00:00– Qu'a fait Gallimard pour que vous partiez chez Grasset ?
00:02– Mais c'est ce qu'on est en train de vous dire,
00:03c'est que j'étais mal à l'aise dans une maison d'édition,
00:07je ne pouvais pas publier mon livre qui dénonce précisément
00:13ma libération par la négociation, c'est-à-dire qui fait de moi un otage.
00:16Non, je ne suis pas un otage, je suis un homme libre qui se bat.
00:19– Et Gallimard n'aurait pas publié ce livre ?
00:21– Non, ils ont fonctionné sur cette ligne larme
00:24et qui m'a paru comme étant une sorte,
00:28une supplication au service algérien,
00:30vous voyez, regardez Boulim sans salle,
00:32c'est un grand écrivain, il est gentil, il est malade,
00:34libérez-le s'il vous plaît.
00:36Ah non, non, mais ça quand j'entendais ça en prison,
00:38j'avais envie de me connaître la tête.
00:39– Donc votre décision, elle était prise en prison ?
00:40– Voilà, mais quand j'entendais dire des gens qui tapaient sur la table,
00:44qui faisaient tous les plateaux de télévision,
00:46qui m'oblisaient, à ça moi j'étais heureux quand j'étais en prison,
00:49je me suis dit, moi c'est de cette façon-là que je veux être libéré.
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