- il y a 2 jours
Alexia avait seulement 18 ans lorsque sa vie a basculé. Dans ce témoignage bouleversant, elle revient sur les derniers jours de son père, victime d’une légionellose contractée après un séjour à l’hôtel. Ce qui ressemblait au départ à une simple maladie s’est rapidement transformé en une véritable course contre la montre. Entre symptômes inquiétants, incompréhension médicale et hospitalisation en réanimation, Alexia raconte avec émotion le combat de son père et les circonstances qui ont conduit à son décès.
À travers son histoire, elle souhaite également sensibiliser le public à la légionellose, une infection pulmonaire grave encore trop méconnue. Elle partage les conséquences de ce drame sur sa famille, la douleur du deuil, mais aussi la colère et les questions qui demeurent plusieurs années après les faits. Un récit poignant qui rappelle l’importance d’une prise en charge rapide face à certains symptômes et les ravages qu’une maladie peut provoquer lorsqu’elle n’est pas détectée à temps.
Si ce témoignage vous touche, n’hésitez pas à le partager afin de faire connaître cette maladie et d’aider à sensibiliser le plus grand nombre.
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Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC33B...
Instagram : https://www.instagram.com/origines.me...
Twitter : https://twitter.com/Originesmedia
À travers son histoire, elle souhaite également sensibiliser le public à la légionellose, une infection pulmonaire grave encore trop méconnue. Elle partage les conséquences de ce drame sur sa famille, la douleur du deuil, mais aussi la colère et les questions qui demeurent plusieurs années après les faits. Un récit poignant qui rappelle l’importance d’une prise en charge rapide face à certains symptômes et les ravages qu’une maladie peut provoquer lorsqu’elle n’est pas détectée à temps.
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00:00Recevoir un appel le matin de l'hôpital, ce n'était pas quelque chose de choquant.
00:03Comme ça faisait déjà une semaine qu'on recevait des appels de l'hôpital, c'était une petite habitude.
00:08À ce moment-là, je vois ma mère qui s'effondre, qui pleure.
00:12Et je comprends qu'il y a un souci.
00:14Ma mère me regarde et me dit « Alexia, je m'appelle Alexia, j'ai 18 ans.
00:18Et aujourd'hui, je vais vous raconter l'histoire de mon papa, des causes injustes de son décès.
00:22Et aussi, j'aimerais sensibiliser les gens à la bactérie qu'il a attrapée, de la légionellose. »
00:28Donc cette histoire, du moins le décès a eu lieu fin juin 2020.
00:33Mais il faut savoir que quelques mois avant, mon père sortait de dépression, de trois longues années de dépression.
00:37Il commençait à aller mieux vers janvier.
00:40Il commençait à avoir de nouveaux projets professionnels.
00:43Malheureusement, comme pour beaucoup de personnes, le confinement, celui de mars 2020, l'a stoppé.
00:48Enfin du moins, il a beaucoup ralenti, mais il a su rebondir.
00:51Et c'est même à ce moment-là qu'il a suivi une formation à Lyon, début juin.
00:55Donc la formation se passe. Comme on venait pas de Lyon, il a séjourné dans un hôtel.
01:00Et quand il revient, quelques jours après, il commence à être pas bien.
01:04Il avait 42 fièvres, il avait des maux de tête et des nausées.
01:08Ce qu'il décide de faire directement, c'est d'aller voir le médecin.
01:11Médecin traitant de toute la famille.
01:13Donc celui en qui on a entièrement confiance.
01:15Et ce médecin, comme on est un peu dans une période Covid et que c'est un peu nouveau,
01:19il va lui demander de faire un test PCR pour être sûr que ce soit pas le Covid.
01:24Ce qui est tout à fait normal, mon père va faire son test PCR.
01:27Et le mercredi, deux jours après, mon père reçoit ses résultats et le test PCR est négatif.
01:31Seulement, ses symptômes sont toujours là et même un petit peu plus graves.
01:38Du coup, il décide de reprendre rendez-vous avec ce médecin parce qu'il comprend pas ce qui se passe.
01:42Le rendez-vous s'est passé le vendredi.
01:44Donc on était le 19 juin.
01:47Et en fait, entre le lundi et le vendredi, mon père s'est clairement, enfin son état s'est clairement
01:53aggravé.
01:54En fait, maintenant, il y avait de nouveaux symptômes qui l'empêchaient clairement de vivre tout seul.
01:59Enfin, il devait dépendre de nous pour vivre parce qu'en fait, il vomissait beaucoup.
02:02Il avait des diarrhées en plus de la fièvre, des maux de tête, tout ça.
02:06Et aussi, du coup, comme il était tellement faible, il avait extrêmement de mal à se déplacer tout seul et
02:11à entendre.
02:12Donc c'est ma mère qui décide de l'emmener ce vendredi chez le médecin.
02:15Et en fait, le médecin ne prend clairement pas au sérieux le cas de mon père.
02:18Il lui dit que c'est pas grave.
02:20Il fait pas plus d'examens que ça pour comprendre ce qu'il a.
02:23Et il prend clairement pas au sérieux ma mère qui essaye d'appuyer le cas de mon père en lui
02:26disant que c'est la première fois qu'elle voit mon père dans cet état-là et que c'est
02:30quand même assez inquiétant.
02:31Celui-ci ne réagit pas tellement.
02:33Peut-être parce qu'il s'est dit que comme c'était pas le Covid, c'était pas non plus
02:36si grave que ça.
02:37Ou alors, peut-être comme il savait que mon père sortait de dépression, peut-être qu'il pensait que c
02:42'était qu'une simple rechute.
02:43Du coup, il n'a pas pris au sérieux mon père et il n'a pas fait d'examen pour
02:46comprendre.
02:46Il lui a prescrit, je sais plus exactement, mais je crois que c'était du paracétamol et du sirop pour
02:51la toux.
02:52Donc ma mère rentre à la maison avec mon père en se disant que ça devait être rien de grave
02:57parce que le médecin ne s'était pas montré très inquiet face à l'état de mon père.
03:00Seulement, pas de surprise, son état ne s'arrange pas et pire, ça grave.
03:05Le lendemain, le samedi 20 juin, c'était un week-end où il faisait beau.
03:09Mes grands frères étaient censés revenir passer le week-end avec nous.
03:12Aux alentours de 13h, on était sur la terrasse.
03:15Il y avait déjà un de mes grands frères qui était là avec sa copine de l'époque et mon
03:19petit frère qui n'était pas loin.
03:20Donc on était avec ma mère, on discutait.
03:22Et tout d'un coup, on a entendu un gros boom.
03:25Donc on s'est tout de suite arrêté de parler, on attendait pour voir ce qui se passait.
03:28Et on a entendu mon petit frère qui avait 10 ans à l'époque, qui commençait à crier, à hurler.
03:35Papa, papa, ça va ? Qu'est-ce qu'il y a ?
03:38On sentait beaucoup de peur dans sa voix, donc on s'est direct déplacé pour voir ce qui se passait.
03:42En fait, il venait de faire une chute dans la salle de bain.
03:44On comprendra par la suite qu'en fait, comme il avait extrêmement de mal à se déplacer, il n'avait
03:48pas réussi à aller aux toilettes à temps.
03:50Il a voulu se nettoyer, se laver et même prendre une douche était trop compliqué pour lui parce qu'il
03:54n'arrivait plus à tenir debout.
03:55Les images qu'on a vues là étaient quand même très traumatisantes, surtout pour mon petit frère qui était très
04:01jeune déjà et qui l'a vu en premier.
04:04Ce qui s'est passé, c'est que dans la salle de bain, on a vu mon père nu et
04:09au sol, qui n'arrivait pas à se lever, qui avait des yeux globuleux, énormes.
04:15On arrivait à lire dans son regard énormément de peur et aussi peut-être de honte du fait qu'on
04:21puisse le voir dans cet état-là.
04:22Ce qu'on décide de faire avec mes frères et ma mère, c'est de le porter et de l
04:26'amener jusqu'à son lit, histoire qu'il se repose un petit peu parce qu'on remarquait qu'en fait,
04:30il avait extrêmement de mal à respirer.
04:33Peut-être parce qu'il venait d'avoir peur, donc on essayait d'attendre pour voir qu'il se calme.
04:37Quand il respirait aussi, il y avait, enfin ça sifflait, c'est pour mon sifflé, donc c'était assez inquiétant
04:42quoi.
04:42Mais il arrive à reprendre ses esprits un petit peu et il nous dit que ça va, ça va, ça
04:47va aller, qu'il ne faut pas s'inquiéter, qu'il ne faut pas appeler les pompiers, qu'il n
04:52'y a rien de grave.
04:53Donc on a essayé de l'écouter et on s'est dit, on va attendre parce que le médecin, on
04:57l'a vu la veille et il nous a dit que ça allait.
04:59Nous, face à ces images-là, on décide avec mon grand frère et mon petit frère de sortir une petite
05:04heure, histoire de changer d'air, de prendre l'air et de se changer les idées.
05:09On essaye de comprendre aussi ce qui se passe et on ne comprend pas.
05:13On essaye de se dire que c'est incroyable ce qui s'est passé, mais en fait, on n'est
05:17qu'au début de la fin, sans le savoir.
05:19On rentre rapidement à la maison, on a laissé mon père se reposer, ma mère était là et entre-temps,
05:24un de mes frères était arrivé.
05:26En fait, on voit que son état ne s'arrange pas.
05:27Moi, je sais que j'ai passé quelques temps dans la chambre avec lui et qu'il m'avait demandé
05:31d'aller voir sur Internet les effets secondaires des médicaments qu'avait prescrit le médecin.
05:35Et franchement, les effets secondaires du paracétamol et du sirop pour la toux, ça ne suffisait peut-être pas comme
05:42explication.
05:43Donc j'ai très bien compris qu'il avait peur et qu'il ne comprenait pas lui aussi ce qui
05:47se passait.
05:47Donc on voit que son état ne s'arrange pas, que c'est bientôt le soir et qu'il va
05:51peut-être du coup sûrement passer la nuit à la maison.
05:53Sauf que nous, on ne s'y connaît pas et qu'on est très inquiets, donc ce n'est pas
05:56ce qui est le mieux.
05:57Du coup, on décide d'appeler le SAMU.
05:58Il faut savoir qu'à l'époque, on habitait à 100 mètres du CHU.
06:01Ce n'est quand même pas si loin que ça.
06:03Et pourtant, le SAMU a mis plus d'une heure à arriver.
06:06Il y a d'autres urgences, on le sait, mais ça fait quand même un petit peu long.
06:09Ils sont arrivés, ils étaient deux.
06:10Ils ont évalué l'état de mon père.
06:12Ils ont évalué déjà le taux de battement par minute et ils ont directement vu qu'il y avait un
06:16souci.
06:17Il y avait beaucoup trop de battements par minute et que c'était inquiétant et que même, ils frôlaient l
06:21'arrêt cardiaque à ce stade-là.
06:22Donc ils décident directement de l'emmener au CHU en urgence.
06:26Donc à partir de ce moment-là, on est tous autour de la table.
06:29On discute, on essaye de comprendre ce qui se passe.
06:31On essaye de raconter à mes frères qui n'étaient pas là durant la semaine ce qui s'était passé,
06:37qu'on est allé voir le médecin qui nous a dit que ça allait, donc on ne comprenait pas.
06:40On reçoit un appel du CHU vers 21h qui nous dit que mon père est entré en service de réanimation.
06:46Donc à ce moment-là, on sait qu'il y a un souci, mais on ne sait pas lequel.
06:49La dame au téléphone nous dit que c'est peut-être, enfin sûrement une pneumonie grave à ses deux poumons,
06:54mais qu'on n'est pas sûr, donc ça reste fou.
06:55Plus tard dans la soirée, on nous appelle et on nous dit que si on veut passer voir mon père
06:59au CHU,
07:00on peut, mais ce sera seulement vers minuit et il faut être deux en raison du Covid.
07:05À minuit, ma mère et moi, on se dirige vers le CHU et au final, on arrive à voir mon
07:10père que vers 1h du matin
07:11parce qu'il fallait qu'il termine ses soins.
07:13Quand on est rentré dans la salle, c'était encore un choc,
07:16mais d'un côté, c'était assez rassurant de le voir pris en charge par des professionnels.
07:20Moi, je me rappelle qu'à ce moment-là, j'ai essayé un petit peu de faire le clown
07:22histoire de lui dire que ça va, qu'on est rassuré, qu'on a fait le bon choix de l
07:26'emmener ici,
07:27enfin d'appeler le SAMU.
07:28Parce qu'aussi, par exemple, on avait une tenue de Covid,
07:31enfin on avait la blouse, la charlotte, tout ça.
07:33Et du coup, j'ai essayé de rigoler avec ça.
07:36Mais en fait, j'ai très vite compris que ce n'était pas le moment, qu'il était très inquiet.
07:40Il s'est même mis à pleurer dans les bras de ma mère.
07:43À partir de ce moment-là, j'ai compris que c'était important
07:45parce que mon père pleure très rarement et très pudique sur ses sentiments.
07:50Donc je me suis inquiétée.
07:53On n'est pas restés éternellement parce que mon père était très fatigué.
07:56On est rentrés à la maison et on a essayé de dormir.
07:59Seulement le lendemain matin, très tôt, ma mère a reçu un appel de l'hôpital
08:03qui leur a demandé si c'était possible de le plonger dans un coma artificiel
08:07parce qu'il était beaucoup trop faible pour faire les examens.
08:09Ma mère a accepté, bien sûr, pour savoir ce qui se passait.
08:11On a compris que ce qu'il avait, c'était une bactérie qui l'amenait à la légionellose
08:16qui est une infection qui s'attrape par les os qui sont chaudes
08:20entre 20 et une quarantaine de degrés, je dirais.
08:23Et donc ça s'attrape par voie aérienne, par inhalation.
08:26Déjà, on ne connaissait pas du tout cette maladie.
08:28En fait, on ne comprend pas d'où ça vient.
08:30On est vraiment tout le temps dans l'incompréhension.
08:31Donc ce qu'on décide de faire, c'est d'attendre, de voir si c'est possible de soigner cette
08:36maladie.
08:37On demande direct des informations aux médecins qui ne savent pas tellement, mais qui gardent espoir.
08:43On nous dit que maintenant qu'on sait quelle bactérie il a, on pourrait peut-être normalement la soigner.
08:47Il faut savoir que déjà le dimanche, le lendemain de sa chute, là où on l'a mis dans le
08:51coma, c'était la fête des pères.
08:52C'était déjà un petit peu compliqué d'accepter de passer la fête des pères avec notre père qui était
08:57dans le coma artificiel.
08:58Les jours passent et moi je vais le voir le mardi.
09:01Parce que je me dis que ça fait quand même deux jours qu'il est dans le coma et que
09:04je ne suis pas allée le voir.
09:04Et pour moi je pensais qu'il allait sortir, qu'en fait c'était une petite histoire, un petit souci,
09:08que c'était un moment de flip, mais que ça allait passer.
09:11Donc le mardi je décide d'aller le voir et en fait c'était tellement traumatisant de voir une personne
09:16dans le coma.
09:16Parce que la personne elle est reliée à des machines qui bipent toutes les 5 minutes.
09:20Et moi je sais que quand je suis rentrée dans sa chambre, je ne l'ai pas reconnue.
09:23En fait j'étais terriblement gênée d'être rentrée dans la chambre.
09:26Je pensais que j'étais rentrée dans la chambre de quelqu'un d'autre.
09:27Je me sentais mal et quand je me suis un petit peu plus approchée de la personne, j'ai vu
09:31qu'en fait cette personne-là c'était mon père.
09:33Pour moi ça restait quand même deux personnes différentes.
09:35Mon père c'était la personne qui était normalement à la maison.
09:37Donc je décide de lui parler un petit peu, mais en fait je me rends compte que c'est très
09:40compliqué.
09:41Parce que déjà je l'observe et je vois qu'il ne va pas bien, que c'est réel ce
09:45qui se passe.
09:46C'est horrible de parler à quelqu'un qui est dans le coma parce qu'en fait on a l
09:48'impression de parler à un mur.
09:50Personne ne répond en fait.
09:51Les jours passent.
09:52Le matin on nous dit qu'il faut garder espoir, que ça va.
09:55Et puis le soir on apprend que ça ne va pas tellement, qu'il y a un truc qui se
10:00rajoute, que le sang il manque beaucoup d'oxygène dans le sang.
10:04Bref, c'est un peu les montagnes russes et c'est une période assez anxiogène.
10:07Mais on reste quand même tous dans notre bulle, la bulle de la famille.
10:10Il y a beaucoup de nos proches qui sont arrivés et en fait on restait entre nous et on gardait
10:14espoir.
10:15Moi je me rappelle même que je disais à mes copines que j'avais trois qui sortent du coma pour
10:19lui demander comment c'était.
10:20Je ne me rendais pas compte de ce qui se passait.
10:22Vers la fin de la semaine, même une semaine après sa chute, le pronostic vital est engagé vu les complications
10:27qu'il y a.
10:28C'était le samedi matin, ma mère reçoit un appel.
10:30Donc moi à ce moment-là je me lève et je vais voir ma mère.
10:32Recevoir un appel le matin de l'hôpital ce n'était pas quelque chose de choquant.
10:36Comme ça faisait déjà une semaine qu'on recevait des appels de l'hôpital, c'était une petite habitude.
10:41À ce moment-là, je vois ma mère qui s'effondre, qui pleure.
10:45Et je comprends qu'il y a un souci.
10:47Ma mère me regarde et me dit Alexia, si tu veux dire au revoir à ton père, c'est le
10:53moment.
10:54Il faut savoir que je suis vraiment restée dans le déni complet, l'incompréhension du début à la fin.
10:58Donc c'était très compliqué de me dire qu'il fallait que j'aille le voir pour la dernière fois
11:01et lui dire au revoir.
11:04Je ne comprenais pas, mais j'ai dû y aller.
11:07Je me suis retrouvée une seconde fois face à lui dans le coma.
11:10Et comme on était tous les deux assez pudiques sur nos sentiments, c'est vrai qu'on ne se disait
11:15jamais les choses.
11:16Sauf que là, c'était censé être la dernière fois que je le voyais.
11:18Donc il fallait quand même que je lui dise que je l'aimais, que c'était quelqu'un de formidable,
11:26que j'étais fière que ce soit mon père.
11:28Mais c'était quand même très difficile de dire ça parce qu'en fait, on ne se rend pas compte
11:31que c'est la fin.
11:33Donc ça, c'était le samedi, le samedi 27 juin, donc une semaine après sa chute.
11:39On l'a débranché le lendemain, le 28 juin, et du coup, il est décédé quelques minutes après.
11:45Depuis, il s'est passé bientôt deux ans et c'est très difficile d'accepter ce qui se passe, de
11:50se dire que mon père allait mieux.
11:53On allait enfin tous retrouver notre père et qu'en fait, la vie en a décidé autrement parce que des
12:00personnes n'ont pas fait leur travail.
12:01Aujourd'hui, j'en veux énormément à cet hôtel qui n'a pas fait son travail.
12:05Et en plus, l'État avait même demandé, après le confinement, de vérifier davantage les canalisations
12:10parce que pendant la fermeture, des bactéries, des microbes auraient pu se loger.
12:15Et ça a été le cas et l'hôtel n'a pas vérifié ça.
12:17Et mon père n'a pas été le seul cas de légionellose dans l'hôtel.
12:21J'en veux aussi au médecin qui n'a pas fait son travail, un médecin en qui on avait énormément
12:27confiance
12:27et qui n'a pas fait les examens nécessaires.
12:29Et puis même, combien même il aurait pu juste vérifier l'oxygène dans le sang de mon père
12:34et il aurait pu remarquer qu'il y avait un souci.
12:36Il aurait pu aussi, s'il ne savait pas ce qu'il y avait mon père, l'envoyer aux urgences
12:41histoire de faire une batterie d'examen, histoire d'être sûr.
12:43Il n'a rien fait de tout ça.
12:44Il n'a jamais cherché à apprendre des nouvelles de mon père.
12:46J'en veux énormément à ces deux personnes, entre guillemets.
12:49Et aujourd'hui, tout ça a détruit une famille.
12:51Ma mère, avec mon petit frère, a déménagé.
12:53Mon petit frère de 12 ans maintenant est loin de ses repères et loin de son père.
12:58Mes grands frères et moi aussi, on essaye de se reconstruire face à ça.
13:02Et c'est vrai que c'est très compliqué et davantage d'accepter ce qui s'est passé.
13:07Et c'est vrai que c'est très compliqué.
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