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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00:00Il est 13h, bonjour, merci de nous accueillir. Prenez place, je suis très heureux de vous accueillir pour une nouvelle
00:00:04édition de votre Midi News du week-end de ce vendredi.
00:00:08Je vous présente l'équipe qui m'accompagne dans quelques instants, mais tout de suite le sommaire de nos deux
00:00:11heures.
00:00:12A la une, pour commencer, on prendra la direction de Nantes. Nantes en proie au narcotrafic.
00:00:17Un adolescent de 15 ans a été tué par balle jeudi soir, un garçon de 13 ans a été grièvement
00:00:21blessé, mais ses jours ne sont plus en danger.
00:00:24On sera sur place avec notre équipe, Corenta Alonso et Malo Steiner.
00:00:27Laurent Nunez s'est déplacé dans la cité des Ducs ce matin, on l'écoutera.
00:00:31Cette guerre, on l'amène avec détermination, a-t-il dit, on ne lâchera rien, on ne perdra pas cette
00:00:37guerre.
00:00:37Commentaire sur ce plateau avec mes invités du jour.
00:00:39Et vous le verrez, on fera un point complet avec Sabrina Birlin-Bouyine sur le narcotrafic qui gangrène notre pays.
00:00:45La série noire se poursuit chez nous, hélas, nous dira Sabrina.
00:00:49Dans votre Midi News week-end, on va prendre aussi la direction de Tourcoing avec cette affaire dramatique.
00:00:54Un homme déjà condamné pour agression sexuelle sur mineurs a été mis en examen et placé en détention provisoire pour
00:01:00suspicion de viol et d'agression sexuelle.
00:01:02Commis sur 18 enfants âgés de 2 à 5 ans.
00:01:05L'homme a été recruté via une plateforme d'annonce pour baby-sitters, c'est juste incroyable.
00:01:09On retrouvera à Tourcoing notre équipe, Mathilde Ibanaise et Clément Lopez.
00:01:12Dans votre Midi News week-end, on ira aussi à Vienne, en Autriche.
00:01:16Et on va retrouver nos envoyés spéciaux, Olivier Benkeemoun et Emma Loro.
00:01:19On parlera du concours de l'Eurovision qui aura lieu demain soir.
00:01:23Une manifestation est prévue cet après-midi pour s'opposer à la participation d'Israël.
00:01:27Et vous le savez, certains pays ont même décidé de ne pas envoyer de candidats au concours ou même de
00:01:31ne pas diffuser le programme.
00:01:33On va vous en parler.
00:01:34Enfin, on n'oubliera pas la page internationale avec Harold Diman.
00:01:37On évoquera les suites du sommet à Pékin entre les Etats-Unis et la Chine.
00:01:41Donald Trump revendique des accords commerciaux historiques.
00:01:43Et puis, on évoquera aussi avec Harold, dans Deuxième Heure, la visite du chef de la CIA, John Ratcliffe, à
00:01:48Cuba.
00:01:49Une visite inattendue.
00:01:49Qu'est-ce que cela cache ?
00:01:51C'est ce que nous dira Harold Diman.
00:01:53Voilà pour le menu très chargé de ce vendredi.
00:01:54Mais tout de suite, on commence fidèlement, comme toujours, comme tous les vendredis, avec Somaïa Labidi, par un tour complet
00:02:00de l'information.
00:02:01Somaïa, bonjour.
00:02:02Bonjour et bonjour à tous.
00:02:04Malgré le cessez, il faut censé être en viqueur depuis un peu moins d'un mois.
00:02:08L'armée israélienne y menait des frappes contre le Hezbollah dans la région de Tir, dans le sud du Liban.
00:02:14Des frappes au lendemain d'une nouvelle session de discussion entre Israël et le Liban à Washington et qualifiée de
00:02:20positive par le département d'État américain.
00:02:23À la une également, et vous allez y revenir dans votre Midi News, Thierry, avec vos invités.
00:02:28Donald Trump assure avoir décroché des accords commerciaux fantastiques et une offre d'aide chinoise pour débloquer le détroit d
00:02:35'Hormuz lors du sommet avec son homologue Xi Jinping.
00:02:38De son côté, le chef de la diplomatie iranienne dit être ouvert à une aide de Pékin pour régler le
00:02:43conflit au Moyen-Orient.
00:02:45Et puis, une épidémie d'Ebola déclarée dans la province de Likuri, dans l'est de la République démocratique du
00:02:51Congo,
00:02:52pour leurs quatre décès ont été attribués au virus en laboratoire et 246 cas suspects, dont 65 mortels, ont été
00:02:59recensés selon l'agence sanitaire de l'Union africaine, Thierry.
00:03:03Merci, on vous retrouve dans 30 minutes précisément.
00:03:06Allez, le rendez-vous est prêt tout à l'heure, ma chère Somaïa.
00:03:08Présentation de l'équipe qui m'entoure.
00:03:10Ophélie Roch est avec nous, journaliste enseignante.
00:03:13Merci d'être avec nous.
00:03:14Hélène Rouet, notre consoeur du journal du dimanche est avec vous.
00:03:16Bonjour, ma chère Hélène.
00:03:17Jérôme Jiménez, déléguée Alliance Police.
00:03:19J'ai beaucoup de questions à vous poser.
00:03:20Bonjour, Jérôme.
00:03:21Bonjour, je vous sois bienvenue.
00:03:22Sabouina Pirlin-Bouillet, moi-même très chargée pour vous aussi, notre spécialiste police-justice, sans oublier Madi Saïdi.
00:03:28Un bonheur de vous retrouver, ma chère Madi.
00:03:30Allez, pour commencer, on va prendre la direction d'une ville que je connais bien depuis très longtemps.
00:03:35Hélas, une ville qui a considérablement changé, qui a beaucoup évolué.
00:03:40Pas dans le bon sens, je serais-je tenté de dire.
00:03:42Une ville congrénée par le narcotrafic.
00:03:44Avec cette nouvelle affaire, un ado de 15 ans a été tué par balle jeudi soir dans un quartier sensible
00:03:50de la ville.
00:03:50Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, s'est même déplacé ce matin, je vous l'ai dit.
00:03:54On va retrouver nos envoies spéciaux dans la cité des Ducs.
00:03:57Corentin Alonso et Malo Steiner.
00:03:59Bonjour Corentin.
00:04:00Donc visite, visite donc du ministre de l'Intérieur, qui a annoncé un certain nombre de choses ce matin concernant
00:04:06la ville de Nantes.
00:04:08Racontez-nous tout, Corentin.
00:04:12Oui, le ministre de l'Intérieur est venu ici à Nantes constater les dégâts au lendemain de la fusillade qui
00:04:17a fait un mort de 15 ans.
00:04:20Il est venu également essayer d'échanger, de rassurer les habitants du quartier qui nous ont fait part de leur
00:04:25colère.
00:04:26Il a précisé que les auteurs de la fusillade étaient arrivés cagoulés et qu'ils étaient toujours en fuite ici
00:04:31à Nantes, activement recherchés.
00:04:33Le ministre de l'Intérieur a également annoncé que les jours de la deuxième victime n'étaient plus en danger.
00:04:39L'état de cette victime était encore incertain ce matin.
00:04:42Laurent Nunez a fait part également de sa détermination, de sa volonté intacte et totale à lutter contre le narcotrafic
00:04:48et à continuer de démanteler les réseaux ici à Nantes mais aussi partout en France.
00:04:53Parmi les annonces du ministre de l'Intérieur que nous pouvons retenir notamment, il y a d'abord à court
00:04:58terme ici un renforcement de la présence policière
00:05:00ici dans le quartier sensible de Port-Boyer à Nantes.
00:05:04Laurent Nunez a également annoncé la création d'une antenne de l'office anti-stupéfiants dédiée ici spécifiquement à Nantes,
00:05:11une antenne locale.
00:05:12Enfin, le ministre de l'Intérieur a fait part de sa volonté de sanctionner plus durement les consommateurs de stupéfiants
00:05:19en passant notamment l'amende délictuelle forfaitaire de 200 à 500 euros
00:05:24mais aussi de permettre la possibilité de suspendre le permis de conduire pour les consommateurs.
00:05:30Merci beaucoup Corot Alonso avec Malo Steiner depuis Nantes.
00:05:33J'en profite pour saluer Frédéric Ploquin, notre confrère qui est avec nous.
00:05:37Bonjour Frédéric, merci d'avoir accepté notre invitation.
00:05:39Vous connaissez bien ce monde du narcotrafic, on va y revenir.
00:05:42J'en profite pour dire que vous allez sortir très prochainement, c'est le 20 mai je crois, me semble
00:05:45-t-il.
00:05:46Un livre qui n'a rien à voir avec l'histoire qu'on va évoquer ensemble.
00:05:49C'est sur l'affaire Epstein, le secret de la filière française et sa soeur chez...
00:05:54Quelle est histoire d'ailleurs ?
00:05:55Le bon monde.
00:05:56C'est ça Frédéric.
00:05:57Avant de vous interroger sur la situation nantaise, je vous propose d'écouter Laurent Nunez
00:06:02qui est déterminé comme jamais à mener ce combat.
00:06:06On va l'entendre, Laurent Nunez.
00:06:08On démantèle tous les jours énormément de réseaux.
00:06:10On interpelle sans cesse des trafiquants de stupéfiants.
00:06:14Vous savez, depuis 2017, chaque année, le nombre de mis en cause pour trafics de stupéfiants
00:06:19augmente de manière continue.
00:06:20On démantèle surtout des réseaux, parce que si vous ne démantèle pas des réseaux de la tête aux pieds,
00:06:25ça n'est pas très efficace.
00:06:26On ne cesse de démanteler des réseaux.
00:06:28Donc on va évidemment continuer ce travail.
00:06:30Et on n'est pas dépassé.
00:06:32On n'est pas dépassé.
00:06:33Il y a des drames qui se produisent.
00:06:35Il y a des drames qui se produisent.
00:06:36Et hier soir, indiscutablement, c'était un drame.
00:06:39Un jeune de 15 ans qui a perdu la vie.
00:06:41Mais il faut continuer.
00:06:42Il faut continuer à déstabiliser les réseaux.
00:06:44Il faut continuer à démanteler des réseaux, à interpeller les auteurs.
00:06:48Je viens vers vous bientôt, Frédéric Ploquin, évidemment.
00:06:51Mais d'abord, je me tourne vers Jérôme Jiménez.
00:06:53Est-ce que vous êtes convaincu par les propos tenus par le ministre de l'Intérieur ?
00:06:57On n'est pas dépassé.
00:06:58Enfin, un point avec Sabrina Berlin-Bouillet sur la situation française.
00:07:02Il y a une véritable série noire, c'est le moins que l'on puisse dire.
00:07:05Est-ce que vous êtes convaincu par les propos du ministre de l'Intérieur ?
00:07:07On n'est pas dépassé.
00:07:08Mais quand on voit la situation de Nantes, est-ce que je connais bien ?
00:07:09Parce que j'ai encore une maison, j'ai de la famille qui vit à Nantes.
00:07:12Et je connais bien la situation et le contexte particulier de Nantes.
00:07:15Moi, j'ai envie de dire, si on est un peu dépassé,
00:07:17quand on voit le bilan de la semaine et sur tout le territoire national,
00:07:19vous l'avez précisé, Nice, Lyon, Nantes.
00:07:23Nantes.
00:07:24Donc, bilan catastrophique pour la semaine.
00:07:25Nous, on a fait une communication à Allianz il y a quelques heures.
00:07:28On dit que le narcotrafic tue, brûle et exécute en pleine rue.
00:07:31Pourquoi ?
00:07:31Six morts en quelques jours.
00:07:33Bilan catastrophique.
00:07:34Ensuite, par rapport aux amendes forfaitaires délictuelles,
00:07:39je pense que ce n'est pas vraiment la solution.
00:07:41Pourquoi ?
00:07:41Tout simplement parce que le taux de recouvrement aujourd'hui est bien trop faible, 35%.
00:07:45Donc, l'amende forfaitaire délictuelle concernant le stupéfiant aujourd'hui est de 200 euros.
00:07:50Elle est minorée à 150 et elle passe en majoration à 450.
00:07:54Ce n'est pas un problème de coût de l'amende.
00:07:58C'est plus, je ne vois pas comment on va endiguer le phénomène par les amendes forfaitaires délictuelles,
00:08:02puisque les gens, tout simplement, ne payent pas et que les policiers interpellent.
00:08:06C'est plus un problème législatif.
00:08:08Nous, on attend une chose.
00:08:09Il y a tellement de choses à dire, donc c'est vrai.
00:08:11Nous, on attend une montée en puissance du PNACO, ce nouveau parquet qui a été mis en place.
00:08:16Et si on veut endiguer le phénomène, nous, policiers, on dit une seule chose.
00:08:20Aujourd'hui, toutes les affaires qui sont liées au narcotrafic doivent être mises égales au terrorisme.
00:08:27On doit s'allier à ce qui a été fait au terrorisme pour endiguer le phénomène.
00:08:33Tour de table, rapide, et ensuite Frédéric Ploquin.
00:08:36Quel est votre regard, Ophélie ?
00:08:37J'avais une question, justement, sur ce que vous venez de dire.
00:08:40Est-ce que c'est possible et envisageable, en fait, de faire ce qu'on a fait pour le terrorisme
00:08:44sur la drogue ?
00:08:45Parce qu'est-ce qu'on a les moyens financiers et humains aussi ?
00:08:48Est-ce que vous êtes confiant, est-ce que vous pensez que c'est possible, en fait ?
00:08:52Il faut une volonté politique, bien évidemment, parce qu'il faut légiférer dans ce sens-là.
00:08:55Et après, nous, on travaille, on interpelle, et c'est aussi, après, à la justice, à prendre toutes les décisions
00:09:00nécessaires.
00:09:01Quand on demande, depuis plusieurs années, des sanctions fermes, voire exemplaires, pour dissuader, ça a un vrai sens aujourd'hui.
00:09:09Moi, ce qui me fait un peu...
00:09:11Enfin, j'ai l'impression qu'on ne se sortira jamais, parce que j'ai l'impression, d'une certaine
00:09:14manière,
00:09:14que les consommateurs, à un moment aussi, devraient un peu entrer dans la danse,
00:09:18et peut-être remettre certaines de leurs pratiques en question.
00:09:21C'est-à-dire qu'en effet, s'il y a autant de drogues, s'il y a autant de
00:09:24problématiques,
00:09:25c'est parce que c'est devenu, pour beaucoup, une consommation qui est quasiment décomplexée.
00:09:31C'est-à-dire que, pour beaucoup, il n'y a pas de problème, en fait.
00:09:33Il n'y a pas de problème, et au-delà, simplement, de la question sanitaire,
00:09:36parce que ce n'est jamais bon de prendre ça,
00:09:39mais c'est, d'une certaine manière, une consommation, même récréative, en fait,
00:09:43elle alimente des choses comme ça.
00:09:45Et ça, j'ai l'impression que la pédagogie, on n'en a quasiment pas en France, là-dessus.
00:09:49En tout cas, dans les établissements scolaires,
00:09:50il y a très, très peu de cours ou d'interventions qui expliquent, en fait,
00:09:57qu'au-delà des simples problématiques, peut-être, de santé,
00:10:01il y a autre chose derrière la drogue.
00:10:02Et que c'est peut-être ça aussi qu'il faudrait creuser
00:10:04pour essayer de faire en sorte que les gens ne tombent pas à chaque fois dedans, quoi.
00:10:08Allez, avant d'aller voir, il fallait que Ploquin,
00:10:09j'étais à une tour de table pour savoir un petit peu
00:10:11quelle est votre perception des propos de Laurent Nunez.
00:10:14On a l'impression que c'est un pansement sur une jambe de bois, là.
00:10:17Oui, on a surtout l'impression que Laurent Nunez fait de la méthode couée.
00:10:20C'est-à-dire que ce n'est pas parce qu'on dit qu'on est en guerre contre le
00:10:22narcotrafic
00:10:22et qu'on fait tout pour l'endiguer,
00:10:24que précisément on est en guerre contre le narcotrafic et qu'on l'endigue.
00:10:27Sur le PNACO, vous avez évoqué, nous, on avait l'opportunité d'interviewer
00:10:31Vanessa Perret qui dirige ce fameux nouveau parquet.
00:10:33Et elle précisait dans l'interview du journal du dimanche
00:10:36qu'il n'y a que 16 magistrats.
00:10:37Il faut savoir que le PNACO ne s'occupe pas exclusivement du narcotrafic.
00:10:40C'est de la criminalité organisée de manière générale.
00:10:42Et quand on regarde, nous, ce chiffre de 16 magistrats,
00:10:45ça paraît quand même très très faible à l'échelle nationale.
00:10:47Moi, je n'ai pas le sentiment que l'État est en train de mener une guerre contre le narcotrafic.
00:10:50C'est Pierre Devillais qui disait ça il y a quelques mois sur vos antennes.
00:10:53Le narcotrafic, c'est comme une rage dedans.
00:10:55Sauf qu'aujourd'hui, le narcotrafic, en termes de moyens financiers,
00:10:58en termes de moyens, non seulement il se développe à une vitesse grand V,
00:11:01bien plus que l'État.
00:11:02J'ai écouté encore ce matin le procureur de Nice,
00:11:04justement, où il y a encore eu cette histoire sur RTL ce matin.
00:11:07Il disait que le narcotrafic change tous les jours.
00:11:09Que ce soit dans les recrutements, on a vu la recrudescence des mineurs
00:11:12qui a explosé ces dernières années.
00:11:14Quasiment 30% aujourd'hui des personnes qui sont mises en cause
00:11:17dans le cas du trafic de stupéfiants, ce sont des mineurs.
00:11:20Donc il y a le changement des mineurs.
00:11:21Il y a également le changement avec des femmes qui sont recrutées désormais.
00:11:24Le narcotrafic change tous les jours.
00:11:26Et en fait, on a toujours le sentiment que l'État est à la traîne.
00:11:28Sauf que ce sont les Français qui payent les pots cassés tous les jours.
00:11:31On l'a encore vu aujourd'hui avec Nantes.
00:11:32Quand vous êtes habitant de ces quartiers-là, c'est un enfer.
00:11:34Je connais bien le quartier de Portoyer et c'est un point de deal connu en plus.
00:11:38On n'a pas le sentiment que l'État fait assez.
00:11:39M'a dit très rapidement et je vais voir Frédéric Ploquin qui nous attend patiemment.
00:11:43Évidemment, cette situation, elle est dramatique.
00:11:46Mais je pense qu'il faut dépasser les mots.
00:11:47Il va falloir mener une vraie guerre et pas seulement la guerre dans les mots.
00:11:50J'ai bien l'impression qu'avec la majorité qu'on a aujourd'hui,
00:11:53le mot guerre, c'est leur nouveau mot, soit pour dire qu'ils travaillent,
00:11:58soit pour faire peur aux Français.
00:11:59La vérité, c'est qu'il faut qu'on change de doctrine.
00:12:01Il faut qu'on change de doctrine, notamment dans la manière dont on traite la délinquance des misères,
00:12:05mais globalement, comment on traite la délinquance en France.
00:12:09Alors évidemment, il faut une vraie volonté politique, il faut de la détermination,
00:12:11il faut de la force, mais surtout, il faut des moyens.
00:12:15Il faut donner des moyens à la police, il faut donner des moyens aux magistrats.
00:12:17Et tant qu'on n'aura pas changé cette perception qu'on a sur la sanction judiciaire,
00:12:22malheureusement, on aura encore ces trafics.
00:12:24D'ailleurs, c'est de pire en pire.
00:12:26Et c'est partout maintenant en France.
00:12:28Ils sont de plus en plus jeunes, et ça a été justement dit tout à l'heure,
00:12:31même des gens qui potentiellement n'auraient rien à voir avec le trafic deviennent des nourrices.
00:12:35Ils sont confiés.
00:12:36Donc maintenant, il y a vraiment de plus en plus jeunes, des maires seuls,
00:12:39des gens en situation sociale un peu compliquée.
00:12:42Et c'est vrai que tant qu'on n'aura pas nos pouvoirs publics,
00:12:45tant qu'ils n'auront pas le courage de vraiment taper sur la table,
00:12:47mettre les moyens et aller affronter réellement ce qui se passe sur le terrain
00:12:51et dépasser des mots, malheureusement, on aura encore ce genre de drame.
00:12:55Frédéric Ploquin, merci encore une fois et désolé de vous faire patienter un petit peu.
00:12:59J'ai souvent l'habitude de dire que les narcotrafiquants jouent pour faire un parallèle sportif en Coupe d'Europe
00:13:04et que les moyens en face des policiers, c'est la division départementale et on en est là.
00:13:10Et encore une fois, on voit ce quartier de Nantes,
00:13:12que je connais bien encore une fois, le quartier de Port-Boyer.
00:13:15C'est un point de deal connu et là, encore une fois, ce sont des jeunes.
00:13:19Heureusement, celui qui était entre les villes à mort,
00:13:23le ministre nous annonçait que sa santé était en amélioration,
00:13:27mais il est quand même un gamin de 15 ans, un ado de 15 ans qui est tombé.
00:13:31Pour poursuivre votre métaphore sportive,
00:13:35effectivement, si on parle football,
00:13:38en matière de travail que de stupéfiants,
00:13:40on a ce que vous appelez la Ligue des champions,
00:13:43c'est-à-dire en gros le haut du panier,
00:13:46le haut du spectre,
00:13:48les cartels français de la drogue,
00:13:50dont les barons ne sont pas atteignables
00:13:53puisqu'ils sont la plupart du temps,
00:13:54qu'ils résident la plupart du temps à l'étranger,
00:13:57dans des pays assez peu attentifs
00:13:59à ce que leur réclame la justice française.
00:14:01Donc ça, c'est la Ligue des champions.
00:14:03Mais le problème qu'on a,
00:14:04dans cette Ligue des champions, finalement,
00:14:06ils sont plutôt structurés et intelligents,
00:14:08ces individus.
00:14:10Ils ne s'entretuent pas entre eux.
00:14:11Non seulement ils ne s'entretuent pas,
00:14:13mais ils s'entendent, ils s'accordent.
00:14:15Et en gros, ils s'accordent essentiellement
00:14:17pour ce qui compte le plus pour eux,
00:14:19c'est-à-dire les prix,
00:14:20de manière à ce que les prix ne chutent pas,
00:14:22qu'il n'y ait pas de concurrence trop forte entre eux.
00:14:24Donc ça s'appelle un cartel,
00:14:26un peu comme on a vu dans certains secteurs alimentaires.
00:14:30C'est un cartel qui a été mis en place
00:14:31et qui gère de manière à garantir des profits réguliers
00:14:35et à ce que personne ne s'entretue non plus.
00:14:39Et à côté de ça, on a...
00:14:41Ah, ce n'est plus la Ligue des champions,
00:14:42ce n'est même pas la Ligue 1,
00:14:43ce n'est même pas la Ligue 2.
00:14:44On a, en gros, le championnat amateur.
00:14:47Et le championnat amateur, c'est ce dont on parle,
00:14:49c'est ce qui fait actuellement le plus de dégâts.
00:14:51Ce sont des individus extrêmement jeunes,
00:14:53de plus en plus jeunes.
00:14:54Et ce n'est pas pour rien, d'ailleurs,
00:14:55qu'ils sont jeunes.
00:14:56Les barons de la drogue recrutent volontairement
00:14:59des mineurs et des moins que mineurs
00:15:02parce que c'est lâcher à calons facile,
00:15:04qu'ils obéissent, qu'ils n'ont peur de rien,
00:15:06qu'aujourd'hui, ils sont prêts à tout
00:15:08pour un gros billet.
00:15:09Donc, dans cette Ligue d'amateurs,
00:15:11là, en revanche, on a des individus
00:15:12qui ne savent pas jouer au football dans les règles
00:15:14et qui s'entretuent littéralement
00:15:17sur le terrain, non pas de foot,
00:15:21mais le terrain de vente de drogue.
00:15:23Donc, par rapport à ça,
00:15:24l'État est effectivement relativement désarmé
00:15:27parce qu'on a une génération entière de jeunes
00:15:29qui nous échappe complètement.
00:15:30Il faut quand même rappeler qu'à Nantes,
00:15:33l'individu qui est décédé jusqu'à présent,
00:15:36qui est porté décédé,
00:15:37n'avait tout juste 15 ans.
00:15:40Donc, on ne sait pas exactement quel rôle
00:15:41il jouait dans le trafic de stupéfiants,
00:15:43mais en tout cas, visiblement,
00:15:44il est tué, il est poursuivi dans un hall d'immeuble.
00:15:47Donc, on est vraiment au bas de l'échelle,
00:15:49on est dans la petite épicerie de la drogue
00:15:51et ces petits épiceries de la drogue
00:15:52se mènent une guerre frontale, finalement,
00:15:55de la vie.
00:15:56Ils ont, à mon avis, un aperçu très court.
00:15:59Je ne crois pas qu'ils aient beaucoup de réflexions
00:16:01sur l'après.
00:16:03Et même la prison,
00:16:05même la justice,
00:16:06même la police,
00:16:07malheureusement,
00:16:08pour nous, ne les atteint plus
00:16:10et ne leur fait pas peur,
00:16:11ce qui rend extrêmement compliquée
00:16:12la tâche de la police.
00:16:14Frédéric, restez avec nous
00:16:15parce que, je le disais,
00:16:16en commençant cette émission,
00:16:17véritable liste noire en France.
00:16:20Le narcotrafic gangrène la France
00:16:21avec un certain nombre de villes
00:16:23touchées cette semaine.
00:16:24Ça brille un bien à brouiller.
00:16:25Oui, rien que cette semaine,
00:16:27on peut compter six morts.
00:16:28Six morts liées au narcotrafic
00:16:29avec un incendie criminel
00:16:31et deux fusillades.
00:16:33Déjà hier soir,
00:16:34donc à Nantes,
00:16:34avec ce jeune de 15 ans
00:16:35qui est mort sur place.
00:16:37Puis, en début de semaine,
00:16:38lundi matin,
00:16:39avec l'incendie criminel
00:16:41d'un immeuble
00:16:42à Dessines,
00:16:43c'est à côté de Lyon.
00:16:44Malgré l'intervention
00:16:45de 85 sapeurs-pompiers,
00:16:47trois locataires sont morts.
00:16:49Une femme âgée de 50 ans,
00:16:50un homme de 40 ans
00:16:51et un autre homme de 29 ans
00:16:53qui lui a succombé à ses blessures
00:16:54après s'être jeté dans le vide.
00:16:56On compte 14 personnes blessées
00:16:58à Lyon.
00:16:59Et les drames continuent.
00:17:00Le même jour,
00:17:01dans le quartier des Moulins,
00:17:02à Nice,
00:17:03en après-midi,
00:17:04un homme monte sur une trottinette.
00:17:06Il se rend sur la place
00:17:07à Marilis
00:17:08et ouvre le feu.
00:17:09Il tire en rafale.
00:17:10Il tire en kalachnikov.
00:17:1219 douilles sont retrouvées.
00:17:14Il tue deux personnes.
00:17:15Ahmed, 57 ans,
00:17:17et Adilson,
00:17:18un entraîneur de football
00:17:19de 39 ans.
00:17:20Tous les deux
00:17:20étaient des pères de famille.
00:17:22Six autres personnes
00:17:23sont blessées.
00:17:24Et dans toutes ces affaires,
00:17:26le lien a été établi
00:17:27avec le narcotrafic
00:17:29et les auteurs
00:17:29en ont du mal
00:17:30à les retrouver.
00:17:31Pour autant,
00:17:32du côté de Nice,
00:17:32cela avance.
00:17:33Quatre personnes,
00:17:34dont le tireur présumé,
00:17:35celui à trottinette,
00:17:36ont été placées
00:17:37en garde à vue.
00:17:38Merci pour ce point très précis,
00:17:39Sabrina Berlin-Bouillier.
00:17:40Frédéric,
00:17:41il n'y a pas un décalage
00:17:43un petit peu
00:17:43lorsqu'on entend
00:17:44Laurent Nunez dire
00:17:45« oui, on va gagner
00:17:46ce combat,
00:17:47cette guerre,
00:17:48on la mène avec détermination »
00:17:49et quand on voit
00:17:50la liste
00:17:51que vient de nous faire
00:17:53Sabrina,
00:17:53on se dit
00:17:54qu'il y a un vrai décalage
00:17:54quand même, non ?
00:17:55Et comme le disait,
00:17:56je ne sais plus
00:17:56si c'est Ophélie ou Hélène,
00:17:57c'est la méthode coué.
00:17:58Je crois que c'était Hélène,
00:18:00oui.
00:18:00Je rends à Hélène
00:18:02ses propres mots
00:18:03ce qui appartient à Hélène.
00:18:04C'est un peu
00:18:04la méthode coué
00:18:05quand même, non ?
00:18:06Non,
00:18:06Laurent Nunez,
00:18:07la ministre de l'Intérieur
00:18:08est parfaitement
00:18:08dans son rôle
00:18:09et dans sa fonction.
00:18:10Imaginez un ministre
00:18:11de l'Intérieur
00:18:11qui dit à ses troupes
00:18:12« c'est bon,
00:18:13on a fini,
00:18:13on a perdu la guerre,
00:18:14c'est terminé ».
00:18:15Il ne peut pas le dire.
00:18:16Donc la seule chose
00:18:16qu'il peut dire,
00:18:17la seule chose
00:18:18que peut dire
00:18:18un ministre de l'Intérieur
00:18:19à ses troupes,
00:18:20c'est « on continue,
00:18:22on a peut-être perdu
00:18:23une bataille,
00:18:24mais il y a encore
00:18:25des possibilités
00:18:26pour marquer des points ».
00:18:27Et en fait,
00:18:28non seulement
00:18:29il est dans son rôle,
00:18:30mais il ne faut pas
00:18:32négliger le travail
00:18:33que fait la police,
00:18:34pardonnez-moi,
00:18:34mais moi je n'aime pas
00:18:36quand on piétine
00:18:37comme ça
00:18:38le travail des forces de l'ordre,
00:18:39c'est-à-dire que
00:18:40en gros,
00:18:41pour moi,
00:18:42regardez ce qui s'est passé
00:18:43à Nice.
00:18:44Ce n'est pas ce que je dis,
00:18:45je ne dis pas,
00:18:45j'ai beaucoup de respect.
00:18:46Vous non,
00:18:47mais certaines personnes
00:18:48ont tendance
00:18:49à aller là-dessus.
00:18:50Regardez l'affaire de Nice,
00:18:51deux morts
00:18:52par incendie,
00:18:53à cause,
00:18:54non pas d'un incendie criminel,
00:18:56mais d'un métriage,
00:18:57deux morts,
00:18:57trois jours plus tard,
00:18:59trois jours plus tard,
00:18:59la police judiciaire a,
00:19:00je ne dis pas
00:19:01qu'elle allait coupable,
00:19:02mais quatre suspects,
00:19:02c'est quand même un point marqué,
00:19:05c'est-à-dire que
00:19:05le meilleur signe
00:19:06qu'on peut donner
00:19:07à ces individus
00:19:08qui mitraillent comme ça
00:19:09et torrent à travers,
00:19:10qui aient des poussettes
00:19:11et qui n'en aient pas,
00:19:12qui aient des enfants
00:19:12et qui n'en aient pas,
00:19:13qui aient leurs petits frères
00:19:14sur le terrain
00:19:14et qui n'en aient pas,
00:19:15qui sont complètement inconscients,
00:19:16le meilleur message
00:19:17que l'État peut leur donner,
00:19:18c'est de les interpeller
00:19:19et de les mettre en prison.
00:19:20Là, on ne sait pas,
00:19:22je parle de personnes
00:19:24présumées innocentes
00:19:25puisqu'elles ne sont pas
00:19:26encore connues.
00:19:26Ce qu'il va falloir
00:19:28voir de plus près,
00:19:29ce qui a été dit tout à l'heure
00:19:30par un de vos intervenants,
00:19:31c'est que la suite,
00:19:32il faut un suivi,
00:19:33c'est-à-dire qu'après,
00:19:34il faut que ces personnes
00:19:35soient réellement condamnées
00:19:37et il faut que la justice
00:19:39frappe fort
00:19:40et surtout, ensuite,
00:19:41il y a un autre problème
00:19:42en France,
00:19:42c'est la prison
00:19:43parce que la prison,
00:19:44aujourd'hui,
00:19:44est devenue l'antichambre
00:19:45du trafic de stupéfiants
00:19:47et donc,
00:19:47si vous les envoyez en prison
00:19:48et que là,
00:19:49ils sont recrutés
00:19:50par un baron
00:19:51qui est là dans sa cellule
00:19:52et qui gère
00:19:52à travers les réseaux sociaux
00:19:53la suite des événements,
00:19:55c'est un peu,
00:19:56finalement,
00:19:56ce sera un peu
00:19:57d'un coup d'épée dans l'eau
00:19:58et là,
00:19:58je ne le dis pas à tort et à travers,
00:20:00je pense notamment au fait
00:20:01que la principale organisation
00:20:04criminelle de narcotrafic
00:20:05en France,
00:20:06aujourd'hui,
00:20:06la DZ Mafia,
00:20:07c'est trois ou quatre,
00:20:09on va dire,
00:20:09patrons,
00:20:10travaillent,
00:20:11travaillent au corps
00:20:12de leurs troupes
00:20:12depuis leurs cellules.
00:20:13Donc là,
00:20:14c'est un peu la zone noire
00:20:16qu'il va falloir investiguer
00:20:17et sur laquelle
00:20:18il va falloir travailler
00:20:19si on veut
00:20:19que ce travail
00:20:20fait par les policiers
00:20:21sur le terrain
00:20:22soit réellement suivi des faits.
00:20:24Merci beaucoup Frédéric
00:20:25et je rappelle votre livre
00:20:25qui sort bientôt le 20 mai,
00:20:27c'est quasiment dans cinq jours.
00:20:30Pour moi,
00:20:30ce que ça met en scène,
00:20:32c'est-à-dire les affaires
00:20:33criminelles,
00:20:34les sexuelles et les viols,
00:20:35c'est aussi dramatique
00:20:36en termes de criminalité,
00:20:37c'est pour ça que je me suis consacré
00:20:38à ça.
00:20:38Voilà,
00:20:39et on montre la une
00:20:39de ce livre,
00:20:40Epstein,
00:20:40les secrets de la filière française,
00:20:42sorti le 20 mai.
00:20:43Merci beaucoup
00:20:43pour votre éclairage,
00:20:44c'est toujours un bonheur
00:20:45de vous avoir Frédéric.
00:20:46qu'à nos côtés,
00:20:47deux mots,
00:20:47c'est que Jiménez,
00:20:48loin de moi de mettre
00:20:50justement en doute
00:20:51la capacité,
00:20:52la réactivité.
00:20:53Ce n'étaient pas les propos
00:20:54que je voulais tenir évidemment
00:20:55et ce n'étaient pas les propos
00:20:55que j'ai tenus
00:20:56concernant les forces de l'ordre.
00:20:57Mais c'est justement,
00:20:58c'est la réponse derrière.
00:20:59Non mais je crois
00:21:00que c'était bien
00:21:01de mettre aussi en lumière
00:21:03le travail de l'ombre
00:21:04des collègues
00:21:04du SIPJ de Nice,
00:21:06notamment pour parler de Nice,
00:21:08le service interdépartemental
00:21:10de la police judiciaire
00:21:12qui était accompagné
00:21:14de la BRI.
00:21:16Il y a eu un gros,
00:21:17gros travail d'investigation
00:21:19notamment pour identifier
00:21:20et interpeller ces suspects.
00:21:22Donc on peut se réjouir
00:21:22que dans les 72 heures,
00:21:24on ait mis la main,
00:21:26si je puis dire,
00:21:27sur les protagonistes
00:21:29de cette sordide fusillade.
00:21:31Ensuite aussi,
00:21:32je voulais vous dire quelque chose
00:21:33et ça prend tout son sens
00:21:34et c'est sous tout
00:21:35le territoire national.
00:21:36Nous, on se pose la question,
00:21:37policiers,
00:21:38et c'est peut-être aussi
00:21:39comme ça qu'on va réussir
00:21:40à avancer,
00:21:41pourquoi et comment
00:21:42des gamins de 13 ans,
00:21:4414 ans, 15 ans,
00:21:46sont dans la rue le soir
00:21:47à 20 heures
00:21:48et sont liés de près
00:21:51à un trafic de stupéfiants.
00:21:53C'est aussi ça,
00:21:54le gros souci
00:21:55par rapport à ces affaires.
00:21:56Alors là, concernant ce jeune,
00:21:57Laurent Nunez a dit,
00:21:57on n'a pas encore,
00:21:58on attend l'enquête.
00:21:59Oui, on ne connaît pas
00:22:00son degré de responsabilité
00:22:02et d'application.
00:22:03dans cette affaire.
00:22:04Mais ça, c'est un vrai sujet.
00:22:05Nous, ça nous inquiète
00:22:06parce qu'ils sont
00:22:06de plus en plus jeunes,
00:22:07ils sont de plus en plus violents
00:22:08et ils sont dans la rue.
00:22:10Oui, le rôle des parents,
00:22:11comme d'habitude.
00:22:12On marque une première pause,
00:22:14on reviendra sur ce qui se passe
00:22:15sur Nantes
00:22:16à 14 heures
00:22:18tout à l'heure.
00:22:18On aura d'ailleurs,
00:22:19ce serait intéressant
00:22:20de l'interroger,
00:22:21c'est Valérie Oppelt,
00:22:24ancienne députée
00:22:24et surtout aujourd'hui
00:22:25conseillère municipale
00:22:26d'opposition
00:22:27à la ville de Nantes.
00:22:28Je pense qu'elle a
00:22:28beaucoup de choses
00:22:29à nous dire
00:22:29sur l'évolution
00:22:29de la ville
00:22:30depuis des années.
00:22:32et je pouvais vous en parler
00:22:32personnellement
00:22:33pour l'avoir vécu.
00:22:34Il y a une vraie,
00:22:35vraie dégradation
00:22:36de la ville
00:22:37et vous me voyez
00:22:37navrer en tant que Nantes.
00:22:39Dans quelques instants,
00:22:40on prendra la direction
00:22:40de Tourcoing.
00:22:42Là aussi,
00:22:42une affaire incroyable,
00:22:43révoltante,
00:22:44incompréhensible.
00:22:45Un baby-sitter
00:22:45qui a été mis en examen
00:22:47soupçonné de viol
00:22:48et régression sexuelle
00:22:48sur au moins 18 enfants,
00:22:50il avait un dossier long
00:22:51comme le bras.
00:22:51Comment la chose
00:22:52est-elle possible ?
00:22:53On aura avec nous
00:22:54Laurence Beneux,
00:22:55journaliste et auteur
00:22:56du livre
00:22:59Pédocriminalité,
00:22:59l'hypocrisie française.
00:23:01Restez avec nous,
00:23:02on a beaucoup de choses
00:23:02à vous raconter
00:23:03jusqu'à 15h.
00:23:04A tout de suite.
00:23:0813h30,
00:23:09merci de nous accueillir.
00:23:10C'est votre mini-news
00:23:11du vendredi,
00:23:12votre mini-news week-end.
00:23:13Avant de reprendre
00:23:13nos débats
00:23:14avec nos invités,
00:23:15nouveau point,
00:23:16nouveau tour d'info.
00:23:16Avec vous,
00:23:17Sommayel Abili.
00:23:17Et à la une de l'actualité,
00:23:19Thierry Laurent Nunez
00:23:20était en déplacement
00:23:21à Nantes
00:23:21et a donné des précisions
00:23:23sur la fusillette
00:23:24qui a coûté la vie
00:23:25à un adolescent
00:23:26de 15 ans hier.
00:23:27Une fusillette
00:23:28qui selon le ministre
00:23:29de l'Intérieur
00:23:29est probablement liée
00:23:31aux stupéfiants.
00:23:31Mais les personnes visées
00:23:33ne sont peut-être
00:23:34pas liées au trafic.
00:23:35Quant aux jeunes
00:23:36de 13 ans
00:23:37grèvement blessés,
00:23:38ces jours ne sont plus
00:23:39en danger.
00:23:40Le premier flic de France
00:23:41en a profité
00:23:42pour rappeler
00:23:43sa détermination,
00:23:44je cite,
00:23:44intacte et totale
00:23:45dans la lutte
00:23:46contre le trafic de drogue.
00:23:47A la une également
00:23:49journée de deuil
00:23:50à Kiev,
00:23:50la capitale ukrainienne
00:23:52après des bombardements
00:23:53russes massifs
00:23:53dans la nuit
00:23:54de mercredi à jeudi
00:23:55et qui ont fait
00:23:5524 morts
00:23:57dont 3 enfants
00:23:58selon un nouveau
00:23:59bilan des secours.
00:24:00Des secours
00:24:01toujours mobilisés
00:24:02pour évacuer
00:24:03un immeuble effondré.
00:24:05Et puis après
00:24:05le feu vert
00:24:06du gouvernement,
00:24:07la direction
00:24:07du parc de loisirs
00:24:09Marienland-Antibes
00:24:10fermée depuis janvier 2025
00:24:11annonce
00:24:12viser un transfert
00:24:13de ces deux orquées
00:24:14douze dauphins
00:24:15vers l'Espagne
00:24:16avant la fin juin.
00:24:17Transfer réclamé
00:24:18depuis deux ans
00:24:19par le parc
00:24:20mais longtemps
00:24:20refusé par l'exécutif
00:24:22qui avait plaidé
00:24:23pour des solutions
00:24:24plus en phase
00:24:25avec la loi de 2021
00:24:26sur le bien-être animal.
00:24:28Merci Somaï.
00:24:28A tout à l'heure
00:24:29dans 30 minutes
00:24:30à 14h pour un nouveau tour
00:24:31de l'information.
00:24:32On poursuit nos débats
00:24:33avec l'équipe
00:24:34qui m'accompagne
00:24:34depuis le départ.
00:24:35Nous a rejoint
00:24:36Laurence Beneux,
00:24:37je vous le disais,
00:24:38journaliste et auteur
00:24:39du livre
00:24:40Pédocriminalité
00:24:40et l'hypocrisie française.
00:24:41Merci Laurence
00:24:42d'être avec nous.
00:24:43J'ai beaucoup de questions
00:24:44à vous poser
00:24:44puisqu'on va prendre
00:24:44la direction de Tourcoing
00:24:45avec une affaire
00:24:46totalement surréaliste,
00:24:47totalement lunaire
00:24:49avec, on vous en parle
00:24:50depuis ce matin,
00:24:50un baby-sitter
00:24:51qui a été mis en examen
00:24:52soupçonné de viol
00:24:53et agression sexuelle
00:24:54sur au moins 18 enfants.
00:24:55Il avait pourtant
00:24:56été condamné en 2020
00:24:58pour agression sexuelle
00:24:59sur mineurs.
00:24:59Comment une chose possible,
00:25:02comment une telle chose
00:25:02est-elle possible ?
00:25:03On va y revenir
00:25:04avec vous Laurence
00:25:04mais on va retrouver
00:25:05notre équipe
00:25:05qui est sur place
00:25:06à Tourcoing,
00:25:06Mathilde Ibanez
00:25:07et Clément Lopez.
00:25:09Toutes les personnes
00:25:10que nous avons rencontrées
00:25:11sont toutes unanimes.
00:25:12Personne ne comprend
00:25:14comment cet homme
00:25:15qui a déjà été inculpé
00:25:16pour des agressions
00:25:17sexuelles sur mineurs
00:25:18a-t-il pu se retrouver
00:25:20au contact direct
00:25:21des enfants
00:25:22en tant que baby-sitter.
00:25:23Les investigations
00:25:24en tout cas
00:25:24qui ont été menées
00:25:25sur plusieurs mois
00:25:27ont permis
00:25:28à la brigade des mineurs
00:25:29d'identifier 58 enfants
00:25:31qui auraient été gardés
00:25:33par cet homme
00:25:34entre 2023 et 2025
00:25:36au sein de 44 familles
00:25:39de la métropole lilloise.
00:25:41Parmi eux,
00:25:41ce sont quand même
00:25:4218 enfants âgés
00:25:44entre 2 mois
00:25:45et 5 ans
00:25:46qui seraient aujourd'hui
00:25:47susceptibles
00:25:48d'avoir été victimes
00:25:49d'agressions sexuelles
00:25:51et de viols.
00:25:52Le suspect,
00:25:53quant à lui,
00:25:53a été mis en examen
00:25:54pour viols
00:25:55et agressions sexuelles
00:25:56sur mineurs
00:25:57puis placé
00:25:58en détention provisoire.
00:26:00Aujourd'hui,
00:26:00les enquêteurs
00:26:02continuent leurs enquêtes,
00:26:03leurs recherches
00:26:04pour savoir
00:26:04si d'autres familles,
00:26:06d'autres victimes
00:26:07vont se faire connaître.
00:26:09Mathilde Ibanazé
00:26:09et Clément Lopez
00:26:11depuis Tourcoing.
00:26:12Laurence,
00:26:12Laurence Benneux,
00:26:13comment une telle situation
00:26:15est-elle possible ?
00:26:16C'est totalement incompréhensible.
00:26:18Et vous,
00:26:18vous me dites
00:26:19si c'est possible.
00:26:20Non seulement c'est possible,
00:26:21mais en fait,
00:26:22moi je suis surprise
00:26:22qu'on soit si surpris.
00:26:24Ah oui ?
00:26:25Bah oui.
00:26:26Vous avez vu le CV ?
00:26:27C'est ça,
00:26:28mais regardez,
00:26:29il y a eu quand même
00:26:30l'année dernière
00:26:31l'affaire LeSquarenec,
00:26:32c'était autre chose,
00:26:32c'était un médecin.
00:26:33C'était un médecin, oui.
00:26:34Mais enfin c'est pareil,
00:26:34il avait été condamné
00:26:35et puis quelques centaines,
00:26:37je veux dire,
00:26:38on l'a laissé en contact
00:26:39avec les enfants
00:26:40quelques centaines
00:26:41de victimes plus tard.
00:26:42Il a été jugé
00:26:44l'année dernière.
00:26:45Il n'y a pas de contrôle.
00:26:47On sait,
00:26:48c'est documenté
00:26:49que les pédocriminels
00:26:53privilégient,
00:26:54enfin certains pédocriminels,
00:26:55privilégient
00:26:57toutes les professions
00:26:58qui les mettent
00:26:58en contact
00:26:58avec les enfants.
00:27:00dans des espaces
00:27:02comme ça
00:27:03où il n'y a aucun contrôle,
00:27:05pourquoi voulez-vous
00:27:06qu'ils se gênent ?
00:27:06En plus,
00:27:09cette personne
00:27:10avait été connue,
00:27:11on les remet dehors,
00:27:13donc il s'était fait
00:27:14attraper en 2020,
00:27:15on les laisse ressortir,
00:27:17donc on ne peut pas dire
00:27:19que ça envoie
00:27:19un message
00:27:21très fort,
00:27:23même y compris
00:27:24aux délinquants,
00:27:25enfin là,
00:27:26aux criminels en l'occurrence.
00:27:27un voisin avait alerté
00:27:30sur la gendarmerie,
00:27:31sur cet individu,
00:27:33on l'a laissé ressortir,
00:27:35en gros,
00:27:35ils ont dit
00:27:35qu'il ne pouvait rien faire.
00:27:37Il y a
00:27:40Sarah El Haïri,
00:27:41donc la haute commissaire
00:27:42aux droits de l'enfant,
00:27:44donc une institution
00:27:44qui a été créée
00:27:45il y a un an,
00:27:47donc qui demande...
00:27:47Qui n'en thèse,
00:27:48de ce crois.
00:27:49Très bien.
00:27:51Qui demande
00:27:52à ce que
00:27:53les certificats
00:27:54d'honorabilité
00:27:55soient étendus
00:27:56à toutes les professions
00:27:59qui sont en contact
00:28:01avec les enfants,
00:28:02il serait temps.
00:28:03Donc ce certificat
00:28:04d'honorabilité
00:28:05a été mis en place
00:28:06à l'automne dernier,
00:28:08mais uniquement
00:28:09pour les professionnels
00:28:10de la petite enfance,
00:28:11c'est-à-dire
00:28:12les crèches
00:28:12et les garderies.
00:28:14Pas pour l'éducation nationale,
00:28:16par exemple,
00:28:17et évidemment
00:28:18pas pour ce genre
00:28:20de profession.
00:28:21Mais vous comprenez
00:28:21que ça puisse surprendre
00:28:22quand même.
00:28:23Là, la personne
00:28:24faisait...
00:28:25En fait,
00:28:26il avait recours
00:28:27à une plateforme
00:28:28pour proposer
00:28:28ses services.
00:28:30Il n'y a pas
00:28:31quelque chose
00:28:31à faire justement ?
00:28:33Non, mais pardon,
00:28:34la responsabilité
00:28:35elle n'est pas
00:28:36dans la plateforme.
00:28:36Là, c'est une plateforme
00:28:37de mise en relation.
00:28:38Effectivement,
00:28:38il n'y a aucun suivi
00:28:39qui a été fait,
00:28:39je suis à peu près
00:28:40d'accord avec vous.
00:28:41Mais là,
00:28:41la responsabilité
00:28:42de la justice
00:28:43elle est massive.
00:28:44Vous l'avez dit,
00:28:45il avait été condamné
00:28:46en 2020 à 5 ans
00:28:48de prison.
00:28:48Il faut savoir
00:28:48qu'en 2023,
00:28:49il reprend ses activités
00:28:50de babysitting.
00:28:51Ça a duré pendant
00:28:52plus de deux ans
00:28:52avant cette fameuse
00:28:53alerte du voisin.
00:28:54Il y avait une interdiction.
00:28:55Je veux dire,
00:28:56il y a un suivi
00:28:56socio-judiciaire
00:28:57quand même qui se fait.
00:28:58Sauf qu'en fait,
00:28:59à quoi ça sert
00:29:00de donner des interdictions
00:29:01justement d'être en contact
00:29:02avec des mineurs
00:29:02dans le cadre
00:29:03d'un suivi socio-judiciaire
00:29:04si précisément
00:29:05il n'y a personne
00:29:06de la justice
00:29:06qui est là pour vérifier
00:29:07que le suivi
00:29:07est mise en place ?
00:29:08Il y a bien une feuille
00:29:09dans le système.
00:29:10En plus,
00:29:10on a des obligations
00:29:11de soins
00:29:11qui ne sont pas respectées
00:29:12après quand il y a
00:29:13des condamnations.
00:29:14des suivis socio-judiciaires
00:29:16qui sont complètement
00:29:16indigents.
00:29:17En fait,
00:29:18ça fait des décennies
00:29:21que ça dure.
00:29:22Moi,
00:29:22ça fait bientôt
00:29:2330 ans
00:29:23que je l'écris
00:29:24et ça n'avance pas.
00:29:25Et ça ne bouge pas.
00:29:26Ça ne bouge pas.
00:29:28D'ailleurs,
00:29:29si elle est de Nantes,
00:29:31Sarah,
00:29:32elle a aéri,
00:29:32j'attire son attention
00:29:33sur le fait
00:29:34que pour les professionnels
00:29:37qui travaillent
00:29:38avec des enfants
00:29:40handicapés,
00:29:41sa région,
00:29:42cette région-là,
00:29:43comme la Bretagne,
00:29:44comme d'autres,
00:29:45fait partie des régions
00:29:46où le certificat
00:29:47d'honorabilité
00:29:48n'est pas obligatoire
00:29:49parce qu'on n'a pas
00:29:50encore l'équipement
00:29:54de transmission
00:29:55qui a été installé.
00:29:59Donc,
00:30:01en fait,
00:30:02là,
00:30:03c'est parce qu'on en parle,
00:30:03mais il y en a plein.
00:30:04C'est pas rassurant,
00:30:05en tout cas.
00:30:06Ophélie ?
00:30:06C'est ça qui est fou,
00:30:07c'est qu'au-delà
00:30:07de chaque cas particulier
00:30:09qui sont tous innommables,
00:30:10c'est de demander
00:30:11pourquoi il y a
00:30:11une telle indifférence
00:30:12qui, en effet,
00:30:13dure depuis des décennies.
00:30:14Alors,
00:30:14je ne sais pas comment ça se passe
00:30:15dans les autres pays européens,
00:30:16mais on a l'impression
00:30:17qu'en France,
00:30:18il y a une forme,
00:30:19en fait,
00:30:19de blanc-seing
00:30:20qui est laissée
00:30:20aux prédateurs.
00:30:21C'est-à-dire qu'on peut
00:30:22toujours déplorer
00:30:23le manque d'argent,
00:30:24le manque de moyens,
00:30:25mais je crois que
00:30:25quand on voit
00:30:26que c'est un problème...
00:30:26Mais il y a un sentiment
00:30:27d'impunité, surtout.
00:30:28Un sentiment d'impunité,
00:30:29mais c'est pas qu'un sentiment.
00:30:30Et la question,
00:30:31c'est comment on peut expliquer
00:30:32que notre société,
00:30:33qui se veut pourtant
00:30:36soucieuse sur les mots
00:30:37en disant
00:30:37mais on fait attention
00:30:43rien ne change,
00:30:43mais on a l'impression
00:30:43que c'est en train
00:30:45de continuer
00:30:46malgré tout,
00:30:47que ça s'empire,
00:30:49on a l'impression,
00:30:50avec des victimes
00:30:51qui ont l'air
00:30:51de plus en plus jeunes.
00:30:53Et encore une fois,
00:30:53rien ne changerait.
00:30:54Et je pense que dans 40 ans,
00:30:55on sera encore
00:30:56sur la même discussion.
00:30:57Les victimes ne sont pas
00:30:57plus jeunes.
00:30:58Moi, il y a déjà 25 ans,
00:30:59j'avais vu des...
00:31:00Enfin, de mes yeux,
00:31:01j'avais vu des images,
00:31:02des vidéos de viols de bébés.
00:31:04Ah, mon Dieu.
00:31:06Donc, c'est même pas vrai.
00:31:06On a deux mois à cinq ans.
00:31:07Oui, deux mois à cinq ans.
00:31:08C'est ça.
00:31:10Mais en fait,
00:31:10ce n'est pas nouveau
00:31:11que les enfants
00:31:12soient extrêmement jeunes.
00:31:14Gérard, vous avez
00:31:14quelque chose de réagir
00:31:16par rapport à ça ?
00:31:17En tant que policier ?
00:31:19Ça met bien en lumière
00:31:21les carences de contrôle
00:31:23de l'exercice
00:31:24du suivi socio-judiciaire
00:31:26de cet individu.
00:31:27Vous avez raison
00:31:28de le préciser.
00:31:28Il était connu
00:31:29pour des faits similaires.
00:31:31Il a déjà été condamné
00:31:33et c'est toute la difficulté
00:31:36de ces personnes
00:31:37qui arrivent
00:31:37et qui, par des moyens détournés,
00:31:39entrent en contact
00:31:40avec des enfants.
00:31:42Là, c'est du babysitting
00:31:43en termes d'activité.
00:31:45Parfois, c'est tout le périscolaire
00:31:47qui est visé, si je puis dire,
00:31:49par ce genre de prédateur
00:31:51puisqu'il y a déjà eu
00:31:52des faits aussi similaires
00:31:53dans des centres de loisirs
00:31:54sans hébergement.
00:31:55Enfin, la liste est longue.
00:31:56La liste est longue.
00:31:57Je voudrais aussi ajouter un mot
00:31:58pour les copains
00:31:59et les collègues
00:32:01de Lille
00:32:02qui ont fait un travail colossal.
00:32:04Colossal.
00:32:05la brigade des mineurs
00:32:06du service local
00:32:08de police judiciaire
00:32:08de Lille
00:32:09qui arrive
00:32:10à identifier
00:32:1244 familles,
00:32:1358 enfants
00:32:14sur la base.
00:32:15Vous l'avez cité
00:32:17sur un signalement.
00:32:18C'est un travail
00:32:19d'investigation.
00:32:21Moi, qui connais
00:32:22le judiciaire,
00:32:23personnellement,
00:32:24je peux vous dire
00:32:24que c'est un travail
00:32:25colossal.
00:32:26Il faut vraiment
00:32:26les féliciter
00:32:27pour leur travail.
00:32:28En général,
00:32:29les policiers,
00:32:30les enquêteurs
00:32:31font très bien
00:32:31leur travail.
00:32:32Il y a toujours
00:32:33des boutons noirs
00:32:33comme partout.
00:32:35Mais, en plus,
00:32:36je voudrais souligner
00:32:37aussi quelque chose.
00:32:38C'est que le fichier,
00:32:39le figéas,
00:32:40il n'y a que les administrations
00:32:41qui y ont accès.
00:32:42Donc, les parents
00:32:44peuvent demander
00:32:45à leurs futurs employés
00:32:48de produire un extrait
00:32:50de casier judiciaire.
00:32:51Mais, il faut savoir
00:32:52que ce casier judiciaire,
00:32:53au bout d'un certain temps,
00:32:54s'efface.
00:32:57et s'efface
00:32:58assez rapidement
00:32:59quand c'est de la prison
00:33:01avec sursis.
00:33:03Je ne me rappelle plus
00:33:04si c'est au bout
00:33:04d'un an ou trois ans.
00:33:05Et sinon,
00:33:06pour les délits,
00:33:06c'est cinq ans.
00:33:07Et ils peuvent demander
00:33:09à ce qu'on les fasse
00:33:10avant.
00:33:11Et pour, déjà,
00:33:12tout ce qui est
00:33:12détention de documents
00:33:14pédopornographiques,
00:33:15en général,
00:33:15les peines,
00:33:16de toute façon,
00:33:16c'est du sursis.
00:33:18Donc, c'est par-dessus
00:33:19le marché.
00:33:20Même ce certificat
00:33:22d'honorabilité,
00:33:23comme il serait pratiqué
00:33:24en France
00:33:24où on fait toujours passer
00:33:26l'intérêt des adultes
00:33:27avant l'intérêt des enfants,
00:33:29de toute façon,
00:33:30ce serait quand même
00:33:31assez limité.
00:33:32Et le fichier,
00:33:34les particuliers,
00:33:35eux,
00:33:35n'y ont pas accès.
00:33:36Ce qui est un peu dommage
00:33:37parce que le fichier,
00:33:37ça reste inscrit
00:33:39un petit peu plus longtemps.
00:33:41Mais...
00:33:42Au-delà du fait
00:33:43que la justice,
00:33:43on a commencé à le mentionner,
00:33:44est complètement débordée,
00:33:46désorganisée.
00:33:46C'est pour ça
00:33:46qu'il y a autant de failles,
00:33:47si vous voulez,
00:33:47dans le suivi socio-judiciaire.
00:33:49Elle est aussi emprunte,
00:33:50je ne parle pas
00:33:51de tous les magistrats,
00:33:52mais je parle
00:33:52d'une bonne partie d'entre eux.
00:33:53Elle est ainsi empreinte
00:33:54aujourd'hui
00:33:54d'une idéologie,
00:33:56si vous voulez,
00:33:56de tolérance,
00:33:58de la rédemption
00:33:58qui, en fait,
00:33:59aujourd'hui,
00:33:59n'est plus adaptée
00:34:00au monde dans lequel on vit
00:34:02et au nombre de fous
00:34:03qui foulent notre territoire
00:34:04tous les jours.
00:34:05Parce qu'on évoque
00:34:06cette histoire,
00:34:06effectivement,
00:34:07de ce bibiciteur
00:34:07qui est gravissime.
00:34:08On pourrait évoquer aussi,
00:34:09et je le sais que C News
00:34:10le fait,
00:34:11et heureusement,
00:34:12parce qu'on est bien seul
00:34:13à le faire.
00:34:13L'affaire de la pédocriminalité
00:34:16dans le périscolaire
00:34:17aujourd'hui à Paris
00:34:18et pas seulement qu'à Paris,
00:34:19dans toute la France
00:34:20de manière générale,
00:34:21c'est un véritable scandale d'État.
00:34:22Je pense que l'État
00:34:23ne prend absolument pas
00:34:24la mesure de ce qui se passe.
00:34:26Alors, on commence
00:34:27à voir des petits procès
00:34:28par-ci, par-là.
00:34:29Mais on a commenté
00:34:29un des premiers procès
00:34:30avec viol,
00:34:31agression sexuelle
00:34:32sur des filles
00:34:33de 9 à 10 ans.
00:34:34Là, pour l'instant,
00:34:34les réquisitions,
00:34:35c'est 18 mois de prison
00:34:36avec sursis.
00:34:37Donc, si vous voulez,
00:34:38on ne prend absolument pas
00:34:39la mesure de la gravité,
00:34:40tout ça,
00:34:40et vous l'avez dit,
00:34:41je veux dire,
00:34:42les pédocriminels,
00:34:42ils savent s'organiser,
00:34:43ils savent se trouver sur Internet,
00:34:45ils savent aller trouver les enfants.
00:34:46Et ils connaissent
00:34:46les failles du système.
00:34:47Bien sûr, c'est précisément
00:34:48ce qui s'est passé
00:34:48avec le périscolaire parisien.
00:34:50C'est-à-dire qu'en fait,
00:34:50ils étaient plus ou moins suspendus
00:34:52mais en réalité,
00:34:52ils passaient d'une école
00:34:53à une autre.
00:34:53En fait, ils changeaient
00:34:54d'arrondissement,
00:34:55ils se donnaient les petits tips.
00:34:56Moi, j'ai même lu des histoires
00:34:57où, si vous voulez,
00:34:58ils s'organisaient
00:34:58pour fermer la porte
00:34:59pour qu'il y en ait un
00:35:00qui reste avec un enfant
00:35:01et puis tout le reste
00:35:02qui part dans la porte d'à côté.
00:35:03C'est absolument lunaire
00:35:05et aujourd'hui,
00:35:05on ne pointe pas assez
00:35:06les responsabilités
00:35:07non seulement dans la mairie de Paris
00:35:08de ce qui s'est vraiment passé,
00:35:09qui a recruté qui à quel moment
00:35:11et la justice ne suit pas.
00:35:12Donc forcément,
00:35:13tous ces fous
00:35:14continuent de fouler
00:35:15le territoire français,
00:35:16d'heurter nos enfants
00:35:17et aujourd'hui,
00:35:17on est dans un pays,
00:35:18la natalité,
00:35:19elle est en berne aujourd'hui.
00:35:20Vous avez envie de faire des enfants
00:35:21avec ce genre de problèmes ?
00:35:23C'est dramatique.
00:35:24Comment vous voulez
00:35:25que les parents fassent confiance
00:35:26à un baby-sitter
00:35:27qu'on va recruter
00:35:28sur une plateforme
00:35:28au périscolaire public ?
00:35:30On ne peut plus faire confiance
00:35:31à personne aujourd'hui
00:35:32et il y a une vraie responsabilité
00:35:34de l'État et de la justice là-dedans.
00:35:35Oui, surtout que
00:35:37les effets absolument dévastateurs
00:35:39sur les victimes
00:35:41sont extrêmement minimisés aussi
00:35:43et c'est vrai
00:35:44qu'il y a un dogmatisme
00:35:45dans la justice,
00:35:45ça va au-delà de l'incomplaisance
00:35:47et il y en a une
00:35:48depuis très longtemps.
00:35:49D'ailleurs,
00:35:50c'est un des domaines
00:35:50où depuis des décennies,
00:35:52la justice,
00:35:53enfin les magistrats
00:35:54n'appliquent pas toujours la loi,
00:35:56il la mineure
00:35:58mais la gravité du crime,
00:36:00les conséquences
00:36:01sur l'impact
00:36:03sur la vie des gens,
00:36:03il y a des victimes
00:36:04qui se tuent quoi.
00:36:05Bien sûr.
00:36:06Et vraiment
00:36:07très très gravement
00:36:09minimisé
00:36:09et on est
00:36:10de toute façon
00:36:11c'est l'intérêt des adultes
00:36:13qui passe
00:36:13avant l'intérêt des enfants.
00:36:14Et c'est terrible.
00:36:15On parle d'autant plus
00:36:16de la...
00:36:17On nous tartine
00:36:18l'intérêt supérieur
00:36:19de l'enfant
00:36:20qu'en fait
00:36:21on ne le pratique pas,
00:36:22on en parle.
00:36:23Voilà ce qu'on pouvait dire
00:36:24sur cette affaire horrible
00:36:25et merci d'être venu
00:36:28et il faut en parler
00:36:29et en parler
00:36:30et encore en parler.
00:36:31C'est tellement important
00:36:33mais enfin c'est...
00:36:34C'est vrai que ces pédocriminels
00:36:37connaissent bien
00:36:37les failles de notre système
00:36:38et il est urgent d'agir.
00:36:39Plus qu'urgent d'agir
00:36:40et sur notre antenne
00:36:41et vous l'avez dit
00:36:42justement Hélène
00:36:43on en parle sur ces news.
00:36:45Harold Iman est avec nous
00:36:46on va terminer
00:36:46cette première heure
00:36:47en parlant
00:36:48notre page internationale
00:36:50avec le sommet
00:36:52entre la Chine
00:36:54et les Etats-Unis
00:36:55et David Poujol
00:36:56qui prépare cette émission
00:36:57à mes côtés
00:36:58me dit que Donald Trump
00:37:00vient de s'exprimer.
00:37:02Lui il était plutôt content
00:37:04de cette visite
00:37:06mais il vient de s'exprimer.
00:37:07Oui, il était à bord
00:37:08de Air Force One
00:37:09il a arrêté de parler
00:37:11il y a à peine 20 minutes
00:37:12et il a égriné
00:37:14toute une série
00:37:15de points
00:37:17qui résument
00:37:19ce qui s'est passé
00:37:20à Pékin
00:37:21entre lui
00:37:21et Xi Jinping
00:37:23une personne
00:37:24qu'il estime hautement.
00:37:26Alors voici
00:37:27vous voyez
00:37:28à droite
00:37:28selon Trump
00:37:30Xi Jinping
00:37:30est fermement convaincu
00:37:31que l'Iran
00:37:32ne doit pas posséder
00:37:33l'arme nucléaire
00:37:34bon voilà
00:37:34ça c'est un point commun
00:37:35entre les deux
00:37:37Donald Trump
00:37:38qui répète aussi
00:37:39dans cette même
00:37:40longue série de réponses
00:37:42à la presse
00:37:43embarquée
00:37:45que l'Iran
00:37:46n'aurait jamais
00:37:47l'arme nucléaire
00:37:48qu'on pouvait en être
00:37:49certain
00:37:50bon
00:37:50il a précisé
00:37:52que les frappes américaines
00:37:54de Führer et Pique
00:37:55ont détruit
00:37:5580% de la capacité
00:37:57iranienne
00:37:57de fabrication d'armes
00:37:59ça c'est très important
00:38:00parce que
00:38:00on dit qu'ils l'ont enfouie
00:38:02il s'est permis
00:38:03de gronder
00:38:04le New York Times
00:38:05qui était là
00:38:05en leur disant
00:38:06que vos histoires
00:38:07sur le fait
00:38:08qu'on a raté
00:38:09au moins la moitié
00:38:10de leur capacité
00:38:12iranienne
00:38:12était complètement
00:38:14fake
00:38:14bon
00:38:15il a rajouté
00:38:16que les frappes
00:38:17ont détruit
00:38:1780% des lanceurs
00:38:19de missiles
00:38:1980-80
00:38:20et puis voilà
00:38:22il a beaucoup parlé
00:38:23de Taïwan
00:38:23avec Xi Jinping
00:38:24justement
00:38:25Taïwan
00:38:26ça c'est un sujet
00:38:27ah c'est un sujet sensible
00:38:28entre les deux quand même
00:38:29alors je vous propose
00:38:31d'écouter
00:38:31Donald Trump
00:38:32qui nous parle
00:38:33de Taïwan
00:38:34parce que vous voyez
00:38:35un peu
00:38:35comment il voit la chose
00:38:36c'est à dire
00:38:37c'est un langage
00:38:39finalement diplomatique
00:38:40que l'homme
00:38:42le moins diplomatique
00:38:43c'est pour ça
00:38:45que vous êtes là
00:38:45alors on va écouter
00:38:47Donald Trump
00:38:47on écoute Donald Trump
00:38:52la dernière chose
00:38:53dont nous ayons besoin
00:38:53c'est une guerre
00:38:55à plus de 10 000 kilomètres
00:39:00je ne dirai pas
00:39:01si les Etats-Unis
00:39:02défendent Taïwan
00:39:03ou pas
00:39:05il n'y a qu'une seule personne
00:39:06qui le sait
00:39:07et ça c'est moi
00:39:08je suis le seul
00:39:11le président Xi
00:39:12m'a posé la question
00:39:13j'ai dit
00:39:13je ne répondrai pas
00:39:15bon alors
00:39:18décryptage
00:39:18de Donald Trump
00:39:19dans le texte
00:39:21alors les Etats-Unis
00:39:23sont en train
00:39:24de signer un contrat
00:39:25d'armement
00:39:26avec Taïwan
00:39:28c'est entre
00:39:2910 milliards
00:39:30et 20 milliards
00:39:31selon ce qu'on
00:39:32considère être une arme
00:39:34mais il y a des armes
00:39:35beaucoup plus sérieuses
00:39:36que par le passé
00:39:37et ça évidemment
00:39:38ça ulcère
00:39:39Xi Jinping
00:39:40mais
00:39:41les Etats-Unis
00:39:43ont une espèce
00:39:44de promesse
00:39:45diplomatique
00:39:46de défendre
00:39:47Taïwan
00:39:47alors le président
00:39:49a dit
00:39:49voilà
00:39:49vous me parlez
00:39:50vous la presse
00:39:52est-ce que je vais respecter
00:39:54un document
00:39:55qui a été signé
00:39:55en 1982
00:39:56c'est hors sujet
00:39:58le vrai sujet
00:39:58c'est ce que je pense
00:39:59moi maintenant
00:40:00et moi je pense
00:40:01qu'il ne faut pas
00:40:02que je dise
00:40:03à Xi Jinping
00:40:05que j'irai faire la guerre
00:40:07s'il lui dit
00:40:07qu'il va faire la guerre
00:40:08ça provoque
00:40:09Xi Jinping
00:40:10parce que Xi Jinping
00:40:11n'est plus du tout
00:40:13dans une posture inférieure
00:40:15qui peut être intimidée
00:40:16et ça
00:40:17Trump l'a démontré
00:40:18tout au long
00:40:19de ce sommet
00:40:20on n'intimide pas
00:40:21la Chine
00:40:22les Chinois ne sont plus
00:40:23intimidés par les Etats-Unis
00:40:24non
00:40:25on ne les insulte pas
00:40:27mais on ne se laisse pas faire
00:40:28alors on n'a aucun cas
00:40:30donc il dit
00:40:31voilà
00:40:31on fera ce qu'on fera
00:40:32j'ai toutes les cartes en main
00:40:34voilà je pense
00:40:35est-ce qu'il y aura
00:40:35d'autres rencontres
00:40:36entre les deux hommes
00:40:37oui il y en aura d'autres
00:40:38déjà Xi Jinping
00:40:39est invité à la Maison Blanche
00:40:41en septembre
00:40:41en septembre
00:40:43pourquoi septembre
00:40:44il y a même une date
00:40:45de 24 de mémoire
00:40:47et puis
00:40:48voilà
00:40:49ils se sont déjà vus
00:40:50à un G20
00:40:52donc ils ont
00:40:53beaucoup de possibilités
00:40:54de se voir
00:40:55et c'est bien
00:40:57pour Donald Trump
00:40:58de montrer
00:40:59qu'il peut négocier
00:41:01quelque chose
00:41:01avec Xi Jinping
00:41:02qui est totalement
00:41:03incontournable
00:41:04mais c'est très bon
00:41:04pour Xi Jinping
00:41:05et concrètement
00:41:06pour les téléspecteurs
00:41:07qui nous regardent
00:41:08et je me mets à leur place
00:41:09est-ce que c'était
00:41:09une rencontre positive
00:41:11oui ou non
00:41:12est-ce que
00:41:13voilà
00:41:14oui
00:41:15la réponse est oui
00:41:17merci
00:41:17c'est vrai
00:41:18c'est coincé
00:41:20je vous dis oui
00:41:21regarde ils vont vendre
00:41:22du soja à la Chine
00:41:24ça c'est bien
00:41:26tous les dossiers
00:41:28industriels
00:41:28ont été abordés
00:41:31et beaucoup de choses
00:41:32seront à faire
00:41:32il y aura beaucoup
00:41:33de services après-vente
00:41:35à faire
00:41:36du service après-vente
00:41:36mais oui
00:41:37c'était ça
00:41:37il y a un enjeu
00:41:38beaucoup de prolongation
00:41:39c'est pas mal
00:41:40200 Boeing
00:41:40c'est pas mal
00:41:41ouais c'est pas mal
00:41:42il y a eu du business
00:41:42un peu
00:41:43c'est un peu moins
00:41:44que ce que les médias
00:41:44américains annonçait
00:41:45ils annonçaient 500 Boeing
00:41:46finalement ça a été 200
00:41:47oui vous avez raison
00:41:48évidemment la Chine
00:41:50a quand même donné
00:41:51des concessions
00:41:51d'un point de vue commercial
00:41:53avec le bœuf
00:41:54le soja
00:41:54pas mal de
00:41:55pas mal de produits agricoles
00:41:56américains
00:41:57qui vont pouvoir revendre
00:41:58à la Chine
00:41:58je sais pas si ça a été
00:41:59complètement positif aussi
00:42:01il y a eu quelques signaux
00:42:02des chinois
00:42:03qui étaient un peu
00:42:03ce qu'on pourrait appeler
00:42:04aujourd'hui du passif agressif
00:42:06mais de toute façon
00:42:07aujourd'hui on est dans
00:42:07un nouveau monde
00:42:08où en fait les deux hommes
00:42:09les plus puissants de la planète
00:42:10de toute façon
00:42:12ne peuvent pas
00:42:12ils ne peuvent pas
00:42:14rentrer dans une rivalité
00:42:15concrète
00:42:15c'est impossible
00:42:16ni pour l'un ni pour l'autre
00:42:17ils n'ont aucun intérêt
00:42:18à faire ça
00:42:19donc en réalité
00:42:20c'est plus des non-dits
00:42:21et je sais qu'il y avait
00:42:22eu tout un débat aussi
00:42:23sur un mot chinois
00:42:23qui avait été employé
00:42:25oui je vous pose une autre question
00:42:26parce que la prochaine
00:42:27question la réponse était rapide
00:42:28parce qu'il y a une autre question
00:42:29que vous voulez que je vous pose
00:42:29oui je rebondis sur ce que vous dites
00:42:31du temps de l'Union soviétique
00:42:33les Américains parlaient
00:42:35aux soviétiques
00:42:36c'était toujours tendu
00:42:37c'était très très professionnel
00:42:39mais tendu
00:42:39là ça n'était pas encore tendu
00:42:41bon
00:42:42donc c'était une rencontre
00:42:44un peu très cordiale
00:42:46très cordiale
00:42:47voilà
00:42:47je retiens le respaule
00:42:48très cordiale
00:42:48on marque une pause
00:42:49on se retrouve dans quelques instants
00:42:50on reparlera de Nantes
00:42:52on sera avec Valérie Oppelt
00:42:54ancienne députée
00:42:55et conseillère municipale de Nantes
00:42:57on interagera sur ce qui se passe
00:42:59à Nantes
00:42:59et oui
00:43:00il se passe beaucoup de choses
00:43:00à Nantes en ce moment décidément
00:43:02merci en tous les cas
00:43:05Laurence Benneux
00:43:05d'être venue nous voir
00:43:06on se retrouve dans quelques instants
00:43:08le temps d'une petite pause
00:43:09à tout de suite
00:43:13alors rebonjour
00:43:14il est quasiment 14h
00:43:16c'est la deuxième partie déjà
00:43:17de votre mini-news week-end
00:43:19votre mini-news du vendredi
00:43:20je vous présente
00:43:20l'équipe qui m'accompagne
00:43:23dans quelques instants
00:43:24mais tout de suite
00:43:24un nouveau tour de l'information
00:43:26avec vous sur Mayad Abidi
00:43:27et au lendemain de la fusillade
00:43:29sur fond de narcotrafic
00:43:30qui a goûté la vie
00:43:31à un adolescent de 15 ans
00:43:32à Nantes
00:43:33Laurent Nunez
00:43:34a promis
00:43:34de ne rien lâcher
00:43:36face à la lutte
00:43:37contre le trafic de stupéfiants
00:43:38un trafic qui malgré tout
00:43:40reste en forte hausse
00:43:41point complet
00:43:41avec ce sujet
00:43:42signé Julia Ferrant
00:43:45le narcotrafic en hausse
00:43:47avec des délinquants
00:43:48toujours plus violents
00:43:49et de plus en plus jeunes
00:43:50en 2023
00:43:5219% des mises en cause
00:43:54pour trafic de stupéfiants
00:43:55étaient mineurs
00:43:56selon le ministère de l'Intérieur
00:43:58sur 10 ans
00:43:59l'évolution des interpellations
00:44:01est en hausse
00:44:02quasi constante
00:44:03en 2016
00:44:04ces 40 700 personnes
00:44:06qui ont été mises en cause
00:44:07pour trafic
00:44:08après un léger ralentissement
00:44:09du haut Covid
00:44:10la tendance repart à la hausse
00:44:12pour atteindre
00:44:13les 56 600 interpellations
00:44:16en 2025
00:44:16soit une hausse
00:44:18de plus de 39%
00:44:19mais ce sont les chiffres
00:44:20des assassinats
00:44:21et tentatives d'assassinat
00:44:23entre délinquants
00:44:24qui impressionnent
00:44:25car en 2024
00:44:26l'office anti-stupéfiants
00:44:28en a comptabilisé 367
00:44:31faisant 110 décès
00:44:33et 341 blessés
00:44:34des chiffres
00:44:35des chiffres
00:44:35en augmentation
00:44:36de 33%
00:44:37depuis 2021
00:44:38et qui touchent
00:44:40toujours plus de mineurs
00:44:41en 2024
00:44:42sur 176 individus
00:44:45écroués
00:44:46pour assassinat
00:44:46et tentatives
00:44:47d'assassinat
00:44:48entre délinquants
00:44:4926%
00:44:50étaient âgés
00:44:50de moins de 20 ans
00:44:51dont 16 mineurs
00:44:53un narcotrafic
00:44:54qui gangrène
00:44:55tout le territoire
00:44:56la France
00:44:56compte environ
00:44:573000 points de deal
00:44:58recensés par les forces
00:45:00de l'ordre
00:45:00et en 2024
00:45:02173 villes
00:45:03ont été touchées
00:45:04par des violences
00:45:05liées au trafic
00:45:06de stupéfiants
00:45:06contre 161
00:45:08en 2023
00:45:09avec une forte concentration
00:45:11dans les grandes agglomérations
00:45:13les trois premières
00:45:14notamment
00:45:15Marseille
00:45:16Toulouse
00:45:16et Grenoble
00:45:19Au 77ème
00:45:20jour de guerre
00:45:20Donald Trump
00:45:21a fait un point
00:45:21de situation
00:45:22dans l'avion
00:45:23qui le ramène
00:45:24aux Etats-Unis
00:45:24après sa visite
00:45:25d'état en Chine
00:45:26le locataire
00:45:27de la Maison Blanche
00:45:28se targue
00:45:28d'une victoire
00:45:29totale sur l'Iran
00:45:30alors que le détroit
00:45:31d'Ormuz
00:45:31est toujours bloqué
00:45:32écoutez
00:45:33Nous avons tenu
00:45:34une victoire militaire
00:45:35complète
00:45:36on a anéanti
00:45:38leurs marines
00:45:38leurs aviations
00:45:42tous leurs
00:45:44défenses antiaériennes
00:45:46leurs radars
00:45:47tous leurs dirigeants
00:45:49aussi ont été anéantis
00:45:52et même
00:45:53ceux qui étaient
00:45:54derrière
00:45:55ces dirigeants
00:45:56et même
00:45:56les troisième couteaux
00:46:00nous avons obtenu
00:46:01une victoire totale
00:46:02mais je peux vous dire
00:46:03que l'Iran
00:46:04n'aura jamais
00:46:05la bombe atomique
00:46:06jamais
00:46:07Et puis
00:46:08une délégation
00:46:09américaine
00:46:09sous l'égide
00:46:10du directeur
00:46:11de la CIA
00:46:12s'est rendue
00:46:12à Cuba
00:46:13pour une réunion
00:46:13exceptionnelle
00:46:14avec de hauts
00:46:15responsables
00:46:16réunion
00:46:16alors que l'île
00:46:17fait face
00:46:17à une très grave
00:46:18crise énergétique
00:46:19et que les Etats-Unis
00:46:20prévoient d'inculper
00:46:21Raoul Castro
00:46:22l'ancien président
00:46:23cubain de 94 ans
00:46:24et frère de fidèles
00:46:26pour une attaque
00:46:27meurtrière
00:46:27menée par Cuba
00:46:28en 96
00:46:29contre des avions
00:46:30opérés par un groupe
00:46:31humanitaire
00:46:32un événement
00:46:33sur lequel
00:46:33vous allez revenir
00:46:34à la fin de Midi News
00:46:35avec vos invités Thierry
00:46:36Et bien vous avez
00:46:37tout à fait raison
00:46:38ma chère Sobeya
00:46:39Merci beaucoup
00:46:40On va parler éco
00:46:41J'accueille
00:46:42Bérénice Deville-Fleuriot
00:46:43et Bérénice
00:46:44tiens donc
00:46:44elle nous invite à Biarritz
00:46:45Bah écoutez
00:46:46moi je prends le billet
00:46:46mais on va voir pourquoi
00:46:47A tout de suite
00:47:06Bonjour Bérénice
00:47:06David Furiot
00:47:07C'est un plaisir de vous avoir
00:47:08Bah oui je suis ravie
00:47:09d'être avec vous
00:47:10On va prendre la direction
00:47:10de Biarritz
00:47:11Exactement
00:47:12Biarritz
00:47:12ville qui a perdu
00:47:131 million d'euros
00:47:15après avoir augmenté
00:47:16la taxe d'habitation
00:47:17de 60% sur la résidence
00:47:18secondaire
00:47:19Mais comment est-ce possible
00:47:21ma chère Bérénice ?
00:47:22Pourquoi ?
00:47:22Alors Thierry vous le savez
00:47:23la taxe d'habitation
00:47:24a été progressivement supprimée
00:47:26jusqu'en 2023
00:47:27pour redonner du pouvoir
00:47:28d'achat aux ménages
00:47:29sauf que ça a été
00:47:30une catastrophe
00:47:31pour les communes
00:47:32puisque l'argent récolté
00:47:33allait directement
00:47:33dans leur caisse
00:47:35Les communes ont perdu
00:47:3615,3 milliards d'euros
00:47:38et les intercommunalités
00:47:397,5 milliards d'euros
00:47:40donc ça c'est la perte
00:47:41chaque année
00:47:42L'Etat officiellement
00:47:43dit avoir compensé
00:47:45mais dans la pratique
00:47:46les maires
00:47:47ont perdu un impôt
00:47:48directement lié
00:47:49à leurs habitants
00:47:50et à la vie locale
00:47:51Alors Biarritz
00:47:52a tenté de compenser
00:47:53ce manque à gagner
00:47:54comment ?
00:47:54Exactement
00:47:55Alors la taxe d'habitation
00:47:55elle a été supprimée
00:47:56pour les résidences principales
00:47:58en revanche
00:47:58elle a été maintenue
00:47:59pour les résidences secondaires
00:48:01et les logements vacants
00:48:02et à Biarritz
00:48:03où la pression immobilière
00:48:04est très forte
00:48:04la mairie a décidé
00:48:06d'appliquer
00:48:07la majoration
00:48:08maximum
00:48:08de 60%
00:48:09sur les résidences secondaires
00:48:11en se disant
00:48:12bon bah on va
00:48:12récolter encore plus d'argent
00:48:13sauf que ça n'a pas eu
00:48:14l'effet escompté
00:48:15ça a provoqué
00:48:16une chute de 11,5%
00:48:18du nombre de résidences secondaires
00:48:19qui se seraient
00:48:20transformées en résidences principales
00:48:23résultat
00:48:23la ville enregistre
00:48:25une perte
00:48:25de 750 000 euros
00:48:28et c'est pas fini
00:48:29il y a eu un double effet
00:48:31qui se coule
00:48:31on va dire
00:48:31les communes
00:48:32il faut savoir
00:48:33qu'elles sont obligées
00:48:34légalement
00:48:35d'avoir des quotas
00:48:35de création
00:48:36de logements sociaux
00:48:37ça s'appelle
00:48:37la loi
00:48:38et ces rues
00:48:38c'est une obligation
00:48:39légale
00:48:40sinon elles écopent
00:48:41d'une amende
00:48:41or
00:48:42
00:48:43comme la nombre
00:48:44de résidences principales
00:48:45a augmenté
00:48:45puisqu'il y en a eu
00:48:4611,5% de plus
00:48:48et bien
00:48:48les logements sociaux
00:48:49n'ont pas suivi
00:48:50cette hausse
00:48:51la commune apparaît
00:48:52donc encore plus
00:48:53en retard
00:48:54et donc
00:48:54elle a eu
00:48:54une amende
00:48:55de 250 000 euros
00:48:56donc 750 000
00:48:58plus 250 000
00:48:59ça fait Thierry ?
00:49:00il faut faire le calcul
00:49:02c'est sûr
00:49:03c'est facile
00:49:04oui c'est facile
00:49:05vraiment
00:49:06est-ce qu'il ne fallait pas
00:49:08supprimer justement
00:49:08cette fameuse taxe
00:49:09d'habitation ?
00:49:10honnêtement
00:49:12oui
00:49:12la supprimer
00:49:14pour moi
00:49:14c'était une erreur
00:49:15déjà
00:49:15on prive
00:49:16les communes
00:49:17d'une ressource
00:49:18directe
00:49:18qu'elles maîtrisaient
00:49:19aujourd'hui
00:49:20elles tentent de compenser
00:49:21mais on le voit
00:49:22les maires
00:49:22ils naviguent à vue
00:49:23ils repoussent
00:49:24certains projets
00:49:25parfois de logements sociaux
00:49:27justement
00:49:27ils renoncent à des investissements
00:49:28et ce sont les services
00:49:30publics au quotidien
00:49:31qui en pâtissent
00:49:31la voirie
00:49:32les écoles
00:49:32les crèches
00:49:33ensuite pour compenser
00:49:34ce manque à gagner
00:49:35les communes ont fait flamber
00:49:36la taxe foncière
00:49:37qui paye les pots cassés ?
00:49:39les propriétaires
00:49:40toujours les propriétaires
00:49:41toujours les propriétaires
00:49:42que l'on taxe
00:49:43c'est toujours la même chose
00:49:45et enfin
00:49:45je terminerai avec ça
00:49:46il y a quand même
00:49:47une injustice citoyenne
00:49:48aujourd'hui
00:49:48quand on habite une commune
00:49:49qu'on soit propriétaire
00:49:51ou locataire
00:49:51on profite tous
00:49:52des services
00:49:53de l'éclairage public
00:49:54des parcs
00:49:54de la voirie
00:49:55sauf qu'aujourd'hui
00:49:56encore une fois
00:49:57les locataires
00:49:58ne participent pas à cela
00:49:59il n'y a que
00:49:59les propriétaires
00:50:00qui y participent
00:50:01donc c'est vraiment
00:50:01ça a été rompre en fait
00:50:03le lien fiscal
00:50:03entre les locataires
00:50:05et la commune
00:50:06entre les habitants
00:50:07et la commune
00:50:08voilà
00:50:08c'est pour ça que
00:50:09pour moi
00:50:10c'était une mauvaise idée
00:50:11de la supprimer
00:50:12vous ne savez pas
00:50:12comment ça se passe
00:50:13du côté de Saint-Jean-de-Luz
00:50:14j'en profite pour saluer
00:50:15Xavier Superi
00:50:15le secrétaire général
00:50:16de CNews
00:50:17qui est de Saint-Jean-de-Luz
00:50:32Trouvez votre futur logement
00:50:33par vie de quartier
00:50:34et temps de trajet
00:50:35sur bienici.com
00:50:38C'était votre programme
00:50:39avec pierrinnovation.fr
00:50:45Allez la deuxième partie
00:50:46de votre Big News
00:50:47du vendredi
00:50:47c'est parti
00:50:48je vous présente
00:50:49l'équipe qui m'accompagne
00:50:50au filet rock
00:50:51et restez toujours avec nous
00:50:52bien sûr
00:50:53Madi Saidi
00:50:54fidèle de cette émission
00:50:55Hélène Rouet
00:50:56journaliste au journal
00:50:58du dimanche
00:50:58est avec nous
00:50:59Jérôme Jiménez
00:51:00déléguée Alliance Police
00:51:01est également avec nous
00:51:02et Sabrina Birlin Bouyer
00:51:03notre spécialiste
00:51:04police justice
00:51:05programme très chargé
00:51:05pour vous
00:51:06puisqu'on va reparler
00:51:07encore une fois
00:51:07de Nantes
00:51:09avec cette ville
00:51:10qui est à Gangrenet
00:51:11comme d'autres villes
00:51:12également en France
00:51:13des grandes
00:51:13mais également
00:51:14les moyennes
00:51:15on se souvient
00:51:16de la une du jour
00:51:16du dimanche
00:51:17de cet été
00:51:17une cartographie
00:51:18des villes moyennes
00:51:19mais là on parle
00:51:20de Nantes
00:51:21avec un ado
00:51:21de 15 ans
00:51:22qui a été tué par balle
00:51:23jeudi soir
00:51:24dans un quartier sensible
00:51:26le quartier de Pont-Royer
00:51:27un quartier très connu
00:51:28à Nantes
00:51:29Laurent Nunez
00:51:30le ministre
00:51:30de l'intérieur
00:51:31s'est déplacé
00:51:33à Nantes ce matin
00:51:34on va voir tout ça
00:51:35avec Quentin Alonso
00:51:36et Malo Steiner
00:51:38C'est en urgence
00:51:40et en fin de matinée
00:51:41que le ministre
00:51:42de l'intérieur
00:51:43Laurent Nunez
00:51:44s'est rendu
00:51:45sur le lieu du drame
00:51:46au pied de cet immeuble
00:51:47dans le quartier
00:51:48de Port-Royer
00:51:49à Nantes
00:51:50vous savez hier
00:51:50ici ce qui s'est passé
00:51:51c'est très grave
00:51:52la guerre que nous demandons
00:51:53elle est intraitable
00:51:55selon les premiers éléments
00:51:56de l'enquête
00:51:57deux hommes armés
00:51:58ont ouvert le feu
00:51:59dans le hall
00:51:59de cet immeuble
00:52:00un adolescent
00:52:01de 15 ans
00:52:02a été tué
00:52:03les tireurs
00:52:04auraient ensuite
00:52:05poursuivi son frère
00:52:06jusque dans les étages
00:52:07il y avait deux personnes
00:52:08qui sont venues
00:52:09caguler avec une arme
00:52:10automatique
00:52:11et qui ont rafalé
00:52:13un peu à l'aveugle
00:52:13et ils ont tué
00:52:15un jeune de 15 ans
00:52:16en ont blessé
00:52:17un autre de 13 ans
00:52:18un autre de 14 ans
00:52:19mais il y avait aussi
00:52:20de plus jeunes enfants
00:52:20autour d'eux
00:52:21une violence extrême
00:52:22en plein coeur
00:52:23d'un quartier d'habitation
00:52:26particulièrement connu
00:52:27pour être un point de deal
00:52:28très prisé
00:52:29des trafiquants
00:52:30de stupéfiants
00:52:30on a une fusillade
00:52:32qui est probablement
00:52:33liée au trafic
00:52:33parce qu'ici
00:52:34c'est un point de deal
00:52:35qui est très convoité
00:52:36notamment cet an dernier
00:52:37ce qui ne veut pas dire
00:52:39que les individus
00:52:40qui ont été touchés
00:52:42et a fortiori
00:52:42la personne qui est décédée
00:52:43qu'elle était
00:52:44liée au trafic
00:52:45face à l'émotion
00:52:46et à la colère
00:52:48des habitants
00:52:48Laurent Mouniès
00:52:49a affiché
00:52:50une ligne de fermeté
00:52:51absolue
00:52:52on ne lâchera rien
00:52:53on ne lâchera rien
00:52:55nous le devons
00:52:55évidemment à ces victimes
00:52:56nous le devons
00:52:57aux habitants
00:52:58des quartiers
00:52:58qui n'en peuvent plus
00:52:59dans l'urgence
00:53:00et face à cette violence
00:53:01devenue récurrente
00:53:02le ministre de l'Intérieur
00:53:04a annoncé
00:53:05la création d'une antenne
00:53:06de l'office de lutte
00:53:07contre les stupéfiants
00:53:08à Nantes
00:53:08avec un objectif affiché
00:53:11intensifier la lutte
00:53:12pour endiguer
00:53:13le narcotrafic
00:53:15voilà c'est un sujet
00:53:16de Sarah Fenza
00:53:18et j'en profite
00:53:18pour saluer
00:53:19Valérie Hopelt
00:53:19ancienne députée
00:53:20et conseillère municipale
00:53:21de Nantes
00:53:22Renaissance
00:53:23bonjour Valérie Hopelt
00:53:24merci d'avoir accepté
00:53:25notre invitation
00:53:26on échange
00:53:27dans quelques instants
00:53:29parce que
00:53:29notre équipe
00:53:30qui est sur place
00:53:30Corenta Alonso
00:53:31et Malo Steiner
00:53:32ont rencontré
00:53:33des Nantais
00:53:33ils ont interrogé
00:53:34sur la situation nantaise
00:53:35et je reviens vers vous
00:53:36très rapidement
00:53:37écoutez d'abord
00:53:38leur témoignage
00:53:40nous avons pu échanger
00:53:41avec les habitants
00:53:42de l'immeuble
00:53:43devant lequel
00:53:43s'est déroulée
00:53:44la fusillade
00:53:45hier matin
00:53:46ils nous ont fait part
00:53:46de leur colère
00:53:48nous ne sommes pas
00:53:49en sécurité
00:53:49dans notre propre immeuble
00:53:51nous ont-ils confié
00:53:53face à une situation
00:53:54qui se dégrade
00:53:55d'année en année
00:53:56ici ce n'est pas
00:53:57la première fusillade
00:53:59loin de là
00:54:00ils nous ont confié
00:54:00aussi la peur
00:54:01lorsque leurs enfants
00:54:02doivent sortir seuls
00:54:03pour aller au collège
00:54:04ou au lycée
00:54:05la peur enfin
00:54:05lorsqu'ils croisent
00:54:07certains jeunes
00:54:07et qu'ils se font
00:54:08intimidés
00:54:09beaucoup
00:54:10espèrent déménager
00:54:11je vous propose
00:54:12de les écouter
00:54:12moi ça fait 36 ans
00:54:14que j'y habite
00:54:16franchement
00:54:16il y a toujours eu
00:54:17des jeunes
00:54:18qui guillaient
00:54:19mais jamais
00:54:20ils cassaient
00:54:21on n'entendait pratiquement
00:54:22pas parler d'eux
00:54:23mais là depuis
00:54:24quelques années
00:54:24c'est affolant quoi
00:54:27franchement ça fait peur
00:54:28j'ai fait une demande
00:54:29de logement
00:54:30ça fait 12 ans
00:54:31là je crois
00:54:32que je vais pousser
00:54:33un peu
00:54:33pour qu'on me donne
00:54:34quelque chose
00:54:35mais pas dans un quartier
00:54:37qui est pire
00:54:38que celui-ci
00:54:39vraiment
00:54:40il y a de l'insécurité
00:54:41au quartier
00:54:42compte tenu
00:54:43de tout ce qui se passe
00:54:45pour le trafic de drogue
00:54:47nous sommes vraiment
00:54:48en insécurité
00:54:48depuis un certain temps
00:54:49au fur et à mesure
00:54:50ça ne fait que s'empirer
00:54:52la CRS 82
00:54:53sera mobilisée
00:54:54dans le quartier
00:54:55en renfort
00:54:55jusqu'à nouvel ordre
00:54:56pour rassurer
00:54:57les habitants
00:54:58ils espèrent
00:54:59des moyens
00:54:59à long terme
00:55:00pour améliorer
00:55:01la situation
00:55:02Quentin Lonzo
00:55:03avec Malo Steiner
00:55:04depuis Nantes
00:55:05bonjour
00:55:06ou plutôt
00:55:06bonjour
00:55:07Valérie Hopelt
00:55:07je rappelle que vous êtes
00:55:08ancienne députée
00:55:09et conseillère municipale
00:55:10de Nantes
00:55:11Renaissance
00:55:12merci d'avoir accepté
00:55:13notre invitation
00:55:14alors vous savez
00:55:14je suis nantaire
00:55:15donc je connais bien
00:55:16la ville
00:55:17mais je connais bien
00:55:19le contexte aussi
00:55:19que se passe-t-il
00:55:21très concrètement
00:55:21à Nantes
00:55:22et dans ce fameux
00:55:23quartier de Port-Boyer
00:55:23qui est connu
00:55:24Valérie
00:55:25Oui tout à fait
00:55:26c'est un peu plus calme
00:55:28je voudrais avoir un mot
00:55:29pour ces habitants
00:55:30et puis ces jeunes victimes
00:55:32et puis tous les professionnels
00:55:34qui sont évidemment intervenus
00:55:35dans cette situation
00:55:36je pense que la situation
00:55:38est révélatrice
00:55:39d'une politique locale
00:55:40qui va mal
00:55:42on a d'un côté l'État
00:55:43qui intervient
00:55:44la loi narcotrafic
00:55:46qui a quand même
00:55:46pu apporter des solutions
00:55:48et puis ces annonces
00:55:49effectivement
00:55:50d'office
00:55:52anti-stupéfiants
00:55:53qui va s'installer à Nantes
00:55:55donc l'État agit
00:55:56l'État a porté
00:55:56des policiers nationaux
00:55:58et continue à le faire
00:55:59et doit continuer à le faire
00:56:00et d'autre part
00:56:01une politique locale
00:56:02portée par Johanna Roland
00:56:04qui travaille main dans la main
00:56:05avec la France insoumise
00:56:06qui ne condamne pas
00:56:08la situation
00:56:09d'Andy Kermrat
00:56:10qui lui-même
00:56:10est consommateur
00:56:11et qui lui-même
00:56:12achète de la drogue
00:56:13des mineurs
00:56:15donc on est dans une réalité
00:56:17où vous avez
00:56:18un maire
00:56:19qui n'agit pas
00:56:20qui ne multiplie pas
00:56:21le nombre de policiers
00:56:22qui refuse d'installer
00:56:24des caméras
00:56:24par pur dogmatisme
00:56:26Alors justement
00:56:26puisque vous parlez
00:56:27de Johanna Roland
00:56:28écoutez ce qu'elle a déclaré
00:56:29à nos équipes
00:56:30et puis je vous reprends
00:56:31juste après
00:56:32Hier quand je suis venue
00:56:34immédiatement
00:56:35sur le quartier
00:56:36j'ai promis
00:56:37aux habitantes
00:56:38et aux habitants
00:56:39avec qui j'ai échangé
00:56:40de porter leur voix
00:56:42de porter leur parole
00:56:43de porter leur attente
00:56:45auprès du ministre
00:56:47c'est donc ce que j'ai fait
00:56:48ce matin
00:56:49oui le narcotrafic
00:56:51gangrène notre pays
00:56:52oui ça nécessite
00:56:53une mobilisation
00:56:54collective
00:56:55générale
00:56:56j'ai donc demandé
00:56:58aux ministres
00:56:59à la fois
00:57:00des renforts
00:57:01immédiats
00:57:02pour assurer
00:57:02la sécurité
00:57:04la sérénité
00:57:05des habitantes
00:57:05et des habitants
00:57:06ici dans le quartier
00:57:07mais aussi la question
00:57:08d'effectifs pérennes
00:57:10notamment en matière
00:57:11judiciaire
00:57:12et donc je salue
00:57:13les annonces
00:57:14qui ont été faites
00:57:15à l'instant
00:57:16qu'est-ce que vous répondez
00:57:17à Johanna Roland
00:57:18à Valérie Oppelt
00:57:19moi je réponds
00:57:21que ras-le-bol
00:57:22ras-le-bol
00:57:23de cette géométrie variable
00:57:24vous avez une Johanna Roland
00:57:25qui effectivement
00:57:26demande à l'état d'agir
00:57:28qui effectivement
00:57:29signe des tribunes
00:57:30au national
00:57:31et qui finalement
00:57:32au localement
00:57:33refuse de multiplier
00:57:34le nombre de policiers
00:57:35de mettre plus de caméras
00:57:37refuse de mettre en place
00:57:39un plan local
00:57:40de lutte
00:57:40contre le narcotrafic
00:57:41que nous avions déjà
00:57:44proposé
00:57:44avec Foulque Chambard de l'eau
00:57:46et sa raillerie
00:57:46et qui par ailleurs
00:57:48refuse de s'exprimer
00:57:49sur le fait
00:57:50d'augmenter
00:57:51les amendes
00:57:52contre les consommateurs
00:57:54et puis qui surtout
00:57:55refuse de s'exprimer
00:57:56lorsque vous avez
00:57:57Andy Kermar
00:57:58qui lui-même
00:57:58consommateur
00:57:59achète
00:58:00de la drogue
00:58:01à des mineurs
00:58:01qui mineurs
00:58:03sont bien souvent
00:58:05exploités
00:58:05dans des réseaux
00:58:06de narcotrafic
00:58:07et voire même
00:58:07des réseaux
00:58:08de prostitution
00:58:09Valérie Oppel
00:58:10restez avec nous
00:58:11vous intervenez
00:58:11quand vous le souhaitez
00:58:12on va ouvrir le débat
00:58:12avec mes invités
00:58:14qui m'entourent
00:58:15Hélène Roué
00:58:15je voulais y réagir
00:58:16sur les propos
00:58:16de Johanna Roland
00:58:17et sur les propos
00:58:18tenus par Valérie Oppel
00:58:19Oui c'est très intéressant
00:58:20parce qu'en première partie
00:58:20on parlait de la responsabilité
00:58:22de l'État
00:58:22est-ce que l'État va assez vite
00:58:23etc
00:58:24et évidemment c'est le premier point
00:58:25le deuxième point
00:58:26c'est aussi la mentalité
00:58:28des localités
00:58:28la mentalité des mairies
00:58:29on a pris donc cette semaine
00:58:30donc on est six morts
00:58:32dont deux à Nice
00:58:33un à Nantes
00:58:33et c'est très intéressant
00:58:34de voir la réaction
00:58:35des deux maires
00:58:36donc si vous voulez
00:58:36vous avez Johanna Roland
00:58:37qui vient d'être élue à Nantes
00:58:39Johanna Roland
00:58:40Madame Oppel le précise
00:58:41donc Johanna Roland
00:58:41qui n'a jamais condamné
00:58:43ce qu'en dit Kerbrat
00:58:44le député de la circonscription
00:58:45donc c'est le député
00:58:46de la circonscription de Nantes
00:58:46lui il avait consommé
00:58:47effectivement de la drogue
00:58:48il avait acheté un mineur
00:58:49on se rappelle de tout ce tollé
00:58:50à l'Assemblée nationale
00:58:51Johanna Roland n'a jamais condamné cela
00:58:53où est le plan de la lutte
00:58:55contre la consommation
00:58:56de la drogue de Johanna Roland
00:58:57on sait quelle idéologie
00:58:58si vous voulez socialiste
00:58:59elle a sur l'augmentation
00:59:01des effectifs de la police municipale
00:59:02sur l'augmentation des caméras
00:59:04je veux dire
00:59:04elle est contre
00:59:05donc en fait
00:59:05si vous voulez
00:59:06c'est un état d'esprit aussi
00:59:07de savoir si localement
00:59:08on veut véritablement
00:59:10emmerder les narcotrafic
00:59:11je me permets d'utiliser ce mot là
00:59:12parce que c'est celui
00:59:13qu'avait employé
00:59:13notamment Robert Ménard
00:59:14à Béziers
00:59:15donc on voit qu'à Nantes
00:59:16on n'est pas du tout
00:59:17dans un état d'esprit
00:59:17véritablement de guerre
00:59:18de narcotrafic
00:59:19et à contrario
00:59:20vous avez Nice
00:59:21donc avec le maire Eric Ciotti
00:59:22qui vient d'être élu
00:59:24Nice qui a subi
00:59:24dans le quartier des Moulins
00:59:25deux morts cette semaine
00:59:26donc évidemment
00:59:28lutter contre le narcotrafic
00:59:29ça ne se fait pas en deux minutes
00:59:30ça c'est évident
00:59:31Eric Ciotti
00:59:32il a appelé à l'Assemblée nationale
00:59:33il appelle notamment
00:59:33l'État de le soutenir
00:59:35parce que selon Eric Ciotti
00:59:36il manque quand même
00:59:3797 enquêteurs à Nice
00:59:39dans le cadre du narcotrafic
00:59:40maintenant à son échelle à lui
00:59:42je veux dire
00:59:43il y a précisément
00:59:44un commissariat
00:59:45donc de police municipale
00:59:46qui va ouvrir
00:59:46Place des Amaryllis
00:59:47là où précisément
00:59:48ça s'est en pile
00:59:49en face du point de deal
00:59:50Eric Ciotti a également lancé
00:59:52cette semaine
00:59:52pour la première fois en France
00:59:54des instaurations
00:59:54de patrouilles mixtes
00:59:55police nationale
00:59:56et police municipale
00:59:58qui véritablement
00:59:58travaillent de concert
00:59:59si vous voulez
01:00:00Eric Ciotti
01:00:00il instaure dans sa ville
01:00:02un état d'esprit
01:00:03véritablement de lutte
01:00:04contre le narcotrafic
01:00:05donc bien sûr
01:00:05la responsabilité de l'État
01:00:06n'est pas forcément suffisante
01:00:08mais le rôle des élus locaux
01:00:10bien sûr
01:00:11mais déjà quand localement
01:00:12si vous voulez
01:00:12il y a une certaine volonté
01:00:13on se dit
01:00:13bon bah s'il insiste suffisamment
01:00:15pour avoir ses enquêteurs
01:00:17ses augmentations de police nationale
01:00:18que lui-même
01:00:18il augmente les caméras
01:00:19de vidéosurveillance
01:00:20les effectifs de police municipale
01:00:22on va finir par avoir des résultats
01:00:23et ça va être très intéressant
01:00:24de voir dans les mois à venir
01:00:25si par exemple
01:00:27Eric Ciotti
01:00:27obtient des résultats
01:00:28contrairement à Joanna Roland
01:00:29qui n'en aurait pas
01:00:29ça va être intéressant de le voir
01:00:30et quand vous affirmez ça
01:00:32j'ai l'impression
01:00:32que vous avez déjà la réponse
01:00:33parce que le temps fera les choses
01:00:35c'est intéressant de voir
01:00:36on en reparlera
01:00:37et après aussi
01:00:38de la manière dont les gens votent
01:00:39c'est à dire que c'est vrai
01:00:40que parfois il y a des villes
01:00:40où on a l'impression
01:00:41que les choses ne bougent pas
01:00:42mais les gens en fait
01:00:43ne votent pas non plus forcément
01:00:44pour que ça change
01:00:45c'est un petit peu le problème aussi
01:00:47c'est à dire que
01:00:48quand vous avez en effet
01:00:49des personnes
01:00:51une partie de la population
01:00:52qui se plaint
01:00:53d'un trafic de drogue
01:00:54mais que finalement
01:00:55ils renouvellent un mandat
01:00:57pour quelqu'un
01:00:57qui n'avait pas fait grand chose
01:00:59contre le trafic de drogue
01:01:00on a envie de se dire
01:01:01il faut être cohérent aussi
01:01:02avec les bulletins de vote
01:01:03c'est peut-être ça aussi
01:01:04j'ai dit avant les municipales
01:01:05en évoquant certaines villes
01:01:07comme Nantes
01:01:07comme Rennes
01:01:09c'est vrai que c'est là
01:01:10où on voit aussi
01:01:10tout le côté poreux
01:01:13finalement
01:01:13de cette lutte
01:01:15contre le trafic de drogue
01:01:16qui en fait
01:01:16on nous dit toujours
01:01:17que tout est sur des axes
01:01:19clairs, délimités
01:01:20et qu'il faut suivre
01:01:20mais c'est pas vrai en fait
01:01:21c'est jamais vrai
01:01:22parce que vous avez
01:01:23du coup des maires
01:01:25qui sont élus
01:01:26par une partie de la population
01:01:27qui ne met pas ça en priorité
01:01:28donc du coup
01:01:29vous mettez votre priorité
01:01:31sur autre chose
01:01:31donc c'est ça qui est un peu compliqué
01:01:33c'est comment avoir
01:01:34une politique ferme
01:01:35quand finalement
01:01:36le souhait des français
01:01:37n'est pas non plus toujours
01:01:38c'est clair
01:02:01sachant que la France Insoumise
01:02:03propose de désarmer la police
01:02:05et Johanna Roland refuse d'ailleurs
01:02:07d'armer cette police
01:02:07et on voit bien en effet
01:02:09que si elle avait une stratégie
01:02:11de sécurité ferme et volontaire
01:02:14elle permettrait d'ailleurs
01:02:15à la police nationale elle-même
01:02:16de pouvoir faire son travail
01:02:18qui est son travail
01:02:19sur la lutte contre le narcotrafic
01:02:21Merci
01:02:21Merci beaucoup Valérie Hopel
01:02:23d'avoir accepté
01:02:24d'échanger sur cette thématique
01:02:26de la ville de Nantes
01:02:28dont on parle de plus en plus
01:02:30Sabouina Birlin-Bouillet
01:02:31je vois qu'on évoque également
01:02:33cette longue liste
01:02:34des victimes
01:02:35je dirais collatérales
01:02:36puisque là on voit
01:02:37qu'on a un jeune
01:02:38un ado de 15 ans
01:02:39qui a trouvé la mort
01:02:41on ne sait pas
01:02:41si il y a son de quoi
01:02:42d'implication ou pas
01:02:43mais en tous les cas
01:02:44la liste est longue
01:02:44en France
01:02:45Tout à fait
01:02:46derrière les chiffres
01:02:47du narcotrafic
01:02:47c'est qu'il y a des victimes
01:02:49et vous savez
01:02:49celles qu'on nomme
01:02:50parfois maladroitement
01:02:51des victimes collatérales
01:02:52on devrait plutôt dire
01:02:53des victimes innocentes
01:02:54puisque elles sont
01:02:56complètement inconnues
01:02:57des services de police
01:02:58ces victimes
01:02:58elles n'ont que le malheur
01:02:59d'être au mauvais endroit
01:03:01au mauvais moment
01:03:02sauf que le mauvais endroit
01:03:03parfois c'est juste
01:03:04chez soi
01:03:05quand les narcotrafiquants
01:03:06sont en bas de votre immeuble
01:03:07regardez ce visage
01:03:09c'est celui de Sokaina
01:03:11Sokaina
01:03:11elle était étudiante
01:03:12elle avait 24 ans
01:03:14elle vivait dans la cité
01:03:15Saint-Ice de Marseille
01:03:16et le 10 septembre 2023
01:03:18il est 22h45
01:03:20elle est en train
01:03:21de réviser ses cours
01:03:22assise à sa table de travail
01:03:24dans sa chambre
01:03:25quand elle prend
01:03:26une balle de Kalachnikov
01:03:28en pleine tête
01:03:29une balle qui ne lui était
01:03:30pas destinée
01:03:31une balle perdue
01:03:32comme on dit
01:03:32tirée depuis un scooter
01:03:34par deux hommes
01:03:34sur fond de narcotrafic
01:03:36depuis le suspect
01:03:37il a été interpellé
01:03:38c'est un mineur
01:03:39de 15 ans
01:03:39dont la mère est soupçonnée
01:03:41d'être la banquière
01:03:42du trafic de stupéfiants
01:03:43dans lequel son fils
01:03:44est impliqué
01:03:45alors les spécialistes
01:03:46le disent
01:03:47il y a plus de victimes
01:03:48collatérales qu'avant
01:03:49début d'explication
01:03:50un rapport
01:03:51de la police judiciaire
01:03:52de 2025
01:03:52qui parle de la diversification
01:03:55des cibles
01:03:55on s'attaque aux gens
01:03:57mais aussi aux habitants
01:03:58et au commerce
01:04:00comme ici
01:04:00rappelez-vous
01:04:01cette vidéo
01:04:02choquante
01:04:03c'était à Grenoble
01:04:04regardez
01:04:06le 6 février dernier
01:04:08en plein centre-ville
01:04:09deux individus
01:04:10lancent un engin explosif
01:04:12dans un institut de beauté
01:04:14six personnes sont blessées
01:04:16et parmi les victimes
01:04:17il y a un petit garçon
01:04:19de seulement cinq ans
01:04:21là aussi ce commerce
01:04:22se trouvait à côté
01:04:23d'un point de deal
01:04:24et dernier triste exemple
01:04:26Thierry Adessine
01:04:27près de Lyon
01:04:28là où justement
01:04:29il y a eu un incendie
01:04:30criminel meurtrier
01:04:31ce lundi
01:04:32et bien le mois dernier
01:04:33une mère de famille
01:04:34rentrait chez elle
01:04:35avec ses deux enfants
01:04:36quand elle a été touchée
01:04:37au mollet
01:04:38par une balle perdue
01:04:39lors de tirs
01:04:40qui visaient des voitures
01:04:41en stationnement
01:04:42on n'a pas oublié
01:04:43cette vidéo
01:04:44avec cette grenade
01:04:45cette grenade
01:04:46et ces personnes blessées
01:04:48dont ce petit garçon
01:04:51vous voyez le titre
01:04:52qu'on a mis
01:04:52est-ce que la France
01:04:53est en train de perdre la guerre
01:04:54est-ce qu'on a perdu la guerre
01:04:55Jérôme Jiménez ?
01:04:56je ne sais pas
01:04:57si on perd la guerre
01:04:58mais en tous les cas
01:04:58pour compléter
01:04:59ce qui vient d'être
01:04:59brièvement développé
01:05:02aujourd'hui
01:05:03nous ce qu'on dit
01:05:04à Allianz
01:05:04c'est qu'il y a
01:05:04une cartélisation
01:05:06vraiment
01:05:06des narcotrafiques
01:05:08pourquoi ?
01:05:08parce qu'on a des modes
01:05:09des modes opératoires
01:05:10de plus en plus violents
01:05:11liés à cette activité
01:05:12c'est bien simple
01:05:13chantage
01:05:14séquestration
01:05:14enlèvement
01:05:15fusillé adarmé
01:05:16dans les rues
01:05:17victime collatérale
01:05:18vous avez raison
01:05:19de le préciser
01:05:20ce n'est pas rien
01:05:20donc oui
01:05:21il faut lutter
01:05:22et endiguer le phénomène
01:05:24on attend
01:05:24on va faire très court
01:05:25des réponses
01:05:26alors vous pouvez
01:05:27mettre tous les acronymes
01:05:29mettre de nouveaux services
01:05:30et autres
01:05:30des moyens humains
01:05:32et matériels
01:05:33pour endiguer le phénomène
01:05:34et également
01:05:35on le dit tout le temps
01:05:37un suivi
01:05:37au niveau pénal
01:05:39pour cette matière spécifique
01:05:40qui soit
01:05:41à la hauteur
01:05:42de tous les enjeux
01:05:43que cela représente
01:05:44pour demain
01:05:44merci Jérôme
01:05:45deux mots
01:05:45oui sur le fait
01:05:48sur le fait qu'on ait perdu
01:05:48la guerre ou pas
01:05:49je ne sais pas
01:05:50si on l'a perdu
01:05:50mais une chose est sûre
01:05:51c'est qu'on est loin
01:05:52de l'avoir gagné
01:05:53et qu'en termes de moyens
01:05:55ils ont de l'avance
01:05:56sur nous
01:05:56quand on voit
01:05:57les jeunes dealers
01:05:58qui ont des armes de guerre
01:05:59ils ont des armes de guerre
01:06:00donc ils arrivent comme ça
01:06:02tant qu'on n'aura pas
01:06:03une vraie volonté politique
01:06:04avec évidemment
01:06:05la question des moyens
01:06:07la question aussi dogmatique
01:06:09parce qu'on a aussi
01:06:09une justice
01:06:10qui malheureusement
01:06:11est tellement ancrée
01:06:12dans un espèce de dogme
01:06:14et du pardon
01:06:16qui fait que tous ces jeunes-là
01:06:17finalement ne craignent plus rien
01:06:18à 14 ans
01:06:19ils s'enflichent
01:06:20et puis ils se disent
01:06:20je vais le faire
01:06:21pour un moment
01:06:22je vais m'enrichir
01:06:22et en plus franchement
01:06:23qu'est-ce que je crains
01:06:24je suis mineur
01:06:25et pour beaucoup de gens
01:06:26quand ils y vont
01:06:27ils sortent très vite aussi
01:06:28donc à un moment
01:06:29soit on se donne les moyens
01:06:30de mener une vraie guerre
01:06:31et potentiellement
01:06:32de pouvoir la gagner
01:06:33ou soit on reste
01:06:34à faire comme
01:06:35ce qu'on est en train de faire
01:06:36depuis quelques années
01:06:37puisque ça s'est fait
01:06:37de manière très progressive
01:06:38les quartiers
01:06:39ce qu'ils sont aujourd'hui
01:06:40c'était pas ça
01:06:41il y a 20 ans
01:06:42il y a 40 ans
01:06:42donc de manière progressive
01:06:43ils ont grappillé du terrain
01:06:44ils ont grappillé du terrain
01:06:45il y a une vraie guerre
01:06:46territoriale aussi
01:06:47soit on est capable
01:06:48d'aller se battre
01:06:49avec de vraies convictions
01:06:50soit dans 40 ans
01:06:51on a exactement
01:06:52les mêmes discours
01:06:52et peut-être qu'on n'aura
01:06:53même pas le temps
01:06:53de faire ces discours-là
01:06:54parce que la France
01:06:55aura tellement un bordel
01:06:56excusez-moi du terme
01:06:57mais à un moment
01:06:58il faut avoir les moyens
01:07:00de son ambition
01:07:00il faut mettre les mots
01:07:01sur les vrais mots
01:07:01voilà aussi
01:07:03merci beaucoup
01:07:04Jérôme Gimenez
01:07:05d'être venu nous voir
01:07:06merci beaucoup
01:07:07Sabouina Bernard Bouillet
01:07:08on marque une nouvelle pause
01:07:09on se retrouve dans quelques instants
01:07:10vous savez ce qu'il se passe
01:07:11demain soir les amis
01:07:12finale de l'Eurovision
01:07:15et Israël
01:07:16et ça ne plaît pas tout le monde
01:07:17on va retrouver à Vienne
01:07:20parce que ça se déroule
01:07:21en Autriche
01:07:21à Vienne
01:07:22notre équipe
01:07:23notamment Olivier Benkeemoun
01:07:24et Emma Leroux
01:07:26qui nous parlera
01:07:26du contexte ambiant
01:07:28et certains pays
01:07:29ont décidé
01:07:30de ne pas envoyer de candidats
01:07:31et certains même
01:07:32de ne pas diffuser
01:07:32la fameuse soirée
01:07:34voilà
01:07:35voilà où on en est
01:07:36en 2026
01:07:37on se retrouve dans quelques instants
01:07:38restez-nous fidèles
01:07:38merci à tout de suite
01:07:41il est un petit peu
01:07:43plus de 14h30
01:07:44ma chère Sommayana Abidi
01:07:45pardonnez-moi
01:07:46mais c'est le moment
01:07:46de faire un tour de l'info
01:07:47avec vous
01:07:47c'est vraiment parce que
01:07:48c'est vous hein Thierry
01:07:49merci j'en attendais pas moi
01:07:50à la une de l'actualité
01:07:52en déplacement en Inde
01:07:53pour le sommet des briques
01:07:54ce groupe géopolitique
01:07:55regroupant 10 pays
01:07:56du sud global
01:07:57le ministre iranien
01:07:58des affaires étrangères
01:07:59qui affirme que son gouvernement
01:08:01a reçu des messages
01:08:02des Etats-Unis
01:08:02indiquant que l'administration
01:08:04Trump était disposée
01:08:05à poursuivre les négociations
01:08:06visant à mettre fin au conflit
01:08:08et revenu sur le manque de confiance
01:08:10entre Téhéran et Washington
01:08:11écoutez
01:08:14la question de la confiance
01:08:15est donc le sujet
01:08:16le plus important
01:08:17à l'heure actuelle
01:08:18nous ne pouvons absolument
01:08:20pas faire confiance
01:08:20aux américains
01:08:22tout doit être défini
01:08:24très clairement
01:08:24avant que nous puissions
01:08:25conclure un accord
01:08:30et il est évident
01:08:33que ce qu'ils n'ont pas réussi
01:08:34à obtenir par la voie militaire
01:08:36ils ne pourront pas l'obtenir
01:08:38à la table des négociations
01:08:39à moins qu'une solution
01:08:40gagnant-gagnant
01:08:41ne soit trouvée
01:08:50pendant ce temps
01:08:51malgré le cessez-le-feu
01:08:52censé être en vigueur
01:08:53depuis un peu moins
01:08:54d'un mois
01:08:55l'armée israélienne
01:08:56dit mener des frappes
01:08:56contre le Hezbollah
01:08:57dans la région de Tir
01:08:58dans le sud du Liban
01:08:59des frappes au lendemain
01:09:01d'une nouvelle session
01:09:01de discussion
01:09:02entre Israël
01:09:03et le Liban
01:09:03à Washington
01:09:04et qualifiée
01:09:05de positive
01:09:06par le département
01:09:07d'état américain
01:09:08et puis une épidémie
01:09:10d'Ebola déclarée
01:09:11dans la province de Liturie
01:09:12dans l'est de la République
01:09:14démocratique du Congo
01:09:15pour leurs 4 décès
01:09:17ont été attribués
01:09:18au virus en laboratoire
01:09:19et 246 cas suspects
01:09:21dont 65 mortels
01:09:22ont été recensés
01:09:23selon l'agence sanitaire
01:09:25de l'Union africaine
01:09:26merci beaucoup
01:09:28ma chère Sonia
01:09:29c'est toujours un bonheur
01:09:29de vous avoir à mes côtés
01:09:30tous les vendredis
01:09:31merci
01:09:32Ophélie Rock
01:09:33Maddy Saïdi
01:09:33et Hélène Roy
01:09:34sont restés à mes côtés
01:09:35pour terminer cette émission
01:09:36les amis
01:09:36qu'est-ce que vous allez faire
01:09:37demain soir ?
01:09:39merci
01:09:39au revoir
01:09:40ok
01:09:41je crois que vous suivez
01:09:42ça me fait plaisir
01:09:43on va regarder l'Eurovision
01:09:45on va regarder l'Eurovision
01:09:47vous n'avez pas regardé l'Eurovision
01:09:48d'accord
01:09:48vous allez regarder un petit peu
01:09:51ou pas
01:09:51oui
01:09:52bon Hélène
01:09:52j'ai compris que non
01:09:53Maddy
01:09:54bon je ne regarde pas vraiment
01:09:55moi l'Eurovision
01:09:56surtout avec ce bazar
01:09:57l'Eurovision a changé
01:09:58c'est plus l'Eurovision
01:09:59exactement
01:10:01on va prendre si vous voulez bien
01:10:02puisque ça se passe
01:10:03à Vienne
01:10:04en Autriche
01:10:05on va prendre la direction
01:10:06de l'Autriche
01:10:07on va retrouver l'une de nos équipes
01:10:08Olivier Benkeemoun
01:10:09et Emma Loro
01:10:10bonjour Olivier Benkeemoun
01:10:11merci d'être avec nous
01:10:13dans Speedy News
01:10:14et oui on va parler de l'Eurovision
01:10:15et de cette polémique
01:10:16qui se poursuit autour
01:10:17de la participation d'Israël
01:10:19avec un certain nombre
01:10:20de manifestations
01:10:21pour protester
01:10:22contre la participation d'Israël
01:10:24à Vienne
01:10:25je crois qu'il y a une manifestation
01:10:26c'est la polémique
01:10:27mais il y a d'autres manifestations
01:10:28qui se déroulent
01:10:29racontez-nous
01:10:29Olivier
01:10:30bonjour
01:10:31bonne journée ma belle
01:10:34c'est pas des manifestations
01:10:37incroyables
01:10:38ici on est à l'endroit
01:10:39où semble-t-il
01:10:40il y aura tout à l'heure
01:10:41ce qui s'appelle
01:10:42un song protest
01:10:43contre le génocide
01:10:45c'est-à-dire
01:10:45une sorte de festival
01:10:47en fait
01:10:47une petite scène
01:10:48il y a
01:10:49derrière moi
01:10:50un stand du parti communiste
01:10:53trois vendeurs de drapeaux
01:10:54enfin c'est pas non plus
01:10:55une explosion
01:10:56de violence
01:10:58contre
01:10:58Noam Betan
01:10:59qui est le
01:11:00le candidat
01:11:02israélien
01:11:02qui s'est qualifié
01:11:03pour la finale
01:11:04les seuls incidents
01:11:05les vrais incidents
01:11:06sont déroulés en fait
01:11:06dans la salle
01:11:07lors de la demi-finale
01:11:08en réalité
01:11:09lorsque quelqu'un a sorti
01:11:11un drapeau palestinien
01:11:12a crié etc
01:11:12il a été évacué de la salle
01:11:14mais grosso modo
01:11:14ça se résume à ça
01:11:16donc il y a cette
01:11:17cette opération
01:11:18je sais pas comment
01:11:19la qualifier
01:11:20cet après-midi
01:11:21avec
01:11:22le secrétaire général
01:11:23du parti communiste espagnol
01:11:24et pas mal
01:11:25d'espagnols
01:11:26qui viennent ici
01:11:27ça va pas vous étonner
01:11:28parce que vous savez
01:11:28qu'il y a un certain nombre
01:11:29de pays
01:11:29qui vont boycotter
01:11:32cette Eurovision
01:11:33notamment l'Espagne
01:11:34vous le savez
01:11:34et alors il y aura
01:11:36en point d'orgue
01:11:38comme invité
01:11:39Roger Waters
01:11:40et Roger Waters
01:11:40pour tous les fans de rock
01:11:42c'est les Pink Floyd
01:11:43mais Roger Waters
01:11:44ça fait longtemps
01:11:44que les Pink Floyd
01:11:45se sont débarrassés de lui
01:11:46c'est considéré
01:11:47comme l'un des pires
01:11:47antisémites au monde
01:11:49c'est quelqu'un qui s'est présenté
01:11:50en Allemagne par exemple
01:11:52habillé comme un SS
01:11:54et qui est interdit
01:11:55de concert d'ailleurs
01:11:56en Allemagne
01:11:56c'est quelqu'un qui
01:11:57lors de l'un de ses concerts
01:12:00a fait voler
01:12:00un cochon géant
01:12:01avec une étoile jaune dessus
01:12:03bref
01:12:04c'est le type
01:12:05le plus infréquentable au monde
01:12:06et bien il sera ici
01:12:07tout à l'heure
01:12:08voilà grosso modo
01:12:09ce qui se passe
01:12:09mais c'est pas un événement
01:12:10incroyablement important
01:12:11je vous le répète
01:12:12Olivier
01:12:13vous l'avez dit
01:12:14certains pays
01:12:14ont appelé au boycott
01:12:16certains n'ont pas envoyé
01:12:17de candidat
01:12:17et certains refusent
01:12:18de diffuser
01:12:19cette soirée
01:12:20carrément
01:12:23donc
01:12:23il y a l'Espagne
01:12:24il y a l'Irlande
01:12:25il y a l'Islande
01:12:26il y a la Slovénie
01:12:29voilà
01:12:29il y en a 5 au total
01:12:31qui
01:12:32après la décision
01:12:33qui a été une décision collégiale
01:12:34qui a été un vote
01:12:35de savoir si
01:12:36oui ou non
01:12:37Israël avait le droit
01:12:38de participer
01:12:39à cette compétition
01:12:40à ce grand concours
01:12:41de chansons
01:12:43et bien il y a un vote
01:12:44le vote a dit
01:12:45oui
01:12:45Israël a le droit
01:12:46donc
01:12:47c'est un vote collégial
01:12:49et 5 pays ont dit non
01:12:50donc
01:12:50ces pays ne vont pas diffuser
01:12:52la compétition
01:12:53je crois qu'en Espagne
01:12:54on va même diffuser
01:12:54un documentaire
01:12:56sur
01:12:57ce qui se passe
01:12:58à Gaza
01:13:00donc
01:13:01voilà
01:13:01et c'est des pays
01:13:02qui protestent
01:13:03et qui
01:13:03je vous le disais
01:13:05envoient des représentants
01:13:07ici
01:13:07notamment
01:13:08cet après-midi
01:13:09il y a la ministre de la Jeunesse
01:13:10qui sera
01:13:11ici à Vienne
01:13:12Restez avec nous Olivier
01:13:13j'ai encore une petite question
01:13:14à vous poser
01:13:14mais je vais faire un petit tour de table
01:13:15si vous voulez bien
01:13:16mais restez
01:13:16je suis pas une question piège
01:13:17mais j'ai une question à vous poser
01:13:18l'homme de culture que vous êtes aussi
01:13:21Hélène
01:13:22C'est un peu dommage
01:13:23de voir quand même
01:13:23ce que l'Eurovision est devenue
01:13:25ce qui est intéressant
01:13:25dans les 5 pays
01:13:26qui boycottent Israël
01:13:27c'est évidemment l'Espagne
01:13:28l'Espagne
01:13:29il faut savoir qu'ils font partie
01:13:30des Big Five
01:13:30les Big Five
01:13:31c'est les 5 plus gros pays
01:13:33qui en fait financent
01:13:34à grande majorité
01:13:35l'Eurovision
01:13:35parce qu'ils le peuvent
01:13:36parce qu'ils sont également
01:13:37à l'origine de sa création
01:13:38etc
01:13:38à l'origine de la création
01:13:39de l'Eurovision
01:13:40le but était quand même
01:13:41de rassembler
01:13:43c'était quand même
01:13:43un concours
01:13:44je veux dire
01:13:44de talent
01:13:46normalement
01:13:46on était vraiment porté
01:13:47il n'y avait pas
01:13:48véritablement de dimension politique
01:13:49et en fait
01:13:50elle est arrivée
01:13:50un petit peu après
01:13:51on a vu
01:13:52elle est devenue tout de suite
01:13:53l'Eurovision est devenue
01:13:54tout de suite très politique
01:13:55au moment notamment
01:13:56du conflit russo-ukrainien
01:13:57où on sait que la Russie
01:13:58a été complètement écartée
01:13:59de l'Eurovision
01:14:00il y a également
01:14:01au-delà
01:14:02évidemment de ce boycott d'Israël
01:14:03qui est incompréhensible
01:14:04c'est également
01:14:05le Danemark
01:14:06cette année
01:14:06pour la première fois
01:14:07envoie un chanteur
01:14:08qui va parler en danois
01:14:09on sait très bien aussi
01:14:10ce qui s'est passé
01:14:11en début d'année
01:14:11notamment avec Trump
01:14:12et le Groenland
01:14:13c'est la première fois
01:14:14qu'il y aura un chanteur
01:14:14qui va chanter en danois
01:14:16donc en fait
01:14:17ce concours est devenu
01:14:18extrêmement politique
01:14:19et géopolitique
01:14:20alors que malheureusement
01:14:21c'était quand même
01:14:22pas le but premier
01:14:23de l'Eurovision
01:14:24Ophélie et Emalie
01:14:25Ophélie
01:14:26c'est d'ailleurs intéressant
01:14:27de voir qu'au moment
01:14:27où l'Eurovision
01:14:28est en train presque
01:14:29de s'effondrer de l'intérieur
01:14:31la Russie refait
01:14:33depuis l'année dernière
01:14:34l'intervision
01:14:35c'est à dire
01:14:36une sorte de concours
01:14:37de l'Eurovision
01:14:38mais alors pour les pays
01:14:39un petit peu moins
01:14:41propres
01:14:41entre guillemets
01:14:42sur eux
01:14:42en tout cas
01:14:43c'est comme ça
01:14:44que vous voulez montrer
01:14:45alors voilà
01:14:46la Russie
01:14:46vous voulez pas
01:14:47nous on fera
01:14:47notre propre concours
01:14:48et qui fonctionne
01:14:50relativement bien
01:14:51et qui est finalement
01:14:51quelque chose
01:14:52qui est un petit peu
01:14:53contre toutes les déviances
01:14:54ou les dérives
01:14:55de l'Eurovision
01:14:56c'est à dire
01:14:56avec des choses
01:14:57beaucoup plus traditionnalistes
01:14:58ou des choses comme ça
01:14:58donc c'est assez intéressant
01:15:00aussi de voir en effet
01:15:01que des concours
01:15:02de champs
01:15:02qui étaient initialement pensés
01:15:04pour montrer à quel point
01:15:05l'Europe était une Europe en paix
01:15:07finalement ça ne montre quoi
01:15:09c'est plus du tout
01:15:09une Europe en paix
01:15:10ça montre une Europe morcelée
01:15:12ça montre des blocs
01:15:13qui tentent de se reconstituer ailleurs
01:15:14encore une fois
01:15:15la politique
01:15:16elle est non seulement
01:15:17elle est venue
01:15:17au sein même
01:15:18du concours
01:15:20mais surtout
01:15:20elle est venue l'imploser
01:15:21c'est peut-être ça
01:15:22qui est compliqué
01:15:22c'est à dire qu'on n'est même
01:15:23plus capable de faire
01:15:24des choses politiques
01:15:24au sein de quelque chose
01:15:26de commun
01:15:27tout s'émiette
01:15:28tout s'explose
01:15:29en fait
01:15:29tout est en train
01:15:30de se dissoudre
01:15:31Madi
01:15:31oui moi je trouve ça dommage
01:15:33parce que l'Eurovision
01:15:34quand j'étais gamine
01:15:35c'est vraiment un moment
01:15:36familial
01:15:36on se retrouvait tous ensemble
01:15:38on regardait
01:15:39on faisait des pronostics
01:15:40c'était long
01:15:41c'était long effectivement
01:15:43mais c'était aussi
01:15:44le moyen justement
01:15:46de voir
01:15:46de découvrir un petit peu
01:15:47l'Europe
01:15:47l'Europe musicale en fait
01:15:48et aujourd'hui malheureusement
01:15:50l'Eurovision est devenue
01:15:51à l'image du monde
01:15:52à l'image du monde
01:15:53c'est devenu un lieu
01:15:54presque
01:15:56ils l'ont tellement politisé
01:15:57que je dirais
01:15:57que c'est même devenu
01:15:58un lieu de géopolitique
01:16:00en fonction des tensions
01:16:01qu'il y a dans le monde
01:16:02ces mêmes tensions
01:16:02existent à l'intérieur
01:16:03de l'Eurovision
01:16:04à tort
01:16:05à tort d'ailleurs
01:16:06au contraire
01:16:06l'Eurovision
01:16:07devrait être un outil
01:16:08pour pacifier
01:16:09tout ce qui se passe
01:16:10et aujourd'hui
01:16:11moi je déplore justement
01:16:12ce qu'on a fait
01:16:13un outil géopolitique
01:16:14et qui sert aujourd'hui
01:16:15à donner des bons
01:16:15ou des mauvais points
01:16:17notamment en décidant
01:16:18de boycotter Israël
01:16:20pourquoi Israël
01:16:20n'aurait pas sa place
01:16:21c'est un règlement intérieur
01:16:22ils ont voté pour qu'il reste
01:16:23donc il n'y a pas de raison
01:16:24pour qu'il s'en aille
01:16:25et je trouve que malheureusement
01:16:26même cet outil
01:16:27qui aurait pu être
01:16:28quelque chose
01:16:29qui créerait
01:16:30en tout cas
01:16:30qui réaffirmerait
01:16:31le fermet entre les peuples
01:16:32et bien c'est devenu
01:16:33plutôt un acte de discorde
01:16:35et de géopolitique
01:16:36justement
01:16:36à l'image de tout ce qui se passe
01:16:38dans le monde
01:16:38et toutes les tensions
01:16:39qu'on a
01:16:39guerres, conflits
01:16:40mais je pense que je regarderais
01:16:41quand même vers la fin
01:16:42juste pour le plaisir
01:16:43de la fin
01:16:432 points
01:16:44c'est tellement ce moment
01:16:46impression
01:16:462 points
01:16:47c'est ça
01:16:48non mais c'est tellement
01:16:49il y avait en effet
01:16:50quand j'étais plus jeune
01:16:51il y avait vraiment
01:16:52une forme d'euphorie
01:16:53un peu niaise
01:16:54c'est-à-dire que tout le monde
01:16:55disait
01:16:55c'est nul l'Eurovision
01:16:57mais tout le monde
01:16:57regardait quand même
01:16:58c'est-à-dire que tout le monde
01:16:59disait
01:17:00non non je regarde pas
01:17:00puis finalement
01:17:01tout le monde
01:17:01à vers la fin
01:17:01commençait à regarder
01:17:02voire même dès le début
01:17:03et je suis un peu nostalgique
01:17:05quand même
01:17:05de ces moments-là
01:17:06moi c'est des tenues
01:17:07des groupes
01:17:08et même les commentaires
01:17:10des présentateurs
01:17:11qui étaient lunaires
01:17:12en France
01:17:12on a eu des trucs
01:17:13complètement perché
01:17:14de chez perché
01:17:15donc moi ça
01:17:15je suis vraiment nostalgique
01:17:17parce qu'à mon sens
01:17:17c'était quand même
01:17:18il y aura un pic d'audience
01:17:19parce qu'au filet
01:17:24la candidate française
01:17:26néanmoins
01:17:26est assez exceptionnelle
01:17:27alors justement
01:17:28Olivier Benkémou
01:17:29une grande spécialiste
01:17:30est avec nous
01:17:31on en est où
01:17:31nous négo de nos chances
01:17:33on va faire un pas de côté
01:17:34la France
01:17:35on a des chances
01:17:36ou pas
01:17:36vous savez qui a
01:17:37vous souvenez
01:17:37évidemment qui a gagné
01:17:38c'était en 77
01:17:39en pleine période
01:17:40de pop musique
01:17:41c'était Marie-Miriam
01:17:44et il paraît
01:17:45que c'est la tente
01:17:46de notre ami
01:17:47Anthony Favali
01:17:49il est courant
01:17:50écoutez
01:17:50comme chaque année
01:17:52la France est favori
01:17:53comme chaque année
01:17:54donc là
01:17:55la jeune femme
01:17:56qui nous représente
01:17:57elle a 17 ans
01:17:58elle s'appelle Monron
01:18:04c'est ce que j'ai dit avant
01:18:06pas très très très bien
01:18:07bon
01:18:08mais la tente
01:18:10d'Anthony Favali
01:18:11on la salue
01:18:11et on salue Anthony
01:18:13c'est ça que vous voulez
01:18:15je veux
01:18:15bah oui
01:18:16parce que
01:18:16c'est Marie-Miriam
01:18:18ils se trouvent
01:18:18que c'est la tente
01:18:19d'Anthony Favali
01:18:20on en est fiers
01:18:21c'est Marie-Miriam
01:18:21absolument
01:18:22vous avez raison
01:18:24donc encore une fois
01:18:25ce que je voulais vous dire
01:18:26c'est que
01:18:26la jeune femme
01:18:27qui nous représente
01:18:28s'appelle Monroe
01:18:29elle a 17 ans
01:18:30et je regardais
01:18:31les résultats
01:18:31chez les bookmakers
01:18:32pour connaître les favoris
01:18:34et bah la France
01:18:34est première
01:18:35donc la France
01:18:36est donnée
01:18:36favorite en tout cas
01:18:37avant la finale
01:18:38de demain soir
01:18:39mais le candidat israélien
01:18:41il est pas mal
01:18:41et juste pour l'anecdote
01:18:43il chante aussi en français
01:18:44parce qu'il est
01:18:45en fait
01:18:45il est franco-israélien
01:18:47bon donc
01:18:47on surveillera
01:18:49de très près
01:18:50évidemment
01:18:50parce qu'on attend
01:18:51depuis 77
01:18:51quand même
01:18:52une victoire
01:18:54de la jambon
01:18:54j'y crois encore
01:18:55voilà
01:18:56Monroe
01:18:56Monroe est absolument
01:18:57exceptionnel
01:18:58moi je me souviens
01:18:58vous l'aviez reçu
01:18:59sur vos plateaux
01:19:00c'était franchement
01:19:01elle a une voix
01:19:01absolument absolument dingue
01:19:03on va suivre ça
01:19:03avec attention
01:19:04au fileroc
01:19:05elle regarde
01:19:05c'est Salinko
01:19:06à 23h30
01:19:07il nous faut une petite synthèse
01:19:10je ne regarderai pas
01:19:11parce que je m'effet tout
01:19:12le lendemain matin
01:19:13voilà ce qu'on pouvait dire
01:19:14sur leur vision
01:19:15et on a fait un petit pas de côté
01:19:16et ça nous fait du bien
01:19:17de faire un petit pas de côté
01:19:18vu le contexte ambiant
01:19:19autour de ce concours
01:19:21qui reste quand même
01:19:21un grand rendez-vous
01:19:23on va terminer avec
01:19:24Harold Iman
01:19:26rebonjour Harold
01:19:27on va parler de l'international
01:19:29on a parlé donc tout à l'heure
01:19:32du sommet entre la Chine
01:19:34et les Etats-Unis
01:19:35on va parler de Cuba
01:19:36puisque en fait
01:19:37le chef de la CIA
01:19:38vient de terminer une visite
01:19:40alors éclair à Cuba
01:19:43surprise quand même non ?
01:19:45totale surprise
01:19:46quand on pense au nombre de fois
01:19:48que la CIA a essayé
01:19:49d'éliminer Raoult
01:19:51Fidel Castro
01:19:53oui oui
01:19:54et le chef de la CIA
01:19:57voilà s'est rendu
01:19:58sur l'île
01:19:59voilà l'avion
01:20:00qui s'est posé d'ailleurs
01:20:01c'est un avion officiel américain
01:20:03gouvernemental
01:20:04donc ça aussi
01:20:05c'est une première
01:20:06depuis
01:20:08l'ère Obama
01:20:09et de quoi allait-il parler
01:20:13ce monsieur Radcliffe ?
01:20:15et bien
01:20:16on ne sait pas exactement
01:20:18mais il y a une espèce
01:20:20d'entente entre les deux pays
01:20:22au sujet par exemple
01:20:24de leur crise économique
01:20:27gravissime
01:20:28vous savez qu'ils ont coupé
01:20:30l'électricité
01:20:31ils sont en délestage
01:20:32jusqu'à 22 heures par jour
01:20:34y compris dans la vanne
01:20:36donc c'est même exceptionnel
01:20:38qu'ils aient pu avoir
01:20:39l'électricité pour cette rencontre
01:20:42et monsieur Radcliffe
01:20:43a rencontré Raoult Castro
01:20:45il a rencontré le ministre
01:20:46de l'Intérieur
01:20:46et il a rencontré son homologue
01:20:48des services secrets
01:20:49c'est du lourd
01:20:52en fait
01:20:53en parallèle
01:20:54de tout ça
01:20:55il y aura
01:20:56un cadeau américain
01:20:58à la clé
01:20:59100 millions
01:21:00de dollars
01:21:01d'aide humanitaire
01:21:03américaine
01:21:03sera acheminée
01:21:05vers Cuba
01:21:06et comment le sait-on ?
01:21:08et bien regardez ce tweet
01:21:09ce tweet
01:21:10du président
01:21:12de Cuba
01:21:13Miguel
01:21:14Diaz-Canel
01:21:16voilà
01:21:17si vraiment le gouvernement
01:21:19des Etats-Unis
01:21:19est disposé
01:21:21à fournir une aide
01:21:21il ne rencontrera
01:21:23aucun obstacle
01:21:24ni aucune ingratitude
01:21:25de la part de Cuba
01:21:26évidemment
01:21:27nos difficultés
01:21:29actuelles
01:21:29pourraient être
01:21:30résolues
01:21:31plus facilement
01:21:32si le blocus
01:21:33était levé
01:21:34ou allégé
01:21:35alors
01:21:36vous savez que Cuba
01:21:38est sous un blocus
01:21:38américain
01:21:39alors
01:21:39les bateaux passent
01:21:40s'ils ne sont pas américains
01:21:42ils n'ont pas de marchandises
01:21:43qui viennent des Etats-Unis
01:21:45et si ces bateaux
01:21:47n'appartiennent pas
01:21:49à des sociétés
01:21:51qui ont
01:21:52une succursale
01:21:53aux Etats-Unis
01:21:53alors ça limite un peu
01:21:55mais quand même
01:21:55les bateaux peuvent passer
01:21:57des bateaux mexicains
01:21:58peuvent passer
01:21:58des bateaux chinois
01:21:59peuvent passer
01:22:00je précise juste
01:22:01Cuba n'est pas soumis
01:22:03à un blocus
01:22:04où rien ne rentre
01:22:05et rien ne sort
01:22:06mais juste
01:22:07américain
01:22:08assez lourd
01:22:08mais pas absolu
01:22:10du tout
01:22:10et voilà
01:22:11cette aide
01:22:13a été négociée
01:22:14par Marco Rubio
01:22:15lui-même
01:22:16quand il est allé
01:22:17devinez où
01:22:17au Vatican
01:22:18il y a quelques jours
01:22:20à peine
01:22:21une semaine
01:22:21et il a parlé au pape
01:22:24et le pape
01:22:25et lui
01:22:26se sont mis d'accord
01:22:27l'aide passera
01:22:28non pas au gouvernement
01:22:29cubain
01:22:30mais à l'église catholique
01:22:32à Cuba
01:22:33et c'est ça
01:22:34le tour
01:22:34de passe-passe
01:22:35pour éviter
01:22:36d'avoir
01:22:36un don américain
01:22:38qui irait directement
01:22:39à un gouvernement
01:22:40qui est détesté
01:22:42et que Donald Trump
01:22:43promet de remplacer
01:22:45un jour
01:22:45donc voilà
01:22:46on a toujours
01:22:47le chaud et le froid
01:22:48qui vient de Washington
01:22:50c'est important toi
01:22:50de Cuba
01:22:50de ce qui se passe
01:22:52c'est pas
01:22:52c'est pas anodin
01:22:53non non non
01:22:54ils sont en très
01:22:55mauvaise posture
01:22:56Diaz-Canel
01:22:58et il ne semble pas
01:22:59vouloir aller au clash
01:23:01sans tout à fait
01:23:02vouloir se rendre
01:23:03dans ma longue carrière
01:23:05j'étais parti
01:23:06il y a une vingtaine
01:23:06d'années
01:23:06faire un sujet
01:23:07à Cuba
01:23:08sur la culture cubaine
01:23:09et j'ai trouvé
01:23:10un pays
01:23:11évidemment
01:23:11éminemment pauvre
01:23:13mais il y avait
01:23:14une fierté
01:23:14c'est-à-dire qu'en fait
01:23:15vous savez
01:23:15quand vous allez à Cuba
01:23:16vous pouvez fumer
01:23:17des cigares
01:23:17le rhum
01:23:18etc
01:23:18tout ça
01:23:19à consommer
01:23:19avec modération
01:23:20mais les Cubains
01:23:21n'avaient pas accès
01:23:23aux vrais cigares
01:23:23n'avaient pas accès
01:23:24aux vrais rhum
01:23:25mais une chose
01:23:25qui les sauvait
01:23:26c'était la musique
01:23:26et ça m'a marqué
01:23:28c'est un sujet
01:23:28de rester une semaine
01:23:30on a notamment tourné
01:23:31chez Compagnes Segundo
01:23:32chez Compagnes Segundo
01:23:34et j'ai trouvé
01:23:34ce peuple
01:23:35c'est un reportage
01:23:36qui m'a beaucoup marqué
01:23:36parce que
01:23:37les gamins vous couraient
01:23:38vous savez
01:23:39on était encadrés
01:23:40etc
01:23:40on avait tout laissé
01:23:41le lot de toilettes
01:23:43des fringues
01:23:44enfin voilà
01:23:45parce qu'il y a
01:23:46une espèce de fierté
01:23:47chez les Cubains
01:23:48et ça fait des années
01:23:49et des années
01:23:50qu'ils subissent ce régime
01:23:52et tant mieux
01:23:53s'il se passe des choses
01:23:54quand même
01:23:55la méthode
01:23:56la méthode de Donald Trump
01:23:57est assez intéressante
01:23:57comme vous dites
01:23:58c'est vraiment le chaud
01:23:59le froid
01:23:59c'est-à-dire une pression
01:24:00absolument maximale
01:24:01avec un blocus pétrolier
01:24:02on se rappelle
01:24:02il y a quelques mois
01:24:03les Etats-Unis
01:24:04avaient autorisé
01:24:05un pétrolier russe
01:24:06à coster
01:24:07précisément
01:24:08pour leur donner du pétrole
01:24:09alors évidemment
01:24:09vous doutez bien
01:24:10que depuis
01:24:10tout a été largement consommé
01:24:12et en fait
01:24:13c'est intéressant
01:24:14cette méthode du chaud-froid
01:24:15c'est-à-dire
01:24:15qu'on vous bloque tout
01:24:16on sait qu'il y a des coupures
01:24:17là je regardais
01:24:18il y a eu des coupures
01:24:18hier dans 7 provinces
01:24:20sur 15
01:24:21il y en a même 4
01:24:21qui n'en ont toujours pas récupéré
01:24:23donc je veux dire
01:24:23la crise énergétique
01:24:24que est en train de vivre
01:24:26le peuple cubain
01:24:27est quand même
01:24:28extrêmement grave
01:24:29ça fait des mois
01:24:30que ça dure
01:24:31et en fait
01:24:31le peuple cubain
01:24:32devient véritablement
01:24:33cet otage-là
01:24:34et d'un autre côté
01:24:35donc on a Donald Trump
01:24:35qui impose tout ça
01:24:36et puis comme vous l'avez dit
01:24:38oui mais on va vous faire un chèque
01:24:39de manière un petit peu insidieuse
01:24:41etc
01:24:41typique de la méthode Trump
01:24:43avec je veux dire
01:24:43cette pression maximale
01:24:44qui va lui donner
01:24:46véritablement un levier de négociation
01:24:47et malheureusement
01:24:48c'est le peuple cubain
01:24:48qui en souffre
01:24:49avec notamment aussi
01:24:50une très mauvaise gestion énergétique
01:24:52de la part du gouvernement cubain
01:24:53en fait il y a probablement
01:24:54des deux à chaque fois
01:24:55c'est pareil
01:24:55une situation très difficile
01:24:57deux secondes
01:24:58parce qu'on arrive au terme
01:24:58de ces démissions
01:24:59ce qui est quand même compliqué
01:25:00pour le peuple cubain
01:25:01c'est que
01:25:03il est pris en otage
01:25:04avec un blocus
01:25:05depuis maintenant
01:25:06je crois plusieurs décennies
01:25:07et il y a quand même
01:25:08une forme moi je trouve
01:25:09d'anomalie
01:25:10à voir que
01:25:10le principal
01:25:12enfin comment dire
01:25:13le principal dans l'histoire
01:25:15qui fait blocus
01:25:15c'est quand même les Etats-Unis
01:25:16et donc de voir ces gens-là
01:25:17qui finalement empêchent l'île
01:25:19aussi d'une certaine manière
01:25:20de prospérer
01:25:21en donnant par moment
01:25:22des miettes d'argent
01:25:23parce que finalement
01:25:24ils savent très très bien
01:25:25que ce qu'ils font
01:25:26n'est pas très légal
01:25:26je trouve quand même
01:25:27que ça interroge aussi beaucoup
01:25:28moi sur ce qui se passe à Cuba
01:25:30parce que Cuba c'est finalement
01:25:31on est sous blocus
01:25:32il y a beaucoup de gens
01:25:32je pense que si on leur demande
01:25:33pourquoi
01:25:34ils ne savent pas forcément
01:25:35les raisons
01:25:36les raisons elles remontent à 40 ans
01:25:37c'est vrai que c'est un peu étonnant
01:25:38ça fait 40 ans
01:25:39qu'ils vivent comme ça
01:25:39merci
01:25:40ça sera le mot de la fin
01:25:41ça sera le mot de la fin
01:25:42voilà
01:25:43merci à vous de m'avoir accompagné
01:25:44durant ces deux heures
01:25:45on a évoqué beaucoup de sujets
01:25:47merci à vous
01:25:47merci à Harold évidemment
01:25:48c'est important de parler de Cuba
01:25:50merci à l'équipe qui m'a entouré
01:25:51pour préparer cette émission
01:25:52Sébastien Mandotti
01:25:53le fidèle David Poujol
01:25:54qui est passé de Punchine
01:25:55à Billy News
01:25:56que je retrouverai peut-être
01:25:58pour Punchine plus tard
01:26:00Nathalie Pelletier
01:26:01Pierre-Yves Bastide
01:26:01Anaïs Bernard Monti
01:26:03Sobaila Billy pour l'information
01:26:04merci à la programmation
01:26:05excellent travail de Magdalena Dervich
01:26:06et Nicolas Nissim
01:26:07merci à la programmation
01:26:08tout de suite c'est Julien Pasquet
01:26:09moi je vous retrouve à 17h
01:26:10comme d'habitude
01:26:11comme tous les vendredis
01:26:12pour votre Punchline
01:26:13à tout à l'heure
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