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  • il y a 14 heures


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Transcription
00:00Je commence par les répercussions de la crise au Moyen-Orient.
00:04Le 28 février, les États-Unis et Israël ont déclenché une intervention militaire en Iran.
00:09Vous le savez, opération dont les conséquences ont généré un choc sur les marchés de l'énergie,
00:15les marchés financiers et plus largement sur l'économie mondiale.
00:18L'hypothèse d'une crise passagère dont les conséquences économiques s'effaceraient immédiatement
00:23est désormais malheureusement écartée.
00:25Depuis quelques semaines, et notamment après les attaques des infrastructures énergétiques,
00:31il est devenu clair que cette guerre aura des conséquences plus durables
00:35et que le jour où cette guerre s'arrêtera ne sera pas nécessairement le jour où les conséquences de cette
00:41guerre s'arrêteraient.
00:43Aujourd'hui, 30 à 40 % des capacités de raffinage dans le Golfe sont affectées.
00:48Certaines sont à l'arrêt pour plusieurs semaines, d'autres ont été détruites.
00:52Vous connaissez aussi bien que moi la situation.
00:55Le baril de Brent a bondi dans les premiers jours de crise,
00:58en passant de 70-72 dollars le baril à un pic supérieur à 115 dollars le baril le lundi 9
01:04mars au matin.
01:05Il a évolué au gré des annonces internationales, je ne vais pas y revenir,
01:09et se situe désormais autour de 100 dollars le baril depuis l'annonce du cessez-le-feu.
01:15Ces variations des prix à la pompe ne sont pas anormales,
01:18dès lors qu'elles reflètent les évolutions des cours sur les marchés internationaux.
01:22Mais nous devons être attentifs à ce qu'elles reflètent fidèlement,
01:26sans que qui que ce soit en tire avantage dans la situation.
01:31Si les prix augmentent lorsque les cours augmentent,
01:33ils doivent baisser lorsque les cours sont à la baisse.
01:37C'est du bon sens.
01:39Pour nous en assurer, nous surveillons quotidiennement l'écart entre le prix des produits raffinés sur les marchés internationaux
01:46et le prix des carburants à la pompe.
01:48Nous sommes attentifs à ce qu'il n'y ait pas d'abus et que les marges restent à leur
01:52niveau d'avant crise.
01:53Nous réunissons régulièrement les distributeurs de carburants pour échanger avec eux sur la situation des prix
01:58et pour nous assurer que les marges restent à leur niveau, là encore, d'avant crise.
02:02Je suis aussi attentive à l'évolution des marges des raffineurs,
02:06qui ont effectivement augmenté en tout début de crise,
02:10en particulier pour le diesel et le kérosène.
02:12Il faut cependant rappeler plusieurs choses.
02:15La moitié du diesel vendu en France est importée.
02:18Les marges de raffinage sont donc en partie localisées en dehors du territoire français.
02:22Le marché des produits raffinés est mondial.
02:25Il faut donc une réponse coordonnée.
02:28Quoi qu'il en soit, c'est l'ensemble de la chaîne qu'il faut regarder,
02:30pas uniquement la station-service, mais l'intégralité de la chaîne de valeur.
02:35Nous avons écrit à la Commission européenne à ce titre pour demander une enquête sur le suivi des marges du
02:39raffinage.
02:40Avec mon collègue Roland Lescure, il y a déjà plusieurs semaines.
02:43Les hausses de prix proviennent de la baisse des capacités de production mondiale de carburant.
02:47Chacun le sait.
02:48Un autre levier d'action que nous activons est donc de mobiliser au maximum de leurs capacités
02:53les outils de production présents sur le sol français.
02:57Sur le seul secteur amont en France, nous avons six raffineries, vous le savez.
03:01Ces usines sont des atouts de résilience pour notre approvisionnement.
03:04Nous raffinons localement la quasi-totalité de l'essence consommée sur notre territoire et la moitié du diesel consommé.
03:11Au mois de mars, nous avons donc écrit aux raffineurs pour leur demander s'il était possible d'augmenter leur
03:16production.
03:17Un certain nombre de raffineries l'ont fait.
03:19C'est une bonne chose.
03:20Ça permet de détendre les contraintes sur les volumes.
03:24J'en profite pour répondre, madame la présidente, à votre question sur les stocks stratégiques.
03:28Vous savez que nous avons 100 millions de barils de stocks stratégiques, plus de trois mois de stocks.
03:35Moins de 2% des stocks stratégiques ont été libérés à l'heure où on se parle.
03:401,7 million de barils sur les 100 millions de barils au total.
03:46Avec un choix qui est clair, nous libérons de manière extrêmement ponctuelle lorsque nous faisons face à des difficultés sur
03:55les volumes
03:55et à des difficultés d'approvisionnement.
03:58Ça a été le cas notamment durant le week-end de Pâques.
04:01Vous vous en rappelez, ce n'est plus le cas aujourd'hui.
04:03Environ 4% des stations ont une difficulté sur au moins un carburant,
04:08ce qui correspond en réalité à la situation normale en temps de paie entre 3 et 4%.
04:14Merci.
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