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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##VV_PARLER_FRANCE-2026-04-21##

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Transcription
00:00J'ai assisté en direct à la météo brève, un peu expéditive, mais claire, de notre ami réalisateur Maxime.
00:07Et qu'on fait ce qu'on peut.
00:08Et il fait aussi la pluie et le beau temps dans le studio.
00:11Bonsoir François-Louis Bourdeau.
00:12Bonsoir Philippe. Je ne vais pas vous faire la météo, mais le temps semble saccader chez Rémi.
00:16Ah, c'est clair.
00:17Oui, c'est clair, mais vous savez comme il y a des averses, des éclaircies, des éclaircies, des averses, c
00:23'est comme ça.
00:24C'est un peu les giboulets de Mars, mais on est le 21 avril.
00:26Oui, il est un peu tard pour les giboulets de Mars.
00:27Mais ça peut arriver en avril.
00:28Oui, en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'on a encore une fois reçu beaucoup de sujets
00:32de votre part.
00:33Pour la libre antenne qui est de 19h à 20h, je le rappelle, avec Philippe David.
00:370826 300 300, c'est le numéro qu'il faut composer si vous voulez prendre la parole.
00:40Et puis Philippe, ce soir, on va parler de quoi ?
00:42On va parler de beaucoup de sujets déjà, des problèmes de recrutement dans les métiers de la santé.
00:47Et Dieu sait si les métiers de la santé sont nombreux.
00:51Pour quelles raisons les gens ne veulent plus faire ces métiers alors qu'il y a des dizaines de milliers
00:56d'offres d'emploi
00:56puisqu'on manque de médecins, d'infirmières, d'aides-soignantes, de kinés, etc.
01:01Pourquoi est-ce que vous ne voulez plus faire d'études de santé ?
01:04Tout simplement, si vous avez eu du mal à vous faire soigner récemment,
01:07dites-le nous. 0826 300 300, c'est la démarche à faire si vous voulez prendre la parole.
01:12Et puis Philippe, on parlera aussi.
01:13Est-ce que ça vaut encore le coup de faire ces études ?
01:15Tiens, faire des études, ça veut dire quoi pour vous aujourd'hui ?
01:18Est-ce que ça rapporte ?
01:20C'est la question qu'on va vous poser.
01:21Oui, surtout quand on voit la statistique de l'INSEE qui dit
01:23entre un BAC et un BAC plus 3,
01:27avant redistribution, il y a un écart de revenu de 1 à 3
01:29qui passe à 1 à 1,2 après.
01:33Est-ce que pour vous, ça vaut le coup de faire des études très longues ou pas ?
01:36Vous avez arrêté des études pour faire par exemple un métier manuel ?
01:39Venez nous le dire au 0826 300 300.
01:42Et un dernier sujet puisqu'on en a parlé un peu plus tôt, Philippe, dans les vraies voix,
01:45les violences scolaires.
01:47Et puis cette actu, 800 armes blanches ont été retrouvées en un an
01:51dans les fouilles qui ont eu lieu dans les établissements scolaires.
01:54C'est une annonce du ministre de l'éducation.
01:56Alors vous êtes parent ou enseignant, ce chiffre vous choque.
01:59Est-ce que vous vous sentez à la sécurité à l'école ?
02:02Dites-le nous, 0826 300 300.
02:04On en parle dans un instant.
02:05Tout de suite, le manque de recrutement dans le secteur de la santé.
02:08Et nous sommes avec Marie-Alice Dagen.
02:10Bonsoir Marie-Alice.
02:11Bonsoir.
02:13Bonsoir.
02:13Alors vous êtes infirmière libérale.
02:16Donc je suppose que vous avez voulu prendre la parole pour une cause tout à fait légitime.
02:21Donc on vous écoute.
02:23Oui, alors moi, pour ce qui concernait le recrutement,
02:26moi je pense que le problème vient de la base.
02:29C'est-à-dire que pour accueillir des infirmières
02:35ou dans toute autre profession,
02:38il faut un encadrement suffisamment correct.
02:43Or, à l'heure actuelle, on supprime des lits à l'hôpital parce qu'on manque de professionnels.
02:50Ce qui fait que quand on accueille des étudiants, on n'est pas forcément disponible.
02:56Or, comment peut-on attirer des gens quand les étudiants voient déjà que nous, on est sous tension ?
03:04Et en libéral, je sais qu'au niveau des cabinets infirmiers,
03:07on prend peu des étudiants en stage parce qu'il faut être là.
03:14Et comment partager l'amour d'un métier si on est tout le temps sur la brèche,
03:22d'autant plus depuis la crise des artifications ?
03:27Et puis du Covid aussi, où on a vu...
03:30Tout à fait.
03:31Voilà.
03:31Marie-Alice, j'en profite pour le dire,
03:35le secteur de la santé recrute énormément
03:38puisqu'il y a 168 300 embauches attendues en 2026.
03:42C'est un chiffre absolument énorme.
03:43Alors, il y a plusieurs domaines, plusieurs secteurs qui recrutent.
03:48Auxiliaires de vie, aide-soignants, infirmiers,
03:50figurent parmi les métiers les plus recherchés.
03:52Si c'est le cas et que ça vous intéresse,
03:54voilà, vous savez le chiffre et vous savez que ça recrute.
03:56Mais 168 000, ça fait une grosse ville.
03:58Ça fait une énorme...
04:01C'est un chiffre qui est absolument fou.
04:04Marie-Alice, restez avec nous.
04:05On a Gérald Doxer qui nous appelle,
04:07qui lui est ancien secrétaire médical.
04:09Bonsoir Gérald.
04:10Bonsoir Gérald.
04:12Bonsoir à toute l'équipe.
04:13Enfin, j'espère que vous allez bien
04:14et que vous aurez l'occasion de vous faire tourner dans de bonnes conditions.
04:17Ah bah, c'est très gentil.
04:19Je vais vous faire une confidence Gérald.
04:21Moi, j'adore mon médecin.
04:22C'est même un copain.
04:23On fait le diagnostic footballistique les fois où je vais le voir.
04:27Mais je lui dis, pour parler de foot,
04:29je suis heureux de te voir, mais pas quand je ne vais pas bien.
04:32Tout à fait.
04:33Alors, il y a plusieurs paramètres, en fait,
04:36pour les soucis de retruquement.
04:39Il y a déjà le souci de retruquement,
04:41c'est qu'on demande de plus en plus de responsabilités,
04:45que ce soit à SH.
04:46Une SH va avoir des fonctions des soignantes.
04:49Une soignante va avoir des fonctions des soignantes.
04:50Alors, rappelez ce qu'est une SH auxiliaire.
04:54Une SH auxiliaire de soins.
04:57Non, avec ça, c'est agent des services hospitaliers.
05:00Oui, je crois que c'est auxiliaire des services hospitaliers, pardon.
05:02C'est agent, autant pour moi.
05:04Voilà.
05:05Et l'infirmière aura des fonctions de médecin.
05:08C'est pour ça que ce n'est pas par hasard
05:09qu'il y a eu ce qu'on appelle les pratiques avancées
05:12pour les infirmiers et infirmières.
05:14C'est un métier où il y a des responsabilités énormes
05:17qui n'est pas très reconnue, je dirais, par l'État.
05:21Et puis, en plus, on leur fait payer maintenant,
05:24je parle pour les infirmières,
05:25ils payent ce qu'on appelle une cotisation à l'ordre infirmier.
05:29C'est une arnaque totale.
05:31Donc, il y a de plus en plus de difficultés, évidemment, à recruter.
05:34Et puis, il y a un phénomène aussi
05:35que beaucoup, beaucoup de personnes
05:38ont du mal à venir dans un hôpital.
05:41Par exemple, c'est les fameuses 12 heures
05:43où ils travaillent 12 heures d'affilée sur trois jours,
05:46ce qu'on appelle les grandes semaines.
05:49Et les petites semaines, c'est deux jours.
05:52Mais vous pouvez avoir des difficultés
05:56parce que vous êtes fatigué,
05:57parce que vous êtes moins performant,
05:59parce que vous avez donc ses responsabilités sur le patient.
06:02Et le patient, c'est important quand même qu'on en prenne soin.
06:05Et qu'on ne fasse pas de fautes professionnelles.
06:08Donc, si vous voulez,
06:09toutes les catégories professionnelles,
06:10je parle dans le milieu soignant,
06:12sont touchées par, justement,
06:14un manque de, comme disait la dame, d'encadrement.
06:17On ne vous encadre plus maintenant.
06:18Vous avez des gros problèmes derrière tout ça.
06:21Et moi, très honnêtement,
06:23j'ai vu des tas de choses dans l'hôpital où je bossais.
06:26Je veux attention, moi,
06:27je ne remets absolument pas en question
06:29les collègues avec qui j'ai travaillé.
06:31Mais vous savez, quand on vous dit,
06:33« Ah, mais ça va te permettre
06:36d'augmenter tes capacités de connaissance. »
06:39Parce que tu vas avoir des gestes.
06:41Vous voyez ce que je veux dire ?
06:42Une ASH, on va lui dire,
06:44« Tu donnes à manger au patient. »
06:46C'est strictement interdit.
06:48C'est strictement interdit.
06:49Une ASH n'a pas le rôle d'une aide-soignante.
06:53Une aide-soignante n'a pas le rôle d'une infirmière.
06:55Mais je vous dis, ça arrête beaucoup des jeunes.
06:56Parce qu'il y a tellement de, je dirais,
06:59de peu de reconnaissance dans ces métiers.
07:02C'est pour ça que certainement,
07:03derrière tout ça, on n'en veut plus.
07:06Voilà.
07:06Mais ça, c'est fou.
07:08Parce qu'il y a beaucoup de choses
07:10dont on va continuer à parler dans quelques instants.
07:12C'est évidemment la reconnaissance.
07:14La reconnaissance, désolé de le dire,
07:16ça passe aussi par le salaire.
07:17Marie-Élise, qui est notre infirmière libérale,
07:19quand on voit,
07:20alors avec le litre de gasoil,
07:22qui est à 2 euros et quelques,
07:23que les frais pour les infirmières libérales de route
07:27sont absolument ridicules
07:29et qui ne sont pas réévalués,
07:31ou alors vraiment,
07:31je vais utiliser un terme médical,
07:33François-Louis, homéopathique,
07:35c'est quand même vraiment scandaleux.
07:37Mais on va continuer le débat dans quelques instants.
07:39Un débat qui vous fait beaucoup appeler au 0826 300 300.
07:43Tout à fait, Philippe.
07:43On l'a dit tout à l'heure.
07:44C'est le numéro à composer.
07:45Si vous voulez parler du manque de recrutement
07:47dans le secteur de la santé,
07:49vous avez déjà dû attendre trop longtemps pour des soins.
07:51Ça tombe bien.
07:52Dites-le-nous 0826 300 300.
07:54Et puis, un autre sujet, Philippe,
07:55qu'on a aussi beaucoup reçu,
07:57c'est est-ce que ça vaut encore le coup de faire des études ?
08:01Dites-le-nous 0826 300 300.
08:03Dans un instant, nous avons l'ANFA après, Philippe.
08:06Absolument.
08:0819h20, les vraies voix font parler la France.
08:11Sud Radio.
08:14Oui, bon, nous, nous avons Antonin qui est au web,
08:17Zach au standard,
08:19qui prend vos appels au 0826 300 300.
08:22Et évidemment, Maxime, notre excellent réalisateur,
08:24qui a fait aujourd'hui Seigneur Météo,
08:27comme chantait Carlos il y a quelques dizaines d'années,
08:30François-Louis.
08:30Moi, je trouve qu'on a une belle équipe, Philippe.
08:32Absolument.
08:33On a une très belle équipe,
08:34et puis on est là pour vous donner la parole.
08:35C'est des 4, 3 quarts et un arrière,
08:37comme au rugby,
08:37comme on est la radio du rugby.
08:38C'est vous le pro.
08:40On est jusqu'à 20h avec Philippe pour vous donner la parole
08:42dans la libre antenne.
08:43On est avec un nouvel auditeur,
08:45Dominique, qui nous a appelé de Dordogne,
08:47sur ce sujet,
08:48le manque de recrutement dans le secteur de la santé.
08:50Alors, vous pouvez tous réagir au 0826 300 300.
08:53Si vous avez remarqué, par exemple,
08:55une baisse de la qualité des soins,
08:56ou que vous trouvez que c'est plus compliqué
08:58de se faire sonner qu'avant,
08:59c'est le 0826 300 300 qu'il faut composer.
09:02Et bonsoir, Dominique.
09:04Et bonsoir, les vrais voix.
09:06Vous m'entendez bien ?
09:07On vous entend très très bien.
09:08On vous écoute.
09:09C'est extraordinaire.
09:11Donc, écoutez, moi, je vais faire un petit peu le lien
09:14entre Marie-Alice et Gérald.
09:16Voilà, donc je fais ce métier depuis 30 ans.
09:19Vous êtes infirmier libéral.
09:21Je suis infirmier libéral,
09:22mais je n'ai pas commencé comme infirmier libéral
09:24au début de ma carrière.
09:26J'ai débuté une carrière dans un service d'urgence,
09:29un gros service d'urgence,
09:30aussi un site montelier.
09:32J'ai passé ma formation d'infirmière blesséiste.
09:35Donc, j'ai fait deux années de plus d'études.
09:37Et j'ai travaillé dans les services de réanimation
09:40de salle de réveil.
09:41C'était le secteur hospitalier
09:43où je me suis réalisé à 200%.
09:46J'étais vraiment passionné de mon boulot.
09:49Et puis, quand j'ai vu les contraintes,
09:52la hiérarchie de plus en plus pesante
09:55des surveillants, des cadres de services
09:58qui me demandaient de faire des choses
10:00qui n'étaient même pas eux-mêmes capables de faire,
10:03je me suis dit que l'hôpital ne me convenait plus.
10:05Et je me suis donc orienté vers l'exercice libéral.
10:08L'exercice libéral, ça a été un truc génial aussi.
10:12J'ai démarré à Nîmes.
10:14J'ai travaillé en milieu rural, en zone de montagne,
10:17dans le Tarn, entre autres.
10:19Et je suis depuis 11 ans en Dordogne.
10:22Donc, la problématique de la Dordogne sur l'exercice libéral,
10:26c'est qu'à l'heure actuelle,
10:27on est les délaissés du monde de la santé.
10:31Infirmier libéral, c'est très sympa.
10:34Il y a des contraintes, mais on est relativement autonome.
10:37Le problème, c'est que moi, je me bosse en zone rurale,
10:40dans la France profonde,
10:41avec 80% de mes patients qui sont atteints
10:44de pathologies cancéreuses.
10:46Le premier hôpital a 45 minutes de voiture.
10:49Et je prends en stage des jeunes blèves infirmiers
10:52qui, au début, trouvent l'histoire très très sympa.
10:55et au bout de trois semaines, me disent
10:57qu'on n'a pas du tout envie de s'intiquiser.
11:00Ça ne nous convient pas.
11:01Il y a beaucoup trop de contraintes,
11:03beaucoup trop de kilomètres.
11:04Et psychologiquement, c'est beaucoup trop dur à assumer.
11:08Dominique, je vous posais une question.
11:10Les stagiaires que vous prenez,
11:12ils sont en quelle année ?
11:13Parce que c'est trois années, les études d'infirmiers, c'est ça ?
11:15Ils sont en deuxième année
11:17et en fin de troisième année
11:20sur leur stage pré-professionnel.
11:22D'accord.
11:23Donc là, stage pré-professionnel,
11:25après, ils partent, ils peuvent aller soit en hôpital,
11:27soit s'installer en libéral, etc.
11:29C'est bien ça.
11:30Ils vont obligatoirement démarrer par le milieu hospitalier.
11:33Pendant combien d'années ?
11:3524 mois.
11:36Deux ans, donc.
11:3724 mois, deux ans.
11:38Et ensuite, ils peuvent effectivement partir
11:40sur un exercice libéral.
11:42Voilà.
11:44Sachant qu'on manque d'infirmières,
11:47c'est certain, c'est une réalité, malheureusement.
11:50Il en faudra de plus en plus.
11:51La population vieillit.
11:52Ça va de soi.
11:54Voilà.
11:54Et on sera les prochains vieux
11:56dans les années à venir, ceci dit.
11:59Donc, la crainte que j'ai,
12:00c'est que je me demande aujourd'hui
12:01comment je pense qu'on se fasse soigner.
12:02J'ai des gros, gros doutes
12:04et j'ai vraiment des craintes par rapport à ça.
12:07Voilà quoi.
12:07Donc, c'est un petit peu toute cette problématique-là.
12:10Le niveau d'études, à mon avis,
12:12est plus du tout à la hauteur.
12:14Plus du tout à la hauteur.
12:16Moi, j'ai des étudiants en troisième année
12:17qui ont pratiquement jamais posé
12:19un cathéter vénon.
12:20Je me dis, il y a un problème
12:21qu'il n'y a pas sur la qualité.
12:23Tout simplement parce que maintenant,
12:26on intellectualise beaucoup trop la profession.
12:29On est des cerveaux,
12:32avant d'être des professionnels,
12:35qui maîtrisent les techniques de soins.
12:36Dominique, je voudrais vous poser une question
12:39à tous les trois.
12:40Marie-Alice, Gérald, Dominique.
12:42On a beaucoup d'appels au 0826 300 300.
12:45Mais moi, j'ai un de mes meilleurs amis à Toulouse
12:47qui est médecin spécialiste
12:49et qui m'a dit,
12:51Philippe, je ne comprends pas
12:52qu'on fasse la sélection
12:53pour être médecin par les maths
12:55parce que les maths,
12:56ça ne sert à rien en médecine.
12:59Est-ce que vous êtes d'accord avec ça,
13:00Marie-Alice, Gérald, Dominique,
13:02que déjà la sélection
13:04est un peu, on va dire,
13:06bizarre.
13:07Marie-Alice.
13:08Alors, oui, la sélection
13:10est déjà curieuse
13:12quand on pense qu'il faut être inscrit
13:15à Parcoursup.
13:17L'usine à gaz qui a été inventée,
13:20on ne sait pas pourquoi,
13:21mais ça, c'est mon avis.
13:22Et que,
13:23vous savez,
13:24vous faites des voeux,
13:26un chien qui aboie,
13:28et que, par conséquent,
13:32il y a des jeunes
13:33qui se retrouvent à Limoges
13:36en école d'infirmière
13:37alors qu'ils avaient demandé
13:38d'être en fac de biologie.
13:40Vous voyez,
13:40on a quand même
13:41une incohérence
13:42par rapport à ça.
13:43On n'est pas suffisamment
13:45bienveillant
13:46par rapport à nos jeunes,
13:48à nos étudiants,
13:49et on ne leur donne pas
13:52forcément
13:52le meilleur visage
13:54de la profession.
13:57Notre profession est effectivement,
13:59comme disait Dominique,
14:00très contraignante.
14:01C'est clair.
14:01Il n'y a pas de jour férié,
14:03il n'y a pas de week-end,
14:04il n'y a pas de jour,
14:04il n'y a pas de nuit.
14:05C'est 24 heures,
14:05il faut en 24 qu'on peut travailler.
14:07Moi, l'année dernière,
14:09ma remplaçante
14:09n'a pas pu assurer Noël.
14:12J'ai dû revenir
14:14de chez ma famille
14:15pour effectuer Noël.
14:16Vous voyez,
14:17c'est ça,
14:17on est aussi
14:18des chefs d'entreprise,
14:20donc on est responsable
14:21de notre entreprise,
14:22mais on est responsable
14:24de nos patients.
14:25On travaille avec de l'humain.
14:27Si on n'a pas
14:28de bienveillance,
14:29mais ce qu'il faudrait,
14:31c'est aussi
14:31qu'on ait de la bienveillance
14:33vis-à-vis
14:34de notre profession.
14:35Nous applaudir
14:36pendant le Covid,
14:37c'était bien.
14:39À taper sur les caissarolles,
14:40je l'ai fait,
14:41c'était très bien,
14:41mais je pense que ça n'a pas
14:42changé grand-chose.
14:43C'était à 20 heures.
14:43Le problème,
14:44c'est qu'encore aujourd'hui,
14:45je n'ai pas écouté
14:47tout le discours
14:48de notre ministre,
14:49mais nous ne sommes
14:50toujours pas considérés
14:51comme des gros rouleurs.
14:53Moi, je fais
14:5348 000 kilomètres par an.
14:56C'est à 48 000 bords par an,
14:58on n'est pas gros rouleurs,
14:59alors je ne sais pas
14:59ce qu'est un gros rouleur.
15:01Ça, c'est ça.
15:02Je dois te faire.
15:03On n'est pas les plus à plaindre,
15:05je suis d'accord.
15:06Il y a effectivement
15:07les aides-soignants,
15:08les auxiliaires de vie,
15:09les gens à domicile.
15:10On est une équipe
15:11en ville.
15:13En fait,
15:15ce qu'on voudrait construire,
15:17c'est une collaboration,
15:19un travail d'équipe
15:21à la ville,
15:22à la campagne,
15:23pour permettre aux gens
15:24de rester chez eux.
15:25On prône le maintien à domicile
15:27et on ne fait rien,
15:28en fait,
15:29pour ça.
15:29Alors que c'est une aberration
15:30parce qu'un patient à domicile
15:32coûte moins cher
15:33qu'à l'hôpital.
15:34Tout à fait.
15:35Tout à fait.
15:36Est-ce qu'il y a
15:37une expression
15:38si on peut parler
15:39d'agréable
15:40pour quelqu'un
15:41qui est malade ?
15:42Mais je pense que
15:42c'est quand même mieux
15:43d'être chez soi,
15:44même dans un lit médicalisé,
15:46devant sa télé,
15:47avec sa famille,
15:47que dans une chambre
15:48d'hôpital blanche
15:49et impersonnelle.
15:51Et c'est souvent,
15:52on déracine les gens
15:54et on a beaucoup de gens
15:56qui, suite à une hospitalisation,
15:58décèdent
15:59ou en cours d'hospitalisation.
16:00on a des centenaires,
16:02on a une population
16:03qui va vieillir
16:04de plus en plus.
16:05C'est clair.
16:05Voilà.
16:06Et moi,
16:07je l'ai vu récemment,
16:08on a dû déplacer
16:09mes beaux-parents,
16:10mais j'en étais malheureuse
16:13pour eux.
16:14Enfin,
16:15ils ont perdu le goût
16:17de...
16:17Pourtant,
16:18ils sont en famille.
16:19Ils ne sont pas
16:20dans une maison de retraite
16:21ni dans une structure hospitalière.
16:24Alors,
16:24je me dis,
16:25les gens,
16:25que l'on arrache de chez eux
16:27et que l'on met comme ça
16:29parce qu'il n'y a pas
16:30d'autres solutions
16:32et qui reste-t-il
16:33à domicile essentiellement ?
16:34C'est dans les campagnes.
16:35Ah, c'est clair.
16:36Quand il y a eu
16:37nos inondations,
16:38qui étaient là ?
16:39Les infirmières.
16:40Donc,
16:40il n'y a pas que nous.
16:41Effectivement,
16:42les auxiliaires de vie,
16:44les infirmières,
16:45les aides-soignantes,
16:46tout ça,
16:47ça permet
16:48d'avoir
16:49un bon maintien
16:50à domicile.
16:52Vieillir,
16:53c'est bien,
16:53mais vieillir
16:55en bonne santé,
16:56c'est mieux.
16:57Et si jamais
16:58on a un petit pépin
16:59de santé en vieillissant,
17:00le mieux,
17:00c'est de le passer
17:01dans les meilleures conditions
17:01possibles
17:02et on sera
17:03dans nombre de cas
17:04mieux chez soi
17:05que dans une chambre
17:05d'hôpital.
17:06Gérald,
17:07en une minute,
17:08parce qu'on doit faire
17:09une courte pause,
17:10vous avez entendu
17:11ce que disaient Dominique
17:12et Marie-Alice.
17:13Dominique disait
17:14que le niveau
17:14des infirmières
17:15avait baissé.
17:16Mon ami médecin
17:17m'a dit que le niveau
17:18des médecins
17:19avait baissé.
17:19Vous avez constaté ça
17:20vous qui êtes,
17:21je crois,
17:21un jeune retraité ?
17:25Gérald ?
17:26Très, très concret.
17:28On a tellement
17:29abaissé le niveau
17:30je dirais
17:31d'études.
17:32Déjà au bac
17:33avec 90 et quelques pourcents
17:35c'est clair.
17:36Voilà.
17:37Moi j'avais une collègue
17:38elle était cadre
17:39et elle faisait passer
17:40des concours
17:41aux élèves infirmières
17:42etc.
17:43Elle a fait un jour
17:44une expérience
17:45sur 20 personnes.
17:46Elle a demandé
17:47d'avoir une moyenne
17:48de 8 sur 20
17:49avec des calculs
17:51et avec de l'orthographe.
17:52une personne
17:53a eu la moyenne
17:54de 8 sur 20.
17:55Oh là là.
17:56Ah oui, effectivement.
17:58Parce qu'en plus
17:59c'était varié
18:00calcul d'orthographe
18:01c'était pas uniquement
18:01scientifique
18:02ou uniquement littéraire
18:03on va dire ça comme ça.
18:05Ouais, ouais, tout à fait.
18:06Voilà.
18:06Donc moi je vous donne
18:07un exemple.
18:08Après effectivement
18:08maintenant on prend
18:09le patient
18:10souvent maintenant
18:10le patient
18:11et je suis tout à fait d'accord
18:12avec ce que disait
18:12la dame avant
18:16il faut que le patient
18:17rapporte de l'argent
18:19donc effectivement
18:20et je suis d'accord
18:21avec ce que vous disiez vous
18:22c'est qu'on est quand même
18:23mieux chez soi
18:24si on a une pathologie
18:25même lourde
18:26entourée par sa famille
18:28entourée dans son cadre de vie
18:29plutôt que dans une chambre
18:31avec un peu de télé
18:33s'il y en a une
18:34avec des tuyaux partout
18:35et puis du personnel
18:36qui est tellement fatigué
18:37qu'il ne vient pas
18:38vous voir tout le temps.
18:39Voilà.
18:39C'est ça le truc
18:40que c'est derrière.
18:41C'est clair.
18:45Restez avec nous Gérard
18:46parce qu'on doit faire
18:47une courte pause.
18:48Bien sûr Philippe
18:48mais on va continuer
18:49de parler de ce manque
18:50de recrutement
18:51dans le secteur de la santé
18:52d'ailleurs on vous le redit
18:540826 300 300
18:55c'est le numéro à contacter
18:56si vous avez du mal
18:57à vous faire soigner
18:58aujourd'hui
18:59que trouver un médecin
19:00c'est devenu
19:01un parcours du combattant
19:02on attend vos appels
19:03Philippe
19:03on se retrouve
19:03dans un très court instant.
19:04Et on dit à Cyril et Sandra
19:06qui attendent depuis un petit moment
19:07qu'on va les prendre à l'antenne
19:08mais dans quelques instants
19:09on vous attend
19:10au 0826 300 300
19:12A tout de suite.
19:1419h20
19:15Les vrais voix font parler
19:17la fronde
19:17Nous sommes en compagnie
19:19d'Alexis Coriol
19:20responsable communication
19:21à l'ANFA
19:22à l'Association Nationale
19:23pour la Formation Automobile
19:24qui a mené
19:25une enquête
19:26sur le lance-guire
19:27des stations-services indépendantes
19:28Bonsoir
19:29Bonsoir
19:29Alors ces temps-ci
19:30quand on parle des stations-services
19:32on pense inévitablement
19:33à la hausse des prix du carburant
19:35mais si le coût oral
19:36le coût à la pompe
19:37peut faire mal
19:37se retrouver devant
19:38une pompe hors-service
19:39c'est encore plus problématique
19:41notamment en zone rurale
19:42alors ce phénomène
19:43pourrait s'accentuer
19:44dans les années à venir
19:45selon cette enquête
19:46de l'ANFA
19:47Alors déjà
19:48pour bien comprendre
19:49Alex Coriol
19:50qu'est-ce qu'une station-service
19:53indépendante ?
19:54Alors je vais être très scolaire
19:55pour les auditeurs
19:56il y a environ
19:5710 800 stations-services
19:58en France
19:59qu'on peut diviser
19:59en deux catégories
20:00donc il y a environ
20:015 200 qui appartiennent
20:02à la grande distribution
20:04et 5 800 qui sont
20:05des stations traditionnelles
20:06parmi ces stations-services
20:07traditionnelles
20:08il y en a 3 800
20:09qui sont indépendantes
20:09c'est-à-dire
20:10qu'elles n'appartiennent pas
20:11à des pétroliers
20:12alors elles sont sous enseigne
20:13de pétroliers
20:14parce qu'elles sont liées
20:14à des contrats
20:16d'approvisionnement exclusifs
20:17mais ce sont
20:18elles appartiennent
20:19donc elles sont gérées
20:19par des indépendants
20:21et ce sont des stations
20:22qu'on retrouve majoritairement
20:23en milieu rural ou urbain
20:25en périphérie des villes
20:26en centre rural
20:27ou sur les voies rapides
20:28D'accord
20:29alors pour avoir mené
20:30une enquête
20:31sur la ligne de ces stations
20:32quel en est le sujet ?
20:33Alors en fait
20:34je vais vous donner
20:34une statistique
20:35déjà intéressante
20:35c'est qu'en 1980
20:36la France comptait
20:3740 000 stations-services traditionnels
20:40Ah ça s'appelle
20:40une hémorragie là ?
20:42Exactement
20:42en fait cet effondrement
20:43est lié à l'essor
20:44de la grande distribution
20:45qui a complètement
20:47repris le dessus
20:48sur le marché
20:48puisqu'ils vendent
20:49pratiquement 3 fois plus
20:50de mètres cubes
20:52de carburant
20:54donc pour vous donner
20:55une estimation
20:55en 2024
20:56il y avait
20:5715 millions de mètres cubes
20:58vendus
20:59pour les stations-services traditionnels
21:01contre 40 millions
21:01pour la grande distribution
21:03donc c'est quasiment
21:033 fois plus
21:05Autre facteur important
21:07c'est que
21:079 stations indépendantes
21:08sur 10
21:09sont à proximité
21:10d'une station
21:11de grande distribution
21:12D'accord
21:13Donc la question c'est
21:14avec l'arrivée à venir
21:15du véhicule électrique
21:16est-ce que ces stations
21:17vont pouvoir garder
21:18en fait leur rentabilité ?
21:19D'accord
21:20mais la baisse
21:20de la vente
21:21des carburants
21:21paraît logiquement
21:22être un coût dur
21:23porté à ces stations
21:24indépendantes
21:25Oui absolument
21:25donc nous on a interrogé
21:26800 stations
21:27réparties partout
21:28en France
21:30donc 80% des stations
21:31ce qui est intéressant
21:32de le dire
21:32c'est que 80%
21:33de ces stations
21:33exercent une deuxième
21:34activité
21:34ça peut être
21:35la maintenance automobile
21:36les stations lavage
21:37etc
21:37le commerce aussi
21:38Petite épicerie
21:39d'épanage
21:40Oui
21:40au lait de la vente de gaz
21:42alors c'est là en fait
21:43où on a remarqué
21:44quelque chose
21:44grâce à cette enquête
21:45c'est que
21:45quand l'activité
21:46de vente de carburant
21:48n'est pas l'activité principale
21:49un tiers des gérants
21:50disent pouvoir
21:52peut-être poursuivre
21:53l'activité
21:54même si le volume baisse
21:55en revanche
21:56quand l'activité
21:57de vente de carburant
21:58est l'activité principale
21:59de la station
22:0060%
22:01ont un regard pessimiste
22:03vis-à-vis de l'avenir
22:04donc au total
22:05ça fait 41%
22:06de gérants
22:07de gérants
22:07pardon
22:07qui envisagent
22:09de cesser l'activité
22:10de distribution de carburant
22:11d'ici 10 ans
22:13Effectivement
22:13Alors effectivement
22:14le virage de la transition électrique
22:16est-il si contraignant
22:17à prendre
22:18pour ces stations indépendantes
22:19Alexis ?
22:20Alors les gérants
22:20des stations services
22:21sont unanimes
22:22la transition énergétique
22:23aura un impact négatif
22:24sur leur activité
22:25par contre
22:26ils sont aussi
22:28ils mettent un frein
22:30par rapport
22:30à l'adaptation
22:32et le besoin
22:33d'investissement
22:33c'est complexe
22:35puisque
22:36quand on parle
22:37de véhicules thermiques
22:38on sait que les stations services
22:39les véhicules
22:40dépendaient des stations services
22:41en revanche
22:41avec l'électrique
22:42on peut se brancher
22:43c'est soi
22:43donc on se dit
22:44est-ce qu'on va vraiment
22:45investir dans des bornes
22:46à recharge
22:46si les particuliers
22:48peuvent se changer
22:49à domicile
22:50ensuite
22:51les bornes à recharge
22:52rapides
22:53coûtent très cher
22:54donc c'est un investissement
22:56qui sera difficile
22:56à rentabiliser
22:57or
22:58les bornes à recharge
22:59lentes
22:59ce sont des bornes
23:00qu'on arrive à installer
23:01facilement dans des zones
23:02d'occupation
23:02c'est-à-dire dans des zones
23:03où il y a des commerces
23:04donc la grande distribution
23:05et puis aussi
23:06on peut faire
23:07dans les parkings
23:08des bureaux
23:09dans la rue
23:10pour recharger
23:10contrairement aux pompes
23:11à essence
23:12des bornes de recharge
23:13on en voit partout
23:14même si elles ne sont pas
23:16toujours pleines
23:17parce qu'il n'y a pas
23:17tant de voitures
23:18électriques
23:19il n'y a que 2%
23:20dans le parc
23:20encore
23:20donc ça fait quand même peu
23:21merci beaucoup
23:23Alexis Corriol
23:24responsable communication
23:25à l'ANFA
23:26l'association nationale
23:27pour la formation automobile
23:28qui a mené cette enquête
23:30sur les stations
23:31services indépendantes
23:32auxquelles on pense
23:32parce qu'elles sont très utiles
23:34évidemment en ville
23:35mais avant tout
23:35et surtout
23:36dans la ruralité
23:37on se retrouve dans deux semaines
23:39merci beaucoup
23:39à dans deux semaines
23:40avec grand plaisir
23:42avec l'ANFA
23:43l'accélérateur de changement
23:45des services de l'automobile
23:48et on continue ce débat
23:50sur les professions de santé
23:52qui ont du mal à recruter
23:54François-Louis Bourneau
23:55Philippe
23:56vous êtes nombreux
23:57à vouloir réagir
23:58aux 08126-300-300
23:59on vous le disait tout à l'heure
24:00si vous avez déjà rencontré
24:02un manque de personnel
24:03à l'hôpital par exemple
24:04ou que trouver un médecin
24:05c'est devenu
24:06un parcours du combattant
24:07appelez-nous
24:08on vous donne la parole
24:09jusqu'à 20h
24:09venez témoigner au 0826-300-300
24:12on se retrouve tout de suite
24:14Sud Radio
24:17Parlons Vrai
24:17On parlait la France
24:18avec ce sujet
24:19qui cause beaucoup d'appels
24:20au 0826-300-300
24:22la difficulté de recruter
24:24des professions de santé
24:25alors j'ai regardé
24:26pendant une courte pause
24:29168 000 recrutements
24:30c'est bien ça
24:31c'est à peu de choses près
24:32la population de la ville du Havre
24:34donc c'est quand même pas
24:35un tout petit village
24:37absolument
24:37et là il n'y a pas
24:38qu'un seul clocher
24:39au lieu du village
24:39vous voyez à quoi
24:40je fais allusion
24:40absolument
24:41à votre coup de gueule
24:42qu'on retrouve tous les jours
24:43Philippe
24:43on le disait
24:44le recrutement
24:45dans le secteur de la santé
24:46c'est quelque chose
24:47de très important
24:48vous êtes très nombreux
24:49à vouloir réagir
24:50et on va donner la parole
24:51à Sandra de Perpignan
24:52bonsoir Sandra
24:53bonsoir Sandra
24:54vous attendiez
24:55de prendre la parole
24:56c'est à vous
24:57désolé de nous avoir fait attendre
24:58on vous écoute
24:58c'est pas grave
24:59bonsoir tout le monde
25:00alors je voulais témoigner
25:02je suis maman
25:02d'une jeune interne
25:04pour dire qu'en fait
25:06il n'y a pas un manque
25:06d'engouement
25:07pour les professions
25:08de santé
25:08il y a juste un problème
25:09de place
25:10pour les études de santé
25:11que ce soit infirmière
25:13ou médecin
25:14ma fille et jeune interne
25:16nous avons dû finir
25:17par l'envoyer
25:18faire des études
25:18à l'étranger
25:20et tous les parents
25:21ne peuvent pas faire ça
25:22dans quel pays
25:23sans discrétion
25:24en Roumanie
25:25comme beaucoup
25:27voilà
25:28alors depuis
25:29bon elle a fini
25:30depuis chaque année
25:31j'aide des enfants
25:32à établir leur dossier
25:34parce que c'est des fois
25:35un peu
25:35le parcours du combattant
25:37j'ai aidé
25:38quelques enfants
25:39de médecins
25:40de ma ville
25:41à monter leur dossier
25:42et ils sont tous satisfaits
25:45quand ma fille
25:46a fini ses études
25:47elle a passé le concours
25:48en Belgique
25:49où elle est interne
25:49oui
25:50mais en attendant
25:51de passer le concours
25:52elle a aidé
25:53en tant que FFI
25:54c'est-à-dire
25:54faisant fonction d'interne
25:56dans notre ville
25:57à l'hôpital
25:57et quand elle est partie
25:59pour passer le concours
26:00un des médecins
26:01avec qui elle travaillait
26:02lui a écrit une lettre
26:03de deux pages
26:04à la main
26:04en disant
26:05que ça faisait des années
26:06qu'il n'avait pas vu
26:07une jeune fille
26:08sortir avec tel niveau
26:09donc ça m'a quand même
26:11rassurée
26:11parce qu'il y a
26:13beaucoup de critiques
26:14sur les enfants
26:14qui viennent de Roumanie
26:15je pense que
26:16le travail personnel fourni
26:18fait la différence
26:20mais la formation
26:21est quand même bien
26:22et heureusement
26:24que nous finançons
26:25des études à l'étranger
26:27pour pouvoir faire revenir
26:28de jeunes médecins
26:30Ah mais on est bien d'accord
26:32Sandra
26:32restez avec nous
26:33Sandra
26:34parce qu'on a plein de questions
26:35à vous poser
26:36pour vous faire réagir
26:37mais ça appelle beaucoup
26:38au 0826 300 300
26:40On va rejoindre
26:41plutôt Cyril va nous rejoindre
26:43Bonsoir Cyril
26:44Bonsoir Cyril
26:44et désolé également
26:45de l'attente
26:46Vous êtes brancardier
26:47dans les Yvelines
26:48on vous donne la parole
26:49Eh bien bonsoir à vous
26:51alors moi je ne fais pas
26:5248 000 kilomètres
26:53tous les jours
26:54enfin tous les ans
26:55etc
26:55mais bon
26:56je fais au moins
26:5720 kilomètres par jour
26:58de marche
26:58dans mon métier
26:59et c'est vrai que
27:01moi je ne suis pas infirmier
27:02je ne suis pas médecin
27:03et je fais partie
27:04de la profession
27:05donc très clairement
27:07on a énormément de travail
27:09et aujourd'hui
27:09au niveau de l'hôpital
27:11et bien effectivement
27:12ce que vous étiez
27:13en train de dire
27:13c'est que
27:14il y a une dégradation
27:16complète des soins
27:17dû au manque
27:18de personnel
27:19dû aussi au manque
27:21de formation
27:21qui a été souvent évoqué
27:22par les autres auditeurs
27:24c'est vrai
27:25aujourd'hui
27:26quand on regarde
27:26une infirmière
27:27qui sort
27:29de l'école
27:30et bien
27:30il y a quelques années
27:31cela
27:32il faisait au moins
27:325 ans
27:33dans le milieu hospitalier
27:34et puis
27:36soit elle changeait de voix
27:37ou soit
27:39il changeait de catégorie
27:41en tant que soignant
27:41et aujourd'hui
27:44c'est même plus 2 ans
27:44en fait
27:45aujourd'hui
27:46on forme des soignants
27:47et en fait
27:48les soignants
27:48n'arrivent plus
27:49à tenir une charge
27:50de travail
27:51qui devient exponentielle
27:52on nous demande
27:53de faire
27:54tellement de choses
27:55moi aujourd'hui
27:56en tant que broncardier
27:57par exemple
27:57ne serait-ce que
27:58de toucher à l'oxygène
27:59vous savez que
27:59c'est un acte médical
28:01bien sûr
28:01mais l'oxygène
28:03si on attendait
28:04l'infirmière
28:05on ne pourrait pas
28:05acheminer
28:07nos patients
28:08nos patients
28:09rapidement
28:10aux examens
28:10et même
28:11en plus
28:12de cela
28:13j'ai envie
28:14de vous dire
28:17heureusement
28:17qu'on est tous là
28:18que c'est un métier
28:19qui est surtout
28:20un métier passion
28:21en fait
28:22les gens
28:22qui sont
28:23dans ce milieu-là
28:24les personnes
28:25qui travaillent
28:26dans les milieux
28:26hospitaliers
28:27même avec
28:27toute la difficulté
28:28ils trouveront
28:29toujours la force
28:30d'aller quand même
28:31vers l'humain
28:32et d'essayer
28:33de prendre soi
28:34dans des meilleures conditions
28:35qu'on ne leur offre pas
28:36aujourd'hui
28:37alors ça c'est fou
28:38restez avec nous
28:39Cyril
28:40je voudrais reposer
28:40une question
28:41à Sandra
28:42on peut mettre
28:43tout le monde
28:43en ligne
28:44d'ailleurs
28:44Maxime
28:45il n'y a pas de raison
28:46parce qu'on a vraiment
28:47de tout
28:47on a Brancardier
28:48ancien secrétaire médical
28:50infirmière
28:51maman d'une interne
28:52Sandra
28:53c'est pas fou
28:53que votre fille
28:54ait dû aller faire
28:55ses études
28:55en Roumanie
28:56alors qu'on manque
28:57de médecins
28:58en France
28:59je parlais tout à l'heure
29:00de mon ami
29:00qui est médecin spécialiste
29:02il avait
29:03il a trois filles
29:04il y en a deux
29:04qui sont infirmières
29:06la troisième est kiné
29:08mais pour avoir
29:09une place en kiné
29:10vous êtes à Perpignan
29:11elle a dû aller
29:12à Valence
29:13en Espagne
29:13pour aller faire
29:14ses études
29:15parce qu'il n'y avait
29:15pas de place
29:16en France
29:16est-ce qu'on n'est pas
29:18chez les dingues
29:18entre le numerus clausus
29:20chez les étudiants
29:21en médecine
29:21chez ceux-ci
29:22c'est chez ceux-là
29:23alors qu'on en manque
29:25avec tous les petits
29:26Perpignanais
29:26ne passent même plus
29:27le concours
29:28en fait
29:29ils partent à Géronne
29:31à l'Espagne
29:33oui
29:34même ils ne vont pas
29:34si loin
29:35à Géronne
29:35à trois quarts d'heure
29:36de la maison
29:38à Manressa
29:40il y a des villes
29:41encore plus près
29:42et ils partent tous
29:44sauf que c'est quand même
29:45un sacrifice
29:46que tout le monde
29:47ne peut pas le faire
29:48et qu'on gâche
29:49des carrières
29:49c'est fou
29:51Cyril
29:52vous avez constaté ça
29:53vous
29:53qu'aujourd'hui
29:54on ne recrute pas
29:55parce que malheureusement
29:56les jeunes ne viennent plus
29:58parce qu'ils n'ont pas de place
30:00avec le numerus clausus
30:01et puis ils étaient très brillants
30:03ils voulaient être médecins
30:04mais ils n'ont pas pu le devenir
30:05du fait du numerus clausus
30:07ils n'ont pas envie
30:07d'être infirmiers
30:08par exemple
30:08vous constatez ça
30:09vous à l'hôpital ?
30:11Ah mais bien sûr
30:11et puis même
30:11on arrive à même dégoûter
30:13des médecins
30:15qui sortent de formation
30:17ou qui font à peine
30:19un ou deux ans
30:20dans les services
30:21et puis qui s'en vont
30:22parce qu'ils n'en peuvent déjà plus
30:23qui vont voir ailleurs
30:24parce que
30:24les conditions
30:26sont peut-être meilleures
30:27mais
30:28voilà
30:29pas du tout
30:30et puis même
30:31qui s'exportent à l'étranger
30:32parce qu'aujourd'hui
30:34pour la profession médicale
30:35et autres
30:36ça devient
30:37très très très compliqué
30:39on leur demande toujours
30:39de faire plus
30:40et avec des moyens
30:42qui sont aujourd'hui
30:43tellement restreints
30:43qu'on se demande
30:44comment ça arrive à tourner
30:45à certains moments
30:46moi je peux vous dire
30:47je vois certaines choses
30:48ça me fait peur
30:49Tiens Cyril
30:50je vous pose une question
30:51on va mettre Marie-Alice
30:52également en ligne
30:53comme elle est infirmière
30:54je me souviens
30:55il y a quelques années
30:56dans le sud-ouest
30:57en particulier
30:58notamment à Toulouse
30:59on avait fait venir
31:00des infirmières espagnoles
31:02parce qu'il n'y avait pas
31:02assez d'infirmières en France
31:04et elles sont toutes reparties
31:05qui ne sont pas restées
31:06ben non
31:07elles sont toutes reparties
31:08en Espagne
31:08alors qu'en Espagne
31:09je connais bien
31:10ce pays
31:11les salaires sont plus bas
31:12qu'en France globalement
31:14comment est-ce que vous expliquez
31:15le fait
31:16que la France
31:17n'ait plus d'attractivité
31:18même pour des pays
31:19à plus bas salaire
31:20comme l'Espagne
31:21c'est uniquement
31:23les conditions de travail
31:24c'est quoi
31:26Marie-Alice
31:27allez-y
31:28comme vous êtes infirmière
31:28moi je pense
31:30effectivement
31:31que c'est les conditions
31:32de travail
31:33et je vais rebondir
31:34sur ce que disait
31:35la maman
31:37de la jeune fille
31:38qui est partie en Roumanie
31:39ma fille a fait deux années
31:41voilà
31:41ma fille a fait deux années
31:43de passesse
31:43de quoi ?
31:45où elle se chronométrait
31:46deux années
31:47de premières années
31:48de sélection
31:49pour médecine
31:50d'accord oui
31:50elle se chronométrait
31:52pour manger
31:53elle se chronométrait
31:54pour les soins
31:56la toilette
31:57etc etc
31:58on l'a vécu
31:59il fallait aller lui faire
32:00les cours
32:01voilà
32:01et elle était dans
32:03un tel état
32:05bilan
32:05à la fin de la deuxième année
32:07elle a été recalée
32:08à 15 de moyenne
32:09je peux vous dire
32:10que ma fille
32:11elle a fait une déprime
32:13il a fallu la remonter
32:15comme on a pu
32:16elle avait
32:17d'autres
32:18d'autres matières
32:20où elle était
32:20forte
32:21et elle est actuellement
32:23pharmacienne
32:24mais pour vous dire
32:25ma fille
32:25son rêve
32:26c'était
32:26d'être médecin
32:28d'être un pédiatre
32:29après
32:29c'est une très bonne pharmacienne
32:31c'est une très bonne
32:33professionnelle
32:34mais il a fallu
32:35qu'elle se réapproprie
32:37une
32:37qu'elle se réapproprie
32:40une autre
32:41formation
32:42quelque chose
32:42qu'elle n'avait
32:43une autre formation
32:44qu'elle n'avait pas
32:45voilà
32:45elle a fait de la recherche
32:46pendant ses études
32:47elle a fait un double cursus
32:49voilà
32:49mais pour vous dire
32:50nous on lui a proposé
32:52de partir à l'étranger
32:53elle a dit non
32:53mon pays c'est la France
32:55mais Marie-Alice Sandra
32:56avant de retourner
32:57au 0826 300 300
32:59quand on voit
33:01c'est une tragédie
33:02les étudiants en médecine
33:04qui se suicident
33:05tant qu'on leur met
33:06la pression
33:07est-ce que quelque part
33:08il ne faudrait pas
33:09remettre les choses à plat
33:10parce que vous dites
33:11votre fille
33:11elle avait tellement
33:12parce que moi désolé
33:13quand on a un patient
33:15alors c'est sûr
33:16que si on peut faire
33:16les choses en 5 minutes
33:17on ne doit pas les faire
33:17en une demi-heure
33:18mais on doit prendre le temps
33:20pour lui parler
33:20pour faire les choses bien
33:21etc
33:22est-ce que là
33:23il ne faudrait pas remettre
33:24mettre un coup de pied
33:24dans la fourmilière
33:25Marie-Alice ou Sandra
33:26ou Céry
33:28on n'a plus
33:29excusez-moi
33:30mais on n'a plus le temps
33:31en fait
33:31on n'a quasiment plus le temps
33:33de discuter
33:33mes collègues
33:34qui travaillent
33:35qui sont en service
33:36elles n'ont quasiment
33:37plus le temps
33:38en fait
33:38de discuter
33:39avec leurs patients
33:41vous savez
33:41qu'il y a quand même
33:42un grand manque
33:43de communication
33:44entre les médecins
33:45et les infirmières
33:47parce que
33:47en fait
33:47les médecins
33:48ils font
33:49leurs examens
33:50ils prescrivent
33:51et autres
33:51les infirmières
33:53elles font
33:53elles font ce qu'il y a à faire
33:55elles n'ont même plus le temps
33:56de discuter
33:57avec les patients
33:58et ne serait-ce que
33:59de voir les choses
34:00c'est même moi
34:02à mon niveau
34:03c'est moi qui passe
34:04plus de temps
34:04à essayer de comprendre
34:05un petit peu
34:06la détresse du patient
34:07je ne dis pas
34:07que mes autres collègues
34:08ne le font pas
34:08mais moi
34:09en tant que brancardier
34:11je passe
34:11beaucoup plus de temps
34:12à essayer de comprendre
34:13et de connaître
34:14mon patient
34:16pour pouvoir
34:18peut-être
34:18rapporter
34:19certaines choses
34:20qui n'ont pas pu
34:20être dites
34:21ou qui n'ont pas pu
34:21être entendues
34:22par mes collègues infirmières
34:23c'est fou ça
34:24c'est fou
34:24restez avec nous
34:25c'est Sandra là
34:28non
34:28c'est Marie-Alice
34:30moi je vais vous dire
34:31effectivement
34:32même à domicile
34:33on n'a plus le temps
34:34ce qui fait que
34:35maintenant
34:35vous voyez
34:36moi je suis
34:37sur le
34:39je suis debout
34:40depuis 5h
34:41là je n'ai pas fini
34:42ma tournée
34:43je me suis arrêtée
34:44parce que
34:44pour moi
34:45il est important
34:46de défendre ma profession
34:47mais c'est très bien
34:48et sur Sud Radio
34:49on vous donne la parole
34:51voilà
34:51et je trouve
34:53que c'est quand même
34:54grave
34:55de ne pas être
34:56à l'écoute
34:56on ne travaille pas
35:00avec des machines
35:01les gens ont des émotions
35:03qui ne vont pas
35:03forcément
35:05exprimer
35:06dès que vous rentrez
35:07chez eux
35:07mais c'est au décours
35:09du soin
35:09en parlant avec eux
35:11en voyant
35:12leur humeur
35:15leur état
35:16ils ont maigri
35:17ou pas
35:17que là
35:18et ça
35:19ça prend du temps
35:20ça prend du temps
35:21de l'énergie
35:22énergivore
35:23mais
35:24voilà
35:25après c'est vrai
35:25que dans nos campagnes
35:26comme disait Dominique
35:27tout à l'heure
35:28dans nos campagnes
35:29on est un peu
35:30laissé
35:32seul
35:32voilà
35:34à nous
35:35de prendre
35:35la bonne décision
35:36au bon moment
35:37quand il y a un problème
35:38à domicile
35:38alors restez avec nous
35:40on va aller du côté
35:40du standard
35:41restez avec nous
35:42au 0800 26 300 300
35:44on accueille Frédéric
35:45des Hauts-de-Pyrénées
35:46Frédéric qui est infirmier
35:48bonsoir Frédéric
35:49bonsoir à vous
35:50et bienvenue
35:51comme d'habitude
35:53qu'est-ce que vous voulez
35:54que je vous dise
35:54sur cette profession
35:55c'est le plus beau métier
35:57du monde
35:57et le métier
35:59dont les gens
36:00sont le plus mal traités
36:02quand on demande
36:03quand une équipe
36:03d'aide-soignante
36:04dit à ses cadres
36:05dans un EHPAD
36:06on n'a pas le temps
36:07de finir avant midi
36:08et qu'on leur répond
36:09mais contentez-vous
36:11de faire
36:13la tête et le bas
36:14et le reste
36:14on verra plus tard
36:16c'est au secours
36:18moi je suis à la retraite
36:19j'ai la chance
36:20de travailler dans un EHPAD
36:21où il n'y a que 35 résidents
36:24et c'est un petit
36:27microcosme familial
36:28où il y a une ambiance
36:30du tonnerre
36:31où on accompagne
36:32les patients jusqu'au bout
36:33mais avec une volonté
36:35encore
36:36d'avoir l'impression
36:37que notre métier
36:39sert à quelque chose
36:40mais c'est clair
36:42mais c'est fou
36:44parce que
36:44vous nous appelez
36:45tous nombreux
36:46que ce soit en EHPAD
36:47en libéral
36:48ancien des hôpitaux
36:49enfin les infirmiers
36:50sont tous passés
36:51par les hôpitaux
36:51comme Dominique
36:52vous le disiez
36:53tout à l'heure
36:54maire d'interne
36:57brancardier
36:57et moi j'ai l'impression
36:59qu'on ne sait plus
37:01où on va
37:01Gérald
37:02restez avec nous Frédéric
37:04on n'a pas entendu
37:05Gérald depuis longtemps
37:06Gérald de vous
37:07vous êtes jeune retraité
37:08c'est ça ?
37:10Ouais ouais tout à fait
37:10mais j'étais en train
37:11de vous écouter
37:11avec une très grande attention
37:13il y a un phénomène
37:14oui allez-y
37:15on vous écoute
37:15il ne faut pas
37:16il ne faut pas oublier
37:18qu'il y a un phénomène
37:18maintenant de rendement
37:19des directions
37:20moi je parle pour
37:21l'hôpital public
37:22quand il y a eu
37:23la T12A
37:24qui a été mise en place
37:25c'est la vérification
37:26à l'acte
37:27exactement
37:28donc là
37:29moins de personnel
37:30mais il faut encore
37:31plus avoir de l'acte
37:33donc si vous avez
37:34effectivement
37:34comme disait
37:35le monsieur tout à l'heure
37:36si vous n'avez pas le temps
37:38de vous occuper du patient
37:39vous posez la grande question
37:40à quoi j'espère ?
37:41mais est-ce que mon métier
37:42n'est pas dévalorisé ?
37:44parce que beaucoup
37:44effectivement
37:45beaucoup maintenant
37:46c'est la toilette de chat
37:47vous savez
37:47sur les certains patients
37:49c'est-à-dire juste
37:50le bout du museau
37:51un peu les mains
37:52et puis le reste
37:53on verra plus tard
37:54voire deux trois jours après
37:55non mais c'est fond
37:56on est dans un système
37:57dans un système
37:58de rentabilité
37:59déjà
38:00un infirmier
38:01une aide-soignante
38:02une aide-soignante
38:03etc
38:03quel que soit le titre
38:04on n'a pas vocation
38:05à faire de la rentabilité
38:07dans un hôpital public
38:08mais
38:09on vous le demande
38:10mais si
38:11si vous n'êtes pas content
38:12en gros
38:12on vous peut comprendre
38:13écoutez
38:14vous pouvez changer de métier
38:15non mais
38:16parce que c'est ça l'histoire
38:17c'est ça
38:18je peux vous dire que
38:19oui Gérald
38:19vous écoutez
38:20allez-y
38:20allez-y Gérald
38:22allez je vous prends
38:23encore une minute
38:24non mais allez-y
38:24allez-y
38:25restez avec nous
38:25continue
38:27j'ai eu l'occasion
38:28moi de travailler
38:29en tant que secrétaire
38:31et j'étais dans un syndicat
38:32moi je ne m'en suis jamais caché
38:33donc on avait la défendre
38:35on défendait
38:36on défendait vraiment
38:37les personnages
38:39bien tous les personnels
38:40de toutes les catégories
38:41parce que
38:42il y a un phénomène aussi
38:44de fatigue
38:45les gens n'en peuvent plus
38:46ils se remettent en question
38:48en permanence
38:49il y a une pression derrière
38:50et la pression c'est quoi ?
38:51c'est qu'à un moment donné
38:52vous faites une bêtise
38:53et si vous faites une bêtise
38:54on va vous montrer du doigt
38:55et si on vous montre du doigt
38:57vous allez dire
38:58oh alors
38:58vous me met où j'en suis là ?
38:59qu'est-ce que je fais ?
39:00à quoi je vais faire ?
39:01c'est que vous êtes épuisé
39:02au lieu de mettre
39:0420 millilitres
39:05dans une perte
39:05vous en mettez 30 quoi
39:06c'est ça ?
39:07avec les conséquences
39:08dramatiques
39:09que ça peut avoir
39:10et bien vous soulevez
39:11un énorme problème
39:12c'est arrivé
39:13je sais que c'est arrivé
39:14c'est arrivé
39:15voilà sur un patient
39:18la personne s'est trompée
39:19dans le dosage
39:20la patiente a fait un arrêt
39:22voilà point
39:22je veux dire que
39:23et c'est pas de la faute
39:24de la personne
39:26qui a
39:26elle était
39:28à sa quatrième journée
39:30de 12h
39:30donc ça veut dire
39:3148h de boulot
39:3348h de boulot
39:34vous êtes incapable
39:35d'avoir une vigilance
39:36excusez-moi
39:37on interdit
39:39un pilote de ligne
39:40ou un chauffeur routier
39:41ou un chauffeur de car
39:42ou de bus
39:43ou de train
39:43de le faire
39:44ouais
39:45ouais
39:45je suis complètement
39:46d'accord avec ce que vous dites
39:47vous savez
39:48travailler
39:49ne serait-ce que 3 jours
39:50de suite
39:50en 36h
39:51sans compter
39:52ce qu'on appelle
39:53vous faites l'info
39:54la soudure
39:55entre l'équipe
39:55qui va arriver derrière
39:56vous n'êtes plus sur 12h
39:57vous êtes sur 14h
39:58des fois
39:59et puis sans compter
40:00que des fois
40:00vous avez 50 km allé
40:0250 km retour
40:03donc vous n'êtes plus
40:04en phase
40:04de prendre en charge
40:06un patient
40:07dans les bonnes conditions
40:08voilà
40:09mais
40:09moi je suis effaré
40:11de ce pays
40:13il a la tête à l'envers
40:14il a la tête à l'envers
40:15alors Gérald
40:16restez avec nous
40:17ce que je voulais faire
40:17réagir Cyril
40:18qui connaît bien l'hôpital
40:20moi on me dit
40:21qu'il y a
40:21une des plaies
40:22de l'hôpital
40:23mais c'est arrivé partout
40:25c'est les tableaux Excel
40:26est-ce que
40:27il ne faudrait pas
40:28faire un grand tafouera
40:30sur les technocrates
40:32et les administratifs
40:33pour avoir vraiment
40:34des soignants
40:35qui eux servent à quelque chose
40:36parce que
40:36permettez-moi de vous dire
40:37que les tableaux Excel
40:38ça n'a jamais soigné
40:39qui que ce soit
40:41très clairement
40:42en fait
40:42même moi
40:43au niveau de ma profession
40:44alors moi
40:45je fais aussi
40:45ce qu'on appelle
40:46de la régulation
40:47donc je gère
40:47le trafic patient
40:48entre les services
40:50demandeurs
40:50et les services receveurs
40:51très clairement
40:52on me demande
40:53de faire
40:54par exemple
40:54des tableaux Excel
40:55quand j'ai le temps
40:56rien que pour vous donner
40:57un chiffre
40:58par jour
40:58on est 6
40:59ou 7
41:00brancardiers
41:01pour un hôpital
41:02sur le tableur Excel
41:04au mois de février
41:05j'ai fait
41:054200 patients
41:07avec 6 ou 7
41:08brancardiers
41:09par jour
41:10vous imaginez
41:11c'est énorme
41:12il n'y a que
41:14comment dire
41:14ils font quasiment
41:15que ça
41:16c'est à dire
41:16que notre direction
41:17notre encadrement
41:19ne font
41:20ne voient
41:21que l'hôpital
41:22par des tableurs Excel
41:23et comme disait
41:24un autre auditeur
41:26la direction
41:27est complètement détachée
41:29en fait
41:29de ces équipes soignantes
41:30totalement détachée
41:32de ces encadrants
41:33en fait
41:33des cadres de soins
41:35des cadres de santé
41:36eux ce qu'ils veulent
41:37c'est effectivement
41:38du profit
41:39mais comment on peut
41:40faire du profit
41:40sur un service public
41:42qui veut traiter de l'humain
41:44on ne peut pas
41:46on n'est pas une entreprise
41:46excusez-moi
41:47surtout que la santé
41:48c'est pas fait
41:48pour être rentable
41:50malheureusement
41:50on parlait des cas
41:51de cancer
41:52une chimio
41:52ou une immunose
41:53ça coûte X, Y, Z
41:54parce qu'il y a eu
41:54des frais de recherche
41:55terribles
41:56c'est pas une entreprise
41:57ferroviaire
41:58ou aérienne
41:58ou qui fabrique
42:00des téléviseurs
42:01c'est pas la même chose
42:02je voulais réagir
42:03Sandra
42:04vous dont la fille
42:05est partie en Roumanie
42:06elle a constaté
42:07parce que la Roumanie
42:08c'était l'ex-pays
42:09de Ceausescu
42:10un des plus pauvres
42:11en Europe
42:11dans les hôpitaux
42:13on traite mieux
42:14les étudiants en médecine
42:15et les médecins
42:16et les infirmières
42:17qu'en France ?
42:18alors il y a plusieurs hôpitaux
42:20parce qu'à Clouge
42:22c'est un peu différent
42:23il n'y a pas un hôpital
42:25avec toutes les spécialités
42:27il y a plusieurs hôpitaux
42:29et chaque hôpital
42:29a une spécialité
42:30psychiatrie
42:31maternité
42:32chirurgie
42:32et donc elle est passée
42:34dans plusieurs hôpitaux
42:36et elle ne s'est jamais plein
42:38mais je pense qu'ils ont évolué
42:41qu'ils sont en train
42:41de se moderniser
42:44régulièrement
42:44et de façon
42:45très importante
42:47d'accord
42:48et aujourd'hui
42:49elle ne regrette absolument pas
42:50d'être partie en Roumanie
42:51votre fille ?
42:52non pas du tout
42:53parce qu'elle a
42:54beaucoup étudié
42:55elle a bien réussi
42:56elle a réussi
43:08avec les patients
43:09mais les études sont en français
43:11et non
43:13elle n'a pas du tout regretté
43:15pas du tout
43:16elle a même eu la bourse au mérite
43:18par rapport à ses résultats
43:21de l'Union Européenne
43:22elle a pu vivre une vie d'étudiante
43:25en respirant
43:26en dehors des examens
43:27bien sûr
43:27ce qu'elle n'aurait pas eu en France
43:29oui
43:31et quand vous leur parlez
43:33j'ai l'impression
43:33qu'il n'y en a aucun qui regrette
43:34et elle veut revenir en France
43:36à la fin de ses études ?
43:37et bien je ne sais pas
43:38là elle fait son internat
43:40et bon
43:41je ne sais pas
43:42ce qu'elle va faire
43:43mais ce que je sais
43:44c'est que beaucoup d'enfants
43:45ne font pas l'internat en France
43:47il y en a beaucoup
43:48en Belgique
43:48en Suisse
43:50ils ne reviennent pas
43:51forcément ici
43:52non mais c'est complètement fou
43:53parce qu'on dégoûte
43:54des jeunes
43:55qui ont du talent
43:55qui ont du potentiel
43:57qui ont de la qualité
43:57de travailler dans leur propre pays
44:00ça je pense quand même
44:01que ça va être
44:01un des gros gros enjeux
44:03de 2027
44:04on va donner la parole
44:05à Marie-Alice
44:06qu'on avait eu en premier
44:07pour conclure
44:08parce qu'elle a
44:08sa tournée à faire
44:10quand vous entendez tout ça
44:11ce forum
44:12que les vraies voix
44:13font parler la France
44:14sur Food Radio
44:15vous ne dites pas
44:16qu'on est quelque part
44:17en écoutant les gens de terrain
44:19les gens qui connaissent
44:20un peu une boîte à idées
44:22Marie-Alice
44:23alors moi je suis très inquiète
44:25comme disait tout à l'heure
44:26mon collègue Dominique
44:29c'est à dire que
44:30les personnes âgées de demain
44:32c'est nous
44:33oui c'est clair
44:34les patients de demain
44:34c'est nous
44:35et que va-t-il nous rester
44:37on a quand même
44:38en France
44:39on avait
44:40enfin je ne voudrais pas
44:41employer ce temps
44:42ce temps-là
44:44un système de santé
44:46qui n'est pas légal
44:48et on est
44:48on est en train
44:49de tout envoyer
44:52baldinguer
44:53moi j'ai des patients
44:55désespérés
44:55qui me disent
44:56mais enfin
44:56vous êtes infirmière
44:57des médecins
44:58vous devez en connaître
44:59vous devez bien
45:00en connaître un médecin
45:01qui puisse me prendre
45:02voilà
45:03et c'est vrai que
45:04dans les campagnes
45:06on est face
45:07au désarroi
45:08à des diagnostics
45:10des pauses de diagnostics
45:11entre autres
45:12de cancer
45:12etc
45:13très tardif
45:15j'ai travaillé
45:16avec l'équipe
45:16d'Agen
45:17pour
45:18la création
45:19d'une CPTS
45:21qui permet
45:22de regroupement
45:22des professionnels
45:24c'est un
45:27regroupement
45:27de professionnels
45:28c'est-à-dire
45:29qu'on met
45:30en réseau
45:30des dentistes
45:32des pharmaciens
45:33des infirmières
45:34des orthophonistes
45:35pour qu'on sache
45:37pour qu'on puisse
45:38avoir
45:39c'est un peu
45:40notre boîte à idées
45:40tiens on a besoin
45:41de quelqu'un
45:42dans cette zone-là
45:43peut-être que toi
45:44tu peux y aller
45:45voilà
45:46c'est un peu
45:47c'est un peu ça
45:48et dans le Lot-et-Garonne
45:50on a mis en place
45:51également
45:51un médico-bus
45:53c'est-à-dire qu'il y a
45:53un bus
45:54qui se déplace
45:56voilà
45:57pour que les gens
45:58puissent
45:58avec des médecins
45:59un médecin retraité
46:00et une infirmière
46:01oui
46:03qui vont
46:05qui vont vers les gens
46:07vers les patients
46:07qui ne conduisent plus
46:09qui ne peuvent pas
46:10très bien
46:10belle initiative
46:12voilà
46:12et c'est vrai que
46:15merci beaucoup
46:15Marie-Alice
46:16l'émission arrive à sa fin
46:17merci à vous
46:18on vous embrasse
46:20ainsi que vos patients
46:20ainsi que tous nos auditeurs
46:22Gérald, Dominique, Frédéric, Cyril, Sandra
46:24on embrasse également
46:25votre fille Sandra
46:26on lui souhaite un bon interdit
46:27on embrasse tout le monde
46:28Philippe
46:28et puis nous on se retrouve
46:29demain 19h-20h
46:30pour la libre antenne
46:31les Révois font parler
46:32de la France
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