans les entreprises en disant
21:38« je n'ai pas le nombre »
21:39et qui poussent et qui poussent
21:40jusqu'à ce que la personne décide et accepte.
21:43Pas touche au 1er mai,
21:44c'est donc le slogan qu'on a entendu
21:46dans les cortèges.
21:46Mais mercredi, le gouvernement a présenté
21:48un projet de loi qui permettra aux artisans fleuristes
21:51et aux boulangers de faire travailler
21:52leurs salariés ce jour-là,
21:54sous condition,
21:54donc à partir du prochain 1er mai 2027,
21:57est-ce que vous voterez ce texte ?
21:58Alors, d'abord, rappelez que la loi
22:00n'avait pas changé depuis 1947.
22:02Le 1er mai, il est chômé, férié, payé.
22:04C'est le seul jour comme ça dans l'année.
22:06Donc il est particulier,
22:07y compris pour la symbolique
22:10des luttes syndicales.
22:11Et ça doit rester comme ça,
22:11c'est ça la question ?
22:12Et donc il faut que,
22:13principiellement, il reste comme ça.
22:14Par ailleurs, qu'est-ce qui s'est passé
22:15il y a deux ou trois ans ?
22:16Il y a deux ans, je crois,
22:17il y a eu des contrôles
22:18chez des boulangers,
22:19singulièrement un peu quelques fleuristes,
22:22qui ont fait que des gens
22:23se sont retrouvés condamnés
22:24alors qu'il y avait une forme
22:25de tradition, coutume,
22:26je ne sais pas comment dire,
22:27qui s'était installée
22:28chez ces simples professions.
22:31Et donc il y avait besoin,
22:32par la loi,
22:33de restabiliser quelque chose
22:35qui s'était installé
22:35depuis des dizaines d'années.
22:36La loi n'avait pas changé
22:37il y a deux ou trois ans.
22:38C'est simplement l'application de la loi
22:40qui avait fait qu'il y avait eu
22:42peut-être des rigidités
22:43qui étaient apparues.
22:44Bon, l'objectif pour moi d'un texte,
22:46et c'est le texte du gouvernement,
22:47c'est de dire
22:49boulanger, fleuriste,
22:50sous réserve d'ailleurs
22:50d'un accord syndical,
22:52et pour le reste, non,
22:53sauf s'il y a un accord de branche.
22:54Mais j'entends les syndicats,
22:55s'il n'y a pas d'accord de branche,
22:56il n'y a pas d'accord de branche.
22:57Et puis, il me semble donc
22:58que border comme ça,
22:59c'est votable.
23:00Ce qui n'était pas...
23:01Il y avait deux sujets
23:01sur la première version alpha,
23:03si je peux dire.
23:04La première, c'était
23:05question de procédure.
23:06Vous ne pouvez pas,
23:07sur un texte aussi emblématique
23:09que celui des luttes sociales
23:10dans un pays comme le nôtre,
23:11mais même dans tous les pays,
23:12dire on balaye ça
23:13par une motion de rejet.
23:15Et par ailleurs,
23:16intellectuellement,
23:17dire je vote une motion de rejet
23:18sur un texte que je défends,
23:19moi j'ai un petit peu du mal
23:24parce que je pense que c'est
23:25contre-intuitif par rapport à la réalité.
23:25C'est Gabriel Attal qui a déposé
23:27une proposition de loi
23:28et voulait faire voter une motion de rejet.
23:31Je trouve que collectivement,
23:32il faut qu'on s'interroge
23:33sur les procédures parlementaires
23:34comme on les manœuvre aujourd'hui.
23:35On parlera peut-être
23:36de commissions d'enquête tout à l'heure
23:37pour ne pas les dévoyer.
23:38Et donc, il y avait ça.
23:40Et deuxième élément,
23:41c'est qu'on ouvrait la panoplie
23:42à des tas de métiers
23:43qui n'étaient pas en question.
23:44Et donc, si c'est restreint,
23:45si c'est le produit
23:46d'un accord syndical,
23:47et d'ailleurs, j'ai entendu,
23:57borduré, restreint.
23:58Et le 1er mai reste un jour
23:59chômé, férié, payé,
24:00parce que c'est l'histoire de la France
24:01et c'est l'histoire aussi
24:02des luttes syndicales.
24:03Alors, c'est intéressant ce que vous dites
24:04parce que François Bayrou
24:05avait lui essayé de supprimer
24:07le jour férié.
24:09Vous, vous mettez le...
24:10Mais ce n'était pas le 1er mai.
24:10Non, et vous, vous mettez
24:11vraiment le 1er mai à part.
24:13C'est vraiment le symbole...
24:13Oui, mais parce qu'il est à part.
24:14C'est le symbole des luttes sociales.
24:16Mais parce qu'il est juridiquement à part.
24:18C'est le seul jour de l'année
24:19chômé, férié, payé.
24:21Chômé, obligatoirement chômé.
24:23Ce n'est pas la même chose
24:24qu'un jour férié.
24:24Il n'a pas le même statut.
24:25Donc, ce n'est pas la même chose
24:26que le lundi de Pentecôte.
24:27D'ailleurs, le lundi de Pentecôte,
24:28on est revenu dessus,
24:29ou d'autres jours.
24:30Le 8 mai, ce n'est pas le produit
24:31des luttes syndicales.
24:32C'est le jour qu'on s'est choisi
24:33pour...
24:34D'ailleurs, parce que c'est le jour
24:35où il y a eu l'armistice
24:37avec les Allemands.
24:38Ce n'est pas la même chose
24:39et le même statut.
24:40Donc, ce n'est pas la même chose.
24:41Par ailleurs,
24:42je l'ai dit récemment
24:43dans un texte que j'ai produit,
24:45je pense qu'on s'interroge
24:46sur la capacité que nous avons
24:48à soutenir notre système social.
24:49Parce que c'est ça,
24:50la question du travail qui est posée.
24:51Ce n'est pas la question
24:52de est-ce qu'on travaille
24:52le 1er mai chez les fleuristes
24:53et les boulangers.
24:54La question, c'est
24:55les cotisations sociales.
24:57Est-ce qu'on fait peser
24:58le système social sur les salariés,
24:59les entreprises
25:00et sur rien d'autre ?
25:02Ou sur très peu d'autres choses ?
25:03Ça, c'est un sujet
25:04parce qu'il faut qu'on produise
25:05de la richesse.
25:05Mais si la richesse,
25:06elle est complètement absorbée,
25:11complètement absorbée
25:11par le système social,
25:13ça veut dire qu'il faut
25:13qu'on trouve d'autres moyens.
25:14Et ça, ça peut être
25:15un joli débat présidentiel.
25:16Mais il y a un autre sujet aussi,
25:17c'était un peu comme
25:18le sujet du travail du dimanche
25:20il y a 10 ans.
25:21Est-ce qu'il n'y a pas des gens
25:22qui ont envie de travailler
25:24le 1er mai,
25:25payer double,
25:26parce que c'est un problème
25:27de pouvoir l'achat ?
25:27Oui, mais je pense que c'est à nous
25:30le législateur.
25:31de salaire alors, non ?
25:31Oui, non, mais c'est d'abord
25:32parce qu'il y a un problème
25:33de salaire.
25:33Absolument.
25:34C'est-à-dire que les gens
25:34veulent les payer double
25:35parce que sans doute
25:35la rémunération n'est pas assez élevée.
25:37Ça revient à mon premier problème
25:38qui est celui d'un net et d'un brut
25:40qui sont trop différenciants
25:41parce que les charges brutes
25:42sont trop...
25:42Mais vous dites aujourd'hui
25:43en France, on vit mal de son travail ?
25:44Oui, on vit...
25:46En tout cas, on n'a pas
25:46le même espoir
25:47que ceux qui nous ont précédés,
25:49c'est-à-dire que quand on rentre
25:50à 25 ans,
25:51on pouvait espérer
25:53un peu s'enrichir,
25:55si je peux dire,
25:56avoir un peu de capital,
25:57peut-être pouvoir faire
25:57l'acquisition d'une petite maison
25:59ou d'un petit appartement.
26:00La plupart de nos concitoyens
26:01aujourd'hui n'ont plus
26:02cette perspective-là
26:02et par ailleurs,
26:03ils pensaient pourvoir
26:06aux besoins de leurs enfants
26:07qui allaient en études.
26:08Tout ça a disparu.
26:09Le différentiel s'est accéléré
26:10et donc on a un sujet
26:11quand même de travail globalement
26:13mais ce n'est pas de...
26:14Il faut travailler plus seulement.
26:16C'est...
26:17Est-ce que le travail rémunère
26:18et quelle est la charge
26:19que prend le travail
26:20dans le système social ?
26:22Ça, ça fera partie
26:23sans aucun doute
26:23des débats pour 2027.
26:24C'est un beau débat présidentiel
26:25mais ce n'est pas un débat...
26:26Et justement, Marc Fénaud...
26:28Oui, c'est le mal français
26:28si je peux me permettre de dire ça.
26:30Vous voyez, on prend un totem,
26:31on l'agite,
26:32on range le totem
26:33parce qu'évidemment
26:33ça agite tout le monde
26:34parce que ça marche bien,
26:34c'est fait pour ça.
26:35Et à la fin, on n'a pas avancé.
26:36Or, moi j'aimerais...
26:37Alors, ça c'est pour tous ceux
26:38qui sont allés à la boulangerie ?
26:39Gabriel Attal
26:39qui s'est retrouvé derrière la caisse ?
26:41Non mais si, quand même,
26:42il faut le dire.
26:43Ce 1er mai,
26:43ça a été l'occasion
26:44de faire de la politique.
26:45Vous n'êtes pas allé
26:46acheter une baguette, Marc Fénaud.
26:47Comment ?
26:47Vous n'êtes pas allé acheter une baguette.
26:50Figurez-vous qu'à la campagne,
26:51on n'est pas toujours
26:51très près du boulanger
26:53et c'était possible
26:54d'être ouvert
26:55mais ce n'était pas toujours ouvert.
26:56Non mais alors là,
26:57c'est pour qui votre petite pique ?
26:58C'était pour Gabriel Attal ?
26:59Non mais ce n'est pas ça.
27:00Non, non, j'essaie
27:00de nous interroger collectivement.
27:02J'essaie de ne pas rentrer
27:02dans les sujets de personne.
27:03Vous dites que c'est devenu
27:04un objet politique en l'égide.
27:05Mais c'est devenu
27:05un objet politique pour tout le monde.
27:07C'est-à-dire qu'on adore en France
27:09ériger les totems,
27:10se bagarrer
27:10et à la fin, on n'avance pas.
27:12Sébastien Lecornu
27:12et Laurent Wauquiez
27:13sont allés aussi
27:14à la boulangerie en France.
27:15Non mais ce n'est pas la question
27:15d'aller dans une boulangerie
27:16puisque le sujet,
27:18on travaille tous le 1er mai,
27:19c'est sur ces métiers particuliers,
27:22il y a quelque chose
27:23qu'on peut faire.
27:24Donc ce n'est pas la même chose
27:24que de dire,
27:25on agite l'idée
27:26que c'était ça votre question,
27:28est-ce qu'il ne faudrait pas
27:28que les gens puissent
27:29librement travailler le 1er mai ?
27:31Et par ailleurs,
27:32j'entends les mêmes
27:33qui nous disent
27:35attention la société de consommation
27:36n'est pas que des consommateurs,
27:37on peut aussi un jour par an
27:40ou un jour par semaine
27:41ne pas être simplement
27:42des consommateurs
27:43et avoir une vie
27:44d'une autre nature
27:44que celle de la consommation.
27:46Ce n'est pas une philosophie
27:47qui m'est étrangère en tout cas.
27:48Marc Fénaud,
27:49vous avez vu
27:49qu'on a commencé déjà
27:50à parler de 2027,
27:51les candidatures se déclaraient
27:53ou murmuraient
27:54ou supposaient,
27:55se multiplient.
27:56Je répète un petit peu la liste,
27:57François Hollande,
27:58Bernard Cazeneuve,
27:59Manuel Valls,
27:59Jean-Luc Mélenchon
28:00pourraient la prendre aujourd'hui,
28:02Edouard Philippe,
28:03Bruno Retailleau,
28:04on n'oublie pas Gabriel Attal.
28:05Donc où se situe le centre
28:08dans ce paysage ?
28:09Question de François Sressose.
28:10Où est passé François Bayrou
28:11depuis sa défaite
28:12aux élections municipales de Pau ?
28:14Écoutez, il est à Paris,
28:16il est en train de finaliser
28:17l'écriture d'un livre
28:19qu'il avait commencé
28:19d'ailleurs il y a quelques temps.
28:21Il est très engagé,
28:23il voit beaucoup de monde d'ailleurs
28:24et nous voyons beaucoup de monde
28:25pour essayer de regarder
28:25comment on peut aborder
28:26cette question de précédentielle.
28:27Donc François Bayrou,
28:28si la question de François Bayrou
28:29a disparu,
28:29non François Bayrou
28:30n'a pas disparu.
28:31C'est pas parce qu'il n'a pas décidé...
28:32Qu'il est candidat ?
28:33Non.
28:33Attendez, laissez-moi finir.
28:35Il n'est pas candidat
28:36ou il hésite.
28:37C'est pas parce que vous apparaissez
28:39ou vous êtes dans le paysage
28:40que vous êtes obligé d'être candidat.
28:41Il y a une espèce de réflexe pavlovien.
28:43Avant c'était pour avoir réussi
28:44dans sa vie il y a 50 ans
28:45il faut l'avoir une Rolex.
28:45Maintenant il faut être candidat.
28:46Enfin tous ceux,
28:47vous avez remarqué
28:47qu'il y a eu beaucoup de livres
28:48ces dernières semaines
28:49et que tout cela s'en...
28:50Non, non, non.
28:51C'est généralement pour être candidat.
28:52Pas toujours, pas toujours.
28:53Aussi ça peut être pour poser
28:54un certain nombre de choses
28:55et de réflexions qu'on a sur le débat.
28:57En revanche, François Bayrou
28:59a bien l'intention...
28:59Il l'avait dit
29:00et il l'a réexprimé
29:01à une occasion je ne sais plus laquelle
29:03qu'il ne souhaitait pas lui-même
29:04être candidat à la présidentielle.
29:05Mais c'est toujours vrai ça ou pas ?
29:07Oui, oui.
29:07Je répète ce qu'il dit
29:09en on et en off
29:10à ceux qui le voient
29:11et à ceux qui l'attendent.
29:12Donc c'est vrai aujourd'hui ?
29:14Oui.
29:15Si je vous dis c'est vrai aujourd'hui
29:16ou c'est vrai pour toujours
29:17ça ne veut rien dire.
29:18C'est vrai, c'est vrai.
29:19C'est ce qu'il a dit.
29:20Et je peux témoigner du fait
29:21que François cherche une seule chose
29:22c'est de regarder
29:23quelle est la meilleure équation
29:24pour que au fond
29:26ceux qui sont des responsables politiques
29:28au sens étymologique du terme
29:30se rassemblent
29:31pour faire en sorte
29:32que nous ne menions pas
29:33notre pays au chaos.
29:33La question c'est pas seulement
29:34de battre tel ou tel
29:36de battre Mélenchon
29:36de battre Bardella
29:37ou Mme Le Pen
29:38la question c'est
29:38qu'est-ce qu'on propose aux Français
29:40qui soit un point d'équilibre
29:41et donc François
29:42Bayrou a bien l'intention
29:43et nous avons bien l'intention
29:45avec lui
29:45de faire en sorte
29:46que nous posions les limites
29:47et les balises
29:48qui permettent
29:48Et parmi tous les candidats
29:49qui ont été cités
29:49par Alexandra
29:51lequel se rapproche
29:52le plus de vos idées
29:53Marc Fénaud ?
29:53Si vous êtes capable
29:53de me donner
29:54le moindre début
29:55du commencement
29:55d'un programme
29:57pour l'un ou l'autre
29:58de ces candidats nommés
29:59on est plutôt dans
30:00une espèce de pré-pré-pré-figuration
30:02de dire
30:03je suis là
30:04Gabriel Attal
30:04a dévoilé pas mal
30:05des pistes
30:05Non, non, non
30:06ça n'est pas un problème présidentiel
30:07mais ça n'est pas un reproche
30:09nous ne sommes pas autant
30:10du projet présidentiel
30:11donc nous avons l'intention
30:13de peser sur le débat présidentiel
30:15en disant
30:15voilà ce que devrait être
30:16un projet sur la France
30:17sur la question de la démocratie
30:18sur la question du travail
30:19sur la question de l'Europe
30:20Quand allez-vous présenter
30:22ce projet ?
30:23Il me semble que l'horizon
30:24pour présenter ça
30:25c'est début d'été
30:27ou entrée d'automne
30:28parce que ça permettra
30:29de mettre dans le débat
30:30et ça permettra
30:31que cet espace du centre
30:33on va l'appeler comme ça
30:33puisse dire
30:34voilà ce en quoi
30:35il se reconnaît
30:36et quelles sont ses valeurs
30:37Avec qui cet espace du centre ?
30:39Parce que Gabriel Attal
30:40justement a souhaité
30:41la création d'un comité de liaison
30:42avec Horizon et le Modem
30:43en vue de fédérer
30:45un espace du centre
30:46et du centre droit
30:47Est-ce que cette proposition
30:48vous intéresse ?
30:49Est-ce que c'est la bonne méthode ?
30:51C'est à ce rendez-vous
30:52avec d'autres collègues
30:54avec l'UDI d'ailleurs aussi
30:55Et donc vous êtes la bonne personne
30:56à qui poser la question ?
30:57Oui mais la question c'est
30:59dans le moment qu'on traverse
31:00c'est de continuer à se parler
31:01et de regarder
31:01qu'est-ce que peuvent être
31:02les points de convergence
31:03Est-ce que ça veut dire
31:03que pour l'instant
31:05on est au point de convergence ?
31:05Non parce que vous voyez bien
31:06que pour l'instant
31:06on est au stade d'émergence
31:07des candidatures
31:08Mais comité de liaison
31:09ça ça veut dire
31:09des réunions régulières ?
31:10Non le comité de liaison
31:10c'est justement
31:11pour maintenir un lien
31:12liaison
31:13c'est pas un comité présidentiel
31:14c'est un comité de liaison
31:16donc l'idée c'est de se dire
31:18qu'on puisse se parler
31:19qu'on évite les embûches
31:20qui vont être les nôtres
31:21parce qu'évidemment
31:21comme il y a plusieurs compétitions
31:22entre les candidats
31:23il y a des compétitions
31:24entre les candidats
31:25il y a toujours un risque
31:25de dérapage
31:26et de quelle est la limite
31:27dans laquelle on se met ?
31:28Par exemple
31:28il y a un certain nombre de sujets
31:29certains disent
31:30est-ce que ça va des LR
31:32à la social-démocratie
31:33ce qui me paraît
31:35l'espace
31:36qui doit être le nôtre
31:37mais quand j'entends
31:38parfois des propositions
31:39de monsieur Retailleau
31:40je me dis que ça ne marche pas
31:41Ah oui
31:41donc Retailleau
31:42pour vous il n'est pas dedans
31:43C'est pour ça que je ne veux pas
31:44parler des personnes
31:45je veux parler du projet
31:46parce que si je commence
31:47à m'attacher à telle proposition
31:48de tel ou tel
31:49je veux que nous
31:50Est-ce qu'il y a un risque
31:51que ce centre
31:52ne soit pas représenté
31:53au deuxième tour
31:54de la présidentielle ?
31:55Mais il sera forcément représenté
31:56parce que je vais vous dire
31:57une conviction qui est certaine
31:58si ce que nous pesons
32:00électoralement
32:01et ce que nous sommes
32:02n'est pas
32:04incarné au travers
32:04d'un candidat
32:05il n'y a aucune chance
32:06qu'il soit au deuxième tour
32:07donc la question
32:07ce n'est pas que ce soit
32:08un candidat qui vienne
32:09du modem
32:10de l'UD ou de je ne sais pas où
32:11la question c'est que
32:12ce que nous représentons
32:13soit posé sur la table
32:14par le candidat
32:15qui sera à un moment
32:16désigné par les uns
32:17ou par les autres
32:17Vous parlez
32:18un peu de chemin
32:18Vous parlez de la social-démocratie
32:20est-ce que vous pensez
32:21qu'un pont est possible
32:22aujourd'hui
32:23avec des hommes
32:24comme François Hollande
32:25ou Bernard Cazeneuve
32:26est-ce qu'on peut arriver
32:28à la constitution
32:29d'un centre-gauche
32:30centre-droit ?
32:31J'ai vu un certain nombre
32:32d'entre eux
32:33nous avons des points
32:34de divergence par exemple
32:35sur des sujets économiques
32:36mais avec Bernard Cazeneuve
32:38sur les sujets régaliens
32:39est-ce qu'on a des points
32:39de désaccord majeurs ?
32:41Je n'ai pas l'impression
32:41Est-ce que la politique
32:44contrairement à ce que
32:44dit le parti socialiste
32:45qui est maintenant sans défaut
32:46ce qui a été mené
32:47par le président Hollande
32:48était une politique
32:49qui n'était pas
32:50plutôt favorable
32:51à l'attractivité du pays
32:53avec les baisses
32:54de charges massives
32:54et autres ?
32:55Non
32:55Donc est-ce qu'on ne peut pas trouver
32:56je ne dis pas
32:57qu'on pense la même chose
32:58le sujet c'est pas
32:59qu'on pense la même chose
32:59Est-ce qu'il y a des points
33:00de convergence ?
33:00Est-ce qu'avec Cazeneuve
33:02Hollande, Attal
33:05Edouard Philippe
33:05on pense à peu près
33:06Philippe vous le cité en dernier ?
33:08Non non
33:09Vous le mettez à droite
33:10ou au centre droit ?
33:11Si vous voulez je vous le refais
33:11dans l'autre sens
33:12Mais vous ne citez aucun républicain ?
33:14Non mais attendez
33:15laissez-moi finir
33:15Est-ce qu'on a la même vision
33:17sur les questions européennes ?
33:18Non mais je ne vais pas faire la titanie
33:18parce que sinon
33:19je fais ce que vous avez fait
33:20tout à l'heure
33:20vous en avez pour 10 minutes
33:21si vous voulez
33:21parce que là vous n'avez pas
33:22tout ce que vous avez
33:23Allez-y allez-y non
33:24Est-ce que nous avons
33:24le même regard
33:25sur le projet européen ?
33:26C'est-à-dire qu'est-ce qui marche ?
33:27Qu'est-ce qui ne marchera pas ?
33:28On en reparlera peut-être tout à l'heure
33:29C'est ça qui compte
33:30Ce n'est pas de savoir
33:30quel est le meilleur au casting
33:31parce que le meilleur en février
33:33ou en avril
33:34ce n'est pas forcément
33:35le meilleur en décembre
33:36et tout le monde le sait
33:37En revanche
33:38la question qui nous est posée
33:39devant les Français
33:40c'est qu'est-ce qu'on va leur dire ?
33:41Qu'est-ce qu'on va leur proposer ?
33:42Pas je suis le meilleur
33:43On s'en fiche à date
33:45À date c'est
33:45qu'est-ce qu'on leur dit ?
33:47Qu'est-ce qu'ils attendent de nous ?
33:48Quelle est la part
33:49de ce que nous avons réussi
33:50et en lucidité
33:50de ce que nous n'avons pas réussi ?
33:52Et qu'est-ce qu'elle est la part
33:52de ce qui n'a pas réussi ?
33:53D'ailleurs de la capacité
33:55et d'ailleurs c'est peut-être
33:55le principal des difficultés
33:57c'est on a donné le sentiment
33:59qu'on rassemblait
34:00de nous tout le monde
34:00et qu'on était tous d'accord
34:01La vérité
34:02les LR viennent très tard
34:03à l'esprit de responsabilité
34:05en 2024
34:05avec la dissolution
34:06jusqu'alors
34:06ils étaient dans l'opposition
34:08et désormais
34:09qu'ils sont au pouvoir
34:09ils voient bien
34:10que les contingences
34:11évidemment y compris
34:12pour faire des chèques
34:12sont plus compliquées à faire
34:13que celles qui réclamaient
34:14quand ils étaient dans l'opposition
34:15La question c'est de trouver
34:16autour de la table
34:17des gens qui ont une conscience aiguë
34:19de la crise devant laquelle nous sommes
34:20qui va venir
34:21du fait du contexte international
34:23et du fait
34:24des propres difficultés françaises
34:25C'est ça qu'il faut mettre
34:26autour de la table
34:27Et après viendra la candidature
34:28Marc Fénaud
34:29et donc on comprend
34:30que ça n'est pas encore fait
34:31Vous êtes ce midi
34:32sur un plateau
34:33de l'audiovisuel public
34:34avec nos amis du monde
34:35Vous voyez où je veux en venir
34:36Demain le rapport
34:37du député UDR
34:38allié du RN
34:39Charles Aloncle
34:40sera rendu public
34:41C'est un document de 400 pages
34:42Il est consacré à la neutralité
34:44au fonctionnement
34:45et au financement
34:46de l'audiovisuel public
34:47Il a été approuvé
34:48par la commission d'enquête
34:49par 12 voix contre 10
34:50Que doivent retenir
34:51les citoyens
34:52et contribuables
34:53de ces 6 mois d'audition
34:55mouvementées
34:55au sein d'une commission d'enquête
34:57qui a été critiquée
34:58jusque par son président
35:00le député
35:01Horizon Jérémy Patrier-Lettus
35:04La vraie question
35:05c'est d'où parle-t-il
35:06et c'est ce qui devrait intéresser
35:07nos auditeurs
35:08Est-ce que l'extrême droite
35:09dans ce pays
35:10souhaite la privatisation
35:11de l'audiovisuel public
35:12Pour le dire plus clairement
35:13Est-ce que demain
35:14Charles Aloncle
35:15ministre de la culture
35:16de Jordan Bardella
35:17ou de Marine Le Pen
35:18mettra en oeuvre
35:19le programme de privatisation
35:20de l'audiovisuel public
35:22du RN
35:23Est-ce que vous partagez
35:24cette grille de lecture ?
35:25Est-ce que la commission
35:26a été instrumentalisée ?
35:27Le rapport ?
35:28Est-ce que Charles Aloncle
35:29est là pour préparer
35:30des esprits ?
35:30C'est d'ailleurs un C singulier
35:32qui vient de s'interroger
35:33sur la question de la neutralité
35:34quand le rapporteur du texte
35:36est arrivé avec tout
35:37sauf de la neutralité
35:38il n'avait pas un échantillon
35:39sur lui de neutralité
35:40il avait décidé
35:42quelles étaient les auditions
35:43il les a d'ailleurs
35:44par ailleurs orientées comme ça
35:46de démontrer que le service public
35:49dysfonctionnait de façon très majeure
35:50et de qu'il fallait le conduire
35:52vers la privatisation
35:54vous me disiez
35:54à quoi sert le rapport
35:56malheureusement
35:56Vous êtes abstenu sur le rapport
35:57Oui alors j'explique
35:58pourquoi nous sommes abstenus
35:59parce que c'est un peu
36:00une procédure qui est
36:00un peu bizarre encore
36:01Est-ce que ça veut dire
36:02que vous n'avez pas d'opinion
36:03sur la qualité des pages ?
36:05C'était un très mauvais rapport
36:06mais vous voyez
36:06je serai aujourd'hui à l'antenne
36:08et nous n'aurions pas
36:09laissé publier ce rapport
36:10on aurait dit
36:11il cache des choses
36:11et on aurait dit
36:12le service public cache des choses
36:13et vous voyez
36:14c'est des gens
36:14qui ne veulent pas dire
36:15il y a des choses
36:16qu'on ne veut pas nous dire
36:17et qu'on ne veut pas exprimer
36:18tant qu'à dire des bêtises
36:19autant qu'elles soient publiques
36:20parce que sinon
36:21ça pourrait rendre
36:21des choses intelligentes
36:22alors que les cachés
36:24auraient donné le sentiment
36:24qu'il y avait des choses
36:26superbes, intelligentes
36:27autant voir la bêtise
36:28de ce rapport
36:28et voir la vacuité
36:29de ce rapport
36:30et voir à quel point
36:31C'est quand même terrible
36:31ce que vous dites
36:32est-ce qu'on n'est pas
36:33quand même face
36:33à une crise de la démocratie
36:34mais c'est terrible
36:35C'est exactement ce que je vous dis
36:36parce que c'est le deuxième point
36:37que je voulais dire
36:37parce qu'on est dans
36:38un espèce de schéma binaire
36:39et vous savez ça
36:40très bien
36:41c'est quand un rapport
36:43est mis sur la table
36:43soit vous le votez
36:44il est publié
36:45soit vous le votez pas
36:45il n'est pas publié
36:46il n'était pas question pour nous
36:47qu'il ne soit pas publié
36:48parce qu'il fallait montrer
36:48à quel point
36:49il n'était uniquement à charge
36:51et sans intérêt
36:53dans ce qui doit être
36:54quand même une réflexion
36:55sur la question du service public
36:56Alors justement
36:57vous voulez publier
36:58un contre-rapport
36:59L'idée
36:59avec Erwann Balanant
37:00Sophie Meck
37:01qui était membre de cette commission
37:02c'est de regarder nous
37:03pied à pied
37:03ce qu'il y a dans ce rapport
37:04et en quoi il doit être contrecarré
37:05c'est qu'est-ce qu'apporte
37:06l'audiovisuel public
37:07en termes de création
37:08en termes de diversité
37:13Il y a sans doute des synergies
37:14qui peuvent être faites
37:15entre telle ou telle chaîne
37:16il y a sans doute
37:17comme dans toute
37:19dans toute
37:19comment dirais-je
37:20dans toute structure
37:21des économies à faire
37:22on ne peut pas dire
37:22qu'il faut faire des économies partout
37:23et pas dire qu'on ne peut pas en faire
37:24dans l'audiovisuel public
37:25c'est pas parce qu'on veut protéger
37:27le service public
37:28et qu'on en a un défenseur
37:29qu'on ne doit pas y toucher
37:29et qu'on ne doit pas s'interroger
37:30c'est d'ailleurs le problème
37:31de ce rapport
37:31c'est qu'au fond
37:32ça vient
37:33c'est comme l'affaire du premier
37:34mais à la fin on sort
37:35et il n'y a plus rien
37:35c'est-à-dire qu'on sait
37:36qu'il ne va rien se passer
37:37avec monsieur à l'oncle
37:38et du coup ça braque tout le monde
37:39est-ce qu'on a besoin
37:40de s'interroger ?
37:40Oui et donc moi
37:41je n'ai pas de mal à dire
37:41qu'on peut s'interroger
37:42sur les synergies
37:43sur les économies
37:44qui peuvent être faites
37:44sur des choses
37:45bref
37:46il y a plein de choses
37:46qui peuvent être interrogées
37:47et donc notre volonté
37:48c'est de dire
37:49au-delà de ce rapport
37:50d'une certaine façon
37:51qui n'a pas d'intérêt
37:53dans le débat public
37:53au-delà de braquer
37:55les uns contre les autres
37:56et de jeter à l'opropre collective
37:58le service public
37:59dont je rappelle quand même
38:06manifestement
38:06il répond à une demande
38:07de nos concitoyens
38:08et donc je pense
38:09qu'on a besoin aussi
38:10de dire et de faire porter la voix
38:11pour pas que ça soit
38:12simplement la voix de monsieur à l'oncle
38:13et puis ça pose
38:13un deuxième problème démocratique
38:14c'est le dévoiement continu
38:16je l'ai dit à plusieurs reprises
38:17d'ailleurs à la présidente
38:18de l'assemblée en conférence
38:19des commissions d'enquête
38:20des commissions d'enquête
38:20les commissions d'enquête
38:21maintenant ça sert
38:22à se faire une notoriété
38:23quand on n'en a aucune
38:25et se choisir un thème
38:26sur lequel on est à charge
38:27et jamais à charge
38:28et à décharge
38:28on devient le procureur d'un thème
38:30et je trouve que ça n'est pas
38:32rendre service à la démocratie
38:33les bonnes commissions d'enquête
38:34c'est des commissions d'enquête
38:35qui essaient justement
38:36au-delà de l'actualité chaude
38:37de regarder ce qui peut être amélioré
38:39ce qui fonctionne
38:39ce qui ne fonctionne pas
38:40et là on est en train
38:41de dévoyer totalement
38:42les commissions d'enquête
38:43de leur objet initial
38:44d'abord il y en a trop
38:46et il n'y a personne dedans
38:47à la vérité
38:47celle-là il y avait du monde
38:48il y en a trop
38:48elles sont réglementées
38:49non non
38:50oui non
38:50sauf qu'il y en a une par groupe
38:51et que la conférence des présidents
38:53régulièrement dit
38:54on peut rajouter celles-là
38:55elles sont théoriquement réglementées
38:56mais il y en a plus
38:57que le nombre de groupes
38:58le droit de tirage
38:59qu'on appelle le droit de tirage
39:00vous connaissez ça par cœur
39:01une fois par an
39:02bon on est obligé
39:02de faire des commissions d'enquête
39:03surtout
39:03on aurait pu faire
39:04un rapport d'information
39:05ça aurait suffi
39:05la commission d'enquête
39:06elle a des vertus
39:07c'est qu'on ne peut pas
39:08être parjure
39:09et deux qu'on peut convoquer
39:10de force les gens
39:10très bien
39:12enfin peut-être qu'on peut avoir
39:13un rapport démocratique
39:13qui soit un peu plus sérieux
39:14que d'avoir 12-14
39:15à réfléchir
39:16mais c'est vrai que c'est
39:17un dysfonctionnement démocratique
39:18Marc Fainot
39:19vous êtes l'invité
39:19de Questions politiques
39:20on va tenter
39:21de mieux vous connaître aujourd'hui
39:30Avec les questions
39:31de Brigitte Boucher
39:33Vous êtes entrée très jeune
39:34en politique Marc Fainot
39:35puisqu'à 24 ans
39:36vous êtes déjà élue locale
39:37d'une petite commune
39:38qui s'appelle Marche Noire
39:39dans le Loir-et-Cher
39:41677 habitants
39:42dont vous deviendrez maire
39:43en 2008
39:44pendant 9 ans
39:44entre temps
39:45vous êtes élue conseiller régional
39:47puis députée en 2017
39:49vous devenez président
39:50du groupe Modem
39:51à l'Assemblée Nationale
39:52en 2018
39:52vous êtes nommé
39:53ministre des Relations
39:54avec le Parlement
39:55puis ministre de l'Agriculture
39:56parallèlement
39:57vous grimpez
39:57dans les instances
39:58du parti secrétaire général
39:59du Modem
40:00vice-président
40:00puis premier vice-président
40:02en 2021
40:03un mode d'emploi
40:04que vous revendiquez
40:05dans une vidéo
40:06de votre parti en 2010
40:08C'est le parcours
40:09finalement
40:10de tout engager
40:11dans un mouvement politique
40:12que celui d'être militant
40:14puis après petit à petit
40:14progresser
40:15de franchir les échelons
40:17un par un
40:17et de pouvoir accéder
40:19à un certain nombre
40:19de responsabilités
40:20c'est mon cas
40:21Une ascension discrète
40:22mais remarquée
40:23remarquable
40:24à quoi vous pensez
40:25en vous rasant
40:25Marc Fénaud ?
40:27À ne pas me couper
40:29quand je me rase
40:29je pense à bien me raser
40:31Non c'est pas dire
40:32que j'ai pas d'ambition
40:32mais j'ai pas d'obsession
40:35Ce qui m'est arrivé
40:36est sans doute
40:36le produit de mon travail
40:38et de mon engagement
40:38mais je n'ai jamais été
40:40dans un endroit
40:41en me disant
40:41quelle est l'étape suivante
40:44Personne ne peut me prendre
40:45en défaut
40:45d'avoir jamais été comme ça
40:46c'est-à-dire
40:46d'être entré au Modem
40:47en me disant
40:48quelle place je veux prendre au Modem
40:49d'avoir été ministre
40:50et de me demander
40:51le soir même
40:51de ma nomination ministre
40:52en relation avec le Parlement
40:53si j'allais être ministre
40:54d'autre chose
40:55et ça pour moi
40:56c'est une force
40:57c'est-à-dire que je n'ai pas
40:58d'obsession
40:59ni de visibilité
41:00ni de faire autre chose
41:01que de peser
41:02sur la décision publique
41:03alors ça j'ai envie
41:03mon ambition c'est de peser
41:04sur la décision publique
41:05de peser sur la décision publique locale
41:07j'avais envie d'être maire
41:07de mon village
41:08c'est pas un grand village
41:09mais je sais ce que j'ai fait
41:11dans mon village
41:11et ce qui reste aujourd'hui
41:12de ce que j'ai fait dans mon village
41:13et je sais ce que j'ai essayé
41:14de faire comme ministre
41:14des relations avec le Parlement
41:16on parlera tout à l'heure
41:17des questions forestières
41:18ce que j'ai essayé de faire
41:18au ministère de l'agriculture
41:19sur les questions agricoles
41:20sur les questions forestières
41:21mon ambition c'est
41:24vraiment d'être utile
41:25et pas
41:26comment dirais-je
41:26d'avoir la prétention
41:27que c'est un droit de tirage
41:29qui est celui d'avoir des fonctions
41:30j'ai eu beaucoup de chance
41:31j'ai été ministre
41:326 ans
41:32sous le président Macron
41:34et sous plusieurs premiers ministres
41:36on a pu faire des choses
41:37et maintenant je suis président de groupe
41:38et je pèse aussi sur la décision
41:40et compris ces derniers jours
41:41on l'a vu
41:41c'est parce qu'il paraît
41:42que vous avez refusé
41:43une première fois
41:44d'entrer au gouvernement
41:45en 2017
41:46c'est tout à fait exact
41:47pourquoi ?
41:48est-ce que c'est
41:49Edouard Philippe
41:49qui vous avait appelé ?
41:50c'était Edouard Philippe
41:51et François Bayrou
41:52je pense que l'un et l'autre
41:54se souviennent de cette conversation
41:55j'ai dit que c'était pas le moment
41:56voilà
41:57parce que je venais
41:58d'être élu député
41:59pour la première fois
41:59vous proposez quel ministère ?
42:01c'était soit sur les questions
42:03de ruralité agricole
42:04ou sur les questions
42:04peut-être de relations
42:05avec le Parlement
42:06mais enfin c'était déjà
42:06je crois Christophe Castaner
42:07donc
42:10je me suis dit
42:10que d'abord
42:11je venais d'être élu député
42:12et que
42:12arrivant député
42:13n'ayant jamais été parlementaire
42:15commencer à dire aux gens
42:16qui m'avaient élu
42:17que je partais tout de suite
42:18et que je vaquais
42:19une responsabilité ministérielle
42:23c'était curieux
42:24par rapport au sens
42:25que je donnais à la démocratie
42:26les gens avaient voté pour moi
42:27et donc il fallait quand même
42:28que je puisse exercer mon mandat
42:29deuxième élément
42:30j'avais la responsabilité
42:32de faire émerger un groupe
42:33qui n'avait jamais existé
42:34à l'Assemblée nationale
42:35parce que le groupe Modem
42:35n'avait pas de groupe
42:36depuis sa création
42:37depuis 10 ans
42:38et donc j'avais une équipe
42:39de gens que j'avais sélectionné
42:41fait élire, aidé
42:41et je trouvais que ma place
42:43et mon rôle
42:43je me sentais utile là
42:45et donc je me souviens très bien
42:46de la phrase
42:46j'avais dit
42:47c'est ni oui
42:48ni c'est non
42:49c'est non
42:49parce que je ne sentais pas
42:50dans ce moment-là
42:51que je sois ministre
42:52et je pense que
42:53d'autres pouvaient l'être
42:54à ma place
42:54sans que ce soit
42:55une grande perte
42:56pour la France
42:56vous voyez ce que je veux dire
42:57on continue à parler
42:57d'ambition quand même
42:58parce que vous avez été
42:59candidat au Perchoir
43:00Perchoir c'est la présidence
43:01de l'Assemblée nationale
43:02vous avez recueilli
43:03deux fois plus de voix
43:04que le nombre de personnes
43:05de votre groupe
43:06mais l'ambition c'était
43:06de se faire entendre
43:07c'était une candidature
43:08de témoignage
43:09ou c'est un poste
43:10qui vous intéresse
43:10dans l'avenir ?
43:11Non mais le poste
43:12de président de l'Assemblée nationale
43:13est un poste intéressant
43:14mais ce n'était pas la question
43:15qui était posée à cette époque-là
43:16la question qui était posée
43:17c'est
43:18et je me suis très bien entendu
43:19avec Richard Ferrand
43:20comme vous savez après
43:21donc ce n'est pas le sujet
43:21mais je me souviens très bien
43:22dans quelles conditions
43:23ça s'est fait
43:23ça s'est fait
43:23nous avions l'impression
43:26et reconnaissons qu'au début
43:27c'était comme ça
43:27que nous ne faisions pas grand cas
43:28toujours
43:29on ne faisait pas grand cas
43:30de ce qu'était
43:30le mouvement démocrate
43:31j'ai dit
43:31puisqu'on ne fait pas grand cas
43:32on va se mesurer
43:34et comme on s'est mesuré
43:35qu'on a fait le double de voix
43:36que j'ai fait le double de voix
43:37et bien ça a un peu éveillé
43:39les consciences sur
43:39peut-être peut-on parler
43:40aux voisins, amis, partenaires
43:43du mouvement démocrate
43:43et donc je ne l'ai pas fait
43:45je vous prie de croire
43:45que je ne croyais pas
43:46que je serais président
43:47de l'Assemblée nationale
43:48mais un seul objectif
43:48c'était de montrer
43:49qu'on était plus puissant
43:49que certains ne voulaient
43:50qu'on ne le soit
43:51et donc c'est ce qu'on a fait
43:52ça c'était une ambition
43:53c'était de dire
43:54l'espace du centre
43:55dont nous sommes un peu
43:56les dépositaires
43:58pour lequel nous nous sommes
43:58beaucoup battus
43:59moi je suis avec François
44:00depuis 97
44:01cet espace il existe
44:02et donc ne lui marchez pas dessus
44:03parce qu'il dira ce qu'il a à dire
44:05Marc Fénaud
44:05vous chassez à l'arbalète
44:06et à l'arc dans les bois
44:07à l'arc dans les bois
44:08à l'arc dans les bois
44:08à l'arc dans les bois
44:08c'est interdit
44:09ne me mettez pas en contravention
44:11je n'ai plus d'arbalète
44:12depuis très longtemps
44:12alors à l'arc dans les bois
44:14comme à l'Assemblée
44:15c'est le fruit arc
44:15est-ce que dans les bois
44:17comme à l'Assemblée
44:17vous ratez rarement votre cible ?
44:19je ne sais pas
44:19l'arc n'est pas réputé
44:22pour être l'outil de chasse
44:26le plus performant
44:28mais en même temps
44:28c'est celui qui est le plus
44:29en connexion avec la nature
44:30c'est pour ça que
44:31entre autres
44:32quand je chasse
44:32il m'arrive de prendre un arc
44:33parce que je trouve
44:34que c'est une connexion
44:36à la nature
44:37qui est très particulière
44:37est-ce que je rate ma cible
44:38je suis comme tout le monde
44:39je rate ma cible aussi
44:39à l'Assemblée comme ailleurs
44:40en tout cas
44:41j'ai de la persévérance
44:42dans les idées
44:44c'est-à-dire qu'il y a des sujets
44:45que je porte depuis très longtemps
44:46et que je continue à porter
44:48transition avec la nature
44:49Marc Fénaud
44:50vous a demandé de venir
44:51avec une carte blanche
44:52vous l'avez faite tout seul
44:53sans le vouloir en plus
44:54carte blanche
44:54et vous l'avez déjà dit
44:55vous avez envie de parler
44:56de questions forestières
44:57une minute
44:58pour nous dire
44:59pour mettre la lumière
44:59sur ce sujet
45:00tout ça pour dire
45:01d'abord la forêt
45:01ça parle à tous nos imaginaires
45:03d'enfants
45:04d'adolescents
45:05enfin c'est un lieu
45:05à la fois récréatif
45:06et d'imaginaire
45:07pour beaucoup d'entre nous
45:08puis en même temps
45:08c'est quelque chose
45:09de très concret
45:10après les océans
45:11c'est le deuxième puits
45:12de stockage de carbone
45:13nous avons une politique française
45:15de forestière
45:16depuis plus de 350 ans
45:17c'est sous Colbert
45:18qu'on s'est interrogé
45:19sur la question
45:19de la déforestation
45:20le grand mouvement
45:21de déforestation
45:22c'est au Moyen-Âge
45:22et le 20ème siècle
45:23c'est un mouvement
45:23de reforestation
45:24puisqu'on a gagné
45:25quasiment 50%
45:26de la surface forestière
45:27dans le 20ème siècle
45:28et malheureusement
45:29la forêt est malade
45:30elle est malade
45:30non pas de ce que font
45:32les hommes
45:32elle est malade
45:33du dérèglement climatique
45:34alors autre produit
45:34de l'activité des hommes
45:36puisque le puits de carbone
45:37que constitue la forêt
45:38a diminué
45:39de moitié
45:39en une quinzaine d'années
45:41alors que les surfaces augmentent
45:43et que les risques incendies
45:44augmentent
45:47alors il faut qu'on poursuive
45:51ce qu'on a lancé
45:52avec le président de la République
45:52la plantation d'un milliard d'arbres
45:54alors il y a des contingences
45:55budgétaires actuellement
45:55mais il faut qu'on ait
45:56un programme
45:58d'attention à la forêt
45:59et l'attention
45:59c'est pas le laisser aller
46:00ou le laisser faire
46:01c'est-à-dire
46:01il faut replanter
46:04sortir les bois
46:04qui sont dégradés
46:05par la sécheresse
46:07ou par les maladies
46:07et replanter avec des essences
46:09qui correspondent mieux
46:09au moment dans lequel on est
46:11la difficulté
46:11c'est que ce qu'on plante
46:12aujourd'hui
46:12on ne le verra pas
46:13nous
46:14mais il faut juste penser
46:15qu'il faut que nos enfants
46:15nos petits-enfants le voient
46:16et donc c'est un formidable modèle
46:18de développement durable
46:19c'est-à-dire que ça rend modeste
46:20la forêt
46:21parce que ce qu'on fait là
46:22on n'est pas sûr de le voir
46:23mais on est sûr que ça sera utile
46:25ça sera sans doute aussi
46:26en débat pour 2027
46:27en tout cas si on vous écoute
46:29c'est 30% de la surface de la France
46:30on en parle assez peu
46:31ce qui nous amène
46:32à la séquence France 2027
46:33Françoise Fresseuse
46:34et à la question de l'Europe
46:36oui cette Europe
46:37le modem
46:38les centristes
46:38y ont vraiment cru
46:39ça a été l'utopie
46:40de l'après-guerre
46:41c'était éviter
46:42les guerres intestines
46:43de l'Europe
46:44garantir la prospérité économique
46:46et on voit aujourd'hui
46:47l'Union Européenne
46:48lâchée par Donald Trump
46:49menacée par la montée
46:51des régimes autoritaires
46:52comme la Chine et la Russie
46:53faut-il y croire encore
46:54malgré tout ?
46:55alors ça n'était pas
46:56enfin c'était une utopie
46:57mais une utopie
46:58qui a eu sa traduction
47:00parce que nous n'avons pas eu
47:01de conflit
47:03jusque très récemment
47:04sur le continent européen
47:05deux il y a plutôt eu
47:06de la prospérité
47:07durant cette période-là
47:08il y a eu un endormissement
47:10aussi peut-être ?
47:11c'est ce que j'allais dire
47:12non mais je ne saute pas
47:13comme un cabri
47:13en disant Europe, Europe, Europe
47:14comme aurait dit le général De Gaulle
47:15je dis qu'est-ce qui ne va pas ?
47:16d'abord l'élargissement
47:17a été fait sans règle
47:19et on peut
47:20tous ceux qui nous ont vendu
47:21que c'était bien
47:21de rejeter le traité institutionnel
47:24ont fait que nous ne pouvons
47:26pas prendre des décisions
47:27à la majorité
47:27ou à la majorité qualifiée
47:29sur les questions fiscales
47:29et qu'on a maintenu
47:30le régime de l'unanimité
47:31le régime de l'unanimité
47:32c'est qu'un État
47:34parmi 27
47:34peut s'opposer
47:35à une mesure
47:36dont nous aurions tous besoin
47:37c'est quand même
47:38parce que personne
47:38ne rend jamais des comptes
47:39chez les populistes
47:40M. Mélenchon nous avait dit
47:41il y a un plan B
47:42Le Pen nous avait dit
47:43la même chose
47:43en fait il n'y avait pas de plan B
47:45le plan B c'est qu'on est encalminé
47:46depuis qu'on n'a pas réussi
47:47cette réforme institutionnelle
47:48donc on a un problème
47:49d'institutions
47:50qui sont beaucoup trop lourdes
47:51moi je l'ai vu
47:52quand j'étais ministre de l'agriculture
47:53quand on vous dit
47:53la perspective de solution
47:55c'est dans 18 mois
47:5624 mois
47:5736 mois
47:57mais de quoi ?
47:58deux
47:58c'est que l'Europe
47:59elle doit penser à ses intérêts
48:01et ses intérêts
48:02c'est parfois aussi
48:03de regarder
48:07les Etats-Unis
48:08défendent d'abord leurs intérêts
48:09et donc l'Europe
48:10elle a à la fois
48:10trouvé de la souplesse
48:11d'organisation
48:12pour prendre des décisions
48:13dans les temps qu'il faut
48:14deux
48:14de faire en sorte
48:15de sortir de la naïveté
48:17relisons et relisez
48:18le discours du président
48:19de la République
48:19c'est ce qu'il a dit
48:20depuis 10 ans
48:21c'est le seul
48:22qui a porté cette voix
48:23à l'époque
48:23et je pense que
48:24dans le malheur
48:25qui est celui du monde
48:26aujourd'hui
48:26entre les velléités
48:28de M. Trump
48:29qui n'est plus
48:29objectivement notre allié
48:30en tout cas
48:30qui le montre
48:32ostensiblement désormais
48:32M. Poutine
48:33qui est à nos portes
48:34la puissance chinoise
48:35d'où la puissance indienne
48:36pensez qu'on le fera
48:37seul sans l'Europe
48:39alors ceux qui se mettent
48:40sur ce chemin là
48:41je leur souhaite bien du courage
48:42Alors
48:42question vraiment
48:43d'actualité
48:44vendredi 1er mai
48:45Donald Trump annonce
48:46que 5000 militaires américains
48:48vont quitter l'Allemagne
48:50c'est une rétorsion
48:51parce que le chancelier allemand
48:52a émis des critiques
48:54sur sa politique
48:55au Proche-Orient
48:56alors est-ce que vous pensez
48:58que le moment est venu
48:59maintenant d'une clarification
49:00entre l'Allemagne
49:01et les Etats-Unis
49:02ou est-ce que
49:04au fond l'Allemagne
49:05va quand même rester
49:06dépendante des Etats-Unis
49:07parce que
49:07c'est pas l'Allemagne
49:09c'est les peuples européens
49:10l'Allemagne
49:11plus que nous peut-être
49:13à l'Est
49:14comme il y avait
49:15le risque URSS
49:16le bouclier
49:18américain
49:19les polonais
49:20etc
49:22ils ont peut-être
49:23pris plus conscience
49:24que les américains
49:25ne les protégeaient pas
49:26de leurs grands voisins russes
49:28et que donc
49:28il y avait besoin
49:28de se rassembler
49:29sans doute le point
49:30déterminant désormais
49:31c'est du côté des Allemands
49:32mais j'en fais pas une cible
49:33je dis juste
49:34parce qu'ils sont très dépendants
49:35quand même du marché américain
49:36ils sont très dépendants
49:38du marché américain
49:38mais dès lors que vous avez
49:39à vos frontières
49:40pas lointaines
49:41une puissance comme
49:42la puissance russe
49:43qui vous menace
49:44et qui menace
49:44les équilibres du monde
49:45et que par ailleurs
49:47les américains disent
49:47ce n'est plus nos affaires
49:48et reconnaissons que ça a commencé
49:50probablement sous monsieur Obama
49:51cette question là
49:52Trump a tous les défauts
49:53pas celui d'avoir été le premier
49:55malheureusement sur ce sujet là
49:57les américains
49:58se sont désintéressés
49:59de l'Europe depuis 20 ans
49:59considérant qu'il n'y avait
50:00plus d'enjeu géostratégique
50:02et que c'était la Chine
50:02l'enjeu géostratégique
50:04et donc il faut qu'on se prenne en main
50:05et donc si dans
50:06au fond ça permet
50:07d'accélérer le processus
50:08de reprise en main intellectuelle
50:10de réarmement intellectuel
50:11de se dire
50:12il n'y a pas
50:13que des amis
50:14ou des adversaires
50:14il y a des gens qui jouent
50:15leurs propres intérêts
50:16chacun sous ses intérêts
50:17nous sommes 480 millions
50:18avec de la richesse
50:19avec de l'innovation
50:20avec de la puissance
50:21y compris militaire
50:22qu'il faut renforcer
50:23pour ne pas la rendre dépendante
50:24des Etats-Unis
50:25je pense qu'on aura fait
50:26une oeuvre commune
50:26et une oeuvre utile
50:27mais ça c'est dans le cadre européen
50:29parce que si ce n'est pas
50:29dans le cadre européen
50:30ça n'existe pas
50:31Autre question d'actualité
50:33c'est au fond
50:34aussi la menace de Donald Trump
50:35d'augmenter
50:36les droits de Dan
50:37sur les automobiles européennes
50:40est-ce qu'il faut se coucher
50:42ou est-ce qu'il faut dire
50:45mais moi je pense
50:46j'ai beaucoup regretté
50:46d'ailleurs vous vous souvenez
50:47que François Bayrou
50:48l'avait dit lui-même
50:48que la signature d'un accord
50:51sur un terrain de golf privé
50:52de monsieur Trump
50:53avait eu quelque chose
50:54pour moi
50:56et pour moi français
50:57et pour moi européen
50:58du million
50:59j'ai trouvé qu'on s'était humilié
51:00ce jour-là
51:01résultat des courses
51:02il s'affranchit totalement
51:03de cet accord
51:03c'est-à-dire que c'est quelqu'un
51:04qui ne perd pas ces deals
51:05il n'est pas entré en vigueur
51:06aussi l'accord
51:06oui non mais d'accord
51:07mais enfin il le dénonce
51:08avant de le faire rentrer en vigueur
51:09alors à quoi servent les accords
51:10Ursula von der Leyen
51:11quelle est la valeur
51:12d'un deal avec le président
51:13des Etats-Unis aujourd'hui
51:15égale zéro
51:15donc il faut qu'on fasse autrement
51:17et donc je pense que
51:19monsieur Breton
51:19Thierry Breton l'a dit
51:20à plusieurs reprises
51:21il y a besoin que l'Europe
51:22s'assume
51:23et peut-être que madame
51:24von der Leyen
51:24devrait aussi s'inspirer
51:25de ce qui s'est passé
51:26pour pas recommencer
51:26la même sérénade
51:27et aller sous les fourches
51:29codines de Trump
51:29regardez ce qu'a fait
51:30monsieur Zelensky
51:31c'était courageux
51:32ce qu'il a fait
51:32parce qu'il a pris tous les risques
51:33il s'est fait insulter
51:34dans la Maison Blanche
51:35il a dit je pars
51:36est-ce qu'il a perdu
51:37du crédit auprès de Trump
51:38je ne suis pas sûr
51:39donc je pense que
51:40dans un schéma de puissance
51:41quand vous montrez
51:42que vous êtes puissant
51:43et que vous ne faites pas
51:43marcher sur les pieds
51:44pour ne pas dire sur les godasses
51:45je pense que vous donnez
51:46le sentiment quand même
51:47que vous avez un interlocuteur
51:48avec lequel challenger
51:49et Trump il ne connait que ça
51:50et Poutine il ne connait que ça
51:52et les autres
51:52ils ne connaissent que ça
51:53et nous si on est toujours faible
51:54on va disparaître
51:55quand vous décrivez
51:56ce que vous dites
51:57est-ce qu'il faut repartir de zéro
51:59tenter de construire
52:00une Europe souveraine
52:00à quelques-uns
52:01c'est ce que je suggère
52:03notamment dans son livre
52:04le temps d'une décision
52:05l'ancien ministre de l'économie
52:06Bruno Le Maire
52:07qui a vu de très près
52:08le fonctionnement de l'Europe
52:09mais c'est peut-être
52:10un des chemins
52:10soit on arrive à changer
52:12un schéma institutionnel
52:13mais tous les populistes de la terre
52:14qui ne servent jamais
52:15les intérêts nationaux
52:16au fond
52:17ceux qui ont détruit
52:20l'accord européen
52:23institutionnel de 2005
52:23ils ont détruit
52:25la capacité à être puissants
52:26y compris nous français
52:27est-ce que si on n'arrive pas à ça
52:29il faut repartir d'un cercle
52:30de gens qui seraient
52:31extrêmement déterminés
52:33déterminés
52:33y compris les fondateurs
52:35et d'abord les fondateurs
52:36mais je suis sûr
52:36que les autres suivraient
52:37mais à ce moment-là
52:38on se recrée des règles
52:39qui sont des règles
52:40qui fonctionnent
52:40et pas des règles
52:41qui entravent
52:41mais vous êtes pour vous ou pas ?
52:43moi je trouve que l'idée
52:43est intéressante
52:44alors il ne faut juste pas
52:46quand je dis intéressante
52:47c'est vraiment intéressant
52:47c'est pas pour éluder la question
52:48il ne faut juste pas
52:49donner le sentiment
52:50que les autres
52:50seraient des secondes zones
52:51donc il faut engager un dialogue
52:53où on dise
52:53on crée quelque chose de nouveau
52:55où chacun est bienvenu
52:56mais dans les règles
52:57qu'on nous fixons
52:57qui soient des règles
52:58plus opérantes
52:59et qui permettent
52:59d'assumer une souveraineté
53:01plus forte
53:01Marc Fénaud
53:02ce sont les dernières minutes
53:03de cette émission
53:04vous connaissez
53:05le vrai faux
53:06c'est parti ?
53:07c'est parti
53:07free party
53:08ou rêve party justement
53:10en tout cas vous n'y avez
53:11jamais mis les pieds
53:11vrai ou faux ?
53:12faux
53:13vous avez déjà fait
53:13une rêve party ?
53:14je savais que ça vous ferait
53:15élever la tête
53:16allez-y
53:17qu'est-ce que je voulais
53:18que je vous dis ?
53:18alors vous me demandez
53:19le vrai ou faux
53:19alors je vous dis faux
53:20ça vous bloque
53:20c'est moi que vous bloquez
53:21j'ai été jeune
53:23et que donc
53:23vous avez investi
53:24un terrain interdit
53:25on n'est pas obligé
53:26de devenir un vieux
53:27je ne sais pas quoi
53:27quand on a été jeune
53:28Jean-Luc Mélenchon
53:29quatrième candidature
53:30en 2027
53:31vous ne seriez pas surpris
53:33vrai ou faux ?
53:34je ne serais pas surpris
53:34non
53:35vrai
53:36un petit peu de lassitude
53:37peut-être
53:38vous avez complètement
53:39enterré l'idée
53:40que François Bayrou
53:41soit candidat en 2027
53:42c'est vrai ou c'est faux ?
53:43je n'enterre jamais
53:43des idées comme ça
53:44Edouard Philippe
53:45serait le meilleur candidat
53:46du bloc central
53:46en 2027
53:47vrai ou faux ?
53:48trop tôt pour le dire
53:49un peu de politique fiction
53:50vous vous en doutez
53:512027 deuxième tour
53:52Mélenchon Bardella
53:53la question c'est
53:53est-ce que vous vous abstenez ?
53:54vous vous abstenez
53:55vrai ou faux ?
53:56je refuse de répondre
53:57à cette question
53:58pour le coup très clairement
53:59parce que je veux
53:59m'éviter ce débat là
54:01je veux m'éviter
54:02ce cauchemar là
54:02d'autres avant vous
54:02personne ne l'a évité
54:03jusqu'à vous ?
54:04non je veux m'éviter
54:05ce cauchemar là
54:05parce que je pense que
54:06dans l'un et dans l'autre cas
54:07c'est le chaos pour la France
54:09et Mélenchon est un peu
54:10l'idiot utile
54:11si je me permettais
54:11cette expression
54:12de Mme Le Pen
54:13ou de M. Bardella
54:13en disant
54:14on ne fêterait pas
54:15avec M. Mélenchon
54:15déjà essayons de nous occuper
54:17que nous n'ayons
54:17ni l'un ni l'autre
54:18ce serait pas mal
54:18le front républicain
54:19face au rassemblement national
54:20ça ne sert plus à rien
54:21vrai ou faux ?
54:22vrai
54:23je pense que les gens
54:24ne comprennent pas
54:24ce qu'on veut dire
54:25parce que ça a l'impression
54:26d'être simplement
54:26un schéma en contre
54:27et on ne propose rien d'autre
54:29et immédiatement après
54:29on montre qu'on n'est plus
54:30d'accord sur rien
54:31le front républicain
54:32c'est ce qu'on a
54:32comme valeur républicaine
54:33donc ça peut se réactiver
54:34dès lors qu'on se dise
54:35de quoi on est capable
54:36qu'est-ce qu'on est capable
54:37de faire ensemble
54:37on a fait le front républicain
54:38en 24
54:39et après tout le monde
54:40a voté contre tous les textes
54:41bon
54:41s'il le souhaite
54:42Master Poulet peut s'installer
54:44à Blois
54:44vous n'y voyez pas de problème
54:45vrai ou faux ?
54:45si ils voient un problème
54:46parce que d'abord
54:46c'est dans un pays
54:47de la gastronomie
54:48nous sommes le pays du monde
54:49qui a sans doute
54:50le ratio de McDo
54:51au mètre carré
54:51le plus élevé
54:53ça devrait nous interroger
54:54sur le rapport
54:54nous qui aimons tant
54:55la nourriture et la gastronomie
54:56et les produits de qualité
54:57le rapport que nous avons
54:58avec toutes ces chaînes
54:59celles-là comme les autres
55:01qui au fond galvaudent
55:03la gastronomie française
55:04allez en Italie
55:05vous verrez si vous avez
55:05autant de magasins de ce type
55:07merci Marc Fénaud
55:08d'avoir répondu
55:09aux questions politiques
55:10merci à toute l'équipe
55:11merci à Marius Serriès
55:13et à Fabienne Lemoyle
55:13la rédactrice en chef
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