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Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.
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00:00Et nous accueillons Philippe Grancola, directeur de recherche au CNRS et auteur de Loi du plomb,
00:06le débat confisqué et alerte aux fausses informations sur la santé et l'environnement,
00:10publié aux éditions du Faubourg en avril 2026.
00:13Bonsoir Philippe Grancola.
00:15Bonsoir.
00:16Alors, avec vous bien sûr, on va parler biodiversité, on va parler reforestation,
00:21après ces incendies absolument massifs qui ont touché notamment la Gironde et les Landes.
00:26Après un incendie de cette ampleur-là, comment une forêt se reconstruit-elle concrètement
00:31et surtout sur quel calendrier on peut espérer ?
00:34Est-ce qu'on parle d'années, de dizaines d'années ?
00:38Malheureusement, là, il s'agit effectivement de dizaines d'années, de décennies.
00:41Et j'en profite pour remarquer en fait qu'en termes de forêt,
00:45il s'agit plutôt d'une plantation d'arbres ou d'une série de plantations d'arbres.
00:48On n'est pas sur un massif forestier relativement naturel,
00:52comme par exemple la forêt de Fontainebleau qui a également subi un incendie récemment.
00:57Donc là, on est vraiment sur de très nombreuses plantations privées de conifères.
01:03Malheureusement, ce sont des arbres extrêmement inflammables
01:05et qui sont particulièrement affectés par le dessèchement lié aux dernières cléicules.
01:10Alors, vous plaidez pour ne pas replanter à l'identique, mais pour diversifier les espèces.
01:16Alors, on sait que le pain maritime est très inflammable,
01:19avec un sous-bois de bruyère, de fougère.
01:21Est-ce que le pain maritime reste quand même un mauvais choix pour l'avenir ?
01:24Et si oui, par quoi on le remplace ?
01:26Sachant qu'il existe même une diversité génétique au sein même de ces pains.
01:30Oui, effectivement, c'est vraiment un problème de paysage.
01:33Ce n'est pas seulement un problème d'espèce de substituer une espèce à une autre, par exemple,
01:37parce qu'il y a effectivement des pains qui sont différents du point de vue de leur inflammabilité,
01:42c'est-à-dire leur capacité finalement à brûler quand il y a des départs de feu
01:47après des épisodes de sécheresse extrême comme ceux que nous vivent dans le cadre du dérèglement climatique.
01:52En réalité, bien sûr, il y a des mesures qui avaient déjà été prises après les premiers incendies de 2022
01:57et qui consistaient à fabriquer des couverts forestiers un peu plus mixtes,
02:01dans lesquels on n'a pas seulement des pains, mais on a également des feuillus.
02:04Certains chênes préservent un peu plus l'humidité, ils sont un peu moins inflammables.
02:09Bien évidemment, ce n'est pas seulement un problème d'espèce,
02:12comme je le disais auparavant, c'est vraiment un problème de paysage
02:15dans lequel on doit avoir finalement des espèces de pare-feux naturels.
02:18Il faut se rappeler qu'au milieu du 19e siècle, avant le développement de cette cible culture industrielle,
02:24on avait un milieu qui était extraordinairement divers,
02:27avec des milieux, avec des zones marécageuses, des pâtures, des landes, etc.
02:33Et on a évidemment supprimé l'ensemble, la plupart de ces milieux,
02:38au bénéfice d'une silviculture extensive,
02:40alors qu'il y a de grands avantages au plan économique, bien sûr.
02:44Mais néanmoins, malheureusement, dans le cadre du dérèglement climatique,
02:48malheureusement, ce ne sont pas des plantations qui sont durables.
02:51Et on le voit aujourd'hui, les drames sont terribles.
02:54Les personnes qui perdent leur maison, des pompiers qui risquent leur vie,
02:57et puis aussi, finalement, des propriétaires de parcelles plantées de colifères
03:02qui, finalement, ont perdu leur capital, leur investissement.
03:05Alors, certains se sont assurés, d'autres non.
03:07Finalement, on s'aperçoit que c'est un drame, parce que, malheureusement, ce n'est pas durable.
03:11Et là, on est dans le moment des incendies, mais il faut se rappeler aussi qu'il y a quelques
03:15mois,
03:17ces plantations étaient menacées aussi par des arrivées de parasites.
03:20On a des petits verres, des hématodes, qui peuvent parasiter les pains, les rendre grandement malades.
03:25Et, en fait, on était déjà sous le coup de l'herbe de ce type,
03:28parce qu'évidemment, quand on a des énormes peuplements constitués de la même espèce sur des hectares et des hectares,
03:34c'est une cible toute désignée pour des agresseurs, des insectes, des verres,
03:39d'autres espèces qui consomment les pains cultivés.
03:43Alors, vous évoquez aussi la possibilité de créer une nouvelle source d'eau dans la région,
03:48alors, pour protéger la forêt, pour évidemment avoir un accès aussi,
03:51si d'aventure, des incendies, ces incendies se déclarent,
03:54et donc, du coup, on pourrait aller extrêmement vite.
03:56Sous quelle forme pourrait prendre cette nouvelle source d'eau ?
03:59Alors, effectivement, c'est très important dans le cadre d'un paysage naturel,
04:04et en particulier quand on est dans des épisodes de dérangement climatique,
04:09avec des épisodes qui peuvent être très variés selon les années.
04:12Là, on est dans une calicule estivale,
04:16mais on peut avoir des printemps très pluvieux, trop pluvieux,
04:20ou des printemps trop secs.
04:23On peut avoir finalement des épisodes dont l'intensité est différente au niveau de l'eau crée,
04:27bien sûr, même si globalement on est dans un réchauffement.
04:30Et donc, de fait, on doit arriver à maîtriser mieux le cycle de l'eau.
04:35Le cycle de l'eau, c'est de l'eau qui arrive bien sûr par les précipitations,
04:38et puis qui finalement passe dans les nappes phréatiques ou reste dans des structures superficielles
04:44comme des lacs, des étangs, des rivières, etc.
04:46Ce cycle de l'eau, il faut arriver à la ralentir.
04:49Et le ralentir, ça veut dire finalement essayer de restaurer tous les endroits
04:55où l'eau naturellement est lente,
04:57c'est-à-dire des zones humides, des brames morts de flèves, etc.
05:02Et évidemment, c'est plus ou moins facile selon les régions.
05:05Par exemple, je parlais tout à l'heure de la forêt Fontainebleau.
05:07Là, on est sur des sols sableux.
05:09On a très peu finalement de milieux humides.
05:11Alors, on a quelques petits rocheveux qui sont plus vêtes et qui accueillent un peu d'eau.
05:14On a des sols argileux au nord où on a quand même un petit peu de milieux aquatiques.
05:20Et la plupart des temps, il est très difficile de retenir en jeu sur des sols sableux.
05:23Dans les Landes, on avait autrefois des milieux humides
05:27dont d'ailleurs certains sont encore conservés, précieusement conservés.
05:31Il faudrait arriver finalement à recréer au plan hydrologique,
05:35dans le paysage, ce type de structure.
05:37C'est de l'ingénierie écologique.
05:40C'est un peu compliqué, ça prend un peu de temps.
05:43Mais finalement, le coût que cela représente est bien moindre
05:46que les dommages que l'on constate actuellement,
05:48dont le chiffrage est absolument faramineux.
05:51Gilles Boutin.
05:52Oui, bonsoir.
05:53Je suis assez bluffé de vous entendre dire,
05:56parce qu'effectivement, je me posais la question,
05:58est-ce qu'il est possible de rétropédaler et remonter 150 ou 160 ans en arrière
06:02pour retrouver le milieu tel qu'il était à peu près ?
06:07Et je voulais savoir, dans votre scénario idéal,
06:10il faudrait reconstituer quelle superficie de forêt
06:17pour retrouver un semblant d'équilibre et de sécurité ?
06:20Philippe Grand-Colin.
06:22Oui, merci.
06:23Effectivement, vous avez tout à fait raison.
06:24C'est un vrai problème parce qu'aujourd'hui, finalement,
06:27on hérite d'une situation qui s'est développée depuis plus d'un siècle.
06:31Donc évidemment, il n'est pas question de rétropédaler en quelques années.
06:34C'est quelque chose de relativement compliqué à mettre en place.
06:37Puis en plus, on est sous forçage climatique.
06:39C'est-à-dire, si on n'était pas en dehors, en permanence, des normales saisonnières,
06:42on aurait un peu plus de temps pour faire tout ça.
06:45Et là, en fait, ça veut dire qu'il faut avoir à la fois préserver les biens des personnes
06:52qui exploitent des surfaces plantées d'arbres, préserver une cilière bois,
06:57arriver à préserver un paysage dans lequel on intègre les différents éléments dont on vient de parler.
07:01Quand on voit les pompiers ou les services de sécurité aujourd'hui
07:05qui créent des pare-feux aux bulldozers en catastrophe à toute vitesse
07:08pour éviter les propagations, finalement, ils essayent de restituer dans l'urgence absolue
07:13une diversité de paysages qu'on peut avoir avec des surfaces de pare-feux
07:18qui sont faites dans un certain nombre de natifs forestiers.
07:21Mais comme vous l'avez remarqué, effectivement, ce sont des processus qu'il faut engager dès maintenant,
07:26qu'on a essayé d'engager après 2022, mais de mon point de vue, pas assez vigoureusement.
07:31Et malheureusement, en fait, ce sont des processus qui vont prendre plusieurs décennies à être mis en place,
07:36bien évidemment, à replanter des arbres de toute façon.
07:38Par exemple, quand on parle de replanter les plantations qui ont brûlé,
07:41même si on les replante de manière mixte, c'est évidemment un phénomène de croissance des arbres
07:47qui va demander plusieurs années, surtout que le climat ne sera pas forcément notre meilleur allié.
07:51Philippe Grancola, parlons un peu budget, le guichet d'aide au renouvellement forestier
07:56lancé en 2024 pour adapter les forêts au changement climatique.
08:00Il a été fermé, puis rouvert, puis refermé en juin, faute de crédit.
08:05Est-ce que cette instabilité budgétaire compromet également les stratégies d'adaptation
08:09malgré la meilleure volonté du monde ?
08:12Effectivement, on ne peut pas dire que ça aide d'avoir finalement des politiques qui vont et qui viennent
08:15et qui ne permettent pas finalement à toutes les parties prenantes, quelles qu'elles soient,
08:20que ce soit des particuliers, que ce soit les collectivités, etc.,
08:24de s'engager dans des processus qui, comme on l'a vu, demandent un certain nombre d'années pour être
08:28mises en place.
08:29Et puis, il faut se rappeler aussi quelque part que malheureusement, la législation, dans d'autres aspects, n'aide pas.
08:35Aujourd'hui, quand on est un propriétaire foncier, on peut couper à blanc une forêt finalement
08:40qui va être assez équilibré, puis la replanter en conifère.
08:43Quel que soit finalement la latitude en France métropolitaine sous laquelle on va avoir ce type d'opération,
08:50évidemment, quelque part, on sait très bien que dans un contexte croissant de canicules
08:56et d'épisodes de sécheresse, sans tout couper d'épisodes de pluie intense,
09:01on doit avoir un vrai problème avec des plantations de canicules de conifères.
09:05Il faut se rappeler que cette stratégie de couper à blanc et de reforester à la basique,
09:10parce qu'évidemment, quand on reforeste, on a envie d'en tirer le bénéfice,
09:13et puis on reforeste en conifère, on peut en tirer le bénéfice dans sa vie d'humain.
09:17Si on reforeste en feuillus, évidemment, ça va nous demander beaucoup plus de temps.
09:20Donc là, il y a vraiment un enjeu à ce que toutes les parties prenantes interviennent
09:24et aide les investisseurs privés, aide finalement tous les autres parties prenantes
09:32à aller de l'avant de manière finalement à conserver le bénéfice d'une gestion du milieu naturel.
09:38Vincent Roy.
09:39Oui, bonsoir. Est-ce que vous croyez en l'utilité de Mégabassine ?
09:45Philippe Grancola.
09:45Oui, là encore, on est dans une transition.
09:48On est dans une situation aujourd'hui, on a 350 000 entreprises à l'école,
09:52on a 150 000 éleveurs.
09:54Pour beaucoup d'entre eux, c'est une catastrophe,
09:56parce qu'ils ont beaucoup de mal à dégager un revenu digne et à vivre de leur travail,
10:02alors qu'ils ont un savoir-faire et ils déploient une énergie absolument colossale.
10:07Et malheureusement, en fait, on le sait, un certain nombre d'entre eux
10:12appartiennent finalement à des tiers de production qui ont du mal à les renouveler.
10:15Et puis surtout, ils produisent des grandes cultures,
10:20ils ont des grandes cultures qui ne sont pas forcément adaptées au climat qui arrive.
10:24Si vous produisez par exemple du maïs dans certaines zones françaises,
10:27un peu au sud aujourd'hui, vous êtes victime des canicules estivales.
10:31Le maïs, c'est une plante qui a besoin d'humidité pendant le mois de juillet.
10:34Et évidemment, c'est relativement rarement le cas dans un climat un peu sec du sud de la France.
10:41Donc on essaie d'irriguer.
10:42Alors évidemment, on a envie d'avoir de Mégabassine.
10:44Et évidemment, dans un moment de transition, c'est important d'avoir un certain nombre de retenues d'eau,
10:49notamment des retenues collinaires qui ont le gros avantage de ne pas être remplies en pompant dans les nappes ou
10:56dans les rivières,
10:57mais d'être remplies finalement avec les écoulements naturels quand il y a des pluies importantes,
11:02importants au l'hiver ou au printemps.
11:04Il faut quand même se rendre compte que de toute façon, avec par exemple les canicules que nous venons de
11:10vivre,
11:11la plupart des cultures qui sont irriguées, mis à part les cultures maraîchères peut-être,
11:16subissent des épisodes d'échaudage.
11:18C'est-à-dire que les plantes sont littéralement grillées par la chaleur.
11:21Et finalement, l'utilité d'une Mégabassine dans ce contexte-là est très relative.
11:27Donc on est vraiment dans un phénomène où on doit employer cette floccution maintenant célèbre du « en même temps
11:34»,
11:34c'est-à-dire qu'en même temps, on doit arriver à permettre à des cilies résistantes de ne pas
11:39mourir,
11:40les entreprises agricoles de continuer à exister,
11:43qui en même temps, on doit arriver à promouvoir une adaptation,
11:47c'est-à-dire à transférer des cultures gourmandes en eau un peu plus au nord,
11:52à implanter des cultures un peu moins gourmandes en eau dans les régions où soit le sol, soit le climat
11:57est vraiment défavorable à ce type de culture.
12:00Et puis surtout, aider à une agriculture de circuit court, livrière,
12:05qui fait vraiment défaut en France actuellement et qui est très mal rémunérée,
12:09donc il doit tout plier l'aider.
12:11Alors certains visiteurs semblent avoir moins conscience aussi du risque incendie.
12:16Est-ce que, selon vous, il faut davantage éduquer le public, évidemment, à ces risques ?
12:21Ça paraît à peu près sûr, mais quelles seraient vos préconisations à vous, Philippe Grancola ?
12:25Comment on sensibilise une population qui ne s'y connaît pas forcément
12:28à justement ce risque incendie qui, par ailleurs, va devenir de plus en plus grand
12:32au fur et à mesure des années ?
12:36Effectivement, c'est un sujet très important.
12:38On le sait, le forçage climatique fait que maintenant,
12:42il suffit de très peu de choses, finalement, pour provoquer des incendies désastreux
12:46qui ont des conséquences épouvantables.
12:48Donc il y a vraiment un enjeu à faire comprendre ces questions-là.
12:51Je pense qu'il faut évidemment beaucoup de pédagogie, beaucoup d'informations,
12:54mais je pense aussi qu'il ne faut pas hésiter à surprendre un petit peu.
12:58Quand on discute avec des pompiers,
13:02j'ai eu l'occasion plusieurs fois de discuter avec des experts pompiers
13:06qui intervenaient en prévention et on a des chiffres, vous voyez,
13:11qui sont assez extraordinaires.
13:12Quand on vous explique, par exemple, qu'un pain, comme ce dont on vient de parler,
13:15peut s'enfermer en deux secondes des racines à la cime de l'arbre
13:21dans des conditions de sécheresse intense.
13:24Quand on vous explique que le front d'un incendie peut se déplacer jusqu'à 10 km heure
13:29et si vous êtes devant ce front à pied, vous n'avez aucune chance d'en échapper,
13:33je pense que c'est quelque chose, c'est comprendre aussi aux personnes
13:36que ces phénomènes peuvent être d'une brutalité inouïe.
13:39Donc jeter un égo par terre ou faire des travaux de débroussaillage,
13:43même s'ils sont autorisés, il va falloir aussi qu'on revoie
13:47un peu notre réglementation de ce point de vue-là.
13:49C'est prendre des risques insensés parce que le feu va très, très vite.
13:53Et ce n'est pas parce qu'on voit quelques flammèches par terre,
13:57il ne suffit pas de les piétiner pour stopper un feu.
14:01Quand il y a un début de feu, dans des conditions comme celles que nous vivons actuellement,
14:05c'est déjà trop tard.
14:06Alors Philippe Grancola, on répète également que 90% des incendies sont d'origine humaine,
14:11mais je voudrais parler avec vous des 10% qui restent.
14:14Et donc évidemment du rôle aussi du dérèglement climatique,
14:17de la canicule, des orages secs qui peuvent aussi déclencher un feu.
14:21Comment un feu se déclenche sans aucune intervention humaine ?
14:24Alors en fait, ce qu'il faut bien comprendre, si vous voulez,
14:26c'est que le forçage climatique, il agit sur tous les feux.
14:29Parce que même si 90% sont déclenchés par surtout des incendiaires
14:34et puis évidemment quelques personnes déséquilibrées, des pyromanes,
14:38il faut savoir que ces incendies n'auraient guère de conséquences
14:41si on n'était pas dans une période de canicule provoquée par le dérèglement climatique.
14:45Mais indépendamment de ça, effectivement, le problème c'est que quand le dessèchement
14:49est tel que ce micro dont on est témoin aujourd'hui,
14:52c'est que le risque de feu, il est quasiment inévitable
14:56parce que toutes les circonstances peuvent provoquer sur un paysage
14:59de quelques dizaines de milliers d'hectares.
15:01Il peut y avoir des phénomènes d'autocombustion
15:03avec des masses de matière végétale par exemple dans des compositions.
15:07Il peut y avoir des foudres, bien sûr, des orages, des éclairs.
15:12Et puis, bien sûr, il peut y avoir aussi des imprudences humaines.
15:15Mais même ces imprudences humaines ont des conséquences
15:18qui sont absolument démesurées.
15:20Donc, bien entendu, il faut les prévenir.
15:23Il pourrait bien être à la fois pédagogue, préventif et aussi réprécif.
15:28Mais il faut aussi se rendre compte que de toute façon,
15:31on est dans une circonstance où ça peut démarrer tout seul
15:35avec des autocondustions ou avec des éclairs, avec la foudre.
15:39Merci Philippe Grand-Colant.
15:41Un grand merci Philippe Grand-Colant,
15:43directeur de recherche au CNRS et auteur de Loi du plomb,
15:46le débat confisqué publié en 2026 aux éditions du Faubourg.
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