00:00– Je comprends l'inquiétude du Premier ministre,
00:03parce qu'il avait fait une bonne sortie, il avait ça à son acquis,
00:07et je pense que les Français saluaient la façon dont il avait les gérés
00:12à tout le moins les derniers jours.
00:14Donc ce redépart ressemble à un mauvais vaudeville,
00:18une sorte de gouvernement de la dernière chance avant la dissolution,
00:22c'est dire à quel point l'heure est grave pour tous les Français.
00:25Alors l'heure de vérité, heure de gravité,
00:29je crois que c'est important que la classe politique aujourd'hui
00:31mesure la responsabilité qui est la sienne, toute la classe politique.
00:38La dissolution, le retour devant les Français, ce n'est jamais une mauvaise chose,
00:43c'est toujours donner la parole.
00:44– Vous l'appelez de vos voeux ce soir ?
00:45– C'est toujours donner la parole au peuple.
00:47Mais dans quel contexte est-on ?
00:50On est depuis 2024 face à un Président de la République
00:53qui est sourd aux demandes des Français.
00:56Et on est étape après étape dans une situation qui s'aggrave,
01:02sans budget, dans un pays qui est aujourd'hui paralysé
01:05sur le plan économique, avec des entreprises qui s'inquiètent
01:09pour leur avenir, et dans des institutions
01:11qui sont profondément malmenées.
01:14Donc on peut être inquiet pour la démocratie française,
01:17et on voit bien qu'on s'avance vers ce qui ressemblerait
01:21à une crise de régime.
01:23– Sous-titrage Société Radio-Canada
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