Passer au playerPasser au contenu principal
L'actualité du jour décryptée en plateau par Elodie Huchard avec les journalistes et les invités, tous les dimanches de 15h à 16h, dans #60MinutesInfo

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans 60 minutes info. On va commencer évidemment nos débats dans un instant.
00:06Mais d'abord le journal avec Noémie Hardy. Bonjour Noémie.
00:08Bonjour Elodie.
00:09Et on commence avec le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui s'est rendu près de Bourges pour la
00:14Free Party.
00:14Il a rappelé avec fermeté que ces rassemblements sont soumis à des règles juridiques au-delà de 500 personnes.
00:21L'événement doit être déclaré auprès de la préfecture concernée.
00:25Laurent Nunez a donc réaffirmé qu'il s'agissait bien d'un festival illégal et en plus sur un terrain
00:30militaire.
00:31Il s'est exprimé sur la situation. Il parle de son projet de loi. Écoutez.
00:36Donc je veux simplement dire que ça ne fait que me renforcer dans la conviction qui est la mienne
00:40de continuer à porter un projet de loi qui s'appelle Riposte et qui comporte,
00:44et qui comporte ce qu'évidemment les organisateurs avaient bien identifié, une partie consacrée au Rêve Party
00:49et qui vise, en emboîtant le pas d'une parlementaire qui s'appelle Mme Laetitia Saint-Paul, du groupe Horizon,
00:56qui était aussi citée dans la revendication, qui a fait adopter une proposition de loi sur les Rêve Party.
01:03Il y aura donc un projet de loi porté par le gouvernement qui va exactement dans le même sens.
01:07Organiser une Rêve Party maintenant, ce sera un délit.
01:09Un délit puni de deux ans d'emprisonnement, de 30 000 euros d'amende.
01:13Ça veut dire que quand on identifie les organisateurs, on commence par passer par la case garde à vue.
01:18Et puis ensuite, il peut y avoir une condamnation délictuelle.
01:20Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle,
01:25était l'invité ce matin du grand rendez-vous CNews Europe 1 Les Echos.
01:29Il a plaidé pour une sortie de la France de l'Union Européenne le plus vite possible
01:34pour reconstruire une Europe légère, gaullienne, de coopération où chaque nation est libre.
01:40Je vous propose de l'écouter.
01:42La seule solution, c'est la sortie.
01:45Et j'explique d'ailleurs comment on va sortir.
01:47Et je suis convaincu que la France ne doit pas partir à l'anglaise.
01:51J'ai le chapitre 24, l'évasion ou la mutinerie.
01:53Je veux pouvoir dissoudre l'Union Européenne.
01:56Et je suis convaincu qu'il y a d'autres pays qui nous suivront.
01:59Je suis convaincu que la France, fidèle à son histoire, peut libérer les peuples
02:03et reconstruire une Europe légère, gaullienne, de coopération, où chaque nation est libre.
02:09On ne sort pas pour sortir, on sort pour reconstruire quelque chose
02:13et pour trouver le bon axe des nations fortes, libres, qui se gèrent elles-mêmes, mais qui coopèrent entre elles.
02:20Et ça n'aurait jamais dû cesser d'être cela si notre classe politique n'avait pas été aussi lâche.
02:24Je ne sais pas si vous connaissez les fat bikes, ce sont ces vélos aux très gros pneus, aux pneus
02:29XXL.
02:30Ils sont de plus en plus nombreux dans les grandes villes.
02:32Oui, et ils permettent de rouler à plus de 25 km heure, voire plus s'ils sont débridés.
02:38Récemment, un conducteur positif aux stupéfiants a même été interpellé à 43 km heure.
02:43À Paris, la municipalité envisage de nouvelles mesures pour réguler leur usage.
02:48Les explications avec Emma Loro et Mickaël Dosantos.
02:52Sur les pistes cyclables parisiennes, les vélos traditionnels croisent désormais la route de nombreux fat bikes.
03:00Ces engins électriques aux roues XXL séduisent par leur style, mais aussi leur vitesse.
03:05Ils peuvent atteindre jusqu'à 25 km heure.
03:08Problème, de nombreux usagers les débrident.
03:11Une pratique risquée, selon ce mécanicien d'une enseigne de la capitale.
03:15Un, ça abîme les vélos. Deux, en termes de sécurité, c'est pas fait pour.
03:19Donc tout ce qui est freinage, etc., c'est extrêmement dangereux.
03:22À partir du moment où les vélos sont débridés, il n'y a plus de garantie.
03:24En cas d'accident, c'est leur responsabilité. Et ça, c'est quelque chose qui peut les poursuivre à vie.
03:29Un débridage qui attire les jeunes, mais aussi les conducteurs plus âgés.
03:33Ça va du jeune de 15 ans jusqu'au monsieur de 60 ans. Et même 70 ans.
03:37À Paris, les verbalisations pour vitesse excessive ont bondi.
03:411 600 au premier trimestre de 1026, contre 526 l'an dernier.
03:45Pour freiner ces comportements dangereux et éviter les accidents,
03:49la municipalité envisage de nouvelles mesures avant l'été.
03:52À Bordeaux, les usagers peuvent voir leur fait-bike saisie en cas de non-respect de la loi.
03:57Cet acheteur potentiel doute d'ores et déjà de leur efficacité.
04:01C'est évident qu'il y aura toujours des gens qui vont les débrider.
04:04Les scooters 50, c'est pareil. Il y en a plein qui sont débridés.
04:07Et ça, ça dure depuis des années.
04:09Selon l'Union des entreprises du sport, des loisirs et de la mobilité,
04:1296% des fat-bikes vendus en France seraient non conformes à la réglementation.
04:18Voilà pour l'essentiel de l'actualité.
04:20Merci Noémie. On vous retrouve à 15h30 pour un prochain journal.
04:23Et vous m'accompagnez pendant cette première partie de l'émission.
04:26Célia Barotte, bonjour.
04:27Bonjour Elodie.
04:28Du service Polyjustice de CNews.
04:30Léonard Zerbi, bonjour.
04:31Bonjour Elodie.
04:31Avocat et Florian Gérard. Merci, bonjour.
04:33Bonjour Elodie.
04:34Directeur des études du millénaire.
04:36Pendant cette première partie, je voudrais qu'on évoque ce qui se passe en ce moment du côté de Grenoble.
04:40C'est une marche blanche, une marche citoyenne qui est prévue.
04:44Le but, c'est d'alerter sur les violences liées au narcotrafic et rendre hommage aussi à toutes les victimes.
04:50Le mot d'ordre de la manifestation, stop violence, pas une balle de plus.
04:54On rappelle que rien que la semaine du 13 avril, ce sont trois personnes qui ont perdu la vie dans
04:59des fusillades.
04:59On va se rendre sur place d'ici un instant.
05:01Mais d'abord, avec vous Célia, est-ce qu'on peut faire un état concret du narcotrafic et des victimes
05:07dans la ville de Grenoble ?
05:08Oui, depuis le début de l'année 2026, le bilan effectué par nos confrères locaux fait état de 8 fusillades
05:15pour 5 morts,
05:16soit le même chiffre concernant les décès que sur l'ensemble de l'année 2025.
05:2040 faits de violences par arme à feu et une attaque à la grenade ont été enregistrés en 2025 dans
05:26le bassin grenoblois,
05:27qui ont fait 5 morts et 44 blessés.
05:29En 2024, 40 épisodes avaient également été comptabilisés, qui avaient causé le décès de 7 personnes à Grenoble et dans
05:35sa banlieue et fait 35 blessés.
05:38Alors, face à ce bilan dramatique, il y a quand même des choses qui sont mises en place.
05:42En septembre dernier, la préfecture de l'ISER présentait quelques résultats, quelques chiffres.
05:47Elle expliquait que depuis le début de l'année 2025, il y avait par exemple un renfort des forces mobiles
05:52auprès de la police,
05:53des opérations ciblées sur des points de deal ou encore la délivrance d'amendes forfaitaires qui ont été délivrées aux
06:00consommateurs
06:01ou encore aux détenteurs de produits stupéfiants et puis la fermeture aussi d'établissements, des fermetures administratives.
06:06Il y a aussi cette baisse des points de deal, notamment avec ce phénomène d'ubérisation du trafic de drogue.
06:13On est passé de 41 points de deal en 2023 à 28 points de deal en septembre dernier.
06:19Et puis, il faut aussi parler du côté judiciaire. Le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteau,
06:25a aussi promis des opérations très ambitieuses dans la lutte contre les trafics.
06:29Il a aussi évoqué la question de la gestion pénitentiaire et de la nécessité d'une politique d'incarcération avec
06:34une priorité pour les narcotrafiquants.
06:36Merci Célia. Vous restez avec nous, Léonard Zerbib.
06:39Effectivement, ce qu'on entend d'abord avant de rejoindre le terrain, c'est qu'on parle aujourd'hui de
06:43cet exemple de Grenoble,
06:44mais que malheureusement, des villes comme ça, il y en a aujourd'hui des dizaines, voire des centaines,
06:48des villes où le narcotrafic au début était « réduit » à certains quartiers,
06:53et maintenant avec une délinquance qui explose partout, y compris dans le centre-ville.
06:57Oui, vous savez qu'il y a un chiffre de l'OFAS qui dit qu'il y a 200 000
07:01personnes à peu près qui vivent du narcotrafic,
07:03et 80% des villes qui sont aujourd'hui qui seraient touchées par le narcotrafic.
07:07Donc je crois que cette mobilisation à Grenoble, elle est nécessaire parce qu'il faut évidemment que tous les citoyens
07:14se mobilisent, aillent dans la rue.
07:17J'ai vu tout à l'heure votre très intéressante interview de ce boxeur qui a organisé cette interview.
07:23Mais je crois que c'est un signal positif.
07:25Mais en réalité, si on veut traiter cette question du narcotrafic,
07:28il faut s'en prendre à tous les pans qui sont concernés par cette question du narcotrafic,
07:32en particulier le volet financier, économique, toute la question de la fraude sociale, fiscale.
07:38Parce qu'il faut bien comprendre, le narcotrafic, il y a des personnes qui ont un intérêt directement financier.
07:43Et c'est pour ça que ça touche ensuite toute la société.
07:45Donc évidemment, des peines plus sévères.
07:47Vous savez qu'il y a une loi sur le narcotrafic avec un parquet national anticriminalité organisé qui s'appelle
07:53le PNACO
07:53et qui va être mis en place à partir de cet été.
07:57Donc tout ceci, ce sont des mesures nécessaires.
07:59Mais on le voit, tous les rapports le montrent, ce n'est pas suffisant.
08:01Si on veut lutter efficacement contre le narcotrafic, il faut s'en prendre à tous les leviers,
08:06y compris la question de la fraude sociale, fiscale et économique.
08:09Et on va en parler de tous ces aspects, mais on rejoint d'abord le terrain.
08:12Nous attendons Nicolas Roger et Timothée Forget.
08:15Bonjour et merci à tous les deux d'être dans 60 minutes info.
08:18Nicolas, donc vous participez, vous suivez cette marche qui est organisée.
08:22Quel est le mot d'ordre ? Est-ce qu'il y a beaucoup de monde autour de vous, Nicolas
08:25?
08:29Oui, bonjour Elodie.
08:31Alors il y a une centaine de personnes, il y avait une centaine de personnes lors de cette marche blanche
08:37à Grenoble.
08:38A l'origine de cette initiative, il y a un homme, c'est une initiative citoyenne, cet homme s'appelle
08:44Azedin Miaoui.
08:46C'est un ancien champion de boxe.
08:48Il a confié avoir eu un déclic il y a deux semaines, lorsqu'il a appris le décès du père
08:54d'un de ses élèves dans son club de boxe.
08:57Justement, ce père tué fait partie des trois hommes abattus à Grenoble il y a deux semaines, entre les 8
09:02et 13 avril dernier.
09:04Alors parmi la centaine de personnes présentes lors de cette marche blanche, il y avait la mère Laurence Ruffin,
09:12tout comme des proches des victimes des dernières années, comme Lilian de Jean ou ce père de famille.
09:20Des jeunes également étaient présents, de très jeunes enfants, étaient devant cette marche, tout le long de cette marche.
09:27Ils portaient la banderole.
09:29C'était un message fort, un beau geste que soutient justement Azedin Miaoui,
09:35puisque dans son club de boxe, il dit lui-même faire de la prévention et vouloir encadrer ces jeunes
09:41pour éviter qu'eux-mêmes tombent dans cette délinquance et dans le trafic de drogue.
09:46Alors voilà, cette marche blanche s'est terminée ici, devant la cathédrale Notre-Dame de Grenoble, à l'issue d
09:53'une minute de silence.
09:55Merci beaucoup Nicolas Roger, merci à Timothée Forget qui vous a accompagné.
09:59On va entendre justement dans un instant l'organisateur, mais ce qu'il nous disait tout à l'heure, Florian
10:03était assez intéressant.
10:04Il dit, il y a les élus, il y a par exemple comme lui qui est dans le domaine du
10:08sport, qui a une structure, qui a des jeunes, qui le reçoit, il y a des associations.
10:11Et il dit finalement, tout ce monde-là a envie de lutter sans doute avec plein de bonnes volontés contre
10:16le trafic de drogue,
10:17mais tous ces acteurs en fait ne se parlent pas.
10:19Et on se dit souvent pourquoi ça ne marche pas, je ne dis pas que c'est la solution à
10:22tout,
10:23mais on voit aussi plein d'acteurs qui en fait agissent chacun dans leur coin sans qu'il y ait
10:26une sorte d'action concrète et cohérente.
10:30Oui, et là vous pointez d'une certaine manière la responsabilité des élus grenoblois,
10:33mais contrairement à ce que vous venez de dire, je ne pense pas que je sens que les élus grenoblois
10:38aient agi dans le sens qui convient.
10:42Oui, d'ailleurs pour Grenoble, vous avez raison.
10:43C'est-à-dire qu'on a un maire, donc Eric Piolle, l'ancien maire, qui a toujours été contre
10:51la vidéoprotection,
10:52pour des raisons purement idéologiques.
10:54Il y a en janvier 2026, donc cette année, le procureur de Grenoble qui a fait état d'un état
11:00désastreux de la vidéosurveillance,
11:03il n'y a que 20 caméras en ordre d'état de marche à Grenoble,
11:07ce qui fait que les enquêteurs ne peuvent pas remonter, ne peuvent pas suivre par exemple le trajet des voitures
11:12des malfrats,
11:13ne peuvent pas ensuite aller les remonter pour faire des interpellations.
11:17En parallèle, vous prenez une ville comparable comme Nice par exemple,
11:20il y a 4000 caméras qui sont connectées à un centre de surveillance H24,
11:27avec de la détection automatisée de comportements suspects,
11:30pour pouvoir aller ensuite faire des interpellations.
11:32Il y a eu 7000 interpellations en 8 ans depuis l'installation de ces caméras.
11:37La même chose sur la police municipale, il y a trois fois plus de policiers municipaux par habitant à Nice
11:44qu'à Grenoble.
11:45Et sachant qu'en plus à Grenoble, il compte aussi la fourrière et tous ces agents-là dans les comptes.
11:51Donc je veux dire, la réalité c'est qu'à Grenoble, il y a un abandon, pour des raisons idéologiques,
11:56de la sécurité, le maire sortant Éric Puel avait lui-même dit la sécurité, je m'en fous, en gros,
12:03en disant la vidéo sur ça ne sert à rien.
12:04Et c'était le jour même qu'une grenade avait été lancée dans un bar avec 6 blessés graves.
12:08Et la maire élue Laurence Ruffin, exactement dans la droite ligne de cela,
12:14elle n'a pas fait particulièrement, elle dit que la vidéo surveillance est à l'étude,
12:17mais en vrai ça ne change rien.
12:18Donc moi je pense qu'il faut aussi pointer la responsabilité de ceux qui, par idéologie,
12:22ne veulent pas prendre ce sujet à bras-le-corps et qui laissent finalement les citoyens à la merci des
12:26narcotrafiquants.
12:27Et je voudrais qu'on écoute justement Asseline Miaoui, vous en avez beaucoup entendu parler,
12:31c'est un ancien champion de boxe, mais c'est aussi celui qui a organisé cette marche,
12:35il était notre invité à la mi-journée sur CNews, on l'écoute.
12:38Ça veut dire qu'aujourd'hui n'importe qui peut prendre une balle perdue,
12:41n'importe qui se fait agresser à la violence, c'est très très en hausse de partout en France,
12:46pas qu'à Grenoble, et aujourd'hui il faut essayer de rassembler un maximum de monde
12:52et puis essayer de parler avec Madame la maire et la préfète
12:55pour qu'on puisse discuter vraiment des problèmes qui touchent Grenoble.
12:58Le narcotrafic, il a toujours existé, je ne suis pas là pour faire la guerre au narcotrafic,
13:03mais je suis là pour rassembler en fait, si vous voulez, toutes les institutions,
13:06toutes les structures, les associations pour qu'on puisse travailler sur un réel problème
13:11qui est l'éducation.
13:12Donc les jeunes, quand on les perd, on ne les récupère pas.
13:16Donc entre 10 et 16 ans, c'est là où ils sont en pleine construction,
13:20si on lâche l'affaire à ce moment-là, on les perd et puis derrière on les retrouve,
13:24on va les aller à faire des conneries et voilà ce qu'on est aujourd'hui.
13:28Sur la dernière partie de son intervention, Léonard, c'est intéressant,
13:31ce qu'il dit, ces jeunes, si on les perd, on ne les récupère pas.
13:33Des jeunes, quand il dit entre 10 et 16 ans, qui a priori n'ont pas les repères nécessaires
13:37dans leur famille, mais qui peuvent trouver un cadre.
13:40Et lui nous disait à midi à quel point un certain nombre de jeunes
13:43qui arrivent, notamment dans son club de boxe, cherchent un cadre,
13:47un environnement, des relations sociales, ce qu'ils n'ont pas.
13:49Et on se dit, ça peut aussi être utile parce que ce qui se passe là,
13:53dans ces clubs-là, c'est peut-être plus efficace qu'un certain nombre
13:55de campagnes de prévention que les jeunes n'écoutent pas
13:58ou d'un certain nombre d'actions, un peu coup de poing, qu'on met en place,
14:01mais qui finalement, dès que les forces de l'ordre sont parties,
14:03il ne se passe plus grand-chose.
14:05Ma première réaction en écoutant ce témoignage, c'est quelle faillite de l'État d'abord
14:08et quelle faillite de la famille.
14:10Parce qu'effectivement, il y a un certain nombre de jeunes
14:12qui n'ont pas de cadre parce qu'aujourd'hui, l'État a tout lâché
14:14et parce que les familles ne remplissent plus leur rôle,
14:17qui est quand même d'abord de fixer ce cadre dans la vie privée.
14:20L'État ne peut pas être partout.
14:21Donc c'est à la famille d'abord d'avoir cette éducation,
14:24de tenir les jeunes.
14:25Et on voit qu'aujourd'hui, on a une certaine jeunesse
14:27qui est désœuvrée, qui n'a plus de cadre.
14:29Et heureusement qu'il y a des personnes comme cet ancien boxeur
14:31qui sont là pour venir en aide aux jeunes,
14:33pour proposer un cadre aussi au travers du sport,
14:35parce qu'on le voit, le sport, les arts martiaux,
14:38c'est aussi un moyen pour ces jeunes de trouver un but à leur vie.
14:42Mais il faut simplement dire que ce sont des moyens
14:44qui sont tout à fait limités par rapport à l'état de force de frappe
14:48qui est aujourd'hui le narcotrafic.
14:51Je lisais un chiffre, il y a en 2023 plus d'un million de personnes
14:54entre 11 et 77 ans qui ont au moins consommé une fois
14:58de la cocaïne dans l'année.
15:00Parce qu'il faut bien comprendre que le narcotrafic,
15:01pour arriver là où il en est aujourd'hui,
15:03c'est aussi parce qu'il y a des consommateurs.
15:04Y compris parmi ces jeunes qui sont pour certains d'entre eux
15:08désœuvrés et qui ont à portée de main de la drogue et des stupéfiants.
15:13Donc bien sûr qu'il faut ces initiatives,
15:16je crois qu'elles sont tout à fait salutaires,
15:18ces initiatives associatives, ces initiatives sportives,
15:21mais c'est un ensemble, c'est toute la société
15:23qui doit maintenant lutter contre le narcotrafic
15:25de toutes les manières, que ce soit sur le volet préventif,
15:28vous en avez parlé, c'est très important,
15:29mais aussi, et il ne faut pas le négliger,
15:31sur le volet répressif, parce qu'on le voit aujourd'hui,
15:34il y a aussi des jeunes qui sont utilisés par ces narcotrafiquants,
15:37parce qu'ils savent que leur responsabilité pénale
15:39est diminuée en raison de leur jeune âge,
15:41et donc il faut, je dirais, regarder la situation telle qu'elle est
15:45et lutter beaucoup plus efficacement,
15:47en amont et en aval,
15:49lutter contre cette propagation du narcotrafic.
15:51Vous citiez tout à l'heure un chiffre qui était de la Cour des comptes,
15:5479% donc de nos communes sont aujourd'hui gangrénées par le narcotrafic,
15:58et ce que vient de dire Léonard sur Grenoble s'applique partout,
16:01quand on entend nos dirigeants dire
16:03on est en guerre contre le narcotrafic,
16:05qu'il y a une guerre de territoire,
16:06on ne lâchera rien,
16:07on va les traiter comme des terroristes,
16:08les Français l'ont beaucoup entendu,
16:10quand 80% de notre territoire est gangréné,
16:12on se demande comment on peut inverser finalement la tendance
16:16et reprendre le pouvoir de 80% de nos communes.
16:19Oui, ça on a sorti une étude sur comment reprendre
16:22le contrôle des territoires perdus de la République,
16:24les solutions justement elles sont connues,
16:26mais il faut le courage politique de changer effectivement de système,
16:30et Bruno Retaille qui avait parlé de guerre contre le narcotrafic
16:32n'avait pas les manettes,
16:34ni le mandat politique d'ailleurs,
16:36pour le faire.
16:37Donc je veux dire, on le sait,
16:38il faut comme l'a dit Léonard frapper au portefeuille,
16:41parce qu'il faut quand même rappeler
16:43que le chiffre d'affaires de la drogue aujourd'hui en France
16:45c'est supérieur au budget de la justice.
16:46Oui bien sûr.
16:47Donc je veux dire, il y a un vrai sujet
16:51juste sur les moyens,
16:52juste vraiment sur les moyens,
16:54le budget de la justice d'ailleurs en France
16:56est inférieur quasiment de moitié par habitant
16:59à celui de l'Allemagne.
17:00C'est pour ça qu'on a 95 000 peines
17:01qui ne sont pas exécutées,
17:03c'est pour ça que les dossiers s'accumulent,
17:05et puis après il y a l'organisation elle-même de la justice
17:08qui dépend du législateur,
17:10c'est-à-dire que les récidives ne sont pas sanctionnées
17:14quand on voit justement ces casiers judiciaires
17:17que des jeunes de 16 ans peuvent réussir à avoir
17:19et qui n'ont toujours quasiment pas fait un jour de prison.
17:22Donc les solutions, elles sont connues.
17:24La loi Attal sur la justice des mineurs, par exemple,
17:28qui aurait été une bonne chose,
17:29qui a été censurée par le Conseil constitutionnel,
17:31c'est dans le bon sens.
17:33Les solutions, on les connaît par exemple,
17:34si on prend les Pays-Bas,
17:35les courtes peines,
17:36mais avec le fait que dans les 36 heures,
17:39il y a une condamnation et la peine est effective.
17:41– Que la peine soit vraiment certaine et rapide.
17:43– Exactement, une peine certaine et rapide
17:45est plus importante et plus formatrice
17:48qu'une peine incertaine, même si elle est plus longue.
17:52Et c'est là où, comme ça a été dit,
17:54il faut mettre un terme à la récidive tout de suite
17:57pour ne pas rentrer dans cet engrenage
17:58du sentiment d'impunité du fait qu'on puisse continuer.
18:04C'était sur votre plateau, je crois,
18:05que Georges Fenech avait raconté,
18:07qui avait été interpellé dans la rue,
18:09avec quelqu'un qui lui a dit
18:10« Merci, parce que vous m'avez mis une sanction
18:12quand j'avais 15 ans, j'ai fait 15 jours de prison,
18:15ça m'a permis de me rendre compte de ce que c'est,
18:17rentrer dans le droit chemin,
18:18aujourd'hui je travaille, je suis père de famille. »
18:20C'est ça en fait, il faudrait plus de cas comme ça,
18:22plutôt que, et donc suivre ce modèle des Pays-Bas,
18:28plus de vidéosurveillance.
18:30Mais c'est vraiment à tous les niveaux,
18:31plus de présence policière, certes.
18:34Ici, on a vu encore les chiffres que vous avez donnés
18:36des amendes pour consommation,
18:38elles sont visibles.
18:40C'est extrêmement peu par rapport aux millions
18:42de consommateurs de cocaïne,
18:43et aux millions et plus de consommateurs
18:45de cannabis hebdomadaires.
18:47Donc le sujet, il est là,
18:48et ça va être un sujet majeur,
18:50je pense, pour la présidentielle de 2027.
18:52C'est vrai qu'en un mot, pour terminer là-dessus,
18:54Léonard, quand Florian parle de courage politique,
18:57c'est aussi ça, c'est-à-dire qu'il faut vraiment
18:59repenser totalement ce qu'on fait.
19:00Mais à chaque fois, on nous dit,
19:01« Oui, mais les courtes peines,
19:02on n'a pas de place de prison,
19:04oui, plus de justice rapide,
19:05mais en même temps, on n'a pas assez de juges,
19:07on n'a pas assez de magistrats, etc. »
19:08C'est qu'on a presque l'impression
19:10que les bonnes idées, tout de suite,
19:11se heurtent, finalement, à des complexités
19:14qui, pour le coup, sont existantes.
19:15Il faut d'abord dire que d'abord,
19:17elles se sont heurtées à l'idéologie.
19:18Parce que les courtes peines,
19:20c'est Mme Belloubet, en tant que garde des Sceaux,
19:21qui les a supprimées.
19:22Et aujourd'hui, on voit que ces courtes peines,
19:23elles étaient nécessaires,
19:24parce que comme Florian l'a très bien rappelé,
19:26ça permet tout de suite, en fait,
19:28d'éviter de rentrer dans ce cycle infernal
19:30qu'est la récidive.
19:31Et la justice, c'est assez forte
19:32pour prononcer des sanctions,
19:33mais c'est souvent trop tard,
19:35parce qu'on arrive, une fois que des personnes
19:36sont déjà rentrées dans ce cycle de récidive,
19:38et c'est très difficile ensuite
19:39de les faire entrer dans le droit chemin.
19:41Et on sait très bien aussi qu'en détention,
19:43parfois, ce n'est pas forcément la meilleure solution,
19:45parce que ça s'empire en détention.
19:47Donc c'est un ensemble,
19:48c'est à la fois une question idéologique,
19:49et je crois que nous avons beaucoup progressé
19:51ces dernières années,
19:52avec notamment un certain nombre de faits divers,
19:54dont vous relatez ici à l'antenne,
19:56parce qu'on le voit qu'il y a aujourd'hui
19:57cette progression de la récidive,
19:59et qu'il faut lutter beaucoup plus efficacement,
20:01mais aussi, et Florian l'a rappelé,
20:03et très justement, la question des moyens.
20:05Parce qu'effectivement, la France aujourd'hui
20:07est la risée de l'Europe
20:09en termes de moyens qui sont alloués à la justice.
20:12Moyens qui se soient moyens pour les magistrats,
20:15pour les greffes,
20:15mais aussi en termes évidemment de places de prison,
20:18parce qu'on manque de places de prison.
20:20Alors ça avait été évoqué un temps,
20:22ces prisons éphémères,
20:24qui seraient notamment pour les peines de courte.
20:25Prisons modulaires, 3000 places.
20:27Bon, pourquoi pas ?
20:28Parce que si ça permet de les construire
20:30beaucoup plus rapidement,
20:31c'est le problème,
20:31c'est construire des places de prison,
20:33ça ne se décrète pas du jour au lendemain,
20:34ça prend du temps.
20:35Voilà, mais il y a aussi une question
20:36de volonté politique.
20:37À chaque fois qu'on parle de créer des places de prison,
20:39vous avez des dizaines d'élus locaux
20:41qui disent, ah bah oui, excellente idée,
20:43mais surtout pas chez moi,
20:44surtout pas dans ma ville.
20:45Voilà, il faut voir aussi cette réalité-là.
20:46Donc je crois que si tout le monde
20:49y met du sien,
20:50on arrivera davantage à lutter contre ces fléaux.
20:53On va rester sur cette note optimiste avant la pause.
20:55Merci en tout cas, Célia Baroth,
20:57de nous avoir accompagnée pour cette première partie.
20:59On va marquer une pause
21:00et on reviendra sur cette fête parfaitement illégale
21:03qui est en cours dans le chair.
21:05Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
21:07s'est rendu sur place.
21:09Il a donné un petit peu des nouvelles de la situation,
21:12notamment des effectifs mobilisés,
21:13des tuffeurs aussi,
21:15certains en urgence absolue
21:16après la consommation de drogue.
21:18On fait tous ces développements juste après la pause.
21:20Restez avec nous.
21:24De retour pour la deuxième partie de 60 minutes.
21:26Info, on commence avec le journal de Noémie Hardy.
21:29Rebonjour Noémie.
21:30Rebonjour Elodie.
21:31Et on commence avec le Moyen-Orient.
21:32Le vice-président du Parlement iranien
21:34a répondu à Donald Trump
21:36qui dit examiner une proposition d'accord de Téhéran.
21:39Oui, et il a déclaré que les États-Unis
21:41n'ont pas réussi à rouvrir le détroit d'Ormuz
21:44et donc qu'ils n'arriveront pas à faire un blocus.
21:46Il a aussi mis en garde les pays alliés des États-Unis.
21:49Écoutez.
21:52L'ennemi a été laissé sans défense
21:54et bien que le président américain Donald Trump
21:56ait déclaré vouloir rouvrir le détroit
21:57qui avait été fermé,
21:58il n'a pas pu le faire.
22:00Il a maintenant évoqué la possibilité d'un blocus.
22:02Soyez assurés que cela aussi échouera.
22:06En vertu de la loi qui sera adoptée,
22:08les navires appartenant au régime sioniste
22:09ne seront en aucun cas autorisés
22:11à travers le détroit d'Ormuz.
22:16Les pays hostiles menés par les États-Unis
22:18n'auront pas non plus le droit de passage.
22:23Les autres navires souhaitant transiter
22:25devront le faire conformément à la loi
22:26que nous promulguerons
22:27et avec l'autorisation du commandant en chef
22:29mis à la disposition de nos forces armées.
22:33Et dans le golfe Persique,
22:35des jeunes Iraniens montrent leurs actions
22:37sur les réseaux sociaux.
22:38Oui, dans cette vidéo,
22:39ils sont en train de nager vers un navire israélien
22:42immobilisé dans le golfe Persique.
22:44À plusieurs, dans l'eau,
22:46ces jeunes scandent morts à l'Amérique.
22:48Un moment évidemment dangereux
22:49pour défendre leurs frontières terrestres
22:52et maritimes de l'Iran au prix de leur vie.
22:55De nouvelles frappes ont eu lieu ce matin au Liban.
22:58L'armée israélienne a émis hier
22:59de nouveaux ordres d'évacuation au sud du pays.
23:02Israël et le Hezbollah pro-iraniens
23:04poursuivent leur hostilité et frappes réciproques
23:07malgré la trêve entrée en vigueur
23:09depuis le 17 avril.
23:11Nous sommes avec Pauline Trezdaer
23:13et Fabrice Elssner pour en parler.
23:15Bonjour Pauline,
23:16vous êtes à la frontière entre le Liban et Israël.
23:19Quelle est la situation sur place ?
23:25Nous sommes actuellement avec Fabrice Elssner
23:28dans un abri où il faut se protéger
23:30en cas d'alerte.
23:32Car vous voyez, juste derrière cette frontière,
23:34il y a toujours une zone de combat
23:37où le Hezbollah et l'armée israélienne s'affrontent.
23:40Ce matin, il y a encore eu des appels à évacuer
23:43pour une dizaine de localités du sud Liban.
23:45Kertzal continue de dynamiter des tunnels
23:48et toute infrastructure utilisée par le Hezbollah.
23:52Deux terroristes ont d'ailleurs été éliminés
23:55par l'armée israélienne.
23:56Parallèlement, le groupe iranien pro-iranien chiite
23:59vise encore l'armée israélienne.
24:02Des positions militaires au sud Liban,
24:04mais également dans le nord d'Israël.
24:06Il y a d'ailleurs eu des sirènes d'alerte
24:08qui ont retenti ici un peu plus tôt dans la journée.
24:12Benyamin Netanyahou s'est exprimé sur la situation
24:16avec une annonce importante,
24:17l'acquisition d'un nouvel arsenal militaire.
24:22Nous sommes en train d'acquérir deux escadrons d'appareils de pointe,
24:26le F-35 et le F-15IA.
24:29Ces appareils renforcent la supériorité aérienne écrasante d'Israël,
24:33une supériorité qui a fait ses preuves
24:35tant lors de l'opération Lyon s'élevant
24:37qu'aujourd'hui dans le cadre de l'opération Lyon rugissant.
24:41Nos pilotes peuvent atteindre n'importe quel point
24:43de l'espace aérien iranien
24:45et ils sont prêts à le faire si nécessaire.
24:52Vous venez donc d'entendre cette courte vidéo
24:55dans laquelle Benyamin Netanyahou s'est exprimé
24:58d'abord sur la situation au Liban
25:00avec cette menace des drones de fibre optique
25:03utilisés par le Hezbollah
25:05en annonçant le lancement d'un projet dédié à cette menace
25:10et puis cette annonce pour faire face au régime iranien.
25:14De nouvelles acquisitions militaires
25:18pour faire face à cette menace
25:20alors que ce cessez-le-feu avec l'Iran
25:22pourrait s'interrompre dans les prochaines heures.
25:25Merci beaucoup Pauline Trevzer.
25:27Merci à Fabrice Elstner qui vous a accompagné
25:28pour ce duplex
25:29et merci à Noémie Hardy pour ce journal.
25:33On va se rendre d'ici quelques instants
25:35justement sur le terrain
25:37où se déroule cette free party
25:38dans le Cher à quelques kilomètres de Bourges.
25:41On rappelle que le ministre de l'Intérieur
25:42Laurent Nounia s'est rendu sur place ce matin
25:45et à la mi-journée
25:46le ministre de l'Intérieur qui s'est exprimé
25:48et qui rappelle évidemment
25:50que ce rassemblement est illégal.
25:52On l'écoute.
25:57Ce qui s'est passé ici dans le Cher
25:59ces jours derniers
26:00et à partir de la nuit de jeudi à vendredi
26:04n'obéit à aucune de ces règles juridiques.
26:07C'est donc un rassemblement musical illégal.
26:10Je le redis, c'est un rassemblement musical
26:12qui est totalement illégal.
26:15Qu'est-ce que ça veut dire
26:16un rassemblement musical illégal ?
26:18Ça veut dire que vous avez des milliers de personnes
26:20en l'occurrence 17 000
26:21ce qui aurait été la participation haute
26:23de ce rassemblement
26:25ce qui est extrêmement important
26:26qui arrive sur un site
26:28qui ne bénéficie donc sans aucune organisation
26:30qui arrive de toutes parts
26:32qui envahisse un espace
26:33qui crée donc des nuisances
26:36pour les riverains.
26:36Je rappelle qu'on est en zone agricole
26:38il y a énormément de riverains.
26:40On est par ailleurs sur ce site
26:41sur un terrain militaire
26:43qui est un terrain historiquement
26:44c'est ce qu'on appelle le polygone de Bourges
26:46on est au bout du polygone de Bourges
26:48mais on est dans le polygone militaire
26:50dans lequel normalement personne ne rentre.
26:52Personne ne rentre.
26:53Et tous les riverains qui connaissent
26:54qui connaissent ce polygone
26:57et comme Berruyer je le connais bien
26:58on ne traverse pas
26:59on ne le traverse
26:59on ne le traverse que quand il est ouvert
27:01et on n'a jamais le droit de s'arrêter
27:03jamais le droit de prendre de photos
27:04on ne s'y balade pas.
27:06Et on se rend sur le terrain
27:07on rejoint Mathilde Ivanaise
27:08et Antoine Durand
27:09bonjour et merci à tous les deux
27:11je le disais Mathilde
27:12donc un déplacement du ministre de l'Intérieur
27:14dans la journée
27:15mais dans le même temps
27:16la fête qui continue
27:18puisqu'elle devrait continuer
27:19jusqu'à mardi Mathilde.
27:23Exactement
27:24et ce qu'on peut vous dire
27:25c'est qu'il reste encore énormément
27:26de monde ici
27:27sur ce campan
27:28et sur cet événement illégal
27:29il faut savoir que
27:30lors de sa prise de parole
27:31le ministre de l'Intérieur
27:32a tenu à rappeler
27:33sa position extrêmement ferme
27:35et je cite
27:36déterminé à mieux réprimer
27:38les organisateurs
27:39mais aussi les participants
27:41qui pour le ministre
27:42et bien finalement
27:43ont choisi cette localisation
27:45en raison de son attachement
27:47pour le cher
27:47je vous propose d'écouter le ministre.
27:50Et je remercie évidemment
27:51encore une fois
27:52l'ensemble des acteurs
27:54l'ensemble des acteurs
27:54c'est quoi ?
27:55c'est 650 militaires
27:56de la gendarmerie
27:57qui sont mobilisés
27:58sur cet événement
27:59c'est 45 sapeurs-pompiers
28:02à l'instant T
28:03qui sont présents
28:04sur le dispositif
28:05et c'est plus de 250
28:06qui auront été mobilisés
28:07sur tout l'événement
28:08et puis encore une fois
28:09de nombreux représentants
28:11des associations
28:12de protection civile
28:13et puis des SAMU
28:15qui sont venus nous renforcer
28:16je veux les citer
28:17parce qu'ils sont là
28:18ils sont présents
28:19ils ont créé un poste médical
28:20avancé
28:21qui se situe à Bangis
28:22sur Craon
28:23non loin du rassemblement
28:24donc des SAMU
28:25donc le SMUR
28:26de Bourges
28:28de Virzon
28:28et de Rennes
28:29qui sont présents
28:31sur ce site
28:34Vous l'avez entendu
28:35le ministre de l'Intérieur
28:37a également tenu
28:38à saluer
28:38toutes les forces
28:39de sécurité
28:40qui se trouvent ici
28:42il faut savoir
28:42que le service
28:44de secours
28:45qui ont pris en charge
28:46plus d'une cinquantaine
28:47de personnes
28:48tout au long
28:49de cette rêve partie
28:50à savoir qu'il y en a
28:5133 qui ont été blessés
28:52dont 5 dans un état grave
28:55principalement lié
28:56à la consommation
28:57de stupéfiants
28:58et le ministre de l'Intérieur
28:59qui a aussi voulu
29:01rendre hommage
29:02finalement
29:02à la mobilisation
29:03très importante
29:04des forces de l'ordre
29:05qui bloquent
29:07tous les axes
29:08qui se trouvent
29:08autour
29:09de cette
29:10free party
29:11il y aurait
29:12plus de 600
29:14cas verbalisations
29:15qui ont été mises
29:16depuis le début
29:17de cet événement
29:17Merci beaucoup
29:19Mathilde Ibanez
29:20Merci Antoine Durand
29:20qui vous a accompagné
29:21Alors c'est vrai que
29:22Florian a toujours du mal
29:23un petit peu à comprendre
29:24comment 40 000 personnes
29:25peuvent se retrouver
29:26au même endroit
29:28sur un terrain
29:28le ministre l'a rappelé
29:30où normalement
29:30il ne faut surtout pas stationner
29:32puisque c'est un terrain
29:33militaire
29:34on n'arrive pas à anticiper
29:35on n'arrive pas à repérer
29:37sur les réseaux sociaux
29:38comment cela s'organise
29:39résultat
29:40on a 40 000 personnes
29:41sur 4-5 jours
29:42qui prennent des risques
29:43et qui demandent à l'Etat
29:44en plus de venir en renfort
29:46Oui
29:47honnêtement
29:48il n'y a rien qui va
29:48dans cette histoire
29:49Premièrement
29:49le fait que ce soit
29:50un terrain militaire
29:51la risée du monde
29:53parce que dans n'importe
29:53quel autre pays
29:54je pense que
29:55les personnes
29:56qui s'est rentré
29:57sur un terrain militaire
29:58ils se font tirer dessus
29:59on a 20 000 personnes
30:02qui font la fête
30:02en toute impunité
30:03c'est fantastique
30:05Deuxième point
30:05c'est quand même
30:06les coups
30:07puisque les pompiers
30:08les secouristes
30:10les policiers
30:11tout ça
30:11ce sont des agents
30:14de l'Etat
30:15et donc
30:16ce sont nos impôts
30:16voilà
30:17et donc
30:18ce qui est quand même
30:19frappant
30:19c'est que
30:20les festivals de techno
30:21c'est pas ça qui manque
30:22je veux dire
30:23on a énormément
30:23de festivals en France
30:24si on veut écouter la musique
30:25on peut le faire
30:26voilà
30:26si on veut aller en festival
30:27prendre de la drogue
30:28en vrai on peut le faire
30:29il n'y a pas de problème
30:30aujourd'hui
30:30légalement on ne peut pas
30:32non légalement on ne peut pas
30:32mais en tout cas
30:33c'est pratiquement
30:34les gens le font
30:35donc il n'y a aucun besoin
30:37d'organiser ce type
30:38de rêve party
30:41totalement illégal
30:41et non organisé
30:42il n'y a pas de service d'ordre
30:43il n'y a pas de secouriste
30:44donc c'est extrêmement dangereux
30:46et le sujet
30:48c'est comment est-ce qu'on peut
30:49en fait finalement
30:49laisser faire ça
30:50parce qu'une fois
30:51qu'il y a effectivement
30:5120 000, 40 000 personnes
30:53là on ne peut plus intervenir
30:55parce qu'il y a
30:56la jurisprudence Steve
30:57je ne sais pas si vous vous rappelez
30:58en 2019
30:59il y avait eu une opération
31:02de police
31:02dans la fête de la musique
31:04à Nantes
31:05où il y avait eu
31:05un décès
31:06parce que la personne
31:07était tombée
31:07dans un canal
31:09et donc depuis ce jour-là
31:10il y a surtout ordre
31:12de ne rien faire
31:12de ne pas intervenir
31:13quand il y a un milieu festif
31:15mais
31:15donc la question ici
31:16c'est la doctrine
31:17d'usage de la force
31:18plutôt que de
31:19essayer de contenir
31:20de dire on va contrôler
31:21un peu les choses
31:22et on va peut-être punir
31:24mais bon franchement
31:25600
31:28verbalisations
31:29sur 40 000
31:30c'est vraiment risible
31:31plutôt que de faire ça
31:32on devrait au contraire
31:34prévenir
31:34et intervenir tôt
31:35c'est-à-dire que
31:36quand les organisateurs
31:37arrivent avec leur matériel
31:38avec leur groupe électrogène
31:39avec le système son
31:41et bien il devrait y avoir
31:42ici tout de suite
31:42une intervention
31:44pour pouvoir
31:45saisir ce matériel
31:46et c'est ça en fait
31:47que la loi
31:48qui est actuellement
31:48en débat au Parlement
31:50doit changer
31:50parce qu'aujourd'hui
31:51on ne peut saisir le matériel
31:52qu'après elle est faite
31:53et ici il faut pouvoir
31:54intervenir tout de suite
31:55que la police puisse intervenir
31:56prévenir
31:56pour mettre un terme à cela
31:58parce que dès qu'il n'y a plus de musique
31:59il n'y aura pas d'événement non plus
31:59et pour prolonger ce moment
32:00ce que disait Florian
32:01c'est vrai que Léonard
32:02on voit bien
32:02une fois qu'il y a environ
32:0440 000 personnes
32:04et 650 gendarmes
32:06on imagine assez bien
32:07pourquoi les gendarmes
32:08ne vont pas aller se mettre
32:09au milieu
32:10on est sur des jeunes
32:10très nombreux
32:11beaucoup sont sous substance
32:13illicite
32:13en revanche
32:14comme le disait Florian
32:15l'action elle devrait avoir lieu
32:16en amont
32:17quand on repère
32:17on fait en sorte
32:18qu'il ne puisse pas y aller
32:19on fait en sorte
32:19qu'il n'y ait pas de matériel
32:20et si une fois ou deux
32:22les rêves partis
32:22se passent comme ça
32:23ça sera peut-être
32:24un peu plus dissuasif aussi
32:25pour ceux qui traversent
32:26la France en petit camion
32:27oui complètement
32:28une fois qu'ils sont arrivés
32:29c'est déjà trop tard
32:29et je crois que dans cette histoire
32:31l'État a été doublement humilié
32:32humilié d'une part
32:33parce qu'il a laissé
32:35venir 40 000 personnes
32:36sur un terrain interdit
32:38sur un terrain agricole
32:39et deuxièmement humilié
32:40parce qu'il s'agit
32:41d'un terrain militaire
32:44dangereux aussi
32:45de la sécurité des personnes
32:45sur place
32:46puisque vous avez vu
32:47que c'est quand même n'importe quoi
32:48on a même retrouvé un obus
32:49encore un deuxième
32:50qui vient d'être retrouvé
32:51un deuxième
32:51alors vous vous rendez compte
32:52et 33 blessés
32:53donc il y a en plus un sujet
32:54en termes de sécurité des personnes
32:55mais aussi d'image de la France
32:57c'est un terrain militaire
32:58donc ça touche quand même
32:59au régalien
33:00et je voudrais simplement ajouter
33:01que ce n'est pas la première fois
33:02qu'on a ces rêves partis
33:03illégal
33:04il y a eu en 2023
33:06une rêve partie immense
33:07dans l'Inde
33:07où pareil on a laissé faire
33:09plus récemment
33:10au mois de décembre
33:11juste après les incendies
33:12qu'il y avait eu dans l'aube
33:13on a eu ces teufeurs
33:16comme on dit
33:16qui sont arrivés
33:18sur les cendres
33:18des agriculteurs
33:19dans l'indécence
33:20la plus absolue
33:21et effectivement
33:22il va falloir mettre
33:23des moyens supplémentaires
33:24et notamment juridiques
33:25en amont
33:26pour prendre des sanctions
33:27parce que rendez-vous compte
33:28qu'aujourd'hui
33:28les organisateurs
33:30qui organisent
33:31ce type de mouvements illégaux
33:32ils n'encourent
33:33qu'une contravention
33:34de 1500 euros
33:35donc c'est effectivement
33:36la proposition de loi
33:37portée par Laetitia Saint-Paul
33:39qui a été adoptée
33:39par l'Assemblée nationale
33:40qui propose
33:41des sanctions
33:42beaucoup plus lourdes
33:43pour les organisateurs
33:44c'est-à-dire aller jusqu'à
33:456 mois de prison
33:47et 30 000 euros d'amende
33:48mais aussi pour les participants
33:49parce qu'aujourd'hui
33:50c'est un véritable casse-tête
33:51pour les policiers
33:51quand ils procèdent aux arrestations
33:53ils sont obligés
33:53de se raccrocher
33:54à d'autres infractions
33:56c'est-à-dire
33:56les délits routiers
33:57la question des stupéfiants
33:59la question de l'alcool
33:59alors là on l'a vu
34:00il y a de l'alcool
34:01des stupéfiants à tout va
34:02donc ils n'ont pas trop
34:04de difficultés
34:04s'ils procèdent aux interpellations
34:05à trouver à raccrocher
34:06mais en soi
34:07comme l'a rappelé le ministre
34:09c'est illégal
34:10c'est une réflexion
34:12et le fait d'y participer
34:14est illégal
34:15donc je trouve
34:17que la France
34:17est complètement humiliée
34:18à laisser ainsi
34:19ce type de rêve parti
34:21bon le ministre
34:22a un discours de fermeté
34:23mais enfin franchement
34:24c'est quand même insuffisant
34:25on est sur un terrain militaire
34:26il y a des obus
34:27qui ont été retrouvés
34:28et on laisse des personnes
34:29faire la fête
34:30et ces personnes-là
34:31osent communiquer
34:31j'ai lu leur dernière communication
34:33en disant que
34:34après tout
34:35c'était une défiance
34:36vis-à-vis des danses des corps
34:37mais ça n'a aucun rapport
34:38ce ne sont pas
34:39d'ailleurs
34:40le terme même free party
34:41me choque
34:42parce que c'est pas free
34:43c'est pas la liberté
34:43Montesquieu disait
34:44la liberté
34:45c'est le droit de faire
34:46ce que les lois vous permettent
34:47et là les lois l'interdisent
34:49donc il faut des lois plus fermes
34:50il faut surtout que l'État
34:51maintenant fasse appliquer la loi
34:52effectivement
34:53et la free party
34:54on utilise nous-mêmes ce terme
34:55je le dis
34:55parce que dans une rêve partie
34:56vous payez l'entrée
34:57et pas dans une free party
34:58c'est pour ça qu'on a utilisé
34:59cette dénomination
35:01bien mal trouvée
35:02mais malheureusement
35:03qui est trouvée
35:04notamment par l'Effetard
35:05on arrive au terme
35:06de ce 60 minutes info
35:08merci à tous les deux
35:09d'avoir été mes invités
35:10tout de suite
35:10vous retrouvez
35:11l'heure inter
35:12Olivier de Kérenfleck
35:13et ses invités
35:14merci à tous les deux
35:14et ses invités
35:14merci à tous les deux
35:14et ses invités
35:16merci à tous les deux
Commentaires

Recommandations