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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00:00Il est 11h tout pile, bonjour, soyez les bienvenus, je suis très heureux de vous retrouver.
00:00:04Vous connaissez ce rendez-vous par cœur du dimanche, 11h-13h, c'est votre mini-news week-end,
00:00:092h pour nous poser et déclipter.
00:00:11Je vous présente notre équipe du dimanche dans quelques instants,
00:00:13mais tout de suite le sommaire de cette première partie.
00:00:16A la une, et bien justement, il est à la une du journal du dimanche, récit exclusif.
00:00:21Les confidences de Sébastien Lecornu à nos confrères.
00:00:24On va y revenir très longuement avec Elodie Huchard, notre spécialiste politique et nos invités.
00:00:30Dans Billy News, on ira également en Israël.
00:00:32Le Hamas a annoncé qu'il allait commencer à libérer les otages israéliens à Gaza dès demain matin,
00:00:36comme prévu, juste avant le sommet de la paix en Égypte.
00:00:40On sera sur place avec nos envahiers spéciaux, Régine Delfour et Thibaut Marcheteau.
00:00:44Et puis dans Billy News week-end, on va vous amener à Marseille.
00:00:47Malgré son imam condamné pour apologie du terrorisme,
00:00:50la fameuse mosquée des Bleuets à Marseille ne fermera pas ses portes.
00:00:54Pourquoi ? Et bien c'est la justice administrative qui a pris cette décision.
00:00:58Cela pose question, cela fait débat et c'est évidemment un sujet pour nous.
00:01:02Voilà pour notre menu.
00:01:04Tout de suite, il est fidèle au poste comme tous les dimanches dorénavant.
00:01:07C'est Mickaël Dorian que je salue.
00:01:09Vous allez bien Mickaël ?
00:01:10On commence par un premier tour de l'information.
00:01:13Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:01:14Emmanuel Macron attendu en Égypte.
00:01:16Le président français se rendra demain à Sharm el-Sheikh pour soutenir la mise en oeuvre de l'accord de paix entre Israël et le Hamas.
00:01:24Il échangera avec ses partenaires sur les prochaines étapes de l'accord.
00:01:27L'Elysée ne précise pas en revanche s'il s'entretiendra avec son homologue américain également attendu sur place.
00:01:33Les confidences de Sébastien Lecornu au JDD à peine reconduit à Matignon.
00:01:37Sébastien Lecornu sort du silence dans le journal du dimanche.
00:01:40Le premier ministre raconte les coulisses de sa domination et détaille sa méthode pour éviter la censure.
00:01:45Il revendique également sa liberté et affirme désormais son indépendance vis-à-vis d'Emmanuel Macron.
00:01:50Et puis, une tentative de coup d'État serait en cours à Madagascar.
00:01:54C'est ce qu'a affirmé le président malgache dans un communiqué.
00:01:57Hier, des soldats ont rejoint les milliers de manifestants dans les rues de la capitale.
00:02:01Ils ont appelé les forces de sécurité à refuser les ordres de tirer sur la population.
00:02:07Merci. Vous avez donc terminé. C'était le mot de la fin.
00:02:09C'est ça, effectivement. A priori.
00:02:12Ça se passe comme ça, en général.
00:02:13Ça se passe comme ça.
00:02:13Merci. On se retrouve dans une demi-heure.
00:02:15Ça se passe aussi comme ça.
00:02:17Tous les week-ends et tous les dimanches.
00:02:19Je vous présente notre équipe du dimanche.
00:02:21Mathioc, bonjour. Soyez le bienvenu.
00:02:23Bonjour Thierry. Bonjour à tous.
00:02:25Et les Duchard dans les starting blocks.
00:02:28On parait politique.
00:02:29J'espère.
00:02:31Je peux vous parler football.
00:02:32Ça m'intéressera beaucoup.
00:02:34Je m'en doutais aussi un petit peu.
00:02:35Magali Vicente, fidèle de cette émission, communicante politique.
00:02:38On aura besoin de votre éclairage.
00:02:41Toujours prendre un petit peu de hauteur sur les mots, le sens des mots.
00:02:44Il y a beaucoup d'interviews à accorder et à déclipter aujourd'hui.
00:02:48Mehdi Areis, analyste politique, soyez le bienvenu.
00:02:50Vraiment, cher Thierry.
00:02:52Formidablement bien, comme un dimanche.
00:02:53Plaisir de vous retrouver également.
00:02:55Et Karima Brick, fidèle ô combien de cette émission.
00:02:58Bonjour Thierry.
00:02:58Bonjour Karima.
00:02:59Alors, nous sommes dimanche, évidemment.
00:03:01Et quand Elie Duchard est là, on n'est pas là pour parler football ou rugby, mais pour parler politique.
00:03:05Il est à la ligne du journal du dimanche, je vous le disais.
00:03:08C'est Sébastien Lecornu, un récit exclusif.
00:03:10Il promet, ma chère Élodie, des surprises dans sa nouvelle équipe gouvernementale.
00:03:15Repartir, dit-il également, n'était pas une évidence pour moi.
00:03:19Que faut-il retenir de ses confidences, Élodie ?
00:03:23Ce qu'on voit, en tout cas, c'est un Premier ministre déterminé, mais qui est clair aussi, et son entourage l'est tout autant.
00:03:29Évidemment que Sébastien Lecornu a envie de réussir sa mission.
00:03:33Maintenant, il existe aussi une hypothèse où les oppositions et le socle commun lui compliquent encore la vie.
00:03:38Et dans ce cas-là, donc, il ne s'accrochera pas au pouvoir.
00:03:41Il prend à partie aussi les Français et les oppositions, d'ailleurs, en disant ceci.
00:03:45Tout va se passer sous les yeux des Français.
00:03:46Il n'y a pas de deal caché, mais un moment de vérité.
00:03:50Et puis, il explique aussi les conditions, vous le disiez Thierry, de sa nomination.
00:03:52Il explique que personne ne voulait y aller, que le président de la République l'a appelé.
00:03:56Et c'est pour ça que ça a tardé un peu en disant, écoutez, vraiment, parce que, visiblement, les deux hommes se vouvoient.
00:04:01Il n'y a pas d'autre candidat. Est-ce que vous voulez y retourner ?
00:04:04C'est pour ça qu'il dit que ça n'était pas forcément une évidence.
00:04:07Emmanuel Macron, qui précédemment avait appelé les patrons de droite, de gauche, notamment,
00:04:12pour savoir si le nom de Sébastien Lecornu était bloquant.
00:04:14Tous ont dit que ça n'était pas forcément un problème.
00:04:17Et puis, il explique un peu quelle est sa relation, sa vision de la relation avec le chef de l'État.
00:04:22Il dit « J'avance en restant loyal au président. Cela semble sain, humainement et politiquement. »
00:04:27Il dit ceci dit quand même.
00:04:28« Je n'ai gagné ni la mairie de Vernon, ni la présidence de l'heure grâce à Emmanuel Macron.
00:04:32Je n'ai pas d'autre agenda que celui de ma mission, donner un budget à la France.
00:04:35Je suis libre. »
00:04:36Et puis, Sébastien Lecornu qui ajoute aussi, notamment, sur la question des retraites,
00:04:41pourquoi il a mis ce sujet sur la table, que ce soit en 2027 ou en 2028.
00:04:44Il faudra une nouvelle réforme pour projeter dans l'avenir le système de retraite.
00:04:48C'est un secret de polychinelle pour les partis comme pour les syndicats.
00:04:51En tout cas, on voit un Sébastien Lecornu qui reste, comme on le dit, assez droit dans ses bottes.
00:04:55Il veut réussir. Maintenant, la balle est dans le camp de ceux qui composeront ce gouvernement
00:04:59et sa majorité relative à l'Assemblée.
00:05:01On va y revenir avec nos invités, évidemment, et réaction et décryptage.
00:05:04Mais on va prendre la direction de Matignon, retrouver notre équipe, Valentin Rouillon et Emma Leroux.
00:05:11Bonjour, Valentin Rouillon.
00:05:12A priori, Sébastien Lecornu est en plein travail pour constituer son équipe
00:05:18avec peut-être quelques surprises, dit-il, notamment dans les colonnes du journal du dimanche.
00:05:23Quelles sont les dernières informations en votre possession, mon cher Valentin Rouillon ?
00:05:29Écoutez, Thierry, un gouvernement très attendu.
00:05:32Le temps est toujours à la réflexion pour Sébastien Lecornu qui est enfermé depuis hier à Matignon.
00:05:37Objectif, évidemment, former un gouvernement d'ici le début de la semaine prochaine
00:05:41pour tenir un premier Conseil des ministres et proposer un budget pour l'année 2026.
00:05:45Un Parlement avec qui il faut trouver un équilibre politique dans un contexte de crise
00:05:50avec une assemblée fragmentée, des alliances précaires, des tensions nombreuses.
00:05:55Le Premier ministre l'a affirmé hier pendant son déplacement dans ce commissariat du Val-de-Marne.
00:05:59Il veut un gouvernement qui corresponde au Parlement sans être emprisonné.
00:06:03Mais la tâche s'annonce difficile.
00:06:04Les Républicains ont claqué la porte, refusant d'entrer au gouvernement.
00:06:08Le Modem et Horizon attendent de connaître les intentions du Premier ministre.
00:06:12Mais cela ne devrait pas constituer un obstacle.
00:06:14Il parle de responsabilité.
00:06:15Les socialistes, quant à eux, se disent désormais plus proches de la censure.
00:06:19Alors Sébastien Lecornu dispose d'une carte blanche du Président,
00:06:22mais d'un temps compté.
00:06:23Chaque heure pèse dans ce long week-end de discussions décisives,
00:06:27alors que l'Elysée va afficher un exécutif solide, crédible, avant la semaine prochaine.
00:06:32En tout cas, un seul objectif, répète son entourage,
00:06:35sortir de cette crise politique que Sébastien Lecornu a lui-même qualifié de difficile.
00:06:40Et qu'il partirait de nouveau, vous l'avez dit dans les colonnes de la tribune du dimanche et du J&D,
00:06:47si les conditions n'étaient plus remplies, il partirait de nouveau.
00:06:50Merci Valentin Rouillon avec Emma Leroux.
00:06:52Et si les choses bougent du côté de Matignon,
00:06:54évidemment, nous sommes ouverts jusqu'à 13h dans Bidi News, Valentin.
00:06:58Merci beaucoup Valentin.
00:07:00On va commencer un petit peu le tour de table.
00:07:03Avec vous, peut-être, les mots ont leur importance.
00:07:05Ma chère Magali Evicente, je sais que vous y accordez beaucoup d'importance.
00:07:08On a l'impression qu'il s'affranchit quand même.
00:07:11Macron, il dit en substance, et Elodie l'a dit,
00:07:14« Je ne suis pas son collaborateur », dit Sébastien Lecornu,
00:07:18en évoquant sa relation avec Emmanuel Macron.
00:07:21Oui, mais comme vous le dites Thierry, les mots ont un sens.
00:07:23Et Sébastien Lecornu dit « Je suis loyal mais pas dépendant ».
00:07:27Bah, faux en fait.
00:07:29Il y a une vraie dépendance quand même à Emmanuel Macron,
00:07:31et on le voit depuis le départ, depuis le premier moment où il a voulu claquer la porte.
00:07:34Et quand il parle de...
00:07:36Il dit qu'il n'est pas là pour faire la morale, mais qu'il est là pour faire son devoir.
00:07:42Eh bien, de quel devoir il parle ?
00:07:43Parce que, vous savez, le mot « devoir » du latin, c'est « deberer », ça veut dire « dette ».
00:07:47Et donc, c'est de quelle dette il parle, et envers qui cette dette ?
00:07:51Donc ça, c'est intéressant.
00:07:52Et surtout, quand on va dans la définition du mot « devoir »,
00:07:55c'est quand même quelque chose...
00:07:57C'est la force contraignante ou obligatoire
00:07:59de quelque chose qui est moralement ou légalement juste.
00:08:03Donc, si vous voulez, il y a un vrai sujet sur le fait que
00:08:06Sébastien Lecornu soit là, soi-disant, pour défendre cette liberté d'action,
00:08:10cette liberté de mots.
00:08:11En réalité, il n'est pas du tout libre.
00:08:13Il est totalement dépendant d'Emmanuel Macron.
00:08:16Et moi, ce que je veux vraiment mettre en garde,
00:08:18c'est que toute cette notion de paraverbal dans ce qu'il fait depuis le départ
00:08:22a vraiment un sens.
00:08:24Et le sens qu'il y a, c'est que quelque part,
00:08:25c'est comme si, vous savez, on peut saluer Sébastien Lecornu
00:08:28sur le fait qu'il est dans la maîtrise,
00:08:30qu'il ne parle pas trop, et qu'il parle...
00:08:32Il maîtrise bien sa communication ?
00:08:34Sauf que, derrière, quand on regarde plus précisément,
00:08:37il y a une volonté un peu d'anesthésier.
00:08:40C'est-à-dire, les premières mesures qu'il avait faites
00:08:42quand il était rentré au gouvernement, c'était ça.
00:08:44Quand il était Premier ministre au départ,
00:08:46c'était vraiment d'éteindre les petits feux.
00:08:48Et donc, il y a une vraie volonté par derrière.
00:08:50Il faut vraiment se méfier de la posture de Sébastien Lecornu.
00:08:54Parce que, derrière tout ça, il y a une volonté trop maîtrisée
00:08:57de contenir, d'assourdir, en fait,
00:09:00alors que, vous voyez bien le paradoxe,
00:09:02on a un premier qui ne parle pas,
00:09:04alors qu'on a un peuple qui a envie d'hurler le plus fort possible.
00:09:07C'est moins qu'on puisse dire.
00:09:08Mathieu, que retenez-vous de cette intervention ?
00:09:10Parce qu'il le redit à nouveau.
00:09:12C'est beaucoup commenté, d'ailleurs, sur tous les médias.
00:09:14C'est qu'il est prêt à partir si, effectivement,
00:09:15il n'y arrive pas à son objectif, à nouveau.
00:09:17Oui, moi, je comprends ce qu'il dit dans le JDD ce matin
00:09:20de la manière suivante.
00:09:21C'est-à-dire qu'aujourd'hui, qu'on soit d'accord ou pas,
00:09:24en fait, au sein de ce qu'on appelle le socle commun,
00:09:28il y a deux lignes qui s'affrontent.
00:09:31Le président de la République
00:09:32et une sorte de front uni au sein du socle commun
00:09:35contre les choix du président de la République
00:09:37sur la question de Sébastien Lecornu.
00:09:39Au début de la semaine dernière,
00:09:41il a nommé, justement, Sébastien Lecornu
00:09:42et il a tout de suite pris un mur
00:09:44de la part des présidents de groupe
00:09:47ou des présidents de partis au sein du socle commun.
00:09:49Bruno Retailleau, LR, Hervé Marseille, UDI,
00:09:53Gabriel Attal, Renaissance, donc son propre parti,
00:09:56et Édouard Philippe à horizon.
00:09:58Et donc, en fait, le jeu qui s'est joué la semaine dernière,
00:10:01c'est quelle bataille d'influence
00:10:03entre Emmanuel Macron et le socle commun.
00:10:05Parce qu'en fait, la question d'Emmanuel Macron,
00:10:07pour l'instant, ce n'est pas l'accord avec le Parti Socialiste.
00:10:09Ce n'est pas ça le sujet.
00:10:10Et encore moins avec la gauche.
00:10:12La gauche, on ne sait pas le sujet.
00:10:13C'est aujourd'hui de tenir le socle commun.
00:10:16Sébastien Lecornu n'a accepté d'être renommé, du coup, à Matignon
00:10:21que parce qu'il avait l'assurance d'Emmanuel Macron
00:10:23que le socle commun était tenu.
00:10:25Parce qu'Emmanuel Macron a brandi l'arme de la dissolution
00:10:27sur les députés LR
00:10:29et même sur le reste du socle commun.
00:10:32Et qu'on sait qu'au sein de cette alliance-là,
00:10:34peu de gens ont envie
00:10:35de retourner devant les urnes et devant les Français.
00:10:39Donc, c'est ça, aujourd'hui, le sujet.
00:10:40Le problème étant que samedi, donc hier,
00:10:44les Républicains, en annonçant ne pas participer au gouvernement,
00:10:47de fait, font créer un nouveau problème au sein du socle commun
00:10:51puisque le président de la République dit comme argument
00:10:53pour maintenir Sébastien Lecornu
00:10:55qu'il peut avoir un gouvernement avec des gens du socle commun,
00:10:58y compris LR.
00:10:59Le problème étant que s'il n'a pas cela,
00:11:02LR va rendre encore plus compliquée
00:11:04la négociation de Sébastien Lecornu avec le Parti Socialiste.
00:11:06Et c'est ça, aujourd'hui, le vrai enjeu à...
00:11:09C'est pour ça que je comprends que Sébastien Lecornu
00:11:11cherche à s'affranchir du président de la République
00:11:14parce qu'aujourd'hui, il n'a pas les garanties
00:11:16que le socle commun sera véritablement derrière lui.
00:11:18À partir du moment où il aura cette garantie-là,
00:11:20il va pouvoir poursuivre la mission
00:11:21que lui a donnée le président de la République.
00:11:22Alors, avant de poursuivre ce tour de table
00:11:23avec vous, Mehdi, et avec vous, Karima,
00:11:26le point sur les lignes politiques,
00:11:27c'est Inès Alican qui nous raconte tout cela.
00:11:31À droite, la ligne est claire.
00:11:33Aucune alliance.
00:11:34Les Républicains ferment la porte au gouvernement.
00:11:37Lecornu, deux.
00:11:39Gérard Larcher et Bruno Retailleau
00:11:41rejettent toute participation.
00:11:43Une décision qui fragilise encore un peu plus
00:11:46Sébastien Lecornu, recondue à Matignon,
00:11:49malgré les critiques.
00:11:50Après la consultation de nos parlementaires,
00:11:52il y a une majorité qui s'est dessinée
00:11:54dans nos instances pour que nous ne participions pas
00:11:56au gouvernement parce que nous considérons
00:11:58que la confiance et les conditions ne sont pas réunies.
00:12:01Nous soutiendrons tout ce qui va dans le bon sens,
00:12:03nous verrons cela texte par texte,
00:12:05nous voulons qu'il y ait un budget,
00:12:06nous voulons être un facteur de stabilité,
00:12:08mais aujourd'hui, on ne peut pas nous demander
00:12:09de venir dans un gouvernement pour appliquer
00:12:11le programme de la gauche.
00:12:13Dans le camp présidentiel,
00:12:14plusieurs ministres renaissances
00:12:16sont potentiellement sur le départ.
00:12:18De son côté, Gabriel Attal
00:12:20a réagi sur le réseau social X.
00:12:23Le Premier ministre a été reconduit dans ses fonctions.
00:12:26C'est la décision du président de la République.
00:12:27Le seul enjeu qui vaille désormais,
00:12:29c'est de doter la France d'un budget.
00:12:31Renaissance et les députés ensemble
00:12:32y travailleront d'arrache-pied.
00:12:34Mais à gauche, les socialistes préviennent,
00:12:37sans suspension immédiate et complète
00:12:39de la réforme des retraites
00:12:40et sans mesures sociales fortes,
00:12:42ils voteront la censure.
00:12:44Le nouveau gouvernement devra convaincre
00:12:45pour éviter la chute.
00:12:47Me dirais-je ?
00:12:49Dans le mot qui a été utilisé
00:12:51par votre correspondant à Matignon,
00:12:54il a utilisé l'expression
00:12:55« correspondre au Parlement ».
00:12:56Il faudrait que ce gouvernement
00:12:57corresponde au Parlement.
00:12:58Et concrètement,
00:12:59c'est un gouvernement des minorités.
00:13:01On est dans une situation
00:13:02qui est ubesque.
00:13:03Lorsque vous avez
00:13:04les négociations qui se passent vendredi,
00:13:07vous n'avez ni LFI,
00:13:08ni le RN qui est invité.
00:13:09Même s'ils avaient été invités,
00:13:13ils n'y seraient pas allés.
00:13:14Ça veut dire que vous avez
00:13:1450% du corps électoral
00:13:16ou de la population
00:13:17qui n'est pas à représenter.
00:13:18Lorsque vous regardez
00:13:19les trois ensembles que nous avons,
00:13:21on fait souvent la comparaison
00:13:22avec la 4ème République,
00:13:23mais la grosse différence
00:13:24qu'il y a avec la 4ème République,
00:13:25c'est que les majorités
00:13:26se disloquaient de l'intérieur.
00:13:28Là, on est dans une situation
00:13:29où ces majorités
00:13:30sont totalement fracturées.
00:13:32Vous avez une guerre des chefs.
00:13:34Ce qu'on voit,
00:13:35c'est toujours le spectre
00:13:36de l'élection présidentielle
00:13:37qui se cache derrière
00:13:38la culture
00:13:39et j'ai même envie de dire
00:13:40la pratique
00:13:40de certains de nos dirigeants politiques.
00:13:42Donc quand je vois
00:13:43la position de Sébastien Lecornu,
00:13:45tu me dis,
00:13:45mais ton gouvernement,
00:13:46il représente qui concrètement ?
00:13:47Tu vas articuler du côté des LR,
00:13:50même chez les LR,
00:13:50il y a une scission au sein des LR,
00:13:52il y a les sénateurs
00:13:52qui ne veulent plus participer
00:13:54au gouvernement,
00:13:54vous avez une partie des députés LR
00:13:55qui veulent aller au gouvernement.
00:13:57Donc concrètement,
00:13:57on représente qui et quoi
00:13:59et comment ?
00:14:00Vous avez une fraturation totale
00:14:02du champ politique français,
00:14:03plus personne ne représente.
00:14:06Vous ne pouvez qu'exister
00:14:07parce que vous êtes une minorité,
00:14:09d'autant plus qu'à l'Assemblée nationale,
00:14:10on ne fonctionne que
00:14:11sur le fait majoritaire.
00:14:12C'est une culture politique.
00:14:14Les institutions,
00:14:14si elles ne fonctionnent pas
00:14:15sur le fait majoritaire,
00:14:16elles sont bloquées.
00:14:16C'est précisément
00:14:18une crise institutionnelle.
00:14:20Aujourd'hui,
00:14:20on n'a pas de solution possible
00:14:21puisque comme tous
00:14:23les champs politiques,
00:14:24comme tous les groupes politiques,
00:14:25comme toutes les sensibilités politiques
00:14:26sont éclatées,
00:14:27qu'elles sont détruites
00:14:29par des guerres des chefs
00:14:29ou par des guerres idéologiques,
00:14:31on se retrouve à devoir...
00:14:34Quand on voit que les LR
00:14:36et l'EPS
00:14:36peuvent participer
00:14:37en même temps au gouvernement
00:14:38sur la question des retraites,
00:14:39ça n'a aucun sens.
00:14:40Ils ne peuvent pas s'entendre.
00:14:41Donc comment voulez-vous
00:14:42proposer,
00:14:43ne serait-ce qu'un budget
00:14:44ou une ligne politique claire
00:14:45dans un moment de crise politique,
00:14:48de crise budgétaire ?
00:14:49On va voir les agences
00:14:49de notation maudises
00:14:50et standardées de pourses
00:14:52qui va nous noter
00:14:52à la fin du mois.
00:14:54Ça ne fonctionne plus.
00:14:55Comme c'est un gouvernement
00:14:56des minorités,
00:14:57qu'est-ce qu'il représente ?
00:14:59Quelle est la position
00:15:00de Sébastien Lecornu ?
00:15:01Il ne peut pas représenter les gens.
00:15:02En ce sens,
00:15:03il y a même presque,
00:15:04j'ai envie de dire,
00:15:04une question d'illégitimité
00:15:05à la fin.
00:15:06Donc, qu'il soit...
00:15:08Donc vous attendez
00:15:09un départ, à nouveau.
00:15:10Mais de toute façon,
00:15:10il n'a pas le choix.
00:15:10Je pense même qu'au début,
00:15:12la stratégie d'Emmanuel Macron,
00:15:14c'était de passer
00:15:14par ordonnance un budget.
00:15:17Et ça n'a pas marché
00:15:18parce qu'il y a eu
00:15:18cet éclatement
00:15:19avec Bruno Retailleau
00:15:20et Bruno Le Maire.
00:15:21C'est pour ça
00:15:22que ça n'a pas fonctionné.
00:15:23Mais l'objectif de départ,
00:15:24c'était de passer
00:15:24par ordonnance le budget.
00:15:25C'était sa seule solution possible.
00:15:27Aujourd'hui,
00:15:27il est face à une situation
00:15:28de fait,
00:15:29c'est qu'il ne peut plus
00:15:30articuler un gouvernement
00:15:31parce que des minorités
00:15:32se font face.
00:15:33Et comme il est obligé
00:15:33de construire
00:15:35une majorité,
00:15:36un gouvernement
00:15:38à l'Assemblée nationale
00:15:39avec le fait majoritaire,
00:15:41il est obligé d'articuler
00:15:41avec des petites minorités
00:15:42qui ne peuvent pas s'entendre
00:15:43sur des questions politiques,
00:15:45notamment celle de retraite
00:15:46qui est trop profonde.
00:15:46Carrément.
00:15:47Votre regard.
00:15:48Non, la situation
00:15:48est extrêmement difficile.
00:15:50On voit que c'est la fin
00:15:50d'un quinquennat
00:15:52qui est dans l'impuissance totale.
00:15:54Même à l'agonie,
00:15:55on tente un spasme
00:15:57pour essayer d'acheter du temps.
00:15:59On est dans cette logique
00:16:00de gagner du temps.
00:16:01Alors,
00:16:02quand on regarde
00:16:02l'action
00:16:03de M. Lecornu,
00:16:06en fait,
00:16:06il se veut un peu
00:16:07le premier ministre
00:16:08passe-partout,
00:16:09conciliateur,
00:16:10mais dans l'agenda actuel,
00:16:13en fait,
00:16:13on sait qu'on est
00:16:14à quelques mois,
00:16:15quand même si,
00:16:16éventuellement,
00:16:17si ça durerait jusqu'en 2027.
00:16:19Bon,
00:16:19ça reste quand même
00:16:20qu'il y a une échéance
00:16:21d'élections présidentielles.
00:16:25Donc,
00:16:25on regarde aussi
00:16:27les appuis,
00:16:27par exemple,
00:16:28des Français
00:16:28à Emmanuel Macron,
00:16:2914 %.
00:16:30Donc,
00:16:30on voit que tout le monde,
00:16:31le socle commun,
00:16:32que ce soit de Gabriel Attal,
00:16:34Édouard Philippe,
00:16:35qui veulent se détacher
00:16:37le plus possible
00:16:38d'Emmanuel Macron
00:16:39et en même temps,
00:16:39on a Sébastien Lecornu
00:16:40qui va dire,
00:16:41il faut trouver
00:16:41des terrains d'entente.
00:16:42C'est une espèce
00:16:43d'équation impossible.
00:16:45Il y a un petit chemin,
00:16:46c'est vrai,
00:16:47quand on fait les calculs
00:16:48ou ça,
00:16:48c'est un tout petit chemin,
00:16:50mais pour combien de temps,
00:16:51pour combien de jours,
00:16:52pour si on est chanceux,
00:16:54quoi,
00:16:55quelques semaines.
00:16:56Donc,
00:16:56on voit qu'Emmanuel Macron
00:16:57ne veut pas la démission.
00:17:00Il fait tout
00:17:00pour repousser la dissolution.
00:17:03Donc,
00:17:03l'équation
00:17:04de M. Lecornu,
00:17:05bon,
00:17:06on verra,
00:17:06mais c'est vraiment,
00:17:07on voit à quel point,
00:17:08finalement,
00:17:08tout le monde
00:17:09a ses petits intérêts
00:17:10et même,
00:17:11par exemple,
00:17:12du côté de la droite,
00:17:13on voit que,
00:17:14chez les Républicains,
00:17:15ils sont divisés.
00:17:16Donc,
00:17:16on est dans une situation
00:17:17un peu impossible.
00:17:18Et j'aime bien
00:17:18quand vous associez
00:17:19la parole au geste.
00:17:21C'est pour nos spectateurs.
00:17:23On voit bien avec eux.
00:17:24C'est une parole incarnée.
00:17:25C'est une parole incarnée,
00:17:26si je peux me permettre.
00:17:27Voilà.
00:17:28Et je parle sur la gouverne
00:17:28de Magali Vissan,
00:17:29que tout est important,
00:17:30les gestes,
00:17:31etc.
00:17:32Éric Ciotti,
00:17:33on parle d'Éric Ciotti,
00:17:34qui justement profite
00:17:35de cette transition.
00:17:37Merci Karima.
00:17:38Vous voyez,
00:17:39cette émission,
00:17:39c'est du coup d'humain.
00:17:40Éric Ciotti,
00:17:41qui appelle ses anciens collègues
00:17:42à rejoindre l'UDR
00:17:43et le RN,
00:17:44carrément.
00:17:45Oui,
00:17:45parce qu'Éric Ciotti,
00:17:47c'est dans une lettre
00:17:48qu'il leur a adressée.
00:17:50Alors,
00:17:50il revient un petit peu
00:17:51sur son parcours lui-même
00:17:52au sein,
00:17:53notamment,
00:17:54de l'UMP,
00:17:54du RPR.
00:17:55Il rappelle qu'il était parti,
00:17:56et ça,
00:17:57personne ne l'a oublié,
00:17:57en 2024.
00:17:58Mais dit-il,
00:17:59je vous écris aujourd'hui,
00:18:00ce n'est pas pour ouvrir
00:18:01les plaies du passé,
00:18:01mais pour préparer
00:18:02l'avenir ensemble
00:18:03et en responsabilité.
00:18:05Donc,
00:18:06l'idée d'Éric Ciotti,
00:18:07elle est assez simple,
00:18:08c'est d'aller vers ce que veulent
00:18:1075% des Français,
00:18:12c'est-à-dire
00:18:12cette union des droites.
00:18:13Il fait un calcul,
00:18:15Éric Ciotti,
00:18:15quand il regarde
00:18:16les derniers sondages,
00:18:17il explique que
00:18:18les sondages donnent désormais
00:18:1936% pour l'alliance
00:18:20UDR et RN,
00:18:2113% pour LR.
00:18:22Donc,
00:18:23avec l'union des droites,
00:18:24on serait à peu près
00:18:24à 50%
00:18:25dès le premier tour.
00:18:27Il explique aussi
00:18:28qu'il tend la main
00:18:28avec humilité.
00:18:30On voit qu'il essaye
00:18:31évidemment d'enrober
00:18:32les choses.
00:18:32Il dit,
00:18:33je sais que pour certains,
00:18:33une alliance avec le RN
00:18:34n'est ni naturelle
00:18:36ni facile.
00:18:37Il explique quand même
00:18:38qu'il a remarqué
00:18:39qu'au groupe LR et UDR,
00:18:40leurs votes dans l'hémicycle
00:18:41sont communs à 95%
00:18:43et avec le RN à 90%.
00:18:45Donc,
00:18:46déjà dans l'hémicycle,
00:18:47cette union,
00:18:47elle pourrait exister.
00:18:48Et puis,
00:18:49il dit,
00:18:49votre voix sera entendue
00:18:50et respectée.
00:18:51Vous ne serez plus l'otage
00:18:52d'une guerre des chefs
00:18:53poison éternel de la droite.
00:18:54Vous ne serez plus passager
00:18:55clandestin contre votre gré
00:18:56de la déliquescence
00:18:57du macronisme.
00:18:59C'est une tentative
00:18:59d'Éric Ciotti
00:19:00qui,
00:19:01pour l'instant,
00:19:01en tout cas,
00:19:02ne trouve pas de réponse
00:19:05parce que,
00:19:05évidemment,
00:19:06la droite n'a pas envie
00:19:06de se dissoudre
00:19:07ni dans le macronisme
00:19:08ni dans le rassemblement national.
00:19:10Et puis,
00:19:11il y aurait aussi,
00:19:12alors effectivement,
00:19:13on voit,
00:19:13pour l'instant,
00:19:13on additionne des sondages.
00:19:14On se dit,
00:19:15ça fait une majorité.
00:19:16Il faudrait voir sur le fond
00:19:17comment ils peuvent s'entendre
00:19:18dans les votes
00:19:19qui le rappellent,
00:19:20effectivement,
00:19:20tout ce qui concerne
00:19:21la justice,
00:19:22le régalien,
00:19:22bien sûr,
00:19:22que les votes sont en commun
00:19:23sur le programme économique
00:19:25si vous comparez celui
00:19:26des LR
00:19:26ou du rassemblement national.
00:19:28Là,
00:19:28pour le coup,
00:19:29bon courage
00:19:29pour trouver
00:19:30une plateforme commune.
00:19:31Mathieu,
00:19:31petite réaction ?
00:19:32Oui,
00:19:33deux éléments.
00:19:34Il y a un premier point,
00:19:34c'est sur le fond.
00:19:35Sur le fond,
00:19:36sur l'union des droites,
00:19:37même si je suis d'accord
00:19:37avec ce qu'a dit Elodie,
00:19:38il y a des grosses divergences
00:19:39d'un point de vue économique,
00:19:40on voit quand même
00:19:41que,
00:19:42que ce soit du côté du RN
00:19:44ou que ce soit du côté de LR,
00:19:45on a des,
00:19:46une tentative
00:19:48d'uniformisation
00:19:49des sujets.
00:19:49Enfin,
00:19:50ce n'est pas qu'ils veulent
00:19:50faire une uniformisation
00:19:51des sujets,
00:19:51mais les partis se rapprochent.
00:19:53Le RN,
00:19:54notamment avec Jordan Bardella,
00:19:56au moment des élections européennes
00:19:58puis des législatives,
00:19:59a un programme économique
00:20:00qui n'est pas celui
00:20:01de Marine Le Pen
00:20:02en 2017.
00:20:03Il n'y a plus la sortie
00:20:04de l'euro,
00:20:05il n'y a plus la retraite
00:20:07à 60 ans,
00:20:08on n'est passé même plus
00:20:09à la retraite à 62 ans,
00:20:10c'est une modulation
00:20:10par annuité,
00:20:11etc.
00:20:11Donc on a quand même,
00:20:13on va dire,
00:20:13un ralliement progressif
00:20:15à la politique de l'offre.
00:20:16Donc on a un RN
00:20:17qui converge de plus en plus
00:20:18vers les thèmes
00:20:19de LR
00:20:20sur les questions économiques
00:20:21et de la même manière,
00:20:22LR reprend des propositions
00:20:24notamment du Rassemblement
00:20:24National sur certains sujets
00:20:25sur les questions de sécurité
00:20:26et les questions migratoires.
00:20:28Donc vous avez quand même,
00:20:29on va dire,
00:20:29une uniformisation des thèmes.
00:20:30Le véritable problème
00:20:31de l'union des droites,
00:20:32c'est toujours la même chose,
00:20:33c'est la question des chefs.
00:20:34C'est qu'en fait,
00:20:34au RN,
00:20:35ils n'en veulent pas
00:20:36parce que Marine Le Pen
00:20:37de toute façon considère
00:20:38que si elle fait
00:20:39l'union des droites,
00:20:40elle va perdre une partie
00:20:41de son socle électoral
00:20:42qui est anciennement de la gauche
00:20:43et pour elle,
00:20:44ça représente entre 5 et 10 points
00:20:46du Rassemblement National
00:20:46et elle dit,
00:20:47ces gens-là ne voteront jamais
00:20:48pour un candidat
00:20:49comme Bruno Retailleau
00:20:50ou pour un libéral conservateur
00:20:51ou François-Xavier Bellamy.
00:20:53Et de l'autre côté,
00:20:54LR,
00:20:54je pose toujours la même question,
00:20:55si vous portez
00:20:56d'un point de vue tactique,
00:20:58est-ce que LR a réellement
00:20:59un intérêt à l'union des droites ?
00:21:01Vous allez,
00:21:01un,
00:21:01vous dissoudre dans le pénis,
00:21:02premier point,
00:21:03et surtout,
00:21:04d'un point de vue,
00:21:05un parti,
00:21:05c'est fait pour faire des élus,
00:21:06c'est pour avoir plus d'élus.
00:21:08Est-ce que vous avez plus d'élus
00:21:09dans le cadre de l'union des droites
00:21:10quand vous êtes les républicains
00:21:11qu'aujourd'hui ?
00:21:12Ce n'est pas certain.
00:21:13Prenez une majorité,
00:21:14vous prenez les sondages,
00:21:15je reprends les points d'Éric Ciotti.
00:21:18LR,
00:21:18c'est à peu près 10%
00:21:19du corps électoral.
00:21:21Le RN,
00:21:22c'est 35.
00:21:22Si on met Reconquête,
00:21:23ça arrive quasiment à 45.
00:21:25En gros,
00:21:25LR,
00:21:26c'est 25%
00:21:27de l'union des droites.
00:21:28Vous faites 25%
00:21:29d'une majorité
00:21:29à l'Assemblée Nationale,
00:21:31vous arrivez,
00:21:35les LR ont déjà 50 sièges.
00:21:37En termes de nombre de députés,
00:21:39ça n'a pas véritablement augmenté
00:21:40le nombre de députés du LR.
00:21:42Et en termes de place
00:21:43au gouvernement,
00:21:44vous avez 20 postes
00:21:45au gouvernement,
00:21:46vous faites un quart des postes,
00:21:47ça fait 5 postes,
00:21:48c'est déjà ce qu'ils ont
00:21:49avec le Bloc Central.
00:21:50Donc,
00:21:50d'un point de vue tactique,
00:21:51je ne dis pas que c'est bien,
00:21:52mais d'un point de vue tactique,
00:21:53ni LR ni le RN
00:21:54pensent avoir intérêt
00:21:56à faire l'union des droites.
00:21:57Donc,
00:21:57à partir de ce moment-là,
00:21:58l'initiative d'élus
00:21:58qui est intéressante.
00:22:00Oui,
00:22:00parce qu'évidemment,
00:22:01les Français le veulent,
00:22:02les gens de droite le veulent,
00:22:04l'aspirent,
00:22:04mais d'un point de vue
00:22:05appareil partisan,
00:22:06malheureusement,
00:22:07on peut le dire,
00:22:08il n'y aura pas
00:22:08d'union des droites.
00:22:09J'imagine que les spectateurs
00:22:10qui vont écouter avec attention,
00:22:11ils ont tout noté,
00:22:12les équations,
00:22:13les additions.
00:22:14Et surtout,
00:22:15c'est que vous ne pouvez pas
00:22:15faire l'union des droites
00:22:16sans reconquête également.
00:22:17Parce que pour avoir
00:22:18la majorité au premier d'un,
00:22:19il faut aussi reconquête,
00:22:21ça c'est aussi un point ajouté,
00:22:22parce qu'ils n'ont que 36,
00:22:23enfin ils ont 36 Français,
00:22:24c'est beaucoup,
00:22:24le RN et M. Ciotti,
00:22:26mais il faut ajouter à ça
00:22:27les 4 points de reconquête
00:22:28et ensuite après
00:22:29les 10 points de LR.
00:22:30Et là, vous pouvez faire
00:22:30une vraie union des droites,
00:22:32mais vous ne pouvez pas
00:22:32faire une union des droites
00:22:32sans reconquête.
00:22:33Mais dis deux mots
00:22:33à une pilon,
00:22:34parce qu'on va arriver
00:22:35à la première pause.
00:22:35Oui, j'ajoute un dernier point,
00:22:37le gros avantage de LR
00:22:38et c'est leur force,
00:22:38c'est le Sénat.
00:22:40Il y a les élections municipales
00:22:41qui vont arriver très vite,
00:22:42donc la partition que va jouer
00:22:43l'LR sera très compliquée.
00:22:45D'autant plus que sur les municipales,
00:22:46c'est aux municipales
00:22:47qu'il y aura les grands électeurs
00:22:49pour le Sénat,
00:22:50quand vous allez vous retrouver
00:22:51face à un RN,
00:22:52face à un LR,
00:22:53ça va être très compliqué
00:22:53pour les LR.
00:22:54Donc toute l'équation,
00:22:55je ne sais même pas
00:22:56si elle est possible actuellement
00:22:57pour Bruno Retailleau,
00:22:58sachant qu'il n'a plus de dynamique.
00:23:00Là, la séquence politique
00:23:01qu'il a eue,
00:23:01elle est catastrophique.
00:23:02Donc pour moi,
00:23:03les LR sont en train
00:23:04de jouer leur pause
00:23:05sur l'essai prochain.
00:23:06Et on va suivre ça
00:23:07avec une grande attention.
00:23:08Merci les amis,
00:23:09c'est le moment de la première pause.
00:23:11Au retour de la pause pub,
00:23:12nous irons en Israël
00:23:13puisqu'il va se passer
00:23:14des choses très importantes
00:23:15demain, évidemment.
00:23:17Le Hamas qui annonçait
00:23:18qu'il allait commencer
00:23:19à libérer les otages israéliens
00:23:20à Gaza
00:23:20dès demain matin
00:23:21comme prévu.
00:23:23Et puis il y a ce sommet,
00:23:24évidemment,
00:23:25où Emmanuel Macron a dit
00:23:26je vais y aller,
00:23:27moi aussi.
00:23:28Donc là aussi,
00:23:29ça réagit
00:23:30et on sera avec
00:23:31Régine Delfour
00:23:31et Thibaut Marchoto,
00:23:33nos envoyés spéciaux
00:23:34en Israël.
00:23:34A tout de suite.
00:23:39Merci de prendre place.
00:23:40C'est votre Midi News Weekend.
00:23:42Comme tout dimanche,
00:23:42nous sommes ensemble
00:23:43jusqu'à 13h.
00:23:44Je représente notre équipe
00:23:45du dimanche
00:23:45dans quelques instants.
00:23:46Mais tout de suite,
00:23:46nouveau tour d'horizon
00:23:47de l'information avec vous,
00:23:48Mickaël Dorian.
00:23:49Plusieurs individus
00:23:50s'en sont pris
00:23:51violemment aux forces
00:23:52de l'ordre hier
00:23:53en plein cœur de Paris.
00:23:54C'était lors d'un concert
00:23:55gratuit du groupe
00:23:56de rap L2B,
00:23:57un concert qui a littéralement
00:23:58viré au chaos.
00:24:00Les CRS sont intervenus
00:24:01pour mettre fin
00:24:02à l'événement
00:24:02après des mouvements
00:24:03de foule.
00:24:04Le Hamas prêt
00:24:05à libérer
00:24:05les otages israéliens
00:24:07dès demain
00:24:07en accord
00:24:08avec la première phase
00:24:09du plan
00:24:10de Donald Trump.
00:24:11Il prévoit
00:24:12la libération
00:24:12demain matin
00:24:13des 48 otages restants
00:24:14vivants ou morts
00:24:15enlevés en Israël.
00:24:16En échange,
00:24:17l'État hébreu
00:24:17doit libérer
00:24:18près de 2000 détenus
00:24:20palestiniens
00:24:20dont de nombreux
00:24:21condamnés
00:24:21pour des attentats
00:24:23meurtriers
00:24:23contre des Israéliens.
00:24:25Et puis,
00:24:25le bilan s'alourdit.
00:24:27Après les pluies
00:24:27torrentielles au Mexique,
00:24:28au moins 41 personnes
00:24:29sont mortes cette semaine.
00:24:30D'énormes dégâts
00:24:31ont été signalés.
00:24:32Glissement de terrain,
00:24:33débordement de rivières
00:24:34et coulée de boue.
00:24:35La présidente du Mexique
00:24:37a ordonné
00:24:37le déploiement
00:24:38de 10 000 militaires
00:24:39pour participer
00:24:39aux opérations de secours.
00:24:41Merci beaucoup Mickaël
00:24:43et à tout à l'heure.
00:24:44Je vous présente
00:24:44notre équipe du dimanche.
00:24:45Karim Aboué
00:24:46qui est à nos côtés
00:24:46comme d'habitude.
00:24:47Mathieu Hoek,
00:24:48Magélie Vicente
00:24:49et Mehdi Reiche.
00:24:51Les amis,
00:24:51je vous propose
00:24:51de prendre la direction
00:24:52d'Israël
00:24:53parce que c'est également
00:24:53la grosse actualité
00:24:55du jour
00:24:56et notamment demain
00:24:57puisque le Hamas a annoncé
00:24:59qu'il allait commencer
00:25:00à libérer les otages israéliens
00:25:01à Gaza
00:25:02dès demain matin
00:25:03comme prévu
00:25:04juste avant
00:25:05le fameux sommet
00:25:06de la paix en Égypte
00:25:07qui rassemblement
00:25:08les dirigeants
00:25:09d'une vingtaine de pays
00:25:10autour de Donald Trump
00:25:11et on y reviendra également
00:25:12dans le courant
00:25:13de cette émission
00:25:13et Emmanuel Macron
00:25:14a décidé de se déplacer
00:25:16sur place.
00:25:17Mais on va d'abord
00:25:18retrouver notre équipe
00:25:19d'envoyés spéciaux
00:25:20Régine Delfour
00:25:20et Thibaut Marcheteau.
00:25:22Bonjour Régine.
00:25:24Merci d'être avec nous
00:25:25en ce dimanche.
00:25:26Donald Trump
00:25:27doit arriver
00:25:27demain en Israël.
00:25:29Est-ce qu'on en sait
00:25:30un petit peu plus
00:25:31sur le détail
00:25:32de son programme
00:25:33ma chère Régine ?
00:25:37On a un petit problème
00:25:44d'image figée.
00:25:45On va retrouver Régine
00:25:46incessamment sous peu.
00:25:49Petite réaction
00:25:50tout d'abord
00:25:51avant ce qui risque
00:25:52de se passer demain.
00:25:54On l'évoquait d'ailleurs
00:25:56hier avec
00:25:56Régine.
00:25:57Il y a beaucoup
00:25:58d'impatience
00:25:59mais également
00:26:00beaucoup d'inquiétude
00:26:01puisqu'on a appris
00:26:01en plus hier
00:26:02qu'un ex-otage
00:26:04s'est suicidé
00:26:05hier
00:26:07ce qui suscite
00:26:07beaucoup
00:26:08beaucoup
00:26:08beaucoup
00:26:09d'émotions.
00:26:10Magali ?
00:26:11Bien sûr
00:26:11qu'il y a toujours
00:26:12de l'inquiétude.
00:26:13On sait
00:26:13comment chaque otage
00:26:15précédemment
00:26:17avaient été
00:26:17les mises en scène
00:26:19qui avaient été faites
00:26:20pour chaque otage
00:26:21et derrière
00:26:21ce qu'ils ont vécu.
00:26:22donc déjà
00:26:23il y a une peur
00:26:24de savoir
00:26:26dans quel état
00:26:27ils vont rentrer
00:26:28comment
00:26:28ils vont être
00:26:30ramenés
00:26:31et puis
00:26:32psychologiquement
00:26:33vous l'avez mentionné
00:26:34Thierry
00:26:35je pense qu'on ne peut pas
00:26:37imaginer
00:26:37l'état émotionnel
00:26:39et physique
00:26:40doublé
00:26:41de ce qu'ils ont vécu
00:26:42et forcément
00:26:44on ne peut qu'avoir
00:26:45une peur
00:26:46de savoir
00:26:47dans quel état
00:26:48ils vont rentrer
00:26:49et puis
00:26:49la peur
00:26:50de ce qui va se passer
00:26:52aussi
00:26:52parce qu'on connaît
00:26:53les pratiques
00:26:53du Hamas
00:26:54on sait comment
00:26:55ils fonctionnent
00:26:55et puis
00:26:56il faut mentionner
00:26:57un fait important
00:26:58c'est que
00:26:58malgré tout
00:26:59derrière ces libérations
00:27:00on sait
00:27:01les concessions
00:27:02qui ont dû être faites
00:27:03et on sait
00:27:04ce que demande
00:27:05systématiquement
00:27:05le Hamas
00:27:06en termes de garanties
00:27:07supplémentaires
00:27:07à chaque point
00:27:08de négociation
00:27:08et on n'en parle pas
00:27:10souvent
00:27:11mais c'est énorme
00:27:12les concessions
00:27:13qui sont faites
00:27:13pour récupérer
00:27:14les otages
00:27:15et aller au-delà
00:27:15sur cet accord
00:27:16donc on ne peut
00:27:17que se méfier
00:27:18perpétuellement
00:27:18de la position
00:27:20du Hamas
00:27:20systématique
00:27:21parce qu'ils instrumentalisent
00:27:22à chaque point
00:27:23chaque point de négociation
00:27:24et chaque accord
00:27:25souhaité
00:27:26et cette information
00:27:27que je vous lis
00:27:28et que je découvre
00:27:28à l'instant
00:27:29dépêche de l'agence
00:27:30France Presse
00:27:30le Hamas ne gouvernera
00:27:32pas à Gaza
00:27:32après la guerre
00:27:33selon une source
00:27:34du mouvement
00:27:35Mathieu Hock
00:27:36non seulement
00:27:37il ne faut pas
00:27:37que le Hamas
00:27:38gouverne à Gaza
00:27:39c'est une évidence
00:27:40mais moi je pense
00:27:41surtout qu'il faut
00:27:42que l'on traque
00:27:43et que l'on juge
00:27:44les gens qui ont fait
00:27:45et qui ont commis
00:27:46le plus grand crime
00:27:48contre l'humanité
00:27:49qui a été fait
00:27:49à Israël
00:27:50et au peuple juif
00:27:51depuis la seconde guerre mondiale
00:27:52c'est pour ça
00:27:53que nous on avait écrit
00:27:53un texte
00:27:54il n'y a pas si longtemps
00:27:54que ça
00:27:55il faut un sort
00:27:56de tribunal
00:27:56de Nuremberg
00:27:57un petit peu
00:27:57comme on a eu
00:27:58après la seconde guerre mondiale
00:27:59pour juger
00:28:00les auteurs
00:28:01et donc juger
00:28:03le Hamas
00:28:03d'ailleurs
00:28:03sur la branche
00:28:04militaire
00:28:06terroriste
00:28:07et également
00:28:08sur la branche politique
00:28:09parce qu'on ne peut pas
00:28:09se satisfaire aujourd'hui
00:28:10qu'on est une organisation
00:28:12terroriste
00:28:14qui a radicalisé
00:28:15une partie
00:28:15de la population
00:28:16gazaouie
00:28:17et qui peut encore
00:28:18avoir un avenir
00:28:18même indirectement
00:28:20c'est-à-dire
00:28:21en exil
00:28:22dans la suite politique
00:28:26de la Palestine
00:28:27c'est un des prérequis
00:28:29qu'il faut poser
00:28:29à la constitution
00:28:31d'un État de Palestine
00:28:32ça me paraît
00:28:32vraiment un prérequis
00:28:33pour permettre
00:28:34à Israël
00:28:35et aux Etats-Unis
00:28:37mais surtout à Israël
00:28:37de pouvoir accepter
00:28:39l'idée
00:28:39d'un État de Palestine
00:28:41parce qu'il faut le rappeler
00:28:42encore et toujours
00:28:43tant que Israël
00:28:44et les Etats-Unis
00:28:45ne reconnaissent pas
00:28:46un État de Palestine
00:28:47il n'y aura pas
00:28:48d'État de Palestine
00:28:48tout simplement
00:28:49donc il faut absolument
00:28:51avoir
00:28:51dans un protocole
00:28:52de paix
00:28:53que le président Trump
00:28:54a proposé
00:28:55et qui a été accepté
00:28:56ajouter
00:28:57une clause là-dessus
00:28:58pour un
00:28:59exiler le Hamas
00:29:00mais surtout
00:29:00ensuite après
00:29:00organiser
00:29:01le jugement
00:29:02et véritablement
00:29:04faire payer au Hamas
00:29:05ce qu'ils ont fait
00:29:06au peuple israélien
00:29:07pour qu'ensuite
00:29:08après
00:29:08qu'Israël
00:29:09se sente accompagné
00:29:10dans le traumatisme
00:29:12qu'a représenté
00:29:13le 7 octobre
00:29:13Allez on a retrouvé
00:29:14Régine Delfour
00:29:15et Thibault Marchoteau
00:29:16Rebonjour Régine
00:29:18vous étiez figé
00:29:19sur notre image
00:29:20et je suis content
00:29:21de vous voir
00:29:22je le disais
00:29:23Donald Trump
00:29:24doit arriver demain
00:29:25en Israël
00:29:25est-ce qu'on en sait
00:29:27un peu plus
00:29:27sur les détails
00:29:28de sa visite
00:29:30et de son programme
00:29:31Régine ?
00:29:31Oui bonjour Thierry
00:29:36effectivement
00:29:36nous avions un problème
00:29:37technique
00:29:38puisque nous étions
00:29:38au plus proche
00:29:39de la Knesset
00:29:40et vous connaissez
00:29:41donc les brouilleurs
00:29:42qui empêchent
00:29:43certains signaux
00:29:44alors oui
00:29:45Donald Trump
00:29:46est attendu
00:29:47demain
00:29:47à 9h20
00:29:48heure israélienne
00:29:49à Tel Aviv
00:29:50et son avion
00:29:51se posera donc
00:29:53à l'aéroport
00:29:53de Ben Gurion
00:29:54ensuite
00:29:55il est attendu
00:29:55aux alentours
00:29:56de 10h
00:29:57à Jérusalem
00:29:58où il rencontrera
00:30:00dans un premier temps
00:30:01Benyamin Netanyahou
00:30:02le premier ministre israélien
00:30:03mais aussi Isaac Herzog
00:30:04qui est le président israélien
00:30:06ensuite
00:30:07ensemble
00:30:08tous les trois
00:30:09ils rencontreront
00:30:10des familles d'otages
00:30:12ce sera aux alentours
00:30:12de 10h45
00:30:14et à 11h
00:30:14à 11h Thierry
00:30:15ce sera
00:30:16le discours
00:30:17de Donald Trump
00:30:18à la Knesset
00:30:19un discours
00:30:20qui est très très attendu
00:30:21notamment
00:30:21par les Israéliens
00:30:23puisque
00:30:23tous les Israéliens
00:30:24sont derrière
00:30:25Donald Trump
00:30:25puisque pour eux
00:30:26c'est grâce à lui
00:30:27s'il y a la libération
00:30:28de ses otages
00:30:29et puis c'est aux alentours
00:30:30de 13h
00:30:31que Donald Trump
00:30:32partira
00:30:32donc d'Israël
00:30:34pour se rendre
00:30:35en Égypte
00:30:36au sommet
00:30:37à Sharm el-Sheikh
00:30:37alors ce que je voulais
00:30:39vous dire aussi
00:30:39Thierry
00:30:40c'est que
00:30:40en venant de Tel Aviv
00:30:42avec Thibaut Marcheteau
00:30:43quand nous avons pris
00:30:44l'autoroute
00:30:44l'autoroute 1
00:30:45il faut imaginer
00:30:47tous ces drapeaux
00:30:48américains
00:30:49qui bordent l'autoroute
00:30:50théoriquement
00:30:50ce sont des drapeaux
00:30:51israéliens
00:30:51et bien là non
00:30:52il y a des drapeaux
00:30:54américains
00:30:54qui ont été ajoutés
00:30:55il y en a devant
00:30:56la Knesset
00:30:56on n'est pas encore
00:30:57allé dans le centre
00:30:58de Jérusalem
00:30:58mais je pense qu'il y a
00:31:01c'est une visite
00:31:02que tout le monde
00:31:02attend ici en Israël
00:31:03Merci beaucoup
00:31:04Régine Delfour
00:31:05avec Thibaut Marcheteau
00:31:06et on vous retrouvera
00:31:07dans la deuxième partie
00:31:07évidemment
00:31:08parce qu'on parlera
00:31:09je le disais
00:31:09on l'a un peu évoqué
00:31:10ensemble hier
00:31:11c'est l'impatience
00:31:12mais il y a toujours
00:31:13une petite
00:31:13pour ne pas dire
00:31:14une grande inquiétude
00:31:15évidemment du côté
00:31:16des familles des otages
00:31:17et puis ça m'intéresse
00:31:18également de savoir
00:31:19comment le fait
00:31:20que Emmanuel Macron
00:31:22ait décidé hier
00:31:24de participer
00:31:25à cette réunion
00:31:26comment tout cela
00:31:26est vécu sur place
00:31:27vous allez nous raconter
00:31:28tout cela en deuxième partie
00:31:29évidemment de notre émission
00:31:30il y a tout à l'heure
00:31:31Régine Delfour
00:31:33avec Thibaut Marcheteau
00:31:34et merci de nous faire
00:31:34vivre tout cela
00:31:35et vous pourrez vivre
00:31:36cette journée si importante
00:31:38demain avec tous
00:31:38nos envoyés spéciaux
00:31:39sur l'antenne de CNews
00:31:41oui
00:31:41Mehdi
00:31:43on le voit
00:31:44ce qui est important
00:31:45c'est
00:31:45il y a beaucoup de rapports
00:31:46américains
00:31:46le grand vainqueur
00:31:48c'est quand même
00:31:49Donald Trump
00:31:50oui
00:31:50là il a fait
00:31:51quelque chose
00:31:52d'assez extraordinaire
00:31:53on peut ne pas aimer
00:31:54le personnage
00:31:55je reviens totalement
00:31:56mais sans lui
00:31:56il n'y a pas
00:31:56mais sans lui
00:31:57il n'y a pas de
00:31:58il n'y a pas de traité de paix
00:31:59je rebondis sur ce qu'a dit
00:32:00Mathieu
00:32:01qui est pertinent
00:32:02c'est souvent pertinent
00:32:04ce que dit Mathieu
00:32:04il y a un élément
00:32:07qu'il faut ajouter
00:32:08pour une toute petite nuance
00:32:10quand on parle du Hamas
00:32:12et de manière générale
00:32:13les groupes terroristes
00:32:15mutent toujours
00:32:16et il y a
00:32:18dans la proposition
00:32:19du traité de paix
00:32:21donc la première chose
00:32:22c'est le retour des otages
00:32:23mais il y a aussi
00:32:24la question de
00:32:25que va devenir le Hamas
00:32:26notamment la question
00:32:26du désarmement
00:32:27et de qu'est-ce qu'on va faire
00:32:28de tous ces djihadistes
00:32:29et là
00:32:30à cette question-là
00:32:31ça sera très compliqué
00:32:32qui va devoir prendre en charge
00:32:33ces personnes-là
00:32:34comment vous allez devoir
00:32:35les gérer
00:32:36comment vous allez les désarmer
00:32:37et puis même
00:32:38et puis je pense
00:32:39d'ailleurs sur place
00:32:39ça se passe déjà comme ça
00:32:41ils ne vont plus
00:32:42se faire appeler Hamas
00:32:43ils vont changer de nom
00:32:44ils vont se faire passer
00:32:45pour force de sécurité
00:32:46force de résistance palestinienne
00:32:48je ne sais pas
00:32:48ils vont trouver
00:32:49tout en termes de communication
00:32:50ils ont vraiment
00:32:52et là c'est quelque chose
00:32:53qu'on ne peut pas leur retirer
00:32:54dans leur génie maléfique
00:32:55ils ont toujours
00:32:56cette faculté à muter
00:32:57et à proposer quelque chose
00:32:58de nouveau
00:32:59en termes de communication
00:33:00se présenter finalement
00:33:01toujours comme des vainqueurs
00:33:03ou du moins
00:33:03ils arrivent à toujours
00:33:04tirer quelque chose
00:33:05d'une paix
00:33:05donc la problématique
00:33:06elle va se retrouver
00:33:07très vite
00:33:08sur ces questions-là
00:33:09et là malheureusement
00:33:10je n'ai pas de réponse
00:33:10carrément
00:33:11et Mathieu
00:33:12juste après
00:33:13cette idéologie
00:33:15cette idée même
00:33:16on voit évidemment
00:33:17chez le Hamas
00:33:18pour eux
00:33:19c'est la destruction
00:33:20pure et simple d'Israël
00:33:21ils ne reconnaissent pas
00:33:22le droit d'Israël
00:33:23d'exister
00:33:23donc ça
00:33:24évidemment
00:33:25dans leur ADN
00:33:26de toute façon
00:33:27qu'on le veuille ou non
00:33:27qu'on raconte l'histoire
00:33:28d'une manière ou d'une autre
00:33:29ça fait partie de leur ADN
00:33:30exact
00:33:30donc non seulement
00:33:31évidemment
00:33:32ils ne peuvent pas faire partie
00:33:33de la suite des choses
00:33:34mais en plus
00:33:35cette idéologie-là
00:33:37elle est là
00:33:38malheureusement
00:33:39ça ne sera pas pour demain
00:33:41que ça va disparaître
00:33:42cela dit
00:33:43si on revient
00:33:44donc au cours
00:33:45pour les prochaines heures
00:33:46elles sont fondamentales
00:33:47elles sont cruciales
00:33:49on parle du plan de paix
00:33:50de ce plan
00:33:51en 20 points
00:33:52de Donald Trump
00:33:53on est quand même
00:33:54dans cette première phase
00:33:55donc il faut réussir
00:33:56déjà cette première phase
00:33:58parce qu'on est encore
00:33:59tant qu'il y a encore
00:34:00des otages vivants
00:34:01tant qu'il y a encore
00:34:02ces dépouilles
00:34:03tant qu'on est encore
00:34:05dans cette
00:34:06ça nous ramène toujours
00:34:08au 7 octobre
00:34:08donc il faut réussir
00:34:09cette première étape
00:34:10pour être capable
00:34:11d'envisager la suite
00:34:13donc les prochaines heures
00:34:14vont être cruciales
00:34:15on sait que
00:34:16bon on avait parlé
00:34:16de ces espèces
00:34:17de cérémonies macabres
00:34:19rappelez-vous
00:34:19de libération des otages
00:34:20on n'est pas là-dedans
00:34:21on n'est pas là-dedans
00:34:22pour cette prochaine séquence
00:34:25et juste de rappeler aussi
00:34:27il y aura cet échange
00:34:28bon si tout ne déraille pas
00:34:31d'ici les prochaines heures
00:34:33pour l'instant
00:34:34ça semble enclencher
00:34:35bon enfin
00:34:36donc bref
00:34:37soyons prudents
00:34:38mais ça semble bien enclencher
00:34:39pour le moment
00:34:40je rappelle quand même
00:34:41qu'on parle aussi
00:34:42du côté d'Israël
00:34:43qui vont libérer
00:34:44on dit 250 personnes
00:34:47bon pour des raisons
00:34:48de sécurité
00:34:48et plus de 1500
00:34:50détenus aussi
00:34:52donc ça fait partie
00:34:53de ce processus
00:34:54et ensuite
00:34:54ben oui
00:34:55il y a les autres points
00:34:56et ça ça va être
00:34:57sur du beaucoup plus long terme
00:34:59mais une étape à la fois
00:35:00et oui
00:35:01Donald Trump a joué
00:35:02un rôle immense
00:35:03journée cruciale
00:35:05donc demain
00:35:05et que vous pourrez vivre
00:35:06encore une fois
00:35:07sur ces news
00:35:08Mathieu
00:35:09pour rebondir du coup
00:35:10sur ce que disait Mehdi
00:35:10moi je suis d'accord
00:35:11avec ce que vous venez
00:35:12tous les deux de dire
00:35:13c'est tout à fait
00:35:13pourquoi je parlais justement
00:35:15de jugement du Hamas
00:35:16et effectivement
00:35:16ça viendra après
00:35:17la question de la libération
00:35:19des otages
00:35:19il n'y a aucun sujet dessus
00:35:21et surtout
00:35:21comment on va le faire
00:35:22moi je pense qu'il faut laisser
00:35:23Israël un peu blanche
00:35:24pour le faire
00:35:24c'est pour ça que je parlais
00:35:25en fait de l'exemple
00:35:26du tribunal de Nuremberg
00:35:27parce qu'en fait
00:35:27le tribunal de Nuremberg
00:35:28et ce que ça implique
00:35:29en termes de dénazification
00:35:30c'est que Israël
00:35:31ensuite après
00:35:32est allé chercher
00:35:33parce qu'on considère
00:35:34que les crimes contre l'humanité
00:35:35sont imprescriptibles
00:35:3610, 15, 20 ans
00:35:37proche à Eichmann
00:35:38par exemple
00:35:39dans les années 60
00:35:40que l'on va punir
00:35:41quand même ces gens là
00:35:42et donc en fait
00:35:43c'est simple
00:35:43entre guillemets
00:35:44c'est que vous avez
00:35:45une liste de gens
00:35:46qui ont participé
00:35:47aux attentats
00:35:48aux attentats du 7 octobre
00:35:50du Hamas
00:35:51mais d'ailleurs moi
00:35:51j'étends au Hamas
00:35:52tous les groupes terroristes
00:35:54palestiniens
00:35:54qui ont été impliqués
00:35:56dans le 7 octobre 2023
00:35:58et ensuite après
00:35:59pour moi après
00:36:00la difficulté
00:36:01c'est que le Hamas dit
00:36:02il y a une branche politique
00:36:03et une branche terroriste
00:36:05je pense qu'il faut aussi
00:36:06juger la branche politique
00:36:07parce que c'est aussi
00:36:08également des gens
00:36:09qui se sont compromis
00:36:10dans l'islamisme
00:36:11ce sont des gens
00:36:11qui appellent à la destruction
00:36:12d'Israël
00:36:13et de la même manière
00:36:14il faudra juger
00:36:14toutes ces personnes là
00:36:15ensuite après
00:36:15pour moi qui le fera
00:36:18il faut laisser carte blanche
00:36:19à Israël dessus
00:36:20de toute façon
00:36:21ils le feront quand même
00:36:21juste pour étendre
00:36:23la réflexion
00:36:24pour bien connaître
00:36:25les sujets
00:36:25djihad
00:36:26islam sunnite
00:36:28islamisme
00:36:29radicalisme
00:36:30il y a aussi
00:36:31une dimension
00:36:32qui est purement économique
00:36:33à ce sujet
00:36:33on sait qu'il y a
00:36:35des implications
00:36:35notamment du Qatar
00:36:36dans le financement
00:36:37de certains groupes terroristes
00:36:38et en particulier du Hamas
00:36:39alors la grande victoire
00:36:40politique de Donald Trump
00:36:41elle est prise
00:36:42sur ce sujet là
00:36:43mais va se poser
00:36:44la question
00:36:44de la responsabilité
00:36:45de certains pays
00:36:46qui vont être impliqués
00:36:47dans ce processus
00:36:48et donc quand vous pensez
00:36:50à un pays comme le Qatar
00:36:51qui peut financer
00:36:51certains groupes terroristes
00:36:53comment voulez-vous
00:36:54quelque part
00:36:54arranger la situation
00:36:56sachant qu'eux
00:36:57continuent
00:36:57à financer
00:36:58ce type de groupe
00:36:59donc là
00:37:00il y a une question
00:37:00qui est fondamentale
00:37:01que fait-on en termes
00:37:02de relations diplomatiques
00:37:04et là encore
00:37:05c'est un jeu
00:37:06de réel politique
00:37:07j'ai envie de dire
00:37:07presque de cynisme
00:37:08et à la fin
00:37:09ce seront forcément
00:37:10des civils
00:37:11qu'ils paieront
00:37:11d'une manière
00:37:11ou d'une autre
00:37:12on y reviendra
00:37:13si vous voulez bien
00:37:14en deuxième partie
00:37:15d'émission
00:37:16et toujours
00:37:17avec notre équipe
00:37:18sur place
00:37:18Régine Delfour
00:37:19et Thibaut Marchoteau
00:37:21on va revenir
00:37:21chez nous
00:37:23à Marseille
00:37:24je vais vous parler
00:37:25de la fameuse
00:37:26mosquée des Bleuets
00:37:27vous savez
00:37:27on en a déjà
00:37:28beaucoup parlé
00:37:29de cette fameuse
00:37:30mosquée des Bleuets
00:37:31et bien la fermeture
00:37:31de cette mosquée
00:37:32vient d'être annulée
00:37:33et oui
00:37:34sur décision
00:37:35sur décision
00:37:36du juge administratif
00:37:38une décision
00:37:38un peu de mal à comprendre
00:37:41on ne va pas se mentir
00:37:42et notamment
00:37:43du côté de la préfecture
00:37:44et sans doute
00:37:46pour un grand nombre
00:37:47de téléspectateurs
00:37:48qui nous suivent
00:37:48avec attention
00:37:49puisque l'imam
00:37:50de cette mosquée
00:37:50vous le savez
00:37:51a tout de même
00:37:52été condamné
00:37:53je le rappelle
00:37:54à 6 mois de prison
00:37:55pour apologie du terrorisme
00:37:56en mai dernier
00:37:57comprennent qui pourra
00:37:59les détails
00:38:01avec Clara Bouvier-Denot
00:38:02et puis je vous fais réagir
00:38:03A Marseille
00:38:06les fidèles
00:38:07peuvent de nouveau
00:38:08franchir les portes
00:38:09de la mosquée des Bleuets
00:38:10ce samedi
00:38:11le tribunal administratif
00:38:12a suspendu
00:38:13l'arrêté du préfet
00:38:14des Bouches-du-Rhône
00:38:15qui avait prononcé
00:38:16la fermeture de la mosquée
00:38:17pour deux mois
00:38:18à compter du 6 octobre
00:38:19à cause des positions
00:38:20jugées radicales
00:38:21de son imam
00:38:22le juge des référés
00:38:23écarte tous les motifs
00:38:24retenus par le préfet
00:38:25Les propos et publications
00:38:27de l'imam
00:38:27mis en cause
00:38:28sur les réseaux sociaux
00:38:29anciens
00:38:29ou plus récents
00:38:30ne présentent pas
00:38:31une menace actuelle
00:38:32de provoquer la haine
00:38:33ou la violence
00:38:34de personnes
00:38:34ou de groupes de personnes
00:38:35Fin mai
00:38:36l'imam de la mosquée
00:38:38des Bleuets
00:38:38avait été condamné
00:38:39à 6 mois de prison
00:38:40avec sursis
00:38:41pour apologie du terrorisme
00:38:42et avait fait appel
00:38:43depuis la reprise
00:38:44de son activité
00:38:45aux Bleuets
00:38:45le tribunal estime
00:38:47qu'aucun comportement
00:38:48contraire à la loi
00:38:49de 1905
00:38:50n'est établi
00:38:50le préfet a deux semaines
00:38:52pour faire appel
00:38:52de cette décision
00:38:53devant le conseil d'état
00:38:54Sur le fond
00:38:55il reste convaincu
00:38:56qu'une mosquée
00:38:57ne saurait employer
00:38:57un imam
00:38:58ayant été condamné
00:38:59pour apologie du terrorisme
00:39:00sans faire l'objet
00:39:01de mesures administratives
00:39:02Le préfet des Bouches-du-Rhône
00:39:04se réserve la possibilité
00:39:05à la lecture
00:39:05de la décision
00:39:06d'engager les voies
00:39:07de droit
00:39:07dont il dispose
00:39:08Pour l'avocat
00:39:09de la mosquée
00:39:10la suspension
00:39:11de l'arrêté préfectoral
00:39:12est une décision
00:39:13d'apaisement
00:39:13Reste à savoir
00:39:14si le préfet fera appel
00:39:16On verra ce que le préfet
00:39:18décidera
00:39:18Décision d'apaisement
00:39:20Quand on voit le CV
00:39:21on peut évidemment
00:39:22se poser
00:39:23quelques petites questions
00:39:24légitimes
00:39:25et je pense que
00:39:26nos téléspectateurs
00:39:26peuvent se les poser aussi
00:39:28Non mais
00:39:29sincèrement
00:39:30c'est incompréhensible
00:39:31On se dit
00:39:32finalement
00:39:33on essaie de prendre
00:39:34des mesures
00:39:35de protection minimale
00:39:37d'envoyer aussi
00:39:38un message
00:39:39que justement
00:39:41on ne peut pas faire
00:39:41n'importe quoi
00:39:42On sait à quel point
00:39:43justement la France
00:39:44a une menace
00:39:46extrêmement forte
00:39:47sur l'entrisme religieux
00:39:48sur l'islamisme
00:39:50On sait que l'islamisme
00:39:51a tué
00:39:52On sait que
00:39:53vraiment
00:39:53on est dans cette situation
00:39:55justement
00:39:55où il faut envoyer
00:39:56un message extrêmement fort
00:39:57qu'on ne laisse pas passer
00:39:58ces choses-là
00:39:59Et dans ce cas-ci
00:40:01bon on dit
00:40:02la suite
00:40:02on verra
00:40:03ça se poursuit
00:40:04il y a des appels
00:40:06et quoi que ce soit
00:40:07j'entends
00:40:08mais à un moment donné
00:40:09il faut aussi être cohérent
00:40:10et moi
00:40:12je pense vraiment
00:40:12à la protection du public
00:40:14protection des français aussi
00:40:15et le message qu'on envoie
00:40:16et là c'est tout le contraire
00:40:17Ah ben c'est tout le contraire
00:40:18Méli
00:40:18ça vous inspire quoi ?
00:40:21Sans surprise
00:40:21j'ai l'impression
00:40:22de vous dire
00:40:23Non
00:40:24Oui
00:40:25Merci
00:40:25Je vois que
00:40:28ça part du fond du cœur
00:40:29Il y a tellement de sujets
00:40:32sur l'imam de cette mosquée
00:40:33c'est l'imam Ismail
00:40:34On en a parlé
00:40:35un certain nombre de fois
00:40:36Il est très très connu
00:40:37notamment sur les réseaux
00:40:38c'est un prédicateur
00:40:39d'ailleurs
00:40:39il a été diplômé de Sciences Po
00:40:40il n'y a pas très longtemps
00:40:41de l'école Sciences Po
00:40:42et sur ce sujet là
00:40:43d'ailleurs je pense
00:40:44qu'une des parties
00:40:44des critiques
00:40:46a été formulée
00:40:47en disant
00:40:47vous ne devez pas fermer
00:40:48cette mosquée
00:40:49c'était le sujet
00:40:49de l'islamophobie
00:40:50je pense que ça a été ça
00:40:51l'une des principales choses
00:40:52et moi j'aime bien revenir
00:40:54sur ce terme là
00:40:54parce qu'en fait
00:40:55c'est un mot fourre-tout
00:40:55qui ne veut strictement rien dire
00:40:56c'est un peu l'auberge espagnol
00:40:58c'est l'auberge espagnol
00:40:59d'ailleurs j'insiste
00:41:00j'avais déjà fait
00:41:01à la radio
00:41:02un coup de gueule
00:41:03sur ce sujet
00:41:03c'est qu'il y a
00:41:05un début d'année
00:41:05les filles
00:41:06a fait une proposition
00:41:07d'enquête parlementaire
00:41:08sur le sujet
00:41:08de l'islamophobie
00:41:09et c'était précisément
00:41:11pour empêcher
00:41:12ce type de décision
00:41:13sur le sujet
00:41:14de l'islamophobie
00:41:14la définition qui est donnée
00:41:15qui s'appuyait
00:41:16sur le CCIE
00:41:17qui est ex-CCIF
00:41:18qui a été fermé
00:41:19parce qu'ils avaient été
00:41:20plus ou moins impliqués
00:41:21dans l'attentat
00:41:21contre Samuel Paty
00:41:22était de dire en substance
00:41:23que toute critique
00:41:24qui était faite
00:41:25à l'encontre de l'islam
00:41:25était islamophobe
00:41:26alors à l'époque
00:41:27je m'étais pris
00:41:29un petit peu de tête
00:41:30avec l'imam de la mosquée
00:41:31de Paris
00:41:31Cheseddin
00:41:33où j'avais littéralement
00:41:35pris le Coran
00:41:36j'avais cité
00:41:37la sourate An-Nour
00:41:38je crois
00:41:38verset 2
00:41:39qui parle de
00:41:40il faut fouetter
00:41:40sans coup de fouet
00:41:41les fornicateurs
00:41:42où les gens peuvent vérifier
00:41:43et donc
00:41:44si on utilise
00:41:45ce type de stratagème
00:41:46ça veut dire que
00:41:46si on réduit l'islam
00:41:47à juste le Coran
00:41:48le Coran lui-même
00:41:49devient islamophobe
00:41:50et vous voyez
00:41:51à quel point
00:41:51c'est pernicieux
00:41:52ce type de procédé
00:41:53c'est que
00:41:54en utilisant ça
00:41:55non seulement
00:41:56vous bloquez tout débat
00:41:57vous permettez
00:41:58à des personnes
00:41:59qui peuvent avoir
00:41:59des discours
00:42:00très radicals
00:42:01pourquoi pas
00:42:02faire de l'apologie
00:42:03du terrorisme
00:42:03ah non
00:42:04regardez
00:42:05moi j'ai juste cité
00:42:07j'ai juste cité
00:42:08le Coran
00:42:08j'ai juste cité
00:42:09les TFSI
00:42:09j'ai cité Tabali
00:42:10donc à Thiers
00:42:11mais ne vous inquiétez pas
00:42:12c'est juste ma religion
00:42:13je me cache
00:42:14derrière cette liberté là
00:42:15et ensuite
00:42:16je peux faire passer
00:42:17les pires messages possibles
00:42:18et on est en train
00:42:19de construire
00:42:20un environnement politique
00:42:21j'ai envie de dire
00:42:22même un discours public
00:42:23sur ce type du sujet
00:42:25où on peut faire
00:42:26ce type de procédé
00:42:28c'est-à-dire
00:42:28d'emmener dans l'espace public
00:42:31des sujets
00:42:31qui peuvent être
00:42:31le terrorisme
00:42:33le djihadisme
00:42:33je peux citer
00:42:34n'importe quelle
00:42:35sourate de Coran
00:42:35je le connais quasiment
00:42:36par cœur maintenant
00:42:37à force de l'avoir lu
00:42:37je peux vous citer
00:42:38la sourate 4 verset 34
00:42:39qui parle de fouetter sa femme
00:42:41le verset exactement
00:42:42c'est
00:42:42si vous craignez
00:42:43leur désobéissance
00:42:44exhortez-les
00:42:44éloignez-vous
00:42:45d'elle dans leur lit
00:42:46puis frappez-les
00:42:46quand vous regardez
00:42:48l'imam Ismail
00:42:49d'ailleurs je suis sûr
00:42:49qu'il en a parlé publiquement
00:42:50il va vous dire
00:42:51non frappez-les
00:42:52ça veut pas dire frapper
00:42:53avec ce type de procédé
00:42:55vous pouvez absolument
00:42:56faire passer les pires
00:42:56idées du monde
00:42:57c'est très pernicieux
00:42:58c'est très pernicieux
00:42:59et le concept d'islamophobie
00:43:00ne va pas juste
00:43:02construire une cible
00:43:03sur quelqu'un
00:43:03c'est pas juste
00:43:04faire en sorte
00:43:05que vous mettez la cible
00:43:06dans le dos de quelqu'un
00:43:06non c'est faire en sorte
00:43:07de bloquer tout débat
00:43:08sur le sujet de l'islam
00:43:09à partir du moment
00:43:10où vous bloquez
00:43:11le sujet de l'islam
00:43:11vous allez faire en sorte
00:43:13d'associer tout musulman
00:43:14à un possible islamiste
00:43:15et là c'est terminé
00:43:16il n'y a plus de débat public
00:43:17et l'antrisme
00:43:18ou le frérisme
00:43:18ou n'importe quelle autre idéologie
00:43:20se sert de ce sujet-là
00:43:22ils se font passer
00:43:23pour des victimes
00:43:24ils vont se faire
00:43:25ils vont d'ailleurs
00:43:25ce sont de parfaits démocrates
00:43:26en ce sens
00:43:27ils maîtrisent très bien
00:43:27le sujet de liberté d'expression
00:43:29de liberté publique
00:43:30ils vont utiliser cette méthode-là
00:43:32pour toujours se faire passer
00:43:33pour des victimes
00:43:34alors qu'ils peuvent avoir
00:43:34un discours qui est absolument horrible
00:43:36rentrer dans la tête des gens
00:43:37je pense à TikTok
00:43:39je pense à Youtube
00:43:40oui bien sûr
00:43:40ils font
00:43:41c'est pour ça que je voulais
00:43:42qu'on aborde ce sujet
00:43:43c'est toujours la même tactique
00:43:43et nous on ne fait rien
00:43:44au lieu de venir sur la critique
00:43:46même des fois des textes
00:43:48comme je viens de dire
00:43:48aucun imam
00:43:49je vous assure
00:43:50qu'aucun imam sur la planète
00:43:51ne viendra assumer
00:43:52la sourate 65 verset 4
00:43:54c'est le mariage des enfants
00:43:55aucun imam sur cette planète
00:43:57ne viendra l'assumer
00:43:57sur un plateau télé
00:43:58aucun
00:43:58est-ce que vous pensez
00:43:59que les musulmans savent
00:44:00ce qu'il y a dans les textes ?
00:44:01non
00:44:01et encore heureux
00:44:03et aucun imam ne le fera
00:44:04et notre sujet
00:44:05il est précisément ici
00:44:07c'est qu'on a abandonné
00:44:08la critique
00:44:09de ce type de sujet
00:44:10on a laissé ça
00:44:11à des personnes
00:44:12qui s'en servent
00:44:12comme d'un pouvoir
00:44:13sur une communauté
00:44:14et le pouvoir politique
00:44:16notamment certains partis de gauche
00:44:17s'en servent
00:44:18comme d'une réserve électorale
00:44:20et là c'est pas
00:44:21juste du racisme
00:44:22à mon sens
00:44:22c'est du paternalisme
00:44:23et c'est littéralement
00:44:24prendre les musulmans
00:44:24pour des cons
00:44:25merci pour ce décryptage
00:44:27évidemment c'est très intéressant
00:44:28ce que vous venez de dire
00:44:29et d'ailleurs je rebondis
00:44:30justement sur ce que disait Mzi
00:44:31c'est qu'on voit bien
00:44:32merci pour ce déclarage
00:44:33on voit bien la décision
00:44:35et en ça
00:44:36elle est incompréhensible
00:44:37et dramatique
00:44:37et elle pose question
00:44:38effectivement sur qui
00:44:39aujourd'hui est en mesure
00:44:40de pouvoir juger
00:44:42et qualifier les propos
00:44:43puisque c'est marqué
00:44:44les propos ne présentent pas
00:44:46une menace actuelle
00:44:47c'est à dire comment
00:44:48en fait le juge administratif
00:44:49a pu juger
00:44:50de la qualification
00:44:51dangereuse
00:44:53de ces propos
00:44:53ou non dangereuse
00:44:54et en tout cas
00:44:55là pour l'instant
00:44:56il a décidé que c'était
00:44:56pas dangereux
00:44:57actuellement
00:44:58actuellement ça veut pas dire
00:45:00à posteriori
00:45:01non mais c'est dramatique
00:45:03en fait
00:45:03quand on met cette opposition là
00:45:05les amis
00:45:06vous entendez une petite musique
00:45:07c'est à dire que c'est l'heure
00:45:08de la pause
00:45:09de ce Midi News Weekend
00:45:10on se retrouve dans quelques instants
00:45:11tiens on ira du côté
00:45:12du quartier des Halles
00:45:13parce que comme on a pas encore
00:45:14de gouvernement évidemment
00:45:15l'actualité se poursuit
00:45:17avec un constat d'Europe
00:45:19qui a bien bien dégénéré
00:45:20dans le célèbre
00:45:21trop célèbre quartier des Halles
00:45:23avec une violence
00:45:24toujours à l'encontre
00:45:24des mêmes
00:45:25des policiers
00:45:25vous verrez tout ça
00:45:26on va vous raconter tout cela
00:45:27on reviendra également
00:45:27sur les propos recueillis
00:45:30par nos confrères du JDD
00:45:31de Nicolas Sarkozy
00:45:32journée très importante
00:45:33pour lui demain
00:45:34il dit beaucoup de choses
00:45:35Nicolas Sarkozy
00:45:35dans le journal du dimanche
00:45:37et on ira également
00:45:38en Israël
00:45:39avec Régine Delfour
00:45:41et Thibaut Marche Auto
00:45:42restez-nous fidèles
00:45:43merci d'être toujours
00:45:44aussi nombreux à nous suivre
00:45:45à tout de suite
00:45:45Il est presque midi
00:45:50merci de nous accueillir
00:45:52c'est déjà la deuxième partie
00:45:53de votre Midi News du dimanche
00:45:56je vous représente
00:45:56notre équipe dimanche
00:45:57dans quelques instants
00:45:58mais tout de suite
00:45:58le sommaire de cette deuxième heure
00:45:59on va débuter
00:46:01en vous montrant
00:46:02des images incroyables
00:46:02vraiment incroyables
00:46:04cela se passe
00:46:05dans le trop célèbre
00:46:06quartier des Halles à Paris
00:46:08quartier déjà tristement célèbre
00:46:10un concert de rap
00:46:11qui a carrément viré
00:46:12à l'émeute
00:46:12et toujours les mêmes
00:46:14scènes de violence
00:46:15on ne s'y habitue pas
00:46:17mais c'est pourtant
00:46:17la réalité des jeunes
00:46:18qui s'en prennent
00:46:19aux forces de l'ordre
00:46:20on vous raconte
00:46:21et on commente tout cela
00:46:22on n'est pas humilié
00:46:23par l'injustice
00:46:25on la combat
00:46:25des mots forts
00:46:26ce ne sont pas les miens
00:46:27ce sont les mots prononcés
00:46:28par Nicolas Sarkozy
00:46:29dans les colonnes
00:46:30du journal du dimanche
00:46:31retretien exclusif
00:46:32il devrait connaître
00:46:33demain le lieu
00:46:35et la date
00:46:35de son incarcération
00:46:36on va en parler
00:46:37on va y revenir
00:46:38avec Elodie Huchard
00:46:39notre spécialiste politique
00:46:40et nos invités du dimanche
00:46:42et puis évidemment
00:46:43on ira en Israël
00:46:45à nouveau
00:46:45le Hamas
00:46:46dit prêt
00:46:46à commencer
00:46:47à libérer les otages
00:46:48dès demain
00:46:49on l'a évoqué
00:46:50avec Régine Delfour
00:46:52et Thibaut Marchotto
00:46:53équipe qu'on retrouvera
00:46:54dans le courant
00:46:55de cette deuxième heure
00:46:56on reviendra également
00:46:57sur cette annonce
00:46:58faite hier
00:46:59Emmanuel Macron
00:47:00se rendra
00:47:00demain en Égypte
00:47:02pour soutenir
00:47:03la mise en oeuvre
00:47:04de l'accord
00:47:04entre Israël
00:47:05et le Hamas
00:47:06il se passe pourtant
00:47:07des choses en France
00:47:08et vous le verrez
00:47:09en Israël
00:47:09on a du mal
00:47:10à comprendre
00:47:10ce déplacement
00:47:11du président
00:47:12de la République
00:47:13on peut le comprendre
00:47:13aussi
00:47:14voilà pour notre menu
00:47:15à 12h01
00:47:16je vous propose
00:47:17de faire un nouveau tour
00:47:18d'horizon
00:47:19de l'information
00:47:19avec vous
00:47:20Michael Dorian
00:47:20oui Thierry vous l'évoqué
00:47:21à l'instant
00:47:22Emmanuel Macron
00:47:22se rendra en Égypte
00:47:23ce lundi
00:47:24demain
00:47:24un déplacement
00:47:25pour soutenir
00:47:26la mise en oeuvre
00:47:27de l'accord de paix
00:47:27entre Israël
00:47:28et le Hamas
00:47:28le prévisident français
00:47:30échangera avec ses partenaires
00:47:32sur les prochaines étapes
00:47:34de ce plan de paix
00:47:35les confidences
00:47:37de Sébastien Lecornu
00:47:38au JDD
00:47:38à peine reconduit
00:47:39à Matignon
00:47:40Sébastien Lecornu
00:47:41sort du silence
00:47:42dans le journal du dimanche
00:47:43le Premier ministre
00:47:43raconte les coulisses
00:47:45de sa nomination
00:47:46et détaille sa méthode
00:47:47pour éviter la censure
00:47:49et il revendique
00:47:49également sa liberté
00:47:50et affirme désormais
00:47:51son indépendance
00:47:53vis-à-vis d'Emmanuel Macron
00:47:54et puis
00:47:54une tentative de coup d'état
00:47:56serait en cours
00:47:57à Madagascar
00:47:58c'est ce qu'a affirmé
00:47:59le président malgache
00:48:00dans un communiqué
00:48:01hier
00:48:02des soldats
00:48:02ont rejoint
00:48:03les milliers de manifestants
00:48:04dans les rues de la capitale
00:48:05ils ont appelé
00:48:06les forces de sécurité
00:48:07à refuser
00:48:08les ordres
00:48:09de tirer
00:48:09sur la population
00:48:11oui
00:48:11image assez forte
00:48:13de Madagascar
00:48:14c'est moins que l'on puisse dire
00:48:15merci beaucoup
00:48:16mon cher Michael
00:48:16et on vous retrouve
00:48:17dans une autre minute
00:48:18notre équipe du dimanche
00:48:20Karima Briggs
00:48:21et Fidèle
00:48:21Mathieu Cossi
00:48:23Magali Vicente
00:48:24et Mehdi Haïcha
00:48:25si vous le voulez bien
00:48:26on va commencer
00:48:27avec des images incroyables
00:48:28vraiment
00:48:29ça se passe à Paris
00:48:31dans un quartier
00:48:32que vous connaissez
00:48:33c'est le fameux
00:48:34quartier des Halles
00:48:36plusieurs individus
00:48:38sont pris
00:48:38carrément
00:48:39aux forces de l'ordre
00:48:41c'était lors d'un concert
00:48:42gratuit du groupe
00:48:43de rap
00:48:43L2B
00:48:44vous connaissiez L2B ?
00:48:45pas du tout
00:48:45vous ne connaissez pas
00:48:47même Michael ?
00:48:47pas du tout
00:48:48pas du tout
00:48:48donc un concert
00:48:50qui a littéralement
00:48:52viré aux scènes
00:48:53de chaos
00:48:54et de violence
00:48:54habituelle
00:48:55c'est le récit
00:48:57et signé
00:48:58de François Tiskevitch
00:48:59Sur ces images
00:49:11une dizaine d'individus
00:49:13s'en prennent violemment
00:49:14à un policier en civil
00:49:15mais grâce à l'intervention
00:49:17de ses collègues
00:49:18certains d'entre eux
00:49:19sont rapidement interpellés
00:49:20ce samedi après-midi
00:49:29dans le quartier des Halles
00:49:30des milliers de personnes
00:49:31s'étaient donné rendez-vous
00:49:32pour une série de concerts
00:49:33gratuits
00:49:34avec en point d'orgue
00:49:35celui du groupe
00:49:36de rap français
00:49:37L2B
00:49:38mais face à l'afflux
00:49:39de spectateurs
00:49:40des mouvements de foule
00:49:41ont eu lieu
00:49:42obligeant les forces
00:49:43de l'ordre à intervenir
00:49:44Quelques minutes
00:49:52après le début
00:49:54du concert
00:49:55il y a eu
00:49:56énormément de monde
00:49:57qui sont venus
00:49:58qui ont tenté
00:50:00de pénétrer
00:50:01encore une fois
00:50:01cette zone
00:50:02parce que
00:50:03c'était complet
00:50:04dans l'endroit
00:50:05où c'était mis en place
00:50:07sur le forum des Halles
00:50:08et ça a créé
00:50:09des frustrations
00:50:10et des individus
00:50:11qui ont l'habitude
00:50:13finalement
00:50:13de commettre
00:50:15ces exactions
00:50:16en attaquant
00:50:16les fonctionnaires
00:50:17de police
00:50:18ils y sont allés
00:50:20directement
00:50:21ils ont attendu
00:50:22qu'un policier
00:50:23soit isolé
00:50:23pour le passer
00:50:24à tabac
00:50:25Le bilan fait état
00:50:27de plusieurs blessés légers
00:50:28résultant principalement
00:50:29des bousculades
00:50:30à l'heure actuelle
00:50:31aucun blessé grave
00:50:33n'a été confirmé
00:50:34Alors on a
00:50:36le bilan
00:50:374 policiers blessés
00:50:39et 8 gardes à vue
00:50:40dans la dispersion
00:50:41de ce concert
00:50:42juste pour vous donner
00:50:42on a quelques chiffres
00:50:44en fait
00:50:45l'organisateur
00:50:47a ouvert les portes
00:50:47au public
00:50:48pour une jauge
00:50:48de 800 personnes
00:50:50mais a priori
00:50:50c'est 2000 personnes
00:50:51qui étaient recensées
00:50:52donc évidemment
00:50:53800 2000
00:50:55vous voyez un peu
00:50:55la situation
00:50:56voilà
00:50:58qu'est-ce qu'on peut dire
00:50:59parce que
00:50:59cette image
00:51:00est dingue
00:51:01encore une fois
00:51:02et on voit
00:51:03c'est d'une violence extrême
00:51:04ce policier
00:51:06pris à partie
00:51:06mais ça
00:51:07c'est le quotidien
00:51:08des policiers
00:51:08ils nous le disent tous
00:51:09et c'est surtout
00:51:10comment on peut
00:51:11se poser la question
00:51:12de se dire
00:51:12qu'on va faire cet événement
00:51:13dans cet endroit-là
00:51:14parce que
00:51:15je veux dire
00:51:16les Halles
00:51:16tout le monde connaît
00:51:17tout le monde sait ce que c'est
00:51:18tout le monde sait aussi
00:51:18la configuration de ce lieu
00:51:20qui peut être extrêmement dangereux
00:51:22en rassemblant des foules
00:51:23c'est pas la première fois
00:51:24effectivement
00:51:24qu'il y a eu
00:51:26des problématiques
00:51:27notamment
00:51:27pour des choses gratuites
00:51:29la dernière fois
00:51:29effectivement
00:51:29c'était par rapport
00:51:30à un restaurant
00:51:31qui offrait des repas gratuits
00:51:33donc c'est déjà arrivé
00:51:34et moi je me dis
00:51:35mais à quel moment
00:51:36on se dit
00:51:36qu'on va refaire
00:51:37la même chose
00:51:37et surtout
00:51:38comment on peut envisager
00:51:39un dispositif de sécurité
00:51:40tel qu'on l'entend
00:51:41donc c'est ça qui est grave
00:51:42c'est qu'on est censé
00:51:43face à ce genre
00:51:45d'événements culturels
00:51:46on est censé mettre
00:51:46un dispositif de sécurité
00:51:47qui rassure
00:51:49qu'il soit un vrai dispositif
00:51:50de sécurité
00:51:50802 000
00:51:51le lieu
00:51:52c'était pas possible
00:51:53déjà
00:51:53il faut le rappeler
00:51:54je veux dire
00:51:54les Halles
00:51:55en souterrain
00:51:56c'est un point de convergence
00:51:57énorme
00:51:58et donc là
00:51:59on fait remonter
00:51:59ce point de convergence
00:52:00à la surface
00:52:01en plein milieu
00:52:03en fait
00:52:03mais sincèrement
00:52:05organiser un truc
00:52:06comme ça
00:52:06au Hall
00:52:07c'est tenté de diable
00:52:09on va pas se mentir
00:52:10ce qu'on voit pas
00:52:11actuellement en dessous
00:52:12on le voit là
00:52:13et il suffit
00:52:14de les faire remonter
00:52:16et qu'ils ne puissent pas
00:52:18accéder à ce qu'ils veulent
00:52:19et là vous avez
00:52:19un défouloir
00:52:20c'est parti
00:52:21parce qu'ils n'ont pas eu
00:52:22accès à ce qu'ils souhaitaient avoir
00:52:23voilà
00:52:24toute la tension
00:52:26toute la haine
00:52:27s'est manifestée
00:52:28et les premiers
00:52:29étaient les forces de l'ordre
00:52:31c'est violent quand même
00:52:33c'est de l'acharnement
00:52:35et dites-moi
00:52:35il y avait également
00:52:36cette histoire
00:52:37il y avait un fast-food
00:52:38qui avait suscité
00:52:39également une émeute
00:52:40c'était
00:52:41il y a combien de temps
00:52:42d'ailleurs
00:52:42j'ai pas vu
00:52:43c'était cet été
00:52:44on l'a commenté cet été
00:52:46mais les semaines s'enchaînent
00:52:48ça se ressemble souvent
00:52:49ce type de émeute
00:52:49moi ce que je note
00:52:51c'est la jeunesse
00:52:52parce qu'on voit
00:52:52que ce sont essentiellement
00:52:53des jeunes
00:52:53donc il y a un effet
00:52:54de contre-culture
00:52:55c'est presque un sport
00:52:55finalement de se faire du flic
00:52:57j'ai envie de dire
00:52:57il y a deux séquences
00:52:59dans les images
00:52:59que l'on voit
00:53:01à un moment
00:53:01où on voit une réunion
00:53:02il y a quelqu'un
00:53:03qui balance quelque chose
00:53:04sur un policier
00:53:05je ne sais pas ce que c'est
00:53:06et ensuite
00:53:07c'est la séquence
00:53:07du lynchage au sol
00:53:09ça c'est très violent
00:53:10et s'il n'y avait pas
00:53:11des policiers autour
00:53:11je pense que la personne
00:53:12passerait
00:53:13je pense qu'on serait
00:53:14potentiellement face
00:53:15à un assassinat
00:53:16c'est terrible
00:53:18ces images
00:53:18voilà la situation
00:53:20de la France
00:53:21en 2025
00:53:22et c'est vrai
00:53:23que les Français
00:53:24ont un petit peu
00:53:25assez
00:53:26de cette situation
00:53:27et je dis ça
00:53:28on est toujours
00:53:29sans gouvernement
00:53:30il est urgent
00:53:31d'agir
00:53:31Karima et Mathieu
00:53:33ce sont des images
00:53:34absolument terribles
00:53:36on a parlé
00:53:37bon du lieu
00:53:38est-ce que c'était
00:53:38l'endroit
00:53:39mais je pense que ça va
00:53:40au-delà de ça
00:53:41en fait
00:53:42ça témoigne
00:53:42justement de l'état
00:53:44de notre société
00:53:45on voit une jeunesse
00:53:47qui s'en prend aussi
00:53:48aux policiers
00:53:49et je vous dirais
00:53:50après c'est que les images
00:53:51circulent
00:53:51et on peut faire dire
00:53:52ce qu'on veut aux images
00:53:53regardez l'image
00:53:55c'est là justement
00:53:55dans les images
00:53:56qu'on va voir circuler
00:53:57ensuite il va y avoir
00:53:58un certain discours
00:53:59qui va montrer
00:54:00on va dire
00:54:01les policiers
00:54:02sont contre la jeunesse
00:54:03il y a aussi ces messages-là
00:54:04donc on est aussi
00:54:05beaucoup là-dedans
00:54:06on voit un policier
00:54:07qui se fait lyncher
00:54:08il y a une extrême violence
00:54:10aussi
00:54:10et c'est pas la première fois
00:54:12qu'on voit aussi
00:54:13des policiers
00:54:13qui se font attaquer
00:54:15donc c'est aussi
00:54:16la suite des choses
00:54:16est-ce que ces personnes
00:54:18bon
00:54:18il y a souvent
00:54:20le débat
00:54:21vous savez
00:54:21sur les peines planchées
00:54:22quand on attaque
00:54:23des membres
00:54:24des forces de l'ordre
00:54:25moi j'ai pas de problème
00:54:26à ce qu'il y ait
00:54:26des événements culturels
00:54:28et tout ça
00:54:28oui on peut se poser
00:54:29la question
00:54:29parce que là
00:54:30c'est même plus
00:54:30ça devient
00:54:32une espèce de défouloir
00:54:33mais sur la question
00:54:35encore une fois
00:54:36quand on attaque
00:54:37des policiers
00:54:38quand on attaque
00:54:39des pompiers
00:54:40mais bon
00:54:40en ce cas-ci
00:54:41ils sont vraiment
00:54:41aux premières loges
00:54:43en fait
00:54:43ils sont là
00:54:44les policiers
00:54:44on a l'impression
00:54:46quand même
00:54:46que la justice
00:54:47que la justice
00:54:48suit vraiment
00:54:48est-ce que les conséquences
00:54:49pourquoi il y a
00:54:51certains jeunes
00:54:52qui se permettent
00:54:53d'attaquer
00:54:53frontalement
00:54:54des policiers
00:54:55parce que tout est permis
00:54:56aujourd'hui carrément
00:54:57il n'y a pas de tabou
00:54:59il n'y a plus peur
00:55:00du policier
00:55:01et puis à chaque fois
00:55:03donc on revient
00:55:03avec cette idée
00:55:04est-ce que finalement
00:55:05on va aller de l'avant
00:55:06vers des peines planchées
00:55:07pour des récidivistes
00:55:09qui attaquent
00:55:09des policiers
00:55:10et on est toujours
00:55:11dans la même situation
00:55:12on a l'impression
00:55:13qu'il ne se passe rien
00:55:14et au contraire
00:55:15il y a une victimisation
00:55:17même
00:55:17on ne va pas
00:55:18nécessairement entendre
00:55:20des messages
00:55:21tellement de soutien
00:55:22aux policiers
00:55:23on va plutôt dire
00:55:23souvent
00:55:24on va entendre
00:55:24des messages
00:55:25que ce sont
00:55:25les policiers
00:55:26même
00:55:26qui tuent
00:55:27qui brutalisent
00:55:29et donc moi
00:55:30je pense que ça peut
00:55:31même encourager
00:55:32encore une fois
00:55:32dans d'autres événements
00:55:34encore des attaques
00:55:35de policiers
00:55:35parce qu'il y a des images
00:55:36qui circulent comme ça
00:55:37je vous le dis
00:55:38après on peut leur faire dire
00:55:39n'importe quoi
00:55:40à ces messages
00:55:40oui c'est presque
00:55:41un aphrodisiaque
00:55:42il y a une espèce
00:55:44de contre-culture
00:55:45on se dit
00:55:46tiens si on se paye un flic
00:55:47on va se payer un flic
00:55:48et puis on le voit
00:55:49on y va
00:55:50à coups de pied
00:55:51etc
00:55:51Mathieu
00:55:54juste une petite remarque
00:55:55dans la séquence du lynchage
00:55:56on voit qu'il vise la tête
00:55:57l'image est terrible
00:55:58c'est pour ça qu'on la montre
00:55:59avec Aurélie Wicano
00:56:00on voit
00:56:01on voit qu'évidemment
00:56:04regardez
00:56:04mais regardez
00:56:05c'est un truc de fou
00:56:06regardez là
00:56:07c'est pour ça que
00:56:10Karima a raison
00:56:11le problème
00:56:12c'est pas que ça ait lieu
00:56:13à Châtelet-Léal
00:56:14le problème
00:56:15c'est pas le lieu
00:56:16c'est pas l'endroit
00:56:16le problème
00:56:17il faut le dire très clairement
00:56:18très nominativement
00:56:20c'est qu'il y a
00:56:20dans notre pays
00:56:21beaucoup trop de racailles
00:56:22qui ont une contre-culture
00:56:24pour reprendre votre terme
00:56:25anti-flics
00:56:26c'est ça le sujet
00:56:27et aujourd'hui
00:56:28tant qu'on ne pose pas
00:56:28le bon diagnostic
00:56:29c'est pas une question
00:56:30de dispositif de sécurité
00:56:31etc
00:56:32pareil pour les Champs-Elysées
00:56:33quand il y a
00:56:34le PSG
00:56:36etc
00:56:36alors peut-être
00:56:37le moins de rendez-vous
00:56:38de toute façon
00:56:39qui soit sportif, culturel
00:56:40etc
00:56:41ça dégénère
00:56:41sur le nouvel an etc
00:56:42le problème
00:56:43c'est pas le dispositif
00:56:44de sécurité
00:56:45c'est qu'il y a trop de racailles
00:56:46dans le pays
00:56:46c'est tout
00:56:47et donc ensuite
00:56:47après la question
00:56:48qu'il faut poser
00:56:49c'est comment on gère
00:56:49ce sujet-là
00:56:50pas sur la question
00:56:51de la réponse
00:56:53en maintien de l'ordre
00:56:54mais plutôt sur
00:56:54de la prévention
00:56:55plutôt sur comment
00:56:57on va justement
00:56:58responsabiliser les familles
00:56:59parce qu'on parle
00:57:00beaucoup de jeunes
00:57:00et surtout
00:57:01comment on va mettre fin
00:57:02à cette culture
00:57:03d'impunité
00:57:04comment est-ce possible
00:57:05dans notre pays
00:57:06que vous pouvez avoir
00:57:07des jeunes
00:57:08ou même des gens
00:57:09qui sont majeurs
00:57:10qui ont pu participer
00:57:11depuis 2023
00:57:12aux émeutes
00:57:13de l'été 2023
00:57:14ne pas être en prison
00:57:16ensuite
00:57:17les émeutes
00:57:17nouvel an
00:57:19la finale du PSG
00:57:21etc
00:57:21et à chaque fois
00:57:22on dit
00:57:22et maintenant
00:57:23un concert de rap
00:57:24à chaque fois
00:57:24on dit
00:57:24c'est la faute
00:57:25du dispositif de sécurité
00:57:26c'est la faute
00:57:26du préfet
00:57:27c'est la faute
00:57:27du concert
00:57:28c'est la faute
00:57:29du match de foot
00:57:30c'est la faute
00:57:30du PSG
00:57:31non
00:57:32il faut poser le vrai sujet
00:57:33le vrai sujet
00:57:33aujourd'hui
00:57:34c'est qu'on a une culture
00:57:35d'impunité
00:57:36parce qu'on a une réponse pénale
00:57:38insuffisante
00:57:38on a une politique
00:57:39de prévention
00:57:39insuffisante
00:57:40on a une politique
00:57:41de fermeté
00:57:42insuffisante
00:57:43pour véritablement
00:57:44remettre de l'ordre
00:57:45dans le pays
00:57:45on parlait tout à l'heure
00:57:46de politique
00:57:48aujourd'hui
00:57:48d'absence de majorité
00:57:49le vrai sujet
00:57:50de 2027
00:57:51c'est comment remettre
00:57:52de l'ordre
00:57:52dans le pays
00:57:53et ça passera
00:57:54par une révolution pénale
00:57:55et aussi un soutien
00:57:57inconditionnel
00:57:58aux forces de l'ordre
00:57:58et donc
00:57:59disqualifier
00:58:00tous les politiques
00:58:01qui aujourd'hui
00:58:02alimentent la haine
00:58:03anti-flic
00:58:03parce que c'est cette haine
00:58:04anti-flic dans le débat public
00:58:06qui permet ensuite
00:58:07après
00:58:07qui légitime
00:58:07à des gens
00:58:09des jeunes
00:58:10ou des moins jeunes
00:58:10de pouvoir
00:58:10caillasser des flics
00:58:11Médie
00:58:12très rapidement
00:58:13trois points
00:58:15le premier
00:58:16c'est que
00:58:16ça touche à la question
00:58:18de la politique publique
00:58:19politique urbaine
00:58:20ça touche à vraiment
00:58:21absolument tous les sujets
00:58:22accès au logement
00:58:23vraiment à tous les sujets
00:58:24deuxième point
00:58:25qui est peut-être
00:58:26le plus important
00:58:27à mon sens
00:58:28c'est aussi une question
00:58:29d'éducation
00:58:29je parle pas qu'au sens
00:58:30de l'école
00:58:31d'éducation des parents
00:58:32de qu'est-ce qu'on incule
00:58:32qu'à nos enfants
00:58:33donc là c'est du savoir
00:58:34vivre, du savoir
00:58:35vivre ensemble
00:58:36j'ai même envie de dire
00:58:37et le troisième point
00:58:38qui est plus d'ordre
00:58:39philosophique
00:58:40c'est que
00:58:40on pourra pas
00:58:41éternellement
00:58:42renforcer les forces
00:58:43de police
00:58:44parce que vous allez
00:58:44au fond
00:58:46devoir faire un arbitrage
00:58:48toujours plus
00:58:49dur et strict
00:58:50entre votre liberté
00:58:51individuelle
00:58:52et la question
00:58:52de la sécurité
00:58:53et à terme
00:58:54on arrivera
00:58:54à un point de rupture
00:58:55totale
00:58:56donc cette question là
00:58:57sur cette thématique là
00:58:58vous ne pourrez pas
00:58:59sans cesse renforcer
00:59:00les dispositifs
00:59:00c'est vraiment une question
00:59:01de culture
00:59:02c'est une question
00:59:02d'éducation
00:59:03et c'est une question
00:59:04de politique publique
00:59:04de manière générale
00:59:05et à mon sens
00:59:05on n'a pas du tout
00:59:06cet été on a évoqué
00:59:09je crois que c'était
00:59:09dans l'OTR
00:59:10une petite commune
00:59:11une petite fête
00:59:12de village
00:59:12comme il y a
00:59:13dans tous les étés
00:59:13fête votive
00:59:15avec les petits stands
00:59:17de gastronomie
00:59:17etc
00:59:17ça avait dégénéré
00:59:18on avait eu le maire
00:59:19en direct
00:59:20et totalement impuissant
00:59:22pour des raisons
00:59:23de sécurité
00:59:24vous pouvez supprimer
00:59:25toutes les libertés
00:59:26du monde
00:59:26mais vous ne réglerez
00:59:27pas le problème
00:59:28à la racine
00:59:29là c'est une question
00:59:30d'éducation
00:59:30c'est une question
00:59:31de politique publique
00:59:31je pense de la question
00:59:33de toute la politique
00:59:34de la ville
00:59:34qui a été catastrophique
00:59:35depuis 40 ans
00:59:36qui amène à ce type
00:59:37de débordement
00:59:37par la suite
00:59:38c'est aussi un conditionnement
00:59:39et de réponse pénale
00:59:41et de réponse pénale
00:59:42et de réponse pénale
00:59:43qui est l'élément
00:59:44l'élément majeur
00:59:45si c'est impunité
00:59:47impunité c'est récidive
00:59:48en fait vous vous dites
00:59:49je peux taper
00:59:51un flic
00:59:52ou un policier
00:59:53je peux taper
00:59:54un policier
00:59:54lors des émeutes
00:59:55de 2023
00:59:56je pourrais le faire
00:59:57puisque je n'ai rien
00:59:58puisque je ne risque
00:59:59rien pénalement
01:00:00je le referais
01:00:01mais tout est dans
01:00:02ces images
01:00:02tout est dans ces images
01:00:03c'est-à-dire
01:00:04oui mais Gérald Darmanin
01:00:05demande justement
01:00:06et c'est pour ça
01:00:07que le ministre de la justice
01:00:08a dit à plusieurs reprises
01:00:09qu'il demande des peines
01:00:10ce qu'on appelle
01:00:10en fait des peines planchers
01:00:11pour tous ceux qui agressent
01:00:12alors certes évidemment
01:00:13des forces de l'ordre
01:00:14mais aussi les pompiers
01:00:15les enseignants
01:00:15les médecins
01:00:16tous ceux qui servent
01:00:17l'état au quotidien
01:00:18et qui sont les premières
01:00:19cibles aujourd'hui
01:00:19on n'a pas ressenti
01:00:20mais on avait fait un sondage
01:00:21justement
01:00:21faut-il punir sévèrement
01:00:23je ne sais plus
01:00:23quel était le pourcentage
01:00:24mais il était très élevé
01:00:24et les français demandent
01:00:25évidemment qu'il y ait
01:00:26des mesures sévères
01:00:27voulu y rajouter quelque chose
01:00:28c'est ce qu'on va parler politique
01:00:29c'est comme si
01:00:30on regarde ça maintenant
01:00:32il y a une forme
01:00:32presque de banalisation
01:00:33en se disant
01:00:34bon on sait que ça va réarriver
01:00:35je suis désolée
01:00:36mais dans plusieurs pays
01:00:38dans le monde
01:00:38ça existe
01:00:39des spectacles de rap
01:00:41de musique
01:00:41des festivals
01:00:42et ça se passe bien
01:00:44il n'y a pas d'attaque
01:00:45il n'y a pas justement
01:00:46des gens qui se mettent
01:00:48à vouloir
01:00:48vraiment blesser
01:00:51et même presque tuer
01:00:52un policier
01:00:53à coups de pieds
01:00:54sur la tête
01:00:55donc à un moment donné
01:00:56je pense que c'est aussi
01:00:57le résultat
01:00:58de nos renoncements
01:01:00au fil des décennies
01:01:02et on a vraiment
01:01:03le résultat aujourd'hui
01:01:04les amis
01:01:04Elodie Huchard
01:01:06et là
01:01:06on a évoqué
01:01:07en début d'émission
01:01:08les confessions
01:01:10du nouveau
01:01:11premier ministre
01:01:13Sébastien Lecornu
01:01:14et décidément
01:01:15il y a beaucoup de choses
01:01:16à lire dans le journal
01:01:16du dimanche
01:01:17et notamment
01:01:18ces confessions également
01:01:19et cet entretien
01:01:20codé par
01:01:21Nicolas Sarkozy
01:01:23et à nos confrères
01:01:23du JDD
01:01:24journée très importante
01:01:26pour l'ancien président
01:01:27de la République
01:01:28je reprends ces termes
01:01:30on n'est pas humilié
01:01:31par l'injustice
01:01:32on la combat
01:01:33et c'est demain
01:01:34qu'il devrait
01:01:34normalement connaître
01:01:36la date de son
01:01:37incarcération
01:01:39Ah c'est demain
01:01:39qu'il connaîtra
01:01:40avec certitude
01:01:41la date de son incarcération
01:01:43et le lieu
01:01:43de son incarcération
01:01:44même si a priori
01:01:45il n'y a pas beaucoup
01:01:46de suspens
01:01:46et ça serait la prison
01:01:47de la santé
01:01:48effectivement
01:01:49l'ancien chef de l'état
01:01:50a organisé
01:01:51une grande réunion
01:01:52pour remercier
01:01:53tous ceux qui ont été
01:01:54à ses côtés
01:01:55elle avait lieu
01:01:55mercredi soir
01:01:56et donc on a des extraits
01:01:57dans le journal du dimanche
01:01:59d'abord on voit
01:02:00que Nicolas Sarkozy
01:02:01est comme d'ailleurs
01:02:02depuis le début
01:02:02de cette procédure
01:02:03il ne veut pas être
01:02:03traité comme une victime
01:02:05c'est un homme
01:02:05qui est debout
01:02:06et le montre
01:02:07Nicolas Sarkozy
01:02:07c'est un animal blessé
01:02:09comme les animaux blessés
01:02:10qui est encore plus combatif
01:02:11sans doute
01:02:11maintenant il fait la comparaison
01:02:13il explique que récemment
01:02:14par exemple
01:02:14il a vu la maman d'Elias
01:02:16et qu'il ne va pas se plaindre
01:02:17alors qu'elle a vécu bien pire
01:02:18il explique aussi
01:02:18et on avait vu ces images
01:02:20qu'il a accompagné
01:02:21un jeune homme
01:02:21atteint du cancer
01:02:23à un match
01:02:23et il dit
01:02:23je ne vais pas me plaindre
01:02:24moi
01:02:24de ma situation
01:02:26il y a cette phrase
01:02:26qui est beaucoup revenue
01:02:27sur les réseaux sociaux
01:02:28c'est un peu la phrase
01:02:29de la soirée
01:02:30de mercredi soir
01:02:31je suis venu vous dire
01:02:32que la fin de l'histoire
01:02:33n'est pas écrite
01:02:34elle ne l'est pas
01:02:34parce que dans tous les bons films
01:02:35les méchants
01:02:36ne gagnent jamais
01:02:37il en dit un peu plus
01:02:38sur son état d'esprit
01:02:39l'ancien chef de l'état
01:02:40il explique qu'il n'a ni haine
01:02:41ni rancune
01:02:43qu'il va porter sa croix
01:02:44jusqu'au bout
01:02:45dit-il
01:02:46on veut m'abaisser
01:02:46mais on n'humilie pas
01:02:47un innocent
01:02:48on n'est pas humilié
01:02:49par l'injustice
01:02:50on la combat
01:02:51puisque lui n'a de cesse
01:02:52justement de dire
01:02:53que finalement
01:02:53ça n'est pas lui aujourd'hui
01:02:54qu'on humilie
01:02:55c'est plutôt la justice
01:02:56ou la France
01:02:57il dit
01:02:58dans la vie
01:02:59on ne peut pas choisir
01:02:59les bons côtés
01:03:00et rejeter les mauvais
01:03:01on ne peut pas prendre
01:03:01les plus sans accepter
01:03:02les moins
01:03:03quand on a beaucoup reçu
01:03:04on doit savoir encaisser
01:03:05c'est une question d'honneur
01:03:06pas de résignation
01:03:07là où c'était censé
01:03:08me tuer
01:03:09ça me fait renaître
01:03:10au passage
01:03:11il met un petit taquet
01:03:12à certains de ses amis
01:03:13LR
01:03:14je vois bien la différence
01:03:14entre ceux qui compatissent
01:03:16et ceux qui dénoncent l'injustice
01:03:17le premier camp est le plus nombreux
01:03:18le second le plus courageux
01:03:19mais j'ai plus de peine
01:03:20pour ceux qui se taisent
01:03:21que pour ceux qui parlent
01:03:23et puis enfin
01:03:23un mot de la procédure
01:03:25Nicolas Sarkozy
01:03:26rappelle aussi
01:03:27comment les choses
01:03:28se sont déroulées
01:03:29que les gens aujourd'hui
01:03:30ne comprennent pas
01:03:30dit-il
01:03:31il rappelle ce qui figure
01:03:32dans le jugement
01:03:33donc là pour le coup
01:03:34c'est purement factuel
01:03:35et c'est la décision de justice
01:03:35qu'il n'y a donc aucun
01:03:37sentiment versé
01:03:37pas de financement illégal
01:03:38pas d'enrichissement personnel
01:03:40et il donne cette phrase
01:03:41qui est intéressante
01:03:41plus on me donne de relax
01:03:43plus la peine devient folle
01:03:44une association de malfaiteurs
01:03:46sans malfaiteurs
01:03:47dit-il
01:03:48il revient aussi
01:03:48sur ce faux de Mediapart
01:03:50une fois de plus
01:03:50c'est la justice
01:03:51qui déclare que c'est un faux
01:03:52ce n'est pas moi
01:03:53quand Mediapart a sorti ce document
01:03:55la justice s'est mise en branle
01:03:56alors pourquoi maintenant
01:03:57qu'un tribunal dit qu'il est faux
01:03:58ne s'ouvre-t-il pas une enquête
01:04:00et une fois de plus
01:04:01Nicolas Sarkozy
01:04:02se dit inquiet
01:04:02pour l'état
01:04:03de notre justice
01:04:04si elle dérive
01:04:05c'est tout l'édifice
01:04:06qui s'effondre
01:04:07effectivement des confessions
01:04:08avant une journée
01:04:08importante pour lui
01:04:09importante qu'on suivra évidemment
01:04:12ce qui est incroyable
01:04:15on a commencé
01:04:15cette émission
01:04:17cette deuxième partie
01:04:18avec ce qui se passe
01:04:19au Châtelet
01:04:20je reprends vos termes
01:04:21avec ces racailles
01:04:22qui n'ont pas peur
01:04:23parce qu'ils ne passent pas
01:04:24par la case prison
01:04:25et puis
01:04:25on a cet ancien président
01:04:27de la République
01:04:28qui lui va directement
01:04:29sur la case prison
01:04:30par la case prison
01:04:31sur la base
01:04:34d'un document faux
01:04:35confirmé par la justice
01:04:37et c'est vrai
01:04:38que les français
01:04:39ils ont du mal
01:04:40à comprendre
01:04:41quel qu'il soit
01:04:42quel que soit
01:04:44leur bord politique
01:04:45et tout le monde
01:04:46m'en parle
01:04:47c'est vrai
01:04:47qu'à mesure
01:04:48on nous voit
01:04:49on est journaliste
01:04:50etc
01:04:50dans les dîners
01:04:51dans les déjeuners
01:04:52c'est vrai qu'on a du mal
01:04:53à sortir de notre quotidien
01:04:55et de notre boulot
01:04:56parce qu'on nous interpelle
01:04:57sur tous les faits d'actualité
01:04:57et c'est vrai
01:04:58que
01:04:59quels que soient
01:05:00les gens
01:05:00avec lesquels j'ai pu échanger
01:05:01personne ne comprend
01:05:02cette décision
01:05:03qui touche Nicolas Sarkozy
01:05:04vous venez de résumer
01:05:05pourquoi dans notre pays
01:05:06seulement 44% des français
01:05:08ont confiance dans la justice
01:05:09alors que dans les autres
01:05:10pays européens
01:05:10c'est plutôt deux tiers
01:05:11des populations
01:05:13c'est qu'en fait
01:05:13les français considèrent
01:05:15qu'ils n'ont pas confiance
01:05:16dans la justice
01:05:16parce qu'il y aurait
01:05:17une justice à deux vitesses
01:05:19une justice très dure
01:05:20contre certaines personnes
01:05:21et très clémente
01:05:22bienveillante
01:05:23voire laxiste
01:05:24contre d'autres
01:05:26justement
01:05:26avec tous les sujets
01:05:27au quotidien
01:05:28que l'on peut commenter
01:05:29et c'est ça aujourd'hui
01:05:30le véritable problème
01:05:31c'est que vous avez
01:05:32dans notre pays
01:05:33des juges
01:05:34qui pensent davantage
01:05:35sur certaines questions
01:05:36de politique publique
01:05:37de sécurité
01:05:37davantage à la réinsertion
01:05:39de délinquants
01:05:39notamment
01:05:40plutôt qu'à la protection
01:05:41des victimes
01:05:41et d'un autre côté
01:05:42des juges qui considèrent
01:05:43que l'on peut enfermer
01:05:44une personnalité politique
01:05:46qu'importe ce que l'on peut penser
01:05:47du personnage de Nicolas Sarkozy
01:05:49ou de sa politique
01:05:49ou de son bilan
01:05:50sur la base
01:05:51de documents
01:05:51qu'ils jugent eux-mêmes faux
01:05:53si on reprend la décision
01:05:54du tribunal
01:05:55et donc ça pose
01:05:56véritablement problème
01:05:57et surtout moi
01:05:57ça me pose toujours
01:05:58une question
01:05:58c'est quel est le
01:05:59comment on va pouvoir
01:06:00admettons qu'on arrive
01:06:02au bout de la procédure
01:06:03et qu'il soit relaxé
01:06:04qui réparera ce préjudice
01:06:05parce que
01:06:06un document faux
01:06:08de Mediapart
01:06:08en tout cas jugé faux
01:06:09par la justice
01:06:10qui empêche
01:06:12l'élection présidentielle
01:06:13de quelqu'un
01:06:13qui peut réparer
01:06:15un tel préjudice
01:06:16je pense que c'est ça
01:06:17aujourd'hui
01:06:17la question à se poser
01:06:18sur l'affaire Nicolas Sarkozy
01:06:20et cette petite phrase
01:06:20aussi mise en exergue
01:06:22par nos amis du JDD
01:06:23puisque sa fille
01:06:25Jules a été bouleversée
01:06:26par cette décision de justice
01:06:29tu es une Sarkozy
01:06:30a-t-il dit
01:06:31tout est là
01:06:32et ça résume bien
01:06:32ça résume bien l'homme
01:06:34parce qu'évidemment
01:06:34il va y aller
01:06:37il va assumer
01:06:38les deux de toutes façons
01:06:39On ne peut pas retirer
01:06:40à Nicolas Sarkozy
01:06:40qu'on aime ou qu'on n'aime pas
01:06:41le personnage
01:06:42ou sa politique
01:06:43qu'on soit de gauche
01:06:43ou de droite
01:06:44c'est que ça a toujours été
01:06:45quelqu'un de très énergique
01:06:46et très déterminé
01:06:46plus il y a de difficultés
01:06:48plus il va combattre
01:06:49donc là-dessus
01:06:50c'est quelque chose
01:06:51qu'on ne peut pas lui retirer
01:06:52sur Mediapart
01:06:53ce qui est très grave
01:06:54c'est qu'on a construit
01:06:56tout ensuite
01:06:56un discours public
01:06:58politique
01:06:58qui a peut-être
01:06:59alterné des élections
01:07:00ou du moins
01:07:01le débat public
01:07:01donc il y a une conséquence
01:07:03politique
01:07:03même publique
01:07:04sur ce sujet
01:07:04qui est un risque démocratique
01:07:06là on parlerait presque
01:07:08d'indépendance
01:07:08ou du moins
01:07:09d'honnêteté intellectuelle
01:07:11du travail journalistique
01:07:12sur ce type de sujet
01:07:14donc là je trouve ça très grave
01:07:15sur la question
01:07:16de la justice
01:07:16ce qui moi
01:07:18me dérange
01:07:20outre l'incompréhension
01:07:21c'est
01:07:21j'ai eu beaucoup de débats
01:07:23sur le sujet
01:07:24de Nicolas Sarkozy
01:07:25on a souvent amené
01:07:26la question de justice sociale
01:07:27et la justice sociale
01:07:29c'est pas ça
01:07:30c'est-à-dire qu'on est en train
01:07:31de transformer la justice
01:07:33notre justice
01:07:35en arme idéologique
01:07:36parce que quelqu'un
01:07:37ne nous plaît pas
01:07:38ou qu'on veut lui faire payer
01:07:40un bilan politique
01:07:41il n'est pas là pour payer
01:07:43un bilan politique
01:07:44il a été élu
01:07:45donc la notion
01:07:46de justice sociale
01:07:47dans ce débat
01:07:48elle est catastrophique
01:07:50et ça aussi conditionne
01:07:52le rapport
01:07:53des français
01:07:54à la justice
01:07:54pourquoi on parle
01:07:55de justice à deux vitesses
01:07:56c'est parce qu'on va considérer
01:07:58que certaines personnes
01:07:59seront protégées
01:07:59et d'autres pas
01:08:00mais la justice sociale
01:08:02c'est pas ça fondamentalement
01:08:04la justice
01:08:05c'est la justice
01:08:05pour traiter des faits
01:08:06si vous avez des faits
01:08:07et des preuves contre vous
01:08:08vous serez condamné
01:08:09là c'est pas le cas
01:08:09donc moi ça me pose
01:08:10un problème presque
01:08:11j'ai envie de dire
01:08:11éthique et philosophique
01:08:12sur la concession de la justice
01:08:14Karima très rapidement
01:08:15avant de partir en pub
01:08:15oui tout à fait
01:08:16en fait c'est tout l'enjeu aussi
01:08:18de la présomption d'innocence
01:08:20qui est bafouée quelque part
01:08:22et sur la question
01:08:24de l'exécution provisoire
01:08:26avec un mandat de dépôt différé
01:08:28bien c'est un peu ça
01:08:29comme vous disiez
01:08:30si on se retrouve en prison
01:08:31et ensuite on réalise
01:08:33que non les choses changent
01:08:34on ne peut pas enlever
01:08:35ce préjudice
01:08:36et ensuite ça crée
01:08:37une espèce de crainte
01:08:38de peur
01:08:38et de manque de confiance
01:08:40envers ce système de justice
01:08:42et ça ça nous touche tous
01:08:43donc peu importe
01:08:45comme on dit
01:08:45on aime les politiques
01:08:47ou non
01:08:47de M. Sarkozy
01:08:48c'est même pas ça
01:08:49et d'ailleurs
01:08:49il le dit à ce stade-ci
01:08:51je me bats même pas
01:08:52oui je veux
01:08:53je clame mon innocence
01:08:54mais c'est un enjeu
01:08:55qui me dépasse
01:08:56on marque une nouvelle pause
01:08:58merci ma chère Karima
01:08:59on se retrouve dans
01:09:00quelques instants
01:09:00on prendra la direction
01:09:01d'Israël
01:09:03on sera avec
01:09:03Eugene Delfour
01:09:04et Thibaut Marchoto
01:09:06journée très importante
01:09:07demain en Israël
01:09:09à tout de suite
01:09:13il est 12h30
01:09:15nous sommes dimanche
01:09:16et c'est une tradition
01:09:17j'ai toujours l'habitude
01:09:18de souhaiter un bon appétit
01:09:19à tous ceux qui nous regardent
01:09:20parce que le dimanche
01:09:21ce sont les repas de famille
01:09:23souvent
01:09:23donc on partage
01:09:25et parfois
01:09:25à une certaine époque
01:09:26à mon époque
01:09:26il y avait toujours la télévision
01:09:27vous savez
01:09:28où on regardait
01:09:28le monde a changé
01:09:29vous êtes jeune
01:09:33ça j'ai connu
01:09:34vous êtes jeune
01:09:35j'ai connu
01:09:36le monde n'a pas changé pour vous
01:09:38c'est à dire que les gens
01:09:39vous écoutent le midi
01:09:40oui c'est vrai
01:09:40mais j'ai toujours une petite pensée
01:09:42je trouve que c'est important
01:09:43parce qu'évidemment
01:09:43on organise des réunions de famille
01:09:45etc
01:09:45et donc voilà
01:09:47et c'est voilà
01:09:48votre walker
01:09:49si vous voulez
01:09:51j'ai mis un petit blazer
01:09:52voilà
01:09:53en velours
01:09:54mais j'ai pas mis
01:09:56les centiaques
01:09:57ni work ce soir
01:09:57allez Mickaël Dorian
01:09:58plus sérieusement
01:09:59on fait le tour de l'information
01:10:00c'est bien parfois
01:10:01de faire des pas de côté aussi
01:10:02et l'actualité
01:10:02c'est bien sûr
01:10:03Sébastien Lecornu
01:10:04reconduit à Matignon
01:10:05et l'attente désormais
01:10:06de son nouveau gouvernement
01:10:08Valentin Rouillon
01:10:09vous êtes devant l'hôtel de Matignon
01:10:10avec Emma Loro
01:10:12Valentin
01:10:12le casting de ce gouvernement
01:10:14Lecornu 2
01:10:15n'est toujours pas connu
01:10:17mais le temps semble être encore
01:10:19à la réflexion
01:10:20pour notre premier ministre
01:10:21Oui Mickaël
01:10:25réfléchir pour un nouveau gouvernement
01:10:27dans les prochaines heures
01:10:28pour tenir un premier conseil des ministres
01:10:30et proposer ce fameux budget
01:10:322026 au parlement
01:10:33un parlement avec qui
01:10:34il faut trouver un équilibre politique
01:10:37dans ce contexte de crise
01:10:38alors le premier ministre
01:10:39l'a affirmé hier
01:10:39il veut un gouvernement
01:10:41qui corresponde au parlement
01:10:42sans être emprisonné
01:10:43mais la tâche s'annonce difficile
01:10:44les républicains ont claqué la porte
01:10:46le modem et horizon
01:10:47attendent de connaître
01:10:48les intentions du premier ministre
01:10:50mais cela ne devrait pas constituer d'obstacle
01:10:51les socialistes eux
01:10:52se disent désormais plus proches
01:10:55de la censure
01:10:56un seul objectif
01:10:57nous répète son entourage
01:10:59sortir de la crise politique
01:11:00que Sébastien Lecornu lui-même
01:11:02a qualifié de difficile
01:11:03il assure même que
01:11:04s'il repartirait
01:11:05une nouvelle fois
01:11:07les conditions
01:11:08n'étaient pas réunies
01:11:10un constat en tout cas
01:11:10qui en dit long
01:11:11sur la fragilité
01:11:12de la situation
01:11:14Merci beaucoup
01:11:16Valentin Rouillon
01:11:17accompagné d'Emma Loro
01:11:18et d'Audrey Legray
01:11:19l'actualité également
01:11:20avec les présidents égyptiens
01:11:22et américains
01:11:23qui présideront demain
01:11:24à Charmelchec
01:11:25en Égypte
01:11:26un sommet pour la paix
01:11:27à Gaza
01:11:27sommet qui vise à mettre fin
01:11:28à la guerre
01:11:29et à ouvrir une nouvelle page
01:11:30de sécurité
01:11:31et de stabilité régionale
01:11:33annonce la présidence égyptienne
01:11:34seront présents également
01:11:36demain
01:11:36les dirigeants
01:11:37de plus de 20 pays
01:11:38ainsi que le secrétaire général
01:11:40de l'ONU
01:11:40et puis le bilan
01:11:42s'alourdit
01:11:43après les pluies torrentielles
01:11:44au Mexique
01:11:45au moins 41 personnes
01:11:46sont mortes cette semaine
01:11:47d'énormes dégâts
01:11:48ont été signalés
01:11:48glissement de terrain
01:11:49débordement de rivières
01:11:50écoulées de boue
01:11:51la présidente du Mexique
01:11:53a ordonné le déploiement
01:11:54de 10 000 militaires
01:11:55pour participer
01:11:56aux opérations de secours
01:11:57Merci Mika
01:12:00c'est un plaisir
01:12:01de vous avoir à nos côtés
01:12:02en ce dimanche matin
01:12:03comme toujours
01:12:04notre équipe du dimanche
01:12:05Karim Abric
01:12:06Mathieu Oc
01:12:07Magali Vicente
01:12:09et Mehdi Raich
01:12:10on va retourner
01:12:10si vous le voulez bien
01:12:11parce qu'il va se passer
01:12:12des choses importantes
01:12:13demain en Israël
01:12:15le MAS
01:12:16je vous le dis
01:12:17et je vous le redis
01:12:18a donc annoncé
01:12:19qu'il allait
01:12:20commencer à libérer
01:12:21des otages israéliens
01:12:22à Gaza
01:12:22dès demain matin
01:12:23comme prévu
01:12:24juste avant ce
01:12:25fameux
01:12:26sommet
01:12:27de la paix
01:12:29qui va rassembler
01:12:30une vingtaine de dirigeants
01:12:31autour de Donald Trump
01:12:33et il y aura également
01:12:35Emmanuel Macron
01:12:35on va retrouver
01:12:36Régine Delfour
01:12:37et Thibaut Marchetto
01:12:38Régine Rebonjour
01:12:40merci d'être avec nous
01:12:42je crois que vous n'êtes pas
01:12:42très très loin
01:12:43de l'ambassade
01:12:44des Etats-Unis
01:12:45m'a-t-on dit
01:12:46quelle est l'ambiance
01:12:47avant cette journée
01:12:49tant attendue
01:12:50demain Régine
01:12:52et bien écoutez Thierry
01:12:56tout le monde retient
01:12:57son souffle
01:12:58ici en Israël
01:12:59parce que nous avons
01:13:00des informations
01:13:00un peu qui divergent
01:13:01théoriquement
01:13:02les otages
01:13:03devraient être libérés
01:13:05demain matin
01:13:06avant l'arrivée
01:13:07de Donald Trump
01:13:08mais le Hamas
01:13:08vient de faire savoir
01:13:10à certaines sources
01:13:11américaines
01:13:11qu'il pourrait
01:13:12libérer les otages
01:13:14aujourd'hui
01:13:14donc vous savez
01:13:15c'est un petit peu
01:13:16toujours pareil
01:13:17cette torture psychologique
01:13:19les Israéliens doivent
01:13:21s'adapter avec cela
01:13:22et puis les familles
01:13:23d'otages
01:13:23qui sont évidemment
01:13:24dans cette attente
01:13:25interminable
01:13:26et qui attendent
01:13:27de pouvoir serrer
01:13:29l'un des leurs
01:13:30parmi les 20 otages vivants
01:13:32mais vous savez
01:13:33parfois il y a eu
01:13:33des erreurs dans les listes
01:13:34et puis est-ce que
01:13:35les 28 corps
01:13:36vont rentrer
01:13:37de Gaza
01:13:39en Israël
01:13:39c'est toute la question
01:13:40donc tout le monde
01:13:41y croit
01:13:42hier il y avait
01:13:42énormément de monde
01:13:43à Tel Aviv
01:13:44lors de ce grand rassemblement
01:13:46et tout le monde
01:13:46espérait que ce soit
01:13:47le dernier rassemblement
01:13:48pour les otages
01:13:49Régine
01:13:51je voulais qu'on vienne
01:13:51avec vous
01:13:52on écoutera juste après vous
01:13:53quelques témoignages
01:13:54que vous avez recueillis
01:13:55mais l'annonce
01:13:56faite hier
01:13:57par Emmanuel Macron
01:13:58de participer
01:14:00et d'aller en Egypte
01:14:01est moyennement
01:14:02bien vécue
01:14:03en Israël
01:14:04c'est le moins
01:14:05que l'on puisse dire
01:14:05vous avez pu le constater
01:14:07oui c'est plutôt
01:14:12très très mal vécu
01:14:13Thierry
01:14:13puisque beaucoup
01:14:15surtout les franco-israéliens
01:14:16nous ont fait part
01:14:19de leur ressenti
01:14:20notamment
01:14:20pour quelle raison
01:14:22Emmanuel Macron
01:14:23viendrait en Egypte
01:14:25demain
01:14:25pour ce sommet
01:14:26pour la paix
01:14:27pour la signature
01:14:27de ce sommet
01:14:28alors qu'en novembre 2023
01:14:30il n'a pas
01:14:31dénié aller à la marche
01:14:33contre l'antisémitisme
01:14:34à Paris
01:14:34et puis on se souvient
01:14:36de ses prises de position
01:14:37un an après
01:14:38donc les attaques
01:14:40du 7 octobre
01:14:40la veille même
01:14:41nous étions en Israël
01:14:42à ce moment là
01:14:43où il avait annoncé
01:14:44ne plus vouloir
01:14:45fournir d'armes
01:14:46en Israël
01:14:47il y a eu aussi
01:14:47cet hommage
01:14:49qui a été très tardif
01:14:50par la France
01:14:51alors que vous savez
01:14:51qu'il y a des dizaines
01:14:53de franco-israéliens
01:14:54qui sont morts
01:14:55lors de ces attaques
01:14:56alors beaucoup nous disent
01:14:57mais alors
01:14:57il veut peut-être
01:14:59détourner l'attention
01:15:00sur ce qui se passe
01:15:00dans son pays
01:15:01il ferait mieux
01:15:02de s'occuper
01:15:03de la politique intérieure
01:15:04puisque ici
01:15:05en Israël
01:15:06franchement
01:15:07c'est un sentiment
01:15:08très très très
01:15:10plus que mitigé
01:15:11qui est à l'encontre
01:15:12d'Emmanuel Macron
01:15:13il y a même
01:15:14des franco-israéliens
01:15:16qui nous ont dit
01:15:16excusez-nous
01:15:17mais on préfère
01:15:18ne même pas vous répondre
01:15:19puisqu'on risquerait
01:15:20d'être grossier
01:15:20merci Régine Delfour
01:15:22avec Thibaut Marcheteau
01:15:24et merci de nous
01:15:25faire vivre tout ça
01:15:27et de nous raconter
01:15:27toujours avec autant
01:15:28de talent
01:15:28cette situation
01:15:30et on vivra
01:15:31cette journée
01:15:32demain évidemment
01:15:33avec toutes nos équipes
01:15:34sur l'antenne
01:15:35de CNews
01:15:35et j'aurai le plaisir
01:15:36évidemment de vous retrouver
01:15:37cet après-midi
01:15:37dans Punchline
01:15:38voilà
01:15:39merci beaucoup
01:15:40en tous les cas Régine
01:15:41avant de vous faire réagir
01:15:43quelques réactions
01:15:44recueillies par Régine Delfour
01:15:46et Thibaut Marcheteau
01:15:47justement
01:15:47recueillis hier
01:15:48j'ai l'impression
01:15:53qu'il veut être de partout
01:15:54et il est nulle part
01:15:55franchement
01:15:56il n'a pas
01:15:57il n'a pas vraiment prouvé
01:15:58qu'il était
01:15:58qu'il était vraiment
01:16:00à fond
01:16:01dans cette cause
01:16:02on n'a rien à attendre de lui
01:16:03je suis président d'Israël
01:16:06histoire vers Alsace
01:16:07et nous le combattons
01:16:08nous combattons
01:16:09sa politique étrangère
01:16:10sa soumission
01:16:11à l'islam radical
01:16:13son abandon des juifs
01:16:15et sa trahison
01:16:16des valeurs d'un république
01:16:16la situation des juifs
01:16:20en France
01:16:21est dramatique
01:16:22et on se pose
01:16:23tous la question
01:16:25est-ce qu'on doit rester
01:16:26ou pas
01:16:26en France
01:16:27voilà
01:16:28réaction recueillie
01:16:30par Régine Delfour
01:16:31et Thibaut Marcheteau
01:16:32sans aucune surprise
01:16:34d'ailleurs
01:16:34quand j'ai lancé
01:16:35Régine Delfour
01:16:36je dis
01:16:36moyennement bien
01:16:37j'ai nuancé
01:16:38mes propos
01:16:39sachant qu'évidemment
01:16:40la réaction
01:16:41elle est légitime
01:16:42on se demande
01:16:42pourquoi
01:16:43il y va
01:16:44bien sûr
01:16:46on ne peut que
01:16:47comprendre
01:16:47les réactions
01:16:48sur place
01:16:48quand on voit
01:16:50et depuis maintenant
01:16:51quelques mois
01:16:51à chaque fois
01:16:53le changement
01:16:53de positionnement
01:16:54d'Emmanuel Macron
01:16:55et puis à un moment donné
01:16:56est-ce qu'on a réellement
01:16:57entendu
01:16:58Emmanuel Macron
01:16:59a mis beaucoup
01:17:00beaucoup d'énergie
01:17:00dans la reconnaissance
01:17:02de l'état de Palestine
01:17:02et est-ce qu'il a mis
01:17:04beaucoup d'énergie
01:17:04à parler systématiquement
01:17:06du retour des otages
01:17:07qui était vraiment
01:17:08placé en dessous
01:17:09c'était la condition
01:17:11au départ
01:17:12mais en fait
01:17:12on ne l'a pas suffisamment
01:17:13entendu là-dessus
01:17:14et puis
01:17:14il n'a jamais pris la parole
01:17:15aussi par rapport
01:17:16à ce que vivaient
01:17:17aujourd'hui
01:17:18les juifs en France
01:17:19donc forcément
01:17:20on ne peut que se mettre
01:17:22à la place
01:17:22de cette population
01:17:23qui en fait
01:17:24ne comprend pas
01:17:25et c'est là
01:17:26tout le manque d'incarnation
01:17:27en fait
01:17:27d'Emmanuel Macron
01:17:28dans cette situation
01:17:29et bah oui
01:17:31il sera là sur la photo
01:17:32pour le sommet
01:17:32pour la paix
01:17:33mais voilà
01:17:34on ne peut que mettre
01:17:35en évidence
01:17:36le leadership international
01:17:37de Donald Trump
01:17:37dans cette affaire
01:17:38vous savez la semaine dernière
01:17:39dans Punchine
01:17:40je recevais
01:17:41l'ambassadeur d'Israël
01:17:43en France
01:17:44il n'a pas prononcé
01:17:47une seule fois
01:17:48le mot démené de Macron
01:17:50une seule fois
01:17:52alors que je l'avais reçu
01:17:53quelques semaines auparavant
01:17:54en tête à tête
01:17:56mais là
01:17:57en fait
01:17:58voilà
01:17:59c'est tout un symbole
01:18:01c'est un ambassadeur
01:18:02c'est un diplomate
01:18:03mais
01:18:04il n'avait pas
01:18:06et je l'ai poussé
01:18:07dans ses retranchements
01:18:07évidemment
01:18:08parce que voilà
01:18:09je sentais ce qu'il voulait dire
01:18:10mais en aucune manière
01:18:11il a voulu prononcer
01:18:12le mot d'Emmanuel Macron
01:18:14et on le comprend aisément
01:18:16quand on entend
01:18:16ces témoignages
01:18:18recueillis par notre équipe
01:18:19sur place
01:18:20en Israël
01:18:20Mathieu
01:18:21oui en effet
01:18:22déjà
01:18:22il y a deux problèmes
01:18:24pour Emmanuel Macron
01:18:24sur ce sujet
01:18:25un avec les Etats-Unis
01:18:26et un avec Israël
01:18:27sur Israël
01:18:27le premier problème
01:18:29c'est qu'en fait
01:18:29comme vous l'avez très justement dit
01:18:31en plaçant la reconnaissance
01:18:32de l'État de Palestine
01:18:33avant
01:18:34toutes les conditions
01:18:35qu'il avait énoncées
01:18:36la libération des otages
01:18:37etc etc
01:18:38on va pas revenir dessus
01:18:39il a
01:18:39il n'a aucune de remplir
01:18:40il a surpris
01:18:41et surtout
01:18:42il s'est complètement
01:18:43il s'est fait
01:18:44il a divorcé
01:18:45Israël a divorcé de lui
01:18:46d'une certaine façon
01:18:47sur la politique étrangère
01:18:49donc ça c'est le premier point
01:18:50et puis ensuite après
01:18:51sur le plan vis-à-vis des Etats-Unis
01:18:52on voit
01:18:53alors qu'Emmanuel Macron
01:18:54avait beaucoup critiqué
01:18:55le plan de Trump
01:18:56pour Gaza
01:18:56notamment en février dernier
01:18:58il avait dit que
01:18:58les propositions de Donald Trump
01:19:00sur la résolution du conflit
01:19:02entre Israël et le Hamas
01:19:04était un plan simpliste
01:19:06on se souvient du plan
01:19:06pour Gaza
01:19:07en fait finalement
01:19:08les faits ont donné raison
01:19:10à Trump
01:19:10d'une certaine façon
01:19:11et surtout
01:19:12d'un point de vue symbolique
01:19:13Donald Trump
01:19:14a en quelque sorte
01:19:15relégué
01:19:15Emmanuel Macron
01:19:16au rang de simples
01:19:18VRP
01:19:19ou ambassadeurs
01:19:19de sa propre
01:19:21d'un accord de paix
01:19:22auquel Emmanuel Macron
01:19:23n'a même pas contribué
01:19:24donc c'est ça
01:19:24aujourd'hui le plus dramatique
01:19:25c'est qu'Emmanuel Macron
01:19:26va se rendre
01:19:27en Égypte lundi
01:19:28pour promouvoir
01:19:30ou pour en tout cas
01:19:31vérifier la mise en oeuvre
01:19:32d'un accord
01:19:33auquel il n'a même pas été convié
01:19:35pour négocier
01:19:36donc c'est complètement irréaliste
01:19:37et donc
01:19:38la problématique
01:19:39aujourd'hui suivante
01:19:39c'est la perte de crédibilité
01:19:41de la France
01:19:42à l'international
01:19:42ce sujet là étant important
01:19:44mais sur d'autres sujets également
01:19:46et ce que me disait
01:19:47l'ambassadeur
01:19:47la semaine dernière
01:19:48c'est que Pierre
01:19:48avec la position prise
01:19:50sans prononcer son nom
01:19:53ça a retardé les choses
01:19:54en fait
01:19:55parce que ça a laissé
01:19:56de l'espoir
01:19:56à d'autres pays
01:19:57et ça a parasité
01:19:58ces négociations
01:19:59et c'est la raison
01:20:00pour laquelle
01:20:00il ne souhaitait pas
01:20:01évoquer le nom
01:20:02d'Emmanuel Macron
01:20:03mais il y est
01:20:04carrément
01:20:04sur le retard
01:20:05de
01:20:06enfin sur le recul
01:20:08plutôt de la France
01:20:09dans la diplomatie internationale
01:20:10on a le dossier algérien
01:20:12qui est une catastrophe
01:20:13on a le dossier israelien
01:20:14et de la reconnaissance
01:20:16de l'état de Palestine
01:20:16qui est une catastrophe
01:20:18de manière générale
01:20:19je pense qu'Emmanuel Macron
01:20:20est
01:20:21sur le plan
01:20:23de la politique intérieure
01:20:24en difficulté extrême
01:20:26mais sur le plan
01:20:26de la politique extérieure
01:20:28son seul moyen
01:20:29d'exister
01:20:30c'est la politique internationale
01:20:31et il est obligé
01:20:32de se raccrocher
01:20:33au wagon
01:20:33de Donald Trump
01:20:34pour exister
01:20:35et dire
01:20:35regardez quelque part
01:20:36j'ai un peu
01:20:36fait partie de cet accord là
01:20:38je vais être sur la photo
01:20:38je vais être sur la photo
01:20:39en fait c'est rattraper un wagon
01:20:40sur ce que la déclaration
01:20:42qu'il a fait à l'ONU
01:20:44sur la reconnaissance
01:20:45de l'état de Palestine
01:20:46c'est même pire
01:20:47j'ai envie de dire
01:20:48c'est que
01:20:48il essaie d'articuler
01:20:49une question internationale
01:20:51qui a un poids
01:20:52mais mémoriel
01:20:52très important
01:20:53pour faire de l'ingénierie politique
01:20:55dans les quartiers
01:20:57vraiment
01:20:58je vois juste
01:21:01c'est pire qu'une vacance
01:21:03du pouvoir
01:21:03une dislocation totale
01:21:05de ce qu'est la figure
01:21:06du président
01:21:06et qui est en train
01:21:07d'être abîmée
01:21:08sur le plan
01:21:09de la politique intérieure
01:21:10et sur le plan
01:21:10de la politique internationale
01:21:11on est en recul total
01:21:12sur ces sujets
01:21:12et c'est pas comme
01:21:13s'il n'y avait pas
01:21:14un gouvernement à constituer
01:21:15et qu'il ne se passait rien
01:21:16en France
01:21:16non et là
01:21:17il partit en Égypte
01:21:18il part en Égypte
01:21:19et ça a été annoncé
01:21:19ça a été annoncé hier
01:21:21carrément
01:21:21je pense que
01:21:23plus globalement
01:21:25on a besoin
01:21:25de moins
01:21:26de spectacles
01:21:28et plus d'actions
01:21:29qui font une vraie différence
01:21:30et en ce moment
01:21:31ça se joue
01:21:31c'est avec les américains
01:21:32et les pays arables
01:21:33et on est dans une phase
01:21:35extrêmement cruciale
01:21:36où on demande
01:21:36justement
01:21:37à certains acteurs politiques
01:21:40et à Emmanuel Macron
01:21:41en tout respect
01:21:42non seulement
01:21:43pas nécessairement
01:21:44d'agir comme ça
01:21:46en faisant simplement
01:21:47un spectacle
01:21:48mais de ne pas nuire
01:21:50on est dans des heures
01:21:51donc extrêmement cruciales
01:21:52on le disait
01:21:53pour traverser
01:21:54la première phase
01:21:55et toute l'attention
01:21:56je trouve
01:21:57devrait être mis
01:21:58davantage là-dessus
01:21:59on veut arriver
01:22:01à cette libération
01:22:02des otages
01:22:03on sait que c'est
01:22:04extrêmement complexe
01:22:05et on y va par étapes
01:22:07donc je pense
01:22:07que c'est ça là-dessus
01:22:08et ensuite
01:22:09sur cette rupture
01:22:11de lien de confiance
01:22:12avec la communauté juive
01:22:14de France
01:22:14je crois que ça
01:22:15c'est le dossier
01:22:17c'est son dossier maintenant
01:22:18parce qu'on a vu
01:22:19la montée
01:22:20de cet antisémitisme
01:22:21en France
01:22:22on a vu
01:22:23cette crainte
01:22:24d'une partie
01:22:25de la communauté juive
01:22:26des étudiants
01:22:27par exemple
01:22:27pour ne nommer
01:22:29que des étudiants
01:22:30justement
01:22:31qui se sentent
01:22:32en insécurité
01:22:33ou quoi que ce soit
01:22:33je pense que c'est ça
01:22:34je ne sais même pas
01:22:35si c'est un dialogue
01:22:36on n'est même plus
01:22:36dans le dialogue
01:22:37mais c'est cette paix
01:22:39cette sécurité-là
01:22:39où il devrait aussi
01:22:40s'intéresser davantage
01:22:42parce qu'on sait
01:22:43que depuis le fait
01:22:43qu'il n'était pas
01:22:44allé marcher
01:22:45pour la marche
01:22:46pour lutter
01:22:47contre l'antisémitisme
01:22:48ensuite sur cette reconnaissance
01:22:49finalement un peu
01:22:50sans condition
01:22:51de l'état de Palestine
01:22:52on voit qu'on était
01:22:53plus dans un symbole
01:22:55que dans la réalité
01:22:56et les jeux de coulisses
01:22:57qui ont véritablement
01:22:58fait avancer les choses
01:22:59donc en ce moment
01:23:00peut-être juste
01:23:01ne pas nuire
01:23:02c'est ça
01:23:02allez je voudrais qu'on termine
01:23:03il nous reste 4 minutes
01:23:04justement avec témoignages
01:23:07vous connaissez tous
01:23:07Arthur
01:23:08qu'on ne présente plus
01:23:08évidemment
01:23:09témoignages très forts
01:23:10d'Arthur
01:23:11et c'est pour ça
01:23:11que j'ai voulu terminer
01:23:12cette émission
01:23:14avec son témoignage
01:23:15chez Léa Salamé
01:23:16hier soir
01:23:17vous savez que lui
01:23:17au moins il s'est mouillé
01:23:19pour la communauté juive
01:23:20c'est le moins que l'on puisse dire
01:23:21il a pris des positions
01:23:22et aujourd'hui
01:23:23résultat des courses
01:23:24certains stars
01:23:26certaines vedettes
01:23:27ne souhaitent plus venir
01:23:28pour des raisons
01:23:29qui leur appartiennent
01:23:30écoutez ce que dit
01:23:31Arthur hier soir
01:23:32moi je trouve que
01:23:34certains artistes
01:23:35juifs
01:23:36qui ont eu des parents
01:23:38des grands-parents
01:23:39des arrière-grands-parents
01:23:40qui ont connu
01:23:41l'antisémitisme
01:23:42le pogrom
01:23:43la souffrance
01:23:43la déportation
01:23:44peut-être qu'ils auraient pu
01:23:46tendre la main
01:23:47et nous aider
01:23:48au moment de faire
01:23:49ce film publicitaire
01:23:50vous parlez de boycott
01:23:51vous utilisez le mot
01:23:52boycott
01:23:52et vous dites que vous êtes
01:23:53toujours boycotté
01:23:54même dans vos émissions
01:23:55aujourd'hui
01:23:55il y a des personnalités
01:23:56qui ne veulent pas venir
01:23:57ben oui
01:23:57par exemple
01:23:59j'ai des artistes
01:24:00qui m'ont appelé
01:24:02cette semaine
01:24:02pour me dire
01:24:02et en plus
01:24:04il m'appelle
01:24:05pour me dire
01:24:05je ne peux pas venir
01:24:06faire ton émission
01:24:07si je viens faire ton émission
01:24:08je reçois des menaces
01:24:10de mort
01:24:10donc c'est pas contre moi
01:24:12il me dit
01:24:13j'ai peur pour mes proches
01:24:14comment on en sort
01:24:16parce que c'est vrai
01:24:17et pour le coup
01:24:18vous parlez
01:24:19vous avez parlé
01:24:20pour la communauté juive
01:24:21et la montée
01:24:21de l'antisémitisme
01:24:22en France
01:24:22et vous avez parlé
01:24:23aussi des otages
01:24:24que vous avez aidés
01:24:25en Israël
01:24:26mais c'est vrai
01:24:27qu'il y a de l'autre côté
01:24:28très vite
01:24:29les massacres de Gaza
01:24:31les branlements
01:24:32aussi de beaucoup de gens
01:24:33de voir ces villes rasées
01:24:35et c'est ce que vous racontez
01:24:37c'est ce que je veux dire
01:24:37dans le livre
01:24:38les enfants palestiniens tués
01:24:40et voilà
01:24:42peut-être qu'il y a aussi
01:24:43deux solitudes
01:24:44qui sont face à face
01:24:46c'est pour ça que je dis
01:24:47l'empathie n'a pas de drapeau
01:24:48et qu'aujourd'hui
01:24:49dans ce monde
01:24:50où la majeure partie des jeunes
01:24:52ne lisent pas les journaux
01:24:54et ne regardent pas le JT
01:24:55et sont informés
01:24:56uniquement par les réseaux sociaux
01:24:57aujourd'hui
01:24:58les algorithmes font
01:24:59que vous vous retrouvez
01:24:59malgré vous
01:25:00dans une espèce de camp
01:25:01mais il n'y a pas de camp
01:25:02j'aimerais vous faire réagir
01:25:04parce qu'en vertu
01:25:05de ce que vous nous avez expliqué
01:25:06tout à l'heure
01:25:06c'est dans le prolongement
01:25:08ce qu'il dit à la fin
01:25:09ces derniers mots
01:25:10sont d'une pertinence
01:25:11sur les réseaux sociaux
01:25:12pour moi il est pile dans le sujet
01:25:13j'ajoute un petit point
01:25:16qui m'intéresse particulièrement
01:25:17c'est lorsqu'il dit
01:25:18je reçois
01:25:19je ne peux pas inviter des gens
01:25:21puisque ces personnes-là
01:25:22m'appellent pour me dire
01:25:23que s'ils viennent
01:25:24ils recevront des menaces de mort
01:25:25mais on est en train
01:25:26de voir des communautés
01:25:28parce qu'on est en train
01:25:29d'essentialiser
01:25:29soit des cultures
01:25:31des religions
01:25:31peut-être des identités
01:25:33au fond
01:25:33on est en train littéralement
01:25:35de fracturer la société
01:25:37et ce dont parle Arthur
01:25:39c'est de ce sujet-là
01:25:41parce que finalement
01:25:42il est assimilé
01:25:42à son identité juive
01:25:44il ne peut pas discuter
01:25:45avec des personnes
01:25:46qui seraient d'une autre culture
01:25:47ou d'une autre identité
01:25:48en dépit qu'ils soient français
01:25:50et là
01:25:51je suis désolé
01:25:52mais on est en pleine fracturation
01:25:53de la société française
01:25:54c'est ce constat-là
01:25:55on en est là aujourd'hui
01:25:55en 2025 en France
01:25:57c'est terrible
01:25:57je ne sais même pas
01:25:58si on arrivera
01:25:59à recoller les morceaux
01:26:01sincèrement
01:26:01pardonnez-moi pas l'expression
01:26:02mais je pense qu'on en est là
01:26:03carrément
01:26:04non c'est terrible
01:26:04et puis ça fait
01:26:06bon deux ans
01:26:07de grandes souffrances
01:26:08et Arthur le dit souvent
01:26:09il y a évidemment
01:26:11cette pensée-là
01:26:12pour la souffrance
01:26:13évidemment
01:26:14on a parlé tout à l'heure
01:26:15des familles d'otages
01:26:16qui attendent toujours
01:26:17que c'est l'incertitude
01:26:18l'angoisse
01:26:19la plus totale
01:26:20on pense
01:26:21au peuple palestinien
01:26:23il le dit
01:26:24Arthur lui-même
01:26:24ça n'a rien à voir
01:26:25et là on l'essentialise
01:26:27et parce que
01:26:28bon
01:26:28il y a vraiment
01:26:30c'est ça
01:26:31on va essentialiser
01:26:32je vous dirais même
01:26:32la communauté juive
01:26:34et comme si on va même
01:26:35la déshumaniser
01:26:36en disant
01:26:37ben vous voyez
01:26:37ils ne peuvent même pas
01:26:38avoir d'empathie
01:26:39par exemple
01:26:40pour les Gazaouis
01:26:41pour les enfants
01:26:42comme il faut ramener ça
01:26:43et même dans l'interview
01:26:44de la journaliste
01:26:45oui mais vous voyez
01:26:45il y a quand même
01:26:46comme s'il n'a pas pensé à ça
01:26:48comme s'il ne pouvait pas
01:26:49penser à ça
01:26:50donc moi je trouve ça terrible
01:26:51et je ne sais pas
01:26:52combien de temps
01:26:53ça va prendre pour retisser
01:26:55ce fameux tissu
01:26:56j'aimerais bien être optimiste
01:26:58c'est même être un traître
01:27:00à sa communauté
01:27:00puisque vous allez voir
01:27:02quelqu'un comme Arthur
01:27:03qui va être assimilé
01:27:04et essentialisé
01:27:05à son identité juive
01:27:06vous êtes un traître
01:27:07c'est un racial traître
01:27:09quelque part
01:27:09les amis
01:27:10on arrive au terme
01:27:11de cette émission
01:27:12l'émission était riche
01:27:13merci
01:27:13c'était un bonheur
01:27:14d'échanger avec vous
01:27:16et de décliter
01:27:17cette actualité
01:27:17si lourde
01:27:19si importante
01:27:20merci à l'équipe
01:27:21qui m'a entouré
01:27:22pour préparer ces deux heures
01:27:23C'était Kylian Salé
01:27:30à la programmation
01:27:31je salue évidemment
01:27:32les équipes en régie
01:27:33et tout de suite
01:27:34c'est Emeric Pourbet
01:27:35et Enquête d'Esprit
01:27:36et moi je vois le plaisir
01:27:36de vous retrouver
01:27:37à 17h pour Punchine
01:27:38à tout à l'heure
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