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  • il y a 4 heures
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste et député de Seine-et-Marne, est l'invité de "Questions politiques", dimanche 12 avril.

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00:03Générique
00:09Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Questions Politiques.
00:13Nous sommes à un an de la présidentielle et à ce stade, le Rassemblement National fait toujours la course en
00:18tête dans les sondages et de loin.
00:21Jordan Bardella recueille entre 34 et 38% des intentions de vote.
00:25Alors bien sûr, ça n'est qu'une photo, un instantané alors que la route est encore longue.
00:29Mais qui pourrait lui faire face au second tour ?
00:32C'est la question qui taraude la gauche et forcée de constater que la gauche non LFI n'est pas
00:37en ordre de marche.
00:38Les prétendants se bousculent.
00:40Au PS en particulier, les ambitions sont plus évidentes que la direction.
00:44Depuis les municipales, le parti n'en finit plus de se déchirer.
00:47Fallait-il ou non accepter les alliances locales avec les insoumis ?
00:51Autre question, faut-il passer par une primaire pour désigner un candidat pour 2027 ?
00:57Les portes claquent, des voix s'élèvent pour réclamer désormais la démission du premier secrétaire du PS.
01:03Est-il sur la sellette ? Qu'en pense-t-il ?
01:06Qu'en dit-il ? Sa voix est attendue.
01:08Olivier Faure est en direct sur France Inter.
01:11France Info, le canal 16 de la télé.
01:13Cette émission est en partenariat avec le journal Le Monde.
01:16Et nous sommes ensemble jusqu'à 13h.
01:25Bonjour et bienvenue Olivier Faure.
01:27Bonjour à vous Alexandra Ben Saïd.
01:29Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:31Avec plaisir.
01:31A de mes côtés pour vous interviewer, je les salue, Alex Bouillaguet de France Télévisions.
01:35Bonjour Alex.
01:36Bonjour Alexandra.
01:36Tout à l'heure, vous ferez pour nous, pour nos auditeurs et téléspectateurs, le portrait du premier secrétaire du PS.
01:41Oui Olivier Faure, vous avez été longtemps un homme de l'ombre, celui qui aimait se définir comme le fils
01:46unique de François Hollande et de Martine Aubry.
01:49Est-ce toujours le cas ? Où avez-vous pris ?
01:51C'était en fait un journal qui m'avait ainsi présenté.
01:55Et ça vous va ? Ça vous allait à l'époque ?
01:56J'ai travaillé avec l'un et l'autre.
01:58On se posera la question de savoir si vous avez pris goût à la lumière.
02:00On se posera aussi une question pour 2027 avec Françoise Fressos du journal Le Monde.
02:05Bonjour Françoise.
02:06Bonjour à toutes et tous.
02:08La question, c'est l'immigration qui non seulement sert de carburant au Rassemblement National,
02:13mais structure désormais le débat entre le Rassemblement National et Jean-Luc Mélenchon.
02:18La séquence France 2027, ça sera vers 12h50.
02:21Mais d'abord Olivier Faure, 5 minutes d'actualité entre 4 yeux.
02:24On va parler d'un marqueur fort pour la gauche le 1er mai.
02:27Le Parlement est en passe de permettre à plus de salariés de travailler ce jour-là,
02:32qui est férié, chômé et payé.
02:34Ça concerne a priori ceux qui travaillent dans des boulangeries, des établissements culturels et chez les fleuristes.
02:40Alors ce matin, les 8 grandes centrales syndicales ont adressé une lettre commune au Premier ministre Sébastien Lecornu.
02:46Ces organisations, elles lui demandent de ne pas convoquer la commission mixte paritaire
02:51qui doit permettre l'adoption rapide de cette proposition de loi.
02:54Est-ce que vous soutenez les syndicats ?
02:56Oui, absolument.
02:58J'ai moi-même interpellé le Premier ministre.
03:00J'ai eu une discussion avec lui.
03:02La réalité, c'est que lui-même s'est engagé, quand il est devenu Premier ministre,
03:06à faire du dialogue social une de ses marques de fabrique.
03:09Et la réalité de ce texte, qui n'est pas d'origine gouvernementale, mais d'origine parlementaire,
03:15c'est Gabriel Attal qui l'a mis sur l'ordre du jour qui lui était réservé,
03:20qui a souhaité revenir sur un acquis fondamental, un symbole important pour non seulement la gauche,
03:27mais pour tous les travailleurs, puisqu'il s'agit ce jour-là d'avoir le seul jour de l'année
03:32qui est effectivement chômé, payé pour l'ensemble des salariés de France.
03:37Et donc, c'est très important de maintenir un cap et de ne pas détricoter progressivement cet acquis.
03:43C'est ce que vous redoutez ?
03:45La banalisation, quand vous dites détricoter progressivement ?
03:47Oui, je vois bien qu'il y a eu le travail du dimanche, puis maintenant le 1er mai,
03:52et que tous ces jours qui sont faits, en réalité pour que les gens puissent vivre ensemble,
03:57pour qu'on ait des espaces dans lesquels on puisse encore considérer
04:00que nous ne sommes pas soumis exclusivement aux lois du marché.
04:04Demain, peut-être que nous travaillerons aussi dans ces cas-là, le jour, la nuit,
04:09peut-être que nous serons comme les Américains, avec des enseignes lumineuses
04:11qui parsèmeront nos villes, et on sera dans une hyper-consommation permanente.
04:17La réalité, c'est que nous devons défendre aussi un modèle, un modèle français, un modèle européen,
04:21un modèle qui permet justement aux salariés aussi de célébrer leur victoire
04:25et de poser ce jour comme un jour de revendication.
04:28Mais quand même, les partisans de ce texte, ils défendent en fait une espèce de mise aux normes
04:33de ce qui se pratique déjà, on pense à ces salariés des boulangeries de Vendée,
04:37les boulangers qui avaient ouvert, ils sont cinq, l'an dernier, ils ont été verbalisés.
04:42Est-ce que Prisca Thévenot dit que la social-démocratie, ça n'est pas empêcher le travail ?
04:45Est-ce qu'en disant qu'il ne faut toucher à rien, vous n'êtes pas en train d'empêcher
04:48le travail ?
04:49Non mais on empêche le travail, mais enfin de qui se moque-t-on ?
04:52Enfin, pour ça, 64 jours par an, on travaille.
04:54Il y a un jour dans l'année où on ne travaille pas.
04:57Et on voudrait nous expliquer que là, c'est une entrave incroyable à la vie collective,
05:02c'est la vie des entreprises, c'est absolument faux.
05:04Bon, donc moi, ce que je souhaite, c'est qu'effectivement, il n'y ait pas de passage en force,
05:08que la commission exparitaire ne soit pas convoquée.
05:10Alors, pas de passage en force, c'est ce que dit Matignon.
05:13Matignon dit qu'il n'y aura pas de passage en force, il faut arriver à une solution acceptable.
05:18Très bien, ça veut dire que le Premier ministre entend ce que lui demandent les syndicats ce matin.
05:23Ça veut dire qu'il faut qu'on puisse discuter.
05:26Parce que ce qu'il faut comprendre, c'est que ce texte-là, qui vient au départ du Sénat,
05:30qui est arrivé à l'Assemblée, eh bien, il y a eu un détournement de procédure.
05:34Ce sont en réalité les macronistes qui ont eux-mêmes voté une motion de rejet du texte pour éviter le
05:39débat,
05:40empêcher que le débat parlementaire puisse se dérouler normalement,
05:43et ensuite renvoyer vers une commission mixte paritaire, où il y a très peu de monde,
05:47il y a 7 députés, 7 sénateurs, tous, ou presque de droite, et faire ensemble leur tambouille.
05:53Mais ça, c'est la méthode, Olivier Faure, ça c'est la méthode.
05:55Mais sur le fond, quand Matignon dit qu'il faut une solution efficace et acceptable,
06:00ça veut dire quand même qu'il y a une solution, ça veut dire qu'il faut toucher à quelque
06:02chose.
06:03Si je vous pose la question très simplement, est-ce qu'il faut toucher à quelque chose sur ce 1er
06:07mai,
06:07ou est-ce que vous dites non ?
06:09Moi, je ne crois pas.
06:09Je crois qu'il y a une loi aujourd'hui qui est très claire et qui dit que le 1er
06:14mai,
06:15seul travaille ceux pour lesquels nous ne pouvons pas nous passer de leur contribution à l'effort public.
06:20Je pense aux services publics notamment, qui sont évidemment requis, y compris le 1er mai.
06:25Dans les hôpitaux, on ne s'arrête pas de travailler le 1er mai.
06:27Et la radio aussi, et la télé aussi, mais et les boulangers, qu'est-ce qu'on fait pour ces
06:31boulangers ?
06:31Alors pour les boulangers qui veulent ouvrir avec un salarié, pour ceux qui ont été verbalisés, on leur dit ?
06:36Mais chacun sait qu'il y a déjà une tolérance depuis longtemps, et qu'il y a eu quelques accrochages
06:42dans quelques boulangeries en France.
06:44Il n'y a pas besoin de passer par la loi pour essayer de régler ces questions-là.
06:47Et moi, je souhaite que le dialogue social reprenne, que l'on puisse avoir là à la fois un dialogue
06:53dès les prochains jours entre Matignon et les syndicats,
06:56et que nous puissions arriver à un décret qui permette de dire précisément les choses.
07:01Un décret qui permette de dire quoi ?
07:02Qui permette d'exclure tout ce qui n'est pas nécessaire, parce que je ne veux pas que demain, on
07:07nous dit que c'est sur la base du volontariat.
07:08Mais vous saviez très bien que...
07:09Non mais là, vous êtes en train de dire que quand même, on touche à quelque chose.
07:11Donc quand même, quand vous dites qu'il faut un décret, ça veut dire qu'on va adapter quelque chose.
07:14Il y a toujours un décret, mais les syndicats sont prêts à ça.
07:17C'est qu'on définisse précisément quels sont les métiers sur lesquels il y a effectivement une obligation d'une
07:23continuité.
07:24Et donc les boulangers, je vous repose ma question.
07:26Les boulangers, parce que pardonnez-moi, j'ai l'impression que je ne comprends pas.
07:28Mais moi, je ne crois pas que le commis boulanger doit être requis le 1er mai.
07:33Je pense que...
07:33S'il est volontaire ?
07:34Mais le volontariat, c'est un volontariat qui est en général très largement suggéré par l'employeur.
07:40Parce qu'évidemment, quand on est un salarié, quand on a un pouvoir qui est très limité par rapport à
07:46son employeur,
07:46et que son employeur lui dit « tu viens demain », la réalité, c'est qu'il doit plier, parce
07:50qu'autrement, il sait qu'il prend un risque.
07:52Et donc, il n'y a pas de réel volontariat.
07:54Regardez ce qui se passe sur le travail du dimanche.
07:56Il y a toute une série de salariés qui, aujourd'hui, travaillent le dimanche, alors même qu'ils n'en
07:59avaient pas vraiment fait le choix.
08:01Est-ce que si le gouvernement continue sur cette...
08:04Est-ce que si cette loi passe, est-ce qu'on touche à ce texte sur le 1er mai,
08:10est-ce que vous pouvez aller à la motion de censure ?
08:12Je vous dis ça parce que le groupe communiste, avant que le Matignon dise qu'il n'y aura pas
08:17de passage en force,
08:18le groupe communiste a proposé aux trois autres groupes de gauche de déposer une motion de censure demain lundi.
08:23Est-ce que s'il se passe quelque chose sur le 1er mai, est-ce que si on bouge,
08:26le PS peut aller à la motion de censure ?
08:27J'ai eu Stéphane Peu, le président du groupe communiste,
08:29qui m'a effectivement indiqué que, à la fois, le Premier ministre l'avait appelé
08:33et lui avait dit qu'il n'y aurait pas de passage en force,
08:36que donc, lui, considère qu'il a, pour l'instant, une motion de censure en réserve,
08:41et que cette motion de censure peut permettre de construire un rapport de force
08:43et de dire qu'à un moment donné, si on n'est pas entendu,
08:46si le dialogue social ne trouve pas sa place,
08:49eh bien, effectivement, il peut y avoir une censure.
08:51Avec le Parti socialiste ?
08:52Avec l'ensemble des partis de gauche qui considèrent qu'à un moment,
08:56il faut aussi poser des limites, parce que si on ne les pose pas,
09:00y compris pour ce jour tellement symbolique,
09:02eh bien, on sait que c'est, en fait, la porte ouverte
09:05à la déconstruction du Code du Travail.
09:07Et sur ce sujet-là, sur le Code du Travail précisément,
09:10il ne peut pas y avoir autre chose que la relance du dialogue social.
09:13On ouvre la discussion à Françoise Fresseuse et Alix Bouillaguet.
09:16Question d'Alix.
09:17Je vous entends, mais c'est vrai, quand on regarde les études d'opinion,
09:21les trois quarts des salariés, ils sont pour cette mesure.
09:24Donc, vous dites le volontariat forcé,
09:27mais en fait, il y a plein de gens qui ont besoin
09:28et qui ont envie d'être payés double ce jour-là.
09:31Je ne crois pas.
09:31Je crois que les Français vous ont exprimé avec suffisamment de force
09:34quand François Bayrou a souhaité supprimer deux jours fériés.
09:38Ils vous ont exprimé avec suffisamment de force
09:40le fait qu'ils étaient totalement opposés à cette situation.
09:41Ils sont payés double, les salariés.
09:43Mais ils ne sont pas payés double.
09:44Ils sont payés, en réalité, simplement à la fois.
09:47Ils sont payés leur journée de travail et ils sont payés le jour chômé.
09:50C'est tout.
09:51François Fresseuse.
09:52Tout ça, moi, me rappelle beaucoup ce qui s'était passé
09:54à la fin du quinquennat de François Hollande
09:55à propos du travail du dimanche, justement, que vous évoquiez tout à l'heure.
09:59La mère socialiste Anne Hidalgo de Paris
10:01avait commencé par s'opposer formellement à cette mesure.
10:04Et puis, finalement, il y a eu des aménagements.
10:06Et aujourd'hui, on n'entend pas tellement parler
10:08d'une crise sociale, d'une remise en cause.
10:11Donc, est-ce que vous n'êtes pas un peu à contre-courant
10:13de ce qui se passe réellement dans la société française ?
10:16Mais je ne reviens pas sur le travail du dimanche.
10:19Je dis simplement que vous comprenez qu'à un moment,
10:22si on ne pose pas des bornes,
10:23on va se retrouver dans une situation
10:25où, au fond, on fera travailler les gens tout le temps,
10:27n'importe quand, etc.
10:28Pour une famille où vous avez un papa, une maman ou deux mamans,
10:32deux papas, quelques familles que ce soit,
10:35qui ont des enfants à élever,
10:37et que vous vous trouvez dans une situation
10:40où il y en a un qui travaille la nuit,
10:41l'autre qui travaille le jour,
10:42il y en a un qui travaille le week-end,
10:43l'autre qui ne travaille pas.
10:45Mais comment voulez-vous créer, en fait, une communauté ?
10:47Comment voulez-vous que les gens puissent se retrouver ?
10:50Comment voulez-vous que la vie familiale soit préservée ?
10:53Comment voulez-vous que la vie citoyenne soit préservée elle-même ?
10:55Parce qu'il faut des temps dans une société
10:57où tout le monde a à peu près le même rythme.
11:00Si ce n'est pas le cas, forcément,
11:01vous êtes dans une situation où vous contribuez à la fragmentation.
11:06Et moi, je souhaite au contraire un pays qui puisse se retrouver,
11:09qui puisse se rassembler,
11:10et qu'on nous laisse un jour par an le droit de célébrer
11:14les travailleurs, les travailleuses,
11:15et faire en sorte que ce jour-là,
11:17ils puissent aussi poser leurs revendications.
11:18Et vous avez dit que vous avez interpellé le Premier ministre à ce sujet.
11:21Est-ce que ça veut dire que vous lui avez parlé directement ?
11:22Oui, je lui ai parlé, bien sûr.
11:24Vous l'avez appelé ?
11:25Oui.
11:25Et alors, il vous a dit ?
11:27Il a dit ce que vous avez entendu,
11:28c'est-à-dire qu'il n'y aura pas de passage en force.
11:30Et je le remercie parce que ce à quoi il s'est engagé
11:34en devenant Premier ministre,
11:35c'était précisément de faire en sorte que sur ces sujets-là,
11:37sur l'assurance chômage,
11:38comme sur la question du droit du travail,
11:42eh bien, il y ait un rétablissement du dialogue social.
11:44De quoi avons-nous manqué pendant neuf ans ?
11:47Nous avons manqué de cette considération normale
11:50pour les partenaires sociaux.
11:52Ça a été le cas pour tous les sujets.
11:53Ça a été le cas notamment sur la question des retraites.
11:55Et donc, moi, je souhaite qu'à un moment,
11:57le dialogue social soit complètement rétabli.
11:59On ne peut pas faire vivre la démocratie
12:01sans faire vivre la démocratie sociale.
12:04Avant le 1er mai, il y a aussi les soucis du quotidien pour les Français,
12:07notamment le passage à la station service Olivier Faure.
12:09Les négociations entre Iraniens et Américains ont échoué cette nuit.
12:13On ignore quand le détroit d'Hormuz sera de nouveau praticable.
12:17Dans ce contexte, le gouvernement a présenté,
12:19c'était vendredi soir,
12:20un plan d'électrification à l'horizon 2030.
12:22Il y a du leasing social pour les voitures électriques.
12:25Il y a l'interdiction des chaudières à gaz.
12:26Qu'avez-vous pensé des premières mesures ?
12:29Je vais vous dire ce que moi, je préconise depuis longtemps,
12:32depuis que la crise a commencé.
12:34Et même peut-être commencer par dire une chose,
12:37c'est situer cette crise.
12:39Elle est le fait de qui ?
12:41Elle est le fait de deux gouvernements d'extrême droite
12:44qui ont fait, sans aucun mandat international,
12:48en évoquant une guerre préventive,
12:50dont on ne comprenait pas très bien qu'elle était la menace.
12:52C'est quoi ? C'est Etats-Unis et Israël ?
12:54Etats-Unis et Israël,
12:55qui ont fait état d'une guerre préventive,
12:58alors qu'aucune menace réelle et sérieuse n'était en réalité à l'horizon.
13:03Et on a aujourd'hui, après le début de cette guerre,
13:06plus de problèmes qu'on en avait avant le début de cette guerre.
13:09On nous a d'abord expliqué qu'il fallait éradiquer un régime,
13:13qui était un régime sanguinaire, ce qui est le cas.
13:16Il est aujourd'hui plus dur encore qu'il ne l'était avant le début de la crise.
13:20Nous n'avions pas de problème avec le détroit d'Hormuz.
13:22Nous avons désormais un problème avec ce détroit qui provoque une crise mondiale.
13:26Vous condamnez l'initiative américano-israélienne et les attaques...
13:30Je condamne effectivement cette initiative.
13:32Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait pour les Français ?
13:34Et je considère que nous avons là un problème majeur.
13:37C'est qu'à un moment aussi, il faut que les Européens disent stop.
13:40Stop, parce qu'on ne peut pas à chaque fois être mis devant le fait accompli.
13:44Avec quelles armes pourrais-tu dire stop ?
13:46Par exemple, faire en sorte que, sur les tarifs douaniers, sur la question des accords d'association avec Israël,
13:52nous soyons plus fermes, que nous soyons dans une mesure, nous fassions peser sur nos partenaires,
13:58nos alliés parfois, et bien que nous leur disions qu'à un moment,
14:02nous ne pouvons pas accepter de détricoter tout ce que nous avons patiemment construit pendant 80 ans,
14:07un droit international, des institutions internationales...
14:09Donc Emmanuel Macron s'y prend mal, en fait.
14:11Vous me dites que vous auriez fait mieux que lui, il s'y prend mal.
14:14Il s'y opposait quand même à Donald Trump.
14:16Mais je n'aimerais pas parler d'Emmanuel Macron, je vous dis ce que je pense.
14:19Et en l'occurrence, s'agissant de ce que dit Emmanuel Macron quand il souhaite que le cessez-le-feu
14:24s'étendre au Liban, par exemple,
14:26je le soutiens pleinement.
14:27Ce qu'on peut lui reprocher, c'est d'avoir été trop lent, d'avoir souvent hésité,
14:32et donc d'avoir, d'une certaine façon, amoindri la parole de la France.
14:36Mais aujourd'hui, sur cette question-là, effectivement, je le soutiens parfaitement.
14:40Alors maintenant, que pensez-vous ?
14:41Quelle est votre opinion sur le gouvernement, les mesures ?
14:44Il y a eu des mesures d'urgence, il y a eu un plan d'électrification présenté.
14:48Est-ce que c'est suffisant ?
14:50Est-ce que c'est à la hauteur des attentes des Français et de ce qu'ils subissent sur leur
14:53pouvoir d'achat ?
14:55Est-ce que c'est à la hauteur de ce que les gens attendent ? Non.
14:58Est-ce qu'il faudrait que nous vidions des caisses déjà vides ?
15:02La réponse est non aussi.
15:03Alors que faire ?
15:04Là, vous êtes d'accord avec Sébastien Lecornu ?
15:06Vous validez, en effet, cette idée qu'on n'a plus les moyens ?
15:10Attendez, je n'ai pas fini.
15:11Nous n'avons pas tous les moyens, mais nous n'avons pas non plus aucun moyen.
15:16Il y a dans une crise comme celle-là, en fait, un enrichissement sans cause.
15:20Des profiteurs de crise, je pense évidemment aux raffineurs, aux distributeurs,
15:24qui ont largement profité de ce moment.
15:28Est-ce qu'il y a des Français là-dedans ?
15:29Je pense à l'État aussi.
15:31Je pense à l'État français qui, à l'insu de son plein gré,
15:35d'une certaine façon, récolte des recettes supplémentaires.
15:37Mais vous avez vu ce qu'il a dit.
15:38Il a dit, d'abord, ce n'est pas beaucoup.
15:40Et ensuite, tout ce qui est récolté, il vaut mieux le mettre dans l'électrification à long terme
15:45plutôt que dans des mesures à court terme.
15:47Ce que je vous dis, moi, c'est qu'il faut qu'on ait des mesures de court terme,
15:51notamment pour les gros rouleurs, pour les Français les plus modestes,
15:54pour les taxis, pour les infirmières libérales,
15:58pour toutes celles et ceux qui, aujourd'hui, ont besoin de leur véhicule pour aller travailler
16:02parce qu'ils sont loin.
16:03J'habite en Seine-et-Marne.
16:04Franchement, je pense à tous mes amis seine-et-marnais
16:07qui, aujourd'hui, sont dans une situation où ils voient le prix de leur carburant augmenter sans cesse
16:11et n'ont pas toujours les moyens de faire autrement que de se déplacer avec leur véhicule.
16:16Et vous l'avez dit à Sébastien Lecornuie, il faudrait plus de mesures d'urgence des aujourd'hui ?
16:19Il faut plus de mesures d'urgence et il faut aussi veiller à ne pas avoir uniquement le nez sur
16:25le guidon
16:26et avoir aussi une vision de long terme ou au moins de moyen terme.
16:29Et donc, là, je plaide aussi pour ce leasing social.
16:32Et je reprends la proposition qu'ont faites Lucas Chancel et...
16:37L'économiste.
16:37Lucas Chancel, l'économiste, et puis Gabriel Zuckman, l'autre économiste,
16:42qui propose effectivement un leasing social pour un million de Françaises et de Français,
16:46très loin des 50 000 véhicules en leasing qui ont été proposés par le gouvernement,
16:52et fait en sorte que nous allions vers une électrification de nos usages.
16:55Parce que nous avons un problème de souveraineté,
16:58et ce problème de souveraineté va se reposer de manière régulière.
17:01Nous ne pouvons pas dépendre exclusivement de ce qui se passe à l'autre bout du monde.
17:04Donc nous devons avoir une capacité...
17:07Par une super taxe sur les profits pétroliers, c'est quoi la solution ?
17:10Oui, par exemple, effectivement, c'est ce qu'ils proposent,
17:12et je pense que ce n'est pas une mauvaise solution.
17:14Il faut taxer Total, c'est ça que vous êtes en train de dire ?
17:16Oui, je pense que Total a largement les moyens de contribuer.
17:19Et nous avons de toute façon un problème qui est, en fait, à la fois le changement climatique,
17:25tout le monde sait qu'il faut décarboner,
17:27et nous avons un problème de souveraineté lié au fait de notre trop grande dépendance au pétrole et au gaz.
17:32Et donc, oui, il faut aller en avant, construire de nouvelles odyssées.
17:35Il y a eu une première crise pétrolière.
17:37Qu'est-ce que le gouvernement, à l'époque, de Mesmer avait fait ?
17:40Il avait dit, on lance une grande odyssée, c'est le nucléaire.
17:44Eh bien, il faut aujourd'hui faire en sorte que, sur le nucléaire comme sur les renouvelables,
17:48eh bien, nous ayons une programmation pluriannuelle de l'énergie
17:51qui permette d'aller vers notre pleine souveraineté
17:53et de faire en sorte que nous arrivions à électrifier nos usages,
17:57faire en sorte que nous puissions, demain, être totalement indépendants et souverains.
18:00Olivier Faure, si je vous ai quand même bien entendu, vous dites comme Marine Le Pen.
18:04Marine Le Pen, elle dit, l'État, en clair, s'en met plein les poches.
18:07C'est un profiteur de crise.
18:09J'ai dit à l'insu de son plein gré.
18:11L'État, en fait, il n'est pas à l'origine...
18:12Mais vous savez très bien ce qui se passe,
18:14qu'effectivement, il y a un petit surplus de bénéfices sur le carburant,
18:18mais qu'à l'arrivée, c'est des baisses de consommation,
18:21c'est des baisses de l'économie, c'est une hausse de l'inflation,
18:23que l'État ne sort jamais gagnant d'un choc pétrolier.
18:26Mais je n'ai pas dit qu'il était gagnant.
18:29J'ai dit simplement qu'il fallait redistribuer l'argent qui était lié à ces sur-recettes,
18:34qui sont peut-être provisoires,
18:35mais que cet argent-là devait être utilisé,
18:37notamment pour celles et ceux qui, eux, n'ont pas de sur-recettes,
18:39Mais les fléchis sur l'électrification du pays,
18:42ce n'est pas ça quand même l'objectif ?
18:43Ne pas faire preuve de démagogie ?
18:46Et penser plutôt...
18:47Mais vous avez trouvé que j'ai fait preuve de démagogie, là ?
18:48Que j'ai cherché à accabler le gouvernement
18:51et à dire qu'il faisait n'importe quoi ?
18:53Je ne dis pas ça.
18:53Je dis que c'est une situation qui est très difficile pour tout le monde,
18:57que gouverner, c'est compliqué,
18:58mais qu'il faut à la fois des mesures de court terme,
19:00parce qu'il y a des gens qui souffrent,
19:01des gens qu'on ne peut pas abandonner,
19:03et puis il y a des mesures de long terme ou de moyen terme
19:05qu'il faut aussi mettre en place,
19:06parce que nous ne pouvons pas dépendre toute notre vie
19:09de pays, de crise, de l'eau du carbone.
19:13Donc Sébastien Lecornu fait preuve de courage politique.
19:16Mais je ne vais pas lui...
19:18Ce n'est pas moi qui donne des bons points.
19:19Je ne suis pas là pour...
19:20Non, mais on vous sent très en ligne, finalement.
19:22Vous dites qu'il faut un plan d'électrification,
19:24vous dites qu'il faut des mesures d'urgence.
19:26Vous êtes très en ligne avec la politique actuelle de Sébastien Lecornu.
19:28Moi, je crois qu'à certains moments,
19:30sur des grandes questions,
19:31notamment des questions qui sont celles de notre avenir climatique,
19:36celles de notre souveraineté énergétique,
19:38il y a des moments où il faut essayer de chercher
19:40le plus largement possible les consensus.
19:43Et tant mieux s'il y a des gens qui, enfin,
19:45accèdent à l'idée que le réchauffement climatique,
19:48ce n'est pas une blague,
19:48et que la souveraineté énergétique,
19:50ce n'est pas une non plus.
19:51Et donc, si on peut à la fois avancer sur la question
19:53de notre souveraineté par le nucléaire
19:55et par les énergies renouvelables,
19:57j'y suis grandement favorable.
19:58À propos de consensus,
20:00Olivier Faurent a parlé de politique interne au Parti Socialiste
20:03qui n'en finit pas de se déchirer.
20:05Les municipales ont mis en lumière des fissures internes
20:07dans le parti.
20:08Et vous êtes mis en cause.
20:09On écoute le maire socialiste de Saint-Ouen,
20:11Karim Bouamran.
20:12C'était sur France Info jeudi dernier.
20:15Lorsque vous êtes dans une succession de défaites,
20:17Madame Bouillaguet, vous sortez.
20:19Aujourd'hui, Olivier Faure doit sortir
20:20parce que sa ligne ne fonctionne pas,
20:23ne fonctionne plus.
20:24On va dire qu'elle n'a jamais fonctionné.
20:26La balle est dans le camp de Boris Vallaud.
20:28Il y a eu des claquements de porte.
20:30Très bien, j'applaudis des deux mains.
20:31Bravo.
20:32Mais aujourd'hui,
20:33comme on dit dans le milieu anglo-saxon,
20:36il faut se caloper
20:37et il faut se donner les moyens
20:39pour vite changer de stratégie,
20:41de direction
20:41parce que nous n'avons plus le temps.
20:46Karim Bouamran qui était au micro d'Alix Bouillaguet.
20:49Donc, première question d'Alix.
20:50Donc, on vient de l'entendre.
20:51C'était il y a trois jours,
20:52Karim Bouamran qui, au passage,
20:53lui, a été largement réélu maire de Saint-Ouen,
20:57notamment face à une insoumise.
20:59J'ai été élu au premier tour
21:00face à une liste insoumise.
21:01Au municipal.
21:02Pardon ?
21:03Moi, j'ai été élu sur une liste
21:04au premier tour
21:05face aux insoumis.
21:07Tout à fait.
21:08Mais, donc, on l'entendait demander votre démission.
21:10On a vu aussi que le bureau national,
21:12mardi soir,
21:13ne s'était pas très bien passé.
21:14C'est le cas de le dire.
21:15Boris Vallaud a claqué la porte.
21:18Bref, on a le sentiment
21:18que beaucoup souhaitent vous mettre
21:20aujourd'hui en minorité
21:21au sein du parti.
21:23Est-ce que vous pouvez résister longtemps
21:24à cette pression ?
21:25Il y avait autrefois François Mietterrand
21:27qui parlait du coût d'État permanent.
21:29Et le problème du PS,
21:31c'est que c'est un peu le congrès permanent.
21:33Et que ceux qui ont vendu Solferino
21:35viennent aujourd'hui me faire la leçon
21:37en m'expliquant ce qu'il faudrait faire
21:39alors que quand moi j'ai repris le PS,
21:41il était par terre.
21:42J'avoue que parfois,
21:43je suis assez confondu.
21:45Alors, soyons très précis.
21:46Aujourd'hui sur Radio-J,
21:48l'ancien premier secrétaire du PS,
21:50Jean-Christophe Cambordelis,
21:51vous demande soit de démissionner,
21:53soit d'organiser un congrès.
21:54Que lui répondez-vous concrètement ?
21:56Je viens de vous répondre.
21:58Je viens de vous dire
21:58que je suis assez stupéfait
22:00que celui qui a vendu Solferino,
22:02qui a mis en état de quasi-faillite
22:04le Parti Socialiste,
22:05vienne aujourd'hui me demander ma peau.
22:07Vous parlez de Jean-Christophe Cambordelis,
22:09clairement.
22:09Oui, je viens d'écouter François de Fresseuse
22:11qui est informé
22:13de ce que Jean-Christophe Cambordelis
22:15dit en temps réel.
22:15Donc, voilà, très bien.
22:17Mais écoutez, le congrès permanent,
22:20ça ne permet pas aux Françaises et aux Français
22:21de considérer...
22:22Donc, vous ne bougez pas, vous.
22:23Votre stratégie, c'est « je ne bouge pas ».
22:26La stratégie, c'est de faire en sorte
22:27que la gauche, elle soit un moment
22:29suffisamment rassemblée
22:31pour éviter que, dans un an et deux mois,
22:34nous ayons l'extrême-âtre au pouvoir.
22:36Il me semble que ce qui intéresse les Français,
22:38c'est davantage le début de notre émission.
22:40Qu'est-ce qu'on fait sur le droit du travail ?
22:42Qu'est-ce qu'on fait sur le prix de l'essence ?
22:44Qu'est-ce qu'on fait sur tous les sujets ?
22:45Non, mais ce qui les intéresse, c'est ce qui se passe chez vous.
22:46Mais je ne crois pas que les congrès du PS
22:48s'intéressent encore Brambo.
22:49Mais est-ce que vous parlez encore à Boris Vallaud ?
22:51Bien sûr.
22:52J'étais hier à une réunion avec lui,
22:54à Montreuil, avec Yannick Jadot,
22:56avec Raphaël Luxman, avec...
22:58Donc, il vous a dit quoi ?
22:59Bien sûr qu'on se parle, mais vous croyez quoi ?
23:01Vous croyez qu'en fait, on est...
23:04On l'a vu à l'offensive, Boris Vallaud, quand même.
23:06Il était votre soutien, il était très discret.
23:08Et cette semaine, il a claqué la porte du bureau national.
23:11Est-ce qu'il doit penser lui-même à quitter la direction
23:14s'il n'est plus d'accord avec vous ?
23:15Vous lui poserez à lui la question.
23:17Mais qu'en pensez-vous ?
23:18Mais moi, je ne souhaite que personne ne claque.
23:22Les claquements de porte, le cinéma permanent, etc.
23:24Je pense que ça lasse tout le monde.
23:25Et même, ça dégoûte.
23:26Et donc, moi, je souhaite que les Français comprennent
23:29qu'à un moment, quand on est un grand parti socialiste,
23:32eh bien, au lieu de jouer le congrès tous les jours,
23:35et ça fait huit ans que ce congrès se déroule
23:37toutes les heures, toutes les semaines, tous les mois,
23:39eh bien, moi, je souhaite qu'à un moment,
23:40on s'intéresse davantage aux Françaises et aux Français
23:42et qu'on leur dise, oui, nous avons compris.
23:45J'ai fait, pendant cette campagne,
23:47pendant deux mois la campagne, j'étais dans toute la France.
23:49J'ai écouté ce que nous disaient les Français.
23:51Il y a un an, j'ai fait un tour de France aussi,
23:53qu'on avait baptisé « Notre France, parlons-en ».
23:55Eh bien, c'est deux dont je voudrais qu'on parle.
23:58Et qu'on arrête de parler de cette écume qui ne sert à rien.
24:02Pour parler clair, ce matin, vous nous dites « Je suis indéboulonnable ».
24:05Mais tout le monde est déboulonnable, peu importe.
24:07La question, c'est... Enfin, moi, je veux bien,
24:09mais c'est quoi, en fait, l'alternative à ce que je pose ?
24:13Est-ce qu'il y en a une ?
24:14Est-ce que Karim Bouhamran nous explique comment il va faire
24:17pour arriver à rassembler des gens
24:19qui, aujourd'hui, considèrent que la gauche écologique, démocratique,
24:25eh bien, doit se rassembler ?
24:27Comment est-ce qu'on fait ?
24:27En fait, c'est sympathique, les mouvements de menton,
24:31en disant « C'est la faute d'un tel, c'est la faute d'un tel ».
24:33Moi, je ne mets la responsabilité sur personne.
24:35Je dis simplement qu'à un moment, il faut trouver les moyens
24:37d'unir, de rassembler cette gauche
24:40qui va de François Ruffin jusqu'à Raphaël Glucksmann.
24:43Parce que si nous ne le faisons pas,
24:45la gauche ne sera pas au second tour.
24:46Et vous aurez, au mieux, un combat entre un...
24:52Je ne sais même pas comment le qualifier.
24:53Je vois de porosité entre la droite et l'extrême droite.
24:56Ce sera un combat à droite et l'extrême droite au second tour.
24:58Et à force d'avoir tapé sur la gauche,
25:00eh bien, on sera dans un combat
25:01où on sera nous-mêmes amenés à nous rallier
25:04à celui qui sera le moins à l'extrême droite.
25:06Moi, ça ne m'intéresse pas.
25:07Je ne fais pas de la politique
25:09pour savoir comment, au deuxième tour,
25:11je vais finir par dire que je vais faire ce qui est le moins à l'extrême droite.
25:12Mais vous aussi, vous avez tapé sur la gauche.
25:14Vous avez tapé sur LFI.
25:16Et puis vous tapez sur LFI.
25:17Et puis après, vous vous rabibochez.
25:18Vous tapez, vous rabibochez.
25:20Je défends des positions.
25:20Les municipales, des alliances partout.
25:23Alors, vous n'aviez pas dit l'alliance.
25:25Dans une dizaine de villes, quand même.
25:27D'accord, il y a tourné ça en commune.
25:28Dont celle de la numéro 2 du PS, Johanna Roland à Nantes.
25:31Oui, qui a gagné.
25:32Oui, qui a gagné.
25:33Alors, pour contextualiser...
25:36Justement, est-ce que ce n'est pas votre ambiguïté fondamentale ?
25:37Parce que c'est ça, fondamentalement,
25:39qui a rallumé la crise au sein du Parti Socialiste.
25:42Non, non, non.
25:42En fait, on vous reproche de ne pas être clair par rapport à Jean-Luc Mélenchon,
25:47avec lequel, normalement, vous avez rompu.
25:50Donc, quelle est aujourd'hui votre position par rapport à Jean-Luc Mélenchon ?
25:53Moi, je ne romps pas avec les électrices et les électeurs de gauche.
25:58En fait, je ne comprends pas cette idée.
26:00En fait, je ne suis pas d'accord avec Jean-Luc Mélenchon.
26:04Je considère qu'il est le bruit, la fureur, ses dérives, ses dérapages antisémites.
26:10Tout ça le rend, en réalité, insupportable.
26:12Et, y compris, fait baisser le plafond de verre sur la gauche
26:16et rend impossible la victoire dans un second tour d'une élection présidentielle.
26:19Et donc, il est aujourd'hui le plus mauvais candidat pour la gauche à l'élection présidentielle.
26:24Maintenant, ça ne veut pas dire que je ne parle pas à ses électrices et ses électeurs.
26:27Moi, il y a plein de gens que je rencontre dans ma circonscription, dans ma commune, etc.,
26:31qui sont des électrices et des électeurs traditionnels de la France Insoumise
26:34et avec lesquels j'ai beaucoup à partager.
26:37Mais avant de parler de 2027, Olivier Faure, là, on était vraiment sur le bilan des municipales.
26:40Et la critique qui vous est faite d'avoir dit qu'il n'y aurait pas d'accord
26:43et finalement qu'il y ait eu des accords locaux.
26:45C'est ça qui est en train de semer le poison au sein du Parti Socialiste.
26:48Non, ce n'est pas ça. Franchement, les prétextes sont permanents.
26:53Enfin, franchement, regardez ce qui s'est passé depuis quelques années.
26:56En fait, on a déjà dit que j'étais soumis aux insoumis.
27:01Et puis, après, on a dit que finalement, il ne l'est pas.
27:04Il négociait avec Sébastien Lecornu.
27:05Puis après, on a dit qu'il a fait, vous vous rendez compte, il a fait le NFP.
27:09Mais tout le monde était dans le NFP.
27:10C'était même le NFP de Poutou jusqu'à Hollande.
27:13Et tous célébraient le NFP.
27:14Le soir où le NFP est arrivé en tête de l'élection, derrière moi, quand j'étais au micro pour
27:20commenter les résultats,
27:22il y avait tout le Parti Socialiste.
27:24Tout le monde était là pour prendre sa part et tout le monde voulait rentrer au gouvernement.
27:27Dites-le, qu'est-ce qui travaille ?
27:28Donc, je dis simplement qu'à un moment, il faut que chacun dise ce qu'il veut.
27:33C'est-à-dire que je comprends qu'il y ait des ambitions qui s'expriment,
27:36qu'il y ait des gens qui veuillent être candidats à l'élection présidentielle.
27:38C'est parfaitement légitime.
27:40Et je n'ai jamais dénié à quiconque le droit ou la volonté d'être candidat à l'élection présidentielle.
27:45Ce que je dis simplement, c'est que dix candidats, c'est neuf de trop.
27:48Et donc, il en faut un seul ou une seule à la fin et qu'il faut donc qu'on
27:52ait un moment, un mode d'emploi,
27:54quel qu'il soit, qui permette d'arriver à ce qu'il y ait un seul candidat pour cette gauche
27:58qui va de Ruffin à Guxman.
28:00Mais restons juste un point sur les municipales.
28:02Quand vous voyez ce qui s'est passé à Vaud-en-Velan, à Saint-Denis,
28:05où au fond, le candidat sortant socialiste, le maire sortant socialiste,
28:09a besoin des forces de l'ordre pour résister aux insoumis qui sont, au fond, dans un règlement de compte
28:15à l'intérieur de la gauche,
28:17est-ce que vous ne dites pas qu'il y a quelque chose qui, fondamentalement, ne marche pas ?
28:21Non mais, d'abord, moi, j'ai beaucoup de désaccords avec la France insoumise.
28:29Vraiment beaucoup.
28:31Et je pourrais en faire le catalogue.
28:34Mais enfin, j'en ai assez aussi qu'il y ait cette espèce de diabolisation permanente de ces candidats, etc.
28:40De Bali-Bakayoko jusqu'à je ne sais qui, etc.
28:42Il faut en finir avec ça.
28:44Vous ne vous rendez pas compte qu'il y a des électrices et des électeurs
28:47qui, un soir d'élection, se sont mal comportés, sans aucun doute,
28:51mais qui exprimaient quelque chose, une révolte, une colère.
28:55Mais contre le Parti Socialiste !
28:57Mais bien sûr qu'il y a des gens qui sont en colère contre le Parti Socialiste.
28:59Et ce n'est pas moi qui vais m'en féliciter.
29:01Je dis simplement qu'il faut arrêter de chercher à antagoniser les uns et les autres.
29:07Au contraire, cherchons à faire en sorte de comprendre ces gens et de leur dire que justement,
29:10le Parti Socialiste, il n'est pas là pour contrecarrer ce qu'ils veulent.
29:14Il n'est pas là pour les empêcher d'exister.
29:17Il est au contraire là pour les aider, les accompagner,
29:19faire en sorte que demain, nous puissions, en Seine-Saint-Denis, dans le Rhône,
29:25faire en sorte que tout le monde trouve sa place.
29:27Et moi, j'ai trouvé que les polémiques sur Bali Bakayoko étaient indignes.
29:31Le maire de Saint-Denis.
29:32Et qu'on ne peut pas accepter que le racisme s'exprime de manière aussi libérée
29:38que désormais on puisse comparer un maire à un chef de tribu, à un singe,
29:44que ce soit considéré comme de l'ordre des choses.
29:49Et qu'on puisse vraiment, sur des antennes de télévision...
29:52C'était sur CNews.
29:53Voilà, sur CNews, d'accord.
29:55Mais enfin, ce sera possible.
29:56Olivier Faure, vous avez parlé du mode d'emploi.
29:59Dix candidats, ça fait neuf de trop, avez-vous dit ?
30:02Je vous propose d'écouter l'ancien chef de l'État et député de Corrèze,
30:06François Hollande, au sujet de 2027 et de la bonne stratégie.
30:10Il s'exprime là, c'était au lendemain des municipales.
30:13La seule stratégie que je recommande aujourd'hui, et l'appel que je lance,
30:16c'est que tous ceux qui veulent qu'il y ait une candidature de la gauche républicaine,
30:21de la gauche réformiste, de la gauche telle que Lionel Jospin,
30:23puisqu'on en a parlé, l'avait conçue,
30:25eh bien, il faut qu'il y ait cette candidature.
30:28Et qu'il ne faut pas perdre son temps dans je ne sais quelle alliance,
30:31dans je ne sais quelle primaire.
30:32L'élection présidentielle, c'est la rencontre, et je peux en parler,
30:34entre une personne et le pays,
30:36sur une ligne politique qui doit être claire
30:38et qui doit être entendable par,
30:40non seulement sa famille politique,
30:41mais au-delà de sa famille politique.
30:43Olivier Faure, vous êtes pour la primaire.
30:45Est-ce que vous pouvez nous résumer ?
30:46On n'y comprend plus rien.
30:47Ah ben, moi non plus.
30:49Est-ce que vous pouvez nous résumer le débat qui est en train de...
30:51sur la présidentielle et sur la stratégie qui secoue le PS ?
30:55Je viens d'écouter François Hollande.
30:56Il y a une partie avec laquelle je suis parfaitement d'accord.
30:59En fait, Lionel Jospin avait réussi à rassembler une gauche qui est plurielle.
31:04Elle est restée plurielle, elle est toujours plurielle,
31:07elle sera toujours plurielle.
31:08Et donc, il avait réussi à la rassembler.
31:10Et puis, malheureusement, le 21 avril 2002,
31:14parce qu'il y avait Robert Rue, candidat communiste,
31:17Noël Mamère, candidat écologiste,
31:19qu'il y avait Christiane Taubira, candidat radical,
31:22qu'il y avait Jean-Pierre Chevènement, candidat du mouvement des citoyens,
31:26qu'il y avait aussi un candidat pour l'Houtte ouvrière,
31:29un candidat pour le nouveau parti anticapitaliste,
31:32eh bien, Lionel Jospin n'a pas été au second tour de l'élection présidentielle.
31:35Et c'est pour la première fois l'extrême droite
31:38qui était à sa place au deuxième tour.
31:39Il a manqué deux bulletins de vote par bureau.
31:44Deux bulletins de vote par bureau.
31:45Et donc, les mêmes causes ont produit les mêmes...
31:47Mais pardon, je vais finir.
31:48Votre petite primaire, elle ne résume pas le problème.
31:51Je finis ma phrase en disant que
31:52ce n'est pas comme si nous n'avions pas connu depuis la réplique.
31:582017, 2022, aucun candidat de gauche
32:00au second tour de l'élection présidentielle
32:02parce qu'il y a trop de candidats de gauche au premier tour.
32:04Donc, la question, elle est simple.
32:06C'est comment est-ce qu'on fait pour arriver à ce qu'il y en ait,
32:09qu'il n'y en ait que deux puisqu'on sait que Jean-Luc Mélenchon sera candidat dans les prochains
32:12jours.
32:12Donc, désormais, il faut pour le reste de la gauche un seul et unique candidat.
32:17Il y en a deux, trois ou quatre.
32:19Eh bien, forcément, nous nous condamnons à ne pas aller au vote.
32:21C'est votre idée de fameuse petite primaire, comme on l'appelle.
32:23Pourquoi petite ?
32:24Parce que tout le monde ne veut pas y aller, justement.
32:26En octobre, mais...
32:27Ceux qui disent petite primaire, s'ils veulent une grosse primaire, qu'ils y viennent, ce sera une grosse primaire.
32:31Sauf qu'une primaire de la gauche,
32:33sans Jean-Luc Mélenchon, sans Fabien Roussel,
32:35sans Raphaël Luxman,
32:37alors que chez les socialistes,
32:39Boris Vallaud n'en veut pas, François Hollande n'en veut pas,
32:41Quel sens ça a, si ce n'est peut-être, vous propulsez-vous candidat à la présidentielle ?
32:49Je ne pense pas qu'ils aient tous envie de me propulser à l'élection présidentielle.
32:52Ça, je les rassure et je vous rassure.
32:53Mais si vous gagnez cette primaire...
32:57D'abord, un candidat gagne une primaire, c'est une certaine légitimité.
33:02Et pourquoi croyez-vous que Jean-Luc Mélenchon se bat avec autant de force contre la primaire,
33:05si ce n'est que parce qu'il craint, justement, la force de l'événement,
33:09la force qui vienne...
33:10Vous pensez qu'il peut être battu lors d'une primaire, Jean-Luc Mélenchon ?
33:14Mais Jean-Luc Mélenchon ne viendra jamais dans une primaire, il l'a déjà dit.
33:16Ce que je dis simplement, c'est que lui-même ne veut pas que le reste de la gauche organise
33:19une primaire
33:20parce qu'il ne veut pas qu'à un moment, il y ait ce rassemblement du reste de la gauche
33:25et lui a besoin d'organiser le désordre dans ce qui est l'autre partie de la gauche
33:29pour pouvoir être celui qui jaillira en tête de la gauche
33:33et qui permettra de convoquer le vote utile.
33:36Donc je comprends sa stratégie, elle est suffisamment limpide
33:38pour que chacun la comprenne.
33:40Mais donc justement, qu'on n'est pas obligé d'être les idiots utiles
33:42ni de Jean-Luc Mélenchon ni de l'extrême droite,
33:45eh bien on peut à un moment chercher un mode d'emploi pour se rassembler.
33:48Alors pour la primaire, pour qu'il y ait une petite primaire,
33:51si tout le monde n'y est pas sans doute,
33:53mais qui peut être une grande primaire si tout le monde y vient,
33:55ça ne dépend que d'eux.
33:56Mais apparemment, ce n'est pas parti comme ça.
33:58Et moi ce que je dis...
33:59Oui, ce n'est pas parti comme ça, mais attendez.
34:00Vous avez un trio qui est en train de se former en face de vous.
34:03Je finis, si je peux à chaque fois aller jusqu'au bout de ma réflexion
34:06et vous dire que moi je suis d'accord,
34:08y compris avec ceux que vous allez énoncer.
34:10C'est-à-dire que s'il y a des gens qui ont une autre solution,
34:12qui disent on sait comment on arrive à un candidat commun...
34:15Maurice Vallaud, Raphaël Glucksmann et Yannick Jadot,
34:17ils étaient hier à Montreuil comme vous,
34:18ils ont affiché leur proximité,
34:20ils sont tous les trois anti-primaires.
34:21On dit qu'ils préparent une tribune commune,
34:24qu'ils envisagent d'organiser des événements communs.
34:26Cet attelage-là, qu'en pensez-vous ?
34:28Qu'est-ce que vous leur dites ?
34:30Mais cet attelage, c'est le mien.
34:33Mais bien sûr, je suis pour aller de Glucksmann à Ruffin,
34:37de Ruffin à Glucksmann.
34:38Donc je n'ai aucun problème
34:40et je souhaite que tous ces gens-là
34:42forment une nouvelle équipe de France,
34:44une nouvelle Dream Team,
34:45pour reprendre le vocabulaire qui avait été utilisé sous Jospin
34:48et que ces gens-là puissent gouverner ensemble.
34:50Je ne peux pas être plus clair.
34:52Maintenant, ce que je dis aussi,
34:53c'est que ce n'est pas parce qu'on fait un projet commun
34:55qu'on doit avoir cinq candidats pour défendre ce projet commun.
34:58Alors pourquoi pas se rallier derrière Raphaël Glucksmann ?
35:01C'est celui qui fait la course en tête.
35:03Une synergie des efforts et de la campagne
35:06et vous regroupez derrière lui.
35:08Ça semble logique à ce stade.
35:09À ce stade, ça paraît logique.
35:11Mais à ce stade,
35:12Anne Hidalgo faisait 10% aussi.
35:14Et donc, elle a fait 1,7%.
35:16Benoît Hamon, en janvier, faisait 18%.
35:19Il a fini à 6,5%.
35:21Moi, je veux bien qu'on prenne des exemples.
35:24Alain Juppé, Dora Baladur, Valérie Pécresse, plus récemment, Raymond Barr, il y a plus longtemps.
35:31Tous ces gens-là ont été les champions des sondages et à la fin, ça n'a pas marché.
35:35Qu'est-ce qu'il faut dans la vie politique pour arriver à créer quelque chose ?
35:38Il faut créer des dynamiques politiques.
35:40Et ces dynamiques politiques, elles se créent par le rassemblement,
35:43par la capacité à fédérer des forces qui ne sont pas naturellement...
35:47Mais attendez, ces dynamiques,
35:48est-ce qu'elles ne doivent pas aussi se construire sur la clarté ?
35:51Et Glucksmann dit, j'ai trop de divergences, notamment sur l'Europe,
35:55avec, y compris ceux qui sont plus insoumis, y compris avec Ruffin.
35:59Donc, je ne peux pas aller à la primaire,
36:00je ne peux pas faire un rassemblement avec ces personnes-là.
36:03Est-ce que ce n'est pas le cœur du sujet aujourd'hui ?
36:05Au fond, il y a une aile sociale-démocrate
36:07qui n'est plus compatible avec une partie du reste de la gauche.
36:11Mais est-ce que vous croyez que quand François Mitterrand a fait l'accord avec le parti communiste...
36:15Mais est-ce que ce n'est pas fini, l'époque Mitterrand ?
36:16Mais aussi, il est mort, malheureusement.
36:18Mais la réalité, c'est quand même qu'il nous a appris quelque chose.
36:22Enfin, il a fait accord à un programme commun avec un parti communiste
36:26qui était lui-même, à l'époque, soumis au Kremlin.
36:28Bon, pardon, il a gouverné que des ministres communistes.
36:31Il a été capable de rassembler la gauche
36:33et toute la gauche ne partageait pas tous les points de vue de François Mitterrand.
36:37Donc, il y a un moment, justement dans une primaire,
36:40quelqu'un qui a une sensibilité différente des autres,
36:43qui se dégage plus que les autres
36:44et qui donc imprime sa sensibilité, même s'il y a un programme commun.
36:48Et donc, si Raphaël Glucksmann souhaite avoir une alliance large
36:53qui lui permette d'être au second tour
36:54et de faire en sorte que ce soit sa sensibilité
36:59qui s'exprime plus que celle des autres,
37:01eh bien, qu'il gagne la primaire, et on n'en parle plus.
37:03Ok. Je crois que c'est clair.
37:05Olivier Faure...
37:07J'espère que c'est clair.
37:08Enfin, en tout cas...
37:08Dans votre tête, c'est très clair.
37:10Moi, c'est très clair.
37:10Surtout, ce qui est très clair, c'est que je ne veux pas, moi-même,
37:14participer à être l'ascenseur de l'extrême droite vers la victoire
37:19et l'ascenseur vers l'échafaud pour le reste de la gauche.
37:22Et donc, moi, je me battrai jusqu'au bout.
37:24Il y a un point sur lequel je ne transigerai pas.
37:26Un candidat ou une candidate commune ou commune.
37:29Point.
37:29Quel que soit le mode d'emploi.
37:30Donc, maintenant, s'il y a des gens qui ont un mode d'emploi différent
37:33de celui que nous avons proposé avec Marine Tondelier,
37:36avec Clémentine Autain, avec François Ruffin,
37:38eh bien, qu'ils le disent.
37:40Voici qu'arrive à l'Assemblée nationale un texte très controversé.
37:43C'est la proposition de loi de la députée Renaissance Caroline Yadant.
37:46Un texte contre les formes renouvelées de l'antisémitisme
37:50depuis l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023.
37:53Alors, cette proposition de loi, elle sera examinée à partir de jeudi prochain.
37:57Ce qu'il y a dedans, elle propose de sanctionner notamment des propos
38:01présentant des actes de terrorisme comme une légitime résistance.
38:04Et puis, surtout, le texte crée un nouveau délit
38:07qui réprime les appels à la destruction d'un État
38:10passible d'une peine de 5 ans d'emprisonnement
38:13et de 75 000 euros d'amende.
38:15Question d'Elix Bouillaguet.
38:16Il y a aujourd'hui deux socialistes qui sont signataires du texte,
38:20pas des moindres, François Hollande et Jérôme Gage.
38:22Des socialistes qui se sont dans un premier temps abstenus
38:26lors de l'examen en commission,
38:29avant finalement de décider de voter contre jeudi lors des débats.
38:33Pourquoi ce revirement ?
38:35Il n'y a pas eu de revirement.
38:36Il y a eu, en fait, un premier débat.
38:39Le groupe socialiste n'avait pas été interrogé
38:42sur ce qu'étaient les conclusions de la commission.
38:45Donc, les commissaires se sont abstenus.
38:47Mais quand ils sont revenus devant l'ensemble du groupe,
38:50nous avons eu un débat qui a été un débat qui a opposé deux visions.
38:56En fait, celle de Jérôme Gage et puis celle des autres socialistes.
39:00Et à la quasi-unanimité, du coup, nous avons décidé de voter contre
39:04cette proposition de loi Yadant.
39:06Il n'y a pas de nouvelle forme d'antisémitisme en France ?
39:08Il n'y a pas besoin de rafraîchir une loi ?
39:11Il y a un combat contre l'antisémitisme qui doit être absolu.
39:16Et il n'y a aucune raison de céder à qui que ce soit sur cette question-là.
39:21Mais le problème de cette proposition de loi,
39:23c'est qu'elle ne répond pas à cette question.
39:25Et qu'elle, au contraire, elle essentialise l'ensemble des Français juifs
39:29en les identifiant à l'État d'Israël,
39:31à la politique menée par Benjamin Netanyahou aujourd'hui.
39:33Elle élargit le délit d'apologie du terrorisme,
39:36même avec un flou artistique que tous les juristes condamnent,
39:40avec l'idée d'une provocation indirecte au terrorisme.
39:43Elle crée un délit pour la négation d'un État.
39:48Mais expliquez-moi, en fait, comment...
39:50Sans nommer cet État, n'est-ce pas, dans le texte ?
39:52Sans le nommer, mais ça pose beaucoup de problèmes.
39:55Regardez...
39:55Vous demandez le retrait, le retrait au moins temporaire de l'ordre du jour,
39:59comme le Modem ?
40:00Le Modem a raison de demander le retrait.
40:02Moi, je pense que c'est un retrait définitif qu'il faut demander.
40:05Et de toute façon, si cette loi venait à l'examen,
40:09je voterais contre.
40:09Mais, bon, je vais arrêter là,
40:12parce que ce n'est pas la peine d'étayer davantage.
40:14Mais enfin, il y a plein de cas, en fait,
40:16y compris sur la question des États,
40:17Taïwan, le Haut-Karabakh,
40:19il y a plein de sujets sur lesquels, en fait,
40:21nous ne sommes pas forcément toujours d'accord
40:24avec, y compris ce qu'est la position officielle de la France.
40:26La position officielle de la France, c'est une seule Chine.
40:28Est-ce qu'on ne reconnaît pas, en réalité, dans les faits,
40:31un État, qui est l'État de Taïwan,
40:33qui est un État démocratique,
40:34et qui est aujourd'hui en difficulté face aux géants chinois ?
40:37Olivier Faure, on va apprendre à mieux vous connaître aujourd'hui,
40:40avec le portrait.
40:41France Inter
40:45Alexandra Ben Saïd
40:48Questions politiques
40:49Et les questions d'Alix Bouillaguet,
40:51qui a fait remonter cette archive.
40:53Enfin, les ennuis commencent.
40:55Nous y sommes.
40:58Mais d'abord, avant de parler des ennuis,
41:00je veux vous dire ma joie, ma satisfaction, ma fierté
41:03d'être désormais le 13e Premier Secrétaire du Parti Socialiste.
41:09Comme vos prédécesseurs l'ont écrit, après Épinay,
41:12décrivant ce congrès comme un théâtre d'ombre,
41:14vous écrirez sans doute que nous sommes à nouveau un théâtre d'ombre.
41:20Mais vous verrez que ces ombres vont continuer à avancer.
41:27Et dans l'ombre de ceux qui nous ont précédés,
41:30nous allons demain trouver à nouveau des raisons de vous faire espérer.
41:35On vient de vous entendre.
41:36Nous sommes le 29 mars 2018.
41:38Contre toute attente, vous devenez Premier Secrétaire du PS.
41:41Vous n'étiez pas le favori.
41:43Vous dites, et d'ailleurs on le sent un petit peu à votre voix,
41:46avoir été écrasé au début par le poids de la fonction.
41:50Vous dites aussi avoir été longtemps habité par un sentiment d'illégitimité.
41:55Ça vous vient d'où ce sentiment ?
41:57Est-ce que vous l'avez réellement perçu, ressenti ?
42:01Oui, d'ailleurs je l'ai senti souvent dans ma vie,
42:03tout simplement parce que moi j'ai grandi dans un quartier populaire.
42:07Je viens de la classe moyenne, je suis eurasien,
42:10donc avec une maman vietnamienne, un père français d'origine espagnole,
42:14avec toute une série de complexes sociaux
42:18qui ont fait que pendant longtemps,
42:21j'ai considéré que dans la vie politique,
42:23je n'avais pas complètement ma place,
42:25qu'il y avait des gens qui étaient certainement plus intelligents,
42:28plus légitimes, plus...
42:30Voilà, et donc c'était un combat de tous les jours
42:34pour se dire que j'étais effectivement là
42:36et que j'avais toute ma place
42:37et que je représentais des gens
42:38qui justement, eux-mêmes, se sentient illégitimes souvent.
42:42Effectivement, vous grandissez dans une tour en périphérie d'Orléans
42:45où on vous appelle, c'est vous qui en parlez,
42:48le bridé, bol de riz, face de citron,
42:50car vous êtes le fils d'une immigrée vietnamienne et d'un français.
42:55Si on comprend bien le message,
42:57est-ce que Olivier Faure, Bali, Bagayoko, même combat ?
43:02Vraiment ?
43:04D'abord, je suis moins typé que Bali, Bagayoko.
43:08Donc, forcément, je m'appelle Faure
43:12et donc je ne suis plus victime depuis longtemps
43:15de quelque forme de racisme que ce soit.
43:17et donc je ne me comparerai pas avec ce que lui a subi.
43:21Mais je comprends parfaitement ce que l'on peut subir
43:25quand on est d'origine étrangère,
43:27que l'on connaît en réalité que la France,
43:30qu'on est parfaitement français
43:32et que, dans le regard des autres,
43:34vous êtes regardé comme un étranger.
43:35On a quand même un petit peu le sentiment aujourd'hui
43:37que chacun met en avant ses discriminations.
43:40Est-ce qu'il n'y a pas un risque de banaliser la vraie discrimination ?
43:43Laquelle ?
43:45Quand on fait cette comparaison, effectivement,
43:48entre votre profil et celui de Bali, Bagayoko,
43:50est-ce que si chacun revient avec ses discriminations,
43:53Mais précisément, je viens de vous dire l'inverse.
43:54Je viens de vous dire que je ne me compare pas,
43:56que je ne vis pas la discrimination au quotidien,
43:58que je ne suis pas traité ni de singe,
44:02ni de chef de tribune, ni de chef de tribune,
44:03ni de chef de tribune, ni de chef de tribune,
44:04ni de chef de tribune, ni de chef de tribune,
44:04ni de chef de tribune, ni de chef de tribune,
44:04donc je ne me compare pas.
44:05Je dis simplement que je comprends ce qu'il vit
44:08parce qu'enfant, je l'ai vécu
44:10et que c'était dur.
44:12En fait, enfant, on a envie de ressembler à tous les autres,
44:15on a envie de se mêler à la foule
44:16et de ne pas être distingué.
44:18Et je l'ai été et j'en ai souffert.
44:20Donc j'ai ça en mémoire.
44:23Mais aujourd'hui, évidemment, je ne suis victime de rien,
44:25donc je ne me compare pas.
44:26Vous avez aussi longtemps été un homme de l'ombre,
44:29de prestigieux, de Michel Rocard, de Martine Aubry,
44:32de Jean-Marc Ayrault, de François Hollande.
44:34Vous avez une parenthèse à 25 ans
44:36où vous dirigez quelques années seulement une PME.
44:40Sinon, vous êtes ce qu'on peut appeler
44:42un professionnel de la politique.
44:44Est-ce que vous, ça vous gêne
44:45qu'on dise de vous que vous êtes un apparatchik ?
44:49C'est une partie de ce que je suis, oui.
44:51En fait, mais moi, je n'ai pas de honte à ça.
44:56Je suis de ceux qui ont fait vivre
44:58sous des formes différentes le débat public,
45:01d'abord dans l'ombre, puis dans la lumière.
45:03Et vous y prenez goût, cette lumière ?
45:06Est-ce que j'y prends goût ?
45:07En tout cas, j'ai fait ce choix-là à un moment
45:09d'être moi-même candidat
45:11pour pouvoir exprimer très directement
45:13ce à quoi je pense, ce que je crois.
45:15Et j'espère le faire avec intérêt
45:20pour nombre de Françaises et de Français.
45:21En tout cas, pour celles et ceux
45:22qui se reconnaissent dans la gauche.
45:25Olivier Faure, nous vous avons demandé
45:26de venir avec une carte blanche.
45:28Vous avez une minute pour nous donner
45:30votre carte blanche sur le reste à vivre, je crois.
45:33Oui, je voulais parler du reste à vivre
45:35parce qu'on parle toujours du pouvoir d'achat.
45:38Et le pouvoir d'achat, c'est la comparaison
45:39entre l'inflation et puis les salaires.
45:42Les salaires, c'est très important.
45:43Et évidemment, c'est un combat qu'il faut mener.
45:45Mais il faut comprendre que derrière la question du salaire,
45:47et on en a parlé tout à l'heure,
45:49il y a plein d'autres sujets.
45:50Le sujet, c'est justement ce qu'il reste à la fin du mois
45:53parce que même quand le salaire augmente,
45:56il y a aussi des dépenses contraintes
45:58qui augmentent plus vite que le salaire.
46:00C'est le loyer, c'est l'emprunt,
46:02c'est le carburant, c'est le chauffage,
46:05c'est l'alimentation.
46:06Et donc, je voudrais que le débat public
46:07se porte davantage sur le reste à vivre
46:10et qu'on arrête de nous dire
46:12le pouvoir d'achat augmente, donc tout va bien.
46:14Non, tout ne va pas bien parce qu'en réalité,
46:16le reste à vivre, lui, il baisse.
46:18Et donc, ce que je vois chaque semaine
46:20quand je fais mes courses dans mon supermarché préféré,
46:22je vois des gens qui sont là à calculer
46:25et qui même, y compris à la caisse,
46:27quand ils voient que sur l'écran de contrôle,
46:32ça monte trop vite,
46:34je les vois discrètement reposer à ce nombre d'achats
46:36parce qu'ils ne peuvent pas s'alimenter correctement.
46:39Et donc, je voudrais qu'on pense au fait
46:42qu'aujourd'hui, 37% des Français
46:45considèrent qu'ils s'alimentent mal
46:48et qu'on a un énorme problème.
46:50Ça sera un sujet pour 2027.
46:52Le reste à vivre, le pouvoir d'achat.
46:54Et donc, oui, effectivement, il faut en parler.
46:56Autre sujet dans la pièce,
46:57la politique migratoire,
46:59c'est une question qui sera au cœur du débat pour 2027.
47:02Oui, parce qu'on voit bien que ça sert
47:04de carburant au Rassemblement National
47:05et peut-être plus récemment,
47:08ça sert aussi à structurer le débat
47:10entre l'extrême droite et Jean-Luc Mélenchon
47:12qui parle de Nouvelle-France.
47:14Alors, vous qui avez fait un bout de chemin
47:16avec Michel Rocat,
47:17est-ce que vous diriez que la France
47:19ne peut pas accueillir toute la misère du monde ?
47:21François Fréceau, citez-le en entier, s'il vous plaît.
47:25Allez-y.
47:27La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde,
47:29mais elle doit en prendre toute sa part.
47:32Voilà.
47:32Et donc, bien sûr que nous ne pouvons pas
47:35accueillir toute la misère du monde.
47:36Qui le peut ? Aucun pays ne le peut.
47:38Et donc, c'est un sujet qui est aussi un sujet européen,
47:41continental, un sujet pour les pays riches
47:43qui doivent aussi accepter l'idée
47:46qu'on ne peut pas continuer à coloniser
47:49commercialement les matières premières
47:52de tous ces pays qui sont des pays
47:54que l'on disait autrefois en voie de développement,
47:56et en même temps, réprouver les mouvements migratoires.
47:59On ne peut pas s'aligner sur Donald Trump,
48:01comme le fait l'extrême droite,
48:03et sur Benjamin Netanyahou,
48:04et en même temps, maintenant, expliquer
48:06qu'il y a un problème, il y a des guerres,
48:08et donc les gens, ils fuient la guerre.
48:09Ben oui, les gens, ils fuient toujours la guerre.
48:11Depuis que le monde est monde, c'est comme ça.
48:12Est-ce qu'il faut une politique de quota,
48:15des débats au Parlement,
48:16de façon, chaque année,
48:18pour dire, voilà, c'est ça...
48:19Oui, vous êtes pour ça.
48:21Je suis pour ça, je suis pour qu'on objective
48:23la question migratoire,
48:24qu'on arrête d'en faire un enjeu,
48:26qui est un enjeu qui, finalement,
48:29nourrit le fantasme,
48:30met en insécurité nombre de nos compatriotes
48:33qui sont d'origine étrangère,
48:35mais qui sont vécus comme étrangers,
48:37qu'on menace aussi celles et ceux
48:39qui ont un travail,
48:39et moi, je suis pour l'intégration par le travail.
48:42Je suis pour qu'on régularise
48:43toutes celles et ceux
48:44qui travaillent dans notre pays
48:46et qui ont un contrat de travail
48:47depuis plus de six mois.
48:48Ce n'est pas possible de laisser comme ça,
48:50dans l'insécurité permanente,
48:52des gens qui participent à notre richesse
48:54et dont nous avons besoin.
48:55Même Mme Méloni, en Italie,
48:57a été obligée de régulariser 450 millions étrangers.
48:59Parce qu'il y avait une demande du patronat
49:00qu'elle ne pouvait pas faire autrement.
49:01Mais parce que, bien sûr, il fallait, en fait,
49:03parce que tout le monde est content
49:04d'avoir sa pizza livrée
49:05quand il regarde le match de foot,
49:07PSG-OM, c'est ça parce que...
49:10Mais il y a eu longtemps le rêve de l'intégration
49:12et aujourd'hui, on voit quand même
49:13le débat politique se structurer
49:15entre l'ancienne France
49:17fantasmée par l'extrême-droite
49:18et puis la nouvelle France
49:21portée au nu par Jean-Luc Mélenchon
49:23en disant, voilà, c'est une France créolisée.
49:26Vous vous reconnaissez dans ce concept-là ?
49:30Je trouve que le concept est maladroit.
49:32Je comprends ce que ça peut vouloir dire,
49:35même si je vois bien
49:37le jeu complexe et parfois dangereux
49:39que joue Jean-Luc Mélenchon.
49:41Est-ce que ça ne débouche pas
49:41sur le communautarisme ?
49:42Mais j'y viens.
49:43Le problème de Jean-Luc Mélenchon,
49:45c'est que lui-même a repris
49:46le concept du grand remplacement
49:48qui vient de l'extrême-droite
49:49et lui-même donne le sentiment
49:51qu'au fond, il y aurait une nouvelle France
49:54qui serait justement celle
49:55qui revendique le fait
49:56de remplacer progressivement
49:58la France éternelle
50:00revendiquée par l'extrême-droite.
50:01Et moi, je ne suis ni pour la France éternelle
50:04et je viens de vous dire qui j'étais.
50:06Moi-même, je suis issu d'un mariage mixte
50:09et je ne suis pas d'accord non plus
50:11pour dire qu'il y a une nouvelle France
50:12qui viendrait remplacer l'ancienne France.
50:13Il y a tout simplement un pays
50:15qui sait que je préférais créolisation.
50:18J'ai grandi, il se trouve que j'ai fait
50:21mes premiers pas à l'île de la Réunion
50:23et que le concept de créolisation
50:25vient aussi de cette île française
50:28qui a mélangé des cultures
50:30et qui a permis à des gens
50:32de vivre ensemble
50:33avec parfois des emprunts
50:36à des cultures différentes.
50:37Moi, je souhaite qu'on soit conscients
50:40que notre pays s'est enrichi
50:42des vagues successives migratoires
50:44et nous avons longtemps été un empire.
50:48À cette époque-là,
50:48tout le monde considère que c'était formidable.
50:50Désormais, ça n'est plus un empire.
50:51Donc quand on ne domine pas des populations,
50:54on considère qu'elles sont désormais insupportables
50:56et qu'on ne peut plus vivre avec.
50:57Moi, je considère l'inverse.
50:58Je considère qu'il y a beaucoup d'apports
51:00et que nous avons la chance
51:01d'être un pays qui a évolué
51:03au fil des siècles.
51:04C'est un pays métissé,
51:05qui est pluriculturel,
51:06qui est plurireligieux,
51:07que ça doit être revendiqué
51:08et que c'est comme ça
51:09que nous aimons la France.
51:12Olivier Faure,
51:12on arrive aux dernières minutes de l'émission.
51:14On se quitte avec une petite séquence.
51:15Vous avez le droit de prendre une gorgée d'eau.
51:17De vrais faux.
51:18Il va falloir être rapide.
51:19Je vous propose certaines affirmations,
51:21certaines sérieuses,
51:21d'autres triviales.
51:22Et vous nous dites si c'est vrai
51:23ou si c'est faux.
51:272027, c'est possible.
51:28Vrai ou faux ?
51:29Ah ben, il le souhaite.
51:30Donc, c'est vrai.
51:31Vous serez candidat en 2027.
51:33Vrai ou faux ?
51:34Ben, c'est ni vrai ni faux.
51:35Je n'ai jamais pris de décision
51:37à ce stade.
51:38Et moi, je souhaite d'abord
51:38un candidat commun.
51:39Et je vous l'ai dit,
51:40y compris si on trouve
51:41le nom de quelqu'un
51:42qui satisfait tout le monde,
51:44je serai le premier à dire oui.
51:45Vous aimeriez être
51:46ce candidat commun ?
51:47Vrai ou faux ?
51:48Ah ben, tout le monde aimerait l'être.
51:50Et donc, si je l'étais,
51:51je serais ravi.
51:51L'Azizani au PS,
51:53vous en faites encore
51:53des dessins de bande dessinée.
51:55Vrai ou faux ?
51:57C'est vrai que je dessine beaucoup,
51:59y compris pendant les réunions.
52:00Et donc, c'est vrai.
52:02Jordan Bardella
52:02et Maria Carolina de Bourbon
52:04des deux Siciles dans Paris Match.
52:06Vous avez regardé
52:07toutes les photos.
52:07Vrai ou faux ?
52:08C'est faux.
52:08J'ai vu la couverture.
52:10La finance, c'est votre ennemi.
52:11Vrai ou faux ?
52:12C'est difficile.
52:15Il y a la bonne
52:16et la mauvaise finance.
52:17Et donc, moi, je crois
52:18qu'on ne peut pas se priver
52:20de la finance.
52:21mais je préfère celle
52:23de Mathieu Pigas
52:23à celle de Vincent Bolloré.
52:26Un peu de politique fiction.
52:272027, deuxième tour.
52:29Mélenchon Bardella.
52:29Vous votez Mélenchon.
52:31Vrai ou faux ?
52:31C'est vrai.
52:32Le ministère de l'Intérieur
52:34a raison de classer LFI
52:35à l'extrême gauche.
52:36Vrai ou faux ?
52:37C'est faux.
52:38Vous avez une voiture thermique,
52:39essence ou diesel.
52:40Vrai ou faux ?
52:41J'ai une hybride.
52:43Avec l'arrivée
52:44de l'intelligence artificielle,
52:45on doit recommencer
52:46à parler de la taxe robot.
52:47Vrai ou faux ?
52:48Vrai.
52:50Le terme est mal choisi
52:52mais il va falloir
52:53se poser la question.
52:54On va faire d'immenses gains
52:55de productivité
52:55avec l'intelligence artificielle
52:57et donc il va falloir
52:57se poser la question
52:58de savoir comment on répartit
53:00la valeur ajoutée
53:01et donc qu'est-ce qui part
53:02vers les actionnaires,
53:03qu'est-ce qui part
53:04vers les salariés
53:04en temps de travail,
53:06en salaire,
53:07en condition de travail
53:08et donc tout ça
53:08effectivement doit être reposé.
53:10Olivier Faure,
53:11le premier secrétaire
53:12du Parti Socialiste.
53:13Merci d'avoir répondu
53:14à nos questions politiques.
53:16Ce dimanche,
53:17nous dédions cette émission
53:18à Amaury Bauchet.
53:19Amaury travaillait
53:19sur le 18-20 en semaine
53:21et depuis plusieurs années,
53:22Amaury était aussi
53:23l'une des chevilles ouvrières
53:24de questions politiques
53:25aux côtés de Karine Bécard,
53:27de Thomas Négarov,
53:28de Jean-Philippe Ballas,
53:29de Fabienne Lemoal
53:30et aujourd'hui de moi-même.
53:32Amaury a assuré
53:33la programmation
53:33de questions politiques,
53:34il était en contact
53:35avec le monde politique,
53:37il était notre éditeur visuel,
53:39c'est celui qui habille l'image
53:40avec ses fameux bandeaux
53:42essentiels pour les téléspectateurs,
53:44avec les sons
53:44qui rythment l'émission.
53:46Amaury était avec nous
53:47chaque dimanche midi
53:48en régie
53:50avec les équipes
53:51de la radio et de la télé.
53:53Il est parti brutalement
53:54et nous pensons
53:54très fort à lui,
53:56à sa famille
53:57et à tous ses proches.
53:58– Sous-titrage Société Radio-Canada
53:59– Sous-titrage Société Radio-Canada

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