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  • il y a 20 heures
Au programme de cette nouvelle édition de "En direct du Sénat", Emmanuel Moulin sera bien le prochain gouverneur de la banque de France. Sa candidature a été validée par le Parlement hier, sur fond de polémique¿: l’opposition accuse le président de la République de verrouiller les institutions. Également à la une cette semaine, le Sénat qui examine le projet de loi surnommé «¿Ripost¿» avec des mesures contre le narcotrafic, les rave parties, le protoxyde d’azote ou encore les rodéos urbains. Troisième titre cette semaine¿: et la commission d’enquête sur les marges de la grande distribution qui remettait ses conclusions cette semaine. Et enfin, le Parlement qui vote pour le dégel partiel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie, à six semaines des élections provincial, nous verrons les enjeux de ce texte examiné en express. Année de Production :

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00:00:11Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition en direct du Sénat.
00:00:15Votre programme qui revient tous les jeudis sur les temps forts de l'actualité de la Chambre haute du Parlement.
00:00:19Voici les titres cette semaine.
00:00:21À la une, Emmanuel Moulin sera bien le prochain gouverneur de la Banque de France.
00:00:25Sa nomination a été validée par le Parlement hier sur fond de polémique.
00:00:30L'opposition accuse le président de la République de verrouiller les institutions.
00:00:34Également à la une, cette semaine, le Sénat qui examine le projet de loi surnommé Riposte,
00:00:38avec des mesures contre le narcotrafic, les rêves partis, le protoxyde d'azote ou encore les rodéos urbains.
00:00:44Troisième titre cette semaine, la commission d'enquête sur les marges de la grande distribution qui remettait ses conclusions ce
00:00:51matin.
00:00:51Et enfin, le Parlement qui vote pour le dégel partiel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie à six semaines des
00:00:58élections provinciales.
00:00:58Nous verrons les enjeux de ce texte examiné en express cette semaine.
00:01:06Mais d'abord donc, les deux commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat qui ont validé la
00:01:13nomination d'Emmanuel Moulin au poste de gouverneur de la Banque de France.
00:01:16Sur 110 voix exprimées, il a recueilli 52 voix pour, 58 voix contre.
00:01:21Mais il fallait 3 cinquièmes des voix pour empêcher sa nomination.
00:01:24Vous voyez ces extraits de son audition hier matin devant les sénateurs.
00:01:28Des extraits préparés pour Public Sénat par Mathilde Nuttarelli et Chloé Vaquette.
00:01:32C'est un honneur pour moi de venir présenter devant votre commission ma candidature pour être gouverneur de la Banque
00:01:38de France.
00:01:39Ces auditions prévues par la Constitution depuis 2008, comme l'a rappelé Monsieur le Président,
00:01:45confèrent leur légitimité aux nominations envisagées par le Président de la République.
00:01:50En les passant au crible de la représentation nationale,
00:01:54elles renforcent ceux qui sont retenus par l'appui que constitue une validation parlementaire.
00:02:00Dans le cas de la Banque de France, cette procédure garantit la compétence et l'impartialité d'une fonction
00:02:06qui, dans un monde en perte de repère, doit incarner la confiance que les citoyens portent à leur monnaie
00:02:12et conforter le rôle du gouverneur au sein de l'eurosystème.
00:02:16C'est dans cet esprit de transparence et de concorde républicaine
00:02:20que je me tiens aujourd'hui devant vous pour vous présenter mon projet et répondre à vos questions.
00:02:25Je remercie le Président de votre commission et le rapporteur général,
00:02:28ainsi que les sénateurs qui ont pris le temps de me rencontrer avant cette audition.
00:02:33Avant de répondre aux questions, je souhaiterais, dans mon intervention à liminaire,
00:02:37partager avec vous les raisons pour lesquelles je pense disposer des compétences nécessaires
00:02:41pour diriger la Banque de France, et je vous exposerai ensuite ma vision des principaux défis
00:02:45auxquels sera confronté le futur gouverneur.
00:02:49Je pense d'abord que le gouverneur de la Banque de France doit réunir quatre qualités.
00:02:53Une expérience riche et diversifiée en matière de politique économique et de stabilité financière,
00:02:59une indépendance sans faille, un talent de management pour diriger une institution forte de 9000 personnes
00:03:05et possédant des implantations dans l'ensemble du territoire,
00:03:07et enfin un profil européen et international très infirmier.
00:03:12La première qualité exigée pour la fonction à laquelle je me porte candidat est évidente,
00:03:16c'est la compétence, celle qui se forge dans l'expérience.
00:03:20Je ne vais pas vous détailler mon curriculum vitae que vous avez pu consulter à plusieurs reprises au cours de
00:03:25ma carrière.
00:03:26J'ai exercé des fonctions en lien étroit avec la Banque de France
00:03:28et œuvré pour défendre la stabilité financière et le financement de notre économie.
00:03:33Au sein du cabinet de plusieurs ministres des Finances, puis en tant que conseiller économique du Président de la République,
00:03:39enfin en tant que directeur général du Trésor, j'ai participé à la gestion de crises
00:03:43qui appelaient une réponse alliant politique économique et politique monétaire
00:03:46depuis la crise financière de 2008 jusqu'à la crise inflationniste de 2022,
00:03:52en passant par la crise de la zone euro en 2010-2012,
00:03:55ou encore la pandémie de Covid-19.
00:03:59J'ai été en première ligne lors de la crise financière de 2008 auprès de Mme Lagarde
00:04:03pour d'une part concevoir et mettre en œuvre le plan de sotage des banques françaises, y compris Dexia,
00:04:09et d'autre part pour élaborer la réglementation prudentielle
00:04:12destinée à renforcer la solidité du système financier dans le cadre du G20 et de l'Union européenne.
00:04:18J'ai également beaucoup œuvré auprès du Président Sarkozy lors de la crise de la zone euro
00:04:22pour éviter son éclatement, négocier les programmes de soutien
00:04:26et mettre en place des institutions communes, comme le mécanisme européen de stabilité,
00:04:31visant à renforcer la stabilité de la zone euro.
00:04:34Comme directeur général du Trésor, de 2020 à 2024,
00:04:37j'ai directement participé à toutes les négociations sur la réglementation bancaire et financière,
00:04:41sur l'union bancaire, sur l'union de l'épargne et de l'investissement,
00:04:44avec pour objectif de renforcer le financement de l'économie européenne
00:04:47et la stabilité et la résilience du système financier.
00:04:51Ainsi, vous le voyez, la diversité de mon parcours
00:04:54et la variété d'émissions que j'ai remplies
00:04:55me dotent d'une expérience précieuse
00:04:57pour exercer les fonctions de gouverneur de la Banque de France.
00:05:01Compétent et déterminé, je n'en suis pas moins ouvert
00:05:04et attentif aux avis divergents.
00:05:06J'entends les interrogations qui peuvent naître,
00:05:11notamment la principale.
00:05:12Cette longue expérience que je vous ai présentée
00:05:14risque-t-elle de se traduire par moins d'indépendance ?
00:05:19Je prends la question d'autant plus au sérieux
00:05:20qu'elle résonne avec un trait fondamental de ma personnalité
00:05:23qui a guidé mon parcours.
00:05:25Je suis un homme du service public,
00:05:26depuis toujours et avant toute chose.
00:05:29Sur mes 30 années de vie professionnelle,
00:05:31j'en ai passé 23 au service de l'État.
00:05:34Jamais je ne me suis substitué aux hommes politiques
00:05:37et aux femmes politiques avec lesquels j'ai travaillé
00:05:39au service de la France.
00:05:41Mes fonctions ont été celles d'un haut fonctionnaire
00:05:43chargé de préparer des décisions,
00:05:44de les présenter aux responsables politiques
00:05:46en expliquant leurs avantages et leurs inconvénients
00:05:50et de donner un avis sur les choix les plus judicieux,
00:05:53les plus pertinents,
00:05:54avant de mettre en œuvre des décisions
00:05:55une fois qu'elles ont été prises par l'autorité politique.
00:05:58Jamais je n'ai appliqué ni mes convictions,
00:06:00ni ma liberté de penser, ni mon indépendance.
00:06:02J'ai exercé mes fonctions sous différents gouvernements
00:06:05avec pour constante boussole l'intérêt général.
00:06:08Et c'est avec la même ligne de conduite
00:06:10que j'ai travaillé en administration centrale
00:06:11et en cabinet ministériel.
00:06:13Jamais je n'ai agi avec sectarisme ou esprit partisan.
00:06:17Et j'ai toujours répondu présent quand il me fallait renoncer
00:06:20à des fonctions dans le secteur privé pour rejoindre l'État,
00:06:24car le service public est ma passion autant que ma vocation.
00:06:28C'est dans cet esprit de respect des formes
00:06:31et des institutions démocratiques
00:06:32que pour veiller à ce que ma candidature
00:06:35ne puisse jamais être entachée d'un quelconque soupçon
00:06:37de conflit d'intérêt,
00:06:38j'ai sollicité la fin de mes fonctions
00:06:40de secrétaire général de la présidence de la République
00:06:43pour me présenter devant votre commission
00:06:45en homme libre et en fonctionnaire au service de l'État.
00:06:48En quittant l'Élysée avant cette audition,
00:06:51j'ai aussi voulu que chacun puisse mesurer
00:06:53ma conviction et ma motivation.
00:06:56Si un dernier doute subsistait en certains,
00:06:59je me permettrais d'ajouter que ma situation
00:07:01n'est pas exceptionnelle,
00:07:02puisque les quatre derniers gouverneurs
00:07:04de la Banque de France avaient eux-mêmes
00:07:06déjà été directeurs de cabinet du ministre
00:07:09et ou directeurs du Trésor,
00:07:12sans que cela nuise à leur indépendance
00:07:14ni a fortiori à leurs compétences.
00:07:16Car l'indépendance est consubstantielle
00:07:19à la fonction et à l'institution.
00:07:22Je me tiens donc devant vous en homme libre,
00:07:24en homme du service public,
00:07:26qui sert l'État depuis 30 ans
00:07:27et qui s'engage à exercer ses fonctions
00:07:29en toute indépendance,
00:07:31en toute impartialité,
00:07:33tant à l'égard du pouvoir exécutif
00:07:34que des intérêts privés.
00:07:37Troisième qualité indispensable
00:07:39au poste de gouverneur de la Banque de France,
00:07:41être un vrai manager.
00:07:42J'ai acquis cette compétence
00:07:44tant dans le secteur privé,
00:07:45comme directeur général délégué d'Eurotunnel,
00:07:48que dans le secteur public,
00:07:49notamment à la direction générale du Trésor
00:07:51de 2020 à 2024,
00:07:52où j'ai dirigé des fonctionnaires
00:07:53de toutes catégories,
00:07:54avec lesquels j'ai conduit
00:07:56des transformations des organisations
00:07:58en place.
00:08:00Car il participe aussi
00:08:02à de nombreuses instances européennes
00:08:04et internationales,
00:08:05et en premier lieu au Conseil des gouverneurs
00:08:06de la BCE,
00:08:08la quatrième qualité d'un gouverneur
00:08:09et son profil international.
00:08:11Celui-ci doit pouvoir mobiliser
00:08:12des contacts aussi étroits qu'étendus
00:08:14avec nos partenaires européens
00:08:15et ses homologues étrangers.
00:08:17Comme directeur de Trésor notamment,
00:08:18mais aussi comme secrétaire général de la présidence,
00:08:21j'ai naturellement développé
00:08:22un large réseau international
00:08:23auprès des gouverneurs de la zone euro
00:08:25et des institutions internationales
00:08:27auxquelles participe la Banque de France,
00:08:29comme le Fonds monétaire international,
00:08:31la Banque des règlements internationaux
00:08:32et le Conseil de stabilité financière.
00:08:36J'entends mobiliser ce savoir
00:08:39et cette expérience
00:08:39au service de la Banque de France.
00:08:43J'espère vous avoir convaincu
00:08:44que mon parcours,
00:08:45mon indépendance,
00:08:46mes capacités de management
00:08:47et mon expérience internationale
00:08:48légitiment ma candidature
00:08:50à exercer les fonctions
00:08:51de gouverneur de la Banque de France.
00:08:52Si celle-ci devait être retenue,
00:08:54je m'emploierai immédiatement
00:08:56au dossier que j'estime prioritaire
00:08:57dans les grandes missions
00:08:58de la Banque de France.
00:08:59C'est ce que je souhaiterais vous exposer
00:09:01maintenant avant de conclure
00:09:02sur les orientations stratégiques
00:09:04que je pourrais insuffler
00:09:05à cette institution.
00:09:07Il me semble que trois sujets
00:09:08doivent faire l'objet
00:09:09d'une attention prioritaire de ma part.
00:09:11En premier lieu,
00:09:12la stratégie monétaire
00:09:13dans un contexte marqué
00:09:15par une résurgence de l'inflation,
00:09:17une croissance faible
00:09:18et une hausse des taux d'intérêt
00:09:19à long terme
00:09:20liées à la guerre du Proche-Orient
00:09:21et à la fermeture du détroit d'Hormuz.
00:09:23Le diagnostic sur cette situation
00:09:25et l'analyse de son évolution
00:09:26seront déterminants
00:09:27dans les décisions
00:09:28de politique monétaire
00:09:29qui seront prises
00:09:30dès le mois de juin
00:09:31par le Conseil des gouverneurs
00:09:32de la BCE.
00:09:33Les banques centrales
00:09:34ne peuvent pas avoir
00:09:35d'influence directe
00:09:36sur un choc pétrolier
00:09:37tel que celui que nous vivons.
00:09:38Dès lors,
00:09:39en cas de choc temporaire,
00:09:40les banques centrales
00:09:41ne devraient pas réagir immédiatement
00:09:42si l'inflation demeure transitoire.
00:09:45Telle est la position
00:09:46qu'ont adopté
00:09:46les principales banques centrales
00:09:48du G7 jusqu'à présent.
00:09:50Mais la dernière enquête
00:09:52de conjoncture
00:09:52de la Banque de France,
00:09:53celle parue le 12 mai,
00:09:55montre que la répercussion
00:09:57de la hausse des coûts
00:09:58a déjà commencé.
00:09:59Il faudra donc porter
00:10:00une attention particulière
00:10:01aux anticipations d'inflation.
00:10:03Si elle venait à se désancrer,
00:10:05la BCE serait conduite
00:10:06à réagir
00:10:07pour respecter son mandat.
00:10:08A ce stade,
00:10:10il est encore trop tôt
00:10:10pour se prononcer.
00:10:11Une analyse fine des données
00:10:12sera nécessaire
00:10:13pour éclairer la position
00:10:14du Conseil des gouverneurs
00:10:15de la BCE.
00:10:16Mais il est de toute façon
00:10:17essentielle
00:10:18que, sans préjudice
00:10:19de son mandat
00:10:20en faveur de la stabilité
00:10:21des prix,
00:10:22la BCE puisse prendre en compte
00:10:24l'impact de ses décisions
00:10:25sur la croissance
00:10:25dans un environnement
00:10:27de plus en plus volatil.
00:10:29Deuxième priorité,
00:10:30la souveraineté européenne
00:10:31en matière monétaire.
00:10:33Le projet d'euro numérique
00:10:35doit être approuvé en juin
00:10:36au Parlement européen.
00:10:38J'y suis favorable
00:10:39et j'estime que la Banque de France
00:10:40doit jouer un rôle important
00:10:42au sein de l'eurosystème
00:10:42pour porter ce projet.
00:10:44Il s'agit d'un atout essentiel
00:10:46pour la souveraineté monétaire
00:10:48alors que se développent
00:10:49de nouvelles formes
00:10:50de monnaies privées numériques.
00:10:51Il conviendra de trouver
00:10:53les modalités adaptées
00:10:54pour que l'euro numérique
00:10:55puisse être réalisé
00:10:55à moindre coût
00:10:56et soit largement diffusé.
00:10:59L'euro numérique
00:11:00sera complémentaire
00:11:01des espèces
00:11:02qui se demeureront
00:11:03largement accessibles
00:11:05et acceptées.
00:11:06La Banque de France
00:11:07continuera bien sûr
00:11:07d'être engagée
00:11:08dans la production d'espèces
00:11:09comme en témoigneront bientôt
00:11:13la création prochaine
00:11:15d'une nouvelle série de billets
00:11:16et l'achèvement
00:11:17de la construction
00:11:18par la Banque de France
00:11:19d'une nouvelle imprimerie
00:11:21fiduciaire
00:11:22avec le compte
00:11:23dans le Puy-de-Dos.
00:11:25Parallèlement,
00:11:26la Banque de France
00:11:27contribuera activement
00:11:28au développement
00:11:29du rôle international
00:11:30de l'euro.
00:11:31Tel est l'objectif
00:11:32des annonces faites
00:11:32par la présidente
00:11:33de la BCE
00:11:34qui prévoit la mise en oeuvre
00:11:35de faciliter de ripos
00:11:36en euros
00:11:37pour des banques centrales
00:11:38hors zone euro.
00:11:39Dans un contexte
00:11:40international
00:11:41plus concurrentiel
00:11:42et incertain que jamais,
00:11:44la Banque de France
00:11:44doit continuer
00:11:45à se positionner
00:11:45à la pointe
00:11:46de l'innovation
00:11:47comme elle l'a démontré
00:11:48continuellement
00:11:49au cours des dernières années.
00:11:51Il s'agit
00:11:52par différentes actions.
00:11:53Qu'il s'agisse
00:11:54de l'utilisation
00:11:55de la blockchain,
00:11:56de son rôle
00:11:57dans le développement
00:11:57des monnaies numériques
00:11:58de banques centrales,
00:11:59des projets en cours
00:12:00sur des systèmes
00:12:01de paiement instantanés
00:12:02mis en oeuvre
00:12:02pour des pays
00:12:03hors zone euro
00:12:03ou encore des travaux
00:12:05sur la tokenisation
00:12:05de la finance.
00:12:07Dans le même sens
00:12:08que je voudrais pousser
00:12:09l'action de la Banque de France
00:12:10pour être un fer de lance
00:12:11de la souveraineté monétaire
00:12:12européenne
00:12:13dans le monde numérique.
00:12:15Enfin,
00:12:16la stabilité financière
00:12:17doit faire l'objet
00:12:18d'une vigilance permanente.
00:12:19La Banque de France
00:12:20et son gouverneur,
00:12:21qui est aussi président
00:12:22de l'autorité de contrôle prudentiel
00:12:24et de résolution,
00:12:25comme vous l'avez rappelé,
00:12:25M. le Président,
00:12:26exerce cette mission
00:12:27en évaluant les risques
00:12:28et les vulnérabilités
00:12:30du système financier français.
00:12:32Si les banques
00:12:33et les assurances
00:12:34se trouvent
00:12:34dans une position solide,
00:12:36il convient néanmoins
00:12:37d'être vigilants
00:12:38face à l'émergence
00:12:39de nouveaux risques.
00:12:40Certains sont contextuels,
00:12:42comme l'ajustement brutal
00:12:43des marchés financiers,
00:12:44d'autres structurels,
00:12:45comme la fraude
00:12:46ou certains risques
00:12:47liés à des acteurs
00:12:49non bancaires.
00:12:50Ils exigent
00:12:50que le gouverneur
00:12:51de la Banque de France
00:12:52ait préparé l'institution
00:12:53et anticipé ses risques.
00:12:55C'est également
00:12:56une stratégie forte
00:12:56que nous devons appuyer
00:12:57sur un diagnostic poussé
00:12:59pour parer
00:13:00et anticiper les risques
00:13:01dans le domaine
00:13:01de la cybersécurité
00:13:02et les risques quantiques
00:13:04que font notamment peser
00:13:06des modèles
00:13:06d'intelligence artificielle
00:13:07comme Mythos.
00:13:09Certains risques
00:13:10sont devenus
00:13:10des conditions même
00:13:12dans lesquelles
00:13:12nous devons penser
00:13:13la croissance potentielle
00:13:14et l'inflation,
00:13:15comme le changement climatique.
00:13:16Je souhaiterais porter
00:13:17une attention toute particulière
00:13:18à ce sujet
00:13:19dont la Banque de France
00:13:20a été pionnière
00:13:21pour le porter
00:13:21dans ses actions
00:13:22comme dans ses positions
00:13:23sur le plan international.
00:13:24Elle a notamment acquis
00:13:25ces dernières années
00:13:26une grande crédibilité
00:13:27en ce domaine
00:13:27par son travail analytique
00:13:29sur les atteintes
00:13:29faites au climat
00:13:30et à la biodiversité
00:13:31ainsi que par sa capacité
00:13:33à prendre en compte
00:13:34leurs conséquences
00:13:35sur l'inflation
00:13:35et les stabilités financières.
00:13:37Je m'engage
00:13:37à poursuivre
00:13:38dans cette voie tracée
00:13:39par le gouverneur actuel
00:13:40et ses équipes.
00:13:42En matière
00:13:43de stabilité financière,
00:13:44je n'oublie pas
00:13:45le rôle que joue
00:13:46la Banque de France
00:13:47vis-à-vis des Outre-mer
00:13:49et notamment
00:13:49au travers de l'IEOM
00:13:51et de l'IEDOM
00:13:51en matière
00:13:52d'analyse économique
00:13:53mais aussi
00:13:54pour les pays
00:13:55du franc pacifique
00:13:57en matière
00:13:58de politique monétaire
00:13:59et de stabilité financière.
00:14:01Vous voyez,
00:14:01les défis sont grands,
00:14:02ils sont aussi urgents
00:14:03pour les relever,
00:14:05la Banque de France
00:14:05a toutes les ressources
00:14:06nécessaires.
00:14:07Pour mener ces actions
00:14:09que je juge
00:14:10prioritaires,
00:14:11je sais que je pourrais
00:14:11m'appuyer sur tous
00:14:12les collaborateurs
00:14:13de la Banque de France
00:14:13qui sont reconnus
00:14:14pour leur expertise.
00:14:16Je connais
00:14:17leur sens de l'innovation,
00:14:18leur attachement
00:14:19aux services publics.
00:14:20Je connais
00:14:21l'engagement des équipes
00:14:22et leur capacité
00:14:23d'intelligence collective.
00:14:24Les effectifs
00:14:25de la Banque de France
00:14:26ont beaucoup diminué
00:14:27depuis 11 ans.
00:14:29Cet effort
00:14:29de transformation
00:14:30était nécessaire
00:14:31pour adapter
00:14:31la Banque de France
00:14:32à ses missions
00:14:33et je veux rendre hommage
00:14:34au travail fait
00:14:35par M. Villeroy de Gallo.
00:14:36Cet effort
00:14:36de transformation
00:14:37accompli,
00:14:38je considère
00:14:39que les effectifs
00:14:39fixés
00:14:40à 8 846
00:14:41équivalents en plein
00:14:43ont atteint
00:14:43le juste niveau,
00:14:45celui qui permet
00:14:45un fonctionnement
00:14:46efficace
00:14:46de la Banque de France
00:14:47et qu'il devrait
00:14:48rester stable
00:14:49jusqu'à la fin
00:14:49du plan stratégique
00:14:51de 2028.
00:14:53La richesse
00:14:53de la Banque de France
00:14:54c'est aussi
00:14:54son implantation
00:14:55territoriale
00:14:56à laquelle je sais
00:14:57que vous êtes
00:14:58très attaché.
00:14:59C'est elle
00:15:00qui lui permet
00:15:00d'être au plus près
00:15:01des citoyens
00:15:02et des entreprises
00:15:02pour exercer ses missions.
00:15:04Je change bien sûr
00:15:05à l'analyse économique,
00:15:06à l'appui
00:15:07à la cotation
00:15:07des entreprises
00:15:08ainsi qu'à la gestion
00:15:09des dossiers
00:15:10de sur-endettement.
00:15:11Ceux-ci doivent faire
00:15:12l'objet d'une attention
00:15:13particulière
00:15:14alors que le nombre
00:15:14de dossiers déposés
00:15:15augmente depuis 2023.
00:15:17J'y vois le signe
00:15:18que la Banque de France
00:15:19doit aussi jouer
00:15:19un rôle actif
00:15:20de vigie
00:15:21dans la lutte
00:15:21pour l'inclusion financière.
00:15:24Je m'engage donc
00:15:25à maintenir
00:15:26le rôle de proximité
00:15:27de la Banque de France
00:15:28en confirmant
00:15:29son ancrage territorial
00:15:30et en conservant
00:15:32une succursale
00:15:33dans chaque département.
00:15:35Toutes ces actions
00:15:36que je souhaiterais mener
00:15:37s'escrivent
00:15:37dans un contexte
00:15:37de profonde transformation
00:15:39du monde économique
00:15:40et monétaire
00:15:41marqué principalement
00:15:42par le développement
00:15:43de l'intelligence artificielle.
00:15:44L'usage de l'IA
00:15:45est déjà développé
00:15:47dans certains métiers
00:15:48de la Banque de France.
00:15:49Le principal défi
00:15:50aujourd'hui
00:15:51sera de diffuser
00:15:52son utilisation
00:15:53par tous les agents
00:15:54au-delà
00:15:55d'un cercle d'experts.
00:15:57Cette diffusion
00:15:57se fera par l'usage
00:15:58d'outils souverains
00:15:59et sécurisés.
00:16:01Elle nécessitera
00:16:01un effort important
00:16:02d'investissement
00:16:03et de formation
00:16:04et aussi
00:16:05une attention particulière
00:16:07à la maîtrise des risques.
00:16:08Là encore,
00:16:09je m'engage
00:16:10à être un dirigeant
00:16:11stratège
00:16:11qui sait emmener
00:16:12ses équipes
00:16:13et faire partager
00:16:13au grand public
00:16:14les défis de demain
00:16:15et d'aujourd'hui.
00:16:17Monsieur le Président,
00:16:18Monsieur le Rapporteur général,
00:16:18Mesdames et Messieurs
00:16:19les Sénateurs,
00:16:20voici à grand trait
00:16:20les priorités
00:16:21que je me fixe
00:16:21si vous me confirmez
00:16:22comme futur gouverneur
00:16:23de la Banque de France.
00:16:24Je le fais avec modestie,
00:16:26mais avec la conviction
00:16:27que je saurais être
00:16:28digne de votre confiance
00:16:29pour exercer
00:16:30ses fonctions
00:16:31au service
00:16:32de l'intérêt général.
00:16:33J'ai la conviction
00:16:34que je pourrais diriger
00:16:35avec indépendance
00:16:36une institution
00:16:36fière de son histoire
00:16:37et tournée vers l'avenir
00:16:38au service
00:16:39d'une monnaie fiable
00:16:40et d'une économie forte,
00:16:41stable et durable.
00:16:43Je vous remercie.
00:16:45Voilà,
00:16:46pour l'excès de cette audition,
00:16:47j'accueille en salle
00:16:47des conférences
00:16:48Rémi Ferraud,
00:16:48bonjour.
00:16:49Bonjour.
00:16:49Sénateur PS de Paris,
00:16:51membre de la Commission
00:16:52des Finances.
00:16:53Alors,
00:16:53Emmanuel Moulin,
00:16:54confirmé en tant que gouverneur
00:16:56de la Banque de France,
00:16:57il n'y a pas eu,
00:16:57entre les deux commissions
00:16:59des finances
00:16:59de l'Assemblée nationale
00:17:00et du Sénat,
00:17:01les trois cinquièmes
00:17:02pour s'opposer
00:17:03à sa nomination,
00:17:05mais il n'a quand même
00:17:05pas remporté
00:17:06la majorité des voix.
00:17:07Est-ce qu'il est mal élu ?
00:17:09Alors,
00:17:10ce n'est pas vraiment
00:17:10une élection,
00:17:11c'est une validation,
00:17:13mais oui,
00:17:15majorité des parlementaires
00:17:17des deux commissions
00:17:17des finances
00:17:18ont voté contre
00:17:19sa nomination
00:17:20comme gouverneur
00:17:21de la Banque de France.
00:17:22Ceci dit,
00:17:23il faut plus de trois cinquièmes
00:17:24de contre.
00:17:25Je n'avais pas
00:17:26beaucoup de doutes.
00:17:27J'ai voté moi-même
00:17:29contre,
00:17:29comme la gauche,
00:17:31comme les socialistes,
00:17:32mais je me doutais
00:17:34qu'il n'y aurait jamais
00:17:35une majorité
00:17:35des trois cinquièmes
00:17:36pour s'y opposer.
00:17:38Ce n'est d'ailleurs pas,
00:17:38on y reviendra peut-être,
00:17:39mais pas contre
00:17:40Emmanuel Moulin lui-même,
00:17:41pas contre sa compétence,
00:17:42mais sur garantie
00:17:44d'indépendance,
00:17:46modalité de sa désignation
00:17:47par le président
00:17:48de la République.
00:17:49Oui,
00:17:49donc il a recueilli
00:17:5052 voix pour,
00:17:5158 voix contre.
00:17:52Vous l'avez dit,
00:17:53il fallait les trois cinquièmes
00:17:54pour s'opposer
00:17:55à sa nomination,
00:17:55ce qui n'a pas été le cas.
00:17:56Mais est-ce que donc lui,
00:17:58sa personne
00:17:59était la bonne personne
00:18:01ou la mauvaise personne
00:18:02pour ce poste ?
00:18:03Il va faire un bon,
00:18:04mauvais gouverneur
00:18:06de la Banque de France ?
00:18:07J'espère qu'il sera
00:18:08un bon gouverneur
00:18:09de la Banque de France.
00:18:10Ce n'est pas sa personne
00:18:11ni sa compétence
00:18:13qui sont en cause,
00:18:14mais son indépendance.
00:18:15Il a d'ailleurs,
00:18:16dans son audition,
00:18:17voulu donner des garanties
00:18:19rassurées sur son indépendance
00:18:21par rapport aux banques,
00:18:22par rapport au président
00:18:23de la République,
00:18:24au pouvoir exécutif actuel.
00:18:27Nous verrons.
00:18:28Il a été confirmé.
00:18:29Félicitations à lui
00:18:31pour sa nomination.
00:18:32Mais je pense que le président
00:18:33de la République
00:18:34aurait pu et dû
00:18:35s'y prendre autrement,
00:18:36puisqu'il n'a pas de majorité
00:18:38à l'Assemblée nationale,
00:18:39puisqu'il est en fin de mandat,
00:18:41puisqu'on n'est pas là
00:18:42pour simplement recaser
00:18:45ses proches,
00:18:46mais pour faire évoluer
00:18:48la République,
00:18:50pour associer le Parlement.
00:18:51Il aurait pu s'y prendre autrement,
00:18:53consulter les forces politiques
00:18:54du Parlement
00:18:54pour trouver une nomination
00:18:56consensuelle.
00:18:57Ça n'est pas ce qu'il a fait.
00:18:58Comme pour la nomination
00:18:59d'Amélie de Montchalin
00:19:00à la tête de la Cour des Comptes.
00:19:01Ce n'est pas Amélie de Montchalin
00:19:02qui était en cause.
00:19:04Ce n'était pas sa compétence.
00:19:05La présidence du Conseil constitutionnel,
00:19:06c'est quoi ?
00:19:06C'est Emmanuel Macron
00:19:07qui veut faire un verrouillage
00:19:08des institutions
00:19:09pour conserver le bilan
00:19:11de son action
00:19:11une fois qu'il sera parti
00:19:12de l'Élysée ?
00:19:13En tout cas,
00:19:14pour placer des proches.
00:19:15Et moi,
00:19:17sur Richard Ferrand,
00:19:18et nous le voyons d'ailleurs
00:19:19parfois, il y a un sujet
00:19:21et il n'a manqué
00:19:22une voix
00:19:25pour s'opposer
00:19:26à sa nomination
00:19:27et c'est le Rassemblement National
00:19:28qui n'avait pas voté
00:19:29contre la nomination
00:19:30de Richard Ferrand.
00:19:31Il manquait un écologiste aussi,
00:19:32un sénatant écologiste
00:19:33qui n'était pas présent.
00:19:34Mais donc du coup,
00:19:34c'est un verrouillage
00:19:36des institutions,
00:19:36c'est bien ça ?
00:19:38Moi, je n'emploierai pas
00:19:39ce mot-là.
00:19:39D'accord.
00:19:40Je n'emploierai pas ce mot-là.
00:19:41C'est le recasage.
00:19:42Tout à fait.
00:19:43De ses proches,
00:19:43de ses plus proches
00:19:45qui ont participé
00:19:46à ses 10 ans
00:19:48de pouvoir
00:19:49et je pense que ça n'est pas
00:19:50ce qu'on attend
00:19:51aujourd'hui
00:19:52de la République.
00:19:53La droite vous répond
00:19:54que la nomination
00:19:55de proche du pouvoir,
00:19:56ça s'est fait
00:19:57à toutes les époques,
00:19:58y compris sous François Hollande.
00:20:00Mais je croyais
00:20:01qu'Emmanuel Macron
00:20:02s'était engagé
00:20:03à renouveler
00:20:04la vie politique,
00:20:04à faire différemment.
00:20:06On est dans une pratique
00:20:07en effet extrêmement
00:20:08traditionnelle du pouvoir.
00:20:10Alors,
00:20:10est-ce le signe effectivement
00:20:11d'une prise de liberté ?
00:20:13Vous avez commencé
00:20:14à en parler,
00:20:14mais Emmanuel Moulin
00:20:15qui a fait quelques remarques
00:20:16sur le fond
00:20:16hier devant les commissions
00:20:18des finances.
00:20:19Il a par exemple jugé
00:20:20que le quoi qu'il en coûte
00:20:21lors du Covid
00:20:22aurait pu être désactivé
00:20:24plus tôt,
00:20:24je cite,
00:20:25et que les mesures
00:20:26de soutien face
00:20:27au coût de l'énergie
00:20:28ont été beaucoup trop élevées.
00:20:29C'est une forme
00:20:30d'autocritique aussi
00:20:31de son bilan
00:20:32quand il était
00:20:33dans tous ses cabinets
00:20:34ministériels ?
00:20:34En tout cas,
00:20:35ça a été entendu comme ça.
00:20:37Et je prépare justement
00:20:38à entrer dans les habits
00:20:39de gouverneurs
00:20:40de la Banque de France.
00:20:41C'est assez facile.
00:20:42Il y aurait bien
00:20:43d'autres choses
00:20:44à critiquer.
00:20:45Il n'a pas remis en cause
00:20:48le désarmement fiscal
00:20:49qui a compté beaucoup
00:20:50dans l'accroissement
00:20:51du déficit public
00:20:52et de la dette publique.
00:20:54Donc,
00:20:55j'y ai vu aussi
00:20:56un message
00:20:57qui a été envoyé
00:20:58aux parlementaires
00:20:59de droite
00:21:00des Républicains
00:21:01pour obtenir
00:21:03leur vote.
00:21:04Une dernière question.
00:21:05D'ailleurs cette critique
00:21:06du quoi qu'il en coûte,
00:21:07il y a aussi l'idée
00:21:08que l'exécutif actuel
00:21:09aurait appris
00:21:10de ses erreurs
00:21:11avec des mesures
00:21:11beaucoup plus ciblées
00:21:12visant certaines catégories
00:21:14de Français.
00:21:15Vous partagez ce constat.
00:21:17Sébastien Lecornu
00:21:17a adopté la bonne réponse
00:21:19face à la crise
00:21:20des carburants
00:21:20en comparaison
00:21:21avec ce qui a été fait
00:21:22par le passé.
00:21:24Il n'a pas
00:21:24fait une mesure
00:21:25extrêmement ciblée
00:21:26tenant compte
00:21:27des difficultés
00:21:29des finances publiques
00:21:29aujourd'hui.
00:21:30Mais on ne va pas
00:21:32pouvoir en rester là
00:21:32si la crise dure
00:21:33face aux difficultés
00:21:34de pouvoir d'achat,
00:21:35de déplacement.
00:21:36Je crois que
00:21:36Premier ministre
00:21:37doit s'exprimer
00:21:38aujourd'hui.
00:21:39Il faut des mesures
00:21:40qui soient ciblées
00:21:41mais qui soient
00:21:42beaucoup plus larges
00:21:43pour aider les Français
00:21:44qui sont en difficulté
00:21:45en plus des secteurs
00:21:47économiques
00:21:48qui sont en difficulté.
00:21:49Il faut aider
00:21:49les Français
00:21:50face aux difficultés
00:21:51de pouvoir d'achat
00:21:52liés au prix de l'essence
00:21:54bien davantage
00:21:55que ce qui est fait
00:21:55aujourd'hui.
00:21:56Merci.
00:21:57Merci Rémi Ferrault
00:21:58pour cette réaction
00:21:58de l'État.
00:21:59Merci à vous.
00:22:02Merci à vous.
00:22:05Allez,
00:22:05on passe au deuxième thème
00:22:07dans cette émission
00:22:07et le projet de loi
00:22:08surnommé Riposte,
00:22:09examiné et adopté
00:22:11cette semaine au Sénat.
00:22:12On parle d'un texte
00:22:13visant, je cite,
00:22:14à offrir des réponses
00:22:15immédiates
00:22:15aux phénomènes troublants
00:22:17dans le public,
00:22:18la sécurité,
00:22:19la tranquillité
00:22:19de nos concitoyens
00:22:20avec de multiples mesures
00:22:22sur la lutte
00:22:23contre le trafic de drogue,
00:22:25contre le protoxyde d'azote
00:22:26ou encore
00:22:27les rodéos urbains
00:22:28et les raves parties sauvages.
00:22:30Voyez les moments forts
00:22:31de la séance
00:22:32préparée pour Public Sénat
00:22:33par Mathilde Nuttarelli
00:22:34et Chloé Vaquette.
00:22:35Il s'agit maintenant
00:22:36d'un autre sujet
00:22:37qui est celui
00:22:38de la lutte
00:22:40normalement
00:22:41contre la criminalité
00:22:42organisée
00:22:43et le narcotrafic.
00:22:44Et en fait,
00:22:46cet article
00:22:47tend à
00:22:48une politique
00:22:51répressive
00:22:51de nouveau
00:22:52face à la consommation
00:22:53de stupéfiants.
00:22:55Politique
00:22:56uniquement d'affichage
00:22:57sans aucun résultat.
00:22:58Pourquoi ?
00:22:59Depuis que l'AFD
00:23:00est applicable
00:23:01au délit
00:23:01d'usage de stupéfiants,
00:23:03c'est-à-dire depuis 2020,
00:23:05il n'y a eu,
00:23:05vous le savez bien,
00:23:06la mission du Sénat
00:23:08l'a démontré,
00:23:11aucune diminution
00:23:11des consommations.
00:23:13Aucune diminution
00:23:13des consommations.
00:23:14Au contraire,
00:23:15la France demeure
00:23:16l'un des pays européens
00:23:17où l'usage de cannabis
00:23:18est le plus élevé,
00:23:19tandis que le nombre
00:23:20d'usagers de cocaïne
00:23:21a augmenté
00:23:22de plus de 80 %
00:23:23en un an.
00:23:24Cette absence
00:23:25d'impact
00:23:26sur les usages
00:23:27se double
00:23:28d'un intérêt économique
00:23:28limité
00:23:29puisque le taux
00:23:30de recouvrement
00:23:31des AFD
00:23:32sur ce domaine
00:23:34très particulier
00:23:35est autour
00:23:36de 24 %.
00:23:37C'est un des taux
00:23:37de recouvrement
00:23:39des AFD
00:23:39les plus faibles.
00:23:41Et pourtant,
00:23:42l'amendement
00:23:43que je propose
00:23:44revient donc
00:23:44sur cet article.
00:23:45Mise en oeuvre
00:23:46d'ailleurs cet article
00:23:47d'une annonce
00:23:48présidentielle,
00:23:49annonce que j'appellerais
00:23:50de posture,
00:23:51qui ne tient compte
00:23:53en rien
00:23:54ni des conclusions
00:23:55de la mission
00:23:55du Sénat
00:23:56ni même d'ailleurs
00:23:57du texte
00:23:58qui a été voté ici
00:23:59pour la lutte
00:24:00contre le narcotrafic
00:24:01et la criminalité
00:24:02organisée.
00:24:04Il résume en fait
00:24:05une partie de cette lutte
00:24:06à une lutte
00:24:07contre les consommateurs.
00:24:09Rien n'est mis en oeuvre
00:24:10pour la réduction
00:24:12des risques,
00:24:13rien n'est mis en oeuvre
00:24:14pour la prise en charge
00:24:15médico-sociale
00:24:16du consommateur.
00:24:17Ce volet de prévention,
00:24:20ce volet d'information
00:24:21et l'exclusion
00:24:23d'ailleurs du ministère
00:24:24de la Santé
00:24:24de la réflexion
00:24:25sur la lutte
00:24:26contre le narcotrafic,
00:24:27nous l'avons tous ensemble
00:24:29déploré
00:24:29à de multiples reprises.
00:24:31Je répète donc
00:24:32notre position,
00:24:33l'inflation des AFD
00:24:34et l'augmentation
00:24:35de leur montant
00:24:36n'a aucun effet
00:24:37sur la consommation.
00:24:38Au mieux,
00:24:38elle est en droit d'entrée
00:24:39pour ceux qui peuvent
00:24:40se le permettre.
00:24:41Au pire,
00:24:42elles sont ciblées
00:24:43sur les populations
00:24:44précaires
00:24:45comme le souligne
00:24:45notamment la Ligue des droits
00:24:47de l'eau.
00:24:47Cher collègue,
00:24:47un amendement identique,
00:24:48227,
00:24:49qui le présente ?
00:24:50Il est défendu.
00:24:51Donc je vais demander
00:24:52l'avis de la Commission.
00:24:53Madame la rapporteure.
00:24:54Ce sont les amendements
00:24:55de suppression,
00:24:56avis défavorable
00:24:57puisque c'est contraire
00:24:58à la position de la Commission
00:24:59et nous sommes évidemment
00:25:00favorables à la répression
00:25:02du consommateur
00:25:03et de manière même accrue.
00:25:04Merci.
00:25:05Monsieur le ministre,
00:25:05quel est l'avis du gouvernement ?
00:25:09Même avis défavorable,
00:25:10monsieur le sénateur.
00:25:12Voilà,
00:25:13il y a une volonté forte
00:25:14du gouvernement aussi
00:25:15de sanctionner les consommateurs
00:25:17dans la lutte
00:25:17contre le trafic de stupes.
00:25:18Ils ne peuvent pas rester
00:25:19à l'écart de tout cela.
00:25:21Ils ne peuvent pas rester
00:25:21à l'écart de tout ça,
00:25:22des règlements de comptes,
00:25:23du trafic.
00:25:24Ça n'est plus possible.
00:25:25D'où la majoration
00:25:26de la bande forfaitaire
00:25:27d'habituelle
00:25:27qui n'est pas le seul point
00:25:28de cet article
00:25:29puisqu'on a aussi
00:25:30la peine complémentaire
00:25:31de suspension du permis
00:25:33et un travail qui est mené
00:25:35en administratif
00:25:35pour avoir également
00:25:36des hypothèses
00:25:37dans lesquelles
00:25:38il pourrait y avoir aussi
00:25:38suspension voire annulation
00:25:40de permis de consommateurs réguliers
00:25:42dont on peut douter
00:25:42en administratif
00:25:43dont on peut douter
00:25:44de la capacité à conduire
00:25:45compte tenu
00:25:45de leur usage régulier
00:25:47de stupéfiants.
00:25:48Donc voilà,
00:25:49avis défavorable.
00:25:51Et j'accueille
00:25:52en salle des conférences
00:25:52Pierre-Jean Rochette.
00:25:53Bonjour.
00:25:54Bonjour.
00:25:54Sénateur Les Indépendants
00:25:55de la Loire.
00:25:57Alors comment qualifier
00:25:58ce projet de loi Riposte
00:26:00qui a été adopté
00:26:00au Sénat cette semaine ?
00:26:01On parle d'un texte
00:26:02visant à offrir
00:26:03des réponses immédiates
00:26:04aux phénomènes troublant
00:26:05l'ordre public,
00:26:06la sécurité et la tranquillité
00:26:07de nos concitoyens.
00:26:08Mais on parle surtout
00:26:08d'un enchaînement de mesures,
00:26:10un texte un peu patchwork.
00:26:12Un texte patchwork
00:26:13qui répond surtout
00:26:14à une vraie demande
00:26:15de nos forces de l'ordre.
00:26:16C'est un texte
00:26:17qui va aider très clairement
00:26:18nos forces de gendarmerie,
00:26:20de police et des douanes,
00:26:22qui va les aider
00:26:23dans leur mission.
00:26:23Et c'est aussi un texte
00:26:24qui est très attendu
00:26:26par les Français
00:26:26puisqu'en fait,
00:26:27on donne des moyens technologiques,
00:26:29on renforce les sanctions
00:26:30pour tous les délits
00:26:31qu'on connaît du quotidien
00:26:33et qui sont un poison
00:26:34pour les Français.
00:26:34Donc un texte utile pour vous ?
00:26:36Très utile.
00:26:37Un texte très utile.
00:26:38Alors allons-y.
00:26:39Sur les mesures,
00:26:39on parle par exemple
00:26:41de renforcer certaines mesures
00:26:42dans le trafic de drogue.
00:26:43L'amende forfaitaire délectuelle
00:26:44pour la consommation de stupéfiants
00:26:46passe de 200 à 500 euros.
00:26:49La gauche s'est insurgée en séance.
00:26:51Depuis 2020,
00:26:52l'application d'une amende
00:26:53forfaitaire délectuelle,
00:26:54il n'y a eu aucune diminution
00:26:55de la consommation de stupéfiants
00:26:56à ton dit à gauche.
00:26:57Qu'est-ce que vous répondez ?
00:26:58Mais moi,
00:26:59je vais répondre
00:26:59de manière très pragmatique.
00:27:00Moi,
00:27:01j'ai passé des soirées
00:27:02avec la BAC de Saint-Étienne
00:27:05et eux-mêmes
00:27:06m'ont dit
00:27:07que l'AFD
00:27:09était une bonne mesure.
00:27:10Cette amende forfaitaire délectuelle ?
00:27:12L'amende forfaitaire délectuelle
00:27:13contre le narcotrafic.
00:27:15Même s'il n'y a pas
00:27:16un taux de recouvrement très fort ?
00:27:18Mais oui,
00:27:18mais c'est plus facile
00:27:19de rien faire alors.
00:27:21Non mais doubler,
00:27:22quand on touche au portefeuille,
00:27:23ça reste efficace.
00:27:24Bien entendu,
00:27:25que le taux de recouvrement
00:27:25n'est pas celui qu'on voudrait,
00:27:27mais globalement,
00:27:28pour moi,
00:27:28c'est une très bonne mesure
00:27:29et toucher au portefeuille,
00:27:31ça reste une des mesures
00:27:32les plus efficaces
00:27:33que nous puissions trouver.
00:27:35Autre sujet,
00:27:36la lutte contre le protoxyde d'azote,
00:27:38ce gaz hilarant
00:27:39qui est très dangereux.
00:27:40Le Sénat qui a voté
00:27:41en faveur de quatre nouveaux délits,
00:27:43délits d'inhalation,
00:27:44de vente aux particuliers,
00:27:46transports et conduites
00:27:47sous son emprise.
00:27:48On a vu qu'il y a eu
00:27:48un débat en séance
00:27:49sur l'opportunité,
00:27:50par exemple,
00:27:51d'interdire la vente aux particuliers
00:27:52quand le produit
00:27:53n'est pas interdit
00:27:54dans la zone européenne.
00:27:55Le ministre n'était pas
00:27:56forcément favorable.
00:27:57Comment est-ce que vous jugez ce...
00:27:58Il faut être maximaliste
00:28:00dans la lutte
00:28:00contre le protoxyde d'azote ?
00:28:01Oui,
00:28:01le protoxyde d'azote,
00:28:03ça fait partie
00:28:03de ces nouvelles drogues
00:28:05qu'on a du mal à maîtriser
00:28:07parce qu'elles ont à la fois
00:28:08un usage,
00:28:09je dirais,
00:28:11un usage professionnel.
00:28:13Oui,
00:28:13pour les cuisines.
00:28:14Exactement.
00:28:15Et donc,
00:28:16pour le coup,
00:28:16ça justifie
00:28:17qu'il y a un réseau de vente,
00:28:18mais on sait très bien
00:28:19qu'il est détourné
00:28:20et détourné
00:28:21pour des usages
00:28:22qu'on veut combattre.
00:28:23Donc,
00:28:24je crois que,
00:28:25notamment,
00:28:27le passage en délit
00:28:29de l'usage
00:28:30de protoxyde d'azote
00:28:32en cas d'accident
00:28:33est une mesure forte,
00:28:34un message très clair
00:28:35et qu'il était
00:28:36plus que nécessaire.
00:28:38Allons sur un autre sujet,
00:28:39on continue,
00:28:39les rêves parties sauvages.
00:28:41On a vu un exemple
00:28:42assez emblématique
00:28:43il y a quelques semaines
00:28:43dans le Cher.
00:28:44Là-dessus,
00:28:45qu'est-ce que vous pensez
00:28:46du texte ?
00:28:47Là aussi,
00:28:47le répressif,
00:28:48c'est la solution ?
00:28:49Oui,
00:28:50le répressif,
00:28:51c'est la solution
00:28:52et puis,
00:28:53c'est un texte aussi
00:28:54qui permet d'être
00:28:55plus proactif
00:28:56pour le préfet
00:28:57et pour les forces de l'ordre.
00:28:58On gagne du temps
00:28:58dans le déploiement
00:29:00des forces
00:29:00et sur les sanctions,
00:29:02on passe à deux ans de prison,
00:29:0330 000 euros d'amende
00:29:05pour les organisateurs.
00:29:06On a aussi des amendes
00:29:07pour les participants
00:29:08et puis,
00:29:09j'ai fait passer
00:29:10un amendement
00:29:11de mon collègue Pelleva
00:29:12qui permettra,
00:29:14puisqu'on va pouvoir
00:29:14désormais confisquer
00:29:15le matériel
00:29:16si le texte n'est pas
00:29:17touché,
00:29:18changé à l'Assemblée nationale,
00:29:20confisquer le matériel,
00:29:21le vendre
00:29:21et le fruit de cette vente
00:29:23pourra être utilisé
00:29:24pour remettre en état
00:29:25les champs,
00:29:27les agriculteurs
00:29:28qui auront été
00:29:29privés,
00:29:30squattés
00:29:30et qui se retrouvant
00:29:33avec des terrains
00:29:34endommagés.
00:29:35C'est un des apports
00:29:36en séance
00:29:36que vous avez vu
00:29:37ça faire.
00:29:37C'est énorme
00:29:37parce que franchement,
00:29:39aujourd'hui,
00:29:39les agriculteurs
00:29:40étaient lésés
00:29:41dans cette histoire.
00:29:42On leur confisquait
00:29:43leur outil de travail.
00:29:45Il y a des troupeaux
00:29:46qui ont perdu aussi
00:29:47des bêtes
00:29:48dans les alentours
00:29:49de la règle.
00:29:49dans des états
00:29:50minables
00:29:51qui sont inexploitables
00:29:52par la suite.
00:29:52Donc là,
00:29:53pour le coup,
00:29:53on va confisquer
00:29:54et on va dédommager.
00:29:55Je trouve que c'est
00:29:56assez vertueux
00:29:57comme situation.
00:29:58Une minute
00:29:58dans cette interview,
00:29:59il y a d'autres mesures
00:30:00que vous avez réussi
00:30:01à faire passer
00:30:01en séance
00:30:03dans ce texte ?
00:30:04Les lectures automatiques
00:30:05de plaques d'immatriculation,
00:30:06c'est le projet de loi
00:30:08que j'avais porté au Sénat
00:30:09qui avait été voté,
00:30:11qui a été repris
00:30:12intégralement
00:30:12par le ministre
00:30:13donc qui va permettre
00:30:15de...
00:30:16Là,
00:30:16c'est un outil
00:30:18technologique extraordinaire
00:30:18pour nos forces de l'ordre.
00:30:19La lecture des plaques
00:30:20pour lutter contre
00:30:21le narcotrafic,
00:30:22les enlèvements d'enfants,
00:30:23les violences faites aux femmes,
00:30:24le trafic d'êtres humains,
00:30:26le trafic,
00:30:26tous les trafics,
00:30:28y compris
00:30:29le crime organisé
00:30:30dans toute sa...
00:30:32Et sur les ultras,
00:30:33il y a aussi
00:30:33une autre mesure
00:30:34que vous avez réussi à faire passer ?
00:30:35Il y a eu une mesure
00:30:35sur les ultras
00:30:36où on sait,
00:30:37pour faire très simple,
00:30:38focaliser sur les mesures
00:30:40individuelles
00:30:41et non les mesures collectives.
00:30:42C'est-à-dire
00:30:43qu'on ne va pas
00:30:44vers des dissolutions
00:30:45de groupes
00:30:45mais on sanctionne
00:30:46les éléments perturbateurs.
00:30:48Une dernière question
00:30:49très rapidement,
00:30:49qu'est-ce qu'on sait
00:30:50de la suite
00:30:50de l'examen du texte ?
00:30:51Parce qu'à priori,
00:30:52on n'a pas de date
00:30:53pour l'inscription du texte
00:30:55à l'Assemblée nationale.
00:30:56Est-ce que vous n'avez pas eu peur
00:30:57de travailler pour rien
00:30:58au Sénat cette semaine ?
00:30:59Ça peut arriver
00:30:59mais c'est les risques du métier.
00:31:02Pas de garantie
00:31:02sur la suite de l'examen ?
00:31:03On n'a pas de garantie.
00:31:04Par contre,
00:31:04c'est un texte
00:31:05que s'il était malmené
00:31:06et pas passé dans les délais,
00:31:07je pense que ce serait
00:31:08un très mauvais signal
00:31:09envoyé aux Français
00:31:10parce que c'est un texte
00:31:11qui apporte plus de sécurité
00:31:12et je crois que tout le monde
00:31:14attend cela.
00:31:15Merci Pierre-Jean Rochette
00:31:16pour cette interview
00:31:17sur tous ces sujets,
00:31:18tous ces points précis.
00:31:19Avec grand plaisir.
00:31:25Allez, on en vient
00:31:26au troisième thème
00:31:27dans cette émission
00:31:28et les résultats
00:31:29de la commission d'enquête
00:31:30sur les marges
00:31:30des industriels
00:31:31et de la grande distribution.
00:31:33Depuis novembre dernier
00:31:34et à l'initiative
00:31:35des sénateurs écologistes,
00:31:37une commission d'enquête
00:31:38a reçu des grands patrons
00:31:39de la distribution,
00:31:40des représentants
00:31:41des industriels,
00:31:42également des producteurs
00:31:43voyez les conclusions
00:31:45de cette commission d'enquête
00:31:46qui était rendue ce matin
00:31:47en conférence de presse.
00:31:48Nous connaissons l'économie,
00:31:50nous savons bien
00:31:51que le commerce
00:31:51est fait de négociations
00:31:53et là nous réfutons
00:31:55vraiment cet argument
00:31:56de naïveté,
00:31:57loin de là.
00:31:58Nous savons que les relations
00:31:59peuvent être difficiles,
00:32:00abrasives,
00:32:01nous savons qu'elles peuvent
00:32:02être dures
00:32:02mais ce que nous avons
00:32:03découvert là,
00:32:04audition après audition,
00:32:06relève d'un tout autre
00:32:08mode de fonctionnement.
00:32:09C'est un continent immergé
00:32:10que j'ai découvert,
00:32:11alors pour ma part,
00:32:13réellement avec Céline,
00:32:13stupeur et il faut que
00:32:15les Français sachent
00:32:16ce qu'il se passe
00:32:16dans les box de négociations
00:32:18commerciales entre les fournisseurs
00:32:19et la grande distribution
00:32:20parce que nous sommes
00:32:22dans un système
00:32:23où le rapport de force
00:32:25est structurellement défavorable
00:32:27aux fournisseurs
00:32:28en se concentrant
00:32:30et en créant
00:32:31des centrales d'achat
00:32:32en France
00:32:33puis à l'étranger
00:32:34en utilisant
00:32:37est-ce que tout le monde
00:32:38est bien installé
00:32:39bien
00:32:40alors je poursuis
00:32:42bien
00:32:43donc je disais
00:32:44qu'en se concentrant
00:32:45et en créant
00:32:46des centrales d'achat
00:32:48qu'elles soient en France
00:32:48ou qu'elles soient
00:32:49à l'étranger
00:32:50en utilisant
00:32:51des méthodes brutales
00:32:52la grande consommation
00:32:54a sciemment créé
00:32:55les conditions
00:32:56de ce déséquilibre
00:32:57aujourd'hui
00:32:58en France
00:32:59à l'achat
00:33:00il n'y a que trois
00:33:01alliances
00:33:01hyper
00:33:03hyper dominante
00:33:04il y a Concordis
00:33:05qui va allier
00:33:06Carrefour et Coopérative U
00:33:07c'est 39
00:33:08pardon
00:33:0934% de parts de marché
00:33:11il y a
00:33:12Aura Retail
00:33:13qui va allier
00:33:13Intermarché au Champ Casino
00:33:14c'est plus de 29%
00:33:16de parts de marché
00:33:17et il y a Leclerc
00:33:18qui travaille seul
00:33:19et qui lui est
00:33:20à 24% de parts de marché
00:33:22et donc c'est ça
00:33:23cette hyper concentration
00:33:24et en se positionnant
00:33:25à l'étranger
00:33:26avec des centrales européennes
00:33:28certains distributeurs
00:33:29se sont aussi organisés
00:33:30pour contourner
00:33:31la loi française
00:33:32celle qui protège
00:33:33les agriculteurs
00:33:34et les producteurs
00:33:34ce positionnement
00:33:36à l'étranger
00:33:36et ça nous le documentons
00:33:38dans le rapport
00:33:39permet aussi
00:33:40de maintenir
00:33:41une forte opacité
00:33:42sur les flux financiers
00:33:43entre les distributeurs
00:33:45et leurs centrales
00:33:45de services
00:33:46on nous a même donné
00:33:47un chiffre d'affaires
00:33:49une fourchette
00:33:50de chiffre d'affaires
00:33:50de 400 millions d'euros
00:33:52donc vous voyez
00:33:53c'était quand même
00:33:55quand on demandait
00:33:56le chiffre d'affaires
00:33:56d'une centrale de services
00:33:57on nous a dit
00:33:58c'est entre 500
00:34:00et 900 millions d'euros
00:34:01voilà
00:34:02alors à quoi ça sert
00:34:04justement
00:34:04ces centrales de services
00:34:05tout simplement
00:34:06à faire passer
00:34:07à la caisse
00:34:08les fournisseurs
00:34:09en leur vendant
00:34:09des services
00:34:10et de jeux de données
00:34:10en réalité
00:34:12la plupart du temps
00:34:13ces services
00:34:13ne sont pas souhaités
00:34:14par les fournisseurs
00:34:15mais sont imposés
00:34:16par les distributeurs
00:34:17sans quoi
00:34:18ils ne référencent pas
00:34:19les produits
00:34:19de l'industriel
00:34:21et ces services
00:34:22sont toujours
00:34:23à des coûts
00:34:23très très élevés
00:34:24et souvent disproportionnés
00:34:26par rapport au marché
00:34:27et au total
00:34:28ce sont plus
00:34:28d'un milliard d'euros
00:34:29qui sont interceptés
00:34:31par la grande distribution
00:34:32dans ce qu'il faut bien appeler
00:34:34un mécanisme de captation
00:34:35de la marche
00:34:35certains de ces services
00:34:37sont apparus
00:34:37non seulement inutiles
00:34:39mais aussi choquants
00:34:40j'ai constaté
00:34:41avec la président
00:34:42dans le cadre
00:34:43d'un contrôle sur place
00:34:44une proposition
00:34:45de simple rencontre
00:34:47top to top
00:34:48top to top
00:34:49c'est de dirigeant
00:34:50à dirigeant
00:34:50et donc ça veut dire
00:34:52qu'on va faire
00:34:53une rencontre
00:34:54entre le dirigeant
00:34:55de l'industriel
00:34:56et le dirigeant
00:34:57de la centrale d'achat
00:34:58ou du distributeur
00:34:59et bien cette rencontre-là
00:35:01pour l'entreprise
00:35:02où nous étions
00:35:03était facturée
00:35:04plus de 350 000 euros
00:35:07donc moi j'aimerais bien savoir
00:35:09qui est-ce qui se fait payer
00:35:11350 000 euros
00:35:12pour accepter un déjeuner
00:35:14parce que là
00:35:14on est quand même
00:35:15dans une disproportion
00:35:17et c'est pour ça
00:35:17que je vous dis
00:35:18que c'était
00:35:18extrêmement choquant
00:35:20et donc c'est bien sûr
00:35:21350 000 euros
00:35:22qui ne vont pas
00:35:23dans les comptes
00:35:26des industriels
00:35:26mais qui vont
00:35:27dans les comptes
00:35:28des distributeurs
00:35:29ces services
00:35:30génèrent des sommes
00:35:31importantes
00:35:31qui transitent
00:35:32par la Suisse
00:35:33par la Belgique
00:35:35par tout un tas
00:35:36de pays européens
00:35:36mais jamais par la France
00:35:37enfin finissent normalement
00:35:39en France en partie
00:35:40et nous les avons
00:35:41toutes pistées
00:35:42dans le rapport
00:35:43vous aurez bien sûr
00:35:44tout le détail là-dessus
00:35:45si on y ajoute
00:35:46les services facturés
00:35:47par les centrales
00:35:48basées en France
00:35:49parce qu'il y a aussi
00:35:49des centrales basées en France
00:35:50c'est les centrales européennes
00:35:51elles existent
00:35:52mais il y a aussi
00:35:53des centrales en France
00:35:54alors là le coût total
00:35:55peut être faramineux
00:35:56et certains industriels
00:35:58nous parlent
00:35:58de 40%
00:35:59de leur chiffre d'affaires
00:36:01qui part en service
00:36:03ce coût représente
00:36:05un montant équivalent
00:36:06aux investissements
00:36:08pour les industriels
00:36:10dans leur appareil productif
00:36:11c'est à dire
00:36:12que ce qu'ils payent
00:36:13en service
00:36:13non voulu
00:36:15et imposé
00:36:15c'est ce qu'ils
00:36:17consacrent aujourd'hui
00:36:19en investissement
00:36:20mais c'est surtout
00:36:20ce qu'ils ne consacrent
00:36:21pas en investissement
00:36:22puisqu'en fait
00:36:23ils le consacrent
00:36:24à payer des industriels
00:36:26j'ai dit
00:36:26qu'en se positionnant
00:36:27à l'étranger
00:36:27avec les centrales européennes
00:36:28les distributeurs
00:36:29se sont organisés
00:36:30pour contourner
00:36:31la loi française
00:36:31et particulièrement
00:36:33la loi qui protège
00:36:33les agriculteurs
00:36:34bien sûr
00:36:35ils nous ont tous
00:36:36juré leur grand Dieu
00:36:37d'ailleurs
00:36:38il l'a même fait ce matin
00:36:39monsieur Bompard
00:36:39sur France Inter
00:36:40que tout cela
00:36:41n'était pas le cas
00:36:42alors nous avons voulu
00:36:43chercher des preuves
00:36:44car bien sûr
00:36:44on ne pouvait pas
00:36:45en rester à parole
00:36:46contre parole
00:36:47les uns qui nous disaient
00:36:49que c'était le cas
00:36:50et l'autre nom
00:36:50donc nous sommes allés
00:36:51chercher les preuves
00:36:53et nous les avons trouvées
00:36:55nous sommes allés
00:36:56dans un certain nombre
00:36:57d'entreprises
00:36:57et j'ai saisi
00:36:59avec la présidente
00:36:59les documents
00:37:00qui montrent
00:37:01l'existence
00:37:02de pratiques illicites
00:37:03qui visent tout
00:37:03à obliger les fournisseurs
00:37:05à accepter
00:37:06les conditions
00:37:06des distributeurs
00:37:07je vais en citer deux
00:37:08la première pratique
00:37:10généralisée
00:37:11et interdite
00:37:12c'est la suspension
00:37:13des commandes
00:37:14pendant les négociations
00:37:15commerciales
00:37:16en fait c'est très simple
00:37:17le principe est celui-ci
00:37:19vous voulez faire plier
00:37:20l'industriel
00:37:20pendant la négociation
00:37:22et bien vous arrêtez
00:37:23de commander
00:37:24ces produits
00:37:25et tant pis
00:37:25si ce sont des produits
00:37:27périssables
00:37:27et tant pis
00:37:28s'il a fait des commandes
00:37:30par exemple
00:37:30pour un producteur
00:37:32de charcuterie
00:37:32s'il a fait des commandes
00:37:33de viande au préalable
00:37:35qui va lui arriver
00:37:35et qu'il devra jeter
00:37:36parce que lorsqu'il y a
00:37:38des déréférencements
00:37:38et ça
00:37:39on les a constatés
00:37:40sur pièce
00:37:41on peut avoir
00:37:42des déréférencements
00:37:43qui passent
00:37:44de 100
00:37:46100 références
00:37:47dans les magasins
00:37:48à 0 références
00:37:50dans toute la chaîne
00:37:51et comme je vous ai parlé
00:37:52de la concentration
00:37:53au préalable
00:37:54vous avez tous compris
00:37:55que quand on passe
00:37:56de 100 références
00:37:58à 0 références
00:37:59pour
00:38:00les enseignes
00:38:01ou l'alliance d'enseignes
00:38:02qui pèse 40%
00:38:03de chiffre d'affaires
00:38:05et bien ces 40%
00:38:06sont de chiffre d'affaires
00:38:07pendant 3 semaines
00:38:081 mois
00:38:091 mois et demi
00:38:092 mois
00:38:10que l'on ne voit plus
00:38:11quand on est industriel
00:38:13jusqu'à ce qu'il cède
00:38:14en fait en réalité
00:38:15c'est ça
00:38:15c'est jusqu'à ce qu'il cède
00:38:17et donc vous pensez bien
00:38:18que les industriels
00:38:19finissent par céder
00:38:20et c'est pour ça
00:38:21qu'on peut parler
00:38:21aujourd'hui
00:38:22de l'érosion des marges
00:38:23ça c'est le premier
00:38:24la première pratique généralisée
00:38:26la deuxième
00:38:27c'est de ne pas respecter
00:38:28la sanctuarisation
00:38:29de la fameuse
00:38:29matière première agricole
00:38:31qui est l'outil
00:38:32qui doit nous permettre
00:38:33de préserver
00:38:33la rémunération
00:38:34des agriculteurs
00:38:35l'imagination
00:38:36là des distributeurs
00:38:37est sans limite
00:38:37je pourrai vous en parler
00:38:39tout à l'heure
00:38:41je reviendrai là dessus
00:38:42si ça vous intéresse
00:38:44alors je voudrais
00:38:45là maintenant
00:38:46tordre un peu le coup
00:38:47aux faux arguments
00:38:47de la grande distribution
00:38:48parce que je sais
00:38:49qu'ils vont répliquer
00:38:50et d'ailleurs
00:38:51ça a déjà été fait
00:38:52avant même que
00:38:53nous vous en parlons
00:38:54que ces centrales européennes
00:38:55ne sont pas là
00:38:57sont là pour tordre
00:38:58le coup
00:39:00à des méchantes
00:39:01multinationales
00:39:02très très puissantes
00:39:03alors moi
00:39:03soyez rassurés
00:39:05je crois que la présidente
00:39:05aussi
00:39:06on n'a pas du tout
00:39:07envie de défendre
00:39:07les intérêts
00:39:08ni de Coca-Cola
00:39:09ni de Ferrero
00:39:10ils se débrouillent très bien
00:39:11sans nous
00:39:11ils n'ont pas besoin de nous
00:39:12nous par contre
00:39:13on a envie de défendre
00:39:14les intérêts
00:39:15des entreprises françaises
00:39:17qui sont en France
00:39:17et des agriculteurs français
00:39:19ça ça nous tient à coeur
00:39:20et nous n'avons pas du tout
00:39:22l'intention de défendre
00:39:24les multinationales
00:39:25extrêmement puissantes
00:39:26dont il est question
00:39:27et je voudrais
00:39:28je voulais juste être clair
00:39:30là dessus
00:39:32en ce qui concerne
00:39:33les entreprises françaises
00:39:34là aussi
00:39:34la grande distribution
00:39:36dit souvent
00:39:37que les centrales européennes
00:39:39ne concernent que
00:39:39les multinationales
00:39:40alors ça
00:39:41ça n'est pas vrai
00:39:42les centrales
00:39:42imposent aussi
00:39:43leurs conditions
00:39:44aux entreprises
00:39:44qui sont loin
00:39:45d'être des multinationales
00:39:46et qui sont des ETI françaises
00:39:48et nous l'avons constaté
00:39:50à plusieurs reprises
00:39:52ensuite
00:39:53parce que les entreprises françaises
00:39:55convoquées par ces centrales
00:39:56sont le plus souvent
00:39:57des filiales françaises
00:39:59de groupes
00:39:59ça c'est possible
00:40:00effectivement
00:40:01ce sont des filiales françaises
00:40:02de groupes
00:40:03de multinationales
00:40:04il y en a aussi
00:40:04il y a des ETI françaises
00:40:06mais il y a aussi
00:40:07des filiales
00:40:08de groupes internationales
00:40:09mais qui sont en France
00:40:10qui sont installées en France
00:40:11qui font l'emploi en France
00:40:14puisqu'elles embauchent ici
00:40:15qui commandent
00:40:16leur matière première
00:40:18en France
00:40:18et qui vendent en France
00:40:19enfin qui commandent
00:40:20leur matière première
00:40:21auprès de nos agriculteurs
00:40:22et qui vendent en France
00:40:23donc ces entreprises là
00:40:24elles devraient pouvoir
00:40:26négocier en France
00:40:26parce que c'est plus cher
00:40:27de négocier
00:40:28dans les centrales européennes
00:40:30enfin parce que
00:40:31et enfin le troisième point
00:40:32c'est que l'écrasement
00:40:33des prix qui est obtenu
00:40:34par ces centrales européennes
00:40:35et bien
00:40:36cet écrasement
00:40:37il est répercuté en France
00:40:38au PME
00:40:39en disant
00:40:40ben non
00:40:40l'entreprise là
00:40:41elle nous vend
00:40:41à X euros
00:40:44ben vous n'allez pas
00:40:44nous vendre plus cher
00:40:45donc vous allez baisser vos prix
00:40:47et c'est d'ailleurs
00:40:47la DGCCRF
00:40:48qui nous le dit
00:40:49bien je rappelle quand même
00:40:50que 98%
00:40:51des entreprises
00:40:52de l'agroalimentaire française
00:40:53sont des PME
00:40:55et des ETI
00:40:56et ça c'est un chiffre
00:40:58qui est important
00:40:58en ce qui concerne
00:40:59les consommateurs
00:41:00la grande distribution
00:41:02affirme qu'elle met
00:41:03en place
00:41:03ces méthodes
00:41:04et ces centrales
00:41:05pour préserver le pouvoir
00:41:06d'achat des consommateurs
00:41:07alors je vous le dis
00:41:08ça n'est pas du tout
00:41:08automatique
00:41:09nous montrons dans ce rapport
00:41:10que cette guerre des prix
00:41:11fonctionne comme un trompe-l'œil
00:41:13certains produits
00:41:14servent de produits d'appel
00:41:15avec des marges très faibles
00:41:16et ces marges faibles
00:41:18sont ensuite compensées
00:41:19sur d'autres produits
00:41:20c'est ce qu'on appelle
00:41:20la péréquation des marges
00:41:22et le consommateur
00:41:23croit parfois gagner
00:41:24quelques centimes
00:41:24sur un produit
00:41:25mais en réalité
00:41:26il les repère ailleurs
00:41:27dans le même magasin
00:41:28sur un autre produit
00:41:29c'est bien sûr
00:41:31le jeu de ce commerce
00:41:32et le rapport montre
00:41:34que certaines enseignes
00:41:35utilisent par exemple
00:41:36les tomates d'importation
00:41:38à bas prix
00:41:38comme produits d'appel
00:41:40puis reconstituent
00:41:41leur marge
00:41:41sur des tomates françaises
00:41:45autrement dit
00:41:45la guerre des prix
00:41:46ne protège pas durablement
00:41:48ni l'agriculture française
00:41:49ni les consommateurs français
00:41:52je dirais également
00:41:54que depuis 2021
00:41:55les prix de vente
00:41:55aux consommateurs
00:41:56augmentent davantage
00:41:57que les tarifs négociés
00:41:58aux fournisseurs
00:41:59et encore cette année
00:42:01la grande distribution
00:42:03doit cesser de dire
00:42:04qu'elle se sacrifie
00:42:05pour les consommateurs
00:42:06la réalité
00:42:07c'est qu'elle a
00:42:08progressivement
00:42:09organisé un système
00:42:10de transfert
00:42:11des marges
00:42:11des industriels
00:42:12vers les magasins
00:42:14afin d'attirer
00:42:15par la guerre des prix
00:42:15le maximum
00:42:16de consommateurs
00:42:17cette guerre des prix
00:42:18fonctionne en réalité
00:42:19comme un écran de fumée
00:42:20pendant que les industriels
00:42:22mettent en scène
00:42:22une guerre des prix artificielle
00:42:23sur quelques produits
00:42:24bien choisis
00:42:25on évite de se poser
00:42:26les vraies questions
00:42:27qui produit réellement
00:42:28notre alimentation
00:42:29où est-elle transformée
00:42:31qui capte véritablement
00:42:32la valeur
00:42:32et quelle souveraineté alimentaire
00:42:34nous voulons encore
00:42:35préserver dans notre pays
00:42:36et lorsque l'on commence
00:42:38justement à regarder
00:42:39où va l'argent
00:42:40les constats sont frappants
00:42:41nous avons demandé
00:42:42par exemple
00:42:42aux services fiscaux
00:42:43les déclarations
00:42:44des revenus
00:42:44des directeurs
00:42:45de certains magasins
00:42:46et nous avons constaté
00:42:48l'existence
00:42:49dans certains cas
00:42:50de revenus
00:42:50extrêmement élevés
00:42:52avec des patrimoines
00:42:53considérables
00:42:54vous trouverez
00:42:55les chiffres dans le rapport
00:42:56avec les rémunérations
00:42:57qui peuvent dépasser
00:42:5814 millions d'euros
00:42:59par an
00:43:00hors plus-value
00:43:01qu'on me comprenne bien
00:43:03il ne s'agit pas ici
00:43:03de faire du populisme
00:43:04mais la grande distribution
00:43:05doit cesser
00:43:06de faire croire
00:43:07qu'elle se sacrifie
00:43:08pour protéger
00:43:09les consommateurs
00:43:11et uniquement pour ça
00:43:12il y a bien sûr
00:43:13d'autres objectifs
00:43:14alors
00:43:15les constats opérés
00:43:16parce que
00:43:17nous avons vu
00:43:18là nous les avons vus
00:43:19alors vous allez me dire
00:43:20que faire
00:43:21alors
00:43:22nous avons
00:43:23je ne vais pas vous détailler
00:43:24toutes les recommandations
00:43:25mais on en reparlera
00:43:26bien sûr
00:43:26dans les questions
00:43:27mais nous avons voulu
00:43:29en fait
00:43:29vous avez la liste
00:43:31dans le dossier presse
00:43:32nous avons voulu
00:43:32en fait
00:43:33les articuliers
00:43:34autour de trois axes
00:43:35le premier
00:43:36c'est le renforcement
00:43:36du pouvoir de négociation
00:43:38de l'amont
00:43:39par rapport à l'aval
00:43:40et ça c'est vraiment important
00:43:41c'est à dire
00:43:42qu'il faut
00:43:42que nous réussissions
00:43:43à rééquilibrer
00:43:46ce déséquilibre
00:43:47j'allais dire
00:43:48entre guillemets
00:43:48ce pouvoir
00:43:50abusif
00:43:50et important
00:43:51de la grande distribution
00:43:52le deuxième
00:43:53c'est de réguler
00:43:54de contrôler
00:43:54les relations commerciales
00:43:55de manière plus efficace
00:43:57et le troisième axe
00:43:58c'est de rééquilibrer
00:43:59les relations commerciales
00:44:00en améliorant la transparence
00:44:01alors vous allez voir
00:44:02il y a beaucoup
00:44:03question de l'affichage
00:44:04et de l'affichage
00:44:05des marges
00:44:06c'est un sujet
00:44:06important
00:44:08j'ajouterai
00:44:09seulement
00:44:10qu'un impératif
00:44:11prioritaire
00:44:12est de protéger
00:44:13les agissements
00:44:14des centrales
00:44:16de protéger
00:44:17nos agriculteurs
00:44:18pardon
00:44:18des agissements
00:44:18des centrales
00:44:19de protéger
00:44:20nos PME
00:44:21nos ETI
00:44:21qui produisent
00:44:22et qui commercialisent
00:44:23en France
00:44:23avec de la matière
00:44:25première agricole
00:44:26française
00:44:26donc là
00:44:27il y a une recommandation
00:44:27spécifique
00:44:28qui dit clairement
00:44:29que ces entreprises là
00:44:30elles doivent négocier
00:44:31en France
00:44:32selon la législation
00:44:34française
00:44:34et non pas
00:44:35dans des centrales
00:44:36européennes
00:44:37un autre impératif
00:44:39c'est de faire
00:44:39la lumière
00:44:40sur certaines pratiques
00:44:41et c'est pourquoi
00:44:42nous proposons
00:44:43plus de transparence
00:44:44alors en rendant
00:44:45public chaque année
00:44:46la comparaison
00:44:47entre l'évolution
00:44:48des prix aux consommateurs
00:44:49et les tarifs négociés
00:44:50avec les fournisseurs
00:44:51pour voir si effectivement
00:44:53il y a corrélation
00:44:53et comme ça
00:44:54nous verrons bien
00:44:55si cette guerre des prix
00:44:56profite au pouvoir d'achat
00:44:57d'instaurer
00:44:59un affichage obligatoire
00:45:00des marges
00:45:01sur les produits
00:45:02non transformés
00:45:03c'est à dire
00:45:03sur le rayon
00:45:04fruits et légumes
00:45:05afin que le consommateur
00:45:06sache
00:45:07s'il achète
00:45:08un kilo de pommes
00:45:08quelle est la part
00:45:09qui revient réellement
00:45:10au producteur
00:45:11et là peut-être
00:45:12que l'arbitrage
00:45:14de son choix
00:45:14que son arbitrage
00:45:16de client
00:45:18sera différent
00:45:19en fonction
00:45:20de sa connaissance
00:45:21de la part
00:45:23agriculteur
00:45:25nous
00:45:26nous préconisons
00:45:27également
00:45:27d'imposer
00:45:28aux distributeurs
00:45:29une déclaration
00:45:29annuelle
00:45:30des flux financiers
00:45:31avec les centrales
00:45:32d'achat
00:45:33et de services
00:45:34européennes
00:45:35parce que là
00:45:35il y a une grande
00:45:36opacité
00:45:37et nous l'avons dit
00:45:38et nous l'avons montré
00:45:39dans le rapport
00:45:40mais aussi
00:45:40de faire toute la transparence
00:45:42sur les marges arrières
00:45:43en rendant public
00:45:44les montants
00:45:47complets
00:45:47de ces marges arrières
00:45:48voilà
00:45:49en conclusion
00:45:50la présidente l'a dit
00:45:51je le rappellerai un peu
00:45:53c'est que nous avons été frappés
00:45:54par l'atmosphère de peur
00:45:56qui régnait parmi les industriels
00:45:58mais aussi par les réticences
00:45:59de certains distributeurs
00:46:00à répondre précisément
00:46:01aux questions
00:46:02alors sur
00:46:04sur les distributeurs
00:46:05moi je pense à Leclerc
00:46:06ou à Carrefour
00:46:08ou à d'autres centrales européennes
00:46:10certains ont joué le jeu
00:46:11d'autres ont moins joué le jeu
00:46:13voilà
00:46:13je le dis
00:46:15maintenant je voudrais dire
00:46:16aux distributeurs
00:46:16que la balle est dans leur camp
00:46:17ils ont
00:46:19ils ont imposé
00:46:20à la suite de Leclerc
00:46:21dans notre pays
00:46:22un véritable mantra
00:46:23celui du prix le plus bas
00:46:25celui de la guerre des prix
00:46:26à l'exclusion
00:46:27de toute autre considération
00:46:28nous avons été fiers
00:46:29de nos groupes
00:46:30de la grande distribution
00:46:31il faut le dire
00:46:31nous l'avons été
00:46:33alors nous voudrions
00:46:34le rester
00:46:35je le dis aux distributeurs
00:46:37je le dis à monsieur Leclerc
00:46:38à monsieur Bompard
00:46:38à monsieur Cotillard
00:46:39à monsieur Schelcher
00:46:40je le dis à tous ces hommes
00:46:41à tous ces hommes
00:46:42prenez le bon virage
00:46:44aider les français
00:46:45à consommer des produits
00:46:46plus rémunérateurs
00:46:47pour les producteurs
00:46:48aider les français
00:46:49à consommer des produits
00:46:50de meilleure qualité
00:46:51et moins d'aliments
00:46:52ultra transformés
00:46:53aider les entreprises
00:46:54industrielles françaises
00:46:56à trouver le chemin
00:46:56de vos rayons
00:46:57à des conditions décentes
00:46:59aider tous les acteurs économiques
00:47:01qu'à bâtir une répartition
00:47:02de la valeur plus équilibrée
00:47:04vers l'amont
00:47:06cadrer vos centrales d'achat
00:47:07et éliminer ces pratiques virilistes
00:47:10qui n'ont plus leur place
00:47:11dans notre société aujourd'hui
00:47:12alors j'en appelle aux autorités
00:47:14de l'état
00:47:15il est temps de sortir
00:47:16de l'immobilisme
00:47:17de durtir les contrôles
00:47:18et de faire respecter la loi
00:47:20et j'accueille en salle des conférences
00:47:22Antoinette Gull
00:47:23bonjour
00:47:23bonjour
00:47:24sénatrice écologiste de Paris
00:47:25vous êtes la rapporteure
00:47:26de cette commission d'enquête
00:47:27qui a donc remis
00:47:28ses conclusions
00:47:30ce matin
00:47:31six mois d'intenses auditions
00:47:32189 au total
00:47:34vous avez reçu
00:47:35les centrales d'achat
00:47:35de la grande distribution
00:47:36avec aussi les industriels
00:47:38les producteurs
00:47:39le rapport qui s'intitule
00:47:40guerre des prix
00:47:41agriculture et industrie
00:47:42en danger
00:47:42alors qui est responsable
00:47:44de cette guerre des prix ?
00:47:47alors la guerre des prix
00:47:48est pratiquée
00:47:49vous le savez
00:47:49elle est pratiquée
00:47:50par les distributeurs
00:47:52en France
00:47:52c'est une pratique
00:47:53qui est assez brutale
00:47:55que nous avons repérée
00:47:57dans ce rapport
00:47:58et que nous avons explicité
00:47:59dans le rapport
00:48:00et c'est une guerre des prix
00:48:01qui se fait
00:48:02et nous le voyons
00:48:03au détriment
00:48:04de la répartition
00:48:05de la valeur
00:48:06sur l'ensemble
00:48:06de cette chaîne
00:48:08de valeur alimentaire
00:48:09et je prends pour exemple
00:48:11de cette mauvaise répartition
00:48:13le fait que seulement
00:48:148% de la valeur
00:48:15va au producteur
00:48:17le fait que seulement
00:48:1812 à 14%
00:48:19de la valeur
00:48:20va
00:48:21à l'industriel
00:48:24et donc ça veut dire
00:48:25que ceux qui fabriquent
00:48:26les produits
00:48:27ceux qui cultivent
00:48:28et qui fabriquent
00:48:28les produits
00:48:29ceux qui prennent
00:48:29tous les risques
00:48:30ne captent en réalité
00:48:32que 20% de la valeur
00:48:33et donc ça
00:48:33c'est trop peu
00:48:34et donc il faut
00:48:35un rééquilibrage
00:48:36de la valeur
00:48:37vers l'amont
00:48:37la grande distribution
00:48:38a-t-elle réalisé
00:48:39des marches excessives
00:48:41ces dernières années
00:48:41dans le rapport
00:48:42vous parlez de marges
00:48:43difficiles à évaluer
00:48:44mais faibles en apparence
00:48:46mais on lit également
00:48:47que depuis 2021
00:48:48les prix de vente
00:48:49aux consommateurs
00:48:49augmentent plus vite
00:48:50que les tarifs négociés
00:48:51avec les fournisseurs
00:48:52c'est quoi la démonstration
00:48:53exactement
00:48:53c'est que
00:48:54c'est cette grande distribution
00:48:56qui est aujourd'hui
00:48:56à pointe du doigt
00:48:58alors à pointe du doigt
00:48:59je ne sais pas
00:49:00vous pouvez le traduire
00:49:01de cette manière là
00:49:02moi ce que je dis
00:49:03c'est que dans cette chaîne
00:49:04de valeur alimentaire
00:49:05nous avons effectivement
00:49:07des marges
00:49:08qui sont captées
00:49:08par la grande distribution
00:49:09et qu'il y a un transfert
00:49:11de marge des industriels
00:49:12vers la grande distribution
00:49:13avant nous avions
00:49:14effectivement des marges
00:49:15plus importantes
00:49:16dans l'industrie agroalimentaire
00:49:18ça n'est plus le cas
00:49:19aujourd'hui
00:49:19et qu'il faut faire attention
00:49:20parce que cela
00:49:21met en danger
00:49:22nos industriels
00:49:24agroalimentaires
00:49:25et donc
00:49:25ce que je dis
00:49:26et qui est écrit
00:49:28dans le rapport
00:49:29c'est qu'aujourd'hui
00:49:29nous avons 30%
00:49:31des industries agroalimentaires
00:49:33françaises
00:49:33qui sont déficitaires
00:49:34et donc si nous ne voulons
00:49:36pas voir tout ce tissu
00:49:37industriel tombé
00:49:38année après année
00:49:39et quand il y a
00:49:40des fermetures d'usines
00:49:41ça veut dire
00:49:42qu'il y a des emplois
00:49:42qui tombent
00:49:43ça veut dire
00:49:43qu'il y a des agriculteurs
00:49:44qui ne trouvent plus
00:49:45de débouchés
00:49:46et bien il faut prendre soin
00:49:48de cette partie là
00:49:49de la chaîne
00:49:50pour l'alimentation
00:49:52vous écrivez également
00:49:53la commission a constaté
00:49:54que les distributeurs
00:49:55employés volontiers
00:49:55des méthodes de négociation
00:49:56assis sur la menace
00:49:58l'intimidation
00:49:59la contrainte
00:50:00la commission condamne
00:50:01fermement ces pratiques
00:50:02qui instaurent un climat
00:50:03de peur intolérable
00:50:04et compromettent
00:50:05les équilibres
00:50:06des filières alimentaires
00:50:07françaises
00:50:07c'est un des points
00:50:09les plus importants
00:50:10de votre rapport
00:50:11c'est cette guerre des prix
00:50:12qui est délétère
00:50:13dans la façon
00:50:14dont elle fonctionne
00:50:14tout à fait
00:50:16là nous avons vraiment
00:50:17découvert un autre monde
00:50:18de pratiques
00:50:19extrêmement brutales
00:50:21pour réussir
00:50:22à obtenir
00:50:23le prix
00:50:23qui était voulu
00:50:24par la grande distribution
00:50:25et je vais vous en citer une
00:50:27en fait la grande distribution
00:50:28on l'a vu vraiment
00:50:29de différentes enseignes
00:50:31mais de manière
00:50:32de plus en plus répétée
00:50:33aujourd'hui
00:50:34des références
00:50:36c'est-à-dire appui sur un bouton
00:50:37et fait chuter
00:50:38le nombre de références
00:50:40vendues en magasin
00:50:41pour un même industriel
00:50:42dès lors qu'il n'accepte pas
00:50:43la baisse de prix
00:50:44qui est demandée
00:50:45ce qui veut dire
00:50:45que pour certains industriels
00:50:47et bien les mois de janvier
00:50:48qui sont souvent
00:50:49les mois de négociation
00:50:50les mois de décembre
00:50:51janvier ou février
00:50:52et bien ils ont tout à coup
00:50:5330 à 40%
00:50:54de leur chiffre d'affaires
00:50:55qui tombe
00:50:56parce que
00:50:57ils n'ont pas cédé
00:50:58à une négociation
00:50:59et ça ce sont des pratiques
00:51:00qui sont inacceptables
00:51:01vous le dites également
00:51:02elles sont interdites
00:51:03en France
00:51:03et elles sont inacceptables
00:51:05je continue
00:51:05vous dites dans votre rapport
00:51:06que la recherche du prix
00:51:07toujours le plus bas
00:51:08c'est problématique
00:51:09habitué aux promotions
00:51:11sur les fruits et légumes
00:51:12souvent utiles
00:51:12quand l'offre est abondante
00:51:13le consommateur
00:51:14peine désormais
00:51:15à identifier
00:51:15le vrai prix
00:51:16d'un kilo de fruits et légumes
00:51:18accroître la transparence
00:51:19sur les marges
00:51:19des produits bruts
00:51:20permettrait de mieux
00:51:20d'informer le consommateur
00:51:21c'est quoi
00:51:22c'est que le français
00:51:23il ne cherche plus le vrai prix
00:51:24il cherche juste
00:51:25le prix le plus bas
00:51:26il y a une perte
00:51:27de conscience
00:51:28de ce que coûte
00:51:28un produit agricole
00:51:30de ce que coûte le produit
00:51:32c'est-à-dire qu'on ne sait pas
00:51:33en fait
00:51:33si un kilo de pomme
00:51:35ça coûte finalement
00:51:36un euro cinquante
00:51:37ou trois euros cinquante
00:51:38on ne le sait plus aujourd'hui
00:51:39et donc
00:51:40c'est pour ça que je recommande
00:51:41et il y a une recommandation
00:51:42spécifique dans le rapport
00:51:43là-dessus
00:51:44que soit affichée
00:51:45la part des fruits et légumes
00:51:47dans le rayon fruits et légumes
00:51:49la part qui va au producteur
00:51:50de manière à ce qu'on sache
00:51:51quand on achète
00:51:52un kilo de tomate
00:51:53quelle est la part
00:51:55des trois euros trente
00:51:57qu'on va payer
00:51:57qui va au producteur
00:51:58et quelle est la part
00:51:59qui reste au distributeur
00:52:02j'ai encore beaucoup de questions
00:52:02il ne nous reste plus
00:52:03beaucoup de temps malheureusement
00:52:04mais la grande distribution
00:52:05qui répond déjà
00:52:06dans les médias
00:52:07avant même la publication
00:52:08de votre rapport
00:52:09avec un contrefeu
00:52:11cette grande distribution
00:52:12qui se plaint
00:52:13d'être pointée
00:52:13comme un bouc émissaire
00:52:15comme on a lu
00:52:15dans le Figaro
00:52:16également monsieur Bompard
00:52:17sur Inter
00:52:18qui disait être estomaqué
00:52:19par ce qu'il y avait
00:52:21dans le rapport
00:52:21qu'est-ce que vous leur répondez
00:52:22il était estomaqué
00:52:23avant d'avoir lu le rapport
00:52:25quand même
00:52:25donc c'est quand même
00:52:26c'est assez particulier
00:52:28bien écoutez
00:52:29en tout cas
00:52:29ils se sont très bien organisés
00:52:31pour pouvoir être très présents
00:52:33dans les médias
00:52:33et pour pouvoir répondre
00:52:34avant même
00:52:35que le rapport
00:52:35ne soit rendu public
00:52:36donc là
00:52:37je m'étonne quand même
00:52:38je m'étonne quand même
00:52:39de ces réponses
00:52:40et puis en donnant des réponses
00:52:41qui sont des réponses fausses
00:52:43puisque lorsqu'il dit
00:52:44que les industriels
00:52:46ont 15% de marge
00:52:47ça n'est pas ce que l'on constate
00:52:48et j'ai publié
00:52:49dans le rapport
00:52:50les chiffres
00:52:51qui sont donnés
00:52:52par la Banque de France
00:52:53et qui montrent bien
00:52:54que les industriels
00:52:54de l'agroalimentaire
00:52:55hors boisson
00:52:56et bien leur marge
00:52:57elle est plutôt
00:52:58elle est à peine
00:52:59au-dessus des 2%
00:53:00et non pas
00:53:00à des 10 ou des 15%
00:53:02comme ils veulent bien
00:53:03le dire
00:53:03c'était peut-être
00:53:04le cas il y a longtemps
00:53:05mais en tout cas
00:53:06aujourd'hui
00:53:06ça n'est plus le cas
00:53:07il ne nous reste plus de temps
00:53:08mais qu'est-ce qui va se passer
00:53:09après maintenant
00:53:10la publication de ce rapport
00:53:11est-ce que vous allez déposer
00:53:12une proposition de loi
00:53:13puisque vous avez des conclusions
00:53:14qui sont transpartisanes
00:53:15avec ce rapport
00:53:16est-ce que vous pourriez
00:53:16faire avancer un texte ?
00:53:18alors oui effectivement
00:53:19alors déjà nous pouvons
00:53:20inscrire une certaine
00:53:21un certain nombre
00:53:22de ces recommandations
00:53:23dans le projet de loi
00:53:24urgence agricole
00:53:25qui va arriver au Sénat
00:53:26donc nous allons le faire
00:53:27et j'espère que nous allons
00:53:28réussir à les déposer
00:53:30de manière transpartisane
00:53:34à les déposer
00:53:35de manière transpartisane
00:53:36et puis je ne doute pas
00:53:38d'ailleurs
00:53:38qu'un certain nombre
00:53:39de députés
00:53:39vont se saisir aussi
00:53:41de ces propositions
00:53:42et peut-être que ça arrivera
00:53:43avec une partie
00:53:44des propositions
00:53:45déjà inscrites
00:53:46dans la loi
00:53:47donc ça
00:53:48il y a une partie
00:53:49des propositions
00:53:49que je vais essayer
00:53:51de proposer
00:53:51en amendement
00:53:52de cette loi
00:53:53d'urgence agricole
00:53:54et puis
00:53:56ce que nous avons dit
00:53:58c'est que nous essaierons
00:53:58effectivement
00:53:59de faire une proposition
00:54:00de loi interpartisane
00:54:02puisque vous savez
00:54:03que c'est un travail
00:54:04qui a été mené
00:54:04de manière interpartisane
00:54:05la présidente
00:54:06est centriste
00:54:08et donc nous allons
00:54:10essayer de faire
00:54:10des propositions de loi
00:54:11de manière interpartisane
00:54:12pour pouvoir
00:54:13donner suite
00:54:14à ces recommandations
00:54:15Merci pour toutes
00:54:16ces explications
00:54:17au micro de public Sénat
00:54:18A très vite
00:54:18Au revoir
00:54:24Et enfin
00:54:25dernier thème
00:54:26dans cette émission
00:54:26la Nouvelle Calédonie
00:54:27le Parlement français
00:54:29qui est lancé
00:54:30dans une course
00:54:30contre la montre
00:54:31pour dégeler partiellement
00:54:33le corps électoral
00:54:34avec l'ajout
00:54:35de 10 569
00:54:37natifs calédoniens
00:54:38une proposition
00:54:39de loi
00:54:39venue du Sénat
00:54:40qui donc a été adoptée
00:54:41en un temps record
00:54:42après son examen
00:54:43lundi
00:54:43le texte a été voté
00:54:45conforme par les députés
00:54:46hier
00:54:46on écoute
00:54:47le Premier ministre
00:54:48en séance cette semaine
00:54:49ainsi que le sénateur
00:54:51indépendantiste
00:54:52Robert Rowy
00:54:52on y revient juste après
00:54:54avec l'auteur LR
00:54:55de la proposition de loi
00:54:56je reviens devant vous
00:54:58seulement quelques semaines
00:54:59après vous avoir présenté
00:55:00la vision du gouvernement
00:55:01à l'occasion du projet
00:55:02de loi constitutionnel
00:55:04transposant
00:55:05l'accord de Bougival
00:55:06le Sénat l'a discuté
00:55:08sereinement
00:55:09il en a débattu
00:55:11sur le fond
00:55:11chaque groupe
00:55:12au sein de cet hémicycle
00:55:13s'est exprimé
00:55:14voire l'a amendé
00:55:16et je dois le dire
00:55:17amélioré
00:55:18je remercie le président
00:55:20Gérard Larcher
00:55:21pour son implication
00:55:22non seulement
00:55:23institutionnelle
00:55:24mais aussi personnelle
00:55:25de longue date
00:55:26sur ce dossier
00:55:27car ce dossier
00:55:28doit nous unir
00:55:30et de la même manière
00:55:31que j'ai pu parfois
00:55:32regretter des divergences
00:55:33d'approche
00:55:34avec certains
00:55:34au sein de cet hémicycle
00:55:36ou dans celui
00:55:36de l'Assemblée nationale
00:55:37je vais vous souligner
00:55:38le sérieux
00:55:39et le courage
00:55:40de la Chambre haute
00:55:41sur ce dossier
00:55:43Mesdames et Messieurs
00:55:44les sénatrices
00:55:45et sénateurs
00:55:45en février dernier
00:55:47je vous avais dit
00:55:48le rôle que je souhaitais
00:55:50porter à la tête du gouvernement
00:55:51sur ce dossier
00:55:51c'est-à-dire
00:55:52permettre un chemin
00:55:53de sortie politique durable
00:55:55fidèle aux engagements
00:55:57pris
00:55:58et respectueux
00:55:59de toutes les sensibilités
00:56:00avec la ministre
00:56:02des Outre-mer
00:56:02sous l'autorité
00:56:03du Président de la République
00:56:04nous y sommes astreints
00:56:06et dès le lendemain
00:56:08de l'adoption
00:56:08de la motion de rejet
00:56:09préalable
00:56:09à toute discussion
00:56:11sur le projet de loi
00:56:13constitutionnel
00:56:14par les députés
00:56:14l'État
00:56:16représenté
00:56:17par son gouvernement
00:56:18comme il s'y était engagé
00:56:20a réuni
00:56:21l'ensemble
00:56:21des signataires
00:56:22de l'accord
00:56:23de Bougival
00:56:24mais aussi
00:56:25les partis
00:56:25et les différents
00:56:27partis politiques
00:56:27calédoniens
00:56:28car l'État parle
00:56:30et doit parler
00:56:30avec toutes les formations
00:56:31politiques
00:56:32car il est au service
00:56:33de toutes les Calédoniennes
00:56:35et de tous les Calédoniens
00:56:36nous avons donc ouvert
00:56:38un cycle de discussion
00:56:39avec chacune des parties
00:56:40en bilatéral
00:56:41mais aussi en multilatéral
00:56:43ce dialogue
00:56:44a permis d'avancer
00:56:45il a permis
00:56:46d'éclaircir
00:56:47des points de fond
00:56:47mais aussi
00:56:49de repousser
00:56:50quelques idées reçues
00:56:51notamment
00:56:51sur le plan juridique
00:56:53en tout cas
00:56:54la clarté
00:56:55a été faite
00:56:55mais plus encore
00:56:57ce dialogue
00:56:57a ouvert la voie
00:56:58pour sortir
00:56:59du statu quo
00:57:00et vous le savez
00:57:01comme moi
00:57:02cette tentation
00:57:03du statu quo
00:57:04est facile
00:57:05c'est même
00:57:06une pente naturelle
00:57:07pour de trop
00:57:08nombreux acteurs
00:57:09du dossier
00:57:09à ce moment précis
00:57:11de l'histoire
00:57:12calédonienne
00:57:12c'est un mirage
00:57:14de stabilité
00:57:15et le statu quo
00:57:16n'est pas une mer calme
00:57:17c'est une grande vague
00:57:19qui pointe au loin
00:57:20et se confond encore
00:57:22dans l'horizon
00:57:22car le statu quo
00:57:24ne donne au fond
00:57:25plus aucune perspective
00:57:26à personne
00:57:27je l'ai dit directement
00:57:29lors de mon adresse
00:57:30aux Calédoniennes
00:57:31et aux Calédoniens
00:57:31le statu quo
00:57:33enferme
00:57:34il ne peut être
00:57:35une base solide
00:57:36pour l'avenir
00:57:37il peut même être
00:57:38demain
00:57:39le ferment
00:57:40de la violence
00:57:40et c'est une ombre
00:57:42qui ressurgit alors
00:57:43sur le caillou
00:57:44le statu quo
00:57:45ne répond
00:57:45aux aspirations
00:57:46de personne
00:57:47c'est une fatalité
00:57:49voire même peut-être
00:57:50une facilité
00:57:51je vous le dis
00:57:53avec gravité
00:57:53à ce moment précis
00:57:54de l'histoire
00:57:55de la nouvelle Calédonie
00:57:56ce statu quo
00:57:57ne peut être
00:57:58un destin viable
00:57:59pour personne
00:58:00ni pour les indépendantistes
00:58:02pour qui
00:58:03ils condamnent
00:58:04leurs aspirations
00:58:05ils bloquent
00:58:06le processus
00:58:07de décolonisation
00:58:08il éteint
00:58:09les perspectives
00:58:10dessinées
00:58:10par leurs anciens
00:58:11il ne l'est pas
00:58:13non plus
00:58:13pour les non-indépendantistes
00:58:15il condamne
00:58:16la stabilité économique
00:58:17et donc sociale
00:58:18sur le caillou
00:58:19il précipite
00:58:20vers le déclin
00:58:21sans apporter
00:58:22de réponse
00:58:23aux attentes
00:58:23de toutes celles
00:58:24et ceux
00:58:24qui vivent
00:58:25et qui sont
00:58:26attachés
00:58:26durablement
00:58:27à la nouvelle Calédonie
00:58:28et qui aspirent
00:58:29aussi
00:58:30à participer
00:58:31directement
00:58:32à sa vie démocratique
00:58:34enfin le statu quo
00:58:35n'est certainement
00:58:36pas un destin
00:58:37pour l'État
00:58:38et cela vaut
00:58:39autant
00:58:40pour le pouvoir exécutif
00:58:41que pour le pouvoir législatif
00:58:44il nous condamnerait
00:58:45à entretenir
00:58:46une situation juridique
00:58:47fragile
00:58:48et porteuse de risque
00:58:49il conduirait
00:58:51inéluctablement
00:58:52l'État
00:58:52vers une faute
00:58:53devant la justice
00:58:55internationale
00:58:56et à la fin
00:58:57devant l'histoire
00:58:58c'est ce que
00:58:59les signataires
00:58:59des accords
00:59:00avaient compris
00:59:00c'est notre héritage
00:59:02il nous faut donc avancer
00:59:05Mesdames et Messieurs
00:59:06les sénateurs
00:59:07pour avancer
00:59:08il a fallu repartir
00:59:09du travail réalisé
00:59:10grâce à l'implication
00:59:11des gouvernements successifs
00:59:12depuis quatre ans
00:59:13de travail
00:59:14de dialogue
00:59:14et de négociation
00:59:15c'est ce que nous avons fait
00:59:17au cours des dernières semaines
00:59:18cela a permis
00:59:19d'acter
00:59:20un principe clair
00:59:22redonner la parole
00:59:23aux Calédoniennes
00:59:24et Calédoniens
00:59:25pour lever l'ombre
00:59:26de la violence
00:59:27et la remplacer
00:59:28par les lumières
00:59:29du vote
00:59:29et du débat démocratique
00:59:31c'est une exigence
00:59:33qui fait consensus
00:59:33entre les partis
00:59:34dans un premier temps
00:59:36les élections provinciales
00:59:38se tiendront
00:59:39l'État les organisera
00:59:41le 28 juin prochain
00:59:43avec toutes les garanties
00:59:44de neutralité
00:59:46et de sécurité
00:59:47nécessaires
00:59:47ces élections
00:59:48devront permettre
00:59:49aux partis
00:59:50et aux électeurs
00:59:50calédoniens
00:59:51de débattre
00:59:51de projets
00:59:52pour l'avenir économique
00:59:53social
00:59:53environnemental
00:59:54industriel
00:59:55mais aussi culturel
00:59:56ou éducatif
00:59:58pour le territoire
00:59:59c'est ce débat
01:00:00qui a manqué
01:00:01depuis trop d'années
01:00:02disons-le clairement
01:00:03car la vie politique
01:00:04calédonienne
01:00:05n'était parfois
01:00:05trop enfermée
01:00:06dans les seuls débats
01:00:08politiques
01:00:08et institutionnels
01:00:10mesdames et messieurs
01:00:11les sénateurs
01:00:12pour la première fois
01:00:13depuis très longtemps
01:00:14les partis ont pu
01:00:16tout en constatant
01:00:17leur divergence
01:00:18d'approche
01:00:19envisager
01:00:20différentes hypothèses
01:00:21d'une diminution
01:00:22du nombre d'exclus
01:00:23au sein
01:00:24du corps électoral
01:00:25provincial
01:00:25cette discussion
01:00:27était indispensable
01:00:28pour organiser
01:00:29sereinement
01:00:29ce scrutin
01:00:30toutes les propositions
01:00:31ont été discutées
01:00:32et chacun a envisagé
01:00:34différentes hypothèses
01:00:35d'une diminution
01:00:36du nombre d'exclus
01:00:37au sein
01:00:38de ce corps électoral
01:00:39provincial
01:00:40bien entendu
01:00:41ces discussions
01:00:42sont sensibles
01:00:43vous le savez
01:00:44mais elles ont eu lieu
01:00:46avec transparence
01:00:47et je le dis
01:00:48beaucoup de respect
01:00:50je vous le disais
01:00:51là aussi
01:00:51le statu quo
01:00:52n'est pas un destin
01:00:52et ces élections
01:00:54doivent marquer
01:00:54le refus
01:00:55précisément
01:00:55du statu quo
01:00:56qui peut s'installer
01:00:58le refus
01:00:58de ce statu quo
01:00:59est la promesse
01:01:00pour chaque parti
01:01:00de poursuivre le dialogue
01:01:02au lendemain
01:01:03des élections provinciales
01:01:06ces élections
01:01:06ne doivent pas être
01:01:08un horizon indépassable
01:01:09pour les parties
01:01:10calédoniennes
01:01:11et encore moins
01:01:12pour l'état
01:01:13plus qu'une promesse
01:01:15c'est désormais
01:01:16une garantie
01:01:16il nous a fallu
01:01:18collectivement dépasser
01:01:19l'horizon
01:01:19des seules élections
01:01:20provinciales
01:01:20et poser dès aujourd'hui
01:01:21les conditions
01:01:22d'un retour au dialogue
01:01:23au lendemain
01:01:24de celle-ci
01:01:24disons-le clairement
01:01:26là aussi
01:01:27cela ne va pas de soi
01:01:29et c'est maintenant
01:01:31que les conditions
01:01:32de ce rendez-vous
01:01:32se définissent
01:01:34sans quoi
01:01:34ensuite
01:01:35il sera trop tard
01:01:36et pour la première fois
01:01:38en ce sens
01:01:39l'état a donné
01:01:40en transparence
01:01:41les chiffres demandés
01:01:43par tous les acteurs
01:01:44depuis maintenant
01:01:45de nombreuses années
01:01:4637 492 citoyens
01:01:50français
01:01:51sont exclus
01:01:52de la liste électorale
01:01:54pour le scrutin
01:01:55provincial
01:01:55calédonien
01:01:56dont 10 569
01:01:59natifs
01:02:00et parmi ces natifs
01:02:024 145 citoyens
01:02:04de statut civil
01:02:06coutumier
01:02:07mesdames et messieurs
01:02:08les sénateurs
01:02:09pour faire suite
01:02:10aux discussions
01:02:10avec l'ensemble
01:02:12des partis
01:02:12le gouvernement souhaite
01:02:14que les 10 569 natifs
01:02:17aujourd'hui exclus
01:02:18dans toutes les communes
01:02:20calédoniennes
01:02:21soient inscrits d'office
01:02:23sur les listes électorales
01:02:24le gouvernement
01:02:26sera attentif
01:02:26à ce que tous ces natifs
01:02:28quel que soit
01:02:29leur statut civil
01:02:30soient inscrits
01:02:31de la même manière
01:02:32sur les listes électorales
01:02:34ces natifs ont
01:02:36en dépit de l'esprit
01:02:37initial
01:02:38des accords
01:02:38de Matignon
01:02:39et de Nouméa
01:02:40pu voter
01:02:41aux trois
01:02:42consultations référendaires
01:02:44tout en se voyant
01:02:45pourtant exclu
01:02:46du corps électoral
01:02:47provincial
01:02:48reconnaissons-le
01:02:50cela
01:02:50n'a aucun sens
01:02:52dans un deuxième temps
01:02:54pour approcher
01:02:56le plus possible
01:02:57les conditions
01:02:57d'un compromis
01:02:58entre les partis
01:02:59le gouvernement
01:03:00a également proposé
01:03:01que les conjoints
01:03:02d'électeurs
01:03:03puissent également voter
01:03:04pour cela
01:03:05ils devront faire
01:03:06une demande d'inscription
01:03:07pourrait être concernés
01:03:09les conjoints de Calédoniens
01:03:11unis depuis au moins
01:03:12cinq années
01:03:13et inscrits
01:03:14sur la liste électorale générale
01:03:15le gouvernement
01:03:16proposera
01:03:17dans quelques instants
01:03:18un amendement
01:03:19en ce sens
01:03:20comme il s'y était
01:03:21engagé auprès des partis
01:03:22pendant les discussions
01:03:23multilatérales menées
01:03:24le gouvernement
01:03:25mène ce dialogue
01:03:26en transparence
01:03:27avec tous
01:03:27à chaque parti
01:03:29aux accords
01:03:29avec l'ensemble
01:03:30des Calédoniennes
01:03:31et des Calédoniens
01:03:32et bien sûr
01:03:33avec vous
01:03:33le Parlement
01:03:34ces chiffres
01:03:35sont désormais
01:03:36connus de tous
01:03:37l'ajustement
01:03:38proposé
01:03:39est basé
01:03:39sur des critères
01:03:40objectifs
01:03:41cet ajustement
01:03:42est possible
01:03:42par voie organique
01:03:43car il ne modifie
01:03:45pas les grands équilibres
01:03:46des accords
01:03:46de Matignon
01:03:47et de Nouméa
01:03:48et pour vous répondre
01:03:49monsieur le sénateur
01:03:50naturel
01:03:50cette solution
01:03:52a été définie
01:03:52sur la base
01:03:53des analyses
01:03:53du conseil d'état
01:03:55et plus généralement
01:03:56d'un travail mené
01:03:56par les équipes compétentes
01:03:57de l'état
01:03:58qui estiment
01:03:59que les effets
01:04:00de l'application
01:04:00prolongée dans le temps
01:04:01des accords de Nouméa
01:04:02et l'évolution
01:04:03démographique
01:04:04amplifient les dérogations
01:04:06au principe d'universalité
01:04:07et d'égalité
01:04:08du suffrage
01:04:08cela crée
01:04:09une distorsion
01:04:10grandissante
01:04:11au sein
01:04:12du corps électoral
01:04:13calédonien
01:04:13pour rappel
01:04:15le nombre
01:04:16d'exclus
01:04:16du corps électoral
01:04:17représentait
01:04:18moins de 8%
01:04:20des calédoniens
01:04:21en 1998
01:04:22il représente
01:04:24aujourd'hui
01:04:2417%
01:04:26soit un quasi
01:04:27doublement
01:04:28ces règles
01:04:29étant consacrées
01:04:30largement
01:04:31par notre constitution
01:04:32depuis d'ailleurs
01:04:33la déclaration
01:04:33des droits de l'homme
01:04:34et du citoyen
01:04:34l'intervention
01:04:35du pouvoir constituant
01:04:36est un principe
01:04:37nécessaire
01:04:38pour les adapter
01:04:39afin de tenir compte
01:04:40de la situation
01:04:41présente
01:04:41et de son évolution
01:04:42notamment démographique
01:04:44je le disais
01:04:44pour la composition
01:04:45de ce corps électoral
01:04:47toutefois
01:04:47fort de ce constat
01:04:48le conseil d'état
01:04:49a admis
01:04:50qu'une modification
01:04:50du corps électoral
01:04:51était possible
01:04:52par voie organique
01:04:53il précise
01:04:54qu'elle ne doit avoir
01:04:55qu'un seul motif
01:04:58tenir compte
01:04:59de la situation
01:04:59démographique
01:05:00pour atténuer
01:05:01les dérogations
01:05:01aux principes
01:05:02d'égalité
01:05:02et d'universalité
01:05:04du suffrage
01:05:04excédant
01:05:05celles nécessaires
01:05:07à l'application
01:05:07de l'accord
01:05:08de Nouméa
01:05:08sans passer
01:05:10par la voie
01:05:10constitutionnelle
01:05:11il est alors
01:05:12loisible
01:05:13au législateur
01:05:14organique
01:05:14de définir
01:05:15les contours
01:05:16de l'ajustement
01:05:17du corps électoral
01:05:18pertinent
01:05:18et strictement
01:05:20nécessaire
01:05:20la solution
01:05:21proposée
01:05:22par le gouvernement
01:05:23on en rediscutera
01:05:24lors de la discussion
01:05:25de l'amendement
01:05:25n'est donc pas
01:05:26une remise en cause
01:05:27du principe
01:05:28du gel
01:05:28mais un aménagement
01:05:30destiné à corriger
01:05:31des situations
01:05:32particulières
01:05:32dans le respect
01:05:33de l'économie générale
01:05:34des accords
01:05:35ce compromis
01:05:36s'inscrit
01:05:36dans le cadre
01:05:37constitutionnel
01:05:37en vigueur
01:05:38et satisfait
01:05:39aux exigences
01:05:40dégagées
01:05:40par la jurisprudence
01:05:41du conseil
01:05:41constitutionnel
01:05:42le gouvernement
01:05:43emprunte donc
01:05:44la voie ouverte
01:05:44par le conseil
01:05:45d'état
01:05:45qui admet donc
01:05:47certains ajustements
01:05:48par voie organique
01:05:49il convient donc
01:05:50désormais
01:05:51de traiter
01:05:51pendant les débats
01:05:52cette question
01:05:53sur le plan
01:05:54politique
01:05:55sans s'abriter
01:05:57inutilement
01:05:57derrière des arguments
01:05:58juridiques
01:05:59qui ne seraient pas
01:06:00les bons
01:06:00il en va là aussi
01:06:01du respect
01:06:02de l'état de droit
01:06:02et la question
01:06:03pour le coup
01:06:04mérite
01:06:04de discuter
01:06:05sur son opportunité
01:06:06politique
01:06:07et pas seulement
01:06:08sur une appréciation
01:06:10purement juridique
01:06:11j'y reviendrai
01:06:13mesdames et messieurs
01:06:13les sénateurs
01:06:14et sénatrices
01:06:16sénatrices et sénateurs
01:06:17alors certes
01:06:17un compromis
01:06:18n'est pas un consensus
01:06:20les discussions
01:06:21qui ont réuni
01:06:21l'ensemble des partis
01:06:22autour de l'état
01:06:23au cours des six dernières semaines
01:06:24ont permis de définir
01:06:25le contour
01:06:25d'un compromis
01:06:26qui par définition
01:06:28ne satisfait
01:06:29totalement personne
01:06:30puisqu'il est un point
01:06:31d'équilibre
01:06:32entre les aspirations
01:06:33des uns
01:06:34et celles des autres
01:06:35de la même manière
01:06:37que l'accord de Bougival
01:06:38comme je l'avais exprimé
01:06:39à cette tribune
01:06:39ne pouvait être
01:06:40l'accord de tout le monde
01:06:42mais
01:06:42ne faisons pas semblant
01:06:44de découvrir
01:06:45pour celles et ceux
01:06:45qui connaissent bien
01:06:46ce dossier
01:06:47qu'il n'y avait pas
01:06:48d'unanimité non plus
01:06:49en 1988
01:06:50ni non plus
01:06:51en 1998
01:06:54négocier un compromis
01:06:55demande du courage
01:06:56ici d'ailleurs
01:06:57comme en Nouvelle-Calédonie
01:06:58il est sur le caillou
01:07:00d'autant plus nécessaire
01:07:01qu'il est le socle
01:07:02d'un destin commun
01:07:03la reconnaissance
01:07:04des tempéraments
01:07:05indispensables
01:07:05aux faits majoritaires
01:07:06et une réponse
01:07:08aux aspirations
01:07:09de chacune et chacun
01:07:09la question
01:07:11d'un dégel du corps
01:07:12électoral
01:07:12ne pouvait pas faire
01:07:14l'objet d'un compromis
01:07:15elle a donc été écartée
01:07:17nous avons
01:07:18nous avons donc
01:07:19cherché une solution
01:07:20de compromis
01:07:20entre le statu quo
01:07:21et le dégel général
01:07:23un mois et demi
01:07:24de discussion
01:07:25ont permis de mettre
01:07:26deux hypothèses
01:07:27sur la table
01:07:28des négociations
01:07:29la première
01:07:31réduire le nombre
01:07:32d'exclus du corps électoral
01:07:33en incluant
01:07:35uniquement les natifs
01:07:36ou la deuxième
01:07:37réduire le nombre
01:07:38d'exclus du corps électoral
01:07:39en incluant les natifs
01:07:40et en vous proposant
01:07:42par amendement
01:07:43d'ajouter les conjoints
01:07:45la première hypothèse
01:07:46n'est pas consensuelle
01:07:48les formations politiques
01:07:49non indépendantistes
01:07:51y étant défavorables
01:07:52soulignent les trois
01:07:53thèses de cette évolution
01:07:54la seconde hypothèse
01:07:56n'est pas non plus
01:07:57consensuelle
01:07:58puisqu'elle ne répond pas
01:07:59totalement aux aspirations
01:08:00de tous
01:08:00et elle est refusée
01:08:01par une partie
01:08:02des formations politiques
01:08:03indépendantistes
01:08:03mais disons-le clairement
01:08:05en mon âme et conscience
01:08:07pour avoir mené
01:08:08avec la ministre
01:08:09nombreuses heures
01:08:10de discussion
01:08:11celle-ci
01:08:12cette deuxième hypothèse
01:08:13crée les conditions
01:08:14d'un compromis
01:08:15pour demain
01:08:16elle oblige chacun
01:08:18à se tenir disponible
01:08:19et présent
01:08:20dans les travaux
01:08:21du dialogue
01:08:21qui devront impérativement
01:08:23soutenir au lendemain
01:08:24des élections provinciales
01:08:25certains jugeront
01:08:26que c'est un pas
01:08:28insuffisant
01:08:29d'autres diront
01:08:30que c'est un trop grand pas
01:08:32les discussions
01:08:33ont fait émerger
01:08:33ce fragile point d'équilibre
01:08:35ce n'est pas un consensus
01:08:37mais une fois de plus
01:08:38c'est le contour
01:08:39d'un compromis
01:08:40c'est donc cette solution
01:08:42que le gouvernement
01:08:42vous soumet
01:08:43non pas parce qu'elle
01:08:44correspond à nos convictions
01:08:46je la garde d'ailleurs
01:08:47sur ce dossier
01:08:48particulièrement pour moi
01:08:49mais parce que c'est
01:08:50un compromis
01:08:51fruit d'un dialogue
01:08:51qui n'avait plus eu lieu
01:08:52entre les parties
01:08:53et l'accord de Nouméa
01:08:54depuis plus d'un an
01:08:55le gouvernement a donc
01:08:56pris ses responsabilités
01:08:57au parlement bicaméral
01:08:59nous tous représentant
01:09:00l'état dans ce dossier
01:09:01de prendre les siennes
01:09:03il n'y a pas de mandat
01:09:03impératif
01:09:04il n'y en a d'ailleurs
01:09:05jamais eu
01:09:06y compris dans le passé
01:09:07pour enterrer
01:09:07les accords de Nouméa
01:09:08ou de Matignon
01:09:10chaque groupe
01:09:11chaque sénateur
01:09:12sénatrice
01:09:13défendra ses convictions
01:09:14et ses positions
01:09:15je vous demande simplement
01:09:16de prendre en compte
01:09:18avec responsabilité
01:09:20mais aussi gravité
01:09:21ce que les parties
01:09:23aux accords
01:09:23nous ont dit
01:09:24mais plus encore
01:09:25ce qu'elles ont sous-entendu
01:09:27pour la période
01:09:28qui s'ouvrira
01:09:29de juillet 2026
01:09:31à l'élection présidentielle
01:09:33de 2027
01:09:35ce que nous faisons
01:09:36aujourd'hui
01:09:36cet après-midi
01:09:37c'est un petit pas
01:09:39mais c'est aussi
01:09:40le début d'un chemin
01:09:41l'histoire du dossier
01:09:42calédonien a toujours
01:09:43été d'avancer
01:09:44même quand le pas
01:09:45est petit
01:09:46il faut s'engager
01:09:47sur un chemin
01:09:47pour la paix
01:09:48mais n'oublions
01:09:49ni l'histoire
01:09:50de ce dossier
01:09:51ni le sens profond
01:09:52de ce qu'est une démocratie
01:09:54c'est-à-dire
01:09:55l'élection
01:09:55l'égalité
01:09:57et l'universalité
01:09:58du suffrage
01:09:59la république
01:10:01je le crois
01:10:01doit être défendue
01:10:03y compris
01:10:04en Nouvelle-Calédonie
01:10:05et y compris
01:10:07au regard
01:10:07de notre histoire
01:10:09défendre ses convictions
01:10:10c'est accepter
01:10:11de faire un pas
01:10:11l'un vers l'autre
01:10:12et de renoncer
01:10:13à une part
01:10:13de ses aspirations
01:10:14défendre ses convictions
01:10:16c'est accepter
01:10:16d'avancer
01:10:17défendre ses convictions
01:10:18ce n'est pas
01:10:19imposer sa seule vision
01:10:20le gouvernement
01:10:21propose
01:10:22avec humilité
01:10:23et respect
01:10:24nous débattrons
01:10:25ou voterez
01:10:26mesdames et messieurs
01:10:27les sénatrices
01:10:28et sénateurs
01:10:29le gouvernement
01:10:30vous a donc saisi
01:10:31d'une proposition
01:10:31de loi organique
01:10:32dont je salue
01:10:33l'auteur
01:10:34le sénateur
01:10:35Georges Naturel
01:10:35que je remercie
01:10:36pour le travail effectué
01:10:38le texte initial
01:10:39de la proposition
01:10:40de loi
01:10:40ne contient pas
01:10:41l'ensemble des propositions
01:10:43du gouvernement
01:10:43nous en parlerons
01:10:44là aussi dans un instant
01:10:45lors de la discussion
01:10:47des amendements
01:10:47cette proposition
01:10:49de loi
01:10:49si vous le décidez
01:10:51permettra alors
01:10:52d'inclure dans le corps
01:10:53électoral provincial
01:10:54les natifs
01:10:54et les conjoints
01:10:55des électeurs
01:10:56le congrès
01:10:57de la Nouvelle-Calédonie
01:10:57s'est exprimé
01:10:58sur ce texte organique
01:10:59vous l'avez rappelé
01:11:00madame la rapporteure
01:11:01il a très largement
01:11:03soutenu le principe
01:11:04d'une réduction
01:11:04des exclus
01:11:05du corps électoral
01:11:06provincial
01:11:06le gouvernement
01:11:08a suivi avec attention
01:11:09leur débat
01:11:09nombreux ont été
01:11:11ceux
01:11:11qui ont souligné
01:11:13qu'en 2018
01:11:13à l'occasion
01:11:15de l'inscription
01:11:15des natifs
01:11:16dans le corps électoral
01:11:17référendaire
01:11:18il n'y avait pas eu
01:11:19d'accord global
01:11:21simplement
01:11:21une décision
01:11:23de bon sens
01:11:24et j'ose le dire
01:11:25d'humanité
01:11:26la proposition
01:11:27du gouvernement
01:11:28va donc dans ce sens
01:11:30pour accompagner
01:11:31et permettre
01:11:31la reprise du dialogue
01:11:32pour poser le premier
01:11:34jalon du prochain consensus
01:11:35ou pour verrouiller
01:11:37le caillou
01:11:37dans un statut quo
01:11:38que plus personne
01:11:39ne peut
01:11:40sincèrement
01:11:41et réellement
01:11:42souhaiter
01:11:43que tout le monde
01:11:44redoute
01:11:44que personne
01:11:45n'assumera demain
01:11:46qui serait alors
01:11:47inévitable
01:11:48et nos travaux
01:11:49sont donc une étape
01:11:50décisive
01:11:50sur ce chemin
01:11:51du destin commun
01:11:52mesdames et messieurs
01:11:54les sénateurs
01:11:55les élections provinciales
01:11:56se tiendront
01:11:57une fois que les urnes
01:11:58auront parlé
01:11:59le dialogue
01:12:00devra reprendre
01:12:01immédiatement
01:12:02tous les partis politiques
01:12:03calédoniens
01:12:04s'y sont engagés
01:12:05à condition
01:12:06qu'un compromis
01:12:07équilibré
01:12:08permette
01:12:09aux élections provinciales
01:12:11de se tenir
01:12:11avec le moins
01:12:12d'exclus
01:12:13que par le passé
01:12:14le dialogue
01:12:15devra se poursuivre
01:12:16une fois la respiration
01:12:17démocratique
01:12:18des élections provinciales
01:12:19passées
01:12:19le dialogue
01:12:20devra se poursuivre
01:12:21avant la prochaine
01:12:22élection présidentielle
01:12:23car rien ne serait pire
01:12:25que de laisser dériver
01:12:26le dossier
01:12:26voire qu'il s'invite
01:12:28brutalement
01:12:28au coeur
01:12:29d'une campagne nationale
01:12:31nous avons donc
01:12:32cherché un compromis
01:12:33qui garantisse la présence
01:12:35de chacune des parties
01:12:36autour de la table
01:12:37dès le 29 juin
01:12:38c'est aussi simple
01:12:40que cela
01:12:40l'état tiendra sa parole
01:12:42après les élections
01:12:43provinciales
01:12:44comme il l'a toujours fait
01:12:45quels qu'en soient
01:12:46les gouvernements
01:12:47il sera là
01:12:48il continuera
01:12:49à faire des propositions
01:12:51à ce moment
01:12:52viendra le temps
01:12:52du projet
01:12:53pour préparer l'avenir
01:12:54de la nouvelle Calédonie
01:12:55il débutera
01:12:56dès juillet
01:12:57et devra aboutir
01:12:58avant la fin de l'année
01:12:59il faudra sortir
01:13:01de la logique binaire
01:13:02d'un simple oui
01:13:03ou d'un simple non
01:13:05qui a réduit
01:13:06le débat politique
01:13:07à des sujets institutionnels
01:13:08et a condamné
01:13:09les Calédoniennes
01:13:10et les Calédoniens
01:13:11à un face à face
01:13:12cela n'était pas
01:13:14dans l'esprit des accords
01:13:15mais c'est malheureusement
01:13:16ce qui s'est passé
01:13:17l'État proposera
01:13:19des projets
01:13:19pour l'économie du caillou
01:13:21pour lutter
01:13:22contre les inégalités
01:13:23pour donner un avenir
01:13:25à l'industrie du nickel
01:13:26pour accompagner
01:13:27les politiques de santé
01:13:28d'éducation
01:13:29de culture
01:13:29pour protéger
01:13:31la nature
01:13:31et les richesses
01:13:32du sol calédonien
01:13:33pour s'adapter
01:13:34aux menaces
01:13:34que fait peser
01:13:35le réchauffement climatique
01:13:36sur le trait de côte
01:13:37pour lutter
01:13:38contre les violences
01:13:39intrafamiliales
01:13:40et en particulier
01:13:41on le sait
01:13:42contre les femmes
01:13:43et contre les enfants
01:13:45bref
01:13:46pour construire
01:13:47un destin
01:13:48pour toutes et tous
01:13:49sans oublier bien sûr
01:13:51notre histoire
01:13:52et l'aspect mémoriel
01:13:54naturellement
01:13:55le parlement
01:13:56sera associé
01:13:57mais surtout
01:13:58les calédoniennes
01:13:58et les calédoniens
01:13:59seront consultés
01:14:00sur ces projets
01:14:01le débat démocratique
01:14:02devra avoir lieu
01:14:04des consultations
01:14:05de projets
01:14:05pourront être organisées
01:14:07le meilleur
01:14:08antidote
01:14:10à la violence
01:14:11c'est la démocratie
01:14:12c'est ce que nous a appris
01:14:14l'accord de Nouméa
01:14:15désormais le débat
01:14:16ne serait droit
01:14:17plus à un face-à-face
01:14:18il portera
01:14:19sur un projet
01:14:20des idées
01:14:21un destin
01:14:23mesdames et messieurs
01:14:24les sénateurs
01:14:25s'agissant de la Nouvelle-Calédonie
01:14:26le rôle du gouvernement
01:14:28est clair
01:14:29permettre un chemin
01:14:30de sortie politique
01:14:31durable
01:14:31fidèle aux engagements
01:14:33pris
01:14:33et respectueux
01:14:34de toutes les sensibilités
01:14:36le moment que nous vivons
01:14:38impose une ligne de crête
01:14:39exigeante
01:14:40je le dis clairement
01:14:41le passage en force
01:14:43serait une faute
01:14:44il raviverait
01:14:46les fractures
01:14:46et dégitimerait
01:14:48toute solution durable
01:14:49mais au risque
01:14:51de me répéter
01:14:51mais l'instant
01:14:53est grave
01:14:53l'immobilisme
01:14:55serait tout aussi
01:14:56dangereux
01:14:56il prolongerait
01:14:57l'incertitude institutionnelle
01:14:59fragiliserait
01:15:00l'économie
01:15:00et laisserait
01:15:01s'installer le doute
01:15:02sur la parole
01:15:03de l'État
01:15:04nous ne choisirons
01:15:05ni la brutalité
01:15:07ni l'immobilisme
01:15:08le chemin est étroit
01:15:10mais je le crois
01:15:11en confiance
01:15:11il existe
01:15:12en Nouvelle-Calédonie
01:15:13chaque hésitation
01:15:15se paie en instabilité
01:15:16chaque imprécision
01:15:18nourrit la défiance
01:15:20avancer
01:15:21dans ces débats parlementaires
01:15:22ce n'est pas contraindre
01:15:23avancer et débattre
01:15:25ce n'est pas temporiser
01:15:26avancer et débattre
01:15:27c'est tenir nos engagements
01:15:28créer les conditions
01:15:29d'un vote incontestable
01:15:31et garantir
01:15:32que la République
01:15:33respecte sa parole
01:15:34je veux d'ailleurs
01:15:35remercier
01:15:36les deux présidents
01:15:37de chambre
01:15:38pour leur engagement
01:15:39personnel constant
01:15:40et leur rapport
01:15:42au dialogue
01:15:42entre les Calédoniens
01:15:43il en est de même
01:15:44pour les deux commissions
01:15:45des lois
01:15:46et les différents parlementaires
01:15:47investis sur ce sujet
01:15:48je tiens sincèrement
01:15:50au-delà de toute forme
01:15:51de protocole
01:15:51à vous en remercier
01:15:52il est évident
01:15:54que les solutions
01:15:55se trouvent
01:15:55au Parlement
01:15:56le gouvernement
01:15:57a pris ses responsabilités
01:15:59mais l'État
01:16:00ce n'est pas
01:16:01le seul gouvernement
01:16:02c'est aussi le Parlement
01:16:03dans ce dossier
01:16:04les Calédoniens
01:16:05et les Calédoniens
01:16:06nous regardent
01:16:06ils se sont déjà
01:16:07vus refuser
01:16:08un premier débat
01:16:09à l'Assemblée Nationale
01:16:10avec l'adoption
01:16:11d'une motion
01:16:12en rejet
01:16:12préalable
01:16:13ils veulent avancer
01:16:14à vous
01:16:15à nous
01:16:16de leur en donner
01:16:17les moyens
01:16:17je vous remercie
01:16:19nous voici
01:16:20à reparler
01:16:21du corps électoral
01:16:22calédonien
01:16:22sans doute
01:16:24au plus mauvais moment
01:16:25la campagne électorale
01:16:27au pays
01:16:27a commencé
01:16:28et nous devrions
01:16:29pas y parler
01:16:30programme
01:16:30développement
01:16:31baisse des inégalités
01:16:34relancer
01:16:34cette question
01:16:35aujourd'hui
01:16:35radicalise
01:16:36à nouveau
01:16:36les positions
01:16:37et éloigne
01:16:38le débat démocratique
01:16:40personne ne peut dire
01:16:41aujourd'hui
01:16:41si cette procédure
01:16:42de discussion
01:16:43tout à fait dérogatoire
01:16:45de la loi organique
01:16:46avec la reprise
01:16:47d'une proposition
01:16:48de loi modifiée
01:16:49et des délais
01:16:49trop contraints
01:16:50respecte les droits
01:16:52du Parlement
01:16:52et bien constitutionnel
01:16:55je rappelle
01:16:56que le corps électoral
01:16:57citoyen
01:16:58Nouvelle-Calédonie
01:16:59répond
01:16:59à une logique
01:17:00de décolonisation
01:17:01reconnue
01:17:02par l'ONU
01:17:03comme par la France
01:17:04dans le titre 13
01:17:05de sa constitution
01:17:07il s'agit
01:17:08d'empêcher
01:17:09qu'une colonisation
01:17:10de peuplement
01:17:10ne modifie
01:17:12mécaniquement
01:17:12les équilibres
01:17:13démocratiques
01:17:14du pays
01:17:14pendant le processus
01:17:16de marche
01:17:16vers la pleine souveraineté
01:17:18le principe
01:17:19un homme
01:17:20une voix
01:17:21connaît
01:17:22des aménagements
01:17:22dans la situation
01:17:23de décolonisation
01:17:25il ne faut pas
01:17:26non plus
01:17:26sous-estimer
01:17:27cette question
01:17:27en ne regardant
01:17:28que les chiffres
01:17:29vouloir changer
01:17:31unilatéralement
01:17:32le corps électoral
01:17:33a été à l'origine
01:17:34de l'insurrection
01:17:35du 13 mai 2024
01:17:36et a causé
01:17:3715 morts
01:17:39le FNKS
01:17:40n'est pas contre
01:17:41toute évolution
01:17:42du corps électoral
01:17:43mais il le voudrait
01:17:45dans un accord
01:17:45global
01:17:46qui confirme
01:17:47l'accession
01:17:47futur du pays
01:17:48à la pleine souveraineté
01:17:49il n'y a donc
01:17:51aujourd'hui
01:17:51ni accord global
01:17:52ni accord
01:17:53sur le corps électoral
01:17:55la citoyenneté
01:17:56calédonienne
01:17:56est la future
01:17:58nationalité du pays
01:17:59cette citoyenneté
01:18:00repose aujourd'hui
01:18:01exclusivement
01:18:02sur le droit du sang
01:18:03il faut avoir
01:18:05un parent citoyen
01:18:06calédonien
01:18:06pour pouvoir
01:18:07soi-même
01:18:08accéder
01:18:09au droit de vote
01:18:10toutefois
01:18:11les personnes
01:18:12nées en Nouvelle-Calédonie
01:18:13et qui résident
01:18:14dans leur majorité
01:18:15sont dans une situation
01:18:16intermédiaire
01:18:18ils n'ont pas
01:18:18le droit de vote
01:18:19aux élections
01:18:20du pays
01:18:20mais ils ont pu voter
01:18:21aux trois consultations
01:18:22sur l'indépendance
01:18:23du pays
01:18:24c'est pourquoi
01:18:25le FNKS
01:18:26avait dès 2016
01:18:27attiré l'attention
01:18:28des partenaires
01:18:29sur la situation
01:18:29des natifs
01:18:30qui après avoir
01:18:31voté au référendum
01:18:32allaient demeurer
01:18:33exclues du droit de vote
01:18:34comme la nationalité française
01:18:36la citoyenneté calédonienne
01:18:38a vocation
01:18:38à se transmettre
01:18:39par le droit du sang
01:18:41la descendance
01:18:43mais également
01:18:43par le droit du sol
01:18:44notre refus politique
01:18:46concerne les arrivants français
01:18:48jusqu'à l'indépendance
01:18:49du pays
01:18:51la rédaction actuelle
01:18:52de la proposition
01:18:53ne nous satisfait pas
01:18:54cette rédaction
01:18:56ne reprend pas
01:18:57les critères
01:18:57de l'article 218
01:18:59de la loi organique
01:19:00ayant voté
01:19:01aux trois référendums
01:19:02la cohérence
01:19:03due à l'incompréhension
01:19:05et à une mauvaise
01:19:07rédaction du texte
01:19:08suscitant de vives critiques
01:19:09sur le tableau annexe
01:19:12constitué
01:19:12de la liste
01:19:13des personnes inscrites
01:19:13sur la liste générale
01:19:14et qui ne sont pas
01:19:16électeurs au pays
01:19:16cette notion
01:19:18contredit clairement
01:19:19l'article 77
01:19:20de la constitution
01:19:20et le gel de 2007
01:19:23cette rédaction
01:19:24était certainement
01:19:25inconstitutionnelle
01:19:27elle supprime également
01:19:28la notion
01:19:30du sang
01:19:30des intérêts
01:19:31moraux et matériels
01:19:32qui vise à vérifier
01:19:33que ces natifs
01:19:34ont un lien réel
01:19:36avec le pays
01:19:37il y a aujourd'hui
01:19:38une présomption simple
01:19:40de lien réel
01:19:42avec le pays
01:19:42pour trois zones
01:19:43de résidence
01:19:44on entend dire aussi
01:19:46que des amendements
01:19:47vont intervenir
01:19:48pour ouvrir
01:19:49le corps électoral
01:19:49calédonien
01:19:50aux conjoints
01:19:51des citoyens calédoniens
01:19:54cette extension
01:19:55rouvre la colonie
01:19:57de peuplement
01:19:57ce qui est un premier
01:19:59motif d'opposition
01:20:00mais également
01:20:01elle rend la citoyenneté
01:20:03accessoire
01:20:03d'une relation privée
01:20:05maritale
01:20:06et révocable
01:20:07elle contredit
01:20:09directement
01:20:09notre tradition
01:20:10républicaine française
01:20:11et est certainement
01:20:13inconstitutionnelle
01:20:14le conseil constitutionnel
01:20:16le 19 septembre 2025
01:20:17avait développé
01:20:19l'idée
01:20:19que les élections
01:20:20au congrès du pays
01:20:21pouvaient se tenir
01:20:23sans modification
01:20:24aucune
01:20:24du corps électoral
01:20:26calédonien
01:20:26et en renvoyant
01:20:28toute modification
01:20:28à la discussion
01:20:30d'un accord global
01:20:31à venir
01:20:32il n'existe donc
01:20:33aucune urgence
01:20:34à statuer aujourd'hui
01:20:36et à prendre position
01:20:38cette loi
01:20:39n'a pas néanmoins
01:20:40le soutien politique
01:20:41du FNKS
01:20:41c'est-à-dire
01:20:42d'un partenaire politique
01:20:43incontournable
01:20:44des accords de paix
01:20:46et de décolonisation
01:20:47de notre pays
01:20:47je vous en remercie
01:20:49et j'accueille
01:20:50en salle de conférence
01:20:51Georges Naturel
01:20:52bonjour
01:20:52bonjour
01:20:52vous êtes sénateur
01:20:53LR de la Nouvelle-Calédonie
01:20:55c'est vous
01:20:55l'auteur de cette proposition
01:20:56de loi
01:20:57qui a donc été adoptée
01:20:58de façon express
01:20:59par le Parlement
01:20:59on peut le dire
01:21:00les députés
01:21:01qui ont voté
01:21:01en faveur de votre texte
01:21:03de façon conforme
01:21:04hier
01:21:04après son adoption
01:21:05en séance lundi
01:21:06au Sénat
01:21:07vous vous réjouissez
01:21:08de cet examen
01:21:09et adoption express
01:21:10alors
01:21:12je me réjouis
01:21:14effectivement
01:21:14de l'adoption
01:21:15de ma proposition
01:21:16de loi
01:21:17mais la partie express
01:21:18n'est pas
01:21:20j'allais dire
01:21:20normale
01:21:21dans un débat
01:21:22dans un débat parlementaire
01:21:23oui
01:21:24votre texte
01:21:25qui vise à dégeler
01:21:26partiellement
01:21:26le corps électoral
01:21:27avec l'ajout
01:21:28de 10 569
01:21:30natifs calédoniens
01:21:31aux listes des votants
01:21:32pourquoi c'était crucial
01:21:33pourquoi est-ce qu'il fallait
01:21:34que vous déposiez ce texte
01:21:36cette semaine
01:21:36alors écoutez
01:21:37avec tous les reports
01:21:38des élections provinciales
01:21:39qu'on a eues
01:21:40et en particulier
01:21:40celui de 2004
01:21:41où on a décidé encore
01:21:42de reporter les élections
01:21:43je me suis dit
01:21:44parce que
01:21:45après la dissolution
01:21:46on savait très bien
01:21:47que la majorité
01:21:48au niveau de l'Assemblée nationale
01:21:50était particulière
01:21:50donc mener une réforme constitutionnelle
01:21:53et on l'a vu
01:21:53ces derniers temps
01:21:54c'est très compliqué
01:21:55donc j'ai essayé
01:21:56de voir
01:21:57dans quelle mesure
01:21:58par une loi organique
01:21:58plutôt qu'une réforme constitutionnelle
01:22:00on pouvait aménager
01:22:01le corps électoral
01:22:03spécial calédonien
01:22:04voilà
01:22:04et donc il fallait avancer
01:22:05sur le plus petit
01:22:07commun dénominateur
01:22:08le plus petit point
01:22:09qui pouvait avancer
01:22:09dans tous les blocages
01:22:11institutionnels
01:22:12autour de l'archipel
01:22:12alors effectivement
01:22:13dans une analyse juridique
01:22:14après on peut parler
01:22:15de l'aspect politique
01:22:16voire le cœur
01:22:18parce que ce sont nos enfants
01:22:19quand même
01:22:19les 15 000 électeurs
01:22:22ils ont voté
01:22:23pour les trois référendums
01:22:24donc les trois référendums
01:22:25qui sont passés
01:22:25mais ils n'avaient pas
01:22:26la possibilité
01:22:27de voter
01:22:27pour les élections provinciales
01:22:29donc je me suis appuyé
01:22:31sur les avis
01:22:33du conseil d'état
01:22:34du conseil constitutionnel
01:22:35pour faire cette proposition
01:22:36par une loi organique
01:22:37mais est-ce qu'on peut le dire
01:22:38changer le corps électoral
01:22:39à cinq ou six semaines
01:22:40d'une élection
01:22:41c'est pas un peu cavalier ?
01:22:43alors c'est effectivement
01:22:44j'aurais souhaité
01:22:45parce que
01:22:46mon proposition
01:22:47est là sur la table du Sénat
01:22:48depuis un peu plus d'un an
01:22:49donc j'aurais aimé
01:22:50qu'on en discute
01:22:51l'année dernière
01:22:52malheureusement
01:22:52il y avait des négociations
01:22:54plus globales
01:22:55sur un accord
01:22:56donc personne
01:22:57n'a souhaité le faire
01:22:58donc à 40 jours
01:23:00d'une élection
01:23:00modifier le corps électoral
01:23:02c'est vrai que c'est pas
01:23:02c'est pas tout à fait
01:23:04normal
01:23:05et le fait qu'on passe
01:23:06par une initiative sénatoriale
01:23:07une proposition de loi
01:23:08que vous avez déposée
01:23:09et pas par un texte
01:23:10du gouvernement
01:23:10qu'est-ce que ça dit ?
01:23:11il a trop peur
01:23:12d'avancer sur ce dossier
01:23:13le gouvernement
01:23:13il fallait qu'il s'appuie
01:23:14sur un sénateur comme vous ?
01:23:16non mais en fait
01:23:16les discussions ont lieu
01:23:18entre les partenaires politiques
01:23:21de Nouvelle-Calédonie
01:23:22et le gouvernement national
01:23:23le Premier ministre
01:23:23a décidé de prendre la main
01:23:24après l'échec
01:23:26de la réforme constitutionnelle
01:23:27du mois d'avril
01:23:27donc il y a eu
01:23:28un certain nombre
01:23:29de discussions bilatérales
01:23:31en général
01:23:32et puis en fait
01:23:33le gouvernement
01:23:34au bout d'un moment
01:23:35a proposé deux choses
01:23:36la date des élections
01:23:37donc le 28 juin
01:23:37et en même temps
01:23:39quand on parle
01:23:40d'élections provinciales
01:23:40de Nouvelle-Calédonie
01:23:41on aborde le sujet
01:23:42du corps électoral
01:23:43donc ils se sont souvenus
01:23:44qu'il y avait un texte
01:23:45un véhicule législatif
01:23:46qui existait
01:23:47c'est-à-dire le mien
01:23:47donc ils se sont appuyés dessus
01:23:49pour pouvoir
01:23:50gagner du temps
01:23:51et aller plus vite
01:23:52c'est le même sujet
01:23:52le corps électoral
01:23:53qui avait embrasé
01:23:54l'archipel il y a deux ans
01:23:55il n'y a aucun risque
01:23:57aucune peur
01:23:58que ce sujet
01:23:59fasse à nouveau
01:24:00des émeutes
01:24:01alors ce que je veux vous dire
01:24:02c'est que
01:24:03le sujet
01:24:04de l'inscription
01:24:05des natifs
01:24:06fait consensus
01:24:07tout le monde est d'accord
01:24:08les indépendantes
01:24:09ils se suivent
01:24:09puisqu'ils sont inscrits
01:24:10dans le corps électoral
01:24:11référendaire
01:24:12sauf que
01:24:12effectivement
01:24:13pour les indépendantistes
01:24:14le FNKS en particulier
01:24:16une partie des indépendantistes
01:24:17ils souhaitent
01:24:18que cette réforme
01:24:20ou aménagement
01:24:20du corps électoral
01:24:21se fasse dans le cadre
01:24:22d'un accord global
01:24:23exactement
01:24:23c'est ce que j'allais vous dire
01:24:24le député
01:24:25Emmanuel Tchibahou
01:24:26représentant du FNKS
01:24:27parti indépendantiste
01:24:29qui a reproché au gouvernement
01:24:30de vouloir décider
01:24:31sans l'avis du peuple colonisé
01:24:33je cite
01:24:33et dans un temps très restreint
01:24:35tout en assurant
01:24:35que sa formation
01:24:36n'était pas opposée
01:24:37à une ouverture
01:24:38du corps électoral
01:24:39mais dans le cadre
01:24:39d'un accord global
01:24:41mais cet accord global
01:24:42il est trop difficile
01:24:43à trouver aujourd'hui
01:24:44c'est ça ?
01:24:44alors ça fait 5 ans
01:24:45que ça dure
01:24:45le 3ème référendum
01:24:47a eu lieu en 2021
01:24:49il y a eu plusieurs approches
01:24:52on a parlé effectivement
01:24:53dernièrement de Bouchival
01:24:54qui a échoué
01:24:56ce que je souhaite
01:24:57personnellement
01:24:58c'est qu'on pose
01:24:59les choses
01:25:00qu'on se pose les choses
01:25:01qu'on aille aux élections
01:25:02provinciales
01:25:03parce qu'il y a besoin
01:25:03d'une respiration
01:25:05démographique
01:25:07démographique pardon
01:25:07et je suis persuadé
01:25:09qu'au lendemain
01:25:10de ces élections
01:25:11on pourra trouver
01:25:12le moyen d'aborder
01:25:14ce sujet
01:25:16retrouver
01:25:17ces discussions
01:25:18sur l'obtention
01:25:20d'un accord
01:25:20pour la Nouvelle-Calédonie
01:25:21et en 30 secondes
01:25:22où en est-on
01:25:23effectivement
01:25:24de ces négociations
01:25:25vous le dites
01:25:25avancées après
01:25:26les élections provinciales
01:25:27est-ce qu'il pourrait y avoir
01:25:29des négociations
01:25:30un accord
01:25:30avant la présidentielle
01:25:31ou est-ce que ce sera
01:25:32un thème de campagne
01:25:34et on tranchera après
01:25:34quel est le voilà ?
01:25:36non mais je pense
01:25:36enfin Nouvelle-Calédonie
01:25:37malheureusement
01:25:38on vient d'avoir
01:25:39les élections municipales
01:25:40donc les élections municipales
01:25:41ça pose toujours des problèmes
01:25:43donc on va avoir une campagne
01:25:44pendant un mois
01:25:45provincial
01:25:45donc c'est pas le moment
01:25:46d'aborder
01:25:49mais il faudra en parler
01:25:50quand même
01:25:50il y a une crise économique
01:25:52et sociale énorme
01:25:53donc on a ce sujet
01:25:54à traiter
01:25:54mais aussi
01:25:55l'avenir institutionnel
01:25:56donc il faudra rapidement
01:25:57avant les élections
01:25:58avant la réelle campagne
01:26:00des présidentielles
01:26:00se mettre autour de la table
01:26:01alors peut-être
01:26:02pour trouver un accord cadre
01:26:03qui pourra être finalisé
01:26:05après les élections
01:26:06présidentielles
01:26:07et législatives
01:26:08Merci Georges Naturel
01:26:10pour toutes ces explications
01:26:10au micro de Public Sénat
01:26:11Merci à vous
01:26:17C'est la fin de cette émission
01:26:19merci à vous
01:26:19de l'avoir suivie
01:26:20n'hésitez pas
01:26:21à lire les décryptages
01:26:22et à voir les replays
01:26:23c'est sur publicsénat.fr
01:26:24prochain rendez-vous
01:26:25avec l'info
01:26:25dans quelques minutes
01:26:26à 18h
01:26:27pour Sens Public
01:26:27présenté par Thomas Hugues
01:26:29l'émission qui reviendra
01:26:30notamment sur
01:26:31la commission d'enquête
01:26:32sur les marges
01:26:33de la grande distribution
01:26:34très belle suite
01:26:35des programmes
01:26:35sur Public Sénat
01:26:36Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:40Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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