Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
DB - 13-04-2026

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Musique
00:30Certains pensent que le docteur Pierre Louvain a toutes les chances de devenir quelqu'un d'important, et d'autres
00:35qu'il n'en a aucune.
00:37Georges se montre de plus en plus pressant auprès de Jeanne, qui reste évasive.
00:42Un soir, le professeur Barr invite Pierre Louvain à dîner chez lui.
00:45Seront présents les membres influents de la commission.
00:49Anna Pierre se retrouve à un concert.
00:51La jeune femme vient d'être sollicitée par le professeur Wright de Boston, qui la réclame pour être son assistante.
01:11Encore une journée, qui tira à sa fin ?
01:13Oui.
01:16Mon dieu !
01:17Descendez, vite !
01:18Allez, il s'appuie, il faut descendre !
01:21Vite !
01:22Mais il faut descendre, mon dieu !
01:24Merde !
01:24Il faut descendre !
01:26Il faut descendre, mon dieu !
01:28Allez, on y a une fois, tout le temps !
01:31Allez, tout le temps !
01:33Mais descendez, elle va à toi !
01:35Allez, vite !
01:36Henri, je vais tomber la curelle !
01:41Allez, tout le temps !
01:44Allez, tout le temps !
01:46Allez, tout le temps !
01:47Allez, tout le temps !
01:50Allez, tout le temps !
02:12Pierre, quelle que soit l'heure, vous me raconterez.
02:15Quelle que soit l'heure.
02:16Et ne vous laissez pas intimider.
02:18Vous allez être sur le grill, mais...
02:20J'éteindrai le feu !
02:22Ou tout seul, ou avec l'aide de quelqu'un.
02:24J'ai ma petite idée là-dessus.
02:26Mais de toute façon, j'espère ne pas être obligé d'en arriver là.
02:32Anna !
02:34Vous avez câblé votre réponse à Boston ?
02:36Pas encore !
02:37Pour vous, c'est l'occasion ou jamais de fuir toutes ces machinations, toutes ces...
02:39Elles sont les mêmes partout.
02:42Inévitables.
02:42Je veux parler aussi de l'enfer qui se prépare en Europe.
02:45Je crois entendre mon frère.
02:47Avant de mourir, il me suppliait aussi de me mettre à l'abri.
02:51Mais je ne fuis pas, Pierre.
02:54Jamais.
02:55Rien.
02:55Personne.
02:56J'attends qu'on me chasse.
02:58À ce soir.
03:07J'attends qu'on me chasse.
03:34Cabinet du docteur Senec, j'écoute.
03:37Oui ?
03:38Comment ?
03:39Combien ?
03:42Oh mon Dieu !
03:45Oui, oui, il va venir tout de suite.
03:46Au revoir.
03:48Papa !
03:49Oui ?
03:52Qu'est-ce qu'il y a, Jeanne ?
03:53Elle a été ouvrière, une catastrophe.
03:55Et leur médecin ?
03:56Leur fond Luquet, il suffit pas ?
03:57Robert !
03:59La voiture !
03:59Un immeuble s'est effondré.
04:01Un immeuble habité ?
04:02Non, en construction, mais il y a sept ouïs blessés au moins.
04:06Et trois morts.
04:06Ah, ça devait être arrivé.
04:08Ça devait être arrivé.
04:09Oh, ce Dubois-Monnais faisant d'argent sur le cadavre des autres.
04:12Et dire qu'on n'a pas pu empêcher ça.
04:14Dire qu'on n'a pas pu.
04:23Sois patiente, ma petite fille.
04:24Fais sûrement en avoir pour un moment.
04:54Sous-titrage ST' 501, 2021.
04:56Allez, un coup de main, il y avait l'équipe de Gino par ici.
04:58Monsieur Sonreau, on va pas trouver à la barre de l'arrière.
05:00Mais qu'est-ce qu'ils foutent les pompiers ?
05:03Ah, il y a une ambulance qui vous est arrivée, les verres donc.
05:05Dis-donc, Henri, t'as eu Steinach ?
05:07Oui, viens.
05:07Eh, vous deux, allez-y, là, pour l'ambulance.
05:09Grouillez, grouillez !
05:13Qu'est-ce que c'est Gino, pourquoi ?
05:15Bon, 3, 4, quelle merde il est touché.
05:17Dis-donc, fais gaffe que le cordon qui a le coup à l'entrée.
05:20Moi, j'ai pas de curieux sur le chantier.
05:21Allez, viens, toi.
05:46Allo, oui ?
05:48Mon nom, il n'est pas là.
05:51Non, il n'y a personne ici. Ils sont tous sur le...
05:55Le docteur Richallon ?
05:56Oui, je vous le passe.
06:01Le docteur Richallon.
06:02Qu'est-ce que c'est ?
06:02Je ne sais pas, mais il insiste.
06:06Continue à maintenir le forcement, j'aime.
06:10Richallon, j'écoute.
06:13Pardon ?
06:15Qui êtes-vous ?
06:17Oh non, écoutez, j'ai autre chose à faire qu'à parler au journaliste.
06:31Ah, pas trop.
06:36D'autres victimes ?
06:37Des morts, non. Toujours trois.
06:38Par contre, deux blessés en plus, et puis, il y a quatre gars qui manquent à l'appel.
06:42Cette gare peut vous aider ?
06:43Ah oui, on n'est pas trop, oui.
06:45C'est terrible, c'est terrible.
06:47Oh, Edmond !
06:48Mais où est le docteur Richallon ?
06:49Il s'occupe des blessés dans la cavale.
06:50Allons-y.
06:51Allez, viens, Edgar.
06:53Vous avez prévenu, Martin.
06:55Enfin quoi, c'est un immeuble vide, il s'est écroulé.
06:57Pas une vide entière.
06:58Vide ?
06:59Oui, enfin, je me comprends.
07:00Vous diriez que vous ne nous rendez pas compte de l'ampleur que ça prend.
07:02Mais si, mais si, je me rends compte.
07:06Il va falloir trouver un biais.
07:08Quoi ?
07:09Un biais ?
07:10Oui.
07:10Vous êtes fou ?
07:12Vous êtes fou ?
07:16Oui.
07:17Bien-être.
07:32Il s'agit en gods.
07:34Oui.
07:42Moi, je suis fou.
07:46Sous-titrage Société Radio-Canada
07:46Sous-titrage Société Radio-Canada
08:18Le docteur Stein est venu au renfort
08:21On a emmené les plus atteints, mais il y en a encore quelques-uns ici
08:24On a trouvé le chef d'équipe, mais il est coincé, il faudrait lui faire une piqûre en attendant qu
08:27'on le sorte
08:27J'y vais, je reviendrai tout de suite après
08:30Gendro
08:37J'arrive, docteur
08:38Ah mais tiens, Henri, accompagne le docteur pour la piqûre à Durieux
08:45C'est imprévisible, non ?
08:47Imprévisible ?
08:48Bah si, maître
08:49La preuve, c'est que les immeubles habités ont tenu eux
08:51Oui, mais avec des lézards
08:53Et si celui-là s'est défendré le premier, c'est que plus vous construisez, plus vous bâclez
08:57Mais l'enquête le trouvera, et vos responsabilités...
08:59Nos responsabilités, Edmond
09:00Alors, on a un peu de bon sens, Martin
09:02C'est d'évaluer les logements occupés
09:04Vous déraisonnez ?
09:05Non ?
09:08C'est-à-dire que je crois que maître Thorne a raison, il serait peut-être plus prudent
09:12Bon
09:36Mais la direction de la Banque Nationale continue à prôner une défense de la parité
09:40En raison de l'interdépendance de notre pays avec le reste des mondes
09:44Et l'affirme que les réserves forts de la Suisse permettent de repousser les assauts contre le franc
09:50Désastre à Montchevant, canton de Gaulle
09:52Trois morts et plusieurs blessés, dont certains grièvement
09:55Dans l'effondrement d'un immeuble en construction à la cité ouvrière d'Orbe
09:58Au cours des travaux de dégagement qui se poursuivent encore actuellement
10:02Le docteur Steinec, venu assister le docteur Richalon, médecin de la société du bois Monétorne
10:06A été blessé, son état est grave
10:24Mais, mais c'est épouvantable
10:27Donc soyez sans crainte, docteur Louvain, je vous comprends parfaitement
10:31Et ces messieurs vous comprendront aussi
10:33Je souhaite sincèrement que la nouvelle que vous venez d'apprendre ait été exagérée
10:40Comment ?
10:42Non, non, je vous en prie, je vous en prie
10:46Au revoir docteur
10:47Vous avez toute notre sympathie
10:54Le docteur Louvain vous prie de l'excuser, il ne sera pas des nôtres ce soir
10:58Hein ? Qu'est-ce qui se passe-t-il ?
11:00Un de ses vieux amis, un de nos confrères, docteur Steinec
11:03A été victime d'un accident grave
11:06Ses jours sont en danger
11:08Le docteur Louvain, qui est un homme de devoir
11:11Se porte à son chevet
11:13Je pense messieurs que vous apprécierez sa réaction et son choix
11:17Bien sûr, mais quel genre d'accident ?
11:21Florian, on l'a mis de toute façon, vous l'apprendrez par les journaux demain
11:25Le docteur Steinec a été blessé en se portant au secours d'un ouvrier
11:28Pris sous l'effondrement d'un immeuble en construction
11:32À Montchevant
11:36Montchevant ?
11:37C'est...
11:39C'est l'entreprise de...
11:40Martin Dubois-Monnais, oui
11:43Ceci ajouté à cela
11:44Je suis désolé, Florian
11:46Je suis désolé, Florian
11:52Je suis désolé, Florian
12:20Je suis désolé, Florian
12:25Je suis désolé, Florian
12:29Je suis désolé, Florian
12:32Je suis désolé, Florian
12:34Je suis désolé, Florian
12:37Ah une Hussein
12:39Oh non, non
12:40Christian veut-tu réponds, s'il te plaît ?
12:42C'est toujours au meilleur qu'on s'adresse
12:51allô oui tante
12:58un immeuble de mon beau-père
13:04non non vous avez bien fait
13:09c'est ça
13:10bonsoir
13:19je vais
13:21je vais
13:22je vais
13:23je vais
13:45Pierre, croyait bien que...
13:46Je crois ce que je vois, maître.
13:48Où est votre médecin ?
13:49Chambreau, allez le chercher.
14:00Allô, oui ?
14:02Oui, non.
14:03Plus tard.
14:06Attendez-moi dehors avec Robert.
14:09Je veux rester auprès de lui.
14:10Je veux savoir.
14:12Pierre, dites-moi.
14:16Il est tellement robuste.
14:22Docteur Richelot.
14:23Docteur Louva, qu'avez-vous fait ?
14:25Ce que j'ai pu.
14:26C'est-à-dire ?
14:28En dehors des calmants.
14:31Traumatisme crânien, côte cassée, risque d'hémorragie interne.
14:35Chambre, retournez.
14:38Laissez-nous.
14:39On ne peut pas...
14:40S'il vous plaît.
14:41Non, impossible, maintenant.
14:54Oh, où est la revenu, vous ?
14:59Je suis toujours là quand il faut.
15:01Oh, quand il faut.
15:03Je suis, pour ainsi dire, mort.
15:06Paissez-vous.
15:07Un mourant a le droit de parler.
15:14Oh, ma petite fille, je ne t'avais pas vu.
15:21Qu'il fait noir.
15:25Donne-moi la main.
15:27Donne.
15:31Je ne me pleure pas.
15:33Non.
15:36Emmenez-la.
15:38J'ai besoin d'être seul avec le docteur Richelot.
15:51Alors, vous n'avez plus confiance en moi ?
15:55Ne répondez pas, décrochez-le.
15:58Qu'est-ce qui vous arrive ?
15:59Vous vous conduisez comme une femme, maintenant ?
16:04Laissez-moi...
16:05Sûrement pas.
16:07Nous allons vous transporter à l'hôpital.
16:09Non, je t'en prie, Hervé, ne monte pas sur tes grands chevaux.
16:11Ça ne te servira à rien.
16:13Je t'ai aidé, et bien chacun s'entoure.
16:15Aider ?
16:15Ah, ben, c'est réussi.
16:17T'auras mieux fait de faire moins de lits à l'hôpital
16:19et de mettre plus de ciment dans tes murs.
16:21Remarque, maintenant, les lits, ils vont servir.
16:24Hervé...
16:24C'est vrai ou faux ?
16:25Mais que ce soit mon père qui me fournisse les clients,
16:27je trouve que c'est poussé un peu loin l'esprit de famille.
16:29Je te trouve bien délicat tout à coup.
16:31Enfin, on a un sens.
16:33Mais il n'y a pas de tes immeubles qui s'écrouillent.
16:35Il y a aussi ma carrière.
16:36Mais tu n'es pas responsable de cet accident, toi.
16:37Non.
16:38Mais tu sais ce qu'on va dire dans Toulosanne ?
16:40Tu sais ce qu'on dit déjà ?
16:42Ah, c'est le docteur Dubois-Monnais,
16:43le fils de l'entrepreneur Véreux ?
16:45Oh, tu exagères.
16:46T'as coup du sort.
16:48Eh bien, va expliquer ça au professeur Barr.
16:50Va expliquer ça à la commission.
16:52Va expliquer ça aux institutions du corps médical suisse à Berne.
16:56Je le ferai.
16:57Merci.
16:58Mais ça m'étonnerait que tu puisses contester le résultat de l'enquête.
17:02En attendant, il vaut mieux que je reste dans l'ombre et dans l'anonymat.
17:05Où es-tu que j'aille ?
17:07Sinon à l'étranger ou en vacances pour me faire oublier.
17:10Tiens, t'as mon à Christian ?
17:11Tous nos amis commencent à nous tourner le dos.
17:13Ah, ça va vite !
17:14Oui, je sais.
17:16Qu'est-ce qui sonne à la porte maintenant ?
17:17Les journalistes uniquement.
17:18Je m'imaginais que tu réagirais autrement.
17:20Autrement ?
17:21Mais il n'y a qu'un seul personnage au monde qui t'intéresse.
17:24Excusez-moi, Christian.
17:25C'est lui.
17:26Alors ça, c'est...
17:27Mais tu m'as mêlé à un scandale monstrueux !
17:29Nous sommes mêlés.
17:31C'est vrai, père, admettez-le.
17:32C'est vrai.
17:34Si je comprends bien,
17:36le scandale à condition qu'il éclabousse les autres,
17:38à condition qu'il n'y ait pas de mort d'homme, ça te va.
17:41Mais l'assassinat moral, Hervé, ça existe.
17:43Et c'est peut-être pire que l'homicide involontaire.
17:47Tu avais moins de scrupules quand tu venais me demander mon aide
17:49pour saper la réputation de Pierre Louvain.
17:52En fondant pas.
17:53Oh non, pas de danger.
17:55Tu es plus ambitieux que moi.
17:57Moins téméraire, mais plus ambitieux.
18:02Je suis désolé, Christian, de vous avoir mis dans cette situation.
18:06Vraiment désolé.
18:16Alors quoi ? Qu'est-ce que je peux faire ?
18:20Si je soutiens ouvertement mon père,
18:21j'ai l'air d'être son complice.
18:24Si je ne le soutiens pas,
18:27de toute façon, je serai mal jugé.
18:30Et puis c'est vrai, Louvain, encore lui.
18:34J'aurais toujours dans les pattes, celui-là.
18:37Si Steinek passe l'arme à gauche,
18:39il ne va pas se gêner pour corser son rapport.
18:41Corser ?
18:42Je n'en vois vraiment pas l'utilité.
19:07Je viens vous remplacer, Pierre.
19:10Pas tout de suite, Jean.
19:11Vous n'avez pas dormi de la nuit ?
19:13J'irai me reposer quand l'infirmière du village arrivera.
19:16Madame Barrault ne sera pas là avant une heure.
19:19Je cherche.
19:22Vous ne pouvez pas tout faire.
19:23Vous avez repris ces visites, ces consultations.
19:36Peu mal est venu.
19:39Quand on l'a ramené de l'hôpital,
19:40j'ai cru pendant 48 heures
19:42qu'il était hors d'affaires.
19:43Et puis non.
19:45C'est commun depuis 5 jours.
19:47Ce n'est pas possible, pas possible.
19:52Mais très bien.
19:54Allez, prendre l'air.
19:56Il le fait bon ?
20:22Ah, ce pauvre docteur Stenek.
20:25Vous ne croyez pas que le docteur Louvain va le sauver.
20:31Qu'est-ce qu'il doit souffrir ?
20:33Mais il ne souffre pas.
20:34Il est inconscient.
20:36En tout cas, il est vengé.
20:39Vengé ?
20:41Vous ne savez pas ?
20:42Dubois Monnais est en faillite.
20:45Ça nous fait une belle jambe.
21:00Pas malade, Julia ?
21:01Mais non, docteur.
21:02C'est Lausanne.
21:03Toujours l'hôpital.
21:04J'ai pourtant fait ce que vous m'avez demandé.
21:06J'ai dit que je ne pouvais pas vous atteindre.
21:10S'il rappelle, Hitler, la même chose.
21:12Bien, docteur.
21:12Pierre !
21:17Pierre, vous n'allez pas pouvoir éternellement...
21:19Éternellement, non.
21:20Alors ?
21:21Quand je suis redescendu chercher à Lausanne quelques affaires,
21:25j'ai rencontré tout le monde à la faculté, à l'hôpital.
21:29Verly, tout le monde.
21:30Pour le moment, je ne suis pas tellement indispensable.
21:33Et le docteur Gessler ?
21:34Je lui ai expliqué à Anna.
21:36Je lui ai téléphoné.
21:37Là-bas, ce sont des microbes dans des tubes.
21:39Ils peuvent attendre.
21:40Ici, il y a un souffle de vie.
21:44Si je pouvais entendre un grognement de votre père, Jeanne.
21:48Une fois.
22:00Madame Barron ?
22:01Oui ?
22:02Je vous ai laissé mes instructions sur la table de chevet.
22:05Bien, docteur. Comment est-il ce matin ?
22:06Toujours pareil.
22:08Je vous ai établi la liste de mes visites au cas où vous auriez besoin de me joindre rapidement.
22:11Avez-vous de l'espoir ?
22:13S'il passe le cap de la septième journée, je pourrais peut-être...
22:17Je ne sais pas.
22:20Bonjour, Robert.
22:37Et vous comprendrez, ma chère, que malgré le congé exceptionnel qu'il a sollicité, nous ne pourrons savoir à quoi
22:42nous en tenir.
22:42Le docteur Louvain tentera l'impossible pour sauver son vieil ami.
22:48Il ne reviendra que lorsqu'il sera convaincu de l'inutilité de ses efforts.
22:54C'est une grande noblesse, une conscience professionnelle admirable.
22:59Pour lui, rester auprès de son malade est ce qui compte le plus.
23:05Oui, la solitude de la recherche ne satisfait pas pleinement. Nous en sommes aperçus.
23:12C'est pourquoi, en nous efforçant de le faire nommer chef de clinique du professeur Barr, nous comblons ses vœux.
23:17Il en est conscient.
23:18Mais est-il conscient que toutes les chances sont de son côté ?
23:22Depuis les événements que nous connaissons tous, il n'y a plus que de postulants, lui et le docteur Avert,
23:28dans l'ordre de mérite ?
23:30Je le lui ai écrit.
23:38Mais son silence me déroute.
23:42Ne fait-il pas preuve d'une modestie excessive ?
23:46Il faut mieux être modeste et efficace que vaniteux et inopérant.
23:51Certes.
23:52Et de plus, si c'est grâce à vous et à votre équipe, mademoiselle, le plan de travail du laboratoire
23:58ne souffre pas trop de son absence.
24:01Il ne se doute pas à quel point son absence s'est fait sentir. Au contraire.
24:05Ça, je ne lui ai pas écrit.
24:08Je ne me reconnais pas les droits de lui dire, même à demi-mot, « Laissez tomber le docteur Steinek
24:13».
24:14Bien sûr.
24:15Il faut qu'il soit dégagé de sa mission là-bas.
24:19Ils viennent de notre verger. J'ai pensé que...
24:22Ils sont magnifiques.
24:23Écoyés de ce matin.
24:25Merci, Georges.
24:28Votre père, Julia, m'a dit...
24:32Oui, aucune amélioration.
24:34Asseyez-vous.
24:36Je ne voudrais pas...
24:37Mais non.
24:43Quel est l'avis du docteur Louvain ?
24:46Vous savez, Georges, il arrive un moment où toute la science du monde...
24:52Je regarde Pierre souvent, sans qu'il s'en doute.
24:55Je vois bien qu'il n'y croit plus lui-même.
24:58Qu'il est dépassé.
25:00Il voudrait tant pour moi que papa...
25:04Remue seulement les lèvres...
25:06Batte des paupières...
25:08Sorte de cette inconscience, ne serait-ce que pendant quelques secondes.
25:15C'est ça le plus terrible.
25:18Cette immobilité.
25:20Cette mort, déjà, qui n'est pas la mort.
25:23Jeanne, je vous en supplie, ne désespérez pas.
25:26J'imagine que la maison sera vide.
25:31Si vide.
25:33Mais vous ne serez pas seul.
25:35Jamais.
25:37Vous le savez bien.
25:39Julia et Robert ne vous quitteront pas.
25:42Et...
25:43Personne, moi non plus.
25:58Le docteur Louva retourne quand à Lausanne.
26:01Il ne me l'a pas dit.
26:03Pas encore, il n'ose pas.
26:06Le jour où il m'annoncera son départ, ça voudrait dire que papa...
26:09Vous comprenez ?
26:10Oui.
26:13Alors il recule l'échéance.
26:15Il voudra partir en étant persuadé d'avoir tout essayé.
26:18Pendant ce temps-là, il néglige ses autres occupations.
26:21Chaque jour, on le réclame au téléphone.
26:24Il ne faudra pas que ça lui porte tort.
26:26Mais non, Jeanne.
26:27Il sait ce qu'il fait.
26:29Il attend peut-être d'avoir trouvé quelqu'un pour le remplacer.
26:32Il a trouvé, je crois.
26:34Enfin, il a prévu.
26:35Il m'en a parlé.
26:37Si vous avez besoin de quoi que ce soit...
26:40De quoi que ce soit, je suis là.
26:43Vous savez que vous pouvez compter sur moi.
26:45Je sais, Georges.
26:48Et vous savez à quel point.
26:50Oui.
26:54Prenez un peu de repos, faites quelques promenades.
26:58Voulez-vous que ma soeur vienne vous chercher un après-midi ?
27:00Je n'ose pas m'éloigner.
27:02C'est gentil, Georges, mais j'aurais trop peur de ne pas être là quand...
27:06Oui, oui.
27:08Je reviendrai vous voir.
27:11Mais vous, Jeanne, n'hésitez pas à m'appeler.
27:27Bon courage.
27:49Les comprimés du matin à jeun, n'oubliez pas.
27:51Non, docteur.
27:53Surtout que ça va déjà mieux.
27:59Dites, le docteur Steinek.
28:01Stationnaire.
28:02Alors même vous, vous ne pouvez rien faire.
28:06Et quand il ne sera plus là ?
28:07Il y aura un autre médecin.
28:10Ça ne sera plus pareil.
28:11Au revoir, madame.
28:12Au revoir, docteur.
28:13Sous-titrage Société Radio-Canada
28:30Sous-titrage Société Radio-Canada
28:43Sous-titrage Société Radio-Canada
28:46...
28:49C'est parti.
29:34C'est parti.
29:49Bonjour, Pierre.
29:50Bonjour, Anna.
29:53Vous manquez d'oxygène ?
29:54Vous ne donnez pas souvent de vos nouvelles, Pierre.
29:57Je suis très occupé.
29:59Trop.
30:00C'est votre point de vue.
30:01Oui.
30:02Vous sacrifiez la victoire sous d'autres maladies, à la maladie d'un seul homme, et c'est une erreur.
30:08Écoutez, Anna, j'ai engagé une bataille...
30:11Vous aurez le dessous, Pierre.
30:13Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
30:15J'ai pris la liberté d'examiner en votre absence le docteur Steinek et j'ai vu que vous perdiez
30:20votre temps.
30:21C'est encore votre point de vue ?
30:23Mon point de vue est scientifique.
30:25Ce pauvre vieillard m'est condamné malheureusement toute la fois que vous lui insufflerez, n'y changera rien.
30:31Vous êtes dure, Anna.
30:34Honnête.
30:35N'imperdez pas le sens des réalités.
30:38Les réalités sont ailleurs.
30:41Les laboratoires d'abord et ce poste de chef de clinique en apothéose, qui est à vous, Pierre.
30:47Tout est à vous, tout.
30:48Ne retirez pas votre main au moment où vous allez pouvoir la refermer sur tout ce que peut espérer un
30:54homme, surtout dans notre métier.
30:57La commission prendra sa décision demain matin à 10 heures.
31:00Soyez là, Pierre.
31:02Je serai, bien entendu, mais je ne peux rien vous promettre.
31:04Pourquoi ?
31:05Parce que si j'y vais, on me gardera.
31:07Et que je veux assister le docteur Steinek comme il l'aurait fait lui-même.
31:10Jusqu'au bout.
31:12Jusqu'au bout ?
31:12On ne peut rien faire de plus.
31:15Comment vous, un pathologue...
31:16Il y a certaines choses en médecine qu'on ne découvre pas dans une éprouvette.
31:21Par exemple, ne jamais abandonner un malade avant qu'il soit mort.
31:25Vous étiez fait pour être général.
31:28Et vous, restez un bon soldat.
31:29C'est ce que vous préférez.
31:31C'est tout ce que vous avez aimé répondre, Pierre.
31:35Après toutes ces années que nous avons passées ensemble.
31:39Mais vous aussi, Anna, vous veillez sur moi.
31:42Jusqu'au bout.
31:45Vous tenez à me voir au sommet de ma carrière avant votre départ pour les Etats-Unis.
31:53Les Etats-Unis ?
31:55Oui.
31:56Mon succès fait partie de votre succès.
32:03Pierre.
32:04Tout ce qui peut vous arriver m'étoche profondément.
32:09Vous m'avez trouvé comme je vous ai trouvé, moi aussi.
32:14En un moment, on nous étions tous deux désombrés.
32:18Et là, les obstacles sont tombés un à un, Pierre.
32:22Il y en aura d'autres qui tomberont.
32:24Nous vaincrons tous les obstacles tous.
32:27En les abordant ensemble de francs.
32:30Pas seulement comme médecins.
32:34Comme un homme et une femme.
32:36Anna.
32:37Oui.
32:38Pendant longtemps,
32:40on repousse, enfin on essaie de rejeter ce qu'on peut désirer le plus.
32:44Et un jour,
32:45on s'aperçoit qu'on ne peut plus en passer.
32:48Vous dites que je suis dure.
32:51Vous voyez.
32:53C'est-à-dire, TK, j'ai aussi de la faiblesse.
32:56Une faiblesse que vous regretteriez.
32:58Et que vous me reprocheriez d'avoir remarqué.
33:02Ce n'est pas la vraie Anna qui me parle en ce moment.
33:05Promise à une destinée exceptionnelle.
33:08La vraie Anna doit penser à son avenir comme elle pense au mien.
33:12La vraie Anna, c'est...
33:14Cette promotion.
33:16Ce nouveau palier, Boston.
33:19Boston demain, autre chose de mieux encore plus tard.
33:23Boston?
33:24Mais Pierre, je n'avais pas l'intention d'aller à Boston.
33:35Alors, n'oubliez pas.
33:36Demain matin, le professeur Barr compte sur vous.
34:01Bonjour, docteur.
34:03Bonjour.
34:04Bonjour.
34:08Il n'est pas bien du tout ce matin.
34:10Je crois qu'il est encore plus faible que d'habitude.
34:23Deuxièment.
34:25Amen.
34:32Bonjour.
34:47Jeanne, pourquoi êtes-vous déjà neuée ?
34:49Je n'arrive pas à dormir.
34:52Je peux vous donner des somnifères ?
34:54Il faut dormir.
35:00Quand on dort, on oublie tant de choses.
35:08Bonjour, Julia.
35:09Bonjour, docteur.
35:10Bonjour, mademoiselle.
35:11Merci.
35:40Sous-titrage ST' 501.
35:56Mangez un peu, Pierre.
35:57Vous ne tenez debout que par miracle.
36:00Je perds le sommeil.
36:01Vous perdez l'appétit.
36:03Au moins.
36:05Un fruit, au moins.
36:07Papa vous dirait que le matin, il n'y a rien de meilleur.
36:12Il a raison.
36:15Ils sont très frais.
36:17Ils viennent du verger de M. Dampierre.
36:19Non, merci.
36:21Écoutez-les.
36:22Ils ont une saveur.
36:23Je n'en doute pas.
36:28Mais, qu'est-ce qu'il lui prend à Robert ?
36:38Je ne sors pas ce matin ?
36:40Si.
36:43Il y a eu un appel ?
36:45Non.
36:47J'ai oublié un rendez-vous ?
36:49Non.
36:50Bon, bon, alors je sors, mais je vais où ?
36:53À Lausanne.
36:56Qui l'a décidé ?
36:58Moi.
37:00Ah.
37:03Vous avez fait tout ce qui était humainement possible de faire.
37:06Maintenant, vous perdez votre temps ici.
37:09C'est injuste.
37:10Vous avez à vous occuper de choses très importantes à Lausanne.
37:13Qu'est-ce qu'Anna Gessler vous a raconté ?
37:16Ce que vous ne m'avez pas dit vous-même.
37:23La voiture est prête, docteur.
37:24J'ai tout vérifié.
37:25L'huile, l'eau, tout.
37:26Pour les bagages, quand vous voulez.
37:28Merci, Robert.
37:37Qu'est-ce que je ne vous ai pas dit, Jean ?
37:41Que votre absence fait sentir au laboratoire
37:44que ce matin, vous pouviez être nommé chef de clinique.
37:46Ah, voilà pourquoi vous vous êtes levé si tôt.
37:49Et je vous remercie d'avoir préparé mon départ,
37:51sinon avec des fleurs, du moins avec les souhaits de Georges-en-Pierre.
37:54Je voulais que vous arriviez un temps à l'hôpital.
37:57J'y serai, soyez sans crainte.
37:58Pour que ce poste ne vous échappe pas ?
38:00Je serai beaucoup plus utile là-bas qu'ici, en effet.
38:03Je reconnais que je ne me suis pas particulièrement distingué
38:05auprès de votre père.
38:06Mais je le regrette.
38:07Je vous assure que je le regrette.
38:09De toute mon âme.
38:11Pierre !
38:12Non, non.
38:13Accordez-moi quelques instants,
38:14le temps de préparer mes affaires,
38:16de donner mes instructions à Robert,
38:17et je serai parti.
38:40Merci.
38:41Merci.
38:42Merci.
38:46Merci.
38:52Merci.
39:04Merci.
39:06Merci.
39:06Merci.
39:10Merci.
39:13Merci.
39:25Merci.
39:26Merci.
39:28Merci.
39:39Merci.
39:44Merci.
39:57Merci.
39:58Merci.
40:08Merci.
40:12Merci.
40:15Merci.
40:16Monsieur Robert pour prendre vos valises.
40:18Laissez-moi, Julia.
40:31Madame Barrois, allez me stériliser ses instruments.
40:34Bien, docteur.
40:45Mon vieux Steinmec, je compte sur vous pour m'épauler.
40:56Madame Barrois, qu'est-ce que...
40:57J'ai payé au docteur 20, mademoiselle.
40:59Pierre, mais qu'est-ce qu'il veut faire ?
41:00Il veut essayer de soulager votre père.
41:06Oh, ne vous montez pas, restez ici, je vais vous dire.
41:17Il y a une hypertension du liquide céphalo-rachidien dans son cerveau, il faut le décomprimer.
41:21Je vais tenter une tension sous-occipital.
41:24J'y pense déjà depuis deux ou trois jours et je pense que le moment est favorable.
41:28Mais docteur...
41:28Oui, je sais.
41:30Mais c'est la seule et dernière chance que nous avons de le sauver.
41:33Passez de l'autre côté du coup.
41:39Asseyez-vous.
41:44Donnez-lui la tête comme ça.
41:47Un petit peu plus bas.
41:48Un petit peu plus bas.
41:50Un petit peu plus bas.
42:02Un petit peu plus bas.
42:06Un petit peu plus bas.
42:06Un petit peu plus bas.
42:06Un petit peu plus bas.
42:10Un petit peu plus bas.
42:29Regardez ailleurs si ça vous effraie.
42:31Ce qui est important, c'est que vous le maintenez dans cette position.
42:43N'imposez pas. Surtout pas.
43:30Surtout pas.
43:59Surtout pas.
44:02Ça y est. Immobile.
44:07Il n'y en a plus pour très longtemps.
44:11Ça va, Madame Barrault ?
44:13Ça va, docteur.
44:17Maintenant, c'est là que tout va se jouer. Je vais savoir si j'ai eu raison ou...
44:39Le liquide cérébro-spinal a jailli.
44:42Ça veut dire ?
44:43Qu'il y avait une pression intense.
45:01Maintenant, il faut attendre.
45:38C'est le démoniac quitte.
45:47C'est le démoniac.
45:48C'est le démoniac.
46:10C'est le démoniac.
46:13Sous-titrage Société Radio-Canada
46:52C'est parti !
47:09Jeanne ! Jeanne ! Comment vous dire, je suis si heureux pour vous !
47:14Je suis... les phrases dans un moment pareil, mais les fleurs peut-être.
47:19C'est très gentil, Georges.
47:20Alors, Jeanne, les nouvelles sont toujours aussi bonnes ? La santé de votre père s'améliore ?
47:25De seconde en seconde.
47:27Montez vite le voir, ça lui fera plaisir.
47:30Vous êtes plus belle que jamais.
47:53Le thé n'est pas encore assez fort, il paraît.
47:55C'est déjà la troisième fois.
47:57En dix minutes, oui.
47:58De toute façon, je crois qu'il préférait un verre de bon vin.
48:01Le docteur Rouvin n'a pas d'autorité.
48:03Oui, il prétend que le docteur Rouvin n'y connaît rien.
48:06Et qu'à ce régime-là, il va le faire des périls.
48:08Et puis, il a faim.
48:09Mais faim de rago, pas de bouillon de l'égule.
48:12Et puis, surtout, il ne voudrait plus me voir.
48:14Il dit que je lui respire son âme.
48:17Il va mieux, il n'y a pas de doute.
48:20Oui, et vous serez bientôt libérée, madame Caron.
48:23Remarquez, je suis plus contente d'être sa bonne.
48:25Il n'y a pas d'autre mot que son infirmière.
48:40On peut rentrer ?
48:42Bien sûr.
48:44Alors, comment avez-vous trouvé ?
48:46Le docteur Rouvin a accompli un miracle.
48:48C'est vrai.
48:49Votre père l'admire énormément.
48:51Il lui est très reconnaissant.
48:53Moi aussi, d'ailleurs.
48:55Grâce à lui, vous avez retrouvé votre souris.
48:58Hum, mêlez-en l'air.
49:00Vous voulez goûter ?
49:01Volontiers.
49:13Attention, c'est très chaud.
49:14C'est probablement trop sucré.
49:17Pas du tout, succulent.
49:20Votre père pourra se lever quand maintenant ?
49:23C'est une question de jour, j'imagine.
49:26Pierre pense dans une semaine.
49:28Je l'espère.
49:29Pour papa, bien sûr.
49:31Mais pour Pierre aussi.
49:33Le poste de chef de clinique a probablement déjà été pour moi.
49:36Qui a été nommé à sa place ?
49:39Je ne sais pas, il ne l'a pas dit.
49:42Vous savez, Jeanne, il a une telle valeur que les occasions de se rattraper ne lui manqueront pas.
49:48Il ne tardera pas à être à nouveau sollicité.
49:50J'en suis persuadée.
49:54Ce qu'il a fait pour mon père est extraordinaire.
49:58Oui, c'est un petit bien.
50:00Un peu curieux.
50:02Curieux ?
50:04Tant de talent et tant d'abnégation.
50:07Je lui ai demandé pourtant.
50:08Je l'ai poussé à retourner à Lausanne.
50:11Il est comme ça.
50:13La vie des autres face avant la sienne.
50:17Il attend que nous ayons pris nos dispositions.
50:20Parce que, même une fois rétabli, papa ne pourra plus exercer.
50:24Enfin, plus comme avant.
50:28Jeanne, ne voulez-vous pas que je les prenne, moi, ces dispositions ?
50:33Ne voulez-vous pas que je m'occupe de votre père et de vous ?
50:39Je voudrais tellement que vous vous en remettiez à moi.
50:42Et que vous vous disiez,
50:44Georges m'aime depuis si longtemps.
50:49Il m'offre de devenir sa femme.
50:52Jeanne, vous croyez au bonheur ?
50:56Oui, Georges.
50:57Oui.
51:30Oui, Georges.
51:31Oui, Georges.
52:22Sous-titrage MFP.
52:52Sous-titrage MFP.
52:55Si le docteur Steineck n'a rien contre, je serai heureux de vous charger de vous.
53:03De vous charger de vous ?
53:04De reprendre la clientèle de votre père, oui.
53:08Vous n'ignorez pas, Jeanne, que dorénavant, ces activités devront être extrêmement réduites.
53:13Mais Pierre...
53:14L'autre jour, en revenant de chez mes parents, j'ai vu une maison qui est à vendre sur la
53:17route de Servan.
53:19Mais Pierre, l'hôpital, le laboratoire, la faculté...
53:24Déjà à cause de nous, ce poste de chef de clinique vous a échappé.
53:29Et maintenant, vous proposez de nous aider encore, par charité ?
53:32Vous vous trompez complètement, Jeanne.
53:36Hier, j'ai reçu une lettre de la commission.
53:41C'est moi qui ai été nommé.
53:44Malgré mon absence, malgré le peu d'intérêt que j'ai manifesté, ils insistent pour que j'accepte.
53:48Mais alors ?
53:51Alors ?
53:55Mais qu'est-ce que vous faites ?
53:56Vous voyez ?
53:58Je choisis.
54:02Vous êtes sûr qu'il ne s'agit pas d'un coup de tête ?
54:04Oui.
54:08Vous pensez sans doute que ces dernières semaines ont gâché ma vie.
54:12Ma carrière.
54:14C'est faux, Jeanne.
54:17Elles leur ont donné un nouveau sens, au contraire.
54:21Aller de maison en maison, de hameau en hameau, de ferme en ferme.
54:25C'est ça le chemin que je dois suivre.
54:30Alors vous êtes bien décidé ?
54:31Oui, je reste.
54:34Je ne serai peut-être pas un médecin de campagne très traditionnel.
54:37J'ai l'intention de monter un cabinet moderne, complet.
54:42Je resterai attentif au progrès réalisé, mais...
54:46Je reste.
54:49Tout ce que j'aime est ici.
54:52Anna Gessler sera terriblement déçue.
54:54Peut-être, mais en même temps je paie ma dette envers elle.
54:57Comment cela ?
54:59Si j'étais revenu à Lausanne,
55:02Anna ne sera jamais partie pour Boston.
55:05Tandis que maintenant,
55:07vous voyez,
55:08la solution que je choisis arrange finalement tout le monde.
55:11Il faut que j'aille bavarder avec votre père.
55:22Et puis de cette façon, je pourrais danser à vos noces.
55:28Je vais faire un petit peu plus.
55:29On va faire un petit peu plus.
55:32Qu'est-ce que j'aille bavarder avec votre père?
55:38Id'être pas plus.
55:42on va faire un petit peu plus.
55:42Et puis,
55:43on va vous faire un petit peu plus.
55:43Un petit peu plus.
55:45Et puis,
55:53on va faire un petit peu plus.
55:55Qu'est-ce que vous avez voulu dire en parlant de mes noces ?
55:57Mon mariage ?
55:58Oui.
56:00Avec qui ?
56:01Avec Georges Dompierre.
56:03Georges ?
56:04Oh, écoutez, Jeanne.
56:05C'est que vous avez été chercher ça.
56:08Ce n'était pas bien difficile à deviner.
56:11Son départ précipité, sa joie, votre...
56:15Sa joie ?
56:17Il avait plutôt de la peine.
56:19Enfin, je crois.
56:24Comment ?
56:26Il m'a demandé de l'épouser, effectivement.
56:28Mais j'ai refusé.
56:32Pourquoi ? Vous ne l'aimez pas ?
56:34Non, Pierre.
56:36Je l'aime bien, mais je ne l'aime pas.
56:38Pas lui.
56:44Pas lui ?
56:46Non.
56:49Mais Georges ?
57:14Papa a retrouvé toutes ses forces.
57:18Pas lui ?
57:20Pas lui ?
57:22Pas lui ?
57:30Pas lui ?
57:32Pas lui ?
57:35Pas lui ?
57:36Pas lui ?
57:38Pas lui ?
57:40Pas lui ?
57:40Pas lui ?
57:41Pas lui ?
57:42Pas lui ?
57:42Pas lui ?
57:43Pas lui ?
57:44Pas lui ?
57:44Pas lui ?
57:45Pas lui ?
57:45Pas lui ?
57:45Pas lui ?
57:45Pas lui ?
57:45Pas lui ?
Commentaires

Recommandations