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  • il y a 2 jours
Regardez C'est notre époque avec Thomas Sotto du 13 avril 2026.

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Transcription
00:017h, 9h30, RTL Matin, Thomas Soto.
00:05Il est 9h09, c'est notre époque avec Alain Duhamel.
00:08On a beaucoup de sujets à voir ensemble ce matin.
00:10Alain, bonjour et bienvenue à vous.
00:11Bonjour.
00:11Les lignes bougent en Europe avec la défaite du plus anti-européen des dirigeants.
00:15Victor Orban, on va y venir dans un instant.
00:17Mais d'abord, peut-être quelques mots sur le sujet inflammable du jour, le 1er mai.
00:21Faut-il, oui ou non, permettre aux salariés qu'ils souhaitent de travailler ce jour-là ?
00:25Vous, député, Alain Duhamel, je sais ce que vous allez me dire, je ne suis pas député.
00:27Mais quand même, est-ce que vous la voteriez, cette proposition de loi ?
00:31Écoutez, je crois qu'il faut respecter les vaches sacrées.
00:35Et le 1er mai, c'est une vache sacrée, c'est un symbole, c'est un symbole historique
00:40qui n'a plus du tout le même sens aujourd'hui que celui qu'il avait à l'époque.
00:44En matière de conquête sociale, on a pulvérisé les records de ce moment-là.
00:49Mais ça existe, c'est un symbole.
00:52Voilà, ce n'est pas la peine d'ouvrir un front social,
00:54d'autant plus que globalement, le fait qu'il y ait la guerre au Proche-Orient
01:00rend tout le monde relativement responsable en ce moment.
01:06Donc c'est un combat inutile du gouvernement, il se trompe.
01:09Gabriel Attal qui a porté, qui a poussé pour que cette proposition de loi
01:12puisse être appliquée dès le 1er mai 1926.
01:15Gabriel Attal qui a beaucoup de talent,
01:16mais Gabriel Attal, il est libéral en matière de société,
01:21et il est libéral dans l'autre sens économique,
01:25donc plus dur en matière économique.
01:28Donc il essaye de faire entendre successivement les deux pans de son attitude,
01:34qui est assez originale d'ailleurs.
01:36Ça veut dire quoi, originale ?
01:37Je sens dans votre œil que ce original n'est pas tout à fait un compliment.
01:41C'est un choix assez hardi,
01:44parce que c'est un découplage entre les questions de société
01:46sur lesquelles disons qu'il est progressiste,
01:49et les questions économiques sur lesquelles disons qu'il est classique.
01:53Alors c'est intéressant, c'est intelligent, c'est original,
01:57c'est bon, mais il ne faut pas que ce soit contradictoire.
02:00C'est lui l'incarnation 2026 du macronisme,
02:03du en même temps, du dépassement,
02:05c'est ce que disait Etienne Jarnel tout à l'heure,
02:07finalement, le Macron des années 2014-2015.
02:10Peut-être qu'il s'inspire de ça, Gabriel Attal.
02:12On se souvient qu'il fut socialiste.
02:14Oui, oui.
02:15Disons que, comme Emmanuel Macron,
02:19disons qu'il est sans doute celui qui ressemble le plus,
02:23et quand je dis ça,
02:24dont Emmanuel Macron,
02:26et quand je dis ça,
02:27j'ai conscience du fait que ça va déplaire et à l'un et à l'autre.
02:30Pourquoi ? Ils en sont là, vraiment ?
02:31Oh bah oui.
02:32Oui ?
02:33Oui, c'est...
02:35Il a été le plus doué des cadets,
02:40et maintenant, il a envie d'être le plus tonique des juniors.
02:45Bon.
02:46Donc, c'est au détriment d'Emmanuel Macron, forcément.
02:49Ce qui est sûr, et puis on va passer à la suite,
02:51c'est que les Français,
02:51ils n'aiment pas trop qu'on s'en prenne à l'enjeu ferrier.
02:53François Bayrou s'en souvient,
02:54son idée d'en supprimer deux pour essayer de faire des économies,
02:58ça l'avait beaucoup fragilisé lors de son court passage à Matignon.
03:00Oui, non, mais les Français n'ont pas du tout envie qu'on réduise
03:04ni les jours fériés, ni les jours de vacances.
03:06Oui.
03:06Ça, c'est bien clair.
03:07Ils ont raison ou pas ?
03:08Qu'est-ce que vous en pensez ?
03:09Si on élargit un peu la photo ?
03:11Alors, je vais vous dire,
03:12bon, moi je suis plutôt pour les 70 heures par semaine.
03:15Vous les faites par jour, vous.
03:16C'est anonyme.
03:17Je ne dis pas que c'est très populaire,
03:19et je ne dis pas que ça puisse être généralisé.
03:23Bon, pour le reste,
03:25les droits sociaux étaient conquis dans des conditions souvent terribles,
03:30y compris le 1er mai.
03:31Ça a été le résultat de batailles
03:33où à l'époque, il y avait des morts quand même.
03:36Donc, c'est une vache sacrée.
03:40Je pense que dans la situation dans laquelle est la France,
03:43la question de la réduction de la durée du travail
03:47n'est vraiment pas la priorité des priorités.
03:50Et je dirais qu'on a, de ce point de vue,
03:52un handicap par rapport à des pays européens
03:55qui se portent beaucoup mieux que nous.
03:57On va aller voir un autre pays européen
03:59qui, pour le coup, ne se porte pas forcément mieux que nous,
04:01même loin de là, c'est la Hongrie.
04:02Les lignes bougent en Europe
04:04puisque Victor Orban, qui était au pouvoir depuis 16 ans,
04:06a perdu largement les élections législatives hier.
04:09Il va donc quitter son poste de Premier ministre
04:11pour être remplacé par Peter Maguiar,
04:14qui, et Bénédicte Tassar le rappelait,
04:16un de ses anciens collaborateurs,
04:17qui s'en est détachés, ils se sont fâchés,
04:19qui, lui, est un pro-européen.
04:21Elle vous inspire quoi, cette défaite d'Orban, ce matin ?
04:24Écoutez, d'abord, je pense que c'est une très bonne chose
04:26pour les Hongrois eux-mêmes.
04:27Parce que le régime d'Orban, c'était un régime corrompu
04:33et dépendant des Russes.
04:34Volontairement dépendant des Russes.
04:36Mais par-dessus tout, corrompu.
04:38Donc, qu'il soit remplacé, c'est une très bonne chose.
04:41Ça fera peut-être de la peine à Marine Le Pen
04:42qui se présente comme son amie,
04:44mais enfin, il n'empêche que c'est une très bonne chose.
04:46Jordan Bardella a fait un tweet, je crois,
04:48pour remercier Victor Orban.
04:51Je vais le lire exactement.
04:52Et donc ?
04:54En fait, il est remercié dans les deux sens du mot.
04:56Oui.
04:57Par les Hongrois et par Jordan Bardella.
04:59Peut-être pas de la même manière.
05:00Voilà, exactement, et pas dans le même sens.
05:02Bon, pour le reste,
05:06le fait qu'un pro-européen remplace un pro-russe,
05:10je ne vais pas vous dire que ça me fait pleurer.
05:12Je trouve que c'est une bonne nouvelle
05:14pour les Hongrois et pour les Européens.
05:17Donc, très bien.
05:18Et ça va avoir probablement un effet.
05:21Ça va s'étendre aussi, d'une manière ou d'une autre,
05:24à des pays proches
05:25qui étaient un petit peu dans les mêmes sentiments,
05:28comme la Bulgarie, par exemple.
05:30Donc, tout ça renforce l'Europe à un moment
05:32où il a besoin de l'être.
05:33Bon, je vous lis quelques mots du tweet
05:34qui est long de Jordan Bardella.
05:36Le résultat, accueilli respectueusement par Victor Orban,
05:40démontre que les accusations incessantes
05:42des institutions européennes ces dernières années
05:43contre la démocratie hongroise étaient infondées.
05:46Victor Orban est un grand patriote
05:48qui aura achevé durant ce mandat
05:49le rattrapage économique de la Hongrie,
05:51promu des politiques familiales
05:52qui ont permis de protéger la natalité
05:53et défendu les frontières de son pays et de l'Europe
05:56face aux flux migratoires.
05:57Espérons de son successeur
05:58qu'il gouverne dans l'intérêt exclusif
06:00de son pays et de son peuple.
06:01Oui, ben, c'est pas un spécialiste
06:03des affaires économiques
06:04parce qu'il saurait que le rattrapage économique
06:05de la Hongrie
06:06s'est fait sur fond européen.
06:08Oui.
06:09Et européens,
06:10ils ont eu beaucoup de chance
06:11parce qu'ils ont été privilégiés
06:13alors même que leur gouvernement
06:15se comportait, celui d'Orban,
06:16le plus mal possible.
06:17J'ai une petite parenthèse.
06:18Est-ce que c'est très politiquement inspiré
06:20de faire un tweet comme ça,
06:21sachant que, vous le disiez,
06:23le Rassemblement National
06:24a souvent été soupçonné
06:26d'accointance avec Orban ?
06:29D'autant plus qu'il lui avait prêté de l'argent.
06:31Donc, c'est plus que soupçonné.
06:33Est-ce que c'est une petite erreur politique
06:34ou pas ça ?
06:35Parce qu'on va dire,
06:36ben oui, mais regardez,
06:36jusqu'à la fin, vous avez soutenu Orban.
06:38Alors, il y a deux interprétations possibles.
06:41Soit c'est une erreur politique,
06:42soit c'est le véritable visage
06:44qui ressurgit.
06:46Un accès de sincérité ?
06:47Oui.
06:48Vous pensez que c'est ça, plutôt, vous ?
06:49Je pense.
06:50Vous pensez que c'est ça.
06:51Orban, donc,
06:52qui va quitter le pouvoir.
06:55Est-ce que ça veut dire
06:56que le cheval de Troie russe
06:57a perdu sa place forte ?
07:00En tout cas,
07:01il n'y aura plus quand même
07:02cette scène absolument hallucinante
07:04dont on a appris l'existence
07:06du ministre des Affaires étrangères hongrois
07:09qui, pendant un conseil européen,
07:10téléphonait au ministre à Lavrov,
07:12le ministre des Affaires étrangères russe,
07:14pour lui dire ce qui se passait, quand même.
07:16Ce qui est purement et simplement
07:17de la trahison.
07:18Bon, ça, je pense que ça va être terminé,
07:21puisque la grande différence
07:23entre Maguiar, le nouveau leader,
07:25et Orban,
07:26c'est que Maguiar est européen,
07:29même s'il est très conservateur,
07:31comme l'était Orban.
07:32Mais pro-européen.
07:33Est-ce que vous pensez,
07:34ou c'est peut-être trop tôt pour le dire,
07:36ou pour le voir, ou pour le savoir,
07:38que c'est aussi le signe
07:39d'un premier reflux des populistes ?
07:42Parce que, finalement,
07:43ils ont beaucoup gagné.
07:44On peut parler de l'Argentine avec Millet,
07:46on peut parler, évidemment, de Trump,
07:47aux Etats-Unis, etc., etc.
07:49Il y a eu Bolsonaro au Brésil.
07:51Est-ce que là, ça vous semble être une inflexion,
07:53ou c'est plutôt un sujet
07:55hongro-hongrois ?
07:56En tout cas, ça prouve une chose,
07:58c'est que l'extension du populisme
08:01n'est pas inéluctable.
08:03Et qu'il peut aussi subir des défaites.
08:05Là, c'est une défaite.
08:07Et je répète, c'est une défaite importante,
08:08parce qu'aussi,
08:10je crois qu'elle aura une influence
08:12sur les pays voisins,
08:13comme la Bulgarie,
08:15et dans des conditions différentes,
08:16puisqu'il n'est pas membre
08:17de l'Union Européenne,
08:18de la Serbie.
08:19Vous pensez que ça peut peser
08:20sur la présidentielle en France, aussi,
08:21ou pas ?
08:21Vous pensez que ça peut être
08:22un mouvement compliqué ?
08:24Je ne crois pas trop.
08:26Je ne crois pas trop.
08:27Je pense que
08:29l'élection présidentielle française,
08:31c'est peut-être dommage, d'ailleurs,
08:33mais va se jouer sur des problèmes
08:35franco-français,
08:36et en particulier
08:37sur les questions de niveau de vie,
08:38beaucoup plus que sur la politique étrangère,
08:41et même européenne.
08:42Nous, on va continuer à parler
08:43un petit peu de politique étrangère
08:44et de Donald Trump,
08:45dont Victor Orban était aussi très proche.
08:47Il réussissait très proche
08:48à la fois de Poutine et de Trump.
08:50Ce n'est pas contre nature,
08:52ça, malheureusement.
08:53Ça l'aurait été,
08:54en tout cas sur le papier,
08:55il y a quelques mois,
08:56quelques années encore.
08:57Il en est où, selon vous,
08:58Donald Trump,
08:59avec sa guerre en Iran ?
09:01Alors, il en est là
09:02où il a envie d'être
09:03demi-journée par demi-journée,
09:05c'est-à-dire dans des directions
09:07qui peuvent être
09:08tout à fait différentes.
09:09Ce qui est sûr,
09:10c'est que ce qui était
09:11sa prétention de départ,
09:12de régler le problème
09:14en quelques jours,
09:15elle est ridiculisée.
09:17Ça, c'est certain.
09:18Bon, il est mauvais perdant,
09:20donc il peste.
09:21Il veut interdire
09:23le détroit d'Ormus,
09:24qui, de toute façon,
09:26en ce moment,
09:27n'était pas beaucoup plus utilisé.
09:29Oui, son blocus, là.
09:30Ben oui.
09:31Pardon, mais moi,
09:32j'y comprends rien.
09:33Ben, il bloque quelque chose
09:34qui était bloqué.
09:34Oui.
09:35Alors, je veux dire,
09:36c'est ce qu'on appelle,
09:37c'est vraiment de la propagande.
09:39Oui.
09:39Parce que, concrètement,
09:41ça ne change strictement rien.
09:42C'est une façon de faire croire
09:43qu'il décide quelque chose.
09:43Oui, c'est ça,
09:44et qu'il prend des initiatives
09:45et que ça a dû faire
09:46alors que ça existait déjà.
09:48Bon, mais il est comme ça.
09:52Et dans toute cette affaire,
09:54il avait dit aux Américains,
09:56ça ne prendra que quelques jours
09:58et les Etats-Unis
09:59gagneront comme d'habitude.
10:01Et là, ça dure depuis des semaines
10:03et on ne peut pas dire
10:05que la situation soit idéale
10:06et que dans toute la région,
10:08et d'ailleurs,
10:09on en subit nous-mêmes
10:10les conséquences,
10:11que dans toute la région,
10:12il ait trouvé la solution.
10:14Il ne l'a pas trouvé.
10:15Trump, au Moyen-Orient,
10:17c'est un échec.
10:18C'est un échec.
10:19Et est-ce qu'il n'y a pas
10:20un parallèle à faire
10:21entre Orban et Trump
10:22qui parle fort,
10:23qui parlait fort pour Orban
10:24sur la scène internationale,
10:26mais qui ont une situation
10:27économique compliquée,
10:28ce qui est aussi le cas
10:29pour Trump aux Etats-Unis ?
10:31Est-ce que vous pensez
10:31que ça risque de le mettre
10:32dans un corner à un moment ?
10:33Ce que je crois,
10:35ce que je crois,
10:36c'est sans certitude,
10:37évidemment.
10:38Mais ce que je crois,
10:38c'est que les populistes,
10:40en règle générale,
10:42parlent très fort
10:44et prennent des engagements
10:45qui ne sont pas tenables
10:47et qu'un jour ou l'autre,
10:48ça leur retombe sur le nez.
10:50Ça vient de retomber
10:51sur le nez d'Orban
10:52et peut-être qu'en novembre,
10:54quand il y aura
10:54les élections midterms
10:55aux Etats-Unis,
10:56ça retombera
10:57sur le nez de Trump.
10:58Ça rappelle un peu
10:59ce que disait Jean-François Copé
11:00qui était notre invité
11:01la semaine dernière,
11:01qui sort un livre justement
11:02sur les populistes
11:03et qui explique
11:05que le populiste,
11:05comme le médecin de Molière,
11:06n'est pas là pour soigner.
11:08C'est à ça qu'il se heurte
11:10en fait à l'exercice du pouvoir,
11:11à l'épreuve du pouvoir ?
11:12Je pense qu'il y a
11:13beaucoup de ça
11:14et qu'en particulier,
11:17comme dans le médecin de Molière,
11:18ça n'est pas l'utilisation
11:20de slogans à répétition
11:21qui donnent des solutions.
11:23Ça ne suffit pas,
11:24ça ne marche plus.
11:25Louis Baudin m'envoie un message
11:27parce qu'il nous écoute,
11:27il me dit
11:27les bateaux iraniens
11:28pouvaient sortir,
11:29ils ne le pourront plus
11:30avec le blocus de Trump
11:31en théorie.
11:31Comme quoi,
11:32ça la diffère,
11:33mais c'est la théorie.
11:34Oui, alors,
11:35et puis,
11:36l'accumulation de bâtiments iraniens
11:38dans le détroit d'Ormuz
11:39en ce moment,
11:40je ne l'ai pas très bien vu.
11:42Et est-ce que vous pensez
11:43que maintenant que les deux otages,
11:44ex-otages français,
11:46Cécile Collère et Jacques Paris,
11:47sont rentrés,
11:48sont sains et saufs,
11:48on n'a plus d'otages là-bas,
11:49la France doit s'impliquer davantage
11:51ou pas dans cette guerre,
11:52dans ce conflit au Moyen-Orient ?
11:53Sûrement pas militairement
11:54parce qu'on n'a pas à jouer
11:56les auxiliaires des Etats-Unis
11:58qui mènent une politique
12:00dangereuse et instable.
12:02En revanche,
12:03qu'on puisse avoir de nouveau
12:05des rapports diplomatiques,
12:07disons,
12:08un peu plus fructueux,
12:10un peu plus ambitieux
12:11avec l'Iran,
12:12si c'est possible,
12:12tant mieux.
12:13Mais vous y croyez ou pas ?
12:14Parce que là,
12:15vous...
12:15Écoutez,
12:16on peut avoir des rapports
12:19fructueux
12:20avec un Etat iranien
12:22qui est en capilotade
12:23et une puissance militaire
12:25qui est exsangue.
12:28ça n'est pas absolument déterminant.
12:32Mais on a raison d'être différent.
12:34On a raison d'incarner le dialogue
12:36et pas d'incarner les bombes.
12:38Merci beaucoup à vous,
12:39Alain Duhamel.
12:40Je rappelle votre dernier livre,
12:41Les politiques portraits et croquis.
12:43qui...
12:43...
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