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00:11Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans la régulière, l'émission de toutes les cultures.
00:14Depuis la fin des années 90, All Carry s'est imposé comme l'un des MC les plus respectés
00:19de sa génération, le rappeur préféré de ton rappeur préféré. De ses débuts dans le 91 jusqu'à
00:24aujourd'hui, il a construit une carrière à part loin des compromis, mais toujours au centre du
00:28jeu. Et la semaine prochaine, il revient avec un nouvel album, Boog Diff Legacy, un album
00:33où il est question d'héritage, de transmission, mais aussi de son personnage. Dans ce projet,
00:37All Carry regarde en arrière sans nostalgie et vers l'avant, sans chercher à courir après
00:41les tendances. Il pose une question simple, qu'est-ce qu'il reste quand la hype passe ? En tout
00:45cas,
00:45il reste beaucoup de choses, on va le voir dans cet album et on va en parler. Aujourd'hui,
00:48on aura même la chance, l'honneur de jouer un morceau en exclusivité, une nouvelle collaboration
00:52avec Dany Dan. On est avec All Carry, une figure incontournable du rap français, jusqu'à 23h.
00:57France Inter.
01:01À la régulière.
01:06Medimizing.
01:07À partir de là, j'ai déjà gagné.
01:10Je rappe avec l'avant-bois dans le panier.
01:12Déjà, je planais, vous n'étiez pas né.
01:14À quel point sommes-nous dans le déni ?
01:17Sincère ou sénile, c'est Dieu qui sévit.
01:19C'est Dieu qui bénit, Boog Diff.
01:22Stamina, Stamina, Stamina.
01:23Ça, c'est le morceau Stamina d'All Carry, que t'es sur le projet Grand Bazar Vol. 2,
01:27que tu remets sur un album qui sort exactement la semaine prochaine.
01:31On va exploiter les Sauré à fond.
01:33Grand Big Up, Grand Bazar aussi, les boucles de Suizaire, les boucles de la Suizaire.
01:37All Carry, comment ça va ?
01:39Totalement au max.
01:40Moi, ça va toujours en vrai.
01:41Moi, j'ai l'impression, je te pose la question parce que, effectivement, j'ai toujours eu l'impression
01:45quand je te croise, quand je te vois dans les émissions, même quand je te regardais
01:48dans les émissions où t'intervenais, que ça allait.
01:50Mais là, j'ai l'impression que ça va, mais que t'es en forme.
01:54Et c'est drôle parce que, même dans la manière dont tu teases un peu l'album,
01:57c'est comme si c'était un retour, alors qu'en fait, t'as sorti un album en 2023.
02:01Tu vois, c'est il n'y a pas longtemps.
02:03Mais il y a cette énergie-là, je trouve.
02:05Est-ce que tu ressens ça ? Est-ce que tu arrives à l'expliquer ?
02:08Mon dernier album date de 2023, mais en vrai, c'est vieux aujourd'hui.
02:12Trois ans d'attente, c'est long.
02:15Même s'il y a eu des collabs entre temps, des titres comme celui-là.
02:19Ouais, là, en vrai, j'ai bien élaboré mon truc et puis je m'amuse.
02:25Je m'éclate, en fait.
02:27Mais est-ce qu'il n'y a pas aussi quelque chose, tu sais, où...
02:29Enfin, tu n'as jamais vraiment cherché à suivre les tendances ou quoi,
02:32mais j'ai le sentiment que là, ce que tu fais depuis longtemps,
02:34c'est-à-dire défendre un certain rap, un rap de kickage,
02:38un rap aussi qui est pas mal référencé sur le rap new-yorkais.
02:42Ouais, exact.
02:43Que maintenant, il y a plus de gens qui le font qu'il y a dix ans, par exemple.
02:46Tu sais, quand tu le fais en 2015, par exemple, ça fait un peu vieillot.
02:50Aujourd'hui, grâce à des gens que tu cites, comme les Conway, etc.,
02:53c'est comme si ce rap-là, il était redevenu à la mode aussi.
02:56C'est vrai que ça s'est aligné.
02:57Et qu'il y a pas mal de projets que j'ai sortis où j'étais vraiment hors temps.
03:03Où moi, moi, je sentais, est-ce que j'ai vraiment le droit de faire ça ?
03:06Et même, tu le disais, tu disais, résistant.
03:08Comme si tu résistais un peu à l'époque, quelque part.
03:10Parce qu'un son boom-bap, c'est has-been, presque.
03:15Alors qu'aujourd'hui, c'est une fraîcheur.
03:17Et donc, évidemment, que ça me fait un teint encore plus beau, scintillant.
03:24Et j'en suis content, tu vois, que, comme on dit, la roue tourne.
03:28Aujourd'hui, des baggies larges, ils appellent ça oversize.
03:32Oui !
03:33Tu vois, nous, c'était déjà des baggies, tu vois.
03:35Donc, en fait, il y a des choses qui reviennent, que nous, on a gardées.
03:41Et it's time, en fait.
03:42Daym time.
03:43Et est-ce que, parce qu'en écoutant le projet, et j'ai eu la chance de l'écouter,
03:48les rimes, enfin, il y a une...
03:49T'envoie.
03:51Il y a pas...
03:51J'ai presque, il y a une punch-in par minute, presque.
03:54Est-ce que t'as le sentiment d'être plus en forme là qu'il y a deux ou trois
03:57ans ?
03:57Moi, j'ai quand même le sentiment qu'il s'est passé quelque chose,
03:59comme si, je sais pas, il y a eu des morceaux qui ont été des déclencheurs pour toi.
04:04En fait, le rap, c'est pas comme le sport.
04:09C'est-à-dire que le sport est limité physiquement avec l'âge.
04:12Oui.
04:13Donc forcément, oui, t'as de l'expérience, mais ton corps, il peut plus suivre comme il se doit.
04:19Sauf si tu es LeBron James, qui a 41 ans et en play-off, il est défouré avec deux flingues.
04:26Et moi, j'ai l'impression que je suis plus...
04:31Meilleur maintenant qu'il y a dix ans.
04:32Oui, je suis meilleur maintenant qu'avant, oui.
04:33Mais ça, c'est drôle parce que Aketo dit la même chose de lui.
04:36Il dit, en fait, quand tu passes ta vie à pratiquer quelque chose, généralement, t'es meilleur.
04:40Oui, bien sûr.
04:40Alors que dans le rap, il y a une croyance inverse.
04:42On dit que c'est un truc de jeune.
04:43Tu sais, on dit...
04:44Mais en fait, la répétition, le travail constant, forcément, ça fait progresser.
04:50De jour en jour, on a des expériences, on a des aventures qui alimentent notre talent.
04:58Et c'est sûr que si pendant dix ans, tu ne fais rien, quand tu reviens, c'est compliqué.
05:03Mais moi, je n'ai jamais vraiment arrêté.
05:05Et je suis beaucoup plus à l'aise dans mon écriture, dans mon flow.
05:11Et je me sens encore progresser.
05:13Pourtant, j'ai la quarantaine passée.
05:15Il y a un morceau, justement, où tu parles aussi.
05:17Alors, tu parles d'un futur hypothétique.
05:20C'est le morceau de Turfu, avec Lino.
05:22Avec Lino, oui.
05:23Et là, pour le coup, quand on parle de rappeurs comme toi,
05:26arrivés à la fin des années 90, qui est toujours en forme, qui a toujours des rimes.
05:30Bon, Lino, c'est un des meilleurs exemples.
05:33Quand tu l'invites sur un morceau comme ça,
05:36pour le coup, il y a un thème.
05:37C'est un morceau avec un thème.
05:38Ce n'est pas juste de Lego Trip, comme vous auriez pu faire.
05:40Ce n'est pas juste de Lego Trip.
05:42Qu'est-ce que ça veut dire pour toi d'inviter aussi Lino,
05:45qui est une des plumes les plus respectées ?
05:48Tout ce que j'ai fait, c'est un peu spontané.
05:51Il n'y avait pas vraiment de calcul.
05:54Grosse prod de Just Music Beats.
05:57Je kick le truc en studio.
06:00Et puis, je me dis, j'ai envie de partager ce morceau-là.
06:04Et je ne voyais que Lino décrire, lui aussi, un futur proche,
06:10ou à moyen terme, apocalyptique.
06:14Et en vrai, je n'ai même pas dit bonjour.
06:17Je lui ai envoyé la proche.
06:20Je lui ai envoyé la proche.
06:21Il me dit, vas-y, est-ce que tu es où, frère ?
06:23Juste t'écoutes et tu me dis oui ou non.
06:25Rien de personnel.
06:26Et il a dit, vas-y, donne la date, frère.
06:30Pour le coup, le morceau, il décrit un futur qui n'est pas très positif.
06:34Est-ce que c'est, on est purement dans le, comment dire, dans la fiction
06:38ou est-ce que c'est aussi ce que tu redoutes ?
06:41Les deux.
06:43Les deux, les punch.
06:45Déjà, à la fin où je dis, je suis revenu du Turfuge
06:50et j'ai vu que la IA rappelait mieux que moi.
06:52Je voulais te parler de cette phrase-là.
06:53Oui, voilà.
06:54Parce qu'aujourd'hui, c'est impossible que la IA rappe mieux que moi.
07:00Impossible.
07:00Elle n'a pas les compétences.
07:01Mais tu penses que ça peut arriver ?
07:03Ça pourrait peut-être arriver.
07:05Mais là, tu lui donnes tous les éléments,
07:07donne-lui tous mes albums, tous mes feats et tout.
07:11Elle ne peut pas te dégager de cette émotion
07:13et être aussi incisive que moi.
07:16Et même sur l'écriture, en fait.
07:17Parce qu'elle peut te copier.
07:19Mais est-ce qu'elle peut créer ?
07:21Elle ne peut pas.
07:22En fait, la IA peut m'accompagner,
07:24mais elle ne peut pas me remplacer.
07:26Tu penses qu'on n'est pas encore ?
07:27Parce que toi, tu es à l'art.
07:28On va en parler, mais dans l'album,
07:29tu es un énorme fan de pop culture.
07:31Tu regardes beaucoup de films,
07:33beaucoup de mangas, etc.
07:34Et il y a beaucoup de films
07:35qui ont prophétisé une IA des machines.
07:38Je pense Terminator.
07:40On n'en est pas encore ça.
07:41Toute notre enfance,
07:43on l'a vu dans les Terminator,
07:45que les trucs futuristes,
07:47les codes quantum,
07:48les manières de se déplacer
07:49dans les dimensions et tout.
07:51Même les Avengers.
07:52Donc en vrai, il faut s'y attendre.
07:54On a ouvert une porte.
07:55C'est dingue parce que,
07:57je parle notamment,
07:58il y avait une émission
07:59qui s'appelait
08:00avec Hubert Chata.
08:02Yatta, pardon.
08:03Yatta.
08:04En fait, tu parles aussi bien de rap
08:06que de cinéma.
08:07En tout cas, on sent que c'est
08:08la même chose pour toi.
08:09Est-ce que le rap,
08:10c'est aussi ça ?
08:11Est-ce que c'est aussi
08:12une manière pour toi
08:13d'être un super-héros
08:14quand tu prends un micro ?
08:15Tu sais, quand tu grandis
08:18dans les années 90,
08:19tu te construis avec
08:21Vidéo Futur.
08:23C'était un vidéoclub.
08:26Oui, un vidéoclub de l'époque.
08:28Club Dorothée.
08:31Et puis, tu vois,
08:31MC, tout ça,
08:33ça m'a construit.
08:34On est vraiment une génération
08:36hypé par une publicité.
08:38Tu vois ?
08:40Chambourcy.
08:41Oh oui !
08:42C'est bête,
08:43mais ça m'a construit aussi.
08:47Tu vois ?
08:48Donc, en réalité,
08:49quand tu utilises tout ton patrimoine
08:51pour faire de l'art,
08:53je ne rejette rien, en fait.
08:55Je prends tout,
08:57j'englobe tout, tu vois.
08:58Est-ce que tu es toujours aussi fasciné
08:59par les Etats-Unis ?
09:00Parce qu'on est aussi une génération
09:01où les Etats-Unis,
09:02c'était un peu l'eldorado,
09:05à cause du rap,
09:06à cause du cinéma,
09:07à cause du pays,
09:08l'équipe qu'on voyait, etc.
09:09Est-ce que c'est encore le cas pour toi ?
09:12Les Etats-Unis ont influencé
09:13le monde entier.
09:14C'est eux qui donnent la direction.
09:16Je parle artistiquement.
09:17C'est eux qui ont créé
09:19le mot show.
09:20Tu vois, faire un show,
09:22c'est américain.
09:24Toutes les choses
09:26dans quoi on s'inspire aujourd'hui,
09:28ça vient d'eux.
09:30C'est eux, le rap.
09:32Si on bouge comme ça,
09:33c'est parce qu'on l'a vu
09:33dans un clip de rap américain.
09:35Si on porte une marque,
09:38regarde Nike.
09:39Je pense qu'il y a Nike
09:40dans tous les foyers du monde,
09:41il y a un article Nike.
09:44Tu comprends ?
09:45Et donc, ouais,
09:45c'est ça qui me galvanisait.
09:47Maintenant, si on rentre dans
09:50politique,
09:51vivre là-bas,
09:52ça ne m'intéresse pas du tout.
09:53Est-ce que,
09:53parce que tu parles
09:54de nos influences
09:55quand on était plus jeune,
09:56tu dis sur l'album,
09:57sur le morceau,
09:58j'ai pas encore
09:58tout le titre en est,
09:59mais le morceau
09:59où tu parles notamment
09:59tes influences,
10:01tu parles de,
10:02dis-moi, mon gout,
10:03c'est Trich,
10:04de Naughty by Nature.
10:05Ouais, exactement.
10:05Est-ce que c'était juste
10:06pour la rime ?
10:07Ou est-ce que c'est rare
10:08que lui soit cité
10:09comme le plus grand rappeur ?
10:11Pourquoi il n'y ait jamais cité ?
10:12Peut-être la longévité ?
10:14Ouais, peut-être.
10:14On va dire la longévité,
10:15mais après,
10:16moi, c'est ma découverte du rap
10:18avec Naughty by Nature.
10:19Ouais.
10:20Trich,
10:21c'est un chevalier d'or.
10:23Il arrive,
10:24il a,
10:24il a,
10:25il a,
10:25il a,
10:26il a toute la panoplie complète.
10:28Ouais.
10:28Là, il arrive,
10:29il est badass,
10:30un crâne rasé.
10:31Lui, il n'a pas de,
10:32de chaîne bling bling,
10:33il a une vraie chaîne.
10:36Il a une vraie chaîne
10:37autour du cou,
10:38il a,
10:38il a,
10:39il a une machette,
10:41tu vois ?
10:42Il est balèze
10:43comme jamais,
10:44et putain de flow.
10:45Ouais,
10:45les fast flow,
10:46c'est l'époque des fast flow.
10:47Putain de flow
10:48et si tu regardes bien,
10:50même Eminem,
10:50il le cite dans ses meilleurs,
10:52dans ses références,
10:53tu vois ?
10:54Twitch,
10:54c'est le seul
10:55qui a fait un vrai hommage
10:56à Tupac à sa mort.
10:57C'est vrai,
10:57ils avaient collaboré ensemble,
10:58d'ailleurs.
10:58Ils avaient collaboré,
10:59c'était son pote,
11:00tu vois ?
11:00Tout à fait.
11:01Et non,
11:01Twitch,
11:02j'attends jamais,
11:03je dois lui donner ses fleurs.
11:04Bon,
11:04il avait un putain de flow,
11:05il y en a un autre
11:06qui a un putain de flow,
11:06c'est toi,
11:07et donc on va écouter
11:09un extrait,
11:09un morceau qui est déjà sorti,
11:11c'est le morceau Punch Out,
11:12extrait donc de l'album
11:13Book Diff Legacy
11:14et juste après,
11:15deuxième extrait,
11:15on écoutera
11:16une nouvelle collaboration
11:17avec Daniel.
11:18Merci déjà de nous permettre
11:19de jouer une excuse,
11:20mais tout de suite,
11:21c'est Punch Out,
11:21premier extrait,
11:22premier single
11:22de ce nouvel album.
11:24Yeah.
11:54le son est bien crâtre,
11:55me donne envie
11:56de me taper d'y vilaine,
11:57le boug en pétard,
11:58j'ai bien repris la box,
12:00la lame sous la glotte,
12:01où j'ai bien éduqué ma gosse,
12:03putain c'est piano,
12:04là tu comprends
12:05le style d'Avoque,
12:06la trille en PLS,
12:07dans le protoxyde,
12:08t'as hâte de déballer
12:09tout le placard,
12:10à qui s'en bat les couilles,
12:11bagarre,
12:12vous cramerez jamais
12:13tout le platard,
12:15on est à peu près
12:16tous d'Aka,
12:17ils ont le cul
12:17dans vos chiottes,
12:18et t'entends pas
12:19du tout le caca,
12:20j'interprète,
12:21je suis comme à Broadway,
12:22je vais faire la grande way,
12:24ça tape sur le côté
12:25à la gronne way,
12:26oui j'en ai connu
12:27des folles way,
12:28en vrai c'est moi le psycho,
12:29c'est pas leur faute,
12:30c'est moi qui follow way,
12:32bouc bif,
12:32enfant du hood
12:33avec des codes à chier,
12:34enragé,
12:35stan sans lacer,
12:36slack dans la C,
12:38vibranium,
12:39tiens bah checker ma fée,
12:40est-ce que t'as connu George
12:42au mille ans assez,
12:43trop de love pour la street,
12:45enfin c'est relatif,
12:46tu peux me griller
12:47dans le neuf un prédatisse,
12:49faut qu'un Scarface,
12:50Corleone,
12:50même Napoléon,
12:52j'estime que l'amitié
12:53c'est comme Franklin Leon,
12:59c'est mon dingtime,
13:00traduction,
13:01c'est le temps de Damien,
13:03jusqu'à 35 ans,
13:04je me suis entraîné au gaméa,
13:05King Kong en tout temps,
13:07mignon comme Adam,
13:08et là,
13:08sûr que Mitch,
13:09Bikanon,
13:10Adjadogui n'est pas améla,
13:11Bélek a pas faire de ton car,
13:13je suis de retour au bon char,
13:14je roule sans phare,
13:15y'a même un bouc Templar,
13:17minimum 100 cas,
13:18tu te demandes et yo,
13:19mais qu'est-ce qui devient le div,
13:21est-ce que t'es mort sans cas,
13:22Black Jacks,
13:24version africaine des Sam Crow,
13:25c'est ça mon gros,
13:26je suis au Phuket,
13:27je commande un Aloko,
13:28la première étape,
13:30je vise les homoplates,
13:31dès le clap,
13:32en chemise Dickies,
13:33avec un bonneupap,
13:34je veux une miffe,
13:35qui dise Bambo Clat,
13:36en cosplay de John Lee,
13:38avec les couilles,
13:38c'est les gros Lolo Jap,
13:39je connais la fin du film,
13:41imbécile,
13:42c'est que du style,
13:43j'aime voir Dumbé,
13:44pieds nues à Bélex Ville,
29:501-2
33:03Il est revenu en Europe, on a fait des dates en Espagne, en Suisse, en France, donc c'était
33:11une connexion vraiment deep.
33:13Lui et tout son staff, on était ensemble, c'était limite une famille.
33:17Lui-même, des fois, il me prenait de côté, il me donnait des conseils, il me dit « ouais,
33:20je t'ai vu t'embrouiller avec ton manager ». Il était impliqué, donc ça se ressent
33:28dans le titre et je pense que c'est pour ça que les gens valident.
33:30Ça, c'était un morceau qui était sur ton deuxième album, « Les chemins de la dignité »,
33:33après il y a eu « Demolition Man ». J'ai aussi l'impression que c'était même dans les
33:36prods, quand j'ai réécouté un morceau comme jamais, il y avait aussi l'aspect « Fifty ».
33:40Je ne sais pas si ça a aussi été important en ce moment-là, parce que c'est là aussi
33:44où, peut-être que tu allais déjà la salle avant, mais là où tu te montres en débardeur,
33:48les muscles sont saignants… La prod de « Jamais » ressemble un peu à ce que faisait
33:53Scott Storch à l'époque, parce qu'à cette époque-là, tu étais « Fifty ».
33:57Déjà, j'étais « Fifty » avant « Fifty ». J'avais déjà les pecs, j'étais déjà
34:02en débardeur sur scène avant lui. Parce que moi, c'était Trish déjà qui m'a inspiré
34:08à cela. Et oui, le run « G-Unit » évidemment qui m'a impacté. Le bouc « Gilets pare
34:16-balles »,
34:17j'avais toute une équipe de kickers et tout. Evidemment que ça m'a financé.
34:21Tu as toujours été très New-York toi, même encore aujourd'hui. Parce que sur l'album,
34:24tu cites beaucoup de New-York et t'as un prême avec la drill.
34:29Non… T'as 2-3 vannes sur la drill.
34:30Ouais, c'est juste pour le lol quoi. Pour titiller les petits gangstas. Mais en vrai,
34:42de vrai, la drill, je peux rapper dessus. Traps, je peux rapper dessus. Je suis même
34:47à l'aise sur tout en vrai. Mais à un moment donné, pour se faire remarquer, il faut piquer
34:51les boucles qui sont en place. C'est aussi ça quand tu dis… Je crois que c'est vraiment,
34:55sur le début de l'album, tu dis quelque chose du style… Tu sais, aujourd'hui, toute l'industrie
34:59brasse avec les mêmes instrus, les mêmes mots. Est-ce que tu as ce sentiment-là que dans
35:03le rap français, en tout cas, ce qui marche, ce sont des choses qui se ressemblent énormément ?
35:07Tu sais, on écoute la musique avec les bases et les caractéristiques de son centre de formation.
35:14Moi, j'écoute la musique comme un gars qui a été formé dans le Queens, New-York.
35:20Ça veut dire performance, flow, signature vocale, écriture. C'est comme ça que j'analyse
35:27la musique. Et donc, quand je l'analyse aujourd'hui, j'ai l'impression qu'ils se partagent tous
35:33le même chant lexical, sur les mêmes sonorités, sans avoir de signature vocale réelle.
35:41C'est mon constat dans le titre Farétin, exactement.
35:45Est-ce que tu n'as pas l'impression aussi que là, on est à un moment où des gens
35:50comme
35:50toi, en tout cas, qui font un rap comme toi, il y a plus de place. Je pense à quelqu
35:55'un
35:55comme Jean Jas, qui n'a rien à voir, Yousoufa, qui est là depuis longtemps, mais c'est des
35:58albums dont on parle. Alors qu'il y a 10-15 ans, quelqu'un avec qui tu as collaboré sur
36:05Souffrance, Isha Limsa, comme si ce rap-là, c'était plus un rap de niche. Ou alors, c'est
36:10des niches qui grossissent, en fait, aujourd'hui.
36:11Ouais, c'est des niches qui ont grossi. Et comme on dit, on fait toujours le tour. Des fois,
36:16t'arrives trop tôt, des fois t'arrives trop tard. Et là, j'ai l'impression qu'on est
36:20dans les temps sur ce rap, sur ce type de rap-là.
36:23Et que les gens, ça fait plaisir aux gens d'entendre ça.
36:25Ouais, les gens apprécient. Il y a un côté nostalgique des sonorités boom bap.
36:30Ça tombe bien, c'est ça que j'aime faire.
36:33Et des gens que tu as invités sur M, Benjamin Ebs, Caballero, c'est aussi des gens qui
36:35incarnent ça et avec qui tu collabores.
36:38On est avec Olkary, jusqu'à 23h. Et tout de suite, tout de suite, petit jeu.
36:52Olkary, tu as toujours beaucoup de références pop culture. Sur l'album, il y a un morceau
36:57qui s'appelle Omar, consacré à Omar de The Wire, personnage mythique interprété
37:02par Michael K. Williams, père à son âme. On va essayer de déterminer aujourd'hui
37:06quelle est la plus grande série de tous les temps. Je te mets deux séries à chaque fois
37:10et tu me dis laquelle tu gardes. Ah ouais, d'accord. On commence.
37:13Top Boy. Je pense que tu as vu. Tu me dis si tu n'as pas vu, mais je sais
37:16que tu as tout vu toi.
37:17Top Boy versus Gomorrah.
37:21Gomorrah. Ah ok. Gomorrah ou Snowfall ?
37:27Ouh, putain. Ah oui, là c'est dur là. Ah, Snowfall. Ok. Snowfall, tu te l'es vraiment prise.
37:34T'as kiffé. Ouais mais Gomorrah aussi. Donc là, c'est difficile, mais je dis Snowfall.
37:39Pour plus du rappeur. Snowfall ou Power ? Snowfall. Ok. Power, tu aimes bien ?
37:46Oui. J'ai bien kiffé à l'époque, mais ce n'est pas une série que je regarderais à nouveau.
37:50Ok. Alors que Snowfall, j'ai vu deux fois. Ok. Tu comprends ?
37:54Tu peux te remettre comme ça deux, trois fois des séries. T'as vu combien de fois The Wire ?
37:58C'est Boyer. Non, je n'ai vu qu'une fois. Ok, qu'une fois.
38:00Et c'est vrai, Gomorrah, j'ai vu deux fois. Ok. Tu vois ?
38:05Donc on est à Snowfall ou Boardwalk Empire ? Est-ce que tu avais vu ça ?
38:09Non, je n'ai pas regardé ça. Ok. C'était avec Steve Buscemi. Je crois que c'était produit par
38:12Scorsese. Je ne l'ai pas vu non plus.
38:13Ouais, je crois à Nouvelle Orléans, un truc comme ça.
38:16Non, ça, c'est Tremé. Je crois que c'est dans la… Je ne vais pas dire de bêtises, je
38:19crois que c'est à la prohibition, mais je ne vais pas dire de bêtises.
38:21C'est Atlantic City. Snowfall ou Breaking Bad ?
38:27Snowfall, toujours. Ah ouais !
38:29Même si Breaking Bad, j'ai beaucoup aimé. Mais… Franklin Sands. Plus que Walter White.
38:37Snowfall ou, attention là, on rentre dans les grandes séries HBO, ou Oz ?
38:44T'as regardé Oz, toi. Ouais, bien sûr, j'ai regardé Oz.
38:47Oz, c'est incroyable. C'est lugubre. C'est ténébreux. Oh shit, Oz.
38:52Oz. Oz ou… Alors, c'est des séries qui ne sont pas forcément proches, mais bon, c'est des grandes
38:57séries, on va dire.
38:58Oz ou Godfather of Harlem, avec Forrest Whitaker.
39:01Ouais, ouais, j'ai vu aussi. Je sais.
39:03Oz, toujours Oz. Oz ou The Shield.
39:08Waouh, Vic Mackey. Vic Mackey, t'as fait des rimes.
39:13Ah non, je suis très fort. Mais Oz, toujours.
39:16Oz ou Les Sopranos ?
39:19C'est la même période, en plus.
39:21Ouais, c'est la même période.
39:22Ben, Oz. En plus, c'est les mêmes acteurs, presque. Ils partagent des castings.
39:27Et aussi dans celles que je vais te citer maintenant. Oz ou The Wire ?
39:34Ah… Ouais, The Wire.
39:35Ouais, The Wire.
39:37Est-ce qu'on peut dire que The Wire, pour toi, est la plus grande série de tous les temps
39:40?
39:42Je dirais pas ça, mais elle est dans le top 3 et pas la troisième.
39:45Et pas troisième.
39:46Qu'est-ce qui fait que… qu'est-ce que t'as… est-ce que t'as une saison préférée
39:50dans The Wire ?
39:50Parce que là, t'as un morceau qui est en référence à Omar, qui est un personnage vraiment incroyable. Vraiment,
39:56qui a marqué tout le monde.
39:58Moi, c'est le personnage préféré.
39:59Ouais, oui, Omar Little.
40:00C'est un profil incroyable. C'est pour ça que j'en ai fait un storytelling.
40:04Les gens doivent connaître qui il est, tu vois. Et ouais, dans The Wire, une saison préférée, je dirais peut
40:11-être la 4.
40:11La 4. Celle avec les enfants.
40:13Ouais, elle est deep de ouf.
40:15C'est bouleversant.
40:15Elle fait mal au cœur.
40:16Ouais. Moi, la saison, elle s'est arrêtée. Même la série s'est arrêtée. Je me suis demandé ce qu
40:20'ils devenaient ces enfants.
40:21Ouais, qu'est-ce qu'ils vont devenir ? C'est super triste. C'est là que tu dis qu
40:25'aux États-Unis, dans le ghetto, la vie d'un gamin de 0 à 16 ans, elle est catastrophique.
40:33Ouais, ouais.
40:33Ce qu'il voit, ce dont il est témoin, les amis qu'il perd déjà, c'est catastrophique.
40:40Ouais, ouais. Et donc, ça se passait à Baltimore.
40:43À Baltimore.
40:43Et c'est aussi une série où il n'y a pas vraiment de gentils et de méchants. En fait,
40:46c'est les policiers, ils ne sont pas les gentils.
40:49Tu vois, ils sont aussi sombres et pareil pour les…
40:52C'est vrai.
40:52Il y a cette dualité-là qui est intéressante aussi dans cette série.
40:54C'est le 360 de tout qui fait qu'à la fin de la série, tu peux débattre, avoir un
41:01avis cette année et en avoir un autre l'année prochaine.
41:04Ouais.
41:05Complètement.
41:06Bon, The Wire, plus grande série de tous les temps.
41:08Ça me va, moi.
41:09OK.
41:10Allons-y vers là.
41:11C'est souvent ça, c'est peut-être un peu facile, mais souvent, c'est The Wire et Soprano qui
41:14sont souvent cités comme les plus grandes.
41:16T'en mettrais une, toi, qu'on n'a pas cité ?
41:18Qu'on n'a pas cité ? Ben oui, Sons of Anarchy.
41:22Ah oui.
41:23C'est à ce niveau-là ? Je ne l'ai pas regardé.
41:24Pourquoi c'est à ce niveau-là ?
41:25Mais oui, évidemment.
41:27Sons of Anarchy.
41:28Mais oui, mais attends, si j'étais blanc, j'aurais les cheveux longs.
41:32J'aurais ce flot-là.
41:34En motard.
41:35En motard.
41:36Comme jamais.
41:37Ben non, Sons of Anarchy.
41:39Très bien.
41:40Je pense qu'on écoute un morceau d'un jeune rappeur qui est très chaud.
41:42Un kicker aussi.
41:43Je ne sais pas si tu connais, c'est H.
41:44Jeune Crack.
41:45Un jeune rappeur qui est très chaud.
41:47On va écouter ça.
41:47Il y a un nouveau morceau qui s'appelle Jordan 4.
41:49On s'écoute ça.
41:50Et juste après, on revient avec All Canary.
41:52Yes.
42:07Je suis dans la ville, je me repère avec les tours.
42:10Il me faut juste deux jambes, des Jordan et c'est tout.
42:12Je suis rébout, je rentre à pied, je prends mon temps.
42:14Des fois, je fais même exprès de faire des détours.
42:16Je dirais que t'entends les collègues qui chattent derrière.
42:18Il n'y en a aucun qui va me planter par derrière.
42:21Je marche tranquille, j'entends les stars derrière.
42:23Je suis comme Ruff, j'accélère.
42:24J'accélère.
42:25Comme une chope qui revient de la haie.
42:27Je rappe pour les gens, je m'emballe avec de la haie.
42:29On roule doucement avec les vitres baissées.
42:32T'as cru qu'on allait te drive-by.
42:33Je passe dans la rue où y'a les slack qui se plient.
42:36Les éléphants roses doivent être magnifiques.
42:38Ils me demandent un feu, une étoile dans les yeux.
42:40Il veut juste s'allumer comme un feu d'artifice.
42:42J'ai pris les pieds sur terre, j'suis dans des Jordan K.
42:46J'ai fait toute la zone, toute la zone à presse.
42:50J'connais toute la main.
42:54Comme si j'voyais du dessus, comme si j'étais déjà toi.
42:59J'ai trop marché, mes semelles s'ouvrent.
43:01Écouteurs à fond, ils se font qu'j'tevienne sourds.
43:04J'fais un tour, je me change les idées.
43:05Y'a un billet par terre, j'vois des gens hésiter.
43:08J'fais un tour.
43:10J'rentré, j'me dis qu'j'irais bien faire un tour.
43:12Concernant toute la France, j'ai fait un tour.
43:14J'ai comme l'impression qu'j'me répète, j'ai un doute.
43:16J'ai comme l'impression qu'l'univers c'est un tour.
43:19C'est pour ça j'mets que des encens.
43:21C'est pour ça j'utilise que des encens.
43:25Jordan rouge.
43:27Accordé avec le maillot de flamingo.
43:29Jordan rouge.
43:30Jordan rouge.
43:31Pour voir que ça tache quand j'te mettrai un pinot.
43:34J'ai plus les pieds sur terre, j'suis dans des Jordan 4.
43:38J'ai fait toute la zone, toute la zone à potes.
43:41J'connais plus de la main.
43:56J'ai un pote qui est devenu fou, j'l'appelle Kodak Black.
44:09C'était à John Krag donc avec le morceau Jordan 4.
44:16Avant de passer aux recommandations d'Hulk Henry, j'aimerais qu'on parle d'un morceau sur l'album.
44:21Un de mes morceaux préférés, je dois bien le reconnaître, c'est le morceau Nibar.
44:25C'est le titre du morceau.
44:28Et donc c'est en référence à une série.
44:31Avec le personnage de Al Bundy.
44:33Al Bundy.
44:35Mentalité Bundy.
44:36Marie et deux enfants.
44:37Oui, Marie et deux enfants.
44:38Mais tu n'es pas le premier rappeur français à avoir fait une référence à Al Bundy.
44:42Car il y a quelques années, Driver, tu connais bien, avait sorti ce morceau.
44:47C'est la première fois que j'viens et ça sera coutume.
44:51J'ai trouvé le truc qui pourrait me tenir éveillé.
44:55Pendant des nuits entières, le Nibar-Barre vient essayer.
44:59Viens faire un tour au Nibar-Barre.
45:03Ici ensemble, on se vince le regard.
45:07Viens faire un tour au Nibar-Barre.
45:10Je te garantis qu'il y a de belles choses à boire.
45:15Viens faire un tour au Nibar-Barre.
45:16Si un jour on m'avait dit qu'on jouait ça sur France Inter.
45:18Nibar-Barre.
45:19On l'a fait, on l'a fait.
45:20C'est quoi ?
45:21Le multivers.
45:22C'est quoi votre délire avec eux ?
45:24Et ça vient d'où le Nibar-Barre ?
45:25Le Nibar-Barre, ça vient de marier deux enfants.
45:28Tu vois tout à l'heure, tu parlais des séries cultes,
45:30dans les séries comédie culte.
45:32Ouais.
45:32Pour moi, marier deux enfants, c'est là-haut.
45:36C'est exceptionnel.
45:37Tu vois, c'est exceptionnel.
45:38Et Al Bundy, son mood, il est père de famille, il est en couple,
45:45mais il s'ennuie, il n'aime pas la vie.
45:47Sauf quand il va au Nibar-Barre.
45:50Tu vois, il est dans son canapé, il s'ennuie.
45:53Il a réussi à creuser un tunnel de sa cave jusqu'au Nibar-Barre.
45:57Tu vois ?
45:58En vrai, c'est très important d'avoir un Nibar-Barre dans la vie.
46:02Tu sors du taf, tu vas boire un petit scotch au bar du Nibar-Barre.
46:07Au sud, tu rentres chez toi, t'es heureux.
46:08Tu comprends ?
46:09Ça te fait du bien.
46:10Ça te fait du bien.
46:11Donc j'ai fait un storytelling sur mon album autour du Nibar-Barre.
46:16Un gars qui sort du taf, qui est un peu en burn-out et qui a besoin d'une petite
46:20récréation.
46:21Et puis il trouve le faire-part du truc et puis il se rend au Nibar-Barre pour s'aérer.
46:28C'est drôle parce qu'on ne m'avait jamais pensé à un mari et deux enfants comme ça.
46:31C'est un peu une série sur un quadrigénaire dépressif.
46:34C'est ça finalement.
46:36Tu vois pas que tout le monde vient lui demander de l'argent.
46:40Il est sur son canapé, il donne de l'argent.
46:42Même le chien, il vient, il file du fricot chien.
46:47C'est Tony Soprano en fait.
46:49C'est une autre version.
46:51C'est l'heure des recommandations.
46:53T'as envoyé plusieurs recommandations.
46:55Et notamment un album d'un producteur qui a invité beaucoup de gens aventueux.
47:00C'est Rich Ibis.
47:01Il s'appelle Oh My God volume 2.
47:02Et on peut écouter un excès.
47:03C'est le morceau Purple Rain avec Conway et Thury.
47:07Mal aimé comme tous les aînés.
47:09J'ai perdu mon taf comme mon fils aîné.
47:11Maintenant je fais le tour des aînés.
47:12Je suis sur le terrain avec ma sauge comme Kairi.
47:15C'est salope, rap comme des ballerines.
47:16Je suis pas safe en cabine parce que j'ai peur que ça soit contagieux.
47:20Alors qu'un mot me dit de faire le taf.
47:22J'ai éteint.
47:23J'ai pas des papillons dans le ventre.
47:25J'ai faim.
47:26Mes rimes sont mal comme ex noir.
47:28C'est Thury.
47:29On entend Thury qui est présent aussi sur mon album.
47:32Exactement.
47:33Pourquoi tu voulais citer cet album ?
47:35Parce que je l'ai pris en claque.
47:38Tu vois, j'avais pas suivi la promo.
47:42Et puis par ailleurs je tombe dessus.
47:44Et j'écoute les titres.
47:46C'est merveilleusement produit.
47:49Bon Richie tu le connais bien.
47:50Ouais, je le connais bien.
47:51Mais je sens aussi un level level up.
47:54Tu vois, il y a Glow.
47:55Et puis c'est musical.
47:59Ça, c'est éternel.
48:01Le morceau de Joe Lagrine.
48:04Incroyable.
48:05Celui-là Conway.
48:07Même Mac Tire est venu kicker aussi un peu.
48:09Donc en vrai, j'étais même jaloux de ne pas être dessus.
48:13Tu lui envoyais un message ?
48:15Non, non, non.
48:16Très lourd.
48:16Et je le recommande.
48:18Il mérite vraiment toute la lumière actuelle.
48:22Tu disais que ton projet était rétro.
48:24Mais malgré tout, je trouve que toi, dans ta manière de voir le rap, il y a toujours une manière
48:28très moderne de voir le rap.
48:30Là, tu viens de citer Joe Lagrine en Rantaine, on parait d'Untril.
48:33Toi, tu continues à toujours écouter et à toujours être impressionné aussi parfois par des jeunes artistes.
48:39Moi, j'écoute tout.
48:41Après…
48:42Tu n'as jamais eu marre du rap, d'écouter tout ?
48:46Ben si, des fois, j'en ai marre du rap et je n'écoute pas du rap.
48:50Parfois, j'en écoute…
48:51Tu sais, par exemple, le soir, quand minuit est passé, en général, je n'écoute plus de rap.
48:55Tu vois, tu as « Purple Rain » de Prince.
48:58Pour moi, c'est un des morceaux les plus…
49:00Mais tu as une rime !
49:01Tu dis, est-ce que tu as déjà écouté « Purple Rain » ?
49:04Oui, « Rourner la nuit » en écoutant « Purple Rain » ?
49:06J'ai eu la vision, j'ai eu envie de le faire.
49:07J'ai eu envie de faire des tours de périphes en écoutant.
49:09Mais si tu fais, tu fais cinq tours de périphes.
49:11Bon, l'essence, ça coûte cher, mais pas dite.
49:13Surtout en ce moment.
49:15Donc, ouais, non, j'écoute tout, je m'informe.
49:19Des fois, j'ai besoin de prendre une claque.
49:22Des fois, je n'ai pas vraiment d'inspire.
49:24C'est écouter quelque chose de pertinent qui me regalvanise, tu vois.
49:28Et donc, en vrai, c'est pour ça que je suis à la recherche perpétuelle sur les plateformes, sur YouTube.
49:34Et même, ça m'inspire…
49:36En fait, je suis d'une école de compétition et il faut que les autres performent pour que moi, je
49:41performe.
49:41Je ne peux pas être tout seul dans mon truc et puis dire, je suis au-delà, je suis au
49:47-dessus.
49:47J'ai besoin d'entendre de la concu qui envoie, qui sort deux flingues
49:51pour que moi, j'éguise mon sabre à nouveau, tu comprends ?
49:54Voilà, il ne s'agit que de ça.
49:55T'as bien cette vision de sortir deux flingues.
49:58Oui, il adore ça, de Django.
50:02T'as cité deux séries.
50:03Alors, la première, c'est une série que je ne connais pas.
50:05C'est Landman avec Billy Bob Thornton, demi-mour, ça m'améliore entre autres.
50:09Mais Billy Bob, t'entends, quel premier rôle ?
50:12C'est quoi ? Toi, tu regardes vraiment tout.
50:13C'est quoi cette série ?
50:14Moi, je suis surpris.
50:15Tu vois ?
50:16Je t'ai cité « Sounds of Anarchy ».
50:19Et alors, dans « Sounds of Anarchy », il y a un acteur qui joue dedans.
50:22Il jouait le shérif, là.
50:22Et lui, c'est Taylor Sheridan.
50:26C'est aussi un réalisateur.
50:28Donc, lui, il a un flot.
50:31Bon, il a fait « Mayor of Kingston », une série complètement starbée dans la même lignée que « Sons
50:38of… »
50:39Tu vois ?
50:40Et c'est lui aussi « Yellowstone », des cowboys du Nevada et tout.
50:44Il paraît que c'est très bien, ça.
50:45Avec Kevin Costner.
50:46Mais je n'aurais jamais cru qu'il fait ça.
50:49J'ai graille toutes les saisons de « Yellowstone », tu vois ?
50:52Des cowboys qui sont dans une live.
50:54Des cowboys, tu vois ce que je veux dire ?
50:56Et bien, il a fait aussi Landman.
50:59Et en vrai, si je te speech le truc, tu ne dis jamais que je regardais ça.
51:02C'est une série autour du pétrole.
51:04Le business du pétrole.
51:07Mais le profil du casting, ça fait qu'au bout de deux épisodes, tu es galvanisé complètement.
51:16Et Taylor Sheridan, il a une patte.
51:18Il a un jazz.
51:20C'est obligé, tu vas kiffer Landman.
51:22J'ai envie de regarder ça.
51:25Il y a trop de bons codes.
51:27Alors qu'à la base, c'est une histoire du pétrole.
51:29Trouver du pétrole, forer.
51:31Et puis, tu vois, c'est un business que l'on maîtrise up.
51:34Mais tu avais vu le film « There will be blood » à l'époque de Paul Thomas Anderson avec
51:38Daniel Day-Lewis ?
51:39Je ne sais pas.
51:40C'est un film aussi justement qui est un chef-d'œuvre.
51:42Qui est vu comme tel en tout cas et qu'en est un.
51:44Mais justement sur le pétrole justement à l'époque.
51:47Pareil, le sujet, il n'est pas…
51:48Quand tu ne t'y connais pas, il n'est pas très sexy mais le film est…
51:51Mais en vrai, Landman, c'est important.
51:54Landman, même Yellowstone.
51:55Et Yellowstone en plus, il y a le préquel de l'arrivée des Américains.
52:02Comment ça se passe ?
52:03Pourquoi ils ont autant de terrain ?
52:04Comment ils ont chassé les Indiens ?
52:06Les rapports entre les Américains qui aimaient bien les Indiens et ceux qui étaient Cicera.
52:10En fait, c'est important, c'est cool.
52:12Très bien.
52:13Ça se regarde bien.
52:14Paul Henry, c'est l'heure de la question qui tue.
52:19Il y a une question qui tue ?
52:20Ah bah oui.
52:21Ok.
52:22Je suis obligé de poser la question qui tue à un amateur de films d'action comme toi.
52:25Rien ne te fait peur ?
52:26Non, vas-y.
52:28Extrime-toi.
52:28Je vais poser…
52:30C'est moi qui ai peur maintenant.
52:31Je vais poser une question que j'ai posée à beaucoup de tes confrères.
52:35Quel est pour toi le plus grand album de l'histoire du rap français ?
52:41Ah ouais.
52:42Ah ouais.
52:44Tu sais, après moi, mon rapport à la musique…
52:46Tu sais, quand j'étais plus jeune, souvent…
52:49Quand c'était les vacances, on m'envoyait au bled.
52:51Toutes les vacances.
52:52Et quand tu vas…
52:54Tu prends tes munitions.
52:55Tu prends tes CD à l'époque.
52:57Tu prends tes CD.
52:57Tu avais les pochettes avec tous les CD.
52:59Donc en vrai, mon rapport avec certains artistes, il est particulier.
53:03Parce que pendant 2-3 mois, j'ai écouté que ça.
53:07J'ai analysé les mêmes…
53:08Et en vrai, je suis ton émission.
53:12Et je vais citer un album qui a déjà été cité dans cette question.
53:16C'est celui de Shuriken.
53:19Où je vis.
53:20Qui a été cité notamment par Soprano.
53:21Je sais que Soprano l'avait…
53:22Ouais, c'est celui de Shuriken.
53:23En plus, j'ai pile 18 ans.
53:26On m'envoyait encore au pays pour l'été à Cotonou.
53:31Et j'ai cuit un album.
53:33Et je l'ai consommé limite par cœur.
53:39Et j'ai compris toute l'énergie, toute la sensibilité.
53:45Et les thèmes…
53:46Tu vois, c'est vraiment du rap intelligent.
53:50C'est du rap qui fait évoluer.
53:52C'est…
53:53Putain, je ne trouve pas les mots.
53:54Mais c'est drôle parce que…
53:55Je trouve que même si tu étais jeune, donc tu étais sûrement influençable.
53:59Dans…
54:00Enfin, je ne retrouve pas forcément dans le flow, etc.
54:03Dans l'écriture du Shuriken.
54:04C'est quelque chose que tu as beaucoup écouté.
54:05Mais je trouve que tu vois, quand tu citais les sages-pots, etc.
54:07Je vois le côté carré que tu as dû te prendre.
54:09Mais Shuriken, c'est autre chose.
54:10Mais tu dois vraiment écouter sans forcément chercher à copier quand tu es jeune.
54:14En fait, ça m'a inspiré dans l'ouverture.
54:16Tu vois, il y a des portes qui sont ouvertes.
54:18C'est comme Lino disait.
54:19Ouais, il faut remettre le rap intelligent à la mode.
54:23Tu sais, l'inspiration dans le…
54:26Propager quelque chose de…
54:27Ben, de positif.
54:29Quelque chose de…
54:30Qui peut être game changer pour un auditeur.
54:33Parce que moi, c'est game changer pour moi quand j'écoute, tu vois.
54:37Et dans ce que je propose, j'aimerais bien que quelqu'un, quand il écoute, dise
54:40Ah ouais, ça, ça peut changer ma vie.
54:43On peut écouter un court extrait du morceau Le Sud.
54:46Premier jour de cours, où tour à tour, les mecs te matent.
54:49Claquent pas des genoux, t'es viré de la cour.
54:51Tenir le cours, regard froid, fais pas de tocard.
54:54L'œil au beurre noir, vaut mieux le faire que l'avoir.
54:56Dès le plus jeune âge entraîné, à évoluer dans une meute où l'ego se fait.
55:00Les dents sont les colliers d'à côté où les réputations se font.
55:03Et se défend.
55:04Où les moins costauds à jambes les poings.
55:06On se défend sans modération.
55:08En guerre permanente avec des risques.
55:09Evidemment, c'est pas le Sud.
55:10C'est le morceau Samouraï qui était le tube de l'album.
55:13Et Wolkary me disait là, effectivement, il y a le morceau Manifeste avec Akhenaton.
55:17Alors Shuriken et Croix, elle met le coupé d'Akhenaton.
55:20C'est trop.
55:20C'est trop.
55:21C'est des mathématiques.
55:22Ouais, c'est des maths.
55:22Pour de vrai.
55:23Et ça, ça te dirige vers quelque chose de plus galvanisant que toujours que de Lego Trip.
55:30Donc ouais, ça m'a ouvert des portes.
55:32Wolkary, c'était un vrai plaisir de t'avoir.
55:35Vraiment.
55:35On rappelle que ton nouvel album, j'aime pas compter, c'est les combientièmes.
55:39Parce qu'il y en a eu beaucoup depuis 2000 ans.
55:41Ouais, il y a beaucoup de projets.
55:41Il y a beaucoup.
55:42Mais en tout cas, le prochain, il sort vendredi prochain, le Book Diff Legacy.
55:45Merci beaucoup.
55:46Merci beaucoup à toi.
55:47Avec grand plaisir.
55:48Merci à toutes les personnes qui ont participé à la fabrication de cette émission.
55:51Préparée par Alex Alacour, Redouane Tella et Tara Natoury.
55:54Réalisée par Gaëtan Collier.
55:55Les programmations musicales et les signées, Juliette l'Orphelin.
55:57La Technique, ce soir, c'était Loïs Moreau et Jérôme Ragano.
55:59Lundi, nous serons en direct à 22h et on recevra Zecpi, le Hitmaker Zecpi.
56:05À lundi.
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