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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00Il est midi, bonjour, soyez les bienvenus, très heureux de vous retrouver pour ce Midi News du samedi.
00:04Je vous présente l'équipe dans quelques instants, mais tout de suite on commence par un tour d'horizon de l'information avec vous, Michael Dorian.
00:10Bonjour Thierry, bonjour à tous, c'est le jour J pour le Mercosur.
00:13Le traité de libre-échange avec l'Union Européenne sera signé cet après-midi au Paraguay,
00:17signature qui intervient après plus de 25 ans de négociations et malgré les inquiétudes du monde agricole,
00:23les deux blocs représentent 30% du PIB mondial et comptent plus de 700 millions de consommateurs,
00:27ce qui en fera l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde.
00:31Marine Le Pen à Marseille pour soutenir le candidat du Rassemblement National au municipal Franck Alizio.
00:36Depuis l'auditorium du Parc Châneau à deux pas du stade Vélodrome,
00:39la patronne des députés RN à l'Assemblée Nationale a exhorté ses sympathisants à aller voter en masse
00:45en faveur de l'alternance lors d'une cérémonie aux aires de meetings de campagne présidentielle.
00:50Sébastien Lecornu défend un budget de compromis.
00:53Le Premier ministre a présenté hier de nouvelles mesures pour éviter la censure.
00:57Parmi elles, une hausse de la prime d'activité pour 3 millions de ménages.
01:01Il a également assuré que l'impôt sur le revenu n'augmenterait pas.
01:04Avec cette nouvelle mouture, Sébastien Lecornu espère réduire le déficit à 5% du PIB.
01:10Un braquage d'une extrême violence.
01:13À Annecy, deux marchands d'or ont été victimes d'un vol à main armée en plein centre-ville.
01:17Les malfrats ont tabassé l'un des deux gérants et lui ont asséné plusieurs coups de crosse à la tête.
01:22Le montant total du préjudice est estimé à plus de 100 000 euros.
01:26Les deux suspects sont toujours en fuite.
01:28L'actualité internationale Donald Trump menace de droit de douane les pays qui ne soutiennent pas son plan pour acquérir le Groenland pendant ce temps.
01:37La France, l'Europe et les alliés de l'OTAN renforcent leur présence militaire sur l'île.
01:42Une délégation américaine s'est aussi rendue à Copenhague pour soutenir le Danemark et le Groenland.
01:47Et puis deux soldats syriens ont été tués aujourd'hui dans une attaque menée par les forces kurdes selon l'armée.
01:53Les forces démocratiques syriennes qui devaient quitter la zone ce matin ont violé l'accord et visé une patrouille près de la ville de Mascana à l'est d'Alep.
02:02De leur côté, les forces kurdes ont également accusé l'armée d'avoir violé l'accord en entrant dans la zone avant le retrait total des combattants kurdes.
02:09Et c'est le mot de la fin, je le supprime.
02:12Merci Mickaël. Présentation de notre équipe du samedi.
02:14Karim Abouic, bonjour. Soyez le bienvenu.
02:16Vincent Roy, bonjour.
02:18Bonjour.
02:18Bonjour en ce samedi.
02:19Amine Elbaï, bonjour.
02:20Bonjour Thierry.
02:21Et Yohann Uzaï, notre spéciste politique.
02:24Et avec nous, on a beaucoup de choses à évoquer ensemble.
02:25L'après, le jour d'après, l'intervention de Sébastien Lecornu, entre autres, et Marine Le Pen à Marseille.
02:29On y reviendra.
02:31On va commencer notre émission, si vous le voulez bien, avec une image.
02:34Une image qui veut dire beaucoup de choses.
02:36Et je pense que c'est un véritable symbole.
02:38Alors regardez cette image, c'est Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.
02:42Vous le savez, tout sourire, tout sourire avec le président du Brésil, le président de Lula,
02:46pour célébrer l'accord, l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur.
02:51Cet accord sera officiellement signé aujourd'hui au Paraguay.
02:54Une image qui va faire plaisir à nos agriculteurs, c'est évidemment de l'humour,
02:57parce que ça va à guère les faire sourire.
03:00C'est le moins qu'on puisse dire, décidément, la France ne décide plus rien.
03:03Normalement, nous sommes avec Luc Smessert, agriculteur dans l'Oise et vice-président de la FNSEA.
03:10Est-ce qu'il est avec nous, Luc Smessert ?
03:12On le retrouvera dans quelques instants.
03:14Le moins qu'on puisse dire, c'est une image symbolique.
03:17Ça veut tout dire, quand on voit cette image, Johan Uzay.
03:19D'abord, c'est une image qui a été attendue, puisque Ursula von der Leyen a signé cet accord
03:24au nom des 27 pays de l'Union européenne, ou en tout cas d'une très grande majorité des pays de l'Union européenne.
03:29Parce que si elle a pu faire le déplacement, c'est qu'une très très grande majorité des 27 y sont favorables.
03:35La France est en minorité au sein de l'Union européenne.
03:38Ce que ça traduit, c'est effectivement l'impuissance.
03:41L'impuissance de la France est l'impuissance d'Emmanuel Macron,
03:44qui n'a pas réussi à convaincre, qui n'a pas réussi à imposer son choix, à imposer sa vision.
03:50Il a été mis en minorité.
03:51Rendez-vous compte du symbole.
03:53Cette image, elle symbolise la France, pays fondateur de l'Union européenne,
03:58qui est aujourd'hui mis en minorité par les 27.
04:02Voilà, c'est ça le drame.
04:04Alors ensuite, je nuance tout de suite en vous disant que la France est mise en minorité.
04:08Certes, officiellement, la France est contre ce traité.
04:12Officieusement, elle est pour.
04:14Emmanuel Macron, il est favorable à ce traité du Mercosur.
04:17D'ailleurs, ça fait 9 ans qu'il négocie au nom de la France,
04:19et ça fait 9 ans qu'il est favorable à ce traité.
04:21Il s'est réveillé il y a quelques semaines sous la pression du monde agricole,
04:25mais fondamentalement, ce traité répond très très favorablement à l'idéologie qui est la sienne.
04:32Et donc, il a voté non, simplement parce qu'il savait que ça n'aurait pas de conséquences
04:35et que ce traité entrerait en application.
04:37– Je voulais commencer cette émission, merci beaucoup Johan, par cette image,
04:41parce qu'elle veut tout dire, cette image.
04:43– Elle est terrible surtout.
04:44– Elle est terrible.
04:45– Elle est terrible pour les agriculteurs, parce que, en tous les cas,
04:48pour la filière de l'élevage, parce que, après tout,
04:51tout n'est pas mauvais dans le Mercosur,
04:54et il y a un certain nombre d'entreprises de secteurs français
04:58qui sont assez heureux de cet accord.
05:01– C'est vrai pour les produits pharmaceutiques, c'est vrai pour le luxe,
05:04c'est vrai pour les vins de très haut de gamme et pour les spiritueux, c'est vrai pour…
05:10Voilà.
05:10Mais pourquoi avoir corrélé, mis dans cet accord aussi le volet agricole,
05:16et notamment celui de l'élevage ?
05:18C'est là le problème.
05:20Et quant à Emmanuel Macron, effectivement, il a roulé les agriculteurs dans la farine.
05:24C'est absolument indéniable, parce qu'il est absolument favorable à cet accord.
05:29Et s'il a dit non à la dernière minute, c'est parce qu'il sentait que, vraiment,
05:34ça allait mal se passer dans le pays.
05:36Ce qui est terrible aussi, je vais vous dire, pour être tout à fait franc,
05:39c'est la réaction de M. Retailleau.
05:41C'est-à-dire, quand il a dit « je ne veux pas censurer parce qu'Emmanuel Macron a dit oui,
05:46a dit non au Mercosur », franchement, c'est se moquer du monde.
05:51Il est bien évident que M. Retailleau sait très bien
05:53qu'Emmanuel Macron était tout à fait d'accord avec Mme von der Leyen
05:57au dernier moment, un petit revirement.
06:00Vous avez vu qu'Emmanuel Macron a même été lâché par Mme Mélanie.
06:04Donc, nous n'existons plus.
06:06Ces images-là, quand on les décrypte bien,
06:11c'est montrer que nous sommes désormais tout à fait isolés.
06:14Et nous sommes avec donc Luc Smasser, agriculteur dans l'Oise
06:17et vice-président de la FNSEA.
06:18Vous êtes au sein de votre exploitation, Luc Smasser.
06:22On a commencé notre émission avec cette image de Ursula von der Leyen,
06:26qui vient de tout sourire avec le président Lula,
06:28puisque vous le savez, cet accord du Mercosur va être signé aujourd'hui.
06:33C'est une image symbolique.
06:34C'est la faiblesse de la France que traduit cette image, Luc.
06:39C'est exactement ça.
06:42Je peux vous dire que ça prend aux tripes.
06:45C'est 25 ans de combat, mais la détermination, le reste total.
06:49Je crois que c'est du...
06:50La France vient de se faire piétiner, encore une fois de plus,
06:54sur l'échiquier européen, sur l'échiquier mondial.
06:57Emmanuel Macron, forcément, en sort très affaibli.
07:01Et puis, puisque jamais un accord comme ça n'aurait été signé il y a quelques années,
07:07je crois qu'aujourd'hui, la Commission européenne quiétine en même temps ses présidents
07:14qui, normalement, devraient gouverner.
07:17Et on voit bien qu'aujourd'hui, la Ursula von der Leyen, avec son sourire,
07:22je peux vous dire que c'est un vrai mépris pour tous ces agriculteurs,
07:26ces agricultrices qui se battent pour qu'on produise chez nous notre alimentation.
07:32Ça renforce aussi l'envie d'aller à Strasbourg.
07:35On sera très nombreux, entre 700, 800, peut-être 1000 tracteurs.
07:39On sera plus de 4 à 5 000 parce qu'on veut aller chercher avec les parlementaires européens
07:45cette saisine de la Cour européenne de justice.
07:48On jouera la carte au maximum.
07:51Luc, donc pas de résignation pour autant, le combat continue plus que jamais.
07:55C'est ce que vous nous dites sur ces niveaux d'aujourd'hui.
07:58Clairement, on ne veut rien lâcher parce que moi, j'ai mon fils qui s'est inscrit,
08:01installé il y a deux ans.
08:02J'ai envie qu'il fasse ce métier, mais pas avec des boulets aux pieds sur la partie française
08:07et surtout pas à ce qu'on laisse rentrer de l'autre bout de la planète
08:10des modes de production qui n'ont rien à voir chez nous.
08:13Vous voyez derrière moi, les animaux, on y passe du temps, de l'énergie.
08:17L'ensemble des produits, de la nourriture de nos animaux, de nos vaches,
08:21sont produits sur l'exploitation.
08:23Ça, ça n'arrive nulle part ailleurs.
08:26Et donc, soyons fiers de nos agriculteurs, continuons à les soutenir et on gagnera ensemble.
08:32C'est indispensable.
08:34Merci Luc Smessard, agriculteur de l'Oise et vice-président de la FNSOA.
08:37Merci pour ce témoignage.
08:39Oui, c'est terrible ce témoignage également, Ramin Elbailly.
08:41C'est terrible, mais ça en dit long sur l'état d'impuissance de la France dans l'Union européenne.
08:47Vous savez Thierry, chaque année, il y a 15 000 actes dérivés, 15 000 actes de droit souple,
08:52règlements en tout genre, qui sont pondus par des hauts fonctionnaires
08:55qui n'ont été élus par personne à Bruxelles.
08:58Et vous savez, la meilleure façon de sortir de tout cela,
09:01c'est soit de sortir de l'Union européenne, parce que l'Union européenne,
09:04depuis le départ des Britanniques avec le Brexit, n'est plus l'Union européenne,
09:09soit une nouvelle Europe.
09:10En tout cas, on ne peut pas, aujourd'hui, rester dans cette Europe.
09:13Mais moi, je m'étonne, Thierry, que finalement, dans l'ensemble de l'écosystème politique français,
09:21on n'a aucun candidat aux élections politiques qui propose de quitter l'Union européenne.
09:25Aucun.
09:27Et la meilleure façon de sortir de cette impuissance-là,
09:31c'est de refuser de se soumettre aux actes internationaux,
09:35et notamment aux actes de l'Union européenne.
09:37Je vous dis cela parce qu'on a eu récemment une décision du Conseil constitutionnel
09:43qui interdisait, par exemple, à nos agriculteurs d'utiliser un certain nombre de produits,
09:50notamment l'acétamipride.
09:54Et vous voyez bien que les règles françaises que nous faisons appliquer à nos agriculteurs français,
09:59avec les normes françaises,
10:01placent nos agriculteurs en situation de concurrence déloyale,
10:04puisque ces règles-là ne s'appliquent qu'aux agriculteurs français
10:07et pas aux agriculteurs des autres pays de l'Union européenne.
10:10Donc la meilleure façon de quitter, aujourd'hui, ce mécanisme-là,
10:17cette prison juridique,
10:19c'est de quitter l'Union européenne.
10:20Et Marine Le Pen, qui était en déplacement,
10:22qu'on écoutera tout à l'heure à Marseille,
10:24a quand même dit que l'Union européenne nous humiliait.
10:27Karima.
10:28J'ai l'impression qu'on n'apprend pas du passé.
10:31Vous savez, on fait référence au Mercosur,
10:34qui a commencé à être négocié il y a 25 ans de ça.
10:37Donc on était encore dans cette période
10:39où on se disait la mondialisation heureuse, tout azimut,
10:43et ça a pris 25 ans avant d'arriver véritablement à cette entente.
10:46Et quand on regarde, par exemple, ce qui se passe aux États-Unis,
10:49où c'est le fameux America First,
10:51où on tente de faire revenir des entreprises localement,
10:54où combien d'Américains pleuraient ces désindustrialisations,
10:59alors que c'est comme si aujourd'hui,
11:00on avait acté que oui, il y a des perdants dans la mondialisation.
11:03Eh bien, la filière d'élevage, ça fera partie des perdants.
11:06Ils s'arrangeront avec ça et c'est acté.
11:09Et je veux bien qu'on pleure après, qu'on dise,
11:11non, non, finalement, la France dit non au Mercosur,
11:14mais c'est quelque chose de complètement symbolique.
11:17C'est un peu une posture,
11:18parce qu'on voit le mécontentement des agriculteurs,
11:21mais au final, ça fait combien d'années
11:23que tout un système travaille à ce que cette entente,
11:28finalement, se concrétise.
11:30Et on en voit aujourd'hui, oui,
11:31c'est la perte de souveraineté qui continue en accéléré.
11:33Et vous allez voir, on a un autre petit sujet derrière
11:35qui symbolise cette perte de crédibilité de la France.
11:38Vincent Trin-Pinot.
11:39Non, ce qui est terrible, c'est la règle de calcul, si vous voulez.
11:41Et de la même manière que Staline parlait du pape
11:44en disant, le pape, combien de divisions ?
11:46Eh bien, Emmanuel Macron s'est dit,
11:49l'élevage, combien de divisions ?
11:51C'est rien, ça passe par pertes et profits,
11:53on s'en moque.
11:54Combien ça pèse, l'élevage en France ?
11:56Ça pèse rien.
11:57Alors, il est sacrifié.
11:58Il est sacrifié sur l'autel du calcul.
12:00Et ça, c'est absolument ignoble.
12:02Alors, autre sujet, justement,
12:04toujours dans la même petite musique, mon cher Johan,
12:06je suis sûr que vous allez réagir,
12:07c'est la Commission européenne qui veut désormais encadrer,
12:10encadrer, vous entendez bien,
12:12encadrer les exportations d'armes des pays de l'Union européenne.
12:15C'est Vincent Ferrandez qui nous raconte tout cela
12:16et on poursuit le débat et l'échange, évidemment.
12:20Les exportations d'armes pourraient bientôt être encadrées
12:23par la Commission européenne.
12:26Aujourd'hui, elles sont régies par des critères éthiques et politiques
12:29adoptés en 2008,
12:30mais ce sont bien les États qui définissent leur stratégie d'exportation
12:35en fonction de leurs intérêts nationaux.
12:37Mais le cadre légal pourrait bien changer.
12:40La situation en matière de sécurité
12:42exige d'établir de manière cohérente
12:44des procédures d'approbation
12:46et de certification réglementées
12:48au niveau de l'Union européenne
12:49pour les nouvelles installations de production
12:52et les licences d'exportation
12:54pour les produits de défense.
12:56Si tel était le cas,
12:57Paris pourrait y perdre gros.
12:59Car sur ces cinq dernières années,
13:01la France est le deuxième exportateur d'armes au monde
13:04derrière les États-Unis.
13:06Ce sont plus de 21 milliards d'euros
13:08qui ont été générés en 2024,
13:10un bilan notamment porté par les commandes de Rafale.
13:14L'amendement du Parlement européen
13:16provoque l'indignation du Rassemblement national.
13:19Si cette mesure venait à être appliquée,
13:22ce serait un scandale majeur
13:23et une inacceptable confiscation
13:25de notre souveraineté nationale.
13:27Avec nous,
13:27jamais la Commission européenne
13:29n'aura le pouvoir
13:30de contrôler les exportations
13:32d'armement de la France.
13:33En juillet dernier,
13:35Sébastien Lecornu,
13:36alors ministre des Armées,
13:37avait déjà exprimé son désaccord.
13:40La France devrait une nouvelle fois
13:42faire part de son opposition.
13:44Eh oui, Sébastien Lecornu avait dit non.
13:46C'était en juillet dernier.
13:46Il était encore, à l'époque,
13:48ministre des Armées.
13:48Voilà.
13:49Voilà où on en est.
13:50Non mais si nous subissons cela,
13:52ça n'est pas parce qu'Ursula von der Leyen
13:54est forte.
13:54D'ailleurs, Ursula von der Leyen
13:56n'est pas arrivée,
13:57ne s'est pas imposée
13:58à la tête de l'Union européenne.
14:00Elle a été élue.
14:01Elle a été élue
14:02parce que les chefs d'État
14:03et de gouvernement
14:03des 27 pays de l'Union européenne
14:05ont bien voulu l'élire
14:06et donner mandat
14:07de négocier
14:08ou de prendre des décisions
14:09au nom de la France
14:10et des autres pays.
14:12Donc, il y a une responsabilité
14:13du président de la République,
14:14naturellement,
14:15parce que si la Commission européenne
14:17et à travers elle
14:19les 26 autres pays
14:20qui font l'Union
14:21sont forts,
14:22c'est parce que la France
14:23est faible.
14:24C'est le président de la République
14:25qu'il faut blâmer.
14:27Il est, sans doute,
14:28au moment où nous parlons,
14:29même certainement,
14:30le président le plus faible
14:31de la Ve République.
14:33Il est en fin de course,
14:34il vit ses derniers mois
14:35à l'Élysée,
14:36il a un gouvernement
14:37ou les gouvernements
14:38qui se succèdent
14:39et qui ne tiennent
14:40qu'à un fil,
14:41pas de majorité
14:42à l'Assemblée nationale.
14:43Donc, le président de la République
14:44est extrêmement affaibli.
14:46Par conséquent,
14:47naturellement,
14:48il a du mal
14:48à imposer la vision
14:49de la France,
14:50il a du mal
14:50à défendre les intérêts
14:51de notre pays
14:52et ce sont les autres
14:53qui en profitent.
14:54Mais ce n'est pas
14:55l'Union européenne
14:56qu'il faut blâmer,
14:57c'est la faiblesse
14:57de la France
14:58et à travers la France,
14:59naturellement,
15:00la faiblesse
15:01du président de la République.
15:02Et pourtant,
15:02devant les voeux à l'armée,
15:04Emmanuel Macron
15:05a bombé le torse
15:06en voulant faire la leçon,
15:07jouer l'arbitre
15:08sur la scène internationale.
15:10Mais que porte sa voix ?
15:11Effectivement,
15:12aucun politique
15:13ne nous dit
15:14puisqu'il y a
15:14perte de souveraineté,
15:15perte de souveraineté alimentaire,
15:16perte de souveraineté nationale,
15:17perte de souveraineté
15:18tout court avec l'Europe
15:19et aucun politique
15:20ne dit
15:21qu'on va sortir de l'Europe.
15:22Souvenez-vous,
15:23quand les Anglais
15:24ont quitté
15:27l'Union européenne,
15:29tous les journaux
15:31se sont répandus,
15:32ça allait être
15:32le carmonde,
15:33l'Angleterre.
15:34Ça allait être
15:34le carmonde.
15:35Or, en réalité,
15:36ça n'est pas le carmonde.
15:37Ça n'a résolu aucun problème.
15:38Et si les Anglais
15:39revotaient aujourd'hui,
15:40ils intégreraient à nouveau
15:41l'Union européenne.
15:41On est d'accord,
15:42mais ça n'a réglé.
15:43On est d'accord,
15:44Johan,
15:44mais ce que je veux dire,
15:47tenter l'affaire
15:48comme étant...
15:49Alors, cette Europe,
15:51soit il faut la quitter,
15:52soit il faut la réformer.
15:54Mais il n'y a plus
15:54d'autres solutions
15:55et on ne peut plus attendre.
15:57Sinon, ces actes-là,
15:59ces traités-là
16:00vont revenir à l'envie.
16:04Ça va être récurrent.
16:05Et on a des pertes
16:06de souveraineté
16:06à peu près
16:07dans tous les domaines.
16:08Il y avait deux solutions.
16:09Il y a aussi,
16:09il y en a une troisième.
16:10Il y a une troisième voie
16:11qui est la politique
16:11de la chaise vide.
16:12Ah, mais il n'est pas
16:14De Gaulle qui veut.
16:15Il n'est pas De Gaulle qui veut.
16:15Ça demande du courage politique.
16:17On est d'accord.
16:17C'est un courage politique,
16:18cher Vincent.
16:19Mais dire d'ailleurs
16:20que quitter l'Union européenne,
16:22parce que moi,
16:22j'entends beaucoup de gens
16:23dire sur les réseaux sociaux,
16:25mais si vous quittez
16:26l'Union européenne,
16:26vous faites du populisme
16:27et vous faites quitter
16:29la France
16:29de tous les équilibres
16:31internationaux.
16:32C'est faux.
16:33N'oublions pas
16:33que la France siège aussi
16:35à côté de l'Union européenne
16:36au Conseil de l'Europe.
16:37Et nous avons
16:38une règle juridique
16:39qui s'applique,
16:39c'est la Convention européenne
16:40des droits de l'homme.
16:41Mais au sein de l'Union européenne,
16:43on est soumis
16:43à d'autres directives,
16:4415 000 directives
16:45pondues chaque année,
16:4715 000 actes de droits souples.
16:49Nous avons à cela
16:50la Cour de justice
16:51de l'Union européenne
16:52qui, là encore,
16:53est chargée
16:54de faire appliquer
16:55un certain nombre
16:55de règles.
16:58C'est-à-dire que
16:58même nos règles
16:59constitutionnelles
17:01valent moins
17:01que les règles
17:02de la Cour de justice
17:03de l'Union européenne.
17:03Donc nous avons perdu
17:04toute souveraineté.
17:05Souveraineté juridique,
17:07souveraineté tout court.
17:10Je rappellerai quand même
17:11qu'il y a une semaine,
17:12les États-Unis
17:12ont annoncé quitter
17:1370 comités théodules,
17:16dont au sein de l'ONU
17:20un certain nombre
17:21de comités
17:22de lutte
17:22contre la prolifération
17:23des armes nucléaires.
17:24Nous vivons
17:25dans un monde en crise
17:26avec une montée conséquente
17:27des menaces,
17:28un risque de guerre
17:30aux quatre coins du globe.
17:31Nous avons le droit
17:32de nous armer,
17:33nous avons le droit
17:33de commercer
17:34avec qui nous voulons
17:35et tout cela devrait être
17:36réservé
17:37au domaine
17:38réservé de l'État.
17:39Ce n'est pas l'Union européenne
17:40de décider notre souveraineté.
17:41– Viren Demont ?
17:41– Ce que je voulais dire,
17:43c'est que personne
17:44ne souhaite quitter
17:44l'Union européenne.
17:45Si Marine Le Pen
17:46qui proposait cela
17:47il y a 10 ou 15 ans
17:48et il y a renoncé,
17:49c'est parce qu'elle a bien compris
17:50qu'une très très grande
17:51majorité des Français
17:52ne le souhaitent pas.
17:54– C'est faux.
17:54– Et une très grande majorité
17:55est attachée à l'Union européenne.
17:57Et cette majorité-là
17:58a bien raison
17:59parce que l'Union européenne
18:00est une force,
18:01sera une force
18:02à l'avenir
18:02dans le monde
18:03tel qu'il est aujourd'hui.
18:05Et nous le voyons
18:05et là,
18:06chaque semaine,
18:07un peu plus.
18:07l'Union européenne
18:08sera une force
18:09à condition
18:09qu'elle soit réformée.
18:11Et ce sera l'un des enjeux
18:12de la prochaine élection présidentielle.
18:15La force de la France,
18:17la volonté
18:18des dirigeants français
18:19de s'affirmer
18:20dans l'Europe
18:21telle qu'elle est
18:21aujourd'hui
18:22pour essayer
18:23d'en tirer
18:23le plus de bénéfices possibles,
18:25ce qui n'est pas le cas
18:26aujourd'hui.
18:26Mais il ne faut évidemment
18:27pas penser,
18:28il me semble-t-il,
18:29à quitter l'Union européenne.
18:30Ce serait une faute majeure.
18:31– Mais ce n'est pas vrai
18:31de dire que les Français
18:33sont attachés à l'Union européenne.
18:34Les Français ont voté
18:35contre la Constitution
18:36pour l'Europe
18:37et c'est sous Nicolas Sarkozy
18:38où le Parlement
18:39et l'Union européenne
18:40ont voté contre le choix
18:41des Français.
18:42– Carime, très rapidement,
18:42parce que je voudrais évoquer
18:43Emmanuel Macron
18:44et sa prochaine sortie
18:48mardi prochain à Davos.
18:49– Non, mais après,
18:50c'est toute la définition
18:51et la vision
18:52qu'on peut avoir de l'Europe.
18:53Est-ce que c'est une Europe
18:54forte de ces nations ?
18:56Et oui, on met des choses
18:57en commun,
18:58c'est de la coopération,
18:59on fait, oui,
19:00des ententes commerciales,
19:01mais pas au prix
19:02de la souveraineté totale,
19:05de chacun des États.
19:06Et c'est ça le problème.
19:07On est devant
19:07une espèce de technostructure
19:09de plus en plus obésogène
19:11qui veut s'impliquer
19:12dans tous les domaines.
19:13Donc moi, je crois,
19:14oui, à une coopération.
19:15Je pense qu'on peut être fort,
19:17mais dans une Europe
19:17des nations
19:18qui ne renoncent pas non plus
19:19à cette souveraineté
19:20et à cette force.
19:21Et ça, je pense
19:21que c'est très important
19:22de le mentionner.
19:23Et je suis d'accord aussi,
19:25il y a cette perte
19:26quand on dit
19:26de souveraineté de la France
19:27ou de la voie française.
19:29Je me rappelle,
19:29il y a encore
19:30quelques semaines de ça,
19:31on commençait à se poser
19:32la question,
19:32notamment sur l'arsenal
19:34nucléaire français.
19:35Est-ce que finalement,
19:35on ne le mettrait pas
19:36à la disposition peut-être
19:37de l'Europe ?
19:39Ensuite, bon,
19:40il y a eu,
19:41on a tempéré tout ça
19:42dans le discours
19:43en disant non,
19:43jamais la France.
19:44Mais ce sont des préoccupations
19:47qu'on n'avait même pas
19:48il y a quelques années encore.
19:49Donc ça montre encore une fois
19:50cette perte de cette voie
19:51et de cette force malheureusement.
19:53Il y a des années
19:53qu'on m'explique par exemple
19:54que je suis européen.
19:55Je ne suis pas européen,
19:56je suis français.
19:56Alors, symbole peut-être
19:56de cette déconnexion,
19:57c'est pas de la société européenne.
19:58Symbole peut-être
20:02commençant cette émission.
20:03La colère des agriculteurs,
20:04les Français qui attendent
20:05des réponses.
20:06Le budget,
20:07on en parlera en deuxième partie.
20:09Et on apprend qu'Emmanuel Macron
20:10sera à Davos mardi.
20:14Il sera accompagné
20:15d'un certain nombre
20:16de chefs d'entreprise.
20:18Il va nous refaire le coup
20:19de la Startup Nation
20:20dont il avait parlé.
20:22C'était en 2017.
20:24On a le sentiment
20:24qu'il n'est pas présent
20:25sur les dossiers français.
20:27Et là, il va vanter
20:28les mérites de la Startup Nation.
20:30Et on a vu
20:31ce que ça a donné, Johan.
20:31Non, mais que le président
20:33de la République,
20:33Aya Davos,
20:34je ne vais pas lui reprocher.
20:35Il est dans son rôle
20:36en allant dans ce genre
20:37de forum international.
20:39Qu'il aille essayer
20:40de convaincre
20:41les investisseurs,
20:42les chefs d'entreprise
20:43qu'il faut investir
20:44en France, etc.
20:45Je ne vais pas lui reprocher cela.
20:47Mais, pardon...
20:48Il y a peut-être
20:49d'autres priorités.
20:50C'est-à-dire que
20:50la situation actuelle,
20:52politique, économique
20:53de la France
20:54ne va pas attirer
20:56ces investisseurs-là.
20:57J'ai l'impression
20:58qu'ils prêchent,
20:59qu'ils plaident dans le vide.
21:00La situation politique
21:02actuelle est catastrophique.
21:04Il n'y a absolument
21:04plus aucune confiance
21:05dans le pays.
21:06La situation économique
21:07ou en tout cas budgétaire
21:09est elle aussi catastrophique.
21:11L'image de la France
21:12à l'international
21:13n'est évidemment pas bonne.
21:14Donc, il peut bien
21:15aller plaider
21:15ce qu'il voudra à Davos.
21:17À mon avis,
21:18ça n'aura pas
21:18beaucoup d'impact.
21:19Mais, encore une fois,
21:20je ne vais pas lui reprocher
21:21ce déplacement.
21:22Il est dans son rôle.
21:23Le problème, effectivement,
21:25c'est qu'on ne lui reprocherait
21:27rien, et notamment
21:28pas ce déplacement,
21:28s'il s'occupait
21:29des affaires du pays.
21:30C'est ça le problème.
21:32C'est que c'est assez facile
21:35d'aller se pavaner à Davos
21:37et il est,
21:38effectivement,
21:39je suis d'accord,
21:39il est dans son rôle.
21:40Le problème,
21:41c'est qu'ici,
21:42il y a plein de choses à faire
21:43et que les choses
21:43ne sont pas faites.
21:44Il n'a plus les moyens
21:45de le faire.
21:45Il n'a plus les moyens
21:46de le faire.
21:46Il a juste les moyens
21:47d'aller à Davos.
21:48Donc, il fait de la figuration.
21:49Et puis, on comprenait bien
21:50que le président de la République
21:51n'a plus beaucoup de pouvoir
21:53en France.
21:54Le gouvernement
21:55à l'Assemblée nationale
21:56tient grâce aux oppositions
21:58à Emmanuel Macron.
22:00Il n'a plus de majorité
22:01pour agir.
22:02Les décisions en France
22:03sont prises à l'Assemblée nationale
22:05et non plus à l'Élysée.
22:07Il n'a plus que de pouvoir
22:08semblant de pouvoir
22:09sur la scène internationale
22:11parce qu'on a bien compris
22:11qu'il se ridiculisait souvent,
22:13désormais y compris
22:14à l'international.
22:16Il lui reste la défense
22:17et la diplomatie.
22:18C'est pour ça
22:19qu'on l'entend quasiment
22:20exclusivement désormais
22:22sur ces sujets-là
22:23parce que le roi est nu
22:24sur la scène nationale.
22:26Nous avons aujourd'hui
22:26un président
22:27qui inaugure les crises en thème.
22:29Pour reprendre la citation
22:31de De Gaulle,
22:32il n'est pas De Gaulle
22:32toujours qui veut
22:33puisque le général De Gaulle
22:35savait dans des moments de crise
22:36gouverner par ordonnance,
22:37gouverner aussi
22:38par le pouvoir réglementaire.
22:39Il y a effectivement
22:39le pouvoir législatif
22:41mais pas que.
22:41Il y a aussi un tas
22:42de mesures réglementaires
22:43notamment en matière migratoire
22:45qui peuvent être prises
22:46par les mesures réglementaires.
22:48mais non
22:49parce qu'il est prisonnier
22:50des socialistes
22:51donc de toute façon
22:52il n'a plus aucune
22:53l'attitude
22:54sur la scène nationale.
22:55On parlera du budget.
22:58C'est bien ça
22:58dont il s'agit.
23:00Un peu.
23:00Entre autres.
23:01Restez avec nous.
23:02On en parle juste après.
23:03A tout de suite.
23:04C'est 12h30.
23:10Merci de nous accueillir.
23:11C'est déjà la deuxième partie
23:12de votre Midi News.
23:13Nous avons rejoint
23:14Elie Chourak,
23:15réalisateur et scénariste.
23:15Merci d'être avec nous.
23:17Je veux absolument vous avoir
23:18cher Elie
23:19parce que vous avez écrit
23:20une tribune
23:21dans le journal du dimanche
23:23sur l'Iran
23:24et on en parlera longuement.
23:26Un coup de gueule évidemment
23:27sur le manque de mobilisation
23:29du monde culturel français.
23:31Mais ce qui ne nous étonne pas trop
23:32malheureusement.
23:33Mais on en parlera.
23:33Pas trop.
23:35Malheureusement aussi.
23:36Aussi.
23:37On en parlera.
23:37Et merci en tous les cas
23:38d'avoir accepté notre invitation.
23:40Yohann Isay est avec nous.
23:41On va parler du budget
23:42le jour d'après.
23:43L'allocution du Premier ministre
23:45évidemment.
23:47On n'a pas eu de réponse hier.
23:48Alors tous les médias.
23:5049.3 ordonnance, ordonnance,
23:5249.3.
23:52On est resté un peu sur notre fin
23:54parce qu'on n'a pas la solution.
23:55Mais en revanche,
23:56on a un petit catalogue.
23:58Ça se dessine bien quand même.
23:59Ça se dessine bien quand même.
24:00On a une petite tendance.
24:02Mais c'est vrai que tout le monde
24:03parlait avec 49.3 ordonnance.
24:05Et puis on a une liste.
24:06Une liste présentée par Sébastien Lecornu.
24:09Et ça va faire très plaisir
24:10au Parti Socialiste.
24:12Et ça fait très plaisir
24:12au Parti Socialiste, Yohann.
24:14Oui.
24:15Compte tenu, encore une fois,
24:16c'est ce qu'on répète
24:16depuis un certain temps maintenant,
24:18mais compte tenu de la composition
24:19de l'Assemblée nationale,
24:20le Premier ministre,
24:21s'il veut éviter une censure,
24:23et c'est bien encore là son objectif,
24:24éviter la censure,
24:25a besoin du Parti Socialiste
24:27et aussi, disons-le,
24:29des Républicains.
24:30Donc, il a fait un certain nombre de pas
24:33en direction des socialistes.
24:35Amine l'a évoqué juste avant la publicité,
24:37me semble-t-il,
24:37avec notamment ses repas à 1 euro
24:39pour tous les étudiants
24:40dans les universités françaises.
24:42Il y a bien d'autres mesures
24:42qu'on pourrait éventuellement détailler
24:44si vous le souhaitez.
24:46Mais on se dirige vers un 49.3
24:47pour répondre à votre question.
24:49Un 49.3, pourquoi ?
24:50Parce qu'il y a eu un deal,
24:51il y a un deal avec le Parti Socialiste,
24:53il y a un deal vraisemblablement
24:55avec les Républicains,
24:56une non-censure à l'issue
24:58de la motion de censure
24:59qui sera déposée,
24:59donc, après l'adoption de ce budget,
25:02par 49.3.
25:03350 heures de débat, Vincent,
25:06tout ça pour ça,
25:07ce serait-ce que je te dis.
25:07Ah non, mais le budget,
25:08le budget, c'est un, trafic otage,
25:12deux, cambriolage,
25:14et trois, camouflage.
25:16Trafic otage,
25:17parce qu'on trafique effectivement
25:18avec l'EPS et les LR,
25:22c'est-à-dire des partis de gouvernement,
25:23on trafique pas beaucoup quand même
25:25puisque de toute façon,
25:27ils ne veulent pas aller aux urnes,
25:27ils ont peur.
25:28Ils ont tous peur de perdre leur siège.
25:30Donc, on leur donne,
25:31c'est ce qu'a fait M. Lecornu,
25:33un coup à droite, un coup à gauche.
25:35Ça, c'est trafic otage.
25:36Là, plutôt à gauche, là.
25:37Cambriolage,
25:38parce que la volonté des Français,
25:39alors là, passe au troisième plan,
25:42et camouflage.
25:43Camouflage, pourquoi ?
25:44Parce que qui va payer ?
25:46Alors, s'il n'y a pas
25:46d'augmentation d'impôts,
25:48moi, je veux bien,
25:48mais par exemple,
25:49la mesure pour les étudiants,
25:50très bien,
25:51à un euro pour les repas,
25:52il faut bien que quelqu'un paye.
25:53Donc, on va faire peser
25:54sur les entreprises
25:55qui sont déjà hyper taxées,
25:58on va faire peser l'addition.
26:00Donc, il n'y a pas d'autre solution.
26:01On nous ment.
26:02C'est pourquoi je parle de camouflage,
26:03parce qu'on ne nous dit pas tout,
26:05encore une fois,
26:06pour utiliser cette expression.
26:10Et puis, cambriolage,
26:12parce que ce budget qui doit être,
26:14qu'est-ce qu'un budget ?
26:14Un budget,
26:15c'est la volonté affirmée d'une politique.
26:17Et c'est la voix des Français
26:19qui doit s'exprimer aussi
26:21dans un budget,
26:22en sachant très exactement
26:23ce qu'ils veulent.
26:24Or, ça,
26:24c'est totalement occulté.
26:26Donc, franchement,
26:27et puis quant à faire poser
26:28la responsabilité de ce budget,
26:30de ce qui s'est passé
26:31à la fois sur LFI
26:32et sur le Rassemblement National,
26:35sans parler du fait
26:35que ce soit Emmanuel Macron
26:37qui a dissous,
26:38franchement,
26:39c'est quand même très agaçant.
26:40M. Lecornu commence à devenir
26:42très agaçant.
26:43Karim Avouik,
26:44et surtout Sébastien Lecornu
26:45n'a rien dit sur les pistes
26:45de recettes,
26:46parce que c'est ça
26:47qui est important aussi.
26:48Oui, mais ce qui est
26:49le plus important, je pense,
26:50pour Sébastien Lecornu,
26:52c'est ce qu'on appelle finalement
26:53sauver le soldat Emmanuel Macron.
26:55Et ça a été,
26:57au cours des dernières semaines,
26:58c'était quoi ?
26:58C'était de gagner du temps.
27:00Donc, le fait de prolonger
27:01les débats,
27:02de maintenir tout ça,
27:03c'était de maintenir,
27:04au fond,
27:04le statu quo
27:05pour garder,
27:06si vous voulez,
27:06une espèce d'armure
27:08entre la fonction suprême
27:09et ce qui se passe
27:10à l'Assemblée nationale.
27:11Donc, on gagne du temps
27:12et ensuite,
27:13on fait effectivement
27:14certaines compromissions,
27:16certaines soumissions.
27:17Et dans ce cas-ci,
27:17c'est le Parti socialiste
27:18qui est gagnant
27:19parce qu'il réussit
27:20à négocier,
27:21si vous voulez,
27:22des avancées,
27:23en fait,
27:23ce qui lui convient
27:24pour maintenir finalement,
27:27en fait,
27:27pour M. Sébastien Lecornu,
27:28c'est de maintenir ça
27:29et de protéger
27:30le pouvoir en place aussi.
27:31Donc, de maintenir
27:32cette stabilité
27:33dans cette instabilité,
27:35étant donné qu'il n'y a pas
27:36de majorité
27:36à l'Assemblée.
27:37Et Amine,
27:38ce qui est important
27:38de dire,
27:39c'est le poids du PS.
27:40On va peut-être
27:40vous montrer
27:40le résultat du PS
27:41au dernier présidentiel
27:42quand même.
27:42C'est important
27:43de le mettre en parallèle.
27:44Tout se joue là.
27:45Tout se joue là.
27:46Mais on va le voir.
27:47On vous a tout préparé.
27:48Résultat,
27:49donc, au premier tour
27:50de l'élection présidentielle,
27:51on est à 1,75%
27:53Anne Hidalgo.
27:54On peut dire
27:55que la candidate
27:55n'était quand même pas...
27:56Comment c'est pas ?
27:58Mais voilà.
27:59Je pourrais dire...
28:00On en est là, quoi.
28:01Et tout repose sur le PS.
28:02C'est ça qui est dingue.
28:03Tout repose sur le PS.
28:04Et j'ajoute
28:05les Républicains aussi
28:06dans l'addition
28:08où, en fait,
28:09on a deux partis
28:10de gouvernement
28:11qui, en fait,
28:11ont déçu les Français.
28:13Ils ont déçu les Français.
28:14Ils n'ont pas tenu
28:15leurs promesses.
28:15Et ça fait 30 ans
28:16que ces partis
28:18dits de gouvernement
28:19qui ne gouvernent plus,
28:20d'ailleurs,
28:20puisque je crois
28:21que leur plus grand tort
28:22aura été
28:24de ne pas rejoindre
28:24Emmanuel Macron
28:25dès le départ,
28:25puisque, en réalité,
28:27ils s'opposent
28:28à Emmanuel Macron
28:29tout en votant
28:30des mesures
28:30plus macronistes
28:31que Macron.
28:32Donc, les Français
28:33n'y comprennent,
28:33évidemment,
28:34plus rien.
28:35Et le deuxième problème
28:38avec ce budget,
28:39c'est que, notamment,
28:40s'agissant de l'augmentation
28:40de la prime d'activité,
28:42la prime d'activité,
28:43c'est 50 euros
28:44de plus par mois
28:45pour 3 millions de Français,
28:46ce qui fait entre
28:471,8 et 2 milliards
28:48d'euros par an
28:49où M. Lecornu
28:51va trouver
28:51tout cet argent
28:52parce que la mesure
28:54est belle
28:54sur le papier.
28:56Mais là encore,
28:57il faut aussi
28:57responsabiliser le pays.
29:00Notre pays
29:00n'a plus d'argent.
29:01M. Macron
29:02a cramé
29:03la caisse publique.
29:04Nous n'avons plus
29:05un seul fric
29:06pour pouvoir
29:07faire face
29:08aux besoins des Français.
29:09Plus rien.
29:10Johan ?
29:11L'argent,
29:11il va le trouver
29:12dans le déficit,
29:12naturellement,
29:13puisque j'ai vu hier
29:14que le Premier ministre
29:15se réjouissait
29:16d'un déficit équivalent
29:17à 5%
29:18du PIB,
29:20ce qui est absolument
29:21colossal.
29:21Moi, quand je vois
29:22le Premier ministre
29:22se réjouir
29:23qu'on atteigne
29:24un déficit
29:24à hauteur
29:25de 5% du PIB,
29:26je me dis
29:26mais c'est dramatique.
29:27nous sommes dans
29:27une situation
29:28catastrophique.
29:30Et la deuxième chose,
29:30pour répondre à Amine,
29:31on a de l'argent
29:32en France.
29:32Il y a beaucoup
29:33d'argent en France
29:33pour faire plein de choses.
29:34Seulement,
29:35il faut aller le chercher.
29:36Il faut aller le chercher
29:36dans la réforme
29:37de notre protection sociale
29:39qui est devenue
29:39un gouffre abyssal
29:41et il faut évidemment
29:42revoir cela.
29:43Il y a beaucoup d'argent
29:43à aller chercher
29:44dans l'immigration
29:46puisque l'immigration
29:47nous coûte très très cher
29:49dans ce pays.
29:49On pourrait en parler
29:50durant toute l'émission
29:51si vous le souhaitez.
29:52Donc déjà,
29:53voilà,
29:53réforme de la protection sociale
29:55et réforme efficace
29:57de l'immigration,
29:59je vous assure
29:59qu'on va trouver
30:00de l'argent
30:00pour la sécurité,
30:01pour les hôpitaux,
30:02pour l'école.
30:02Il n'y a aucun problème.
30:03Seulement,
30:04il faut du courage
30:04et de la volonté politique.
30:05Comme toujours.
30:06On va prendre
30:06la direction de Marseille
30:07si vous le voulez bien.
30:08Marine Le Pen rêve
30:10d'un sursaut
30:10pour les municipales.
30:12Elle est sur place
30:13depuis hier
30:13pour soutenir son candidat,
30:14Franck Alizio.
30:16Et selon un sondage IFOP,
30:17c'est important,
30:17on va vous le montrer,
30:19Franck Alizio serait
30:20à égalité
30:21à 30%
30:22avec le maire sortant
30:24Benoît Payan.
30:26Et puis rappelons également,
30:27vous voyez ce sondage IFOP,
30:2930% pour Payan
30:30et Franck Alizio,
30:32sondage Ipsos.
30:34Et rappelons
30:34qu'aux dernières européennes,
30:35Jordan Bardella
30:36était arrivé en tête.
30:38Là aussi,
30:39on vous a sorti
30:39la boîte à archives.
30:41Jordan Bardella
30:42avait obtenu
30:4230,14%
30:44devant Manon Bouy,
30:4521,54%
30:47et Raphaël Guxman,
30:4811,49%.
30:50On va retrouver
30:50donc à Marseille
30:51notre équipe,
30:52Maxime Leguay
30:52et leur para.
30:54Bonjour Maxime.
30:55Marine Le Pen
30:56s'est exprimée
30:57il y a à peu près
30:58une heure
30:58et on a entendu
30:59une Marine Le Pen
31:00très offensive
31:02à Marseille
31:03du côté
31:04de la cité fosséenne.
31:05Maxime.
31:09Oui,
31:09bonjour Thierry.
31:10Effectivement,
31:11conférence de presse fleuve
31:12de Marine Le Pen
31:13aux côtés
31:14de Franck Alizio.
31:15Marine Le Pen
31:16qui a d'abord
31:17répondu
31:18aux attaques
31:19du Premier ministre
31:20d'hier
31:20qui avait qualifié
31:21le RN
31:22et la France
31:23Assoumise
31:23de saboteur
31:24ne voulant pas doter
31:25d'un budget
31:26à la France
31:26et faisant preuve
31:27d'un cynisme.
31:28Marine Le Pen
31:29qui a ironisé
31:30en disant
31:31que le Premier ministre
31:32découvrait un peu
31:33tardivement
31:34que les oppositions
31:35sont faites
31:36pour s'opposer
31:37et elle
31:37qui a fustigé
31:38au passage
31:39le Parti Socialiste
31:40qu'elle qualifie
31:41de béquille rouillée
31:43du Macronisme.
31:44Et puis,
31:44la présidente du groupe
31:45RN à l'Assemblée
31:46est évidemment
31:46revenue en longueur
31:48sur la raison
31:48de son déplacement
31:50ici à Marseille.
31:51Marine Le Pen
31:52qui souhaite
31:53nationaliser
31:54la campagne
31:55des municipales.
31:57Je vous propose
31:57de l'écouter.
31:58C'était il y a
31:58quelques minutes.
32:00Le chemin
32:01que nous vous proposons
32:03avec Franck Alizio
32:04c'est celui
32:04de la fermeté
32:05pour ceux
32:06qui empoisonnent
32:07la vie des autres.
32:09De la générosité
32:10pour ceux
32:11qui en ont besoin.
32:12De l'identité.
32:13L'identité française
32:14et l'identité marseillaise.
32:16Mais le vote
32:17qui se déroulera
32:17dans deux mois
32:18presque jour pour jour
32:19maintenant
32:20et je le dis
32:21aux Marseillais
32:21et à travers eux
32:22à toute la France
32:23sera également
32:24un vote essentiel
32:26pour le pays.
32:27Le changement
32:28commence
32:29le 15
32:29et 22 mars
32:31dans vos communes.
32:33Plus nous gagnerons
32:34de villes
32:35plus les appuis
32:36seront forts
32:37pour emporter
32:38la décision
32:39en 2026.
32:40Voilà,
32:40vous l'avez entendu
32:41faire de Nîmes
32:43Marseille-Toulon.
32:44La première étape,
32:45la première victoire
32:46des municipales
32:47avant la véritable alternance
32:49celle de 2027.
32:50Stratégie donc
32:51de Marine Le Pen
32:52qui avec ses deux jours
32:53de déplacement ici
32:54à Marseille
32:55a officiellement
32:56lancé la campagne
32:57des municipales
32:58du Rassemblement National.
32:59Merci beaucoup
33:00Maxime Leguay
33:01avec Laure Parra
33:02depuis Marseille.
33:03Et oui,
33:04la campagne
33:04est officiellement lancée
33:05du côté de la canobière
33:07mon cher
33:07Johan Uzaï.
33:08Oui, il est temps
33:09parce que le scrutin
33:10est évidemment
33:10dans deux mois.
33:11Il y a des enjeux
33:11qui sont absolument colossaux
33:12pour ces élections municipales
33:14du côté des grandes villes
33:15notamment.
33:15On voit que Paris
33:16pourrait basculer
33:17à 25 ans
33:18de socialisme.
33:19En tout cas,
33:19c'est une hypothèse.
33:20Rastadati n'est pas
33:22trop mal placé
33:22pour succéder
33:23à Nidalgo.
33:25Du côté de Lyon,
33:25les écologistes
33:26vont très vraisemblablement
33:27perdre leur mairie.
33:28Marseille a une véritable
33:30incertitude.
33:30Rendez-vous compte,
33:31le Rassemblement National
33:32pourrait l'emporter.
33:34Cette simple hypothèse
33:35est quelque chose
33:36qui politiquement
33:37a un sens énorme.
33:39Toulon est une ville
33:40qui va aussi
33:40peut-être
33:41probablement basculer.
33:43Avec leur la valette.
33:44Avec leur la valette.
33:45On va regarder
33:45ce qui se passe à Strasbourg,
33:46on va regarder
33:47ce qui se passe à Bordeaux
33:48où les écologistes
33:49là aussi
33:49sont potentiellement menacés.
33:52Donc oui,
33:52des enjeux
33:53qui sont absolument énormes
33:54à un an
33:55de l'élection présidentielle
33:56avec toutes les conséquences
33:57que tout cela peut engendrer.
33:59Et 30% en égalité.
34:00Benoît Payan
34:00et Franck Elisio,
34:02c'est pas rien.
34:02C'est pas rien,
34:03c'est même historique.
34:05Oui,
34:06le Rassemblement National
34:07peut gagner
34:07à Marseille.
34:09Le Rassemblement National
34:10peut gagner
34:10un certain nombre
34:11de communes.
34:12Mais j'ajoute
34:13à cela,
34:14le Rassemblement National
34:15peut également
34:16faire perdre
34:17dans certaines communes,
34:18notamment la France insoumise.
34:20À Roubaix,
34:21par exemple,
34:22si la candidate
34:23du Rassemblement National
34:24se retire,
34:26eh bien,
34:27c'est le candidat
34:28de l'arc républicain,
34:30LR ou centriste,
34:32qui peut l'emporter
34:33face à la France insoumise,
34:34face par exemple
34:35à M. David Guiraud.
34:36Donc,
34:37le Rassemblement National
34:38peut non seulement
34:39gagner un certain nombre
34:40de communes,
34:40mais il peut également
34:41faire gagner
34:42un certain nombre
34:43de candidats
34:44face à l'extrême gauche.
34:45Jamais,
34:47jamais dans l'histoire
34:48du Rassemblement National,
34:49eh bien,
34:50des candidats
34:50du Rassemblement National
34:51ne pouvaient arriver
34:53dans une telle configuration.
34:54Et ça peut placer
34:55aujourd'hui
34:57le Rassemblement National
34:58dans une perspective
35:00de responsabilité.
35:01et les électeurs
35:03jugeront
35:04le Rassemblement National
35:05sur leur capacité
35:06à se désister
35:07ou à appeler
35:09au Rassemblement
35:09dans certaines communes.
35:11Un mot rapide,
35:12parce que je voudrais
35:12qu'on prenne un peu de temps
35:13avec Édouard Chouacchi
35:14qui nous fait le plaisir
35:15d'être là.
35:15Ce serait un bouleversement
35:16colossal,
35:17puisque le Rassemblement National
35:19jusqu'ici
35:20n'a jamais eu
35:21de grande ville.
35:23C'est-à-dire qu'il n'y a pas
35:23un maire Rassemblement National
35:25dans une ville
35:26de très grande importance,
35:27comme ce serait le cas
35:27par exemple pour Marseille.
35:29Donc,
35:29c'est un bouleversement
35:30considérable
35:31et c'est vrai
35:31que dans la perspective
35:32ensuite
35:33de la présidentielle,
35:35ça pèserait énormément.
35:37Carrément.
35:37Je crois que c'est
35:38un avertissement
35:38en fait aussi
35:39aux politiques.
35:40C'est-à-dire
35:41quand on regarde
35:41la situation
35:42qui s'est dégradée
35:43et les promesses
35:44non tenues.
35:45On nous parlait
35:45de Marseille en grand.
35:46On connaît les problèmes
35:47avec le narcotrafic
35:49qui gangrènent.
35:50Ce n'est pas juste
35:50certains quartiers maintenant.
35:51C'est un véritable problème.
35:53L'insécurité,
35:54les flux migratoires
35:55incontrôlés.
35:56Donc,
35:56c'est aussi
35:57un besoin de changement
35:58et surtout
35:59un ras-le-bol,
36:00je pense,
36:01parce qu'il y a
36:01qu'ils disent
36:02faites quelque chose
36:03parce que maintenant,
36:04c'est pour ça
36:04quand on regarde
36:05ces intentions de vote,
36:07ça témoigne
36:07de ces préoccupations
36:09de la population.
36:10Allez,
36:10Elie Choura
36:11qui nous fait le plaisir
36:12et l'honneur
36:12d'être avec nous
36:13dans ce Medi-News.
36:14Merci Elie.
36:15Merci à vous.
36:16Je voyais qu'on évoque
36:17la situation de l'Iran.
36:18C'est important de parler de l'Iran
36:19et on en parle beaucoup
36:20sur l'antenne de CNews.
36:21Dernière information,
36:22le guide suprême iranien
36:23affirme que le but
36:24des États-Unis
36:25est la domination militaire,
36:26politique et économique
36:27de l'Iran.
36:27C'est la toute dernière déclaration
36:29du guide suprême iranien.
36:31Ce qui m'a incité
36:33à vous inviter,
36:34Elie,
36:34c'est votre tribune
36:34dans les colonnes
36:36du journal du dimanche
36:37où vous dénoncez,
36:38on l'a évoqué tout à l'heure
36:39en vous accueillant,
36:41cet insupportable silence
36:43du monde,
36:43de la culture.
36:45Mais rien de nouveau en fait.
36:47Elie, hélas.
36:48Oui, vous voyez,
36:49vous parliez des municipales
36:51et je me disais
36:51que je me réjouissais
36:52d'être dans une démocratie.
36:54C'est-à-dire d'avoir
36:55la droite, la gauche,
36:56le débat,
36:56des chaînes
36:57d'obédience différentes
36:59avec des...
37:00Qu'est-ce qui se passerait
37:01aujourd'hui en Iran
37:01si on votait ?
37:02Si la population iranienne,
37:04si les Perses
37:05pouvaient voter,
37:06qu'est-ce qu'ils diraient
37:06au monde ?
37:07Ils diraient à 90%
37:09nous voulons retrouver
37:11notre liberté,
37:12nous ne voulons plus
37:13de l'islamisme,
37:14nous ne voulons plus
37:15des ayatollahs.
37:16Et le drame,
37:17c'est que nous,
37:19les artistes
37:20et les politiques
37:21et les autres souvent,
37:23au lieu d'être derrière
37:24cette population
37:25qui crie,
37:27qui tend vers nous
37:28des mains ensanglantées,
37:29comme je le dis
37:29dans mon papier,
37:31nous nous taisons.
37:33Donc, pour moi,
37:34c'était devenu insupportable.
37:35Et vous savez,
37:36j'agis avec mes moyens,
37:37moi je filme,
37:39je suis metteur en scène,
37:39je filme,
37:40ou j'écris.
37:41Donc voilà,
37:42ma seule façon
37:43d'agir,
37:44c'était d'écrire
37:44pour tenter de dire
37:46à tous ceux
37:46qui ont soutenu
37:48je vais dire
37:51le Hamas,
37:52les islamistes
37:53du Hamas,
37:54tous ceux
37:55qui ont soutenu
37:55les Palestiniens
37:57qui ne sont pas
37:57le Hamas,
37:58pas toujours,
37:59leur dire
38:00mais là,
38:01il y a un autre peuple
38:02à soutenir
38:02et peut-être
38:03encore plus fortement
38:05avec encore plus
38:06de passion,
38:07c'est les Perses.
38:08Les ayatollahs
38:10sont le cancer
38:12du Moyen-Orient
38:13mais aussi du monde,
38:15de la planète.
38:16C'est eux qui dirigent
38:18le terrorisme
38:19sur toute la surface
38:21du globe,
38:22partout,
38:23jusqu'aux Etats-Unis,
38:25dans les universités,
38:26en France,
38:27dans nos universités,
38:28évidemment avec le Hamas,
38:29évidemment avec le Hezbollah,
38:30évidemment avec les Houthis,
38:32ils sont la peste,
38:34ils sont eux
38:35les nouveaux colonialistes.
38:36On nous reproche,
38:37nous,
38:39les grandes puissances
38:41européennes et mondiales
38:42d'avoir été des coloniaux,
38:43oui,
38:44et nous faisons
38:46notre mea culpa
38:46et tous les jours
38:47nous battons notre couple
38:48et tous les jours
38:49nous lisons pardon,
38:50pardon, pardon
38:51et nous essayons
38:52de réparer.
38:53Aujourd'hui,
38:54ceux qui veulent
38:56nous coloniser
38:57et qui veulent coloniser
38:58la planète,
38:59ce sont les islamistes
39:00avec à leur tête
39:01les ayatollahs iraniens.
39:03Et vous appelez
39:04le milieu artistique
39:04à se faire entendre
39:06et enfin entendre
39:07la voix aussi fort
39:08que pour la cause
39:09palestinienne.
39:10Mais oui,
39:11je pensais à Greta Thunberg
39:14sur sa petite flottille
39:16qui disait
39:17de la mer
39:18au fleuve,
39:20elle ne savait pas
39:20où était la mer,
39:21elle ne savait pas
39:21où est le fleuve.
39:22Je pensais à tous ces gens
39:23qui ont fait des...
39:26Je pensais à cette pétition
39:28dans l'humanité
39:28deux jours après
39:30le pogrom du 7 octobre
39:31quand l'Israël
39:32ont répondu
39:33en bombardant
39:34le pogrom
39:35du 7 octobre.
39:36Je veux dire
39:36cette espèce
39:37de tentative
39:38d'éradication
39:39d'un peuple
39:40parce que c'est ça.
39:41Il s'agissait vraiment
39:42d'un désir génocidaire.
39:45Je pensais
39:45à cette pétition
39:46et là je voyais
39:47les nouvelles
39:48qu'on reçoit d'Iran
39:49sont quand même
39:50allurissantes.
39:52Mais moi j'en souffre,
39:52je n'arrive pas à dormir.
39:53Je veux dire
39:54je suis un peu pâle,
39:54pardon,
39:55mais je ne peux plus dormir.
39:57Et quoi ?
39:58Rien ?
39:58Rien ?
40:00Johan ?
40:01Je vais vous dire
40:02ce qu'il faudrait
40:03pour que les regards
40:04d'une partie des artistes,
40:06d'une partie des médias
40:08soient tournées
40:09vers l'Iran.
40:11Il faudrait que ce soit
40:11les Juifs
40:12qui tuent les Iraniens.
40:13La réalité est celle-ci,
40:14je suis désolé
40:15d'avoir à le dire
40:15comme ça,
40:16mais c'est l'obsession juive
40:18qui rameute les foules
40:21à l'extrême gauche.
40:23Voilà,
40:23c'est ça la réalité.
40:24Là ce sont des islamistes
40:25qui tuent des Iraniens
40:26et ça a été extrêmement bien dit.
40:28Pour une partie
40:29de l'échiquier politique
40:30et pour une partie
40:30des médias également,
40:32on ne touche pas
40:33aux islamistes.
40:33La preuve,
40:34c'est d'ailleurs
40:34que les islamistes
40:35sont soutenus,
40:36y compris à l'Assemblée nationale
40:38par des dizaines
40:39de députés
40:40qui siègent
40:41au sein du groupe
40:41de l'FI.
40:42Et d'ailleurs,
40:42Elie,
40:43vous posez la question,
40:43faut-il être islamiste
40:45pour avoir votre compassion ?
40:47Oui,
40:47ce qui vient d'être dit
40:49est vrai.
40:50Faut-il être islamiste ?
40:52Pourquoi est-ce qu'on laisse
40:53mourir les Perses ?
40:54Pourquoi est-ce qu'on a laissé
40:55mourir les chrétiens d'Orient ?
40:57Pourquoi est-ce qu'on laisse
40:57mourir les Juifs ?
40:58Est-ce qu'il faut vraiment
40:59être islamiste ?
41:00Alors moi,
41:01évidemment,
41:02je pleure aussi parfois
41:05pour les Palestiniens
41:06quand ils n'ont pas été
41:07aux côtés du Hamas
41:08pour les pogroms
41:09qui ont eu lieu en Israël.
41:11Donc je comprends
41:12la détresse des Palestiniens,
41:13personne ne se réjouit
41:16de la guerre.
41:17La guerre,
41:18c'est la fin du monde,
41:19c'est le début de la tristesse,
41:21c'est la mort,
41:21c'est horrible.
41:22Mais je veux dire,
41:23là,
41:23nous sommes en face
41:24de quelque chose
41:24qui est très clair.
41:26Nous avons le camp des bons
41:27et le camp des méchants.
41:29Je veux dire,
41:30je veux être limpide là-dessus.
41:33Que vous disent
41:33vos collègues
41:34du monde de la culture ?
41:35Mais je ne les entends pas.
41:37Alors j'ai,
41:37évidemment,
41:38ceux que j'entends,
41:38ceux qui m'appellent
41:39sont ceux qui sont d'accord
41:40avec moi.
41:40Mais les autres,
41:41je ne les entends pas,
41:42j'attends d'entendre
41:44le son de leur voix.
41:45C'est terrible,
41:46ce que vous dites.
41:46Oui,
41:46parce qu'il y a quelque chose
41:47qui est...
41:48Il y a une question
41:49que je voudrais vous poser,
41:50c'est comment vous expliquez
41:52précisément leur silence,
41:54leur silence sur l'Iran,
41:55leur silence
41:57sur bien d'autres sujets.
41:59Oui.
41:59Leur silence sur les femmes iraniennes,
42:01sur le courage de ces femmes
42:03qui enlèvent leur voile
42:05pour revendiquer leur liberté.
42:07Comment vous expliquez ce silence ?
42:09C'est un monde
42:09que vous connaissez bien.
42:10Parce qu'ils sont
42:11dans une terrible contradiction.
42:13Vous savez,
42:14alors j'ai fait un peu
42:14de géopolitique,
42:17les communistes
42:18et la douleur
42:19des travailleurs
42:20qui s'est fondue
42:23dans la masse
42:24a été remplacée
42:25par la douleur
42:26des musulmans
42:28et de l'islam
42:29qui,
42:31selon certains,
42:33est brutalisée
42:34par l'Occident.
42:35Donc,
42:36ils ne sont pas
42:37aptes aujourd'hui
42:39à prendre le parti
42:40de gens
42:40qui sont du côté
42:42de cette douleur,
42:42selon eux,
42:43encore une fois.
42:44Je ne suis pas du tout
42:45d'accord avec eux,
42:45mais selon eux.
42:46Donc,
42:46ils sont là.
42:47J'entends,
42:48mais j'entends des choses,
42:49mais sur les chaînes
42:50du service public
42:52ou ailleurs d'ailleurs,
42:53mais j'entends des choses
42:54qui sont ahurissantes.
42:56Pas d'intervention
42:56des Etats-Unis,
42:59surtout pas Israël,
43:00mais mon Dieu,
43:00quelle horreur
43:01ce serait d'avoir
43:02des Juifs
43:02sur le territoire iranien,
43:05alors que des gens
43:06meurent
43:07toutes les secondes,
43:08alors que
43:08il y a
43:09les passes d'Aram
43:10et les gardiens
43:11de la révolution
43:11achèvent
43:12les blessés
43:15dans les hôpitaux
43:15d'une balle dans la tête.
43:16Et écoutez,
43:17cette dernière déclaration,
43:18le guide supprimé iranien,
43:20une nouvelle déclaration,
43:20déclare que les autorités
43:21doivent briser le dos
43:22des séditieux.
43:24Mais vous vous rendez compte ?
43:25Vous savez,
43:27l'Aïta Khomeini
43:29n'est pas un grand homme
43:31de générosité.
43:35C'est un homme
43:35qui a beaucoup d'argent,
43:37qui vit dans un faste
43:39qu'il ne montre jamais,
43:40évidemment,
43:41mais il est à la tête
43:43de ceux
43:44qui ont asséché
43:45ce pays,
43:46qui lui ont volé
43:47sa moelle.
43:49Merci en tous les cas
43:49d'être venu nous voir
43:50et merci
43:51pour cette tribune,
43:53évidemment.
43:53J'espère que le message passera.
43:55Je croise les doigts,
43:55mais c'est un peu pieux,
43:56malheureusement.
43:57Merci à l'équipe
43:58qui m'a entouré,
43:58Déborah Smaja,
43:59Oili Loucano,
44:00Nathalie Lupeltiel-Turveil,
44:01Mickaël Dorian pour l'information,
44:03Marie Falicon pour la programmation.
44:04Merci aux équipes en régie.
44:05Tout de suite,
44:06Michel Onfray,
44:06Laurence Ferrari
44:07et je vois le plaisir
44:07de vous retrouver à 17h
44:08pour Punchline.
44:09Tout à l'heure.

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