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Dominique de Villepin ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères sous Jacques Chirac dresse un constat sans appel sur la fin du macronisme.
Face à Apolline de Malherbe sur BFMTV le diplomate analyse les dangers du Rassemblement national et explique pourquoi il refuse de mettre le parti de Marine Le Pen sur le même plan que la France insoumise.
Une vision gaulliste pour 2027 qui prône le retour du référendum et d’un président arbitre pour sortir du théâtre politique actuel.

#Villepin #Politique #Démocratie #LFI #RN

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Réponses au quiz de fin :
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Quels présidents forment ce cycle avec Emmanuel Macron selon De Villepin ? ➡ Sarkozy et Hollande.
Quel est le dernier président à avoir représenté la fonction d'arbitre selon lui ? ➡ Jacques Chirac.
Quelle étiquette politique Dominique de Villepin revendique-t-il ? ➡ Le gaulliste.

Catégorie

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Éducation
Transcription
00:00C'est-à-dire, est-ce que vous accepteriez de travailler avec le RN et avec LFI ?
00:03Je dis clairement, je ne mets pas le Rassemblement national et LFI dans la même...
00:10Donc vous pourriez travailler avec LFI, mais pas avec le RN ?
00:12Je pense que ces parties vont être amenées à se métamorphoser, sans doute, dans le cadre de la campagne.
00:22L'héritage qui est celui du Rassemblement national, qui est un héritage très lourd,
00:26à la fois de xénophobie, de racisme, préférence nationale.
00:30Quand j'entends les patrons recevoir aujourd'hui le Rassemblement national,
00:34ils oublient qu'au cœur du projet, au cœur du projet de Marine Le Pen, il y a la priorité
00:39nationale.
00:39C'est-à-dire que les entreprises sont obligées de...
00:42C'est une faute que les patrons...
00:44Mais c'est un changement de démocratie et c'est un changement de monde.
00:55Dominique de Villepin, vous êtes donc l'ancien ministre des Affaires étrangères, l'ancien Premier ministre
00:58et de plus en plus candidat à l'élection présidentielle.
01:01Alors vous ne le dites pas tout à fait officiellement, mais quand on regarde ne serait-ce que vos réseaux
01:04sociaux,
01:05vous avez lancé un quasi-clip de campagne.
01:07Ça s'appelle « La France que nous aimons ».
01:09Il y a des morceaux de votre grand discours devant l'amphithéâtre de la Sorbonne.
01:14Il y a ce que vous aimez de la France, dites-vous.
01:17Il y a vos inquiétudes sur la fin d'une idée universelle, sur la fin d'une sorte de vivre
01:22ensemble, on le sent bien.
01:23Vous êtes de droite ou vous êtes de gauche ?
01:25Alors nous sommes à la fin d'un cycle.
01:27Je vais essayer de vous répondre précisément.
01:29Nous sommes à la fin d'un cycle qui a commencé en 2007.
01:34Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron.
01:38J'ai une conviction.
01:39C'est que le sarkozisme, le hollandisme et le macronisme ont fait leur temps.
01:45Il faut tourner la page.
01:48Nous sommes aujourd'hui en train de rentrer dans un nouveau monde,
01:51à la fois sur le plan international et en même temps sur le plan national.
01:56Et ce constat apporte en moi une conviction.
02:01Et cette conviction, c'est que tous ceux qui aujourd'hui ont été ou sont les héritiers de ces trois
02:09périodes...
02:10Vont devoir quoi ? Quitter ?
02:13Quitter la scène ?
02:13... auront beaucoup de mal à porter une ambition dans l'élection présidentielle.
02:17Je vois bien que ça commence pour vous, effectivement, après le chiracisme.
02:22Cette période dont vous dites qu'il faut qu'elle s'arrête.
02:24Après, tous ceux qui dans la Ve République, du général de Gaulle jusqu'à François Mitterrand et Jacques Chirac,
02:30ont eu une conception de la fonction présidentielle qui était à la hauteur des besoins.
02:37C'est-à-dire une fonction d'arbitre.
02:39Nous aurions bien besoin d'un arbitre aujourd'hui dans notre pays pour établir la sérénité,
02:43et pour permettre à nos institutions de fonctionner un arbitre, un garant et un stratège.
02:49La grande ambition française aujourd'hui, elle est double.
02:51Ça veut dire que vous n'allez pas rentrer, on le voit bien pour l'instant dans vos discours,
02:54c'est effectivement des stratégies, des grands plans pour la France.
02:58Mais pour l'instant, je ne sais pas en tout cas ce que vous pensez de l'âge légal de
03:02la retraite,
03:03de la légalisation du cannabis, de la question des impôts, des charges, du chômage.
03:10Toutes ces questions sont importantes.
03:11Mais le grand enjeu pour la France, c'est d'être capable de mener une double bataille.
03:17La bataille de la souveraineté.
03:18Comment faisons-nous pour rester un pays indépendant dans les prochaines années,
03:22à l'échelle de la France et à l'échelle de l'Europe ?
03:24Mener la grande bataille qui s'annonce pour 2027,
03:26et qui prime sur toutes celles que vous avez annoncées,
03:30qui est la bataille de la démocratie.
03:32Si le Rassemblement National arrive au pouvoir en 2027,
03:36nous changeons de monde.
03:37Nous entrons dans une démocratie illibérale.
03:42Votre ancienne famille politique, c'est-à-dire la droite,
03:45aujourd'hui est représentée par des gens comme Bruno Retailleau,
03:48qui lui met dos à dos le Rassemblement National et la France Insoumise.
03:52Est-ce que vous estimez que le danger est le même d'un côté ou de l'autre ?
03:55Le petit théâtre politique aujourd'hui, tel que nous le voyons,
04:00c'est un théâtre ancien.
04:02Et les personnages qui s'agitent sur la scène et qui gesticulent
04:05sont des personnages de carton-pâte.
04:08J'écoutais hier Bruno Retailleau égrener ces quelques mesures.
04:13Est-ce que vous pensez, en appliquant tout cela,
04:15que c'est susceptible de changer notre pays ?
04:19Aujourd'hui, nous sommes dans une épreuve terrible.
04:22Mais vous ne m'avez pas dit si vous étiez de droite ou de gauche ?
04:24Oui, mais j'y viens.
04:25La question de la démocratie et la question du rassemblement sont incontournables.
04:30Quoi qu'il arrive en 2027,
04:32vous ne pourrez pas faire passer des réformes avec 50% plus une voix.
04:37C'est-à-dire que la démocratie représentative ne suffit pas.
04:40C'est-à-dire qu'être de droite ou de gauche ne suffit pas.
04:43Les candidats de droite ou de gauche ne pourront pas gouverner la France après 2027.
04:49Qu'est-ce que ça veut dire ?
04:50Ça veut dire que nous devons inventer un nouveau modèle de démocratie,
04:53à la fois sociale,
04:54qui rassemble les partenaires sociaux très en amont des réformes,
04:57en même temps citoyenne.
04:58Il faut embarquer tous les citoyens.
05:00C'est-à-dire qu'il faudra réhabiliter le référendum
05:03et en même temps, il faudra, à travers les conventions citoyennes,
05:06faire vivre notre démocratie.
05:08Il faut donc se convaincre
05:09qu'une réforme des retraites à 50 plus 1
05:12ne passera pas, pas plus que n'est passée la réforme Macron.
05:15Et ça veut dire quoi ?
05:16Ça veut dire qu'il faut un président
05:19qui soit capable de présider
05:21et qui soit donc capable de dépasser le clivage
05:24de la droite et de la gauche.
05:25Donc vous n'êtes ni de droite ni de gauche ?
05:26Je suis gaulliste.
05:27Et ça veut dire quoi ?
05:28Ça veut dire que moi, je peux,
05:29et nous ne sommes pas nombreux,
05:31travailler avec tout le monde.
05:33Je peux travailler avec les partis politiques
05:35tels qu'ils sont,
05:37tout en laissant les partis politiques...
05:38Avec tous ?
05:39C'est-à-dire, est-ce que vous accepteriez
05:40de travailler avec le RN et avec LFI ?
05:42Je dis clairement,
05:43je ne mets pas le Rassemblement National et LFI
05:47dans la même...
05:49Donc vous pourriez travailler avec LFI
05:50mais pas avec le RN ?
05:51Je pense que ces partis vont être amenés
05:57à se métamorphoser sans doute
05:58dans le cadre de la campagne.
06:01L'héritage qui est celui du Rassemblement National,
06:03qui est un héritage très lourd
06:05à la fois de xénophobie, de racisme,
06:08préférence nationale.
06:09Quand j'entends les patrons recevoir aujourd'hui
06:12le Rassemblement National,
06:13ils oublient qu'au cœur du projet,
06:15au cœur du projet de Marine Le Pen,
06:17il y a la priorité nationale.
06:18C'est-à-dire que les entreprises sont obligées de...
06:21C'est une faute que les patrons...
06:23Mais c'est un changement de démocratie
06:25et c'est un changement de monde.
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