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  • il y a 14 heures
Interrogé au Sénat au sujet de la diffusion par le ministre israélien de la Sécurité nationale de la vidéo montrant les militants de la flottille pour Gaza agenouillés, menottés et la tête plaquée au sol, le Premier ministre a indiqué que la France avait déjà pris des sanctions à l’échelle nationale, mais qu’il faudrait en prendre d’autres au niveau européen. . S’agissant des Français concernés par ce traitement, Sébastien Lecornu a précisé qu’un « examen juridique » était en cours.

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Transcription
00:00Quelle devrait être l'attitude de la France face au gouvernement d'un État qui mène des guerres récurrentes contre
00:05ses voisins,
00:06les occupe militairement, les colonise et les annexe ?
00:09Quelle devrait être l'attitude de la France face à un gouvernement qui pratique l'apartheid envers un peuple occupé,
00:14rétablit la peine de mort seulement pour ce peuple, construit un mur pour s'en séparer et pratique la torture
00:20?
00:20Quelle devrait être l'attitude de la France face à un gouvernement qui organise un génocide et tue les journalistes
00:27qui le documentent ?
00:28Quelle devrait être l'attitude de la France face à un gouvernement qui commet des actes de piraterie dans les
00:33zones internationales
00:34pour arrêter, humilier, torturer et violer des humanitaires ?
00:39Quelle devrait être l'attitude de la France face à un ministre qui, si fier d'une telle barbarie, humilie
00:44encore ses militants devant les caméras ?
00:47Monsieur le Premier ministre, ce gouvernement voyou existe. C'est celui de Netanyahou.
00:52Cette impunité érigée en système encourage toutes les provocations et les pires atrocités.
00:58Monsieur le Premier ministre, coopérez pleinement avec la CPI et appliquez ces mandats d'arrêt.
01:03Et soyez à l'initiative d'une large coalition de la paix pour imposer un corridor humanitaire protégé militairement vers
01:11Gaza.
01:12Enfin, la France a reconnu l'état de Palestine. Ouvrez notre ambassade.
01:17Nous sommes le premier pays européen à clairement nous être fâchés avec le gouvernement israélien.
01:23Et pour quelles raisons ? Le droit international, les frappes à Gaza, parfois même la protection de nos propres intérêts,
01:30la sécurité de nos soldats, notamment qui servent dans le cas d'un mandat des Nations Unies, la finule.
01:36Et rappelez-vous, la sécurité pour la sortie de nos propres otages qui étaient en détention par le Hamas,
01:42sur lequel nous avions une divergence de vue de stratégie très profonde sur la manière de les faire sortir justement
01:48des mains de leurs geôliers.
01:50Le comportement de ce ministre israélien, qui est un comportement qu'il faut politiquement condamner, moralement condamner, c'est entendu,
01:58mais ça ne suffit pas, je l'ai dit hier à votre collègue et homologue, la présidente Châtelain à l
02:03'Assemblée nationale,
02:04ça ne suffit pas parce qu'il est récidiviste, ça ne suffit pas parce qu'il est clairement dans une
02:08incitation à la haine,
02:10puis pardon, nous sommes dans le Parlement de la République, ici française, en plus ça ne peut pas suffire
02:14parce qu'il y a des ressortissants français qui étaient concernés par cette mise en scène complètement scandaleuse
02:19et qu'il faut dénoncer. C'est pour ça qu'une première décision a été prise, interdiction du territoire national
02:25pour ce ministre, ça ne suffit pas.
02:27La deuxième décision qui doit être prise, ce sont des sanctions. Vous savez comme moi, président Gontard, qu'elles ne
02:31sont efficaces
02:32que si elles sont prises à l'échelle de l'Union européenne. Le changement à la tête de la Hongrie
02:37a déjà permis, vous le savez,
02:39un paquet de sanctions sur des colons d'être pris et nous souhaitons fortement que ces sanctions puissent être prises.
02:45Les choses, est-ce qu'elles sont trop lentes ? La réponse est oui. Troisième chose, il y a des
02:48citoyens français dans cette mise en scène.
02:50Ça veut donc dire que le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères va recevoir les avocats de nos
02:53compatriotes français qui sont concernés.
02:55Un examen juridique est en train d'être fait et je souhaite à titre personnel, si les éléments sont constitués,
03:01que nous puissions saisir la justice française
03:04parce qu'on parle de citoyens français, que nous croyons encore à l'état de droit, à la relation entre
03:09les états, à un fonctionnement normal,
03:12il faut bien le reconnaître, de notre diplomatie et par définition, si la justice française doit être saisie, elle sera
03:17saisie.
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