- il y a 17 heures
Le 27 avril, la mission d’information sur la diplomatie climatique auditionnait Laurent Fabius, président de la COP 21. Interrogé sur le succès de la COP 21 et les avancées majeures établies de l’Accord de Paris en 2015, Laurent Fabius est revenu sur le contexte de l’époque, plus enclin à une action globale en faveur de l’environnement. L’ancien Premier ministre a également réaffirmé la nécessité d’un multilatéralisme engagé sur les questions climatiques, face aux récents retraits et reculs observés partout dans le monde. Année de Production : 2025
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:01Générique
00:00:09Bonjour à tous, c'est 100% Sénat, bienvenue, prenez place.
00:00:13Tout de suite, on vous emmène au cœur de l'actualité parlementaire.
00:00:1711 ans après la COP21 sur le climat, que restent-ils des accords de Paris ?
00:00:23Est-ce qu'un accord aussi ambitieux pourrait être à nouveau conclu aujourd'hui ?
00:00:27Les sénateurs de la mission d'information sur la diplomatie climatique ont posé ces questions à Laurent Fabius, président de
00:00:34la COP21.
00:00:35Réponse de l'intéressé, le succès de la COP21 est un peu miraculeux, a-t-il dit. On regarde cette
00:00:42audition.
00:00:43Comme vous le savez, j'ai complètement quitté la vie politique. J'ajouterai, chacun comprendra ce que je veux dire,
00:00:53sans regret.
00:00:56Mais je continue, même si cela n'est pas toujours connu, de me préoccuper des questions climatiques.
00:01:08Parce que, on va y revenir, j'ai eu le privilège de préparer puis de présider la fameuse COP21, donc
00:01:17l'accord de Paris, qui est la base de toute action maintenant.
00:01:20Mais il se trouve que, ce qui est moins su, mes collègues m'ont demandé de prendre la présidence d
00:01:32'un cercle qui n'a pas d'existence juridique,
00:01:35mais qui a une certaine influence et qui est probablement appelée à poursuivre cette influence, qui est le cercle des
00:01:44présidents de COP.
00:01:46C'est mon collègue brésilien, M. Delingot, qui a présidé la COP de Belém, qui a eu cette idée, sachant
00:01:55que, bon, les présidents de COP viennent de pays différents,
00:02:01de continents différents, mais ils ont en commun, par définition, tous d'avoir une expérience.
00:02:06Et donc, compte tenu de l'importance du sujet, du fait, et vous en êtes les témoins et les acteurs,
00:02:13que lorsqu'on a, j'allais dire, goûté à cette question,
00:02:16il est assez difficile de s'en déprendre, compte tenu de son importance, ils ont jugé bon de réunir ce
00:02:24petit groupe, informel, pour le moment, mais peut-être formel, ensuite.
00:02:31Et ils m'ont demandé d'en assurer la présidence.
00:02:36Et c'est à ce titre, donc, que j'étais, par exemple, il y a quelques jours en Turquie,
00:02:42que, comme vous le savez peut-être, cette semaine, il y a une réunion entre l'Agence internationale de l
00:02:50'énergie et les membres de l'OCDE
00:02:54et la présidence turque et australienne de la COP d'Antalia.
00:03:01Bref, ce sont des questions qui ne me sont pas totalement étrangères.
00:03:06Bon, que dire dans un propos introductif ?
00:03:16Vous avez reçu François Hollande, avec lequel j'ai travaillé main dans la main pour préparer cette fameuse COP de
00:03:24Paris,
00:03:25et Laurence, Laurence Tubiana, qui, à l'époque, avait eu un problème et donc se baladait dans sa petite chaise,
00:03:34mais qui a été extrêmement active et qui continue de l'être, puisqu'elle est devenue maintenant doyenne de l
00:03:42'école du climat de Sciences Po.
00:03:46Une anecdote, pour vous faire sourire.
00:03:50Au moment où, au sein du gouvernement français, François Hollande m'a choisi pour préparer la présidence de cette COP,
00:04:01il fallait d'abord que la France soit désignée pour accueillir la COP.
00:04:06Cette désignation a été facilitée par le fait, dit ça, avec Hubourg, que nous étions les seuls candidats.
00:04:12Pourquoi étions-nous les seuls candidats ?
00:04:15Parce qu'il n'était pas absolument acquis que le succès soit au rendez-vous.
00:04:19Ce qui fait que, deux ans avant, c'était en Pologne, lorsque, pour employer une formule traditionnelle,
00:04:29la France a été dédiée par acclamation, ce qui veut dire qu'il n'y a pas de vote.
00:04:33Mes futurs collègues sont venus de voir, en me disant, parce qu'on parle anglais dans ce genre de choses,
00:04:41« Mr Fabius, good luck ».
00:04:43Mais je sentais que dans ce « good luck », il y avait une petite dose d'interrogation.
00:04:49Bon, on s'est mis au travail, et finalement, ça a été un grand succès.
00:04:55Alors, je laisse de côté, même si c'est votre sujet principal, et on y reviendra peut-être,
00:05:02l'organisation diplomatique qui nous a permis d'aller vers ce succès.
00:05:06Mais au-delà des mérites reconnus de la diplomatie française, il y avait, quand j'ai réfléchi,
00:05:15et souvent on me demande de faire des conférences sur ce sujet,
00:05:17« Trois éléments dont la conjonction a permis le succès ».
00:05:24Et quand je cite ces trois éléments, on voit bien qu'aujourd'hui, chacun d'entre eux est mis en
00:05:31cause.
00:05:32Le premier élément, alors, j'espère que vous m'excuserez de ces anglicismes,
00:05:38mais enfin, bon, c'est ce que j'appelle les trois « S ».
00:05:41Alors, le premier, il se trouve que c'est le même mot en anglais et en français, c'est la
00:05:45science.
00:05:45Nous avons, à l'époque, la chance que la science a non seulement accouché d'un certain nombre de résultats,
00:05:56le GIEC avait déjà commencé à travailler, mais c'est le moment où les choses deviennent vraiment spectaculaires
00:06:02et reconnues par l'opinion.
00:06:05Et la technologie faisait des progrès, et surtout, surtout, c'est là une première différence avec la situation actuelle,
00:06:13une différence malheureuse, c'est que le résultat des scientifiques n'était pas controversé.
00:06:19Bon.
00:06:21Et c'est très important parce que, j'y reviendrai sans doute,
00:06:25et nous y reviendrons si cela vous intéresse, tout au long de ce dialogue,
00:06:32sans la science, on ne peut pas avancer, dans ce domaine comme dans les autres.
00:06:37Et le fait qu'aujourd'hui, la science soit mise en cause, non seulement sur le principe,
00:06:44bon, est-ce que le réchauffement climatique existe ou pas, quelles en sont les causes, etc.,
00:06:50par des voies très puissantes, on pense en particulier, évidemment, au président américain,
00:06:57il y a des conséquences très concrètes, qui sont les suppressions de crédit,
00:07:04le fait que les données ne sont pas et ne seront pas nécessairement au rendez-vous.
00:07:11Quand il n'y a pas de données, comment voulez-vous qu'on travaille ?
00:07:15Donc là, à l'époque, non, c'était une époque favorable,
00:07:20où, dans cette conjonction de trois facteurs dont j'ai parlé, la science était là.
00:07:25Le deuxième élément qui était présent, c'est la société.
00:07:32Alors, quand on parle de la société, on parle de la société civile.
00:07:38Nota bene, c'est une des idées que j'avais eues, et puis, bon, il ne faut pas être trop
00:07:45ambitieux,
00:07:46on laisse de côté la société militaire.
00:07:49On a tort.
00:07:50D'une part, parce que ce qui se passe, et notamment les conflits, ont des incidences extrêmement fortes,
00:07:59y compris en termes d'émissions,
00:08:01mais aussi parce que, dans pas mal de pays, les militaires réfléchissent très profondément au climat,
00:08:11à la fois, j'allais dire négativement, qu'est-ce que le climat peut les empêcher de faire,
00:08:19et, entre guillemets, positivement, c'est-à-dire comment utiliser, si je peux dire,
00:08:24les transformations climatiques pour les transformer en armes de guerre.
00:08:29Bon, mais là, on est dans le cadre de la société civile.
00:08:32Dans la société civile, je dois dire que, c'était il y a 10 ans, il y a 11 ans,
00:08:39elle était, en général, évidemment, il y a des cas particuliers, souvent importants, au rendez-vous.
00:08:45Je pense à la grande opinion, même si elle découvrait un petit peu les problèmes.
00:08:51Je pense aux ONG, je pense à beaucoup d'entreprises.
00:08:56Alors, évidemment, il faut faire une part particulière au secteur oil and gas.
00:09:02Bon, et encore, à l'intérieur de ce secteur, il y a des attitudes différentes.
00:09:07Je pense aux collectivités locales, j'espère qu'on y reviendra,
00:09:11parce que c'est un des points qui peuvent nous permettre d'avancer mieux et plus vite.
00:09:20Bref, la société civile, avec des résistances, bien sûr, était plutôt allante.
00:09:30Et de ce point de vue-là, vous souhaiterez peut-être qu'on y revienne,
00:09:34il y a aujourd'hui des interrogations.
00:09:38C'est ce qu'on appelle en bon français « backlash », c'est-à-dire le mouvement en arrière,
00:09:43qui n'est pas le même dans tous les pays, qui n'est pas le même dans tous les secteurs
00:09:47de l'opinion,
00:09:49qui a des causes différentes.
00:09:51Mais enfin, je reviens à l'écor de Paris, la science et la société.
00:09:57Et puis, le troisième « s », c'est « states », les États.
00:10:03Ça, c'est le propre de l'action diplomatique et de la situation.
00:10:09Il se trouvait que nous avions pu réunir sur une même ligne les États-Unis, la Chine, l'Inde, l
00:10:19'Union européenne,
00:10:22les petites îles, enfin, beaucoup d'autres.
00:10:25Et que ceux qui n'étaient pas favorables, parce qu'il y en avait, devant ce concert,
00:10:37avaient difficulté à s'exprimer.
00:10:39Ils n'en pensaient pas moins, mais ils avaient des difficultés.
00:10:42Aujourd'hui, évidemment, le petit latéralisme est mis en cause,
00:10:47les conflits de toutes sortes, les oppositions, ce qui fait que ces trois « s » ne sont plus là.
00:10:57Et cette différence de situation, il faut la prendre en compte, il faut essayer de lutter contre,
00:11:08mais elle existe.
00:11:09Et c'est ce qui explique que, alors que l'accord de Paris est la base, est reconnue comme telle,
00:11:17sauf par telle personnalité,
00:11:22au demeurant puissante.
00:11:24Mais pour le reste, on n'a pas mis en cause l'accord de Paris.
00:11:28Il n'y a qu'un pays qui en est sorti, très puissant au demeurant.
00:11:37Un pays, je dirais, une administration.
00:11:41Car au sein même des États-Unis, vous avez encore beaucoup d'États et beaucoup d'entreprises qui, elles, continuent
00:11:48à jouer le jeu.
00:11:49Bon, voilà. Je ne vais pas être plus long sur ce point.
00:11:53Donc, à l'époque, une conjonction que nous avions favorisée, mais enfin, qui a permis le succès.
00:12:00On reviendra peut-être sur ce que signifie l'accord de Paris.
00:12:04Aujourd'hui, une situation différente.
00:12:06Alors, l'objectif, il doit rester le même.
00:12:10C'est celui qui est fixé par l'accord de Paris.
00:12:12Mais, évidemment, les méthodes, les difficultés, les atouts, ce n'est pas la même chose.
00:12:19Un dernier point auquel je pense en évoquant ce sujet.
00:12:29A l'époque, le climat était, si je puis dire, considéré en tant que tel.
00:12:38C'est-à-dire que cette COP a un peu écrasé les autres.
00:12:45Et on travaillait en silo.
00:12:48Bon, mais, au fur et à mesure, la science se développant, les connaissances progressant, on s'est aperçu que tout
00:12:58était lié.
00:13:03Tout est résumé par la formule magnifique de Victor Hugo.
00:13:07Rien n'est solitaire, tout est solidaire.
00:13:12Et donc, on ne peut pas traiter sérieusement les questions de climat sans traiter les questions de biodiversité, sans traiter
00:13:19les questions de nature, sans traiter les questions de santé, etc.
00:13:23Et donc, c'est une grande différence avec autrefois.
00:13:29Alors, là, je pointe ma perception personnelle.
00:13:36Le risque, c'est de sombrer dans ce qu'on appelle le toutouisme.
00:13:39C'est-à-dire, bon, les choses sont tellement liées qu'il faut tout traiter.
00:13:43Alors, finalement, en voulant tout traiter, on ne traite rien du tout.
00:13:46Mais, entre le toutouisme et l'isolation, il y a une marge.
00:13:51Et cela doit nous conduire...
00:13:54Ça, c'est un peu le travail que nous commençons à faire au sein des présidents de COP, en réfléchissant
00:14:01à ce qu'il faut faire dans le futur.
00:14:05On s'aperçoit qu'il faut, bien sûr, traiter la question du climat en tant que tel, mais avec les
00:14:12autres éléments.
00:14:12Et cela peut nous amener, au plan français, certainement, au plan européen, au plan mondial, à avoir peut-être une
00:14:20autre vision des choses.
00:14:23Et cela peut vous intéresser dans votre recherche, dans votre travail sénatorial.
00:14:31D'air des d'air, nous sommes dans une situation tout à fait paradoxale.
00:14:36Ce qui se passe, l'Ukraine, les Trois-Dormuses, les Russes, le Moyen-Orient, etc.
00:14:49C'est-à-dire la question de la sécurité énergétique, est une question qui, normalement, devrait renforcer le besoin
00:14:59et le désir de lutter contre le dérèglement climatique.
00:15:05Parce qu'on lutte contre ce dérèglement, pas seulement parce qu'au-delà d'un certain degré, la vie n
00:15:16'est plus vivable,
00:15:18mais est venue, en plus, ce qui n'était pas le cas, il y a dix ans, l'idée que
00:15:26c'est l'indépendance des pays, c'est leur sécurité qui est en cause.
00:15:30Donc tout cela devrait militer pour un renforcement de l'action climatique.
00:15:36C'est l'inverse qui se produit.
00:15:39A la fois parce que, très concrètement, on rouvre les mines de charbon, parce qu'on a recours à toute
00:15:49une série d'expédiants,
00:15:50parce que, et il faut bien comprendre les gouvernements, qu'ils sont obligés de tenir compte aussi du court terme,
00:15:56des exigences, etc.
00:15:57On revient sur un certain nombre de mesures.
00:16:00Et donc, c'est un paradoxe extrêmement difficile, mais l'art de gouverner, ça consiste à se saisir de tout
00:16:09cela
00:16:09et à faire le meilleur arbitrage possible, alors même que l'action contre le dérèglement climatique
00:16:16pour des réseaux objectifs devrait être plus fort qu'auparavant, il est mis en cause davantage qu'auparavant.
00:16:27Merci, M. le Président, et puis félicitations pour votre nouvelle présidence, président des présidents de corps.
00:16:33Non, j'ai dit président de fête.
00:16:34Oui, non, mais c'est quand même bien.
00:16:36C'était comme en Pologne, c'est-à-dire de fête sans vote, mais en tout cas, vous avez choisi.
00:16:40Bon, je vais laisser la parole, encore une fois, à vos remercions pour la qualité de votre introduction
00:16:43et laisser la parole à notre rapporteur.
00:16:47Merci, M. le Président.
00:16:48M. le Président, merci encore d'être là parmi nous.
00:16:52Et merci pour ces propos introductifs très complets.
00:16:56Peut-être revenir avec vous sur le cadre de l'accord de Paris, mais dix ans après,
00:17:05avec le recul que ces dix années ont apporté.
00:17:08Alors, vous l'avez souligné, avec un monde aussi qui a quand même bien changé
00:17:11et nous n'avons plus les trois S réunis à nouveau.
00:17:16Mais avec ce recul, pensez-vous que certaines parties de cet accord auraient dû ou pu être négociées différemment ?
00:17:26Est-ce que vous avez, non pas des regrets, mais des sujets sur lesquels vous auriez fait avec ce recul
00:17:32différemment ?
00:17:33On a pu aussi entendre, au cours des auditions, la question des règles de redevabilité,
00:17:40qui pourraient être plus contraignantes, le suivi des engagements pris dans certains domaines,
00:17:47le découpage nord-sud aussi, avec cette base de contributeurs qui est remise en question aujourd'hui.
00:17:53Mais la contribution elle-même est aussi remise en question par certains interlocuteurs,
00:17:59vous l'avez souligné tout à l'heure.
00:18:00Donc voilà, peut-être une première question autour de cette profondeur des dix ans.
00:18:04Qu'auriez-vous fait différemment si vous aviez su comment le monde évoluait ?
00:18:08C'est une grande question, mais en tout cas sur l'accord de Paris.
00:18:16C'est en général beaucoup plus facile d'expliquer les raisons d'un échec que les raisons d'un succès.
00:18:28Mais là, et il suffisait de voir de temps en temps la télévision remonte les images,
00:18:35la réaction des durs à cuire qui étaient en face de moi dans la salle,
00:18:40qui depuis 15 ans travaillaient là-dessus, qui s'embrassaient les uns les autres.
00:18:44Il suffit de se rappeler ces scènes pour penser de manière raisonnable
00:18:52que c'est le succès qui était un peu miraculeux.
00:18:55Alors évidemment, on aurait pu bien sûr ajouter telle ou telle chose, il y aurait dans un instant.
00:19:01Mais déjà, le fait de l'obtenir tenait de la performance.
00:19:11Je dois la vérité de dire, et peut-être que,
00:19:15Laurent Stubiena vous en a dit un mot, ou quelqu'un qui vraiment a suivi de l'intérieur tout cela,
00:19:22beaucoup de ceux, enfin un certain nombre de ceux qui ont signé,
00:19:26parce que je crois qu'il y a trois, quatre pays simplement qui n'ont pas signé,
00:19:32dont la collection est un peu significative.
00:19:36Il doit y avoir l'Iran là-dedans, peut-être la Corée du Nord,
00:19:42enfin vous voyez, des démocraties avancées,
00:19:44et maintenant les Etats-Unis, donc.
00:19:50Pas mal de ceux qui ont signé pensaient,
00:19:55et là, vous entendez les propos de la bouche du cheval, si je veux dire,
00:20:00que cet accord n'aurait aucune portée juridique.
00:20:03Et c'est sous cette condition qu'ils l'ont signé.
00:20:09Et je ne sais pas si c'est un point que vous allez étudier,
00:20:12mais qui est important.
00:20:13Depuis, les cours, ces ERS ont fait leur travail.
00:20:18Et si vous mettez bout à bout,
00:20:21là c'est l'ancien président du Conseil constitutionnel qui parle,
00:20:26la décision magnifique de la Cour européenne des droits de l'homme de 2023,
00:20:36la décision de la Cour interaméricaine,
00:20:42et la décision de juillet 2025 de la Cour internationale de justice,
00:20:51on est juridiquement dans un autre univers,
00:20:55puisque le dernier arrêt que j'ai cité dit, en substance,
00:20:59il le dit en 150 pages,
00:21:01que respecter l'accord de Paris n'est pas une obligation morale,
00:21:04mais une obligation légale.
00:21:07Et la justice, vous savez, c'est vrai,
00:21:10pour la justice interne comme la justice internationale,
00:21:13ça fait tic-tac, tic-tac.
00:21:15Et donc, sur le moment,
00:21:17on ne mesure pas ce que ça signifie,
00:21:20mais à terme, c'est d'une influence considérable.
00:21:24Et d'ailleurs, il suffit de voir le nombre des contentieux,
00:21:26il y a à peu près 3 000 contentieux qui sont en cours,
00:21:31et on le voit en France, bien sûr.
00:21:35Donc, par rapport à votre question,
00:21:36qu'est-ce qu'on aurait pu faire en plus ?
00:21:41Je réponds, et ce n'est pas un faux semblant,
00:21:43que déjà, ce qu'on est arrivé à faire,
00:21:45je vais en dire un mot,
00:21:47qui était considérable,
00:21:49et que ça n'était accepté du bout des lèvres,
00:21:52que ça n'était accepté du bout des lèvres par plusieurs,
00:21:58y compris de très grands pays.
00:22:00Alors, qu'est-ce qui est essentiel dans l'accord de Paris ?
00:22:04L'objectif, d'abord.
00:22:06Bon.
00:22:07De degré, voire un degré 5, si possible.
00:22:10Et cet objectif, il ne faut pas le changer.
00:22:16Ça ne veut pas dire qu'il soit facile à atteindre,
00:22:18et les 1 degré 5, on va les dépasser.
00:22:22Mais je vais faire un geste avec ma main,
00:22:25et comme nous sommes filmés,
00:22:27on comprendra ce dont il s'agit.
00:22:31Il y a deux exceptions possibles du 1 degré 5.
00:22:36Et je n'ai pas pu obtenir qu'on se mette d'accord sur une seule exception.
00:22:40La première exception, c'est jamais au-dessus d'un degré 5.
00:22:45Et la deuxième exception, c'est au-dessus,
00:22:48et on redescend vers 1 degré 5.
00:22:52Il n'y avait pas d'accord pour l'une exception ou l'autre.
00:22:57Et donc, la formulation à laquelle j'éveillais,
00:23:00parce que l'arbitrage final, la dernière nuit,
00:23:02Laurent s'est dit que ça, c'est moi.
00:23:081 degré 5.
00:23:102 degrés, si possible, 1 degré 5.
00:23:14Parce que c'est ce que nous disaient les scientifiques.
00:23:16Et parce qu'en plus, c'est là où l'aspect humain joue un rôle.
00:23:23En tant qu'élu de la nation,
00:23:26évidemment, vous le mesurez plus que personne.
00:23:30Ce n'était pas du tout évident, ce 1 degré 5.
00:23:34Une délégation comme la délégation américaine
00:23:37était franchement contre.
00:23:39Et ce sont les interventions,
00:23:42en particulier l'intervention du représentant
00:23:45des îles Marshall, depuis disparus,
00:23:50qui ont fait basculer ces grognards
00:23:55qui étaient les négociateurs depuis 15 ans.
00:23:58Parce que lui, je pense à vous, M. le sénateur,
00:24:02a dit avec une éloquence extraordinaire,
00:24:05mais là, vous me parlez
00:24:06d'une vie plus ou moins agréable
00:24:11en fonction de...
00:24:12Mais moi, là où je suis,
00:24:15c'est la vie ou la disparition
00:24:17de mon territoire et de la population.
00:24:20Où va-t-on aller ?
00:24:22Et là, c'était très difficile, quand même,
00:24:24à résister.
00:24:25Ce qui fait qu'on a pu obtenir
00:24:27cette bascule.
00:24:28Et donc, 2 degrés, 1 degré 5.
00:24:31Et il ne faut pas changer l'objectif.
00:24:34Alors, ça pose le problème.
00:24:36J'ai fait le geste.
00:24:38On va dépasser, malheureusement,
00:24:40mais après, comment on redescend ?
00:24:42Et donc, ce sont toutes les technologies nouvelles
00:24:46auxquelles on pense.
00:24:49Et il ne faut pas confondre.
00:24:53Je ne sais pas si vous envisagez,
00:24:56dans notre commission,
00:24:58de réfléchir à ce qu'on appelle
00:25:00la géoingénierie.
00:25:03J'y suis radicalement hostile.
00:25:05On a voulu m'enrôler dans cela.
00:25:07Et il y a beaucoup de gens
00:25:09avec beaucoup de moyens financiers
00:25:10qui travaillent là-dessus.
00:25:12Alors, ça paraît un petit peu
00:25:13docteur Foulamour,
00:25:14comment envoyer du soufre
00:25:16et obscurcir l'arrière du soleil, etc.
00:25:18Mais faisons bien attention.
00:25:23Si la pente continue
00:25:25le réchauffement climatique continue, continue,
00:25:29et si les remèdes
00:25:33que propose l'accord de Paris
00:25:35s'avèrent insuffisants,
00:25:38eh bien, vous aurez de plus en plus
00:25:39une pression pour dire,
00:25:40voilà, utilisons le soufre,
00:25:44le ceci, le cela,
00:25:45avec des conséquences soit inconnues,
00:25:48radicalement inconnues,
00:25:50soit extrêmement destructrices.
00:25:52Donc, l'objectif.
00:25:54Et aujourd'hui, de bon sens,
00:25:56vous dites, ah oui, mais alors,
00:25:57comme on va être au-dessus
00:25:58d'un degré 5,
00:25:58il faut changer l'objectif.
00:26:00Non, non, non.
00:26:01Il faut faire en sorte
00:26:02qu'on s'en éloigne
00:26:04le moins possible.
00:26:05Alors, disons les chiffres.
00:26:08Il faut sans cesse,
00:26:09par rapport à ce qu'on appelle
00:26:11le backlash,
00:26:12les rappeler.
00:26:13Parce qu'évidemment,
00:26:14j'entends cette petite musique,
00:26:15j'y suis peut-être plus sensible
00:26:16qu'un autre,
00:26:17en disant, mais puisque
00:26:17vous n'êtes pas arrivé
00:26:18à un degré 5,
00:26:20alors l'accord de Paris,
00:26:21ça ne sert à rien.
00:26:22Oui, enfin là,
00:26:22revenons à la science.
00:26:24Avant la conférence de Paris,
00:26:27la prévision était
00:26:28qu'en fin du siècle,
00:26:30nous serions autour
00:26:32de 4 degrés.
00:26:34Aujourd'hui,
00:26:36la prévision est que
00:26:38nous serons autour
00:26:39de 2,5.
00:26:42chaque dixième de degré,
00:26:44c'est des millions
00:26:45de vies sauvées.
00:26:48Bon, ça, c'est l'acquis.
00:26:50C'est l'acquis.
00:26:52Bon, donc,
00:26:53Paris n'a pas été respectée,
00:26:55malheureusement,
00:26:57dans tous ses objectifs,
00:26:59mais Paris a eu
00:27:00une influence
00:27:01absolument majeure.
00:27:02Et il faut commencer par là,
00:27:04parce que sinon,
00:27:05évidemment,
00:27:06on évacue tout.
00:27:08Alors, qu'est-ce qui est important
00:27:09dans Paris ?
00:27:10Beaucoup de choses.
00:27:12Bon,
00:27:1329 articles,
00:27:14140 parables de décisions,
00:27:16c'est pas du Flaubert.
00:27:17Mais,
00:27:20l'objectif,
00:27:22ce qu'on appelle
00:27:23les NDC,
00:27:24en bon français,
00:27:25enfin,
00:27:25CDN en français,
00:27:26c'est-à-dire
00:27:27les contributions nationales,
00:27:29National Determined Contribution,
00:27:31c'est-à-dire que chaque pays
00:27:32doit dire
00:27:33voilà comment je vais faire,
00:27:34etc.,
00:27:35sous le contrôle
00:27:36de
00:27:38UNFCCC.
00:27:39Bon,
00:27:41ensuite,
00:27:43et malheureusement,
00:27:46ce sont deux sujets
00:27:48qui posent problème,
00:27:49tous les cinq ans,
00:27:51un bilan,
00:27:52bilan global.
00:27:55Le premier bilan global
00:27:56a eu lieu.
00:27:57Bon.
00:27:59Le deuxième,
00:28:00c'est pour
00:28:02la COP
00:28:03numéro
00:28:0433.
00:28:05roi.
00:28:06Alors,
00:28:07la COP
00:28:07qui vient,
00:28:08c'est une COP
00:28:09turco-australienne.
00:28:11Je dirais,
00:28:13par euphémisme,
00:28:14que déjà,
00:28:15une présidence,
00:28:16c'est un peu compliqué,
00:28:18deux présidences,
00:28:20on a voulu élever
00:28:21le sujet.
00:28:23La COP suivante,
00:28:24c'est l'Éthiopie.
00:28:25Donc,
00:28:25ce sera une COP
00:28:26africaine.
00:28:28La COP suivante,
00:28:29ce devait être l'Inde,
00:28:31ce qui était
00:28:34très positif,
00:28:35puisque l'Inde,
00:28:36compte tenu de son nombre
00:28:37d'habitants,
00:28:37et du fait qu'elle a recours
00:28:38beaucoup au charbon,
00:28:39est un élément déterminant.
00:28:41L'Inde s'est retirée.
00:28:44On a parlé
00:28:45de la Corée du Sud.
00:28:47Selon mes dernières informations,
00:28:49la Corée du Sud
00:28:49n'est plus volontaire.
00:28:52Donc,
00:28:53il va falloir trouver
00:28:53un pays
00:28:54dans cette zone,
00:28:55sachant que c'est
00:28:56la COP,
00:28:58donc,
00:28:58c'est la COP
00:28:59numéro 33,
00:29:01où on va
00:29:03adopter
00:29:04le bilan global.
00:29:07C'est donc là
00:29:08où on fera le point.
00:29:09Et le bilan global
00:29:10ne peut être
00:29:11adopté
00:29:12que si
00:29:13les chiffres
00:29:14sont donnés.
00:29:16Or,
00:29:17il y a un débat
00:29:18très important
00:29:19aujourd'hui au GIEC
00:29:20pour savoir
00:29:21si oui ou non,
00:29:23avec, évidemment,
00:29:24toute une série
00:29:25de
00:29:27circonlocutions,
00:29:28ces chiffres
00:29:29vont être donnés.
00:29:30Et un certain
00:29:31nombre de délégations
00:29:32expliquent
00:29:33qu'ils ne pourront
00:29:34pas être donnés.
00:29:36Or,
00:29:36le bilan,
00:29:37c'est absolument
00:29:38fondamental.
00:29:39Il y a les objectifs
00:29:40à fixer.
00:29:41Et puis,
00:29:41si on veut,
00:29:42puisque maintenant,
00:29:43c'est la tendance
00:29:44non pas à fixer
00:29:45de nos objectifs,
00:29:46mais à s'occuper
00:29:47de ce qu'on appelle
00:29:48en bon français
00:29:48l'implémentation,
00:29:50si vous n'avez pas
00:29:50les datas,
00:29:52vous ne pouvez rien faire.
00:29:53Et puis,
00:29:54il y a,
00:29:54et j'ai vérifié
00:29:55avant de venir,
00:29:56parce que c'est quelque chose
00:29:58qui n'est pas assez
00:30:00su,
00:30:01ce qu'on appelle
00:30:05les...
00:30:06Enfin,
00:30:07dans notre
00:30:08angage,
00:30:08on dit les BTR,
00:30:09c'est-à-dire
00:30:11les Bionnual Transparency Reports,
00:30:13c'est-à-dire
00:30:13les évaluations
00:30:16tous les deux ans
00:30:17de transparence.
00:30:18Dans l'article 13
00:30:20de l'accord de Paris,
00:30:22il est prévu
00:30:23qu'entre
00:30:24les contributions
00:30:25nationales
00:30:27et le bilan global,
00:30:28il y a tous les deux ans
00:30:31ces BTR.
00:30:33Et l'accord de Paris
00:30:34était général,
00:30:36et tout cela
00:30:36a été précisé
00:30:37par ce qu'on appelle
00:30:38le roule-boucle règlement
00:30:39qui a été adopté
00:30:42à la COP 24
00:30:43en 2018.
00:30:45Bon,
00:30:45c'est-à-dire
00:30:46que tous les deux ans,
00:30:48et la première fois,
00:30:50ça a été en 2024,
00:30:52sous le contrôle
00:30:53de l'ONU,
00:30:54la Convention,
00:30:55il doit y avoir
00:30:56par chaque pays
00:30:58le rapport
00:30:59sur
00:31:00voilà ce que j'ai fait.
00:31:04Et je suis
00:31:05extrêmement surpris
00:31:06que
00:31:07lorsqu'on parle,
00:31:09et vous avez raison
00:31:10de le faire,
00:31:11de la redevabilité,
00:31:13etc.,
00:31:14on veuille inventer
00:31:16des choses nouvelles
00:31:17et au demeurant
00:31:18très astucieuses,
00:31:20alors que
00:31:21l'accord de Paris,
00:31:23complété
00:31:24par le roule-boucle,
00:31:25dit
00:31:25tous les deux ans,
00:31:28vous devez,
00:31:29sous le contrôle
00:31:30des Nations Unies,
00:31:31donner votre rapport.
00:31:32et donc,
00:31:33je suis d'un esprit
00:31:35un peu simple,
00:31:35je pense que
00:31:36avant d'inventer
00:31:37des choses nouvelles,
00:31:38il faudrait veiller,
00:31:39et ça,
00:31:40c'est le rôle
00:31:41de la Convention
00:31:42des Nations Unies,
00:31:43enfin,
00:31:43des organismes
00:31:44qui s'en occupent,
00:31:44mais évidemment
00:31:45sous la pression
00:31:46d'un certain nombre
00:31:46d'États,
00:31:47et pourquoi pas la France,
00:31:49obtenir
00:31:50que cet état
00:31:51des lieux
00:31:52soit beaucoup plus précis
00:31:54que ce qu'il est.
00:31:55Alors,
00:31:56évidemment,
00:31:57on ne va pas
00:31:58prendre au huit cours
00:31:59le dirigeant
00:32:00de tel pays
00:32:00qui n'a pas,
00:32:01etc.
00:32:02Et pour beaucoup de pays,
00:32:03je pense notamment
00:32:04aux pays en développement,
00:32:05c'est une question
00:32:06de moyens techniques,
00:32:08bon,
00:32:08mais on peut les aider.
00:32:10Mais déjà,
00:32:11si on avait,
00:32:12c'est ça l'architecture
00:32:13de Paris,
00:32:13l'objectif,
00:32:15de degré,
00:32:15un degré cinq,
00:32:16le bilan global
00:32:18tous les cinq ans,
00:32:19les engagements
00:32:20toutes les années,
00:32:22et tous les deux ans,
00:32:24bon.
00:32:26Je pense que
00:32:27cette construction
00:32:28n'est pas absurde.
00:32:29Simplement,
00:32:30il faut l'appliquer.
00:32:31Et l'application,
00:32:33c'est à la fois,
00:32:34bien sûr,
00:32:34l'organe des Nations Unies,
00:32:36mais bon,
00:32:37sous la pression
00:32:38d'un certain nombre
00:32:38de pays,
00:32:39et bien sûr,
00:32:40l'Europe
00:32:40et d'autres pays
00:32:41qui veulent
00:32:44jouer le jeu.
00:32:45Oui,
00:32:46en termes techniques,
00:32:47on appelle ça
00:32:47le cadre de transparence
00:32:49renforcée.
00:32:52Voilà.
00:32:53Alors,
00:32:53donc,
00:32:54deux degrés,
00:32:55un degré sain,
00:32:55les mécanismes,
00:32:58le financement,
00:32:59bien sûr,
00:33:01même si,
00:33:01à l'époque,
00:33:02on parlait de 100 milliards
00:33:03de dollars par an
00:33:04et il y avait un petit peu
00:33:06un mélange de choses
00:33:07et d'autres.
00:33:07Bon,
00:33:08et depuis,
00:33:09ces chiffres ont été
00:33:10heureusement réactualisés,
00:33:11enfin,
00:33:11en tout cas,
00:33:12dans l'objectif.
00:33:13Et c'est indispensable
00:33:14parce que sans finance,
00:33:15on ne peut rien faire.
00:33:16par rapport à Paris,
00:33:19par rapport à Paris,
00:33:19je dirais que,
00:33:22entre les deux,
00:33:24on s'appelle en anglais
00:33:25mitigation and adaptation,
00:33:27l'adaptation a pris de plus en plus d'importance
00:33:31et c'est un juste titre,
00:33:32parce que, justement,
00:33:33comme on dépasse l'objectif des 1,5 degrés,
00:33:37il faut quand même lutter
00:33:40contre les catastrophes
00:33:42et les prévenir.
00:33:43Et ça,
00:33:45pour l'essentiel,
00:33:46je ne sais pas si c'est heureux ou malheureux,
00:33:48c'est l'argent public.
00:33:49Bon.
00:33:50Tout cela intervenant
00:33:51au moment où
00:33:53un certain nombre de pays
00:33:54ont moins d'argent
00:33:55pour toute une série de raisons,
00:33:56peut-être on y reviendra.
00:33:57Donc,
00:33:58voilà,
00:34:00j'ajoute un élément
00:34:01qui est peu connu.
00:34:03Il y a,
00:34:04ça c'est vrai depuis les débuts,
00:34:06depuis les années 90,
00:34:07mais un principe
00:34:08dans ces négociations climatiques
00:34:09qui est le principe
00:34:11qu'on appelle CBDR,
00:34:13Common but Differentiated Responsibilities.
00:34:16C'est-à-dire qu'il a été acté
00:34:19que
00:34:24les contributions,
00:34:26les efforts de chaque pays
00:34:27doivent être faits
00:34:29en fonction,
00:34:30il y a Common,
00:34:32les responsabilités communes,
00:34:34mais différenciées.
00:34:35Bon.
00:34:36C'est un principe
00:34:37qui a été acté
00:34:39pour tenir compte
00:34:40de la situation
00:34:41des pays émergents
00:34:43auxquels on ne peut pas demander
00:34:44le même effort
00:34:45que des pays riches.
00:34:47En plus,
00:34:48il y a là,
00:34:49à la fois,
00:34:49une exigence diplomatique
00:34:50et une difficulté diplomatique,
00:34:51ce qu'il y a,
00:34:52une grande discussion,
00:34:54alors elle n'est pas présentée
00:34:56comme ça,
00:34:56mais enfin,
00:34:57entre,
00:34:59disons,
00:34:59les pays anciennement riches
00:35:01et puis soit les pays pauvres
00:35:03soit les pays nouvellement riches.
00:35:06Les pays pauvres
00:35:08ou les pays nouvellement riches
00:35:10ou qui vont le venir
00:35:11disent aux autres,
00:35:13ben oui,
00:35:13mais aujourd'hui,
00:35:15le réchauffement climatique,
00:35:16c'est,
00:35:16il est le fils
00:35:18de tout ce que vous avez fait
00:35:19dans le passé.
00:35:20Bon,
00:35:21alors l'Inde,
00:35:21par exemple,
00:35:22tient un langage de ce type
00:35:23en disant,
00:35:25si on regarde
00:35:25quelle est ma contribution
00:35:28par habitant
00:35:29au réchauffement climatique,
00:35:31elle est infime
00:35:32par rapport
00:35:33à la contribution
00:35:33de l'Américain
00:35:34et à la contribution
00:35:36de tout ce que vous avez fait
00:35:37dans le passé.
00:35:38Bon,
00:35:39on comprend tout à fait
00:35:40ce principe
00:35:41qui est un principe
00:35:42absolument fondamental.
00:35:43Mais évidemment,
00:35:44vous comprenez
00:35:45qu'appliquant ce principe,
00:35:48ça rend les choses
00:35:49très difficiles
00:35:50puisque quand vous demandez
00:35:52un effort,
00:35:52vous êtes en IG,
00:35:53de le proportionner.
00:35:56Mais dans les traités internationaux,
00:35:58c'est comme ça
00:35:58que ça fonctionne.
00:36:00Je vous dirai un mot
00:36:01sur le consensus.
00:36:02Mais il y a
00:36:03un terrain
00:36:05sur lequel
00:36:05ça ne fonctionne pas
00:36:06comme ça.
00:36:06Ce sont les collectivités locales.
00:36:09Parce que là,
00:36:11le maire
00:36:12ou le président de région,
00:36:14lui,
00:36:16il n'entre pas
00:36:17dans la considération
00:36:19de savoir
00:36:19si il y a 150 ans
00:36:23etc.
00:36:23Il a ses habitants
00:36:25qui lui disent
00:36:26monsieur le maire,
00:36:27monsieur le président,
00:36:28si on n'agit pas,
00:36:30on va disparaître
00:36:31ou bien ça va devenir invivable.
00:36:36et lui fait la synthèse
00:36:39de tous les besoins.
00:36:42Et donc,
00:36:44il est très...
00:36:45Et ce principe,
00:36:46c'est bien,
00:36:46il n'y a pas
00:36:47à ce niveau-là.
00:36:49Et donc,
00:36:51non pas pour
00:36:52des raisons de manœuvre,
00:36:54mais pour des raisons politiques
00:36:56au sens le plus profond,
00:36:57s'appuyer
00:36:59sur les élus locaux,
00:37:01c'est quelque chose
00:37:02d'essentiel.
00:37:06Et c'est une des évolutions
00:37:09qui commence,
00:37:10mais que je souhaite
00:37:11qu'on développe
00:37:12dans les fameuses COP.
00:37:13C'est-à-dire,
00:37:14la COP,
00:37:15c'est bien sûr
00:37:15les gouvernements,
00:37:16ce sont eux qui votent,
00:37:17c'est comme ça
00:37:17que ça doit être.
00:37:19Mais quand on parle
00:37:20de la société civile,
00:37:22il y a
00:37:23les collectivités locales
00:37:25et il y a
00:37:25les entreprises.
00:37:26On ne peut rien faire
00:37:27sans ces deux niveaux-là.
00:37:29Ça ne veut pas dire
00:37:30qu'elles doivent se substituer
00:37:31au gouvernement,
00:37:32pas du tout.
00:37:34Mais il faut s'appuyer
00:37:36et davantage
00:37:36qu'on le fait
00:37:37sur ces deux niveaux
00:37:39et sur ces deux outils.
00:37:44Donc,
00:37:45voilà,
00:37:46votre question portait
00:37:46sur qu'est-ce qui est important
00:37:47dans l'accord de Paris,
00:37:48les objectifs,
00:37:52le CBDR,
00:37:53les étapes.
00:37:56Alors,
00:37:58dernier mot,
00:38:01on regarde les résultats.
00:38:03On n'est pas à 1,5 degré.
00:38:05Bon,
00:38:06on va dépasser 1,5 degré.
00:38:07J'ai fait ce geste.
00:38:09Bon,
00:38:09et donc,
00:38:11ma position personnelle,
00:38:14mais je crois que c'est celle
00:38:16qu'il faut tenir,
00:38:17c'est à la fois
00:38:18de continuer à être très ambitieux
00:38:19et d'être réaliste.
00:38:21Bon,
00:38:21ça ne sert à rien
00:38:22de développer des théories
00:38:24qui ne correspondent pas
00:38:26du tout
00:38:26à la réalité.
00:38:29Et donc,
00:38:30il faut
00:38:33maintenir
00:38:33les objectifs
00:38:35et s'attacher
00:38:36beaucoup plus,
00:38:37c'est
00:38:38ce qui se fait
00:38:39depuis déjà
00:38:40deux,
00:38:41trois COP,
00:38:42à la mise en œuvre.
00:38:44et là,
00:38:45par exemple,
00:38:45en préparant,
00:38:46comme nous faisons
00:38:47avec quelques collègues,
00:38:49la COP turque,
00:38:53nous,
00:38:54disons,
00:38:55il ne s'agit pas
00:38:56de définir
00:38:56des nouveaux objectifs.
00:38:58Il s'agit d'insister
00:38:59sur la mise en œuvre,
00:39:01l'implémentation.
00:39:02Et donc,
00:39:04ça aboutit
00:39:05à développer
00:39:06ce qu'on appelle
00:39:07l'agenda pour l'action,
00:39:09qui a été
00:39:11initiée
00:39:12à la COP
00:39:13précédent Paris,
00:39:14qui était
00:39:15la COP de Lima,
00:39:17qui a été
00:39:18mise au point
00:39:19par mon collègue
00:39:21président de la COP
00:39:2420
00:39:24et moi-même,
00:39:26et qui,
00:39:26au fur et à mesure,
00:39:27a pris de plus en plus
00:39:28d'ampleur
00:39:29et de plus en plus précis.
00:39:31Et donc,
00:39:32c'est cet agenda
00:39:33pour l'action
00:39:34avec les dimensions
00:39:35de financement,
00:39:36avec les dimensions
00:39:38que fait-on
00:39:38pour les déchets,
00:39:39que fait-on
00:39:40en tel ou tel domaine,
00:39:41que fait-on
00:39:41pour tel ou tel territoire,
00:39:42qui, maintenant,
00:39:43devient le point
00:39:44essentiel des COP.
00:39:48Vous voulez parler
00:39:49tout à l'heure,
00:39:49je crois,
00:39:49de tout ce qui était
00:39:50le consensus
00:39:53sur le fonctionnement
00:39:55avant que le rapport
00:39:55de la présentation.
00:39:56Il y a toute une discussion
00:39:59intellectuellement intéressante
00:40:01pour dire,
00:40:02oui,
00:40:02mais ce qui
00:40:05est
00:40:07problématique
00:40:07dans la diplomatie
00:40:09climatique
00:40:10ou dans les COP,
00:40:11c'est que la règle,
00:40:12c'est le consensus.
00:40:13Et donc,
00:40:14il faudrait remplacer
00:40:15le consensus
00:40:16par autre chose.
00:40:18Alors,
00:40:19pour vous faire sourire,
00:40:20un instant,
00:40:24il y a des présidents
00:40:27de COP
00:40:27qui ont une vision
00:40:29un petit peu particulière
00:40:30du consensus.
00:40:30consensus.
00:40:31Bon.
00:40:32C'est-à-dire
00:40:32qu'à la fin
00:40:34de la COP,
00:40:35il y a un moment
00:40:35où il faut lever
00:40:36la main
00:40:37ou ne pas la lever.
00:40:39Et un certain nombre
00:40:41de mes
00:40:44homologues,
00:40:45je ne citerai pas,
00:40:46ont eu,
00:40:47à ce moment-là,
00:40:48un regard
00:40:49un petit peu
00:40:51biaisé.
00:40:52Donc,
00:40:53ils ont dit,
00:40:53je regarde la salle,
00:40:54je ne vois aucune opposition.
00:40:56Si,
00:40:56il y en avait,
00:40:57mais ils ne les voient pas.
00:40:58Bon.
00:41:00Ce n'est pas une méthode
00:41:02qu'on puisse pratiquer.
00:41:03Et elle a failli aboutir,
00:41:04d'ailleurs,
00:41:05à des incidents
00:41:06assez lourds.
00:41:08Par exemple,
00:41:10à la COP
00:41:12de Bakou,
00:41:142000,
00:41:15enfin,
00:41:16c'était la COP
00:41:1729,
00:41:19au dernier moment,
00:41:23le président,
00:41:24d'ailleurs,
00:41:25est un ami,
00:41:26M. Babayev,
00:41:27n'a pas vu
00:41:28que l'Inde
00:41:30s'opposait
00:41:32à la résolution.
00:41:34L'Inde,
00:41:34c'est...
00:41:35Bon,
00:41:35tous les pays
00:41:36sont respectables.
00:41:38Et donc,
00:41:39ça a failli
00:41:39créer un gros problème.
00:41:42Bon.
00:41:46Moi-même,
00:41:47j'ai eu à traiter
00:41:47cette question
00:41:49parce qu'au dernier moment,
00:41:51ça,
00:41:51c'est de l'anecdote,
00:41:56un représentant
00:41:57d'un pays
00:41:58d'Amérique du Sud
00:41:59qui, d'ailleurs,
00:42:00depuis le début,
00:42:01était opposé
00:42:01à peu près tout,
00:42:03a fait connaître
00:42:04qu'il allait s'opposer.
00:42:05Alors,
00:42:06il suffit
00:42:06qu'il y ait une opposition
00:42:07pour que ça s'arrête.
00:42:10Bon.
00:42:10mais c'est là
00:42:11où la psychologie
00:42:13peut intervenir.
00:42:14Je n'étais pas sûr
00:42:15à l'entendre
00:42:15dans ces différentes interventions
00:42:17que c'était la position
00:42:18de son pays
00:42:19ou la sienne.
00:42:20Et donc,
00:42:22c'est là
00:42:22où il a fallu
00:42:23faire intervenir
00:42:24toute une série
00:42:24de canaux,
00:42:25y compris la papauté
00:42:27qui avait des relations
00:42:28particulières
00:42:28avec le président
00:42:29de cet État,
00:42:30etc.
00:42:30Bon,
00:42:31ce côté amusant,
00:42:32si vous voulez.
00:42:33Bon.
00:42:33Le consensus.
00:42:34Alors,
00:42:35le consensus,
00:42:36par définition,
00:42:37il faut qu'il y ait
00:42:38personne
00:42:39qui s'oppose.
00:42:40Évidemment,
00:42:41surtout dans
00:42:43une situation
00:42:44où les grands pays
00:42:46ne sont pas d'accord
00:42:47entre eux,
00:42:48évidemment,
00:42:48ça rend les choses
00:42:49très, très difficiles.
00:42:50Et certains disent,
00:42:52eh bien, écoutez,
00:42:54comme c'est trop difficile,
00:42:55il faudrait faire
00:42:55uniquement les volontaires.
00:42:57Oui,
00:42:58mais si vous faites
00:43:00uniquement les volontaires,
00:43:01mais que ne sont pas volontaires
00:43:03ni le représentant
00:43:06des États-Unis
00:43:07quand il était là,
00:43:09ni du coup
00:43:10le représentant
00:43:10de la Russie
00:43:11et pourquoi pas
00:43:12celui de l'Inde.
00:43:13Et, bon,
00:43:14finalement,
00:43:15vous avez
00:43:16ceux qui sont
00:43:18faciles
00:43:20par rapport
00:43:22auxquelles
00:43:22les exigences
00:43:24de l'accord de Paris
00:43:25nous rapportent pas.
00:43:25Donc, c'est là
00:43:27où la diplomatie,
00:43:29je fais ce geste,
00:43:30doit,
00:43:31bon,
00:43:33entrer
00:43:33en action.
00:43:37Je pense que
00:43:38la règle du consensus,
00:43:40évidemment,
00:43:41est embarrassante,
00:43:43surtout qu'il n'y a pas
00:43:44de sanctions.
00:43:45On ne met pas en prison,
00:43:47monsieur X
00:43:47ou madame Y,
00:43:48chef d'État,
00:43:49chef de gouvernement,
00:43:50parce que...
00:43:51Mais c'est quand même
00:43:55ce qui permet,
00:43:56devant l'opinion publique,
00:43:57n'oublions pas,
00:43:58bon,
00:43:59les COP ont
00:43:59beaucoup d'inconvénients,
00:44:01mais on n'a pas
00:44:02inventé quelque chose
00:44:04qui soit plus efficace
00:44:05pour le moment.
00:44:06Et il faut objectiver
00:44:09tout cela.
00:44:09Et devant l'opinion mondiale
00:44:11qui continue d'exister,
00:44:12si un pays s'oppose,
00:44:14c'est quand même
00:44:15coûteux pour lui.
00:44:18Alors,
00:44:19il y a,
00:44:20parmi les pays
00:44:21qui s'opposent,
00:44:21ceux qui ne veulent pas
00:44:24être trop visibles
00:44:25et qui mettent
00:44:26les autres en avant.
00:44:26Il y a tout un jeu.
00:44:28Un tiers des COP,
00:44:28vous avez toute une série
00:44:30de groupes
00:44:30et donc,
00:44:31il faut discuter.
00:44:32Mais je pense
00:44:34que la bonne ligne
00:44:36par rapport
00:44:36à votre question,
00:44:37c'est qu'il faut
00:44:39continuer
00:44:42à avoir
00:44:42une vision
00:44:44ambitieuse
00:44:45et donc,
00:44:46il faut que les accords
00:44:47valent pour tous
00:44:48et quand on dit
00:44:49valent pour tous,
00:44:50ça veut dire
00:44:50le consensus,
00:44:51mais que sur certains points,
00:44:53il peut y avoir
00:44:54des coalitions de volontaires,
00:44:56il peut y avoir
00:44:56un certain arrondi,
00:44:58bref,
00:45:00il faut utiliser
00:45:02tous les ressorts
00:45:03de diplomatie
00:45:04et Dieu sait
00:45:06qu'ils sont nombreux.
00:45:08Mais,
00:45:09au fond,
00:45:11je vais faire une comparaison
00:45:12qui est peut-être déplacée,
00:45:15le Sénat a voté les lois.
00:45:18Ce n'est pas parce
00:45:19qu'une loi
00:45:20ne va pas être
00:45:22respectée
00:45:22à telle ou telle occasion
00:45:23qu'on va dire
00:45:23que la loi est mauvaise
00:45:25donc on va arrêter la loi.
00:45:26Non,
00:45:27c'est peut-être
00:45:27ceux qui respectent la loi,
00:45:29pas la loi,
00:45:29qui ont tort.
00:45:30Mais il y a d'autres
00:45:32méthodes
00:45:32pour travailler,
00:45:33il y a le décret,
00:45:35il y a la concertation,
00:45:36il y a ceci,
00:45:36il y a cela.
00:45:38Mais,
00:45:39je ne suis pas
00:45:40de ceux qui disent
00:45:42comme c'est trop difficile,
00:45:45abaissons les critères.
00:45:46Merci,
00:45:47M. le Président.
00:45:48Oui,
00:45:49merci,
00:45:49M. le Président.
00:45:50Merci,
00:45:50M. le Président.
00:45:51Si je suis trop long,
00:45:51dites-le moi.
00:45:52Non,
00:45:53mais vous répondez
00:45:53à plusieurs questions,
00:45:54ce qui nous permet
00:45:55d'être créatifs
00:45:57et d'en poser d'autres.
00:45:57Évidemment,
00:46:00je ne peux pas
00:46:00ne pas vous parler
00:46:01des Outre-mer.
00:46:03Vous l'avez évoqué
00:46:04tout à l'heure.
00:46:07la France a de particulier
00:46:09effectivement ce deuxième
00:46:10plus grand domaine
00:46:11maritime mondial,
00:46:13juste derrière
00:46:14les Etats-Unis.
00:46:16Vous évoquiez tout à l'heure
00:46:19le cas des îles Marshall
00:46:21qui ont pu faire basculer
00:46:23à l'époque la négociation
00:46:25et notamment,
00:46:26je reprends votre expression,
00:46:27faire changer d'avis
00:46:28les grognards,
00:46:29ou en tout cas,
00:46:30les faire se plier.
00:46:31Je ne sais pas sûr
00:46:31qu'ils aient changé d'avis,
00:46:32mais ils se sont pliés.
00:46:34Mais justement,
00:46:35pensez-vous que la France
00:46:36pourrait ou devrait
00:46:41davantage associer,
00:46:45valoriser,
00:46:46intégrer,
00:46:47je ne sais pas
00:46:47quel terme
00:46:49vous accorderez d'utiliser,
00:46:50mais ces territoires
00:46:51d'outre-mer
00:46:52sur les trois océans ?
00:46:54Parce que ce sont à la fois,
00:46:56je crois que vous l'avez dit
00:46:56tout à l'heure,
00:46:57ou ça a été dit
00:46:57dans l'audition précédente
00:46:59des centres d'observation,
00:47:00effectivement,
00:47:02en première ligne
00:47:03de ce qui se passe,
00:47:04donc potentiellement aussi
00:47:05les premières victimes
00:47:06des effets
00:47:07du réchauffement climatique,
00:47:09avec une diplomatie française
00:47:11qui peut intervenir,
00:47:12je prends le cas
00:47:13de la Polynésie française,
00:47:14dans la région,
00:47:15auprès des Etats voisins,
00:47:16mais pas forcément
00:47:18en termes d'action
00:47:19et de financement
00:47:20dans ses propres territoires,
00:47:23alors qu'on y est aussi confronté,
00:47:25et donc il y a
00:47:26très certainement
00:47:27des initiatives,
00:47:29on parle parfois
00:47:30de laboratoires,
00:47:31de la résilience,
00:47:32de l'adaptation,
00:47:33il y a des initiatives
00:47:34qui sont prises
00:47:34parce que c'est le quotidien
00:47:35en fait qui est affecté
00:47:36d'ores et déjà aujourd'hui
00:47:37et non pas à terme.
00:47:40Voilà,
00:47:41quel regard portez-vous
00:47:42sur ces outre-mer
00:47:42et sur la diplomatie française,
00:47:44ou en tout cas
00:47:45sur la cause climatique,
00:47:46si je peux la désigner comme ça,
00:47:47et de quelle manière
00:47:48est-ce qu'on devrait
00:47:49davantage,
00:47:50on va dire,
00:47:50à la fois capitaliser
00:47:52ou prévenir
00:47:53ces risques
00:47:54qui sont aussi en France,
00:47:56puisque c'est la République,
00:47:57y compris dans les Outre-mer.
00:47:58Voilà,
00:47:59nous sommes sensibilisés
00:48:00par les îles Marshall
00:48:01alors qu'il y a
00:48:02des îles françaises
00:48:03qui sont aussi
00:48:04en première ligne
00:48:05de ce réchauffement climatique.
00:48:10Vous m'excuserez,
00:48:11je le souhaite,
00:48:13je ne suis pas
00:48:14d'une grande compétence
00:48:15sur ce sujet,
00:48:19et donc ce que je vais vous dire,
00:48:21surtout par rapport à vous,
00:48:22monsieur le sénateur,
00:48:23paraîtra peut-être
00:48:26faible.
00:48:27Il y a un point
00:48:28qui ne souffre pas
00:48:30de discussion,
00:48:32c'est que,
00:48:35en particulier
00:48:36pour ces territoires,
00:48:38la cause climatique
00:48:39est déterminante.
00:48:41Mais,
00:48:43vous dire,
00:48:44à partir de cela,
00:48:46ce qu'il faudrait faire,
00:48:50j'hésite doublement,
00:48:51d'abord parce que,
00:48:52encore une fois,
00:48:53ma compétence est très limitée
00:48:55dans ce domaine,
00:48:56et aussi parce que
00:48:57je ne cherche pas
00:48:58de ligne de fuite,
00:48:59mais vous avez remarqué,
00:49:01notamment dans mes
00:49:01premières réponses,
00:49:02et c'est une attitude
00:49:05que j'observe
00:49:07dans ma vie actuelle,
00:49:09je ne me situe pas
00:49:10par rapport
00:49:10à la politique française.
00:49:12Donc,
00:49:14ni en bien,
00:49:14ni en mal,
00:49:15j'essaie d'éviter cela.
00:49:16Mais,
00:49:18essayons,
00:49:18tout en vous demandant,
00:49:19monsieur le sénateur,
00:49:20de l'indulgence,
00:49:20de prendre deux exemples,
00:49:23et comme vous connaissez
00:49:25beaucoup mieux le sujet
00:49:26que moi,
00:49:27vous me pardonnerez,
00:49:29mais à peu près.
00:49:33La réunion,
00:49:34d'un côté,
00:49:35la polynésie,
00:49:36de l'autre.
00:49:40D'abord,
00:49:42sans survaloriser
00:49:43cet élément,
00:49:46les cadres juridiques
00:49:48ne sont pas les mêmes.
00:49:53Dans le cas
00:49:55de la réunion,
00:49:57il y a plusieurs cadres
00:49:58obligatoires
00:49:59qui existent.
00:50:02Et donc,
00:50:03concrètement,
00:50:04sauf faire de ma part,
00:50:05c'est l'État
00:50:06qui fixe les objectifs.
00:50:09La région,
00:50:10essaye de le mettre en œuvre.
00:50:12Et vous avez
00:50:13un rôle particulier
00:50:15de
00:50:17EDF.
00:50:19C'est un modèle
00:50:20qui est,
00:50:21pour employer un mot
00:50:22générique,
00:50:24assez institutionnalisé.
00:50:26Dans le cas
00:50:28de la Polynésie,
00:50:32le gouvernement local
00:50:35est davantage influent.
00:50:39il y a,
00:50:41mais je suis,
00:50:44encore une fois,
00:50:46pas compétent
00:50:47sur ce domaine,
00:50:48mais il y a
00:50:49un plan
00:50:50spécifique
00:50:51en ce qui concerne
00:50:53la Polynésie.
00:50:54Et l'État,
00:50:56s'il intervient,
00:50:58intervient en soutien
00:50:59d'éléments
00:51:00qui sont décidés.
00:51:03Donc c'est un modèle
00:51:04qui est plus décentralisé,
00:51:06me semble-t-il,
00:51:07que dans le cadre
00:51:08de la Réunion.
00:51:10Ça,
00:51:11c'est une première
00:51:12différence.
00:51:13Une deuxième différence,
00:51:16c'est que les objectifs
00:51:18ne sont pas les mêmes,
00:51:20me semble-t-il.
00:51:22À la Réunion,
00:51:23il s'agit
00:51:24d'obtenir,
00:51:27tant qu'il est possible,
00:51:29d'une autonomie énergétique.
00:51:31Bon.
00:51:33En ce qui concerne
00:51:35la Polynésie,
00:51:37sauf si les choses
00:51:38ont beaucoup évolué
00:51:40depuis le moment
00:51:41où j'ai été amené,
00:51:42quand même,
00:51:43en tant que Premier ministre
00:51:45ou autre,
00:51:46à suivre un peu
00:51:46de ces sujets,
00:51:48il reste,
00:51:50il y a des solutions
00:51:51très importantes
00:51:52de solaire,
00:51:53de micro-réseau,
00:51:54etc.,
00:51:55mais il y a des contraintes
00:51:56logistiques
00:51:56qui sont importantes
00:51:57et il y a
00:51:59une dépendance
00:52:01au diesel
00:52:02qui reste
00:52:04malheureusement
00:52:05forte.
00:52:08Pour ce qui concerne
00:52:12l'adaptation,
00:52:14là aussi,
00:52:15il y a
00:52:16certaines différences.
00:52:19Bon.
00:52:19En ce qui concerne
00:52:21la Réunion,
00:52:22alors ça,
00:52:23c'est lié
00:52:23à des éléments
00:52:25géographiques,
00:52:27il s'agit,
00:52:29même s'il y a
00:52:29des risques
00:52:30de submersion,
00:52:30d'une adaptation
00:52:31plus technique.
00:52:33En ce qui concerne
00:52:34la Polynésie,
00:52:35vous corrigez ce mot,
00:52:36mais c'est une affaire
00:52:37existentielle.
00:52:38Bon, absolument.
00:52:39Donc c'est tout à fait
00:52:41central.
00:52:42Last but not least,
00:52:44la question financière
00:52:45ne se pose pas
00:52:46de la même façon
00:52:47et elle est déterminante.
00:52:49Sur tous ces sujets
00:52:50que j'ai abordés
00:52:51de manière
00:52:51qui est peut-être
00:52:52un peu trop,
00:52:52qui vous paraîtra
00:52:53un peu trop sur vol.
00:52:54La question financière
00:52:55se pose à chaque instant.
00:52:57Bon, sinon,
00:52:58pour employer
00:52:59une formule
00:52:59un peu vulgaire,
00:53:01on fait du bruit
00:53:01et que ça bouge.
00:53:03Or,
00:53:04pour la Réunion,
00:53:07bon,
00:53:08il y a des fonds
00:53:10européens,
00:53:11sauf,
00:53:11on a besoin de ma part,
00:53:12des fonds nationaux.
00:53:15Pour la Polynésie,
00:53:17bon,
00:53:18je crois,
00:53:19c'est mon souvenir,
00:53:19je ne sais pas
00:53:20si c'est toujours exact,
00:53:21que l'AFD intervenait,
00:53:22que l'État pouvait faire
00:53:23des choses,
00:53:24mais enfin,
00:53:24c'est assez limité
00:53:27et puis,
00:53:27ça dépend
00:53:28des financements extérieurs.
00:53:33Éléments
00:53:34centraux,
00:53:38et je reviens
00:53:39à ce que je disais,
00:53:40dans un cas,
00:53:41c'est existentiel,
00:53:42dans l'autre,
00:53:42c'est très important,
00:53:43mais peut-être
00:53:44un petit peu différent
00:53:45et du coup,
00:53:46les enjeux
00:53:46ne sont pas exactement
00:53:47les mêmes
00:53:48parce que pour la Polynésie,
00:53:49c'est des enjeux
00:53:51à court,
00:53:52moyen,
00:53:53long terme,
00:53:54absolument.
00:53:56Et la Réunion,
00:53:58je ne dis pas
00:53:59que tout fonctionne,
00:54:00mais enfin,
00:54:01ce sont des enjeux
00:54:01qui sont plus
00:54:02à moyen terme.
00:54:03J'espère que vous excuserez
00:54:05l'approximation
00:54:06de ma réponse,
00:54:10mais ce sont des sujets
00:54:11que je ne traite plus
00:54:14alors que les autres,
00:54:15je continue à les traiter.
00:54:19Merci,
00:54:19M. le Président,
00:54:20pour votre réponse.
00:54:23Je reviens alors
00:54:24sur peut-être
00:54:26quelque chose
00:54:27que vous nous signaliez
00:54:29avec de l'humour,
00:54:30mais qui nous permettait
00:54:31effectivement
00:54:32de bien visualiser,
00:54:33si je puis dire la chose.
00:54:34Vous parliez
00:54:35du toutouisme
00:54:36ou de la spécialisation
00:54:38de l'isolement
00:54:40des silos.
00:54:40et nous auditionnions
00:54:43tout à l'heure
00:54:44ce matin
00:54:45l'ambassadeur
00:54:46en charge
00:54:47des enjeux maritimes
00:54:48et des pôles
00:54:49qui se félicitait
00:54:51à juste titre
00:54:53de l'évolution
00:54:55de la progression,
00:54:56on va dire,
00:54:56de la diplomatie
00:54:57sur l'océan
00:54:58qui passe
00:54:59d'une conférence
00:55:01internationale
00:55:01à la première COP
00:55:03océan
00:55:03à New York
00:55:04en 2027,
00:55:06mais qui irait
00:55:07vers du coup
00:55:07à nouveau
00:55:08peut-être
00:55:08cette logique
00:55:09de silo
00:55:09ou en tout cas
00:55:10cette spécialisation
00:55:12et je l'ai interrogé
00:55:13sur sa vision.
00:55:15Alors, on peut dire
00:55:15que tout est lié
00:55:16effectivement
00:55:17et que l'océan
00:55:17est un élément fondateur
00:55:18ou que le climat
00:55:19va changer l'océan,
00:55:23mais je me permets
00:55:24de vous relancer
00:55:24sur le sujet.
00:55:25Est-ce que vous pensez
00:55:25que cette évolution
00:55:26est souhaitable
00:55:27pour la cause climatique ?
00:55:29On est en tendance
00:55:30à plutôt spécialiser
00:55:33ces COP
00:55:33ou compte tenu
00:55:35de toute la géopolitique
00:55:36qu'on a décrite
00:55:37tout à l'heure.
00:55:37Il y a un point commun,
00:55:38c'est que les Etats-Unis
00:55:39ne seront pas
00:55:40dans l'océan
00:55:40ni dans la COP climat.
00:55:42Est-ce que vous pouvez
00:55:42penser qu'on peut avancer
00:55:44dans le cadre
00:55:44de cette organisation
00:55:45qui a tendance
00:55:46peut-être
00:55:47à se complexifier
00:55:47pour le coup ?
00:55:48Alors, je vais vous
00:55:50dire là-dessus,
00:55:50comme d'ailleurs sur le reste,
00:55:51une position personnelle.
00:55:53Je vous disais
00:55:54qu'au moment
00:55:54de l'accord de Paris,
00:55:58même si les scientifiques
00:55:59savaient que tout
00:55:59était lié, etc.,
00:56:02on parlait
00:56:03de la COP climat,
00:56:03on ne parlait pas
00:56:04des autres.
00:56:04Bon.
00:56:06Depuis,
00:56:07il y a une multiplicité
00:56:08des COP,
00:56:09et pour prendre cette année,
00:56:11vous en avez
00:56:12trois plus une.
00:56:14Vous avez
00:56:16une COP
00:56:22biodiversité,
00:56:22une COP
00:56:23anti-désertification,
00:56:24vous avez la COP climat,
00:56:25et au début
00:56:26de l'année prochaine,
00:56:27la COP océan.
00:56:30l'une est en Arménie,
00:56:33l'autre
00:56:37en Mongolie,
00:56:38la troisième en Turquie
00:56:40avec l'Australie,
00:56:41et la quatrième,
00:56:42on ne sait pas encore.
00:56:45Alors,
00:56:47élément
00:56:48nécessaire
00:56:49de progression,
00:56:51qui est quelque chose
00:56:52que j'ai proposé,
00:56:53j'espère que ce sera retenu,
00:56:55enfin, dans ce petit groupe
00:56:56dont je vous parlais
00:56:57tout à l'heure,
00:56:58ne serait pas
00:56:59totalement anormal
00:57:01qu'on coordonne
00:57:02les ordres du jour.
00:57:06Bon.
00:57:07Ça.
00:57:09Bon.
00:57:10Bon.
00:57:11Donc,
00:57:12si vous retenez
00:57:13cette suggestion,
00:57:14peut-être,
00:57:15progressera-t-elle.
00:57:19Alors,
00:57:20un mot
00:57:21pour dire
00:57:21que
00:57:23la COP
00:57:24climat
00:57:24a un avantage,
00:57:26si je puis dire,
00:57:27c'est d'abord
00:57:29que c'est la première,
00:57:30et que son objectif
00:57:33est assez facile
00:57:34à définir.
00:57:36J'ai dit
00:57:36un degré,
00:57:37cinq,
00:57:37deux degrés.
00:57:38C'est une des raisons
00:57:38pour lesquelles
00:57:39il ne faut pas le tuer,
00:57:39cet objectif.
00:57:41Certains cherchent
00:57:41à le tuer.
00:57:43D'ailleurs,
00:57:46par une espèce
00:57:47de convergence objective,
00:57:48ceux qui disent
00:57:49le réchauffement climatique,
00:57:50ça n'existe pas,
00:57:51ou bien,
00:57:51c'est pas l'homme,
00:57:52etc.
00:57:52et ceux qui
00:57:53voudraient tellement
00:57:54faire de choses
00:57:55qu'ils proposent
00:57:56des éléments
00:57:56qui, malheureusement,
00:57:57ne sont pas
00:57:57anticorps.
00:57:59Bon,
00:57:59mais,
00:58:00de degré à degré cinq,
00:58:01quand même.
00:58:02Pour les autres COP,
00:58:03c'est plus compliqué.
00:58:05Biodiversité,
00:58:08bon,
00:58:09si
00:58:11on interroge
00:58:12les Français
00:58:13ou telle autre
00:58:15population
00:58:15pour savoir
00:58:16ce que c'est
00:58:16que la biodiversité,
00:58:17je crains
00:58:18qu'on ait
00:58:19des réponses
00:58:20un peu difficiles,
00:58:21sauf en chinois
00:58:22où,
00:58:22paraît-il,
00:58:23le mot est
00:58:24beaucoup plus
00:58:24significatif.
00:58:26La COP
00:58:30désertification
00:58:30qu'on appelle
00:58:33désertification
00:58:34ou autrement,
00:58:35là aussi,
00:58:35l'objectif
00:58:36est assez compliqué
00:58:37à définir.
00:58:38La COP
00:58:39dont s'occupe
00:58:40Olivier Poivre d'Arvor,
00:58:42après un traité
00:58:43utile,
00:58:45bon,
00:58:45déjà l'objectif,
00:58:46alors il vous en a parlé,
00:58:47c'est 30%
00:58:48déserts portugues,
00:58:49etc.
00:58:49Mais,
00:58:50vous n'avez pas
00:58:52le même objectif
00:58:53un peu simplificateur
00:58:55du 1,5 degrés
00:58:56ou du 2 degrés.
00:58:56Or,
00:58:57vous savez,
00:58:57en tant que politique,
00:58:59il faut avoir
00:59:00une étoile
00:59:00au bout du chemin
00:59:02et puis après,
00:59:02on essaie d'avancer.
00:59:04Bon,
00:59:05donc,
00:59:06minimum,
00:59:07minimum,
00:59:10les ordres du jour
00:59:13doivent être
00:59:17vérifiés,
00:59:18compatibles,
00:59:18etc.
00:59:20Bon,
00:59:23certains proposent
00:59:26du coup
00:59:27de supprimer
00:59:28les COP
00:59:29diversifiés
00:59:30et de faire
00:59:31une super-COP.
00:59:33C'est ce que j'appelle
00:59:34le toutouisme,
00:59:35je suis tout à fait
00:59:36hostile à ça.
00:59:38Déjà,
00:59:38les COP,
00:59:39c'est très,
00:59:39très compliqué.
00:59:41Bon,
00:59:42très,
00:59:42très compliqué
00:59:43parce que
00:59:44vous avez des milliers,
00:59:46voire des dizaines
00:59:46de milliers de personnes
00:59:50parce que,
00:59:52bon,
00:59:52il y a des problèmes
00:59:53financiers
00:59:53qui se posent
00:59:55parce que
00:59:56une COP
00:59:57ne doit pas
00:59:57se transformer
00:59:58en espèce
00:59:59de gigantesque foire
01:00:01et néanmoins,
01:00:02il faut que
01:00:02les entreprises
01:00:03soient là,
01:00:04les collectivités,
01:00:06différentes parties
01:00:06prenantes.
01:00:07Moi-même,
01:00:08j'avais insisté,
01:00:09ça a été fait à Belém
01:00:10et je réinsisterai,
01:00:12je ne sais pas
01:00:12si j'y arriverai
01:00:13pour Turquie,
01:00:15les représentants
01:00:15des cours,
01:00:16CERS,
01:00:17parce que,
01:00:17bon,
01:00:17il faut quand même
01:00:18que les gens voient
01:00:19que les cours existent
01:00:20et que les cours
01:00:21voient que
01:00:23la population existe.
01:00:25Bon,
01:00:26donc,
01:00:27bon,
01:00:27mais il faut arriver,
01:00:29Thierry de Chardin
01:00:30aurait dit ça très bien,
01:00:31à que ça converge.
01:00:32Bon,
01:00:33alors,
01:00:36coordination des ordres
01:00:37du jour,
01:00:40précision,
01:00:40etc.,
01:00:41pour éviter aussi
01:00:42les duplications.
01:00:47Si on me demandait,
01:00:50ce qu'à Dieu ne plaise,
01:00:53est-ce qu'on pourrait
01:00:54quand même
01:00:54faire un pas en avant,
01:00:56je pense que
01:00:57ne serait pas absurde
01:01:02d'ici 5 ans,
01:01:04par exemple,
01:01:06tout en maintenant
01:01:07les COP
01:01:07et en essayant
01:01:09de les améliorer,
01:01:10de faire
01:01:11une COP,
01:01:13peut-être
01:01:14une fois tous les 5 ans,
01:01:17une COP d'ensemble.
01:01:18et comme
01:01:21je sais
01:01:22où je m'exprime,
01:01:24pourquoi pas
01:01:25en France ?
01:01:26Bon,
01:01:28après tout,
01:01:28ce serait
01:01:28une bonne façon
01:01:29de prolonger
01:01:30l'accord de Paris.
01:01:32Mais
01:01:34évitons
01:01:35de tout mélanger
01:01:37et en même temps,
01:01:39prenons conscience
01:01:40que
01:01:42chaque chose
01:01:43a une incidence
01:01:44sur le reste
01:01:44et ce qui est
01:01:45plus compliqué,
01:01:47parfois
01:01:49est contradictoire
01:01:50avec le reste.
01:01:52Je ne sais pas
01:01:53si vous étudierez ça
01:01:54dans le champ
01:01:55de votre travail,
01:01:58mais
01:02:03il n'est pas...
01:02:04Prenons un exemple
01:02:06comme le méthane.
01:02:08Bon,
01:02:10le méthane,
01:02:11c'est
01:02:11un des terrains
01:02:12sur lesquels
01:02:13je cite la France
01:02:14parce que la France
01:02:15ne cesse d'insister
01:02:16et elle a parfaitement
01:02:17raison
01:02:18sur l'importance
01:02:20du méthane.
01:02:21Gaz à effet de serre
01:02:22totalement inconnu
01:02:23des Français.
01:02:25Quand on parle
01:02:26des gaz à effet de serre,
01:02:27en admettant que
01:02:28la population
01:02:29ne sache de quoi
01:02:29il s'agit,
01:02:30on dit
01:02:31CO2.
01:02:32Oui,
01:02:32CO2,
01:02:33ça existe.
01:02:33Mais CH4,
01:02:34ça existe aussi.
01:02:35Et CH4,
01:02:37c'est
01:02:37l'un
01:02:38des seuls moyens
01:02:42de se rapprocher
01:02:44de l'objectif
01:02:44d'un degré sain.
01:02:46Car
01:02:47le méthane
01:02:49a une double
01:02:51caractéristique.
01:02:52D'une part,
01:02:54qu'il est
01:02:56beaucoup plus
01:02:59polluant,
01:03:00si on peut
01:03:01employer cette expression,
01:03:03que le CO2,
01:03:05mais qui disparaît
01:03:06beaucoup plus vite.
01:03:07Et donc,
01:03:11en agissant
01:03:12puissamment
01:03:13pour réduire
01:03:13les émissions
01:03:14de méthane,
01:03:15on peut gagner
01:03:16sur 10 ans
01:03:170,2 degré,
01:03:19ce qui est colossal.
01:03:21Il y a trois sources
01:03:22d'émissions principales
01:03:24d'émissions
01:03:24de méthane.
01:03:27Ce qu'on appelle
01:03:28venting and flaring,
01:03:30c'est-à-dire
01:03:30le torchage
01:03:32et le dégazage
01:03:34du pétrole,
01:03:35du gaz,
01:03:36etc.
01:03:38le traitement
01:03:39des déchets
01:03:40et
01:03:41les émissions
01:03:42qu'on appelle
01:03:43publiquement
01:03:44les émissions
01:03:45du bétail.
01:03:47Bon.
01:03:49Là où je dis,
01:03:51il peut y avoir
01:03:51des contradictions,
01:03:52imaginez,
01:03:53si on veut
01:03:54s'attaquer
01:03:54aux émissions
01:03:55du bétail,
01:03:57ce que ça signifie
01:03:58pour les agriculteurs
01:04:01indiens,
01:04:03pour ne pas parler
01:04:05des agriculteurs français.
01:04:08ça nous rappelle
01:04:09notre jeunesse
01:04:11sur la COP21.
01:04:13Moi,
01:04:14j'avais des questions,
01:04:15en fait,
01:04:16en mettant peut-être
01:04:17un pied un peu
01:04:19de côté,
01:04:20qui est que
01:04:21l'architecture
01:04:23de la COP21
01:04:24est une architecture
01:04:25qui tient
01:04:26dans pratiquement
01:04:27toutes les situations.
01:04:27c'est sa force,
01:04:29y compris quand ça va mal,
01:04:30ce qui est le cas
01:04:30actuellement,
01:04:32avec notamment
01:04:33le retrait américain,
01:04:34mais pas que.
01:04:35Du coup,
01:04:36puisque c'est quand même
01:04:36le sens de notre
01:04:38mission d'information,
01:04:39notre question,
01:04:39c'est vraiment
01:04:40de se dire
01:04:40dans ce moment
01:04:41de blocage,
01:04:43en attendant
01:04:44le retour
01:04:44des Américains,
01:04:45qui pourrait arriver
01:04:46peut-être
01:04:47relativement rapidement
01:04:48vers après le mid-terme,
01:04:50qu'est-ce qu'on fait ?
01:04:52Et qu'est-ce qu'on fait
01:04:53dans un contexte
01:04:54où,
01:04:55en fait,
01:04:56on a,
01:04:56moi,
01:04:56je pense,
01:04:57tendance trop souvent
01:04:58à raisonner
01:04:59avec une espèce
01:05:00de bulle
01:05:00qui est la COP,
01:05:02l'accord de Paris,
01:05:05et qu'en fait,
01:05:07on rentre peu
01:05:08dans l'analyse
01:05:09d'aujourd'hui,
01:05:09ce qui est pourtant
01:05:09la crise dont tout le monde
01:05:10parle,
01:05:11qui est la crise
01:05:11sur les énergies fossiles
01:05:13avec ce qui se passe
01:05:14évidemment en Iran.
01:05:16Et est-ce qu'on n'aurait
01:05:18pas intérêt
01:05:19dans ce moment
01:05:19de grandes difficultés
01:05:21pour avancer
01:05:22sur le consensus
01:05:22de la COP
01:05:23à plutôt raisonner
01:05:25sur des accords
01:05:26plus retrécis,
01:05:29Europe-Afrique,
01:05:30bilatéraux
01:05:31avec certains émergents,
01:05:32pour au moins essayer
01:05:33d'accélérer
01:05:34dans cette période
01:05:36la sortie
01:05:37des énergies fossiles
01:05:38qui intéresse
01:05:38vraiment tout le monde
01:05:39vu le contexte international
01:05:41qui n'est pas
01:05:41que le contexte climat
01:05:42mais bien
01:05:43la totalité
01:05:44des crises mondiales.
01:05:45Et est-ce que
01:05:46ce n'est pas
01:05:46sur ces aspects
01:05:49qu'il faut essayer
01:05:49de définir
01:05:50des mécanismes
01:05:50dans la période
01:05:53y compris
01:05:55quand
01:05:57BELM
01:05:57a été une COP
01:05:58compliquée
01:05:58mais quand l'Europe
01:05:59commence à dire
01:06:00qu'on peut utiliser
01:06:00une partie
01:06:01de notre recette
01:06:02ETS
01:06:03pour acheter
01:06:03des crédits
01:06:05ailleurs
01:06:05où est-ce qu'on
01:06:06les achète
01:06:06est-ce que ça va
01:06:07dans le sens
01:06:07sans rentrer
01:06:09dans le transactionnel
01:06:10américain
01:06:10dans le sens
01:06:11quand même
01:06:11de privilégier
01:06:13certains acteurs
01:06:13et certaines dynamiques
01:06:16régionales
01:06:16donc je pense
01:06:17qu'on a une question
01:06:18là-dessus
01:06:18donc ça m'intéresse
01:06:19évidemment
01:06:19de vous entendre
01:06:21sur ce point
01:06:22et l'autre point
01:06:25c'est
01:06:26vous en avez parlé
01:06:28beaucoup d'acteurs
01:06:29nous ont dit
01:06:30depuis le début
01:06:30des auditions
01:06:31ne touchez pas
01:06:34au système
01:06:35Kyoto
01:06:37Rio
01:06:37les pays
01:06:39annexe 1
01:06:39non annexe 1
01:06:40puisqu'on n'y arrivera pas
01:06:41à bouger les listes
01:06:42d'un autre côté
01:06:43ça ne veut plus dire
01:06:44grand chose
01:06:45vu aujourd'hui
01:06:47les émissions chinoises
01:06:48donc est-ce qu'on peut
01:06:49ce que permet
01:06:50l'accord de Paris
01:06:50qui n'est pas totalement
01:06:53mais c'est pas vous
01:06:53que je vais la prendre
01:06:54évidemment
01:06:55construit
01:06:55sur les pays
01:06:56annexe 1
01:06:56ou non annexe 1
01:06:58trouver des mécanismes
01:07:00de financement
01:07:00vous l'avez dit aussi
01:07:01la question fondamentale
01:07:03c'est le financement
01:07:03qui sont dégagés
01:07:05de cette logique
01:07:06annexe 1
01:07:07ou non annexe 1
01:07:08et de responsabilité commune
01:07:09mais différenciée
01:07:10mais qui peuvent fournir
01:07:11des financements
01:07:12pour accélérer
01:07:13cette transition
01:07:14je pense à
01:07:15à la taxation
01:07:17de l'aviation
01:07:17par exemple
01:07:18on peut essayer
01:07:19de la sortir
01:07:19de cette logique
01:07:20de la responsabilité
01:07:21commune mais différenciée
01:07:22même si dans un premier temps
01:07:23au niveau européen
01:07:24les chinois s'y étaient opposés
01:07:25lors de la première taxation
01:07:27européenne
01:07:27il y a quelques années
01:07:29peut-être le transport maritime
01:07:30mais là
01:07:31on voit bien que c'est très très compliqué
01:07:32enfin trouver des mécanismes
01:07:34qui sortent
01:07:35de cette logique
01:07:36de la responsabilité
01:07:37commune mais différenciée
01:07:38pour trouver des financements
01:07:41importants
01:07:41au service
01:07:42donc de la transition
01:07:45de sortie du fossile
01:07:46et du développement
01:07:47puisque en fait
01:07:48climat et développement
01:07:49vont toujours ensemble
01:07:50j'aurais bien d'autres questions
01:07:51mais je vais garder
01:07:53celle-ci
01:07:53voilà
01:07:54oui parce que sinon
01:07:55je vais oublier
01:07:56voilà
01:07:56alors
01:07:59bon il y a beaucoup de choses
01:08:00dans ce que vous dites
01:08:01et je sais que vous connaissez
01:08:02très bien le sujet
01:08:07la finance
01:08:08c'est absolument indéterminant
01:08:11et c'est pas l'ancien
01:08:12des ministres des finances
01:08:13qui par obsession
01:08:14vous dit ça
01:08:19et les ministres des finances
01:08:21ce n'est qu'un aspect
01:08:23et les banquiers
01:08:24et les assureurs
01:08:26très important
01:08:27les assureurs
01:08:29prennent conscience
01:08:30de ce sujet
01:08:32donc ça
01:08:32c'est une progression
01:08:34par rapport
01:08:36à ce qu'était
01:08:37la perception
01:08:38d'un ministre des finances
01:08:39lambda
01:08:40il y a 10 ans
01:08:40bon
01:08:42on est conscient
01:08:43qu'il y a un vrai problème
01:08:44entre être conscient
01:08:45qu'il y a un vrai problème
01:08:46et débloquer les financements
01:08:48pour essayer de le résoudre
01:08:49il y a une différence
01:08:51je vais vous donner
01:08:52une expérience personnelle
01:08:53moi au moment
01:08:55où je m'occupais
01:08:57de ces questions
01:08:58pour la France
01:08:59je voyais beaucoup
01:09:00de chefs d'état africains
01:09:03et
01:09:07quand on discutait
01:09:09ils me disaient
01:09:09oui
01:09:10bon on comprend tout à fait
01:09:12la question climatique
01:09:14en plus
01:09:14on a la double peine
01:09:15puisque
01:09:17nous sommes les premiers
01:09:18à en souffrir
01:09:19et nous n'avons pas
01:09:19les moyens
01:09:21et nous n'avons
01:09:22aucune responsabilité
01:09:24statistiquement
01:09:26et donc
01:09:28à l'époque
01:09:28il y a 10 ans
01:09:3012 ans
01:09:30ils me disaient
01:09:31ben voilà
01:09:31nous avons besoin
01:09:32de finances
01:09:33et de technologies
01:09:33et dès lors
01:09:35ce qu'il y a dans
01:09:36l'accord de Paris
01:09:36c'est parfait
01:09:37si je revois
01:09:38tel ou tel
01:09:39aujourd'hui
01:09:40ils me disent
01:09:41écoute
01:09:42on sait ce qu'on a dit
01:09:43il y a 10 ans
01:09:44mais
01:09:44les finances
01:09:45on ne les a pas vues
01:09:46et les technologies
01:09:47non plus
01:09:48et donc
01:09:49nous on a un peu
01:09:50de pétrole
01:09:50un peu de gaz
01:09:52et on va l'utiliser
01:09:54alors ils ajoutent
01:09:55à court terme
01:09:56bon
01:10:00ce que je veux dire
01:10:01c'est que
01:10:03encore une fois
01:10:05la donnée financière
01:10:06est absolument
01:10:08déterminante
01:10:08alors il y a eu
01:10:09beaucoup
01:10:10beaucoup
01:10:10de rapports
01:10:11sur ce sujet
01:10:12qui étudie
01:10:14tout ce qu'on peut
01:10:15faire humainement
01:10:17notamment
01:10:18il y a un bon rapport
01:10:19qui a été fait
01:10:22à la fois
01:10:23par Delago
01:10:23et par
01:10:24Babayef
01:10:25enfin
01:10:26tout ça
01:10:27est étudié
01:10:28à fond
01:10:30le seul problème
01:10:31c'est
01:10:34qui décide
01:10:35et
01:10:36est-ce qu'il y a
01:10:37une autorité
01:10:39qui va pousser
01:10:42le gouvernement X
01:10:44la banque Y
01:10:46l'assureur Z
01:10:48à
01:10:50diminuer
01:10:51le coût du risque
01:10:51parce que c'est
01:10:52de ça qu'il s'agit
01:10:54il y a des projets locaux
01:10:55mais qui va les financer
01:10:59la rentabilité
01:11:01parfois elle existe
01:11:02parfois elle est très faible
01:11:04donc il faut qu'il y ait
01:11:05une garantie
01:11:07la banque locale
01:11:08ne peut pas fournir
01:11:09la garantie
01:11:10donc
01:11:11les banques multilatérales
01:11:12de développement
01:11:13peuvent
01:11:13à condition qu'elles-mêmes
01:11:14soient garanties
01:11:16alors
01:11:16la banque mondiale
01:11:17peut faire des choses
01:11:18le fonds
01:11:19ceux-ci
01:11:19peuvent faire des choses
01:11:20mais
01:11:21quand on regarde
01:11:22vous avez les chiffres
01:11:23et je suis sûr
01:11:24que vous les citerez
01:11:24dans le rapport
01:11:25la part du financement
01:11:27global
01:11:27qui est consacrée
01:11:29à ces pays-là
01:11:30elle est infime
01:11:31c'est de l'ordre de 2%
01:11:32l'agence internationale
01:11:34de l'énergie
01:11:34qui fait par
01:11:35du 100%
01:11:36un travail
01:11:36tout à fait remarquable
01:11:37a donné ces chiffres
01:11:39et ils sont
01:11:41accablants
01:11:42bon
01:11:43mais dans ce système
01:11:47il n'y a pas
01:11:48d'autorité
01:11:48qui puisse
01:11:51c'est même plus tellement
01:11:52une question technique
01:11:53je vous dis
01:11:54tout a été étudié
01:11:55super étudié
01:11:56etc
01:11:58alors oui
01:11:59pour prendre
01:12:00un nouveau exemple
01:12:01on peut faire des choses
01:12:03sur le transport aérien
01:12:04on peut faire des choses
01:12:05sur ci
01:12:06mais
01:12:08on l'a tenté
01:12:09en France
01:12:09je crois que monsieur Chirac
01:12:10avait fait quelque chose
01:12:11etc
01:12:12mais
01:12:14au moment
01:12:15décisif
01:12:16pour
01:12:17employer
01:12:18un vocabulaire
01:12:20proustien
01:12:21on retrouve cette
01:12:23ineffable
01:12:24saveur
01:12:24que l'on ne goûte
01:12:25qu'à soi-même
01:12:27bon
01:12:30est-ce qu'on peut
01:12:30changer cela
01:12:33il faut continuer
01:12:34à se battre
01:12:36évidemment
01:12:38il y a des choses
01:12:39qu'on peut faire
01:12:39je reviens
01:12:40au niveau des collectivités
01:12:41locales
01:12:41bon
01:12:42les collectivités locales
01:12:47par des mécanismes
01:12:49si
01:12:51on est capable
01:12:52de
01:12:53leur garantir
01:12:55le risque
01:12:56qu'elles prennent
01:12:57ça ne représente pas
01:12:58au niveau général
01:13:00des sommes
01:13:00colossales
01:13:01peuvent
01:13:02faire des choses
01:13:03vraiment
01:13:04extrêmement intéressantes
01:13:05alors il y a des éléments
01:13:07qui vont au sens
01:13:08il y a des fondations
01:13:10aussi
01:13:10qui font un travail
01:13:11tout à fait intéressant
01:13:12autour de Michael Bloomberg
01:13:15et des gens comme ça
01:13:15mais moi je crois
01:13:17beaucoup
01:13:17à la garantie financière
01:13:20apportée aux collectivités locales
01:13:21j'ai cité
01:13:22les assurances
01:13:23ce n'est pas par hasard
01:13:25parmi
01:13:26les
01:13:27ceux qui
01:13:29ont le contrôle
01:13:31des moyens financiers
01:13:32les plus importants
01:13:32les assureurs
01:13:33sont peut-être
01:13:34les plus déterminés
01:13:36à agir
01:13:37parce que
01:13:38ce n'est pas simplement
01:13:39une question de générosité
01:13:40c'est une question
01:13:42d'être dans le marché
01:13:43ou hors du marché
01:13:43si
01:13:45ce sont des
01:13:46sociétés intelligentes
01:13:48qui ont des
01:13:50moyens
01:13:51statistiques
01:13:52considérables
01:13:53et voient bien que
01:13:54si
01:13:54on laisse aller
01:13:56les choses comme ça
01:13:57les éléments
01:13:58deviennent
01:13:58inassurables
01:13:59et
01:14:00quand on en parle
01:14:01on dit
01:14:01inassurable
01:14:02oui
01:14:02sauf si
01:14:03telle puissance publique
01:14:05décide
01:14:06que c'est
01:14:07assurable
01:14:07mais à ce moment là
01:14:08c'est au détriment
01:14:09de la compagnie
01:14:10elle-même
01:14:11ou alors
01:14:12c'est des montants
01:14:12tels
01:14:13que
01:14:13jamais les assurer
01:14:15de mon pouvoir
01:14:15bon
01:14:16donc
01:14:19il y a
01:14:20des
01:14:21diversités
01:14:22de points de vue
01:14:22dans le milieu
01:14:23financier
01:14:23mais j'ai trouvé
01:14:25la
01:14:27réceptivité
01:14:28la plus
01:14:29forte
01:14:29chez un certain
01:14:30nombre de compagnies
01:14:31d'assurance
01:14:31qui comprennent
01:14:32parfaitement
01:14:33le sujet
01:14:33et qui sont
01:14:34des acteurs
01:14:36financiers
01:14:36de
01:14:36tout à fait
01:14:39massifs
01:14:45vous avez cité
01:14:47la Chine
01:14:48en passant
01:14:50ça c'est
01:14:51une autre dimension
01:14:52dans laquelle
01:14:53vous irez probablement
01:14:55c'est un pays
01:14:56que je suis
01:14:57depuis
01:14:59plusieurs décennies
01:15:01parce que
01:15:02j'avais signé
01:15:03le contrat
01:15:04pour la première
01:15:05centrale nucléaire
01:15:06chinoise
01:15:06qui était française
01:15:07et maintenant
01:15:09les choses sont
01:15:10un peu différentes
01:15:13c'est un pays
01:15:14qui fait
01:15:15énormément de choses
01:15:19qui
01:15:21a beaucoup avancé
01:15:23sur les renouvelables
01:15:24sur les énergies
01:15:26propres
01:15:26sur le nucléaire
01:15:28qui continue
01:15:29à utiliser
01:15:31du charbon
01:15:33mais
01:15:35qui
01:15:36dans
01:15:36la diplomatie
01:15:39qui est
01:15:40l'un de vos
01:15:40sujets
01:15:41principaux
01:15:41a un rôle
01:15:42absolument décisif
01:15:43et qui n'est pas
01:15:45sur la position
01:15:46américaine
01:15:48les chinois
01:15:49pour des raisons
01:15:50multiples
01:15:51ont bien compris
01:15:53que
01:15:53cette question
01:15:54de la lutte
01:15:55contre le réchauffement
01:15:56climatique
01:15:56était une question
01:15:57absolument déterminante
01:15:58certains disent
01:15:59ils la voient
01:15:59sous l'angle
01:16:00de la pollution
01:16:00peut-être
01:16:01mais
01:16:03il demeure
01:16:03que
01:16:04eux qui ont une vision
01:16:05de long terme
01:16:07ont bien compris
01:16:08que
01:16:08c'était une question
01:16:10absolument décisive
01:16:11pour le genre humain
01:16:11et aujourd'hui
01:16:12compte tenu
01:16:14de la position
01:16:14prise par
01:16:14l'administration
01:16:15américaine
01:16:16ça peut être
01:16:16pour eux
01:16:17un élément
01:16:18de rayonnement
01:16:19et d'influence
01:16:19considérable
01:16:20avec
01:16:21évidemment
01:16:22les conséquences
01:16:23adjacentes
01:16:25donc
01:16:27sans
01:16:28du coup
01:16:29naïveté
01:16:29et en défendant
01:16:30fortement
01:16:31nos intérêts
01:16:32il est bon
01:16:33que l'Europe
01:16:34je dis bien
01:16:34l'Europe
01:16:35pas seulement
01:16:35tel pays
01:16:36d'Europe
01:16:36l'Europe
01:16:37est une position
01:16:41et des liens
01:16:42vraiment forts
01:16:43avec
01:16:43les chinois
01:16:44qui dans ce domaine
01:16:45sont absolument
01:16:47déterminants
01:16:47tout à fait déterminants
01:16:49alors ça pose
01:16:50toute une seule problème
01:16:51ça pose
01:16:52le problème
01:16:53des mécanismes
01:16:55extérieurs
01:16:56je ne sais pas
01:16:57si vous l'étudiez
01:16:57dans votre rapport
01:17:00il faut bien
01:17:01que l'Europe
01:17:03égalise
01:17:04les conditions
01:17:04de concurrence
01:17:05mais à ce moment là
01:17:05nous sommes accusés
01:17:06à commencer par les africains
01:17:08d'avoir
01:17:09des positions
01:17:11coloniales
01:17:11etc
01:17:12c'est bon
01:17:13toute chose
01:17:13très délicate
01:17:14mais
01:17:16nous devons avoir
01:17:18évidemment
01:17:19une politique
01:17:20tout à fait
01:17:22affirmée
01:17:22c'est un peu
01:17:23le sens de votre question
01:17:24vis-à-vis
01:17:25de toute une série
01:17:26de pays
01:17:27pays du sud
01:17:28Chine
01:17:29dans d'autres catégories
01:17:31Amérique
01:17:32du sud
01:17:34et
01:17:36on ne peut pas
01:17:37uniquement
01:17:40et nous devons
01:17:41aussi
01:17:42puisque maintenant
01:17:42tout est lié
01:17:43avoir une politique
01:17:45qui concerne
01:17:47les minérailles
01:17:48les terres rares
01:17:49puisque maintenant
01:17:50la question de la sécurité
01:17:51énergétique
01:17:52est devenue absolument
01:17:53déterminante
01:17:53je faisais cette allusion
01:17:55au début
01:17:56de notre entretien
01:17:59normalement
01:18:00la sécurité
01:18:00énergétique
01:18:01qui
01:18:02devrait
01:18:03renforcer
01:18:04la nécessité
01:18:05de lutter
01:18:06contre
01:18:07le changement
01:18:07climatique
01:18:08et il se trouve
01:18:09que là
01:18:10pour une part
01:18:11l'effet inverse
01:18:12aujourd'hui
01:18:13voilà
01:18:14les choses
01:18:14sont un petit peu
01:18:15je disais
01:18:16tout ça
01:18:16un petit peu
01:18:16dans le
01:18:17désordre
01:18:18donc je ne suis pas
01:18:19du tout
01:18:20en désaccord
01:18:21au contraire
01:18:21avec votre idée
01:18:22accords locaux
01:18:25mécanismes financiers
01:18:26et autres
01:18:26mais
01:18:28encore une fois
01:18:29ça ne doit pas
01:18:30être au détriment
01:18:31d'autre chose
01:18:31alors
01:18:33une idée
01:18:34fait son chemin
01:18:35peut-être
01:18:37que le chemin
01:18:37sera long
01:18:38et peut-être
01:18:38que tout cela
01:18:39va vous paraître
01:18:40idéaliste
01:18:42il n'y a pas
01:18:43d'action
01:18:44efficace
01:18:45dans le domaine
01:18:45sans multilatéralisme
01:18:48pour la simple
01:18:49et bonne raison
01:18:49que
01:18:51le CO2
01:18:52ne s'arrête pas
01:18:52aux frontières
01:18:55une fois
01:18:56qu'on a posé
01:18:57cela
01:18:58comment faire
01:18:59pour que
01:19:02pas simplement
01:19:03les objectifs
01:19:04ça c'est
01:19:05l'accord
01:19:05de Paris
01:19:06mais
01:19:06l'application
01:19:08soit aussi
01:19:08multilatérale
01:19:10compte tenu
01:19:11des difficultés
01:19:12que
01:19:15rencontre
01:19:15l'ONU
01:19:16aujourd'hui
01:19:20une idée
01:19:21une idée
01:19:23les idées
01:19:24on peut les critiquer
01:19:25mais au moins
01:19:25elles ont le mérite
01:19:26d'exister
01:19:27et certaines
01:19:27d'entre elles
01:19:28de faire leur chemin
01:19:29une idée
01:19:30est
01:19:32de
01:19:32renforcer
01:19:33le rôle
01:19:34de l'Assemblée
01:19:34générale
01:19:35des Nations Unies
01:19:36qui
01:19:36évidemment
01:19:37ne se heurte pas
01:19:38au même
01:19:39veto
01:19:40que le Conseil
01:19:41de sécurité
01:19:43et
01:19:44ça a été
01:19:46étudié
01:19:47peut-être sous
01:19:47d'autres formes
01:19:48notamment par
01:19:49nos amis brésiliens
01:19:52moi-même
01:19:52j'y ai réfléchi
01:19:53et puis d'autres
01:19:54bon
01:19:54ça vous paraîtra
01:19:55assez ambitieux
01:19:56mais
01:19:58pourquoi ne pas
01:20:00créer
01:20:00auprès
01:20:01de l'Assemblée
01:20:02générale
01:20:03des Nations Unies
01:20:04un conseil
01:20:05qu'on appellerait
01:20:07conseil
01:20:07climat
01:20:08et nature
01:20:12qui
01:20:13aurait
01:20:13pour tâche
01:20:16de
01:20:17qui serait
01:20:18donc
01:20:19représentatif
01:20:21de la diversité
01:20:22des pays du monde
01:20:22ce qui n'est pas le cas
01:20:23du conseil
01:20:24de sécurité
01:20:25et des membres
01:20:25permanents
01:20:26et qui aurait
01:20:28pour tâche
01:20:29de
01:20:31vérifier
01:20:32l'application
01:20:34des accords
01:20:37passés dans l'ONU
01:20:39de publier
01:20:41les résultats
01:20:43et
01:20:45certains disent
01:20:47aussi
01:20:48de
01:20:49d'avoir la maîtrise
01:20:52des interventions
01:20:52d'urgence
01:20:53nécessaires
01:20:54en cas de catastrophe
01:20:56climatique
01:20:59ça peut paraître
01:21:00un petit peu
01:21:02ambitieux
01:21:02un petit peu
01:21:03distant
01:21:03un petit peu
01:21:03lointain
01:21:05et d'autre part
01:21:06ça ne sera pas
01:21:06nécessairement bien
01:21:07accueilli par les organismes
01:21:08qui actuellement
01:21:10s'occupent de tout cela
01:21:11qui ont des nombres
01:21:13diverses
01:21:13mais
01:21:14l'Assemblée générale
01:21:16ce n'est pas
01:21:17le conseil
01:21:17de sécurité
01:21:19et
01:21:23c'est un lieu
01:21:25un domaine
01:21:27où
01:21:28chacun peut
01:21:29s'exprimer
01:21:30or
01:21:33je le répète
01:21:34le réchauffement climatique
01:21:37c'est une cause mondiale
01:21:38et il faut donc
01:21:39que les mécanismes
01:21:40de contrôle
01:21:42soient
01:21:44à un niveau
01:21:45qui lui-même
01:21:45soit mondial
01:21:47alors peut-être
01:21:48cette idée
01:21:49ne verra-t-elle
01:21:50jamais le jour
01:21:51peut-être
01:21:51les choses
01:21:52feront autrement
01:21:54mais
01:21:55je maintiens
01:21:56que
01:21:56pour l'ONU
01:21:58elle-même
01:21:58et pour
01:21:59la lutte
01:22:00contre le réchauffement
01:22:00climatique
01:22:01l'idée
01:22:02d'un lieu
01:22:04où
01:22:06tous ceux
01:22:07qui ont
01:22:08intérêt
01:22:08à la lutte
01:22:10contre le réchauffement
01:22:10climatique
01:22:11pourraient
01:22:12contrôler ce qui se passe
01:22:14le faire savoir
01:22:15à la population
01:22:16et le cas échéant
01:22:17contrôler l'intervention
01:22:19ça a un certain sens
01:22:20alors évidemment
01:22:21idéalement
01:22:22et c'est ce que
01:22:22proposaient les écologistes
01:22:24il y a quelques décennies
01:22:25on peut penser
01:22:26à une organisation
01:22:27mondiale de l'environnement
01:22:28mais on ne voit pas
01:22:29comment
01:22:29dans le contexte
01:22:30actuel
01:22:31ou prévisible
01:22:31on pourrait créer
01:22:32une nouvelle organisation
01:22:34qui comprendrait
01:22:35tout le monde
01:22:37tandis que
01:22:38l'Assemblée générale
01:22:38des Nations Unies
01:22:39il y a tout le monde
01:22:39de fait
01:22:41voilà
01:22:42ce sont des petits cailloux
01:22:43qu'on peut semer
01:22:44alors ça prend du temps
01:22:46peut-être
01:22:47ça n'aboutit à rien
01:22:48mais
01:22:48le fait de s'occuper
01:22:50jour après jour
01:22:51du sujet
01:22:53n'empêche pas
01:22:54d'avoir une perspective
01:22:55plus lointaine
01:22:56Monsieur le Président
01:22:57je voudrais m'adresser
01:22:58maintenant
01:22:58au Président
01:22:59du Conseil constitutionnel
01:23:01à l'ancien Président
01:23:01que vous êtes
01:23:04au sujet
01:23:05c'est un sujet
01:23:06qui avait fait
01:23:07couler beaucoup d'encre
01:23:08et occasionné
01:23:09beaucoup de débats
01:23:10au Parlement
01:23:10entre le Sénat
01:23:11et l'Assemblée nationale
01:23:12au sujet
01:23:12de l'inscription
01:23:14explicite
01:23:14du climat
01:23:15dans la constitution
01:23:17il y a eu
01:23:18une tentative
01:23:18en 2021
01:23:19qui a été avortée
01:23:21du fait justement
01:23:22d'une approche différenciée
01:23:23entre les deux chambres
01:23:25autour de la notion
01:23:26de garantie
01:23:28ou d'action
01:23:29pour le climat
01:23:30il y a aussi
01:23:31il y a aujourd'hui
01:23:32une mention
01:23:33qui se fait
01:23:34une référence
01:23:35qui se fait
01:23:35au travers
01:23:36de l'achat
01:23:36de l'environnement
01:23:37de 2004
01:23:38mais explicitement
01:23:39nous ne sommes pas
01:23:41en accord total
01:23:43avec nos engagements
01:23:43internationaux
01:23:44puisque le climat
01:23:46n'est pas cité
01:23:47dans la constitution
01:23:48est-ce que vous pensez
01:23:49que c'est un objectif
01:23:51que nous pourrions reprendre
01:23:52ou que
01:23:55finalement
01:23:55c'est un débat
01:23:56qui a beaucoup occupé
01:23:57le Parlement
01:23:57mais qui ne va pas
01:23:58changer grand chose
01:24:02les partisans
01:24:03de cette inscription
01:24:04explicite
01:24:05visent notamment
01:24:06la sécurisation juridique
01:24:08et puis on évoquait
01:24:08tout à l'heure
01:24:09le rôle
01:24:09des collectivités locales
01:24:10on parle aussi
01:24:11de l'outre-mer
01:24:11au travers
01:24:12de ces statuts
01:24:13différenciés
01:24:14la loi organique
01:24:15pour la Polynésie française
01:24:16et la réunion
01:24:18département
01:24:18est-ce que justement
01:24:19le fait de l'inscrire
01:24:20de manière explicite
01:24:21dans la constitution
01:24:21ne permettrait pas
01:24:22de sécuriser aussi
01:24:23l'action
01:24:24de ces différentes
01:24:26collectivités
01:24:27au-delà
01:24:27de leur statut
01:24:28que le Parlement
01:24:29leur a donné
01:24:30alors je vais reprendre
01:24:32la casquette
01:24:34que j'ai portée
01:24:36pendant neuf ans
01:24:43bon moi je
01:24:44c'est pas un scoop
01:24:45ce que je vais vous dire
01:24:46mais je
01:24:49je pense que
01:24:53avant de changer
01:24:54la constitution
01:24:54il faut déjà
01:24:55l'appliquer
01:24:55bon
01:24:57alors il y a
01:24:58beaucoup de manières
01:24:58de l'appliquer
01:25:03mais ça ne se change
01:25:04pas tous les jours
01:25:07et puis bon
01:25:08vous connaissez
01:25:09la difficulté
01:25:10etc
01:25:10pour ce qui concerne
01:25:13la question climatique
01:25:15et ne croyez pas
01:25:16que ma réponse
01:25:18soit une ligne
01:25:18de fuite
01:25:22en fait
01:25:22la jurisprudence
01:25:24constitutionnelle
01:25:28est une garantie
01:25:29forte
01:25:30bon alors évidemment
01:25:31on peut dire
01:25:31mais le conseil
01:25:32constitutionnel
01:25:33peut très bien
01:25:33un jour
01:25:34modifier sa jurisprudence
01:25:37pour avoir été
01:25:39neuf ans
01:25:39à la tête
01:25:40de cette maison
01:25:40je sais
01:25:41qu'on hésite
01:25:42quand même
01:25:42avant de dire
01:25:43le contraire
01:25:44de ce qu'on dit
01:25:45les prédécesseurs
01:25:46et je crois
01:25:49que la jurisprudence
01:25:50du conseil
01:25:50constitutionnel
01:25:54est une jurisprudence
01:25:57sage
01:25:58assez avancée
01:26:01par rapport
01:26:01à d'autres
01:26:04mais
01:26:05qui trouve
01:26:07un
01:26:07bon équilibre
01:26:09en considérant
01:26:12que
01:26:14la question
01:26:15environnementale
01:26:15singulièrement
01:26:16la question climatique
01:26:17est une question
01:26:18absolument décisive
01:26:20et qu'en même temps
01:26:22il faut trouver
01:26:23des accommodements
01:26:26pour y avoir
01:26:27nous-mêmes
01:26:28contribué
01:26:29je pense que
01:26:30cette
01:26:32jurisprudence
01:26:33donne pas mal
01:26:34d'assurance
01:26:35alors vous me direz
01:26:35oui mais
01:26:36il peut toujours
01:26:36y avoir
01:26:38une modification
01:26:39de
01:26:40la jurisprudence
01:26:42et ce serait
01:26:44peut-être
01:26:45plus fort
01:26:46qu'il y ait
01:26:47un texte
01:26:49sur
01:26:50le climat
01:26:51dans la constitution
01:26:55peut-être
01:26:56mais pour avoir
01:26:58pendant
01:27:0237 ans je crois
01:27:03été parlementaire
01:27:05moi-même
01:27:06je sais qu'entre
01:27:07le moment
01:27:07où vous introduisez
01:27:09une formule
01:27:11au demeurant
01:27:12excellente
01:27:12et le moment
01:27:14où elle
01:27:15sort
01:27:16avec
01:27:17l'accord
01:27:18des chambres
01:27:19il peut y avoir
01:27:19quelques surprises
01:27:22bon
01:27:23donc
01:27:25ma réponse
01:27:26sera une réponse
01:27:27de normand
01:27:28ce qui est
01:27:28matière d'adoption
01:27:31si c'est pour reprendre
01:27:33par la voie constitutionnelle
01:27:35ce qu'est
01:27:36la jurisprudence
01:27:37du conseil
01:27:37constitutionnel
01:27:39pourquoi pas
01:27:41mais
01:27:42on peut faire
01:27:43aussi
01:27:44sans
01:27:45voilà
01:27:47voilà pour cette audition
01:27:48de Laurent Fabus
01:27:49en sa qualité
01:27:50de président
01:27:51de la COP21
01:27:52acteur
01:27:52des accords de Paris
01:27:53sur le climat
01:27:54les détails
01:27:55des travaux
01:27:56de la mission
01:27:57d'information
01:27:57sur la diplomatie
01:27:59climatique
01:27:59qui l'a interrogé
01:28:00sont à retrouver
01:28:01sur notre site internet
01:28:02100% Sénat
01:28:04c'est fini pour aujourd'hui
01:28:05merci beaucoup
01:28:05de nous avoir suivis
01:28:06très bonne journée
01:28:07sur Public Sénat
Commentaires