- il y a 1 jour
DB - 13-04-2026
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00:00Musique
00:30Dubois-Monnais demande à nouveau à Pierre de devenir le médecin officiel de sa société, mais celui-ci décline la
00:36proposition.
00:37En rentrant chez le docteur Sainek, Pierre avoue à Jeanne qu'il a le sentiment que Dubois-Monnais veut l
00:43'éloigner d'Hervé, afin qu'il ne gêne pas celui-ci dans sa carrière.
00:46Pierre se révolte à cette idée.
00:49Le docteur Sainek reprend petit à petit des forces, mais il n'est pas encore capable de reprendre ses visites
00:54auprès de ses malades.
00:55C'est Pierre Louvain qui accomplit cette tâche avec une efficacité remarquable.
01:00Un soir, il se sent étrangement déçu et triste d'apprendre que Jeanne va se rendre au bal au bras
01:05de Georges Dompierre, de retour d'Angleterre.
01:11Oh non, ne me regardez pas comme ça. Dites quelque chose.
01:15Elle a raison. Dites quelque chose.
01:19Vous ne croyez pas que mon silence est suffisamment éloquent ?
01:22Et la robe ? Mais enfin, c'est elle-même qui se l'est faite.
01:26Si vous ne lisez pas sur mon visage tout ce que je pense en ce moment, Jeanne sait que je
01:29suis désespérément inexpressif.
01:31Montrez-le-moi, votre visage.
01:32Si je vous regarde, docteur, il va changer.
01:35Je suis contente que la robe vous plaise.
01:37Oh, la robe, la robe, il n'y a pas que la robe, hein ? La robe sans toi-dedans,
01:40ma petite.
01:40Non, papa, Pierre me l'a dit.
01:42Ah bon ? Bon, alors si toi tu as reçu le message.
01:46Pierre, j'espère qu'on ne vous appellera pas avant le dîner ce soir.
01:49Pourquoi ?
01:50Je ne serai pas là pour vous le faire réchauffer.
01:52Ah, il sait où sont les allumettes, non ?
01:54Non, docteur, mais je les trouverai.
01:57Jeanne, j'aime la gentillesse avec laquelle vous vous occupez de moi.
02:01Mais il faut vous occuper de vous aussi, hein ?
02:04En attendant que quelqu'un d'autre le fasse.
02:23Bonjour, monsieur Georges.
02:25Bonjour, Julia.
02:38Ravi de voir que vous vous portez mieux.
02:40Merci, Georges.
02:42Éblouissante.
02:43Docteur, Jeanne m'a pris tous les événements heureux qui ont traversé votre vie.
02:48Je vous préviens que les tangos, les valses, les foxtrotts et les slow sont pour moi.
02:52Qu'est-ce qu'il y aura encore comme danse de sauvage ?
02:54Rien d'autre.
02:56Vous me laisserez souffler, Georges.
02:58Si je ne retiens pas toutes vos danses maintenant, je n'en aurai pas une seule.
03:01Parle bougrement bien.
03:03Veillez sur elles, Georges.
03:04Soyez sans crainte.
03:07Amusez-vous bien, Georges.
03:19Amusez-vous bien, Georges.
03:50Pas trop de honte d'avoir abandonné votre père ?
03:54De la honte ?
03:56Oh non, et puis il n'est pas abandonné.
03:59Il a été bien soigné par le docteur Louvain.
04:02À son insu ? Mais le résultat est là.
04:05Il vous a très dévoué.
04:07Qui, Pierre ?
04:08Oui.
04:10Il a beaucoup d'amitié pour nous, mais il est surtout dévoué à la médecine.
04:36Vous allez encore vous faire faucher une pièce.
04:39Hein ?
04:40Ou ?
04:41Ah !
04:42Waterloo.
04:44C'est pourtant un jeu qui devrait vous convenir, à vous, le scientifique.
04:50Je suis fourbu.
04:53Ce qu'il vous faut, c'est un bon médecin.
04:56Vous avez de la chance, je suis là.
04:58Venez dans mon cabinet que je vous ausculte.
05:01Et comme ordonnance, un bon repas.
05:03Parfaitement.
05:04Merci docteur, mais ça tombe mal, je n'ai absolument pas faim.
05:07Ah, vous n'allez pas faire ça à Julia.
05:0917 visites aujourd'hui.
05:13Et 60 kilomètres.
05:14Oh oui, au moins.
05:16Et peut-être d'autres qui s'annoncent.
05:20Ah, ici jeune homme.
05:21C'est plus dur que d'avoir les fesses collées à une chaise de laboratoire.
05:24Je n'ai jamais prétendu que vous aviez choisi la facilité.
05:31Un télégramme pour vous, docteur.
05:32Merci, Julia.
05:47Bonne ou...
05:48Mauvaise nouvelle ?
05:50Êtes engagé pour recherche chirurgicale Lausanne.
05:53Commission vous offre aussi chère pathologie.
05:56Commencez dans une semaine, vous conseille fortement à accepter.
05:59Répondez d'urgence.
06:00C'est plutôt une bonne nouvelle, non ?
06:04Signez Gessler.
06:07Anna Gessler.
06:10Vous finirez par couler sous les honneurs.
06:12Au fond, les décorations, les rubans, les titres en ronflant,
06:15c'est ça que vous aimez.
06:17Vous n'aimez que ça.
06:18Honnêtement, je ne peux pas laisser passer une chance pareille.
06:20Ah, une chance quand elle se présente.
06:22Non, il ne faut pas la laisser passer.
06:24Mais il faut savoir la reconnaître.
06:26Il y a la vraie.
06:29Il y a la fausse.
06:31Qu'est-ce que vous allez répondre ?
06:34Vous avez retrouvé vos 20 ans.
06:36Ma présence ici n'est plus indispensable.
06:40L'ostéomyélite.
06:42L'ostéomyélite, qui est la variété la plus fréquente des maladies infectieuses des os, ou ostéites,
06:48est due à une infection de la moelle osseuse par des germes bannaux,
06:52de la supuration,
06:54et avant tout par le staphylocoque.
06:57L'intervention chirurgicale associée à la vaccinothérapie est donc nécessaire.
07:03Prépanation de l'os,
07:05curetage,
07:06sur lequel nous allons revenir.
07:20Vous avez tort.
07:21Vous prétendez être en parfaite santé,
07:24mais moi j'ai pu vous affirmer rien qu'en vous voyant
07:27que vous présentez des symptômes très alarmants.
07:30Ah oui ?
07:31Lesquels ?
07:32Des symptômes de frustration.
07:34Tiens.
07:34Absolument.
07:35En outre,
07:36il est évident que vous souffrez d'une sorte de...
07:39Une sorte de quoi, docteur ?
07:42Une jolie femme comme vous ne devrait pas...
07:45Votre femme aussi, jolie.
07:48Ah oui ?
07:48Mes élèves ont parfaite santé.
07:50Vous devriez me laisser vous examiner.
07:54Mon cas est incurable, docteur.
07:56Ah non.
07:56Si quelqu'un se penche sur lui, attend.
08:09J'ai assisté la dissection.
08:12Les tissus nerveux que le docteur Louva a réussi à isoler,
08:15eh bien franchement, c'est ce que j'ai vu de mieux depuis 20 ans d'expérience.
08:19Vous savez, mon cher Barck,
08:21lorsqu'il est venu s'inscrire à la faculté,
08:23j'ai failli lui conseiller de ne pas faire ce métier.
08:27Et l'influence que le docteur Gessler exerce sur lui me semble bénéfique.
08:31Très.
08:32Nous espérons qu'elle le soit jusqu'au bout.
08:35Je vois ce que vous voulez dire.
08:37Non, non, non, non, non.
08:38Je suis bien obligé parfois de tenir compte des réactions de certains membres de la commission
08:41qui sont un cheval sur les principes.
08:43Vous voyez ce que je veux dire, je n'apprends rien.
08:45Non, mais ce n'est pas ça, ce n'est pas ça, Florian.
08:47Ce que je veux dire, c'est que je n'arrive pas à cerner totalement le docteur Louva.
08:51J'ai l'impression que c'est un cyclotimique, tantôt enthousiaste et tantôt perplexe.
08:56Il se cherche, Barck. Il se cherche.
08:58On a un garçon qui a eu d'énormes difficultés au départ,
09:00et qui maintenant a d'énormes possibilités.
09:03Les routes qui lui sont proposées sont nombreuses, diverses.
09:06Alors, il hésite. Laquelle prendre ? C'est normal.
09:08Mais peut-être. Ou peut-être aussi que...
09:12Si je reviens là-dessus, c'est que je pense qu'Auteur Geissler a sur lui une influence trop grande.
09:18Excusez-moi.
09:19Tout à l'heure.
09:47Bonjour, Edith.
09:47Bonjour, M.
09:49Bonjour, M.
09:49Bonjour, M.
09:59Entrez.
10:03Bonjour, M.
10:04Bonjour, Eric.
10:05Le docteur Geissler a téléphoné pour demander quand nous pourrions lui donner les coupes de moelle.
10:09Dites-lui que je passerai la voir après mes consultations.
10:11Très bien.
10:14Allons-y, mademoiselle.
10:18M. Martin, s'il vous plaît.
10:34Oui ?
10:46Les chromosomes se séparent très nettement.
10:49Hum, c'est intéressant.
10:51Vous pourriez manifester un peu plus d'enthousiasme.
10:55C'est grâce à eux que vous êtes sur le point de vérifier votre nouvelle hypothèse.
11:01Je sais.
11:02Blasé ?
11:03Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? Que je marche sur les mains ?
11:07Ça vous mettrait la tête à l'envers.
11:10Et il me semble que vous l'avez déjà.
11:13Oh, pas du tout.
11:17En tout cas, dedans, il y a quelque chose qui ne tourne par nous.
11:22Nous sommes en train d'établir une théorie révolutionnaire qui va bouleverser la chirurgie neurologique et vos...
11:28Anna, quand j'ai décidé de me mettre à cette corvée, je ne pensais pas que...
11:31Corvée ? Merci.
11:33Je m'étais stupidement imaginé que c'était pour m'aider.
11:37Mais oui.
11:38Ne vous inquiétez pas.
11:39Peu importe qui de nous deux est à la barre, nous allons dans la même direction.
11:41Je suis rassurée.
11:44Enfin, moitié.
11:46Quelle est notre direction ?
11:49Dans trois ou quatre ans, je serai le premier spécialiste de Toulosan.
11:55De toute la Suisse même, pourquoi pas.
11:58J'aurai une voiture énorme avec chauffeur.
12:01J'irai examiner les cas les plus importants et seulement ceux-là.
12:05Je ferai mes auscultations avec condescendance en quelques minutes.
12:09Je rédigerai mes ordonnances la main sur la poignée de la porte.
12:13Jamais je ne chercherai à savoir, et d'ailleurs je ne m'en soucierai pas si mon malade est vivant
12:17ou mort,
12:18je serai admiré, redouté, respecté.
12:21En un mot, je serai célèbre.
12:23Pour l'instant, vous êtes idiot.
12:24La gloire ! Formidable, non ?
12:27Vous, vous avez trop bien réussi.
12:49La gloire !
12:50La gloire !
13:01La gloire !
13:03La gloire !
13:21Oui, mais la normalisation des relations germano-autrichiennes devrait rassurer mademoiselle Gessler.
13:28Eh oui, l'Allemagne reconnaît la pleine souveraineté de votre pays.
13:31En échange, l'Autriche se considère comme le second état allemand.
13:35Vous n'aimez pas beaucoup de monde, docteur. Les réceptions, les condamnités...
13:39Peu, madame, en effet.
13:41Le docteur Louvain n'aime que son travail, ma chérie.
13:43Il a toujours été comme ça.
13:44Il doit bien se distraire de temps et de autre. En cachette.
13:47Je n'ai rien à cacher, madame.
13:52Monsieur Pierre, je me demandais si tu allais venir.
13:56Je ne pouvais pas me montrer totalement insocial.
13:58Merci, il n'a pas fait un effort, pour moi.
14:00A tout à l'heure.
14:05Pierre, ne veuillez pas tant. Tout le monde veut croire que vous vous amusez.
14:10Ah, non, ne m'abandonnez pas, je trouve ça.
14:13Très instructif. On y apprend des choses intéressantes.
14:17Vous me trouvez ?
14:18Hum-hum.
14:19Nickel.
14:21Conflagration générale ?
14:22Non, personnellement, je ne crois pas.
14:24Hum, la politique expansionniste d'Hitler.
14:26Alliée à celle de Mussolini, professeur, la France et l'Angleterre, bon.
14:30M. Gessler a un raisonnement peu optimiste, mais pertinent sur la question.
14:37Exactement.
14:40Content de vous voir.
14:42J'aimerais vous rencontrer prochainement.
14:45J'ai une affaire pour vous, sur un plateau.
14:47D'argent, bien sûr.
14:48Je suis très occupé, M. le gouvernement.
14:50Moi aussi, je suis très occupé.
14:52Écoutez, je suis tous les soirs vers 8h au Royal.
14:56Vous allez donc prendre un verre.
14:57C'est mercredi.
14:58Je ne pourrais pas m'y rendre.
15:01Vous auriez tort.
15:02Vous êtes légissés.
15:07Maîtrisez-vous, Pierre.
15:08Ça continue.
15:09Il s'imagine qu'il peut acheter tout le monde.
15:11Jusqu'ici, ça ne lui a pas trop mal réussi.
15:13Mais ne le braquez pas, pas lui.
15:15Surtout, après tout ce que je viens de vous dire.
15:18Ça n'est ni nécessaire ni le moment.
15:25Suivez mon conseil, Martin.
15:27Ralentissez le rythme des constructions.
15:28Une société est une société.
15:30Un contrat est un contrat.
15:33Ce conflit de presse,
15:35Zoraïch, la Suisse prend un état grave.
15:37Mais nous sommes un pays neutre et nous le resterons.
15:40Oui, la neutralité.
15:43Et le passage du docteur Tutti
15:45a profondément marqué notre service.
15:48Le professeur Barre est-il désigné son favori ?
15:50Non, pas encore.
15:51Pas publiquement, en tout cas.
15:53La lutte sera chaude.
15:54Vous croyez ?
15:55Les concurrents devraient être assez limitées.
15:58Le poste doit revenir à nos jeunes.
16:00Un homme de votre âge, par exemple.
16:03Pourquoi pas ?
16:04La commission souhaite quelqu'un de dynamique.
16:07Mais mon Dieu,
16:08mes références ne sont pas mauvaises.
16:09Qu'en penses-tu, Loubain ?
16:11Oh, moi, tu sais, les concours de pronostics.
16:13Et puis, je suis ton invité ce soir.
16:15Tu as peur de donner ton opinion ?
16:17Mon opinion est simple.
16:19Ce poste de chef de clinique
16:20doit revenir à un médecin de tout premier ordre.
16:23Et irréprochable.
16:43Pierre, j'existe, moi aussi.
16:45Et toujours très joliment.
16:47Non, mais j'ai été accroché à droite et à gauche.
16:50Tu préviens ?
16:50Non, merci, le mien est à moitié plein.
16:53Tu t'ennuies ?
16:54Non, non, pas du tout.
16:57Seulement, je n'ai pas tellement l'habitude.
17:00J'étouffe un peu.
17:01J'étouffe ?
17:03Viens prendre l'air sur la terrasse.
17:15C'est tant mieux ici.
17:19C'est très beau.
17:22Nous ne sommes jamais promenés la nuit, tous les deux.
17:25Non.
17:27Nous-mêmes, à la tombée du jour.
17:29Jamais.
17:33Si nous l'avions fait, les choses se seraient peut-être passées différemment.
17:38Je me le demande.
17:44Pierre.
17:46J'ai fait une terrible erreur.
17:51Une erreur ?
17:52En épousant Hervé.
17:57Tu crois ?
18:00Oui.
18:04Tu m'as dit un jour...
18:06Attends.
18:08Oui.
18:10Ce qui flète les yeux ne comblent pas forcément le cœur.
18:16Peut-être.
18:19Hervé est beau.
18:21Représentatif.
18:24Peut-être charmant quand il veut.
18:27Pas mauvais garçon.
18:30Avide.
18:33De tout.
18:36Il ne sait pas laisser les femmes en paix.
18:39Enfin, les autres femmes.
18:43Le mariage est parfois difficile au début.
18:46Mais quand le mari et la femme apprennent à faire des concessions...
18:48Je t'en prie, pas ce genre de clichés.
18:50Je les ai assez entendus.
18:52Ma tante, mon oeuvre, mon père.
18:56Non, je me suis lourdement trompée, c'est tout.
19:00J'ai découvert deux de ces aventures.
19:03Deux seulement par hasard.
19:06Et puis, il y a eu une histoire.
19:10Vraiment grave.
19:12Je n'ai jamais pu savoir quoi exactement.
19:14Avec une infirmière, juste avant notre mariage.
19:16N'écoute pas tout ce qu'on raconte.
19:19Je vis avec lui, Pierre.
19:20Je sais ce qu'il vaut et ce que je peux en attendre.
19:25Je suis en train de faire le camp de fort.
19:27De tendre.
19:30De compagnons loyales.
19:32Attentionnés.
19:32Sur qui j'aurais pu compter.
19:37C'est toi que j'aurais dû choisir, Pierre.
19:41Je me suis aperçue de retard.
19:48Et le professeur Schuller décelle une interposition de tendons entre les deux fragments.
19:53Donc, aucun doute, pseudo-arthrose.
19:55Mais, en cas de fragile.
19:57Il cause possible de fractures récidives.
20:00Rien d'insurmontable, mais il...
20:02Pardon, mademoiselle, chère présidente.
20:04Vous n'avez pas vu Christiane ?
20:06Christiane ?
20:07Fratrielle est partie dans cette pièce avec deux dames.
20:10Ah, je me remercie. Excusez-moi encore.
20:14Oui.
20:15Schuller examine à nouveau la radiographie et t'aperçoit alors un effet que...
20:19Des heures à l'attendre.
20:22Il s'est retour sans un mot d'excuse.
20:24Avec un autre parfum comme le mien et des traces de rouge à lèvres sur ses mouchoirs.
20:32Je croyais que j'avais tout.
20:34Finalement, je n'ai rien.
20:37Aussi peu que...
20:41Avec toi, Pierre, j'aurais eu...
20:44Tu l'as dit toi-même, Christiane.
20:47Il est trop tard.
20:52Je n'ai rien sûr ?
20:53Oui.
20:58Rien n'est jamais trop tard.
21:01Divorce, non.
21:02Mon père s'y opposerait.
21:05Pourquoi est-ce que je ne pourrais pas, moi, profiter de la vie au temps carré ?
21:10Pourquoi est-ce que nous ne pourrions pas, toi et moi ?
21:16Pourquoi ne pas essayer de rattraper le temps perdu ?
21:20De prendre maintenant ce bonheur que tu veux me donner depuis des années ?
21:26Je t'ai aimé, en effet.
21:31Tu m'as...
21:35Tu veux dire que tu ne m'aimes plus ?
21:44Tu es une autre femme ?
21:47Anna Geisler ?
21:48Je vais me répéter, Christiane.
21:51N'écoute pas tout ce qu'on raconte.
21:54J'ai froid, je rentre.
21:57J'ai froid, je rentre.
22:10Tu peux laisser un autre bienfetteur.
22:23Tu veuxbullir ?
22:27Au revoir
22:28A試er de dé consoler !
22:49Sous-titrage Société Radio-Canada
22:59Comme il fallait que je sois.
23:00Comme il fallait ?
23:01Comme j'avais envie d'être.
23:04Indifférent.
23:05Vous m'étonneriez toujours, Pierre.
23:09Tant mieux.
23:10Autant par votre circonspection
23:11que par votre maladresse.
23:14On appelle ça de la spontanéité.
23:16De la franchise, non ?
23:17Oui, c'est très juste.
23:21Mon verre est vide et vous n'en avez pas.
23:23Impossible, dans ces conditions,
23:24de porter un toast.
23:26À quoi ?
23:28À l'association Gessler Louva.
23:36Jeanne !
23:37Oui ?
23:42On a parlé, on a parlé d'un tas de choses
23:45et j'ai oublié de te demander...
23:47Georges.
23:48Oui ?
23:50Et c'est bien dimanche prochain
23:51qu'il vient déjeuner.
23:52Oui.
23:54Et qu'est-ce que tu as décidé ?
23:57Ce qu'il y aura au repas,
23:58j'ai encore le temps d'y penser.
23:59Mais bon sang, ma petite fille,
24:00ce n'est pas le repas
24:01qui m'intéresse pour une fois.
24:03Je sais très bien ce que je voulais dire.
24:05Oui, je sais, papa.
24:07Mais ça aussi,
24:08j'ai encore le temps d'y penser.
24:09Le temps, le temps,
24:10il file toujours à la même vitesse.
24:12Et un beau jour,
24:13on se trouve à l'arrivée
24:14et on se dit,
24:15mince, alors déjà,
24:16si j'avais su.
24:19C'est sérieux, Georges.
24:21Le mariage aussi, c'est sérieux.
24:25Jacques ne te plaît pas ?
24:26Si.
24:29Ce n'est pas un gentil garçon ?
24:31Oui.
24:32Droit, en bonne santé et tout ?
24:35Oui.
24:36Alors, qu'est-ce que tu attends ?
24:38Mais tu es là, papa.
24:39Je sais bien, auprès de toi,
24:41je ne veux pas te laisser.
24:42Mais tu ne serais pas loin d'ici.
24:44Je ne serais plus dans cette maison.
24:46Et ça, cette maison.
24:48Et puis je n'entendrai plus
24:49tes colères, tes grognements.
24:52Et toute cette tendresse
24:53que tu me donnes,
24:54elle me manquera, toujours.
24:57elle sera remplacée
24:58par une autre tendresse.
25:01Bon.
25:03Euh, je sais ce qu'il me reste à faire.
25:06Je vieillis, ma petite fille.
25:08Et en vieillissant,
25:09je ne m'améliore pas.
25:10Je vais être tous les jours
25:11un peu plus de mauvaise humeur,
25:13grincheux, à propos de rien.
25:14Si, tu verras.
25:16Je vais aboyer.
25:17Et tellement que tu n'auras plus qu'une idée.
25:19Allez faire un tour ailleurs,
25:20rien que pour voir si je n'y suis pas.
25:41Est-ce que je te demande
25:41de compte-rendu
25:42toutes les conversations
25:42qu'il y a avec d'autres femmes ?
25:43J'ai au moins la pudeur
25:44et la discrétion.
25:45Pudeur et la discrétion.
25:46Enfin, moi, ça ne porte pas conséquence.
25:47Ah.
25:49Christian,
25:50les mondanités, tu connais ?
25:53Et lui, ce paysan parvenu,
25:54les ignore.
25:55Ou plutôt,
25:56il en profite pour se déchaîner.
25:58Je vais lui dire deux mots.
25:59T'en parles ridicules.
26:02Humour en parles ridicules,
26:03je vous prie.
26:05Pierre a toujours été amoureux de moi.
26:07Tu le sais,
26:08je n'ai plus rien.
26:09Il n'y a pas de quoi en faire un drame.
26:10Il n'y a pas de quoi en faire un drame.
26:42�ndanway,��
26:43blueberries. Je
26:43suis là, il
26:46n'y a pas de punched. Il
26:52y a pas de quoi en fait ? Il
27:00n'y a pas de quoi en fait. Troubue
27:02! Troubue
27:04!
27:24Si je comprends bien, dans le monde, je ne sais pas me conduire.
27:29Hervé et son père, Madame Florian, ça ne vous suffisait pas comme un ennemi.
27:32Ce soir, il a fallu que vous vous en fassiez une autre de plus.
27:36Une autre ? Qui, Christiane ?
27:39C'est dangereux de blesser une jolie femme dans son orgueil.
27:43Mais écoutez, Anna, je ne l'aime plus.
27:45Je ne pouvais tout de même pas la prendre dans mes bras pour la consoler.
27:50Le simulacre ?
27:52Vous êtes d'un cynisme.
27:54Non, Pierre, mais vous, la cranteur de vos sentiments, finira par vous apporter des ennuis.
28:03Ajoutez à ces quatre personnages les petits et les grands copains
28:07qui ont pu vous applaudir dans votre numéro de réponse, réponse ambiguë.
28:11À des questions ambiguës.
28:12Et vous obtiendrez un clan redoutable.
28:14Je suis désolé, Anna, je ne sais pas tricher.
28:17Apprenez alors.
28:44Tous ces grenouillages de salon ne dépassent et ne dépriment.
28:47Et puis, jusqu'à présent, personne ne m'a empêché d'avancer.
28:50Ne tirez pas trop sur la corde.
28:53Conduisez-vous en être normal et surtout spécialement maintenant.
28:56Pourquoi tout spécialement maintenant ?
28:58Vous avez déjà oublié ce dont je vous ai parlé.
29:00Ce que j'ai appris.
29:01Tout l'estime que le professeur Barr vous porte.
29:04Chef de sa clinique, peut-être.
29:05Mais enfin, il n'est pas seul à décider.
29:08Justement, aidez-le.
29:10N'anéantissez pas par votre attitude superbe, amusante, parfois, le travail qu'il fait en votre faveur, Pierre.
29:18Vous êtes une intrigante incorrigible, Anna.
29:21Et faute difficile à apprivoiser.
29:23Ce sont des conseils que je vous donne.
29:26Oui, mais si je les suis par ricochet, c'est à vous qu'ils profiteront.
29:29Vous ne comprenez pas, Pierre.
29:30Si, si, si. Parfaitement.
29:33Bon, bon.
29:34Eh bien, je vais me lancer dans cette foire d'empoigne.
29:38La consécration, c'est votre seul critère, n'est-ce pas ?
29:41Vous ne comprenez pas, Pierre.
29:43Après tout, je vous dois bien ça.
29:48Bonne nuit, Anna.
29:50Bonne nuit, Pierre.
30:17Bonne nuit, Pierre.
30:54Oh là là !
30:55Vous avez laissé échapper un virus ?
30:58Je croyais que Dubois Monnet ne devait plus oser s'attaquer à nous.
31:02Lisez.
31:04Apparemment, ils nous crainguèrent.
31:06Ça recommence.
31:08Je n'ai peut-être pas été assez précise.
31:11Eh bien, moi, je vais l'être.
31:13Je vais commencer par aller faire un peu de ménage
31:14dans le bureau du rédacteur en chef de Storchon
31:16et puis j'ai donné à Hervé une raclée
31:18dont il se souviendra toute sa vie.
31:20Pierre, calmez-vous.
31:23Primo,
31:24cet article est tendancieux
31:26mais rédigé assez habilement
31:28pour ne pas être diffamatoire.
31:30C'est pire.
31:32C'est content ?
31:33Pouvez-vous prouver
31:34qu'Hervé est mêlé à tout ça ?
31:37Lui ou quelqu'un de sa bande.
31:40Pouvez-vous le prouver ?
31:43Non.
31:45Père Tio,
31:47pouvez-vous nier
31:48qu'hier soir, vous et moi,
31:50nous étions au bar de Little Weiss ?
31:53Non.
31:54Alors ?
31:55Mais enfin, Anna.
31:56Nous ne pourrons plus dire un mot
31:57ni faire un geste sans que...
31:58Ah, laisser Hervé et son entourage
32:01s'enliser dans cette stratégie dégradante.
32:08Et là, comme par hasard,
32:09juste à côté du papier qui nous concerne,
32:1150 lignes élogieuses
32:12sur l'honorabilité du docteur Dubois-Monnais.
32:16Pierre, sincèrement,
32:18est-ce que vous me croyez capable
32:20de recevoir des chiffres sans les rendre ?
32:24Non.
32:25Est-ce que vous me croyez capable
32:27de vous laisser détruire sans bouger ?
32:30Encore une fois,
32:31agissez opportunément.
32:33Je vous promets
32:34que si le docteur Dubois-Monnais
32:36ne sait pas s'arrêter à temps,
32:38ce n'est pas 50 lignes élogieuses
32:41qui paraîtront dans les journaux,
32:43mais un gros titre,
32:46désagréable et incontestable.
32:49Je serai de retour dans une heure.
33:11Monsieur ?
33:12Puis-je parler au docteur Louvain ?
33:14Le docteur Louvain ne donne plus de consultation.
33:17Il est au service de la recherche.
33:20Ah, bien.
33:23On ne pourrait pas le voir quand même.
33:25C'est que le docteur Louvain n'est pas visible comme ça.
33:29Oui, oui, je comprends.
33:30C'est-à-dire que je ne suis pas de Lausanne.
33:33Je suis un ami.
33:35Enfin, il me connaît.
33:37On ne pourrait pas lui dire que je suis là.
33:42C'est de la part de qui ?
33:44Oui.
33:45Qui ?
33:46Oui, oui, bien sûr, mademoiselle.
33:48Faites-le monter.
33:50Oui.
34:31Entrez.
34:33Comment ça va envers ?
34:35Et docteur Seineck et Jeanne ?
34:38Ça va, ça va.
34:39Ils sont avec vous à Lausanne ?
34:41Ah non, non, c'est mon jour de congé.
34:43Et comme j'étais à Lausanne, je me suis dit...
34:45Écoutez, c'est gentil d'être venu me dire bonjour.
34:47Oui, je suis venu vous dire bonjour et puis...
34:49Asseyez-vous.
34:51Merci.
34:55Et puis ?
34:57Ça me gêne.
34:59Qu'est-ce qui vous gêne ?
35:00Il paraît que vous n'êtes plus le de ça.
35:01Mais si, Robert, toujours.
35:03En ce moment, je suis plongé dans des travaux de laboratoire
35:05et j'y consacre tout mon temps.
35:06Mais si je peux faire quelque chose pour vous...
35:08Oui, je crois.
35:09Vous avez un problème ?
35:11Oui.
35:12Mon genou.
35:14Mais le docteur Seineck...
35:17Il m'examine, il me soigne, mais ça ne s'arrange pas.
35:20Alors, comme j'étais à Lausanne, je me suis dit que je vais...
35:22Expliquez-moi ça.
35:24Eh bien, voilà, docteur.
35:26J'ai mon genou qui se coince de temps en temps.
35:30Fréquemment ?
35:31Non, mais enfin, quand ça se passe, c'est pour huit à dix jours
35:34et puis j'ai du mal à marcher.
35:36Qu'est-ce que vous a donné le docteur Seineck ?
35:38Des pommades.
35:40Ça se fait mal des noms, hein.
35:51Montrez-moi votre genou.
35:53Levez-vous, mettez le pied sur la table pour elle.
36:01Quand ça se produit, vous n'avez pas l'impression que c'est votre rotule qui saute ?
36:04Si.
36:05Oui, c'est ça, docteur.
36:06Bon, vous savez ce qu'on va faire, Robert.
36:10D'abord une radio et ensuite nous irons déjeuner ensemble.
36:14Je vous regretterai, Edith.
36:16Moi aussi, docteur.
36:17Ce sont les vrais raisons, vous savez.
36:19Il n'y en a pas d'autres.
36:21Je le sais.
36:22J'aimerais me rapprocher de mes parents.
36:24Mon père n'aurait pas eu cet accident.
36:27À l'hôpital de Fribourg, je serai auprès de lui.
36:30Et près de ma mère aussi.
36:32Ne vous effrayez pas outre mesure.
36:35Ce qu'il a eu n'est pas irrémédiable malgré son âge.
36:39Vous me donnerez de ces nouvelles.
36:42Et des vôtres.
36:43Bien sûr, docteur.
36:45Je vais vous laisser mon adresse.
36:52Ah, je voulais vous dire.
36:54Je ne suis ni sourd ni aveugle.
36:57J'entends ce qui se dit dans certains couloirs.
37:00Et je lis les journaux comme tout le monde.
37:02Le docteur Dubois-Monnais a énormément d'argent.
37:05Des relations haut placées.
37:07Et il est devenu parent du professeur.
37:09Ou plus exactement de Mme Florian.
37:12Et grâce à ça, tout ça, lui seul est irréprochable.
37:16Moi, je peux prouver le contraire.
37:21Merci.
37:23Pas par vengeance, docteur.
37:26Je ne peux supporter la justice.
37:28J'espère, Edith, que s'il y a une justice, votre témoignage ne sera pas nécessaire.
37:37Le docteur Stenek ?
37:39Oh, le docteur Stenek.
37:41Dieu sait si on l'aime bien avec sa grosse voix et ses tas de mots gentils.
37:46Mais c'est plus ça, hein.
37:48Des usés.
37:52Dites, docteur, mon genou, c'est quoi, à votre avis ?
37:55Un bec de perroquet.
37:58Une excroissance calcaire sur la rotule.
38:02C'est dangereux.
38:04Absolument pas.
38:06Vous disiez le docteur Stenek ?
38:08Oui, il n'est plus ce qu'il était.
38:10Forcément à son âge.
38:12Il devrait s'arrêter.
38:14Pourquoi ne le fait-il pas ?
38:16Vous me voyez dans un fauteuil, vous ?
38:19Non, mais il devrait avoir un assistant.
38:21Un assistant ?
38:22Il en a eu quatre.
38:24Aucun lui a convenu.
38:25Il les a tous fichu à la porte.
38:26S'il s'était adressé à moi, je l'aurais trouvé quelqu'un de bien.
38:29Il ne vous raconte pas tout.
38:32Dites, docteur, mais pour me soigner mon genou, il faudra que je vienne à Lausanne.
38:38Trois fois.
38:39On tâchera de faire coïncider ça avec votre jour de repos.
38:42Je sais que le docteur Stenek ne me raconte pas tout.
38:46Mais vous, Robert, dites-moi la vérité.
38:50Moi ?
38:54Eh bien...
38:56Je pense qu'un assistant, là-haut, ça ne sert à rien.
39:02Vous en êtes sûr ?
39:03Eh bien, oui, on l'a bien vu.
39:05Le père Dubois, enfin, monsieur Dubois-Monnais, il a amené un médecin sur ses chantiers.
39:12Entre parenthèses, alors celui de Montchevant, il est trois fois plus grand qu'avant.
39:15C'est une vraie saloperie.
39:19Eh bien, ce médecin, comment il s'appelle ?
39:22Ah oui, Richalon, un jeune, moderne.
39:25Eh bien, il a tous les ouvriers du chantier.
39:28Et puis, tous les locataires qui sont déjà installés.
39:32Et puis, enfin, quoi, les gens de chez nous qui vont le voir petit à petit.
39:39Vous savez, docteur, depuis que vous êtes venu remplacer le docteur Stenek,
39:44les gens ont pris l'habitude de vos méthodes à vous.
39:48Et ils ont moins confiance en lui.
39:50C'est pas de votre faute, hein.
39:52C'est comme ça.
39:53Qu'est-ce que vous me racontez ?
39:54La vérité.
39:58Et Jeanne ?
40:00Oh, Mademoiselle Jeanne, ça va.
40:02De voir son père se tourmenter, ça lui fait de la peine, bien sûr.
40:06Mais elle est courageuse.
40:08Elle se distrait quand même de temps en temps.
40:10Enfin, il y a le fils d'Ompierre.
40:13Georges ?
40:13Oui.
40:14Lui et sa soeur, ils viennent de temps en temps, ils l'invitent, ils la sortent.
40:19Si vous voulez mon avis, entre Georges et Mademoiselle Jeanne,
40:23ça pourrait bien finir par un mariage.
40:25Ah bon ?
40:27Oui, Mademoiselle Jeanne n'aurait bien pas quitté son père, mais un de ses jours...
40:31Lorsque Jeanne sera mariée ?
40:34Ouais.
40:35Le docteur Stenek s'occuperait un peu plus de sa fille et moins de ses petits soucis personnels.
40:42Mais, et vous, docteur ?
40:44Quoi, moi ?
40:46Ben, le mariage, si je suis pas indiscret.
40:48Oh, le mariage.
40:51Vous savez, Robert, ce travail de laboratoire me prend tout mon temps.
40:54Oui, il me passionne, mais il m'absorbe.
40:59Chercher comment pouvoir guérir demain ce qu'on ne peut guérir aujourd'hui.
41:05Mes cours à la faculté, tout ça ne me laisse guère le temps d'avoir une vie privée, régulière.
41:09Enfin, comme je l'entends.
41:18Si j'entends à une vague rumeur, tu ne serais pas opposé au fait qu'on te confie ce poste
41:22de chef de clinique du professeur Barthes.
41:25Ce n'est pas une vague rumeur.
41:28C'est bien dommage que nous soyons en rivalité ouverte.
41:31Dommage.
41:33Pour qui ?
41:35Voyons.
41:36Pourquoi ne te contentes-tu pas de ce que tu as déjà, et qui est considérable, avec des débouchés ?
41:42Ça, au moins, c'est pas utopique, tandis que le reste...
41:45Le reste ?
41:46Mais tu te berces d'illusions.
41:48Nous verrons.
41:50Louvain, j'essaie de t'épargner une humiliation.
41:53C'est un conseil amical.
41:55Merci.
41:56Mais tu sais, tes conseils...
41:58Mais il y en a un que tu vas suivre, en tout cas.
41:59Ça m'étonnerait.
42:00Lequel ?
42:01Cesse de faire la cour à Christiane.
42:03Quoi ?
42:04C'est ma femme et non la tienne.
42:06Retire ce que tu as dit.
42:07Tout le monde est au courant de tes petits micmacs avec Anna.
42:10Je ne tiens pas à faire les frais de ton donjuanisme frelaté.
42:13Retire ce que tu as dit ou je te casse la gueule.
42:15Je ne retire rien, je répète, laisse ma femme tranquille.
42:18Tu es un faiseur d'histoire.
42:19Tu mens comme tu respires et je sais dans quel but.
42:21Je ne mens absolument pas.
42:23C'est Christiane elle-même qui me l'a dit.
42:25Christiane ?
42:26Agacée.
42:27Exaspérée par ton insistance.
42:28Mon insistance ?
42:30Je te prie à Dieu.
42:32C'est cher Christiane.
42:35Bienvenue.
42:36Je cherche partout mon chéri.
42:38T'en perds nos appels.
42:39Bonjour.
42:40Deviens.
42:41Si toutefois ton soupirant n'y voit pas d'inconvénient.
42:44A ça aucun.
42:46Il y a d'autres choses que je me réserve de mettre au point en temps voulu.
42:55Merci, ça va.
43:00Pierre.
43:05Je vous ai attendu au Royal.
43:06Plusieurs soirs de suite.
43:07Je vous avais dit que je ne viendrais pas.
43:08Ça n'a pas l'importance.
43:09Je n'ai pas de rancune.
43:10La preuve, je vous engage.
43:12Pardon ?
43:12Oui, comme médecin et chirurgien de ma société.
43:14Vous en avez déjà un ?
43:15Ah, temporairement, oui.
43:17Mais il n'a pas votre classe.
43:18Monsieur...
43:18Je vous offre un salaire de roi.
43:20Monsieur Dubois-Monnais.
43:22Vous n'avez donc pas entièrement confiance en cette campagne de dénigrement qui commence à se faire à mon sujet,
43:27auprès du professeur Barre et de la faculté ?
43:29Mais je...
43:29Ou alors, vous n'avez pas confiance dans les capacités de votre fils ?
43:32Oh, pas du tout.
43:33Alors, pourquoi vous évertuez-vous à m'écarter du chemin d'Hervé par des propositions mirabolantes, mais sans intérêt ?
43:45Je vous remercie.
44:16Vous savez, Vervé ?
44:20Ça fait des luttes et que vous me témoignez, j'y suis...
44:23J'y suis extrêmement sensible.
44:26Vous camérez ?
44:27Si, si, si.
44:28Docteur Gessler, docteur Louvain, ça ne leur suffisait pas.
44:30Il fallait qu'ils ajoutent docteur Vervé à leur tableau de chasse.
44:32Si, ça me fait connaître.
44:34Et demain, ce sera toute notre équipe qui sera connue.
44:36Ce genre de publicité me contrarie pour vous.
44:40Pierre, qu'est-ce que c'est ?
44:42Des mots, voyons des mots imprimés.
44:44Nous nous supposons des faits, un travail, des résultats concrets.
44:48Quand nous allons prendre un verre dans un bar, nous avons l'impression de l'avoir bien gagné, de nous
44:51délasser.
44:53Du bois monnais, lui ?
44:55Vous me direz que c'est dans les barres qui travaillent et à l'hôpital qui se dérassent.
44:59Je crois que...
45:02Je crois que vous ne connaissez pas bien la puissance des mots.
45:05S'il ne suffise pas à bâtir une réputation, ils peuvent la détruire.
45:09Du bois monnais, vous le battrez sur le poteau.
45:11Une fois de plus.
45:14Moi, je m'y sauts.
45:34Mme Kessler.
45:37Bonjour, professeur Barre.
45:39Merci.
45:40Pouvez-vous venir me voir ?
45:42Oui, tout de suite, à moins que...
45:44Bon, parfait.
45:46Parfait, je vous attends.
45:59Louvain, il n'a pas la moindre chance, pas la moindre.
46:03Excusez-moi, mais je viens d'entendre que vous êtes très catégorique à propos du Dr Louvain.
46:09Pas la moindre chance.
46:10De succéder au Dr Cloutier.
46:14Mademoiselle, je...
46:15Du bois monnais, vous êtes brillant.
46:17Vous l'avez prouvé.
46:18Vous avez des qualités, mais vous les dispersez.
46:22Et surtout, vous avez deux défauts.
46:24Le premier, vos diagnostics sont parfois sujets à caution.
46:28Le deuxième défaut, qui est le plus grave peut-être, vous manquez de mémoire.
46:33Heureusement, les autres, en ont pour vous.
46:36Ah, à propos, Edith Leblaine a chargé de vous transmettre son bon souvenir.
46:49Ah, comment allez-vous ?
46:51Bien, merci.
46:52Vous m'avez communiqué les résultats de vos derniers travaux.
46:56Compliments.
46:57Oui, ils sont le fruit d'une étroite collaboration, je sais.
47:00J'associe dans vos collaborateurs à votre succès et à mes compliments.
47:04Asseyez-vous là.
47:06Merci.
47:06Je vous ai fait venir parce que je viens de recevoir une lettre qui vous concerne personnellement.
47:19Vous voyez que rien de ce que vous faites ne passe inaperçue.
47:22Mais, monsieur, je...
47:24Ne soyez pas étonné, moi je ne suis pas.
47:27J'avoue que je ne m'attendais pas à ça.
47:29Moi aussi, c'est dans l'ordre logique des choses.
47:32Il est naturel qu'une personnalité comme la vôtre, mademoiselle, aussi exceptionnelle, ne puisse rester à l'ombre.
47:39Tant ou tard.
47:43Gardez-la.
47:44Je crois que vous allez être tenaillés par des scrupules.
47:47Je ne saurais trop vous conseiller.
47:49On étudie attentivement le contenu.
47:52Et puis, nous nous reverrons dans quelques jours.
47:55À moins que vous me sachiez là, maintenant.
47:59Oui, monsieur, je crois que je sais.
48:02Mais, effectivement, il faut que j'y pense un peu plus.
48:07C'est un peu plus.
48:46C'est un peu plus.
49:27Vous resterez longtemps absent, Georges.
49:29Deux semaines, tout au plus.
49:31Une affaire de famille a réglé à Zurich.
49:34Je vous manquerai, Jeanne.
49:36Je me sens un peu seule.
49:38Mais, votre père...
49:41Papa, oui.
49:43Lui aussi se sent seul.
49:45Il est... je ne le comprends plus très bien.
49:49Avant-hier, il m'a parlé d'échec.
49:51Lui, ce mot dans sa bouche.
49:54Ces cités ouvrières.
49:55Que du bois monnaie construisent un peu partout dans la vallée.
49:59Oui.
50:00Mon père aussi, vous savez, est déçu terriblement.
50:04Nous avons échoué.
50:07Mais, il n'y a pas que ça.
50:09Quoi d'autre, Jeanne ?
50:11Il est désemparé.
50:13Rien ne va plus comme il veut.
50:16Son métier, ses bruits de guerre.
50:19Il est toujours grognant, c'est bon signe.
50:21Oui, mais ses grognements sont des vrais grognements depuis quelque temps.
50:26Lui qui se réjouissait de vieillir, ça ne l'amuse plus.
50:30Il a peur que vous le quittiez un jour.
50:33Non.
50:35C'est peut-être plus simplement vous qui lui causez des soucis.
50:39Moi ?
50:48Son vrai bonheur, c'est le vôtre.
50:50Oui, je crois.
50:52Alors, songez-y, Jeanne.
51:00Voulez-vous qu'à mon retour, nous en reparlions tous les trois ensemble.
51:03Non, Georges.
51:04Tous les deux.
51:05Je vous le promets.
51:08Merci.
52:01Sous-titrage Société Radio-Canada
52:26Sous-titrage Société Radio-Canada
52:57Sous-titrage Société Radio-Canada
53:12Vous avez sorti ?
53:13Oui, j'en ai pour deux minutes.
53:19Et comment procédez-vous pour être à la fois un bourreau de travail et un bourreau des coeurs, docteur Louvin
53:25?
53:26Enfin, nous saurons peut-être cela demain soir.
53:30Demain soir.
53:31Comme nous saurons peut-être aussi des raisons pour lesquelles on ne vous voit plus aux réceptions de madame Dubois
53:37-Monnais.
53:38Demain soir, chez moi.
53:40Chez vous, je...
53:41Je suis venu vous inviter à dîner.
53:44Il n'y aura pas de femmes.
53:46Les hommes seulement.
53:47Pour une fois.
53:49Le professeur Florian, le docteur Jussé, le docteur Manciani, le docteur Morand et moi-même, évidemment.
54:01Ah, je vous préviens.
54:03Vous devez faire face à une curiosité ardente.
54:07Tâchez de préparer quelques fables plausibles.
54:10Je préfère faire la vérité.
54:12Bon, alors, à 9h.
54:13À 9h.
54:14C'est très aimable à vous, monsieur.
54:16J'ai lu votre monographie sur la régénération des neurones.
54:21On la prend tous les jours avec vous.
54:32On la prend tous les jours avec vous.
54:56Pierre, invité à dîner chez le professeur Bar avec quatre membres de la commission.
55:00Vous vous rendez compte ?
55:01Est-ce que vous vous rendez compte de ce que ça signifie ?
55:04Ça signifie que vous allez être nommé chef de clinique.
55:09Ce dîner est aussi un tribunal, en son genre.
55:11Un tribunal de fantaisie pour le principe.
55:15Vous avez des quoi vous défendre.
55:18Non, non, ne cherchez pas.
55:19Le successeur du docteur Cloutier, c'est vous, c'est certain.
55:22Décidément.
55:26Décidément.
55:29Nous sommes tous les deux à l'honneur ce soir.
55:32Tous les deux ?
55:34J'ai vu le professeur Bar moi aussi.
55:37Il m'a remis cette lettre.
55:39Lisez.
55:53Fantastique.
55:54Vous l'avez trouvé ?
55:55Être réclamé par le professeur Wright de Boston, le plus grand chirurgien actuel.
56:01Vous êtes heureuse, j'espère ?
56:04Pierre.
56:06C'est drôle.
56:08Mais qu'est-ce qui est drôle, Pierre ?
56:11Je ne sais pas.
56:14Ne plus vous avoir à mes côtés, ça me... ça va me paraître.
56:20Je ne suis pas encore partie.
56:23Qu'est-ce que vous voulez dire ?
56:25Merci.
56:28Merci.
56:29Merci.
56:32Merci.
56:34Merci.
56:35Merci.
56:35Merci.
56:36Merci.
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