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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00Il est 12h, bonjour, soyez les bienvenus, c'est votre milieu du samedi.
00:03Je vous présente l'équipe dans quelques instants, mais on commence comme d'habitude par un premier tour dans la formation.
00:07La formation en ce samedi est incarnée par Adrien Fonteau que je salue. Bonjour Adrien.
00:11Bonjour Thierry, bonjour à tous. Danone, rappel de l'eau, de lait infantile en France.
00:16Galia, Charisma, relais, premier âge en boîte de 830 grammes et blédilet, premier âge en format 400.
00:22Des rappels procédés également par Nestlé et Lactalis en France comme à l'international en raison de la présence potentielle de céréolides,
00:29une toxine produite par certaines bactéries à Bordeaux et Angers.
00:32Deux enquêtes pénales ont été ouvertes après les morts récentes de deux nourrissons.
00:36Pour l'heure, aucun lien de causalité n'a été établi entre la consommation de ces laits et la mort des nourrissons, selon les autorités.
00:42La dépression, Ingrid, continue de circuler sur l'ouest du pays.
00:45Trois départements sont toujours en vigilance, Orange, Lille-et-Vilaine et le Morbihan pour Cru,
00:50le Finistère également pour Cru, mais aussi pluie-inondation dans ce département.
00:54Plusieurs communes ont encore les pieds dans l'eau.
00:55A Quimperlé par exemple, où la Laïta est sortie de son lit, la décrue va être vraiment très lente, selon les mots du maire.
01:01Des précipitations et inondations accompagnées de vents violents, un peu plus de 130 km heure enregistrés à certains endroits.
01:07A l'aéroport de Brest, plusieurs vols ont même été annulés.
01:11Jacques Moretti remis en liberté un peu plus de trois semaines après l'incendie dans son bar de Cran-Montana.
01:15La détention provisoire du copropriétaire Corse est levée après le versement d'une caution de 200 000 francs suisses, environ 215 000 euros.
01:23Des mesures de substitution destinées, je cite, à contrôler le risque de fuite présenté par le prévenu lui ont été imposées.
01:29À Cran-Montana, l'enquête se poursuit.
01:31L'incendie du bar Le Constellation a fait 40 morts et sans cesse blessés dans la nuit du Nouvel An.
01:34La situation géopolitique au Moyen-Orient et ses conséquences, Air France suspend temporairement ses vols vers Dubaï, aux Émirats Arabes Unis.
01:41Ces derniers jours, la perspective d'une intervention militaire américaine en Iran semble s'être éloignée.
01:46Mais Donald Trump affirme jeudi qu'une armada navale américaine était en route pour le Golfe.
01:50Des nouvelles pressions du président américain alors que Téhéran affirme avoir suspendu les exécutions prévues de manifestants.
01:57À l'international, toujours nouvelle nuit de terreur en Ukraine.
02:00C'est ce qu'a dénoncé le ministre ukrainien des Affaires étrangères.
02:02À Kiev et Kharkiv, dans le nord-est du pays, des frappes russes nocturnes ont fait au moins un mort.
02:07Et 27 blessés, des milliers d'immeubles ont de nouveau été privés d'eau, de chauffage et d'électricité alors que les températures chutent sous les 10 degrés.
02:15Dans ce contexte, des négociateurs russes, ukrainiens et américains reprennent aujourd'hui leur discussion à Abu Dhabi pour trouver un accord et mettre fin à 4 ans de guerre en Ukraine.
02:24Une tempête hivernale frappent les Etats-Unis et pourraient toucher au moins 160 millions de personnes.
02:29Selon les services météo, elles parcourent le pays depuis hier soir et devraient durer jusqu'à lundi.
02:34Certains spécialistes parlent des 10 prochains jours d'hiver comme les pires depuis 40 ans à travers les Etats-Unis.
02:39Le traumatisme de 2021 est encore dans les mémoires.
02:42Une tempête hivernale déjà avait provoqué une panne généralisée sur le réseau électrique et fait plus de 200 morts.
02:47Et on reste aux Etats-Unis pour finir avec cette image assez insolite.
02:51Je ne sais pas si sa demande de prêt a été refusée mais ce cerf aimerait quitter la banque.
02:55Et rapidement, rassurez-vous les policiers du comté de Suffol qui ont réussi à maîtriser l'animal qui s'était introduit dans l'établissement après avoir enfoncé une vitrine.
03:03Et donc ressorti par le même endroit où il était rentré et repart à ses activités moins humaines pour le coup.
03:08Et on comprend. Merci beaucoup Adrien Fontenot.
03:11Allez, je vous présente l'équipe de ce samedi.
03:14Karima Bouy qui est avec nous. Bonjour Karima.
03:15Bonjour Thierry.
03:16Vincent Roy, journaliste et écrivain, est avec nous également.
03:19Bonjour.
03:20Hubert Coudurier est avec nous.
03:22Bonjour Thierry.
03:23Sans oublier Miriam Djabadi Al-Arak, professeur d'économie et président de l'association Regards Lycéen.
03:28Bonjour.
03:29Et Elodie Huchère qui est de retour.
03:31Bonjour ma chère Elodie.
03:32On va commencer en évoquant Elia, si vous le voulez bien.
03:34Il y a un an tout juste, et oui un an tout juste, cet ado de 14 ans était tué à coups de machette à la sortie de son entraînement de football.
03:43Cela s'était passé, vous vous en souvenez, dans le 14e arrondissement de Paris.
03:47Cet acte horrible commis par deux mineurs avait marqué la France entière.
03:52Les deux mineurs ont été placés en détention.
03:55On voit tout cela, rappel des faits, avec Célia Barotte.
03:58Il est 19h50 lorsqu'Elias et son amie sortent de leur entraînement de football.
04:03Ils sont abordés par deux autres mineurs, domiciliés à proximité du stade.
04:08Armés d'une hachette et d'une machette, ils demandent à Elia son téléphone.
04:12Puis l'un d'eux le blesse à la horte et lui provoque une importante hémorragie.
04:16L'adolescent de 14 ans succombe à ses blessures.
04:19Personne n'imagine qu'il porte une machette et une hachette.
04:23Caché.
04:23Caché.
04:24En fait, il ne la voit pas.
04:25Moi, je ne sais pas, nous ne savons pas si Elia a refusé ou non de donner son téléphone.
04:30Et en fait, faire le gars et rester droit, ça c'est un acte de résistance.
04:35Et c'est pour cet acte de résistance qu'Elias a été poignardé à mort.
04:40Multi-récidiviste, les agresseurs d'Elias n'ont pas respecté l'interdiction de contact prononcée à leur rencontre trois mois avant les faits.
04:48Par exemple, on relève dans leur parcours judiciaire au printemps 2023,
04:52sept chefs d'infraction et sept victimes pour l'un,
04:54douze chefs d'infraction et autant de victimes pour l'autre.
04:57Sous l'impulsion de la famille d'Elias, le ministère de la Justice a réalisé une mission d'évaluation.
05:03À la lecture de ce rapport, Stéphanie Bonhomme estime que la justice n'a pas protégé son fils.
05:09C'est vraiment la chronique d'une mort annoncée.
05:12Les juges des enfants ont, malgré la dangerosité montante des deux assassins d'Elias, répété la même mesure.
05:21Mise en examen pour extorsion avec violence ayant entraîné la mort et violence sans incapacité totale de travail sur mineurs de 15 ans.
05:28Les deux mises en cause dans la mort d'Elias ont été placées en détention provisoire.
05:33On a bien sûr une pensée pour la famille d'Elias et notamment pour la maman d'Elias qui mène un véritable combat,
05:38qui est intervenue un grand nombre de fois sur nos plateaux, sur l'antenne de CNews.
05:43Mais Elie Duichard, ça pose le problème, encore une fois, de la justice des mineurs.
05:47Et on se souvient, quand on fait un petit retour en arrière,
05:51que le projet défendu par l'ex-premier ministre Gabriel Attal avait été littéralement retoqué par le Conseil constitutionnel.
05:58Oui, exactement. Gabriel Attal qui a vu l'idée de cette proposition de loi,
06:00notamment après, en réalité, les émeutes, avec ce constat qu'il y avait beaucoup de très jeunes qui étaient impliqués,
06:06des très jeunes qui semblaient déjà un petit peu perdus dans un parcours de délinquance déjà assez fourni.
06:11C'était la même réflexion, d'ailleurs, que Gérald Darmanin, qui disait qu'il fallait arrêter de juger les mineurs d'aujourd'hui,
06:16comme on les jugeait il y a quelques décennies, parce qu'on voit bien que le degré de dangerosité a augmenté.
06:21D'ailleurs, la maman d'Elias le dit bien, ces deux jeunes étaient connus des services de police,
06:25n'étaient pas censés, par exemple, se rencontrer et, de fait, étaient bien au même endroit ce jour-là.
06:29Donc, Gabriel Attal avait fait une loi assez complète, d'abord sur la responsabilité des parents,
06:33où il était possible que les parents soient tenus responsables, notamment financièrement, des dégâts causés par leur enfant.
06:38Et puis, parmi les mesures phares, il y avait la possibilité d'avoir une comparution immédiate pour les mineurs.
06:43Parce que le problème, c'est cette césure entre le mineur qui commet un fait et le moment où il est jugé,
06:48il se passe beaucoup trop de temps, qui laisse place potentiellement à la récidive
06:51et qui, surtout, ne marque pas un coup préférant après un acte.
06:54Il voulait aussi que cette fameuse excuse de minorité ne soit pas supprimée, mais qu'elle devienne une exception.
06:59Pour un mineur qui commet des faits pas extrêmement graves, on aurait pu l'appliquer et donc atténuer la peine.
07:03Pour un mineur qui en vient, comme là, par exemple, dans le cas d'Elias, à tuer quelqu'un qui a à peu près son âge,
07:08eh bien, qu'il puisse être jugé comme un adulte.
07:10Et le Conseil constitutionnel a retoqué tous les éléments les plus importants.
07:14C'est quand même six articles qui ont été retoqués.
07:16Plus de comparution immédiate possible.
07:18Au contraire, ils estiment qu'il faut continuer à juger les mineurs avec cette césure.
07:22Pas d'excuses de minorité qui deviennent une exception.
07:24Et le principe du Conseil constitutionnel était de dire que pour ces jeunes, il ne faut pas des sanctions, mais aller vers l'éducation.
07:31On rappelle qu'on parle de jeunes qui ont déjà un parcours criminel, parfois à 14 ou 15 ans.
07:36Et malheureusement, on voit bien que pour ces jeunes, la simple éducation, de toute évidence, ne suffit pas.
07:40Et le hasard fait que j'ai une amie qui habitait dans l'immeuble, où ces deux jeunes demeuraient.
07:49Et elle me le disait.
07:50Elle m'avait appelé au moment des faits.
07:51Mais en fait, ces jeunes, tous les soirs, ils étaient ensemble.
07:54Tous les soirs, ils étaient ensemble.
07:55Ils étaient connus, répertoriés et connus.
07:58Et en fait, il ne s'est rien passé.
07:59Et on en arrive au drame d'Elias.
08:02Hubert.
08:03C'est difficile d'intervenir après.
08:04Elodie qui a tout dit.
08:06Il met parfaitement le dossier.
08:07Moi, je pense d'abord à la mère de cet enfant.
08:09J'ai des garçons, dont le dernier a 14 ans.
08:12Et je me dis qu'ils pourraient être dans ce genre de situation.
08:15Et quand vous avez vu grandir un enfant, c'est un drame atroce.
08:19On ne se met pas à la place suffisamment des victimes et des parents des victimes de perdre, de voir un enfant qui perd la vie de cette manière.
08:28Parce qu'en plus, c'est d'une façon terrible.
08:30Ensuite, il se trouve que je connais un peu le président du Conseil constitutionnel, puisque c'est un breton.
08:37Et que souvent, par rapport aux critiques qui sont faites de retoquer des lois ou des décrets d'application,
08:44le Conseil constitutionnel estime qu'ils ont été mal rédigés.
08:48Mais on vit aussi, en France, dans une forme de bureaucratie un peu désincarnée,
08:54qui a du mal, finalement, à s'enraciner dans les problèmes, qui juge les choses d'un peu loin.
09:00Même chose pour la justice des enfants.
09:03C'est une énorme bureaucratie, aujourd'hui, qui fait travailler beaucoup de monde,
09:07qui ne prend pas beaucoup de risques, qui se renvoie volontiers la balle,
09:10qui n'aiment pas trancher.
09:13Et on en arrive dans un cas comme celui-là, parce qu'il est caricatural, en fait.
09:18Je veux dire, ces jeunes n'auraient pas dû être dans la rue,
09:21et n'auraient pas dû pouvoir...
09:22Et surtout ne pas se côtoyer.
09:24Et voilà, et donc, on a une...
09:27Et même le problème de la société française,
09:29on le voit aussi sur l'agriculture, les normes imposées par l'Europe, etc.
09:34On n'est plus en prise dans le réel, aujourd'hui.
09:36Je pense que c'est ça, la grande difficulté.
09:38Et la maman d'Elias avait été également choquée par la reprise,
09:42par certains médias, personnes...
09:44Enfin, certains médias avaient évité de dire qu'il s'agissait d'une machette.
09:48Souvenez-vous, on en avait beaucoup parlé à l'époque.
09:50Et ça aussi, ça l'avait profondément choqué.
09:53Vincent.
09:54Non, quand on écoute Elodie, il y a quelque chose qui est étonnant,
09:57c'est la réaction du Conseil constitutionnel.
09:59C'est-à-dire qu'on sait que son rôle a beaucoup évolué au fil des années,
10:03et on peut se demander si son rôle n'a pas trop évolué.
10:06Puisque, après tout, le Conseil constitutionnel n'a pas à, selon mon point de vue,
10:15n'a pas à remettre en cause, notamment, cette loi Belloubet, c'est-à-dire la césure.
10:22Parce que la césure, c'est la césure Belloubet, en fait.
10:24C'est Mme Belloubet qui a inventé ce truc, ce machin, qui ne ressemble à rien,
10:29où on ne met pas les gens directement devant les faits accomplis, devant leurs faits, devant leurs exactions,
10:34et on attend un certain nombre de mois avant de les juger comme s'il fallait les protéger de leur propre agression.
10:45Enfin, écoutez, c'est absolument insoutenable.
10:47Donc, cette loi Belloubet est à mettre en l'air, et je comprends mal pourquoi le Conseil constitutionnel s'y oppose,
10:56si ce n'est, encore une fois, et on ne peut penser qu'à cela, puisque c'est une question de bon sens,
11:03si ce n'est pour une question politique.
11:05Encore une fois, on est obligé d'y penser.
11:07Et je pense qu'il faut pointer sur ces questions le rôle délétère, alors pour le coup,
11:14et dans un certain nombre de cas, du Conseil constitutionnel,
11:16qui ne joue pas son rôle à la lettre, c'est-à-dire tel que défini par, par exemple, le général de Gaulle,
11:22que le Conseil constitutionnel ait évolué, c'est bien normal,
11:26mais dans ces proportions-là, me semble tout à fait catastrophique et préjudiciable,
11:30par exemple pour la loi Attal, qui, d'une certaine manière, a été frappée au coin du bon sens.
11:35– Myriam et Karima, je vous donne la parole dans quelques instants,
11:38mais je vous propose d'écouter l'une des avocates de la famille d'Elias.
11:42Les deux avocats, d'ailleurs, étaient l'invité d'Anthony Favrelli ce matin,
11:46et justement, on faisait référence au fait que ces deux jeunes n'auraient jamais dû se côtoyer,
11:50n'avaient pas le droit de se côtoyer, et pourtant, c'était le cas.
11:53Écoutez Johanna Ostrovka.
11:56– Les magistrats, ils ont certes une fonction d'indépendance,
11:59mais ils ont une obligation aussi de responsabilité.
12:01– À partir du moment où les magistrats posent des interdictions, posent des obligations,
12:12il faut aussi que les mineurs qu'ils ont en face d'eux puissent les comprendre
12:16et qu'elles soient claires pour eux.
12:19Une fois qu'on a posé ce cadre-là, avant même d'envisager la prison ferme
12:24ou d'envisager une sanction alternative, il faut que ce soit bien compris.
12:28Et là, ce qu'on découvre, c'est qu'en fait, ces jeunes, ils avaient plus ou moins compris
12:33ce que voulait dire cette interdiction d'entrer en contact,
12:37mais aussi, ils avaient une interdiction d'entrer en contact qui n'était pas…
12:40– Applicable.
12:41– Applicable, parce qu'ils habitaient la même résidence.
12:44– Ils habitaient dans la même résidence.
12:45– C'est terrible ce que dit cette avocate, Myriam.
12:48– Oui, une accumulation de défaillances.
12:50– Il y a de la défaillance.
12:51– D'abord, cette histoire est un drame.
12:53C'est un drame parce qu'il y a eu mort, les parents sont encore en deuil
12:57et c'est encore plus un drame parce que rien n'a changé depuis un an.
12:59– Rien n'a changé.
13:00– Rien n'a changé depuis un an et on assiste, c'est devenu le symbole
13:03de l'incapacité de notre société à faire face à l'extrême violence de nos jeunes
13:08et notre société ne réagit pas.
13:11L'État qui doit nous protéger, on en est arrivé à un dilemme qui est
13:14est-ce qu'on protège nos jeunes ou est-ce qu'on protège notre société ?
13:16– On est dans un duel entre ceux qui disent que les jeunes sont toujours éducables,
13:22c'est qu'il faut donner la priorité à l'éducation et ne pas être dans l'ultra carcéral
13:27et ceux qui préconisent, du fait de notre nouvelle jeunesse
13:30et des nouvelles données de notre société, qui préconisent au contraire
13:33des réponses plus rapides, plus strictes.
13:35Mais comme le disait Elodie, il ne faut pas oublier qu'on repose sur un triptyque
13:38qui est nos jeunes sont éducables, donc avoir des sanctions atténuées
13:43et un juge qui met en place ces sanctions.
13:45C'est ce triptyque-là effectivement qu'il faut faire évoluer
13:49compte tenu des nouvelles situations
13:51et pour justement que ça ne se reproduise plus.
13:56Aujourd'hui, dans les lycées en tout cas,
13:58on a des jeunes qui sont dans ces situations-là
13:59et qui sont sous audience, mais qui continuent à venir à l'école
14:02et pour lesquels on met en place des dispositifs.
14:08Et puis le juge quand il y va, il dit
14:09« Alors ok, montre-moi tes résultats, montre-moi ce que tu as mis en place,
14:13montre-moi comment se fait ta réinsertion. »
14:15Qu'un jeune passe dans les mailles du filet.
14:17Mais effectivement, il faut quand même prendre en compte,
14:19en tout cas moi je le pense, des situations particulières.
14:22Il ne faut pas rentrer dans l'ultra-carcéral.
14:24Mais évidemment, manque de moyens.
14:25Évidemment, dans ce cas-là, ces jeunes étaient connus depuis 2021.
14:29Ce n'est pas rien.
14:30Il y a un bon CV déjà.
14:31Il n'y a pas en France, mais il n'y a pas de 60 000 personnes en prison.
14:37Mais ces deux partisans-là, évidemment que notre système est inefficace aujourd'hui,
14:40qu'il faut des réponses plus rapides.
14:42Mais là où on a pêché, je pense, c'est le délai entre le moment
14:44où ils ont été arrêtés en 2021 et quand la mesure a été prise en place.
14:47Et ces délais-là, très longs, qui font qu'aujourd'hui,
14:49nos opérations ne sont pas efficaces.
14:51Cam, un dernier mot sur le sujet.
14:53Vous dites qu'il y a, par exemple, cette espèce de tension
14:57entre protéger les jeunes ou la société.
15:00Moi, je trouve qu'on ne protège ni l'un ni l'autre.
15:03C'est-à-dire, on parle de multirécidivistes.
15:06Ils étaient jeunes.
15:07Donc, on n'est même pas dans l'éducation.
15:11On n'est même pas dans la réhabilitation.
15:13On parle quand même de jeunes qui étaient violents,
15:15qui avaient fait déjà plusieurs victimes.
15:17Donc, je suis désolée.
15:18À un moment donné, j'ai l'impression, justement,
15:19on a parlé aussi du Conseil constitutionnel.
15:22Ça devient une espèce de débat philosophique,
15:25un peu rousseauiste.
15:27Finalement, on est bon et puis c'est la société.
15:30Il n'y a pas de responsabilité.
15:32On laisse aller un peu les choses.
15:34On est quand même, je trouve, on est quand même face...
15:37Ce n'est pas un fait comme ça qui est arrivé.
15:40Ça ne devrait pas arriver.
15:41Mais si on regarde, par exemple, justement,
15:42un concept de fait divers,
15:44quelque chose qui serait complètement exceptionnel,
15:47qui arriverait comme ça,
15:49une fois à tous les 20 ans,
15:52une espèce d'histoire sordide, atroce.
15:55Non.
15:55Cette hyper-violence, on est confrontés à ça.
15:57On est confrontés, oui.
15:59Quotidiennement.
16:00Et ça va à des jeunes.
16:01Ça va à cette, par exemple,
16:03cette non-agénaire qui a été violée...
16:05À Nice.
16:05À Nice.
16:06On parle de ça aujourd'hui.
16:08Je veux dire, ça s'est passé...
16:09Hier.
16:10C'était hier.
16:11C'était hier.
16:13Donc, bref.
16:14Non, à un moment donné, je pense qu'il faut sortir de ça.
16:16Il y a une véritable responsabilité aussi de l'État,
16:19de nos services judiciaires.
16:20Il y a une responsabilité collective aussi à tout ça.
16:23On est vraiment dans la peur de punir.
16:25On serait les États-Unis avec 2 millions de personnes en prison.
16:27On pourrait comprendre, effectivement,
16:29que le tout répressif ne fonctionne pas.
16:31Mais en France, on n'arrive pas à placer le curseur au bon niveau.
16:34On n'arrive pas à construire des places de prison.
16:36Et on n'arrive pas à sévir sur les cas les plus litigeux,
16:40comme celui-là, sans parler de la bureaucratie.
16:41Donc, je parlais qu'il ne veut prendre aucun risque
16:43parce que tout le monde se protège.
16:44Et c'est vrai qu'en France,
16:45on est quand même assez champion du monde,
16:46d'Europe de France, de la bureaucratie, il faut le rappeler.
16:49On va revenir sur la polémique
16:50qui nous a beaucoup occupé cette semaine.
16:52On va parler de la SNCF
16:54qui a-t-elle réellement lancé des TGV sans enfants ?
16:57Vous savez, on en a beaucoup parlé déjà.
16:58La nouvelle offre qui fait polémique
16:59est en réalité beaucoup moins excluante
17:01puisque le service vise une clientèle professionnelle.
17:04C'est important de le rappeler.
17:05On voit tout ça avec Vincent Ferrandez,
17:06Sacha Robin et Mathilde Ibanez.
17:08Et on en reparle.
17:08Et on vous en reparle.
17:11C'est une nouvelle polémique
17:12dont se serait bien passé la SNCF.
17:15Une offre, dite Optimum,
17:17lancée le 8 janvier dernier,
17:19propose un service à destination
17:21des voyageurs professionnels
17:22désirant un maximum de confort.
17:25Mais dans les conditions de vente,
17:26une phrase a provoqué la colère
17:28des associations
17:29qui oeuvrent en faveur des enfants.
17:32Pour garantir un maximum de confort
17:34à bord de l'espace dédié,
17:35les enfants ne sont pas acceptés.
17:38Une offre donc interdite aux plus jeunes.
17:41Parmi les voyageurs que nous avons rencontrés,
17:43rares sont ceux qui comprennent le principe.
17:45Je trouve ça complètement ridicule.
17:47Parfois, ça peut vraiment,
17:48pour certaines personnes qui ont du mal
17:50avec les bruits,
17:51ça peut vraiment donner mal à la tête
17:53et je pense que ça peut être une bonne idée.
17:54Je pense que quand on voyage,
17:56on voyage avec ses enfants,
17:57sa famille et tout.
17:59Et donc, on ne fait pas le tri.
18:01Face à la polémique,
18:02la SNCF se défend.
18:04Selon l'entreprise,
18:05cette nouvelle offre
18:06a en fait remplacé
18:07un service déjà existant.
18:09Cette classe est ouverte à tous
18:11à partir de 12 ans.
18:13Ce qui était déjà le cas
18:14de notre procédante offre
18:15business première.
18:16Ces places Optimum
18:17ne représentent que 8% des espèces
18:19qui sont proposées dans nos trains
18:21du lundi au vendredi.
18:22Ce qui veut dire
18:24que 92% des autres places
18:26sont proposées à tous
18:27et 100% les week-ends.
18:30Ce sont en réalité
18:3139 sièges
18:31qui sont réservés
18:32dans les TGV
18:33qui peuvent compter
18:34jusqu'à 634 places.
18:37En gros, la thématique,
18:38c'est comment concilier
18:40voyage en train
18:40en famille
18:41et préserver
18:42le calme des wagons.
18:44Je sais que vous voulez réagir,
18:45Vincent Roy,
18:46mais nous sommes avec
18:46Gabriel Cluzel
18:47qui est avec nous
18:48et que je salue.
18:49Bonjour, cher Gabriel.
18:50Merci d'être avec nous.
18:51Je vais absolument vous avoir
18:52sur le sujet
18:53parce que vous avez sorti
18:54et c'est important
18:54de le rappeler
18:55un livre à Yes Kids
18:57en mars 2025
18:59où la colère d'une mère
19:01face au nouveau dictat
19:02de la famille.
19:03En gros, Gabriel,
19:04quelle est votre réaction
19:06par rapport
19:06à cette polémique
19:08qui enfre ?
19:09Mais bon,
19:11quel est votre regard
19:12très concrètement ?
19:13Tout d'abord,
19:14je trouve que la communication
19:15de la SNCF
19:16est assez confuse
19:17parce qu'ils nous disent
19:18« Ah non,
19:19mais ça ne change rien
19:20à l'offre précédente.
19:22Ah bon,
19:22alors pourquoi avoir communiqué
19:24sur le sujet
19:24s'il n'y a rien de nouveau ? »
19:25Par ailleurs,
19:26ils disent que c'est
19:26pour une classe business
19:29mais alors évidemment,
19:30le fait de ne pas avoir
19:31d'enfants
19:32paraît évident.
19:33Est-ce à dire
19:34que seules les cartes
19:36professionnelles,
19:37SNCF,
19:38les comptes professionnels
19:39seront admis ?
19:40Donc,
19:40si ce n'est pas le cas,
19:41il y a des gens
19:42qui ne sont pas dans le cadre
19:42de leur profession,
19:43ce n'est plus une classe business.
19:44Vous voyez,
19:45ce n'est pas très clair.
19:45On les sent même très gênés
19:47aux entournures.
19:48Alors,
19:48beaucoup de gens me disent
19:48et je peux l'entendre,
19:50je peux entendre
19:51qu'ils le perçoivent comme ça
19:52même si je ne suis pas
19:53tout à fait d'accord.
19:54Ils disent
19:54« Oui,
19:54beaucoup de bruit pour rien.
19:56Finalement,
19:56ça concerne peu de place. »
19:59Alors,
19:59déjà,
20:00premièrement,
20:01même peu de place,
20:02c'est quand même des places.
20:03On savait très bien
20:03qu'aujourd'hui,
20:05la SNCF est conçue
20:06de telle façon
20:06que les trains
20:07sont toujours surbookés.
20:08C'est très compliqué
20:09parfois
20:09de prendre son train
20:12à la dernière minute.
20:13Alors,
20:13j'imagine
20:14la situation
20:15d'une mère de famille
20:16avec ses enfants
20:16qui doit par exemple
20:18aller au chevet
20:18de sa grand-mère.
20:21Vous savez que c'est
20:21ouvert aux enfants.
20:22Alors,
20:22ça aussi,
20:23c'est quand même
20:23aux animaux.
20:25C'est quand même
20:25une contradiction
20:26assez notoire.
20:27Est-ce qu'il faudrait
20:27qu'elle mette ses enfants
20:28dans une petite caisse
20:29en osier
20:29en leur disant
20:30de faire wah-wah
20:31pour qu'ils soient admis
20:32dans le wagon ?
20:33Vous voyez,
20:33c'est quand même
20:33un peu un monde de fous.
20:35Et donc,
20:36ça veut dire simplement
20:38que si le train
20:39est booké
20:39et qu'il ne reste plus
20:40que ces places-là,
20:41elle,
20:42avec ses enfants,
20:42il n'y aura pas accès.
20:43Ça s'appelle
20:44une discrimination
20:45au sens propre du terme.
20:46Nous vivons dans un monde
20:47qui passe son temps
20:48à lutter
20:49contre les micro-discriminations
20:51en tout genre.
20:51Tout le monde
20:52se sent discriminé.
20:53Il faut faire
20:53très attention à tout
20:54pour le vivre ensemble.
20:56Et bien là,
20:56on voit bien
20:57que les enfants,
20:58on ne craint pas
20:59de les discriminer.
21:00Il y a une puérophobie
21:01d'atmosphère,
21:02si vous me permettez,
21:03ce mot un peu cuistre.
21:04Et qui fait que
21:06ce segment de population
21:08ne craint pas
21:08de l'exclure.
21:11Mais si vous me laissez
21:12un tout petit peu
21:13la parole...
21:13On va poursuivre le débat
21:14après la pub,
21:15mais vous pouvez continuer,
21:16Gabriel.
21:17Oui, voilà.
21:18Parce que beaucoup de gens
21:19me disent aussi,
21:20et ça aussi,
21:20je l'entends,
21:22oui, mais le problème,
21:22c'est que les enfants
21:23sont mal élevés.
21:24Bon, les enfants
21:25sont mal élevés.
21:26Écoutez,
21:27alors déjà,
21:27il y a quand même,
21:28il faut le savoir,
21:29pour un enfant,
21:30un niveau de bruit
21:32un petit peu incompressible
21:33et de mouvement.
21:34Ça, c'est quand même
21:35un peu certain.
21:37D'ailleurs,
21:37on ne peut pas se plaindre
21:37à la fois qu'ils soient
21:38sur leur portable
21:39toute la journée
21:39et sur les réseaux sociaux
21:41et en même temps
21:42se plaindre du bruit
21:43qu'ils feraient
21:43quand ils ne seraient pas
21:44rivés les yeux sur l'écran.
21:46Mais vous avez raison,
21:47enfin,
21:47ceux qui le disent ont raison.
21:49Il y a beaucoup,
21:50sans doute,
21:51d'enfants
21:51qui n'ont pas été
21:52suffisamment élevés.
21:55On ne leur a pas dit,
21:56vous savez,
21:57les parents sont soumis
21:58à des injonctions
21:59contradictoires.
21:59On leur dit
22:00qu'il faut que leurs enfants
22:00soient sages,
22:01mais on leur a enlevé
22:02tous les outils coercitifs.
22:04Dès qu'il y a eu le temps...
22:05Vous savez quoi ?
22:06Je vous interromps,
22:07on marque un arrêt,
22:08on garde ces news,
22:10on marque un arrêt,
22:11on reprend le débat
22:11juste après
22:12parce que nos invités
22:13ont envie de réagir aussi.
22:15A tout de suite.
22:18Et c'est déjà
22:19la deuxième partie
22:20de votre mini-news
22:21de ce samedi.
22:22Tanguy Hamon
22:23nous a rejoint,
22:24notre spécialiste
22:24police-justice
22:26et nous poursuivons
22:27nos échanges
22:29et nos débats.
22:30Gabriel Cluzel
22:30est toujours avec nous.
22:31Gabriel qui a sorti
22:33un livre
22:34« Yes Kids »
22:35en mars 2025.
22:37« Yes Kids »
22:39Exactement.
22:40« Yes Kids ».
22:41Et nous évoquons
22:42justement notre thématique
22:44« Comment concilier
22:45voyage en train
22:46en famille
22:47et préserver le calme
22:48dans les wagons ? »
22:49Gabriel,
22:49je vous ai donné la parole.
22:50On va faire tourner
22:51la parole sur ce plateau.
22:53Vincent,
22:53que fausse polémique,
22:55vraie polémique,
22:56alors qu'on sait
22:56que dans des pays voisins,
22:58tout est fait
22:59et développer
23:00pour que les familles
23:02puissent se voyager
23:02tranquillement également.
23:03Peut-être que c'est ça
23:04aussi la problématique.
23:05Non mais attendez,
23:06on va essayer
23:06de devenir un peu sérieux
23:07sur cette question.
23:09Parce que vous avez
23:09le sentiment
23:10qu'on ne l'a pas été
23:10jusqu'à présent,
23:11ça va faire plaisir
23:11à Gabriel Cluzel.
23:12On ne va pas au fond
23:13du problème.
23:14D'abord,
23:14la question n'est pas
23:15de savoir
23:17si les enfants sont bien
23:18ou mal élevés.
23:20La question
23:22est de se rendre compte
23:23que de plus en plus,
23:25les parents
23:25ne savent pas les élever.
23:26ça c'est un vrai problème.
23:29Dans les années 50,
23:31l'enfant n'avait pas
23:32le droit de citer.
23:33Il était totalement abrimé,
23:34il n'avait pas le droit
23:34de prendre la parole,
23:35il devait se...
23:36Au dessert.
23:36Il devait au dessert.
23:38Moi je me souviens,
23:39et je ne suis pas né
23:40dans les années 50,
23:42mais je me souviens
23:43qu'à table,
23:44mon arrière-grand-père
23:44me disait
23:45quand j'ouvrais la parole
23:47et que j'avais
23:48au moins 5 ans
23:49ou 6 ans,
23:50puisqu'avant
23:50je n'avais pas le droit
23:51de figurer à table,
23:54on me disait
23:55tu parleras
23:56quand tu auras fait
23:56les dardanelles.
23:58C'était quand même
23:58extrêmement frustrant.
24:01Donc entre cette éducation
24:02qui était extrêmement stricte
24:04et aujourd'hui
24:06où on est dans
24:07une sorte d'éducation
24:08positive,
24:09l'enfant est roi,
24:10il faut laisser s'exprimer,
24:11on ne peut pas lui mettre
24:11une tape sur les fesses
24:13parce que,
24:13oh grand Dieu,
24:14grand Dieu,
24:14ça va le traumatiser
24:16et vous encourer
24:17une peine de justice.
24:19Voici que maintenant
24:20débarque dans les wagons,
24:22dans les avions,
24:23dans les musées
24:24ou au restaurant,
24:25des enfants
24:26qui ne sont plus élevés
24:27à qui les parents
24:28laissent tout faire
24:29et c'est proprement
24:31insupportable.
24:32Je n'ai pas
24:33à subir
24:34lorsque je prends
24:35le train
24:36la mauvaise éducation
24:38que donnent
24:39des parents
24:39à leurs enfants
24:40et à subir
24:41leurs bambins
24:42qui font absolument
24:43n'importe quoi
24:44et qui sont
24:45insupportables.
24:46Les enfants
24:47des autres
24:48m'emmerdent,
24:48j'ai eu des enfants,
24:50j'ai des enfants,
24:51je les ai élevés,
24:52je ne les en ai pas.
24:52Je ne les emmenais pas
24:55au restaurant
24:55quand ils avaient
24:58deux ou trois ans,
24:59j'attendais,
25:00je n'allais pas
25:00en d'accord.
25:00Pour revenir
25:01à notre débat
25:01que j'entends.
25:03Figurez-vous
25:03que maintenant
25:04l'enfant
25:05est devenu
25:07totalement roi.
25:08On sent qu'il y a
25:09de la colère.
25:09Totalement roi.
25:10Je suis allé visiter
25:11une exposition.
25:11Mais l'idée
25:13de la SNCF
25:13est mauvaise ?
25:14Laissez-moi terminer.
25:15Je suis allé visiter
25:16une exposition
25:16il y a 15 jours
25:17au musée Rodin.
25:19Vous y allez
25:20c'était un samedi après-midi
25:22vous y allez
25:22le samedi après-midi
25:23c'est Percudmôme
25:24qui ont deux ans
25:24qui entre les statuts
25:26sont en train de courir
25:28enfin franchement.
25:30Alors attendez
25:31vous savez
25:31on ne va pas faire
25:31deux heures sur la théorie
25:32parce qu'on a deux thèmes.
25:33Ça n'est pas tolératif
25:34dans le train par exemple
25:35les enfants n'ont qu'à
25:37bien se tenir
25:37et les parents
25:38n'ont qu'à bien
25:39les éduquer.
25:39On a une enseignante
25:42sur cette initiative
25:43et ce projet
25:44Myriam
25:46on sort ce sujet
25:47du tien à cœur
25:48à notre ami Vincent Roy
25:49Myriam
25:49je vous rappelle
25:51qu'on parle
25:51d'une initiative
25:52de SNCF
25:53Oui
25:53mais alors
25:54moi je veux juste rappeler
25:55que le train
25:56c'est un service public
25:56Bien sûr
25:57Ce n'est pas un club privé
25:58Mais bien d'accord
25:59C'est bien de le dire
26:00Donc nos impôts le paient
26:01Ensuite
26:02Rapidement
26:04laissez Myriam s'exprimer
26:06Vincent
26:06C'est 24 places sur 600
26:07Oui mais cette réglementation
26:09en fait ça donne un signal
26:10ça donne un mot
26:10c'est cette France de l'absurde
26:12qui légifère
26:12au lieu de s'occuper
26:13de l'insécurité
26:14dans les trains
26:15de s'occuper des retards
26:16On nous parle de la place des enfants
26:17C'est vrai
26:17Et ça pose le problème
26:18du vivre ensemble aussi
26:19Oui
26:19Parce qu'il y a une intelligence commune
26:21qui fait que vous êtes
26:22tout à fait capable monsieur
26:23d'aller voir une maman
26:23ou une mère de famille
26:24en lui dire
26:24voulez-vous tenir au transport
26:25Ah non non non
26:25c'est impossible
26:26on ne peut pas toucher à ça
26:27Oh là là
26:27Après ça c'est ce qu'on appelle
26:28le vivre ensemble
26:29Ensuite ça va poser la question
26:30de la
26:31sociale
26:33C'est-à-dire qu'à un moment
26:34il y a les classes aisées
26:35qui peuvent se permettre
26:36de prendre de la première
26:37d'aller en avion
26:37de prendre leur voiture
26:38et ça va impacter surtout
26:39les classes modestes
26:40parce que
26:41même si c'est très peu de place
26:42en fait
26:43C'est ce qu'elles font déjà
26:44les classes élevées
26:45C'est ce qu'elles font déjà
26:46D'accord
26:47mais c'est le signal
26:47qu'on envoie
26:48Et donc finalement
26:50qu'est-ce que ça dit
26:51c'est une décision prise d'en haut
26:53par des gens
26:54qui sont déconnectés
26:55de la réalité
26:55et qui font que
26:56c'est le signal en fait
26:57à un moment où on dit
26:58quelle est la place des enfants
26:59qu'on a des difficultés
27:00dans la démographie
27:01que notre population française
27:02est vieillissante
27:03et aujourd'hui on stigmatise
27:04Non quelle est la place
27:05quelle est la place des enfants
27:06Allez on avance
27:07C'est une excellente question
27:08C'est une excellente question
27:09Et on a interrogé
27:11on a interrogé les français
27:13on a un sondage
27:13on a interrogé les français
27:15sondage c'est ça
27:17pour le journal du dimanche
27:17chez CNews
27:18Bah écoutez regardez
27:20approuvez-vous
27:20ou désapprouvez-vous
27:22donc la décision
27:23de la SNCF
27:23de faire des wagons
27:24interdits aux enfants
27:25de moins de 12 ans
27:27la réponse
27:28désapprouve à 54%
27:2945%
27:30qui approuve Karima
27:31et puis Gawiel
27:32qui voudra sans doute
27:32réagir au propos
27:34de notre ami Vincent Roy
27:36Karima
27:37Je pense que c'est
27:38la formulation de la SNCF
27:40qui était problématique
27:41de dire interdit aux enfants
27:42ça envoyait quand même
27:43le signal
27:43que les enfants
27:46c'est un problème
27:46et on ne veut pas les voir
27:48c'est écrit noir sur blanc
27:49je suis désolée
27:50et aussi pourquoi
27:51je crois que ça fait réagir
27:52comme ça
27:53c'est qu'on a vu
27:53au fil des années
27:54bon oui il y a le mouvement
27:55de nos kids
27:56qui revendique le fait
27:57de ne pas avoir d'enfants
27:58mais c'est surtout
27:59la multiplication
28:00de ces espaces
28:01où on dit
28:02les enfants
28:02Bastant
28:03on ne veut pas les voir
28:04cette invisibilisation
28:05dans l'espace public
28:07vous savez il y a des hôtels
28:07où c'est nos kids
28:08il y a un certain club
28:10qui
28:11oui c'est ça
28:12les vacances tout inclus
28:13des restaurants
28:14et tout ça
28:14donc je pense que
28:15c'est ce message aussi
28:17à l'heure effectivement
28:18où il y a cet enjeu
28:20du nombre d'enfants
28:21aujourd'hui
28:22dans les familles
28:23après
28:24il y a une décision
28:25bon d'affaires
28:26et tout ça
28:26mais je pense que
28:26c'est ce message
28:27qu'on envoie
28:28dans l'espace public
28:29alors qu'on aurait pu
28:30simplement
28:30justement en fait
28:32si vous voulez
28:33favoriser les familles
28:34ils auraient plutôt
28:34peut-être
28:35bien sûr
28:35on a des offres
28:36pour les familles
28:37et bien justement
28:37Aurélie Locano
28:38qui prépare cette émission
28:39avec moi
28:40et qui m'a interpellé
28:41sur le sujet
28:41en Suisse
28:42ils ont littéralement
28:44aménagé
28:44des endroits spécifiques
28:45pour les enfants
28:47avec des aires de jeu
28:48des familles
28:49donc voilà
28:51Gabriel
28:51et puis
28:52je ne vous ai pas donné
28:53la parole Hubert
28:54sur le sujet
28:54mais Gabriel
28:55comment réagissez-vous ?
28:56Oui je constate
28:57que Janssen
28:58n'a toujours pas fait
28:59mais il parle quand même
29:01maintenant
29:01mais
29:03non mais écoutez
29:05il faut être sérieux
29:07déjà
29:08moi aussi je vais dire ça
29:09déjà
29:11peut-être Vincent
29:12a-t-il oublié
29:13ce qu'étaient ses enfants
29:14quand on a deux ans
29:15ce n'est pas une question
29:16d'éducation
29:16il arrive qu'un nourrisson
29:17pleure parce qu'il a une otite
29:19charge aux parents
29:20à ce moment-là
29:21il y a un impact social
29:22d'aller se mettre
29:23dans un petit
29:24dans un couloir
29:25avec son bébé
29:25vous savez les parents
29:26sont parfois
29:27extrêmement gênés
29:28je trouve qu'on envoie
29:29beaucoup de signaux
29:30aux jeunes
29:30pour leur dire
29:31n'ayez pas d'enfants
29:32c'est
29:33non mais c'est pas
29:34ma théorie
29:34si on envoie
29:35ce signal supplémentaire
29:37c'est compliqué
29:37non simplement
29:38ce que je veux dire
29:38c'est que si c'est un fan
29:39d'éducation
29:40éduquons les enfants
29:41plaçons le problème
29:42à ce niveau-là
29:44mais ne les excluons pas
29:45parce que nous ne sommes
29:46pas capables de les éduquer
29:47ça ce serait quand même
29:48terrible
29:48ça veut dire qu'on ne sait
29:49pas les élever
29:49donc on ne va pas en avoir
29:50on va arrêter d'en avoir
29:51non non c'est pas ce que je dis
29:53ça il faut qu'ils signent
29:54un papier en disant
29:54qu'ils renoncent
29:56aux cotisations retraites
29:57mais c'est rarement
29:58c'est rarement les enfants
29:58qui sont mal élevés
29:59c'est d'abord les parents
30:00qui le sont
30:01et c'est pourquoi
30:02les enfants le sont
30:02le deviennent
30:03Hubert dernier mot
30:04dernier mot
30:05il faut sortir un peu
30:06de la caricature
30:08d'avoir tous les enfants
30:09dans les TGV
30:10ne sont pas odieux
30:11je le prends souvent
30:13donc ça arrive
30:14mais c'est pas tout le temps
30:15le cas
30:15sauf cas de débordement
30:17et malgré tout
30:18il y a une police ferroviaire
30:19maintenant
30:19qui est mieux faite
30:20qu'avant
30:20ensuite
30:22je pense que
30:23le problème
30:24c'est que
30:24c'est une fausse polémique
30:26parce que
30:26que le fait
30:27que quelques entreprises
30:28payent à leur cadre
30:30des wagons tranquilles
30:31où ils peuvent préparer
30:32leur dossier
30:33franchement
30:34là ça ne me scandalise pas
30:35mais
30:36si cette polémique a pris
30:37c'est parce qu'il y a
30:38effectivement
30:39un fond de réflexion
30:40sur la chute de la démographie
30:42et sur la place
30:43qu'on veut donner
30:44à nos enfants
30:44et ça
30:45c'est la France
30:46les grands principes
30:48les grandes déclarations
30:49il ne faut pas exclure
30:50les enfants
30:50et à l'arrivée
30:51qu'est-ce qu'on a ?
30:52un budget
30:53qui exclut
30:54qui est un budget
30:55contre l'avenir
30:56qui exclut la jeunesse
30:57parce qu'il fait financer
30:58par la redistribution
31:00les retraites actuelles
31:03et elles pèseront
31:04sur les enfants
31:04et les petits-enfants
31:05c'est ça aussi
31:06notre pays
31:07alors maintenant
31:08je crois qu'il ne faut pas
31:09non plus trop culpabiliser
31:10les parents
31:11parce qu'effectivement
31:12la société a évolué
31:13mais plus vous culpabilisez
31:15les parents
31:15comme vous avez fait
31:16mon cher
31:17mais j'assume totalement
31:18oui
31:18mais plus vous les culpabilisez
31:19plus les enfants
31:20se glissent là-dedans
31:21et vous traite de boomers
31:23et ça devient difficile
31:24allez
31:25on referme le chapitre
31:26Gabriel Cluzel
31:27merci
31:28le débat est animé
31:29vous avez pu le constater
31:30je remonte votre livre
31:31à nouveau
31:32Yes Kids
31:33publié donc
31:34en mars 2025
31:35et merci pour votre
31:36merci pour votre témoignage
31:38Gabriel
31:39c'est toujours un plaisir
31:40de vous avoir
31:41merci
31:41et mille fois
31:42on va changer de sujet
31:44Tanguy Hamon
31:44est avec nous
31:45on va prendre la direction
31:47de Nice
31:47décidément
31:47il se passe beaucoup de choses
31:48à Nice en ce moment
31:50entre le viol de cette personne
31:52âgée de 90 ans
31:53hier dont on parlait
31:54un autre viol
31:55d'une jeune femme
31:55de 28 ans
31:57c'est décidément
31:58la triste loi des séries
31:59mais je voulais qu'on revienne
32:00sur le mœur
32:01de cette jeune femme
32:01tuée par balle à Nice
32:02dont on a beaucoup parlé
32:04elle avait été abattue
32:05à bout portant
32:06alors qu'elle conduisait
32:07avec son bébé
32:08l'enquête se poursuit
32:10Tanguy
32:10et le suspect
32:11est toujours recherché
32:12il y a beaucoup
32:13beaucoup de questions
32:13qui se posent encore
32:14oui c'est vrai
32:15parce que finalement
32:16il y a encore énormément
32:17de zones d'ombre
32:18dans cette affaire
32:19ce que l'on sait
32:20donc cette femme
32:21a été abattue
32:22en pleine rue
32:23à Nice
32:23alors qu'elle était
32:24au volant de sa voiture
32:25que l'auteur des coups de feu
32:26est arrivé en scooter
32:27qu'il a tiré une dizaine de fois
32:29et qu'il a ensuite
32:30pris la fuite
32:31que la piste privilégiée
32:32par les enquêteurs
32:33est celle du règlement
32:34de compte intrafamilial
32:36et c'est ça justement
32:37qui pose question
32:38parce qu'on a du mal
32:39à comprendre
32:39pourquoi elle
32:40puisque le suspect
32:41est le beau-père
32:42de son petit ami
32:43un beau-père qui a été placé
32:45en garde à vue
32:45la semaine dernière
32:46pour des violences
32:47commises contre la mère
32:48du petit ami
32:49et donc la question
32:50ce qu'on se pose
32:51comme question
32:52c'est de savoir
32:52si finalement
32:53la personne qui était visée
32:55n'était pas justement
32:56cette femme
32:57qu'il avait déjà violentée
32:58voire même le fils
33:00donc le compagnon
33:01de celle qui a été tuée
33:02et dans ce scénario
33:04et bien
33:04le suspect
33:05l'auteur des coups de feu
33:06aurait finalement reconnu
33:08la voiture familiale
33:09il aurait ouvert le feu
33:10sans même vérifier
33:11qui se trouvait
33:12à l'intérieur
33:13un policier a indiqué
33:14d'ailleurs
33:14que la forme
33:16de ce meurtre
33:17est extrêmement violent
33:18ça ne ressemble pas du tout
33:19aux violences intrafamiliales
33:21le classique
33:22il fallait
33:22m'a-t-il dit
33:23une vraie haine
33:24une vraie rage
33:25contre la victime
33:26et donc
33:27on se pose vraiment
33:28la question
33:28qu'est-ce qu'elle avait à faire
33:30dans cette histoire-là
33:31et à toutes ces questions
33:32et bien
33:32ce sont les enquêteurs
33:33qui vont devoir y répondre
33:34Merci pour ce point très précis
33:36si quelqu'un veut réagir
33:37sur cette affaire
33:38Moi ce qui m'intéresse
33:40bon alors
33:40je ne peux pas entrer
33:41dans le détail
33:42on ne connait pas bien
33:43les tout noms
33:43les appétissants
33:44mais en réalité
33:45Nice est un peu
33:46sur la pente de l'insécurité
33:48comme Marseille
33:49ça va être très intéressant
33:50de voir
33:51au municipal
33:52puisque ce problème
33:53de l'insécurité
33:54va être un des enjeux majeurs
33:55si effectivement
33:57monsieur Ciotti
33:58a une chance
33:59d'être élevé
33:59face à Christian Estrosi
34:00ou si Franck Alizio
34:03à Marseille
34:04face à Benoît Payon
34:05Et Benoît Payon
34:06est à 30%
34:07et Franck Alizio
34:08est à 30% aussi
34:09à Marseille
34:09On verra
34:10s'il y a une sanction électorale
34:12d'une insécurité galopante
34:13Allez pour terminer
34:14on va
34:14Juste pour dire
34:15que l'insécurité
34:16aujourd'hui
34:16c'est beaucoup
34:17les femmes en sont
34:18bien sûr
34:19beaucoup
34:20et on a deux exemples
34:21concrets à Nice
34:22Je ne sais pas
34:23si c'est un féminicide
34:23ou pas
34:24on le dira
34:24mais je rappelle
34:25que les féminicides
34:26augmentent
34:26malgré tout ce qui est mis en place
34:27et que même dans les transports
34:29alors là c'est un fait divers
34:29les femmes sont davantage victimes
34:31que les hommes
34:32Allez pour terminer
34:33un sujet plus léger
34:33qui va vous faire agir
34:34j'en suis intimement persuadé
34:37je ne sais pas
34:37si Philippe de Villiers
34:38nous regarde
34:39mais je pense que ça va
34:40l'interpeller
34:41c'est une idée
34:42de François Ruffin
34:44qui participait
34:45au Biennale
34:46internationale
34:47du spectacle
34:47d'une ville
34:48que vous connaissez bien
34:49et que je connais bien
34:49à Nantes
34:50mon cher Hubert
34:51il est intervenu
34:53ce jeudi
34:53et le député de la Somme
34:55on va l'écouter
34:56a carrément appelé
34:57à la création
34:57d'un parc de gauche
34:59sur le modèle
34:59du Puy du Fou
35:01on écoute François Ruffin
35:03et on en parle
35:03on va voir ce que ça veut dire
35:05pour vous
35:05et les uns
35:06et les autres
35:07on écoute François Ruffin
35:08il n'y a pas de discours politique
35:11sur la culture
35:11ce qui fait que
35:13chaque secteur travaille bien
35:14chaque acteur travaille bien
35:16localement
35:17mais ça ne porte pas
35:19ça ne contribue pas
35:20à une fierté
35:21ou à un récit national
35:22et on a
35:23le Puy du Fou
35:25je suis désolé
35:26mais moi il y a des tas
35:26de gens de gauche
35:27de gens qui vont
35:29avec leurs gamins
35:29ils trouvent ça super
35:30ils passent un moment formidable
35:31et tout ça
35:32et en même temps
35:33il y a des bouts
35:34de leur récit national
35:35qui rentrent
35:36non je ne veux pas ça
35:37je veux qu'on ait
35:38notre récit
35:39qui traite
35:41de l'esclavage
35:42qui traite
35:43de nos pages sombres
35:45et de nos pages de lumière
35:46et je pense qu'on doit
35:48voilà
35:48porter l'idée
35:50qu'on doit avoir
35:50un Puy du Fou
35:51de gauche
35:52bon allez
35:52je balance sa formule comme ça
35:54et à mon sens
35:54l'âme de la France
35:55aujourd'hui
35:56va mal
35:57les gens aujourd'hui
35:58quand ils parlent
35:58ils n'ont pas seulement mal
35:59pour leur fiche de paye
36:00ils ont mal à la France
36:01et dans ce temps-là
36:04se dire qu'on va relever
36:06notre pays
36:06par son âme
36:08c'est aussi
36:08évidemment
36:09par les artistes
36:11et par une politique culturelle
36:13ça me passionne moi
36:15ce débat
36:16c'est passionnant
36:16ça fait doucement rigoler
36:18c'est passionnant
36:18François Ruffin
36:20la question
36:21il est sympathique
36:21mais il faut savoir
36:22si on peut le prendre au sérieux
36:23il a beaucoup m'inquiété Mélenchon
36:25à une époque
36:25et puis finalement
36:26il est retombé
36:27parce qu'il faut
36:28faire un Puy du Fou de gauche
36:30c'est quand même
36:31c'est reconnaître le succès
36:32du Puy du Fou
36:33d'abord
36:33déjà
36:34on peut poser la question
36:37à Philippe de Villiers
36:38mais c'est un travail énorme
36:40évidemment
36:40c'est une organisation
36:41qui d'ailleurs
36:42s'internationalise maintenant
36:43reconnue dans le monde entier
36:45qui est capable
36:45en tant qu'entrepreneur
36:46de monter ça
36:47ensuite
36:48la culture
36:48elle est de gauche
36:49aujourd'hui la droite
36:50est en train de dire
36:51ils sont tous à gauche
36:52les cultureux
36:53donc aujourd'hui
36:54alors Christine Morancet
36:56dans les Pays de Loire
36:57est en train de réduire
36:58les subventions
36:58mais on ne peut pas dire
37:00si vous voulez
37:01que la mémoire française
37:03ait occulté la révolution
37:05non c'est l'inverse
37:06aujourd'hui
37:07c'est la contre-révolution
37:08qui voudrait pouvoir
37:09aussi s'exprimer
37:11et donner un point de vue
37:12et moi ce qui je trouve
37:13intéressant
37:14c'est que
37:14souvent à gauche
37:16on critique le Puy du Fou
37:17depuis des années
37:19et que là
37:19il y a une forme de reconnaissance
37:21et je suppose que notre ami
37:22Philippe de Villiers
37:23ça doit bien le faire sourire
37:24de voir François Ruffin
37:25dire on va créer
37:25un Puy du Fou de gauche
37:27avec le Puy du Fou de gauche
37:29d'abord on a du mal
37:30à imaginer ce que ce serait
37:32enfin d'ailleurs
37:33il le dit
37:33à l'instar
37:34enfin si on peut l'imaginer
37:35à l'instar d'ailleurs
37:36de la cérémonie d'ouverture
37:38il fait parallèle
37:39avec les IRO
37:39donc il y aurait
37:40je veux dire
37:41la porte d'entrée
37:42serait une guillotine
37:43sans la lame
37:44ce serait quoi
37:45on imaginerait
37:46que l'histoire de France
37:47débute comme on l'a vu
37:49à la terreur
37:50non soyons sérieux
37:51là à mon avis
37:52on est en train
37:53surtout avec
37:54le Puy du Fou de gauche
37:56de toucher
37:57le fond du Puy
37:58et alors
37:59P-U-I-T-S
38:00oui j'avais compris
38:01on est là
38:02en train de
38:03vraiment
38:03c'est le degré zéro
38:05et vous aviez raison
38:06Hubert Goudurier
38:07de rappeler que
38:08de toute façon
38:08dans ce pays
38:09la culture est à gauche
38:10pourquoi d'ailleurs
38:11parce que la droite
38:12n'a jamais voulu
38:12véritablement s'en emparer
38:14sauf l'exception
38:14précisément
38:15du Puy du Fou
38:17mais enfin
38:18c'est une idée ridicule
38:19va-t-on alors
38:19dans ce Puy du Fou
38:20de gauche
38:21nous parler
38:22des morts
38:23du communisme
38:23nous parler
38:24mais bien sûr
38:25que non
38:25encore une fois
38:26ce sera ce qu'on a vu
38:27ce sera le spectacle
38:28exact qu'on a vu
38:30durant l'ouverture
38:31des JO
38:31c'est-à-dire
38:32un travestissement
38:33de l'histoire
38:35c'est ça l'affaire
38:36donc fausse polémique
38:38et pour bien connaître
38:39le Puy du Fou
38:40ce sont
38:41et vous l'avez rappelé
38:42mon cher Hubert
38:43des années
38:44et des années
38:44de travail
38:45c'est colossal
38:47pour ceux qui ne sont pas
38:47allés au Puy du Fou
38:48je vous engage à y aller
38:49parce que c'est phénoménal
38:50et c'est un travail considérable
38:52et on ne décide pas
38:53comme ça
38:54de créer un Puy du Fou
38:54du jour au lendemain
38:55ça demande l'investissement
38:57et puis voilà
38:57c'est surtout
38:59le Puy du Fou
38:59c'est aussi la France
39:00la France d'hier
39:01la France de celle qu'on regrette
39:03et puis finalement
39:04ce qui en dit long
39:05sur ce que veut faire
39:06mettre en place
39:07ce François Ruffin
39:07c'est ce besoin
39:08de storytelling
39:09de raconter
39:10ce qui était la gauche
39:11alors qu'est-ce qu'il veut faire
39:11remplacer les chevaliers
39:12par les ouvriers
39:13peut-être parler de lutte des classes
39:15ça serait intéressant
39:15d'ailleurs la traduction
39:16mais ça en dit long
39:18en fait sur ce besoin
39:19également de référentiel
39:20cette recherche de la gauche
39:21sur cette polarisation
39:23de la société
39:23entre l'extrême droite
39:25et l'extrême gauche
39:26entre des valeurs
39:26qui sont quelquefois
39:28mouvantes des deux côtés
39:29et puis ce qui m'étonne aussi
39:31c'est que
39:31c'est ça
39:32aussi
39:33et qu'il est dans le dire
39:35plutôt que dans le faire
39:36alors que c'est un homme politique
39:38et il devrait être dans l'action
39:39plutôt que dans le récit
39:41mais c'est quand même
39:42un constat d'échec
39:43de sa part
39:43François Ruffin
39:44il nous manque quelque chose
39:46quand même
39:46et si on faisait
39:47le Puy-du-Fou
39:48mais c'est incroyable
39:49parce que
39:50moi j'ai eu la chance
39:51et l'occasion
39:51d'aller justement
39:52au Puy-du-Fou
39:53bon c'est un succès
39:54depuis des années
39:55et des années
39:56c'est quelque chose
39:56d'extrêmement rassembleur
39:57les français
39:58aiment le Puy-du-Fou
40:00il y a ce côté
40:01justement
40:01comme s'il était en guerre
40:03avec le fait que
40:03cette fierté
40:05oui
40:05il y a des français
40:06qui reconnectent
40:08avec cette fierté
40:08avec le fait
40:09d'aimer la France
40:10qui ont envie
40:12de connaître
40:13des pages
40:13de leur histoire
40:14de le vivre aussi
40:15de façon rassembleuse
40:16et ça
40:17il ne le supporte pas
40:18et d'ailleurs
40:18quand vous écoutez
40:19ce qu'il propose aussi
40:21il ramène à quoi
40:22il ramène finalement
40:22à une vision
40:23de la France
40:24il aimerait nous montrer
40:25quelque chose finalement
40:26en lien avec
40:27le décolonialisme
40:28le racialisme
40:29il nous parle tout de suite
40:29d'esclavage
40:30ça c'est ce qu'il veut
40:31c'est ce qu'il souhaiterait
40:32finalement
40:33donc non
40:34comme si
40:34on n'avait jamais parlé
40:36de l'esclavage
40:36exactement
40:37donc comme si
40:39c'était un problème
40:40d'être fier
40:41de vouloir
40:41finalement
40:42se rassembler
40:43ça reste un problème
40:45pour eux
40:45en fait
40:45ils ne supportent pas
40:46c'est une forme
40:47comme s'ils sont jaloux
40:48ils n'arrivent pas
40:49à comprendre ce succès
40:50ils n'arrivent pas
40:51à voir que finalement
40:52ça ne vient pas d'eux
40:53et puis ce qui est drôle
40:54dans son intervention
40:55il y a des gens de gauche
40:56qui y vont
40:57et qui trouvent ça drôlement
40:57bien en fait
40:58finalement
40:59on est de gauche
41:00mais c'est ouvert à tous
41:01pour trouver ça drôlement
41:02bien
41:02c'est ça qui est intéressant
41:05tous les âges
41:05toutes les générations
41:06bien sûr
41:06donc on devrait se réjouir
41:08du fait que ce soit
41:08rassembleur
41:09pourquoi
41:09il me semble qu'on a bien
41:12besoin d'avoir
41:13ces lieux
41:13où on peut
41:14connecter tous ensemble
41:15non mais je sais
41:16que le président de la république
41:17a dit qu'il n'y avait pas
41:18de culture française
41:19bon en admettant
41:20en admettant
41:21le président de la république
41:21a été accueilli par Philippe de Villiers
41:22au Puy du Fou
41:23en admettant quand même
41:24en admettant quand même
41:26qu'il y en ait une
41:26il suffit de
41:28de traverser la rue
41:29et de rentrer dans une bibliothèque
41:30pour reprendre l'expression
41:31de monsieur Macron
41:32je parle de traverser la rue
41:33pas de rentrer dans une bibliothèque
41:35on se rendra compte
41:36qu'il y a une culture française
41:37et cette culture française
41:39à mon sens
41:40elle n'est ni de droite
41:42ni de gauche
41:42c'est la culture française
41:44Myriam
41:45vous voulez ajouter quelque chose ?
41:46Je veux dire qu'on a
41:46beaucoup de sorties scolaires
41:47qui sont faites au Puy du Fou
41:48et qui participent justement
41:50à l'enseignement
41:51en français
41:52Oui mais ça pose un autre problème
41:53parce que ce sont plein de petits-enfants
41:54qui prennent le train
41:55Mais tous les Français
41:55vous comprenez ce que c'est ça ?
41:57Si on pouvait utiliser
41:58repartir sur la thématique
41:59Il va repartir là
42:01Il va repartir
42:02Non non
42:02remettez pas une pièce
42:03dans le
42:03dans le cochenet
42:05surtout pas
42:07surtout pas
42:07Non ça fait partie
42:08de la culture française
42:09c'est un des symboles
42:10de la culture française
42:11ça rappelle
42:12ça raconte
42:13la France d'hier
42:13la France d'aujourd'hui
42:14et peut-être
42:15un de nos
42:16un des combats
42:18qu'on perd aujourd'hui
42:19parce que les valeurs
42:20transmises par les chevaliers
42:21et par ces symboles
42:22du Puy du Fou
42:23c'est aussi peut-être
42:24ce qui devrait cimenter
42:25notre société
42:26On est bien d'accord
42:27Merci les amis
42:28durant cette heure
42:29l'heure était assez animée
42:31c'est le moins qu'on puisse dire
42:32Merci à l'équipe qui m'ont entouré
42:34Sébastien Mandotier
42:35Oli Lucano
42:35Nathalie Le Pelletier
42:36Camille Guédon
42:37Andrien Fonton
42:37pour la formation
42:38Stéphane Fatoreto
42:39pour la formation
42:39Merci aux équipes en G
42:40Tout de suite
42:41Michel Onfray
42:42Laurence Ferrari
42:42et je vous retrouve
42:43à 17h pour Punchline
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