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  • il y a 14 heures
Avec Luc Farré, secrétaire général de l'UNSA - Fonction publique

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##SUD_RADIO_VOUS_EXPLIQUE-2026-05-01##

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Transcription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Maxime Liedot.
00:06Il est 7h43 sur Sud Radio en ce vendredi 1er mai, forcément cette question,
00:10est-ce qu'un jour en France, le 1er mai, arrêtera d'être ce sacro-saint jour férié
00:15durant lequel certains pourront travailler ou ne pas travailler ?
00:19C'est toute la bataille qui joue depuis plusieurs semaines
00:21et qui va précisément se jouer aujourd'hui sur le plan politique,
00:25sur le temps aussi, sur le plan forcément syndical,
00:27avec des manifestations prévues comme chaque 1er mai partout en France.
00:30Bonjour Luc Barret.
00:32Bonjour.
00:32Luc Farret, pardonnez-moi, merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:35Vous êtes le secrétaire général de l'UNSA, c'est la fonction publique.
00:38Oui, pour vous, le 1er mai est un jour férié auquel on ne doit pas toucher ?
00:43Le 1er mai est bien un jour férié essentiel.
00:47Et j'ai envie de dire, ce n'est pas un privilège, c'est une conquête sociale.
00:52Je rappellerai les 9 morts en 1891 qui ont entaché son histoire.
01:00C'est un jour important pour l'ensemble des salariés.
01:04C'est un jour qui est chômé, qui est payé double pour les quelques personnes qui sont amenées à travailler.
01:12Mais je rappelle que dans un certain nombre de situations, et en particulier dans la fonction publique,
01:19les agents vont travailler pour assurer la sécurité.
01:22Je pense en particulier aux agents hospitaliers, aux agents des EHPAD, aux agents pénitentiaires, aux policiers, aux pompiers.
01:30Ou eux travaillent pour assurer la fameuse continuité.
01:32C'est la continuité du service qui continue.
01:34Mais, et c'est ça qui est important, et c'est pour ça qu'aujourd'hui je serai en tête
01:40de la manifestation parisienne
01:41avec Laurent Escur, Sophie Binet et Marie-Lise Léon, représentant d'autres organisations syndicales que la mienne,
01:49pour défendre le 1er mai l'idée d'un jour chômé, un jour dans l'année,
01:53qui est donnée à tous les salariés,
01:55et qui permet aux agents, aux personnels, aux salariés, de se retrouver pour défendre les acquis sociaux.
02:02Le 1er mai, on le sait en tout cas, celui-ci aura peut-être une saveur particulière en 2026.
02:07Quand on voit toute la bataille politique, médiatique, syndicale qu'il y a eu autour,
02:11il faut vous donner ce bon point quand même.
02:13Vous, vous avez quand même obtenu quasiment l'enterrement de la loi pour cette année.
02:17Mais il y a un projet de loi en élaboration pour 2027,
02:19pour que certaines professions puissent travailler paisiblement le 1er mai.
02:23Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, lui a assuré qu'en ce jour si particulier,
02:28il croyait, il appelait à l'intelligence collective.
02:31Que lui répondez-vous pour ça ?
02:32Eh bien, j'ai envie de dire que l'intelligence collective, c'est déjà de se dire
02:36qu'on doit permettre aux salariés de garder ce droit social.
02:41C'est dire qu'aujourd'hui, au-delà de ce droit,
02:45il y a beaucoup d'attaques contre les salariés,
02:48et il est important qu'on conserve ces droits sociaux dans notre société.
02:55On a une remise en cause sur beaucoup de sujets.
02:59On parle des retraites, on parle de l'arrivée de l'intelligence artificielle,
03:04on parle des transformations du monde du travail.
03:06Et donc, gardons le 1er mai.
03:10Quand on voit que près de 70% des Français souhaitent que certaines professions puissent ouvrir les portes de leurs
03:19magasins,
03:20de leurs commerces, notamment en ce 1er mai,
03:22quand on voit que le Premier ministre lui-même n'est pas allé jusqu'au bout du processus parlementaire,
03:26de peur de froisser les syndicats, de froisser certains politiques,
03:30dans ce contexte qui est toujours un peu brûlant,
03:31est-ce qu'il n'y a pas quand même quelque chose d'un peu irrationnel, d'un peu anormal
03:34dans ce qu'on voit depuis des semaines ?
03:37L'irrationnel, c'est de se dire qu'on remet en cause une journée dans l'année qui est chômée.
03:42Et si on ne devait en garder qu'une, qu'un jour férié, c'est peut-être celui-là qu
03:45'il faudrait garder.
03:46Parce qu'il est vraiment essentiel pour tous les salariés.
03:51Après, que certains salariés se disent
03:54« Oui, est-ce que je pourrais travailler ? Est-ce que j'aurais le droit de travailler ? »
03:59La question, c'est « Est-ce que j'ai le choix vraiment ? »
04:01Et donc, si on garantit le choix de chaque personne pour travailler, par exemple, dans une boulangerie ou ailleurs,
04:10mais que la personne ait vraiment le choix, qu'il n'y ait pas de pression sur elle,
04:14et là, ça devient compliqué.
04:15Et c'est bien pour ça que la première des questions, c'est « Il faut un principe.
04:19Le principe, c'est un jour férié, c'est un jour chômé, c'est un jour rémunéré double pour les
04:25personnes qui travaillent. »
04:27Et donc, voilà, c'est un contexte.
04:30Il n'y avait pas de raison de polémiquer cette année sur ce jour férié.
04:34C'est, je le dis ici, une visée politique dommageable pour notre pays.
04:40Luc Farré, vous qui êtes secrétaire général de l'UNSA, de la fonction publique notamment,
04:43on était par exemple à 7h10 avec la Confédération des Bouchers,
04:47qui nous disent « Écoutez, nous, on a marre d'être triés, considérants, parfois comme pas essentiels.
04:51Certains bouchers vont prendre le risque d'ouvrir. »
04:53On verra bien ce que nous diront certains inspecteurs du travail.
04:56Vous, par exemple, avec la vision que vous défendez,
04:59on sait que le gouvernement a volontairement entretenu un flou.
05:02Est-ce que vous seriez, par exemple, justement, pour que l'inspection du travail
05:06doit sanctionner ceux qui se permettent d'ouvrir leur commerce en ce jour férié ?
05:10L'inspection du travail fera son travail.
05:13La réalité, c'est que si les agents, les salariés,
05:20je vous l'ai dit tout à l'heure, il y en a un certain nombre qui travaillent déjà.
05:23Aujourd'hui...
05:24Mais pour ceux qui veulent braver la norme en se considérant, on va un peu sur le bas de côté.
05:27La loi existe.
05:29Comme la loi existe, il faut appliquer la loi.
05:32Et je le dis simplement,
05:35aujourd'hui, la loi doit s'appliquer, elle n'est pas modifiée.
05:39On ne joue pas avec la loi, ou alors il ne faut pas faire de loi.
05:42On ne joue pas avec la loi, et donc un cortège particulièrement suivi,
05:45en tout cas, vous l'avez rappelé, particulièrement important en ce 1er mai.
05:48Merci beaucoup, Luc Farré, d'avoir été avec nous ce matin,
05:51secrétaire général de l'UNSA, fonction publique.
05:53Bon 1er mai, donc, dans la rue, et avec des revendications au Léqueur.
05:56Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin, il est 7h49.
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