Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 semaines
Larissa nous livre un témoignage bouleversant et profondément humain sur la perte tragique de sa fille âgée de seulement trois mois. À travers ses mots, elle partage une douleur indescriptible, mêlée à une colère grandissante face à ce qu’elle considère comme une injustice. Ce récit, destiné à sensibiliser et à éveiller les consciences, revient sur une journée qui a fait basculer toute sa vie : celle où, après avoir confié son bébé à la crèche, elle ne l’a jamais revue vivante.

Larissa nous décrit avec précision les événements, les incohérences et les zones d’ombre qui entourent le décès de son enfant. Elle met en lumière des négligences graves, un manque de réponses de la part des institutions, et une lenteur judiciaire qui alimente son sentiment d’abandon. Son témoignage soulève des questions essentielles sur la sécurité des structures d’accueil pour les nourrissons, la responsabilité des professionnels, et le besoin urgent de transparence et de justice.

Aujourd’hui, Larissa refuse de se taire. À travers ce partage, elle souhaite rendre hommage à sa fille, mais aussi provoquer un changement durable. Son combat est devenu celui de nombreux parents : obtenir des réponses, faire reconnaître les fautes, et éviter que de tels drames ne se reproduisent. Une histoire poignante, nécessaire, qui appelle à la vigilance, à la responsabilité et à l’humanité.

Suivez O-Rigines le nouveau média qui s’intéresse à l’histoire des histoires.
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC33B...​
Instagram : https://www.instagram.com/origines.me...​
Twitter : https://twitter.com/Originesmedia

Catégorie

😹
Amusant
Transcription
00:00Il n'y a pas de mots quand on perd son enfant, il n'y a pas de mots tellement
00:03la douleur est forte.
00:04Je vois même que la justice ne nous prête même pas d'attention en fait.
00:08Je trouve ça honteux, je trouve ça vraiment honteux et triste.
00:12Bonjour, je m'appelle Larissa, j'ai 33 ans.
00:14Je voulais prendre la parole aujourd'hui pour partager avec vous mon témoignage
00:19parce qu'aujourd'hui je me sens vraiment, je me sens en colère,
00:22je me sens dans un sentiment d'injustice en fait face à la justice elle-même.
00:29Le 9 mai 2016, j'ai été déposer ma fille Sienna qui avait 3 mois et demi à la crèche
00:36pour que des péricultrices puissent veiller sur elle, qu'elle puisse s'occuper d'elle,
00:39qu'elle puisse la rassurer, qu'elle puisse la nourrir.
00:43Pendant que moi j'étais partie faire ma journée de travail, elles m'ont rendu ma fille décédée.
00:49Ça a été le début de la fin.
00:52J'étais en réunion, je terminais ma journée.
00:55Comme beaucoup de mamans, j'avais hâte de pouvoir aller chercher ma fille à la crèche
01:00pour pouvoir commencer ma deuxième journée.
01:03C'était une journée ensoleillée, je visais vraiment très très bon dehors.
01:08Et soudain je reçois un coup de téléphone incompréhensible
01:11qui me dit de manière urgente, vous devez venir absolument à la crèche.
01:16Je lui demande qu'est-ce qui se passe, est-ce que ma fille va bien ?
01:18La personne ne me répond pas, je ne comprends pas, j'insiste mais je ne comprends pas.
01:22Du coup je me mets en route, j'appelle son papa et lui me dit
01:25« Non, non, non, il faut aller à l'hôpital, absolument à l'hôpital. »
01:28Mais j'ai dit « Attends, non, non, c'est pas ce qu'on m'a dit, il faut aller
01:30à la crèche. »
01:31Et donc on était en train de finalement se questionner où est-ce qu'on doit aller.
01:35Elle n'a pas de réflexe, je lui ai dit « Ok, d'accord, on va à l'hôpital, j
01:38'arrive, je te suis. »
01:40Et là ça a été le début de la fin, ça a été le début de la fin, une attente
01:46interminable
01:46pour finalement être reçue par un médecin, un jeune médecin qui nous regardait à peine dans les yeux en fait.
01:54Son regard n'arrivait pas à rejoindre le mien et moi je cherchais son regard pour pouvoir comprendre
01:59« Où est ma fille ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'elle a ?
02:02»
02:02Et la personne nous change de pièce et nous fait installer en nous disant
02:05« Mais votre fille est décédée. » « Pardon, ma fille est décédée. »
02:11« Mais non, je l'ai déposée ce matin, donc non, elle n'est pas décédée ma fille. »
02:16« Mais votre fille est décédée. » « Non, elle n'est pas décédée. »
02:20Elle a été retrouvée sur le ventre et donc là il continue et là, voilà, mon monde qui s'effronte
02:26en fait.
02:26Ma première fille tant attendue, j'ai vraiment ressenti le besoin d'avoir un enfant, c'était plus fort que
02:34moi.
02:34C'était le rayon de soleil de son papa et de sa maman, c'était une petite fille magnifique.
02:42Vraiment un vrai rayon de soleil, je me demandais moi-même comment j'aurais fait pour avoir une petite fille
02:49aussi belle.
02:50Et voilà, c'était le moment du chaos.
02:53C'était très compliqué d'être partagée entre la réalité finalement et le fait de se dire
03:01« Mais non, parce qu'elle est là, elle n'est pas décédée. »
03:04Et puis on me dit « Mais si, et puis… »
03:05Et donc voilà, c'était vraiment très, très, très, très particulier.
03:09Je me suis sentie à un moment donné déconnectée face à la réalité, mais très vite je reprenais mes esprits
03:15en me disant « Mais non, vous m'avez dit quoi ? On l'a retrouvée sur le ventre ?
03:19»
03:19Je me suis dit « Mais non, impossible. »
03:21Et j'avais cette idée qui me revenait dans la tête « Impossible, impossible. »
03:25À moins qu'on l'ait mis sous le ventre.
03:26« Non, non, non, ma fille ne se retourne pas. »
03:29Je pense que toutes les mamans, on connaît nos enfants, on connaît tous leurs petits mouvements, leurs petits gestes.
03:34On est toujours là en train de les observer encore plus.
03:36Et quand c'était premier, on analyse tout, on se questionne sur tout.
03:41Et là non, c'était impossible pour moi.
03:44Ensuite, au bout de quelques heures, on nous dit « Mais voilà, vous pouvez rentrer à la maison. »
03:48Comme si rien n'était.
03:49En fait, je me suis sentie dépossédée.
03:52L'impression que comment enlever le fruit de mes entrailles, en fait, réellement.
03:56J'avais une douleur profonde, intense.
03:59C'était vraiment très, très particulier.
04:01C'était une douleur inexplicable.
04:03J'avais l'impression de revivre les douleurs de l'accouchement et que ma fille partait en même temps.
04:08Et elle me dit « Mais voilà, vous pouvez rentrer chez vous. »
04:13Pas le choix.
04:14Donc, la famille était présente, un certain nombre de la famille.
04:18Donc, j'ai été obligée de suivre, même si je ne voulais pas partir.
04:21Je voulais rester.
04:22Je voulais rester auprès de mon enfant.
04:24On a eu l'occasion de pouvoir la voir.
04:28Et même là, j'étais complètement en dehors de la réalité.
04:32Parce qu'elle était posée dans un grand lit, dans une grande pièce.
04:35Et je me dis « Mais il n'y a pas de barrière.
04:37Elle va tomber.
04:37Il n'y a personne qui fait attention.
04:39Qu'est-ce que c'est que ça ? »
04:40En allant vers elle, je me suis dit « Mais non, elle va se réveiller. »
04:42En fait, elle est juste seule d'or.
04:44Elle va se réveiller.
04:46Et en la prenant dans les bras, là, je me rends compte qu'effectivement, il y a quelque chose qui
04:49ne va pas, qu'elle ne réagit pas.
04:52Et donc là, c'est encore très compliqué d'être entre la réalité et l'espoir qu'on a de
04:56se dire « Mais non, elle va se réveiller. »
04:58Et puis le fait qu'on vous dit « Mais non, en fait, elle ne va pas se réveiller. »
05:00Et cette phrase qui revient, « Elle s'est retournée. Elle s'est retournée. »
05:03Qui, à un moment donné, prend le dessus sur mes émotions et sur toute la souffrance que j'avais sur
05:09le moment.
05:09Dès le soir même, je questionnais son père.
05:12Je lui dis « Mais non, c'est bizarre. »
05:14« C'est là, non. Elle ne se retourne pas. Elle ne se retourne pas. »
05:17« On va aller demain. »
05:18J'ai besoin d'avoir des réponses à mes questions. Donc, on va y aller.
05:21Donc, à la première heure, le lendemain, on y retourne.
05:25Et là, finalement, on voit que l'équipe est en réunion.
05:28La directrice, l'assistante sociale et d'autres membres du personnel étaient là.
05:35Et quand on leur pose des questions, le flou.
05:37Ils nous demandent à nous qu'est-ce que finalement on sait du geste de notre fille.
05:41Et donc là, on est interpellé parce que c'est là que ça s'est passé.
05:44Donc, c'est à vous de nous amener les réponses.
05:45C'est à vos péricultrices qui sont censées veiller sur elles à pouvoir nous dire
05:49qu'est-ce qu'elles ont observé, qu'est-ce qui s'est passé finalement.
05:52Donc, donnez-nous des réponses.
05:54« Je n'ai pas d'informations. Je n'ai pas d'autres informations. »
05:59Voilà, j'exige d'avoir le journalier de la petite qui reprend justement
06:02le déroulement de sa journée, ce qu'elle a mangé,
06:05combien de fois elle a été à sel ou combien il a changé de l'ange, etc.
06:08Et là, étonnamment, je vois qu'il n'est rien notifié.
06:12À part une petite quantité de lait, plus ou moins 60,
06:15millilitres, rien d'autre.
06:17Pour les autres enfants, je vois que ça suit.
06:19Donc, je ne comprends pas, ça m'interpelle.
06:22Et donc, je rentre chez moi encore plus en colère,
06:24encore avec plus de questions.
06:27Et une solidarité s'organise vraiment autour de nous.
06:31Et d'ailleurs, je ne remercierai jamais vraiment assez les gens
06:33parce qu'ils ont vraiment été porteurs pour nous, dès le début, dès le départ.
06:37Par un tiers, on reçoit une bride de conversation dans une conversation privée.
06:45Et de là, mes intuitions viennent se confirmer.
06:48Parce que c'est des personnes qui parlaient et qui disaient,
06:50« Nous, on sait qu'elle n'est pas décédée de la mort subite du nourrisson. »
06:56Dès le lendemain matin du décès, le directeur général de la crèche
06:59avait sollicité les médias en leur disant que la petite est mort d'une mort subite,
07:03que son personnel a super bien réagi, donc étonné.
07:06Parce que nous, on venait justement de demander l'autopsie
07:08et elle n'avait même pas encore été faite.
07:10Donc, à quel moment il a eu des résultats ou une information,
07:14à part pour cacher, pour mettre ça en avant,
07:18pour qu'on ne reste que sur ce sujet-là.
07:20Je n'ai pas compris le but de son interpellation publique comme ça.
07:24En tout cas, ces personnes-là s'expriment en disant,
07:27« Oui, on sait qu'elle n'est pas mort de la mort subie. »
07:29La petite, elle avait la tête enfoncée dans le matelas.
07:32Il y avait du sang qui coulait de sa bouche.
07:34Et donc, on se dit, « Mais hier, quand on est allé,
07:36elles ne nous ont même pas exprimé ça.
07:37Le sang, c'est quelque chose de visible. »
07:39Et donc, on décide de porter plainte
07:40parce qu'on a plein de petits éléments
07:42qui viennent composer comme un puzzle, en fait,
07:46et qui nous interpellent.
07:47Et donc, là, la police est interpellée également.
07:49Nous prenons un avocat pour nous accompagner dans notre plainte.
07:53Et donc, on porte plainte contre l'insidition,
07:57contre les agricultrices qui étaient censées veiller sur elle,
08:00pour négligence, en fait, à l'égard de Siena.
08:04On nous a demandé à ce qu'une reconstitution soit réalisée.
08:08Et donc, elle a été réalisée.
08:10Et là, voilà, on était choqués.
08:13Je pense que la majorité des personnes qui étaient là
08:15étaient choquées de voir que la petite était apparemment
08:20mise dans son lit à 11h45.
08:22Les agricultrices ont pensé à aller voir
08:24après Siena seulement vers 15h45.
08:27Pas plus tôt.
08:28Donc, entre cette tranche horaire-là,
08:30la petite a été livrée elle-même,
08:32après avoir mangé apparemment.
08:33Je ne sais même pas si elle avait pris le temps de la faire digérer.
08:36Elle a été déposée dans son lit.
08:38Et donc, il s'est écoulé toutes ces heures-là
08:40sans qu'elle puisse aller voir après elle.
08:42L'une d'entre elles dit qu'une couverture était placée sur son lit.
08:47Donc, elle ne voyait pas dans quelle position la petite était.
08:49L'une d'entre elles dit que sa collègue
08:51l'a mise volontairement sur le ventre.
08:53Et que c'était elle qui veillait sur elle toute la journée,
08:56qui était responsable de la petite toute la journée.
08:58Et qui, à partir du mois où elle l'a mise sur le ventre dans son lit,
09:01elle n'a plus jamais été voir la petite.
09:04C'est une des collègues qui, à un moment donné,
09:08a été y voir parce qu'elle se dit
09:09« Tiens, ça fait quand même longtemps qu'on ne l'entend plus. »
09:11Et qu'il a découvert décédé.
09:15Aucune d'entre elles n'était à même à pouvoir faire
09:17les gestes de premier secours vu qu'elle n'était pas formée.
09:20Les secours n'ont pu rien faire.
09:21Quand les secours sont arrivés, apparemment,
09:23ils ont demandé où est-ce qu'on était.
09:25Et là, ils étaient choqués de constater
09:26qu'on n'avait pas encore été prévenus.
09:28Donc, c'est là où on comprend par la suite
09:29qu'on n'a pas été prévenus tout de suite.
09:31Et finalement, on se dit « Pourquoi ? »
09:32On ne nous a pas prévenus tout de suite.
09:33Qu'est-ce qu'on a attendu de faire ?
09:35Par la suite, on comprend qu'ils ont attendu
09:37de retirer la couverture.
09:40Parce qu'apparemment, il y avait vraiment une couverture
09:41qui était tachée de sang de la petite.
09:43Et donc, ça a été mis à laver.
09:45Donc, je me dis, mais pendant qu'on découvre,
09:47on constate le décès d'un enfant,
09:49l'urgentisme est là, les médecins sont là.
09:52Et quelqu'un pense aller retirer.
09:54Du coup, pour moi, des preuves.
09:55Et c'est nous qui apprenons cette nouvelle à la police
09:57pour que la police puisse aller intercepter cette couverture.
10:00Depuis, nous n'avons toujours aucune réponse à nos questions.
10:03Comme par exemple, l'heure du décès de la petite.
10:05Comme par exemple, comment s'est vraiment déroulée la journée.
10:08La péricultrice en question avoue avoir exprimé le fait
10:12de dire qu'elle a mis la petite couchée sur le ventre,
10:15mais elle l'a dit uniquement pour rigoler.
10:17Donc, tout le monde reste dans le silence.
10:19Même après la reconstitution, on attendait beaucoup de la justice
10:24sur le père de Siena et moi-même,
10:26raison pour laquelle nous avons porté plainte.
10:28Parce qu'on ne peut pas rester dans le silence
10:30quand on constate autant de négligence,
10:33quand on constate autant de mensonges.
10:36En fait, le fait qu'on veuille nous faire tourner en rond
10:38et nous amener dans une autre direction.
10:40Or que la réalité est là,
10:41c'est que la journée de la petite transparaît de négligence.
10:44Il est hors de question pour moi de garder le silence.
10:47Ça ne peut pas être accepté.
10:49Je ne peux pas accepter ça.
10:52Je pense que c'est difficile d'accepter malgré tout
10:55la mort de son enfant.
10:57Quand c'est une mort naturelle,
10:59à un moment donné, on est bien obligé de se faire à l'idée.
11:01C'est naturel.
11:03Là, l'autopsie en tout cas ne transparaît pas.
11:05Il y a eu un problème génétique
11:07ou un problème autre de santé,
11:10la petite est en parfaite santé.
11:11Au vu des négligences,
11:13moi j'attends depuis tant d'années,
11:15ça fait cinq ans aujourd'hui,
11:16que le dossier est en justice,
11:18que la justice puisse se prononcer.
11:20Aujourd'hui, la justice ne se prononce pas.
11:22Le dossier est consulté une fois par an.
11:24Je suis révoltée, en fait.
11:26Je suis choquée de voir la lenteur.
11:29Je suis même très en colère, en fait,
11:30parce que finalement, je me dis,
11:32mais ma fille, elle a été abandonnée, en fait.
11:34On l'a oubliée dans son lit toute la journée.
11:37Il faisait super chaud ce jour-là.
11:39Personne n'a pensé à la nourrir.
11:40Personne n'a pensé à veiller sur elle.
11:42Aujourd'hui, elle est décédée.
11:43Ses parents sont en train de se battre pour elle.
11:45Et aujourd'hui, même ses parents, en fait, sont oubliés.
11:47Je me sens vraiment abandonnée de la justice.
11:49Je me sens oubliée.
11:50Enfin, finalement, qu'est-ce que la justice attend, en fait ?
11:52La justice attend que les parents fassent justice eux-mêmes.
11:56Ou voilà, je ne comprends pas.
11:58Je suis vraiment perdue.
12:00Je suis vraiment perdue parce que je sens qu'on est en train de banaliser les situations dans lesquelles elle
12:08est décédée.
12:09Or qu'on ne peut pas accepter, garder le silence, se accepter.
12:13C'est accepter que les choses se passent comme ça et qu'on laisse faire et que ça pourrait se
12:17reproduire.
12:18Mon combat aujourd'hui, il est pour Sina parce que j'ai besoin d'avoir les réponses à mes questions.
12:22J'ai besoin que ce genre de situation, ce genre de négligence ou maltraitance, peu importe, soit directement reconnue,
12:27que les autorités puissent être alarmées, pas que les autorités abandonnent les parents, comme ils le font jusqu'à maintenant,
12:34en se disant quoi ? Que le temps peut faire les choses, que le temps peut apaiser toutes les douleurs.
12:40Je ne comprends pas, en fait, pourquoi on nous laisse ce temps-là.
12:43C'est faux.
12:43Le temps ne peut pas apaiser toutes les peines.
12:46Ma peine est différente, évidemment, mais elle est toujours présente.
12:49Ma fille n'est pas décédée pour rien.
12:50Ma fille est décédée pour qu'il y ait un changement, pour que les choses changent.
12:54Et je ferai tout ce qui est dans mon pouvoir pour qu'on continue à parler de Sina,
12:58pour que les choses changent au sein de ces institutions,
13:01pour que ces agricultrices soient plus formées, soient plus attentives,
13:05pour réveiller les mentalités, pour que les gens osent et que les gens ne gardent pas le silence.
13:09Parce que plus tard, j'ai appris dans les réseaux qu'il y a certains parents qui m'ont contactée
13:14en me disant, ben oui, par rapport à la même crèche, on a vécu ça par rapport à notre enfant,
13:19mais on était trop fragiles à ce moment-là.
13:21Voilà, j'ai eu environ deux, trois parents qui m'ont contactée dans ce sens-là.
13:25Donc ça veut dire qu'il se passe quelque chose dans cette crèche,
13:27il se passe quelque chose qu'on ne peut pas tolérer, qu'on ne peut pas garder le silence.
13:32Et aujourd'hui, je n'accepte pas l'abandon dans lequel je me retrouve aujourd'hui.
13:36Le jour où j'ai perdu ma fille, je n'étais plus rien, je n'existais plus.
13:40Il n'y a pas de mots quand on perd son enfant, il n'y a pas de mots tellement
13:44la douleur est forte.
13:45Je vois même que la justice ne nous prête même pas d'attention, en fait.
13:48Ils ne prêtent pas l'attention, ils laissent les parents dans leur souffrance.
13:51Et je trouve ça honteux, je trouve ça vraiment honteux et triste.
13:56Ces véhicules tristes ont continué à exercer dès le lendemain,
13:59que les responsables de ces crèches ont continué à fonctionner comme si rien n'était.
14:03Le service qui doit veiller justement au bien-être et à la sécurité de ces enfants
14:07n'a pas prêté d'intention.
14:09Pour eux, c'était un malheureux incident.
14:11Non, en fait, non.
14:13Ce sont des vies, ce sont des enfants qui ne sont pas aptes à pouvoir se gérer eux-mêmes,
14:17que les parents confient sans crainte en allant terminer leur journée.
14:21Et finalement, les parents récupèrent leur journée, leur enfant, pardon, décédé.
14:27Ce n'est pas normal, ce n'est pas acceptable.
14:29Raison pour laquelle je prends parole aujourd'hui pour que vous continuez à pouvoir partager l'histoire de Siena,
14:36pour que vous continuez à nous soutenir, comme vous l'avez toujours fait jusqu'à maintenant.
14:41et j'espère que vous le ferez encore et je vous remercie.
14:44Merci en tout cas d'avoir pris le temps de me donner la parole.
Commentaires

Recommandations