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  • il y a 2 jours

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00:05Musique
00:21Leïla et son fils Larbi ont fait connaissance avec Bréville et ses habitants.
00:26Bréville, signant de la proche banlieue parisienne, sera désormais leur univers.
00:31Un univers qui ne correspond guère au monde féerique imaginé par la jeune marocaine.
00:37Un univers où elle ne peut s'habituer.
00:39Alors elle est triste, Leïla.
00:41Elle s'enferme dans d'interminables silences.
00:43Elle se replie sur elle-même.
00:45Son fils ne la reconnaît pas, ni son mari, lorsqu'elle va lui rendre visite à l'hôpital.
00:58Quoi ? Tu te déguises maintenant ?
01:02C'est Mourad, le mari de Fatima.
01:06Bon, c'est Mourad, inshallah.
01:13Qu'est-ce qu'elle a ta mère ?
01:16Elle est triste d'avoir quitté le pays.
01:18Mais c'est elle qui a voulu venir.
01:24Au pays, tu ne vas pas faire la Fatima.
01:27Ici...
01:29Les femmes, vas-y comprendre quelque chose.
01:33Tu voulais connaître la France.
01:36J'ai usé mes mains.
01:37J'ai harqué comme une bête pour te faire plaisir.
01:40Et voilà ma récompense.
01:42Ce visage.
01:44Elle est où je chante.
01:46Au pays, tu te lamentais parce que tu ne voyais jamais personne,
01:49à part les vieilles du village.
01:51Parce que le bruit de mon marteau sur l'enclure te brisait les oreilles.
01:56Parce que les dirhams tombaient comme la pluie,
01:58par grande sécheresse.
02:01Alors j'ai éteint le feu de la forge,
02:03que le père de mon grand-père avait allumé,
02:05et qui n'avait jamais cessé de brûler depuis.
02:08Et je suis venu en France pour que tu aies une autre vie.
02:11J'ai dit oui à tous tes rêves et à toutes tes folies.
02:14Et toi, Leïla,
02:16tu me remercies avec ce visage
02:18plein de tristesse.
02:21Allez.
02:26Tu sais ce qu'on dit chez nous ?
02:29Ne désespère pas au milieu de l'orage.
02:32Car des niages noirs,
02:34tombino, limpides et fécondantes.
02:37Tu vas voir.
02:39Bientôt tout s'arrondre.
02:42En attendant,
02:44tu vas t'occuper des papiers de la sécurité.
02:47C'est pour payer l'hôpital.
02:50Donc, je m'occuperai de ça.
02:51A raccouli trajilla ou l'idia.
02:54Oui.
03:00Le bureau de l'assistante sociale,
03:02c'est là-bas, derrière la voiture rouge.
03:05Tiens, on va aller voir l'assistante sociale.
03:07Elle s'occupera de nos papiers.
03:09Pourquoi tu ne peux rentrer avec moi ?
03:20Et bien entendu,
03:21vous ne savez pas comment ça se remplit,
03:22une feuille de maladie.
03:23Que ce soit moi qui fasse le boulot.
03:25Allez.
03:27Venez voir ici,
03:27je vous montre une fois pour toutes.
03:32Elle ne sait pas écrire, ta mère ?
03:35Elle comprend le français, je pense.
03:39Bon, il faudra apprendre à écrire, hein ?
03:42Il y a des cours d'alphabétisation ici.
03:44Je vous y emmènerai un soir, d'accord ?
03:46Quant à toi,
03:48tu vas aller à l'école.
03:49Et pas plus tard que demain.
03:51Tu t'es bonne élève au Maroc ?
03:52Oui, premier en français.
03:54Eh bien, tu tâcheras de l'être ici aussi.
03:59Allô, oui ?
04:00Mademoiselle Sauvaney,
04:01ici Martinez.
04:03Il y a Yougoslav qui a encore fait une connerie.
04:05Il faudrait...
04:06C'est grave ?
04:07Il s'est ouvert les veines avec un morceau de verre.
04:10On s'en est aperçu à temps.
04:11Alors, on a appelé le Toubib et il lui a fait un pansement.
04:14Mais le pansement, ça suffit pas, vous le savez bien.
04:19C'est bon, j'arrive.
04:22Désolée, mais il faut que je me sauve.
04:24Pour les feuilles de maladie, t'en fais pas,
04:25je les remplirai.
04:27Ton père n'aura plus qu'à les signer.
04:31Allez.
04:48T'aimes ça, la moto ?
04:49Je sais pas, j'en ai jamais fait.
04:51Tu veux essayer ?
04:53Ben, monte.
05:01N'ayez pas peur, on y se rendra.
05:12Voilà, Donne.
05:32Merci d'être venu si vite.
05:34Émilion, le petit...
05:35Il est à vous ?
05:36Oui, comme les autres.
05:37Tu m'attends là ?
05:40Je t'ai pas peur.
05:41...
06:11Tu n'en finiras donc jamais de faire des bêtises.
06:19Sauvanet.
06:23Sauvanet.
06:24J'en ai plein le dos, tu sais.
06:26Plein le dos.
06:30Martinez, il aurait dû me laisser crever à tout seul dans mon coin.
06:34Mais tu sais, c'est un type qui n'a pas le sens de la charité.
06:38Tu t'ai hâte et les poignets comme une frangine en mal d'amour.
06:41Tu n'as pas honte.
06:43La honte?
06:45C'est un mot que le vieux Mirko ne connaît plus.
06:52Sauvanet.
06:55Donne-moi ta main.
07:04C'est pour ça que tu m'as fait venir?
07:08Comédien.
07:11Bon, alors qu'est-ce qui t'est arrivé cette fois?
07:14Tu as perdu ce qui te restait d'argent au poker?
07:18Ou ton nouvel emploi peut-être?
07:24Écoute, trois places en moins d'un mois là, vraiment, je ne peux plus rien faire pour toi.
07:28Si tu peux.
07:29Recite-moi ce poème.
07:30Tu sais, il a qui me fait toujours chialer.
07:33Tu sais, c'était la mort.
07:37Alors, il la pria d'attendre.
07:40Qu'il eût posé le point à son dernier sonnet.
07:42Et puis, sans s'émouvoir, il s'en allassait tendre au fond du coffre froid où son corps frissonnait.
07:48Encore.
07:50Il était paresseux à ce que dit l'histoire.
07:52Il laissait trop sécher l'encre dans l'écritoire et il voulait tout savoir.
07:56La suite, Sauvanet, la suite.
07:59Et...
08:00Et quand il...
08:00Et quand vint le moment où là, de cette vie, un soir d'hiver, enfin, l'âme lui fut ravie,
08:05il s'en alla disant, pourquoi suis-je venu?
08:10Pourquoi suis-je venu?
08:15Sauvanet, tu lumières.
08:16Oh, et que tu sois mauvais.
08:20Tiens, pour t'acheter du savon.
08:22Garde de l'argent, l'argent.
08:25Tu sais très bien ce que je veux.
08:28Oui, mais je peux rien pour toi.
08:30Alors ne me reproche pas de vouloir mourir.
08:52Sovanet, aide-moi.
08:55Je veux voir ce que je peux faire, mais promets-moi de ne plus recommencer tes bêtises.
09:00Allez, prends toujours ça, imbécile.
09:02Allez!
09:04Tu reviendras quand?
09:06Je ne sais pas.
09:09Je t'attendrai.
09:11Tout pas trop d'illusions.
09:15Il y en a qui sont quand même pas raisonnables, vous-même.
09:17Vous dites ça pour qui, monsieur Martinez?
09:19Pour lui ou pour moi?
09:39Et regarde comment tu t'es attipée.
09:42Tu n'es pas bien réveillée ce matin.
09:46Monsieur Remar, foyez-je en plus, vous menez de vous.
09:50Mais volontiers.
09:52Voilà, attends.
09:55Voilà.
09:57Allez, va jouer.
10:00Vous êtes toujours amoureux de moi, monsieur Remar?
10:02Oui, mais seulement en dehors des heures de classe.
10:04Mademoiselle Thibault.
10:07Tu sais, ton calamar hier soir était...
10:09Ah, c'est une recette que j'ai héritée de ma tante de ma frère.
10:12Mais pour tout avouer, elle ne m'a laissé que ça.
10:14Et puis un horrible vache chinois que je me suis empressée de jeter.
10:36Ici, en principe, tu n'auras pas de problème.
10:39Tout le monde est copain avec tout le monde.
10:41Au cours moyen, il y en a tout de même deux ou trois qui roulent les mécaniques.
10:44Eh bien, qu'ils essaient de t'embêter.
10:47Jean-François et moi.
10:48Au début, ils cassaient tout le temps les pieds à Marie Félicité.
10:51Alors, elle nous a pris comme garde du corps.
11:00Je viens voir comment ça se passe pour le petit Benayud.
11:03Le mieux du monde, il s'intègre parfaitement.
11:04Tant mieux.
11:05Je ne crois pas que ce soit un gars ça a problème.
11:07On ne peut pas en dire autant de ses parents.
11:09Le père est à l'hosto quant à la mère.
11:11Je tiens fort qu'elle ait beaucoup de mal à s'acclimater ici.
11:14Enfin, ce n'est pas votre affaire.
11:15Au revoir.
11:16Au revoir.
11:17Ah Jacques, vous ne connaîtriez pas quelqu'un qui voudrait acheter une 125 ?
11:21Pourquoi ? Vous vendez la vôtre ?
11:23Oui.
11:24Ah ben alors ça y est, vous passez au recul.
11:25Ah pas du tout, au contraire.
11:27Mais qu'est-ce que vous me racontez là ?
11:28Vous n'allez tout de même pas laisser tomber la compétition.
11:30Vous savez, pour les joies qu'elle me donne.
11:31Ah ben dis donc, l'autre dimanche à Ophargis, c'était pas si mal.
11:34Non, c'est.
11:35Mais c'est inutile, ma décision est prise.
11:37Ah, vous avez tort, son amour.
11:38Oh, et puis ce petit fantaisie coûte trop cher.
11:41Alors, si vous entendez parler d'un amateur pour ma...
11:44Réfléchissez encore un peu tout de même.
11:51La récré est finie, monsieur Romain.
11:54Ils n'avaient que leur main
11:58Et beaucoup d'innocence
12:01Ils n'avaient que leur main
12:04Et sans outils
12:07Ils ont bâti
12:09Un château d'espérance
12:13Et sans outils
12:15Ensemble, ils ont bâti
12:18Un merveilleux château
12:22Ce terrain d'orado
12:25Ce royaume de prison
12:30Ce merveilleux château
12:34Fait de sa blé de chaud
12:37Où il faisait plus chaud
12:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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