Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Char d'origine tchèque le LT vz 38 devenu après sa capture le Panzer 38t allemand.

Catégorie

🤖
Technologie
Transcription
00:24A l'origine, c'est un bladé tchécoslovaque, le LTVZ-38.
00:28Saisi par l'Allemagne en 1939, il devient le Panzer 38T.
00:32Sa force, une fiabilité mécanique hors du commun et une mobilité qui en fait de lui un pilier des premières
00:40victoires de la Blitzkrieg, en France comme en Russie.
00:44Il finit par être dépassé par les blindés lourds soviétiques dès 1941 à cause de son canon de 37 mm.
00:51Il ne disparaît pas pour autant, son châssis incroyablement robuste servira de base au célèbre chasseur de chars Edzer jusqu
00:58'à la fin du conflit.
01:23La Tchécoslovaquie
01:26Il s'impose comme une puissance industrielle de premier plan grâce aux usines chèques.
01:31C'est dans ce contexte que naît le LTVZ-38, conçu pour pallier les défauts de fiabilité de son prédécesseur.
01:39Ce chars se distingue immédiatement par sa conception moderne, un moteur robuste et un train de roulement à quatre grandes
01:46roues qui lui confèrent une mobilité exceptionnelle.
01:49L'histoire bascule en mars 1939, lorsque l'Allemagne occupe le pays sans combat.
01:55En s'emparant des usines, la Wehrmacht met la main sur un véhicule techniquement supérieur à ses propres Panzer I
02:02et II.
02:03Impressionnés par cette prise de guerre, les ingénieurs allemands intègrent aussitôt à leur arsenal sous la dénomination officielle de Panzerkampfwagen
02:1238T.
02:13Le Panzer 38T se distingue par une construction de type rifté, contrairement aux chars allemands ou soviétiques de la même
02:21époque qui commençaient à utiliser les soudures.
02:24Les plaques d'acier du 38T sont fixées sur des armatures par des rivets.
02:29Cette technique facilitait la production mais présentait un risque majeur.
02:34Lors d'un impact, les têtes de rivets pouvaient se briser et être projetées à l'intérieur de l'habitacle
02:40comme des éclats de schrapnel.
02:43Le blindage initial varie de 8 mm sur les zones les moins exposées à 25 mm sur la face avant.
02:49A partir de la variante AOS FE, l'épaisseur frontale est portée à 50 mm par l'ajout de plaques
02:56supplémentaires pour tenter de résister aux canons anti-chars plus puissants.
03:00Le cœur du véhicule est un moteur 6 cylindres en ligne à essence refroidie par liquide, développant environ 125 chevaux.
03:07Ce moteur était réputé pour sa fiabilité exceptionnelle et sa facilité de démarrage, même dans des conditions climatiques extrêmes du
03:16front de l'Est.
03:17Le train de roulement est l'élément technique le plus reconnaissable du char.
03:21Il utilise 4 grandes roues de route de large diamètre de chaque côté, montées par paire sur des ressorts à
03:28lame.
03:29Cette configuration simple mais efficace permettait une excellente répartition du poids et une vitesse de pointe de 42 km par
03:37heure sur route, avec une autonomie d'environ 200 km.
03:41La transmission dispose de 5 rapports avant et un rapport arrière.
03:46L'armement principal consiste en un canon de 37 mm.
03:50Bien que de petit calibre, selon les standards de la fin de la guerre, ce canon était extrêmement précis et
03:56possédait une excellente cadence de tir.
03:59Il était capable de perforer environ 40 mm de blindage incliné à une distance de 500 m.
04:04L'armement secondaire comprend deux mitrailleuses de 7,92 mm.
04:10L'une est montée en structure à l'avant, servie par l'opérateur radio, tandis que l'autre est placée
04:16en affût de rotule dans la tourelle, à droite du canon principal.
04:21Une particularité technique permettait à ces mitrailleuses d'être couplées au mouvement du canon ou d'être utilisées de manière
04:29indépendante.
04:30Le char est servi par un équipage de 4 hommes, ce qui constituait un avantage tactique sur certains chars français
04:36ou soviétiques de l'époque, qui n'en comptaient que 2 ou 3.
04:41Le chef de char occupe la tourelle et assure également le rôle de tireur.
04:45Le chargeur l'assiste en tourelle.
04:47Le conducteur se situe à l'avant droit.
04:50L'opérateur radio est assis à l'avant gauche et sert la mitrailleuse de caisse.
04:55Le Panzer 38T était systématiquement équipé d'un poste de radio.
05:00Un luxe rare en 1939 qui permettait une coordination parfaite entre les unités lors des manœuvres rapides de la Bitskrieg.
05:08Au déclenchement du conflit mondial, le Panzer 38T devient un pilier indispensable des divisions blindées.
05:16Lors de la campagne de France en 1940, il équipe des unités d'élite de Rommel.
05:20A cette époque, son canon de 37 mm et sa vitesse en font un adversaire redoutable, capable de déclasser la
05:28majorité des blindés légers et moyens alliés.
05:31L'entrée en liste du 38T se fait dans un contexte de guerre de mouvement rapide.
05:37Contrairement au Panzer 1, armé de simples mitrailleuses, et au Panzer 2, canon de 20 mm,
05:42le 38T apporte une puissance de feu inédite avec son canon de 37 mm.
05:48Lors des premiers engagements, le char se montre immédiatement supérieur aux blindés légers polonais comme le TK-3 ou le
05:56TKS des chenillettes très petites.
05:59Il s'avère également capable de tenir tête aux chars polonais les plus modernes, le 7TP.
06:04Bien que ce dernier possède un canon de 37 mm de conception suédoise tout aussi dangereux.
06:11Les équipages apprécient immédiatement sa précision de tir et sa vitesse.
06:16Le char parvient à percer les lignes polonaises et à soutenir l'infanterie avec une efficacité que les ingénieurs allemands
06:22n'avaient pas encore réussi à stabiliser sur leurs propres modèles nationaux.
06:27C'est durant cette campagne que les allemands découvrent le danger dérivé.
06:31Face aux fusils anti-char polonais WZ-35, calibre 7,92 mm à haute vélocité, les plaques du 38T sont
06:40parfois transpercées.
06:42Ou pire, le choc fait sauter les rivets internes qui blessent l'équipage même sans perforation complète de la carapace.
06:49A la fin de la campagne de Pologne, le bilan est extrêmement positif pour le haut commandement allemand.
06:56Sur les 57 exemplaires engagés au début de l'invasion, les pertes définitives sont très faibles.
07:02La plupart des véhicules touchés étant réparables grâce à la robustesse du châssis.
07:07Ce succès polonais convainc Hitler et l'état-major d'accélérer la production dans les usines tchèques.
07:13C'est grâce à ce premier test réussi que le Panzer 38T sera commandé en masse pour devenir l'un
07:19des acteurs majeurs de la chute de la France l'année suivante.
07:24Cette domination se poursuit jusqu'aux premières phases de l'invasion de l'URSS en 1941,
07:29où il représente environ un quart des forces de frappe blindée allemande.
07:34Sa grande force réside alors dans sa fiabilité mécanique légendaire.
07:39Là où les chers allemands s'embourbent ou tombent en panne, le 38T continue d'avancer.
07:44Facile à entretenir et capable de franchir des terrains difficiles grâce à sa légèreté.
08:39L'année 1942 marque pourtant la fin de sa carrière en tant que chair de combat de première ligne.
08:45Face au nouveau colosse soviétique comme le T-34, son blindage rifté devient vulnérable et son armement insuffisant.
08:53Les allemands tentent d'épaissir ses plaques d'acier, mais le châssis finit par atteindre ses limites de poids.
08:59Cependant, le Panzer 38T ne disparaît pas pour autant.
09:04Il entame une seconde vie spectaculaire en servant de plateforme pour les engins spécialisés.
09:10Son châssis jugé excellent est recyclé pour créer le Marder III, un chasseur de chars efficace bien que peu protégé.
09:18Plus tard, il servira de base au célèbre Jack Panzer 38T, mieux connu sous le nom de Hedzer.
09:26Ce petit chasseur de chars compact et profilé prouvera que la base tchécoslovaque était l'une des plus polyvalentes de
09:34toute la guerre,
09:35restant en service sous diverses formes jusqu'à la capitulation de 1945.
09:40Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires