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Leo Klimm, Anna Kowalska, Jon Henley et Alberto Toscano refont la France autour de Vincent Parizot.
Regardez Ils refont la France avec Vincent Parizot du 10 avril 2026.
Regardez Ils refont la France avec Vincent Parizot du 10 avril 2026.
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00:00Pensez à covoiturer, ils refont la France sur RTL, avec Vincent Parizeau.
00:07Et c'est important de les écouter, nos amis étrangers correspondant en France de grands médias,
00:14poser leur diagnostic, leur regard sur notre actualité, nous aider à comprendre et savoir comment va la France,
00:20mais au-delà, comment va le monde en cette mi-avril.
00:25Je suis donc ravi d'accueillir dans cette émission des journalistes venus d'Allemagne, de Pologne, de Grande-Bretagne et
00:31d'Italie.
00:32Bonsoir Léo Klim.
00:34Guten Abend, Vincent.
00:35Vous l'avez compris, il est allemand, il est le correspondant à Paris pour Der Spiegel.
00:39Bonsoir Anna Kowalska.
00:41Guten Tag.
00:42Ça aussi, vous l'avez compris, j'en suis certain.
00:44Elle est polonaise, elle est correspondante de la télévision publique polonaise.
00:48Bonsoir John Henley.
00:49A very good evening.
00:50Eh bien voilà, il est là, notre ami britannique du quotidien The Guardian.
00:54Et bonsoir Alberto Toscano.
00:56Buonasera Vincent et buonasera tutti.
00:59Oh et bien voilà.
01:00Tutti, tutti, tutti.
01:02Eccamo e Ducati.
01:03Et ça chante et ça chante l'italien.
01:06Merci Alberto Toscano.
01:08Émission réalisée en partenariat avec Courrier International.
01:11J'en profite d'ailleurs pour vous conseiller un article du Daily Telegraph intitulé
01:14Les stars quittent la vulgarité de la vie aux Etats-Unis pour la France.
01:19C'est très intéressant, on aura l'occasion d'y revenir à la fin de l'émission.
01:25Jusqu'à 20h, ils refont la France avec Vincent Parizeau.
01:30Quelques heures après l'annonce d'un cessez-le-feu, je vais ici saluer.
01:35Nous attendons pour en effet les jours et les semaines qui viennent, ils puissent être
01:38pleinement respectés dans toute la région et permettre que des négociations se tiennent.
01:44C'est en effet par la négociation que nous pourrons apporter les garanties de sécurité
01:48nécessaires à la stabilité dans toute la région.
01:52Voilà, donc Emmanuel Macron au sujet du cessez-le-feu bien fragile et des négociations
02:00qui devraient démarrer normalement demain à Islamabad.
02:04On sait que le vice-président américain est parti sur place pour la délégation iranienne.
02:09On ne sait pas encore, mais Donald Trump, lui, est certain que de toute façon, il vient
02:15de le dire.
02:16Pour négocier, l'Iran n'a aucune carte en main à part le détroit d'Ormuz.
02:23Mais j'aimerais bien avoir votre avis quand même, madame et messieurs, sur ce qui s'est
02:30passé ces derniers jours, parce que, alors, c'est assez étonnant, mais on est passé
02:37d'un « je vais détruire une civilisation entière » à « ok, on fait un cessez-le-feu
02:43et puis j'accorde visiblement beaucoup, beaucoup aux Iraniens » à maintenant encore un autre
02:52changement, un autre détour du président Donald Trump.
02:57Je ne vais pas vous demander de nous expliquer le Trump dans le texte, mais déjà, est-ce
03:02que vous vous attendiez à tout cela, vous qui suivez ça au quotidien ?
03:06Anna Kowalska.
03:06Moi, oui, moi je pense que pour Donald Trump, c'est clairement la fin de cette guerre.
03:10Il veut en finir, il sait qu'il y a des élections qui arrivent aux Etats-Unis, il sait qu
03:13'il
03:13ne va pas la gagner.
03:14Et en fait, c'est ça qui est le plus triste, parce qu'aujourd'hui, on n'arrive même
03:18pas au point de départ.
03:19On arrive à un moment où, en vrai, l'Iran a gagné cette guerre, parce que, bien évidemment,
03:24on est toujours en train de négocier, mais moi je pense que ces négociations ne servent
03:28à rien.
03:28Donald Trump a décidé d'en finir.
03:31Et aujourd'hui, ce que se passe, l'Iran a quand même toujours l'Hormuz, et probablement
03:39une péage, donc le droit de passage qui va être instauré, donc il va s'enrichir.
03:43Le régime est faibli, mais est toujours là, donc finalement, du point de vue d'Iran,
03:47rien n'a vraiment changé, et du point de vue de Donald Trump, il peut dire que c'est
03:52fini.
03:54Est-ce qu'on peut vraiment dire que l'Iran n'a rien perdu dans l'histoire, parce que
03:59sur le plan militaire, sur le plan même des infrastructures, ils ont payé cher quand
04:04c'est la survie de régime qui compte ?
04:07Non, je crois sincèrement, pas ça, je crois que l'Iran a perdu la guerre, mais il n'est
04:13pas le seul à avoir perdu la guerre.
04:15Je crois que tout le monde a perdu la guerre.
04:18L'Iran a une économie catastrophée, détruite, son industrie, pas que militaire, l'industrie
04:25tout court, a été détruite.
04:27détruite, il va employer beaucoup d'années pour se reprendre, et en même temps, c'est
04:32vrai, et je suis d'accord avec Anne, les États-Unis se sont mis dans un impasse.
04:38Et je crois que le président Trump a donné une démonstration d'incohérence et de bordel
04:49dans l'organisation politique et dans la direction, en assumant le rôle qui est, le rôle
04:58des États-Unis, il a donné une démonstration dangereuse de confusion mentale.
05:04Parce qu'il y a en plus, j'allais dire une guerre dans la guerre, c'est pas une guerre
05:08dans la guerre, mais c'est quand même une guerre parallèle, celle entre Israël et le
05:14Liban, enfin en l'occurrence le Hezbollah pro-Iranien, cette guerre-là, pour l'instant,
05:19elle continue ?
05:20Oui, tout à fait, elle va être très très importante, parce que ce qu'on a vu cette
05:25semaine aussi, c'était l'annonce d'un cessez-le-feu dont deux des partis n'ont pas compris
05:34ce que le troisième voulait dire, visiblement.
05:37Je veux dire, on ne peut pas parler de cessez-le-feu qui, pour le Pakistan, qui était le médiateur
05:45principal dans cette affaire, qui pour le Pakistan et pour l'Iran, incluait le Liban, mais
05:55pour l'Israël et les États-Unis, le Liban, rien à voir dans tout ça.
06:00On a eu l'impression que dans les documents sur le cessez-le-feu qui a été approuvé,
06:04semble-t-il, par les deux partis, il y avait le document pour les Américains, le document
06:08pour les Iraniens, mais que ce n'était pas le même.
06:10C'est ça.
06:13Et on a maintenant le président du Parlement iranien qui dit, oui, oui, c'est non seulement
06:19ça, mais il y a toute notre autre liste de demandes.
06:22Il dit, je veux un cessez-le-feu au Liban pour les discussions d'Istam Abad.
06:29Le retour des abords iraniens.
06:31Un cessez-le-feu au Liban et le déblocage des actifs avant toute négociation.
06:36Donc, en fait, on a l'impression qu'on a fait même deux pas en arrière.
06:38Je ne sais pas.
06:40Léo Clim.
06:40Oui, je dirais que si on veut dresser un bilan provisoire de cette guerre, parce que
06:46c'est très provisoire, puisqu'elle probablement, elle va continuer encore longtemps, comme
06:51ça, à bas bruit, pendant qu'en même temps, il y aura des négociations qui peuvent
06:54aller très longtemps, qui ont duré très longtemps.
06:58Ce bilan provisoire, pour moi, ce qui compte, c'est que les Etats-Unis, devant les yeux
07:04du monde entier, ont complètement perdu leur force hégémonique.
07:08Ce rôle qu'on pouvait trouver arrogant, mais de policier du monde, en fait, ils ne savent
07:14plus l'exercer pour différentes raisons.
07:18Et, en même temps, on a l'autre bilan, c'est l'imprévisibilité de Trump qui régit
07:23tout ça.
07:25Une incohérence totale qui va jusqu'à la menace génocidaire par le président des Etats-Unis.
07:31Est-ce que ce n'est pas là le tournant, en tout cas, en termes de communication, et on
07:35sait à quel point la communication, c'est important.
07:37Lorsque Donald Trump parle d'éradiquer la civilisation perse, entre guillemets, qui
07:45est multimillénaire, 3 000 ans d'histoire, quand même.
07:50Et là, aux Etats-Unis, il y a des voix qui s'élèvent pour dire qu'il a perdu pied
07:57et
07:57il faut peut-être envisager de le faire partir.
08:01Ça a joué, ça, peut-être, dans ce qui s'est passé dans les dernières heures, d'après
08:04vous, Alberto ?
08:05Je ne pense pas que les exagérations verbales de Trump ont joué dans le résultat de cette
08:14phase de la guerre.
08:15Je pense qu'il était dans un cul-de-sac, il ne pouvait pas continuer, et il a saisi la
08:20première opportunité pour déclarer un cessez-le-feu.
08:24D'ailleurs, il s'est contredit lui-même, parce que l'une des conditions, la condition
08:30du cessez-le-feu, était la réouverture d'Hormuz, et Hormuz n'est pas ouvert, et le
08:35cessez-le-feu est un acte.
08:38Donc, je pense que les affirmations absurdes et offensantes, mais offensantes pour nous
08:45tous, pour la communauté internationale.
08:47Éradiquer une civilisation, c'est offensant pour toutes les personnes de bon sens qui
08:51existent sur la face de la Terre.
08:54Donc, ces affirmations ont décrédibilisé Trump, mais je ne pense pas qu'elles ont eu
09:01une grande conséquence sur le déroulement de la guerre.
09:06Tiens, autre chose, parce que de la guerre, il en a aussi été question à Rome aujourd'hui,
09:12mon cher Alberto.
09:13On va y revenir dans un instant, à tout de suite.
09:36Mais tout d'abord, Nathalie Michet nous rappelle l'essentiel de l'actualité.
09:40Une adolescente de 15 ans hospitalisée dans un état grave après avoir été agressée
09:45au couteau dans son lycée d'Ancenis.
09:47La jeune fille a été poignardée par un autre élève qui est actuellement en garde à
09:51vue, interrogée pour tentative d'assassinat.
09:54Selon le procureur, il a pu entretenir des liens d'amitié assez forts avec sa victime.
09:59Pas de mesures ciblées pour aider à payer le plein d'essence ou de gazole, mais un
10:03plan d'électrification pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles, annonce
10:08ce soir de Sébastien Lecornu.
10:10D'ici 2030, deux voitures neuves sur trois devront être électriques.
10:15La délégation iranienne va-t-elle répondre présente au Pakistan pour négocier avec les
10:20Etats-Unis ?
10:21Téhéran exclut de discuter.
10:23Tant qu'Israël continue de bombarder le Liban, le vice-président américain Jay
10:27Evans est lui déjà dans l'avion pour Islamabad.
10:30Sur le tour du Pays Basque, troisième victoire d'étape pour Paul Seksa.
10:35Sarcelé par ses concurrents, le cycliste français de 19 ans a résisté pour s'imposer
10:40au sprint et il aborde la dernière étape demain avec une large avance, 2 minutes 30
10:45devant le Slovène Florian Lipovic.
10:47Merci, on vous retrouve à 20h, Nathalie.
10:51Vincent Parizeau.
10:53Il refond la France sur RTL.
10:56Bonjour, merci beaucoup.
10:58Très heureux être là, mon épouse.
11:01Très sympa.
11:02Bonjour.
11:06Voilà, il fallait tendre forcément un petit peu l'oreille parce qu'on n'enregistre
11:09pas aussi facilement que ça les conversations privées du pape.
11:15Mais c'était Emmanuel Macron, on a entendu le très sympa murmurer par Brigitte Macron.
11:20Bon, c'était aujourd'hui la visite du couple présidentiel, en tout cas du président
11:25de la République et de son épouse au Vatican pour rencontrer le nouveau pape.
11:32C'était la première fois.
11:34Bon, ça, Rome, j'allais dire, c'est votre dossier, mon cher Albert Toscano.
11:39Qu'est-ce qu'il est venu chercher, le président, dans sa bénédiction, dans cette période
11:45aussi troublée ?
11:49Affirmer une fois de plus le rôle international de la France et de son président de la République.
11:53C'est important d'aller voir le pape au Vatican.
11:55C'est important, surtout si on parle de Liban.
11:57Parce que le Liban est un pays où les chrétiens ont une importance depuis toujours, et où
12:03les chrétiens aujourd'hui sont en difficulté, et où la paix est en difficulté.
12:07Et la paix a besoin de bonne volonté, l'appel à la bonne volonté.
12:12Je crois que le point fondamental, ou l'un des points fondamentaux de la conversation
12:20entre le pape et le président de la République a été le Liban.
12:24Et effectivement, les efforts doivent être multipliés, parce que ce problème a une
12:31influence, comme on voit tous les moments, sur l'autre guerre, sur l'Iran, ce qui se
12:39passe en Iran, et dont la question libanaise doit trouver une solution, ou au moins un début
12:47de solution.
12:48Léo Clim.
12:50Oui, Alberto Dizé, il est venu chercher la bénédiction.
12:54Moi j'irais un peu plus loin encore, Emmanuel Macron est venu chercher l'extrême onction.
13:00Donc pour ceux qui connaissent les sacrements catholiques, c'est quand on fait la dernière
13:08prière, et qu'on se fait un peu basamé d'huile.
13:13Et puis voilà, donc là, politiquement, en fait, oui, c'est toujours utile.
13:17Pour un politique est bénéfique de venir, d'essayer de faire passer un peu de sainteté
13:23sur vous en tant qu'homme politique.
13:25Après, sur le Liban, c'est malheureusement deux hommes impuissants, parce que de fait,
13:30tout le monde, tous ceux qui ne sont pas belligérants, sont impuissants dans ce conflit.
13:35Je disais, la papauté, c'est un petit peu, enfin Rome, c'est votre affaire, Alberto Toscano,
13:40j'ai envie de dire, la papauté, c'est un peu aussi la vôtre en tant que polonaise, Anna Kowalska.
13:45J'imagine que, quand un pape s'exprime, ça a un certain retentissement en Pologne,
13:50ou je me fais des idées ?
13:51Pas du tout.
13:51Pas du tout.
13:52C'était valable pour Jean-Paul II, et depuis, vous avez baissé le rideau.
13:55C'était absolument valable pour Jean-Paul II, qui était vraiment un exemple à suivre,
13:58tout le monde l'écoutait à chaque fois, mais plus maintenant, vraiment, je pense que
14:01tout le monde s'est rendu compte que, je suis d'accord avec l'heure,
14:04qu'un impact diplomatique aujourd'hui de pape est nul.
14:07Je ne sais pas, je suis complètement d'accord, le pape, il ne fait pas la loi, mais il
14:13ne fait pas comme il participe à l'opinion, de toute façon, il fait, donc l'avis du
14:21pape, ça ne compte pas, vous avez complètement raison, bien sûr, concrètement, ça ne compte
14:26pour rien, mais dans l'opinion, c'est un reste une loi qui pèse.
14:32Surtout si c'est un pape américain.
14:35On va clore ce dossier du Vatican, on va en ouvrir un autre, je voudrais vous demander
14:39qu'est-ce que vous faites dans trois semaines, mes amis ? Est-ce que vous êtes disponible
14:42pour venir dans cette émission, vendredi, dans trois semaines ?
14:46Le 1er mai.
14:47Oui, le 1er mai ! Eh bien oui, parlons-en, parce que travailler le 1er mai, je peux vous
14:51dire que ça fait bouger, ça fait bouger les lignes.
14:54Écoutez ce qui s'est passé cet après-midi à l'Assemblée.
14:57Merci Madame la Présidente.
15:00Nous aussi, on veut bien...
15:02Monsieur Véry.
15:03Merci beaucoup Madame la Présidente.
15:05À ce stade des débats, au-delà du bruit dans l'hémicycle, nous avons réussi à
15:11entendre M. le ministre...
15:12Voilà, allons enfants de la patrie, entonnés notamment par la gauche sur les bancs de l'Assemblée,
15:20tout ça parce qu'il y a un débat sur le fait de pouvoir faire travailler certains
15:25salariés de certaines professions le 1er mai et que, bon, en fait, il y a aussi une
15:31espèce de manipulation du système politique qui fait que les défenseurs de cette proposition
15:39de loi ont en fait voté contre le texte pour que les amendements ne soient pas débattus,
15:48qu'il file que le texte qui a été adopté au Sénat file directement en commission paritaire
15:52et qu'il puisse s'appliquer assez rapidement, notamment pour le prochain 1er mai.
15:57Touche pas à mon 1er mai, tiens, c'est un petit peu le débat.
16:03Alors, j'allais dire, pas pour vous mon cher John Henley, parce qu'en Angleterre, en
16:07Grande-Bretagne, ça n'existe pas.
16:08Ça n'existe pas, le 1er mai n'est pas férié, sauf si c'est le 1er lundi de mai,
16:16parce que chez nous, le 1er...
16:19Chez nous, le 1er lundi de mai est férié, c'est le férié du printemps, et on fait comme
16:26ça parce que notre chère Madame Thatcher n'a pas voulu associer un jour férié, qui
16:34était quand même, en somme tout, pas une si mauvaise idée en début de printemps, à
16:40la fête internationale du travail, qui était évidemment une fête socialiste, et donc,
16:46voilà, on ne pouvait pas fêter le 1er mai automatiquement.
16:50Alors, voyons un petit peu comment ça se passe chez vous, et est-ce qu'il y a aussi des
16:54velléités de certains, des sacralisés, un petit peu, ce jour férié du 1er mai ? Le
17:001er mai, ça existe en Allemagne, mon cher Léo ?
17:02Absolument, et je dirais que c'est assez sacré.
17:07Moi, je trouve de toute façon qu'en France, les jours fériés, les dimanches, sont déjà
17:12largement désacralisés au profit de la consommation, c'est-à-dire les commerces sont
17:16ouverts, en général.
17:18Le 1er mai, en Allemagne, non, il n'y a aucun débat autour de ça, parce que deux institutions
17:25sont plus fortes, elles sont affaiblies aussi, mais plus fortes qu'en France, c'est l'église,
17:29et ce sont les syndicats.
17:31Donc, voilà.
17:32Donc, le 1er mai au matin, si vous voulez acheter des croissants ?
17:35C'est compliqué, vous devez vous rendre dans une gare, et moi, quelque part, je trouve
17:41ça plutôt bien d'avoir, de toute façon, qu'une société ait des temps de pause, un
17:45peu, de respiration, des moments tranquilles, si vous voulez.
17:50Alors, vous pouvez dire, ce n'est pas à l'état de me dire quand je le fais, mais ce
17:54qui est
17:54sûr aussi, c'est que ce n'est pas ça de faire travailler les salariés des fleuristes
17:58et des boulangers, qui va booster la croissance en France.
18:01Non, ça ne va pas changer grand-chose.
18:02Pour ça, il va falloir travailler plus longtemps dans sa vie, et pas juste le 1er mai.
18:07Mais ça peut énerver un fleuriste qui ne peut pas faire travailler son salarié, et
18:11de voir, on va dire, sur le trottoir d'en face, des personnes vendre du muguet.
18:19Bien sûr.
18:20Voilà, comme ça peut énerver un boulanger de ne pas pouvoir proposer des croissants tout
18:24frais, tout chauds, à ceux qui sont...
18:28Bah, parce que c'est quand même un jour férié, donc c'est agréable de prendre le temps.
18:32Je ne sais pas ce que vous en pensez, Albert Douton Scano.
18:34Le 1er mai en Italie, c'est sacré ?
18:35Non, c'est comme en Allemagne, c'est une journée importante, sacrée, des liturgies
18:41du 1er mai, le grand concert organisé par le syndicat à Rome, avec 100 000 personnes,
18:48200 000 personnes.
18:51En général, le temps est beau, et on aime écouter la musique tous ensemble.
18:56Il y a des liturgies du 1er mai, c'est une journée sacrée.
18:59Une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce qu'il y a de mal si un salarié a
19:03envie de gagner
19:03plus en travaillant chez son patron fleuriste ?
19:09Et en France, il y a toujours cette exagération idéologique.
19:14Et la liturgie normale et juste du 1er mai devient un phénomène de fétichisme et d'exagération
19:22idéologique, à la française.
19:24Alors que, par exemple, c'est plus souple en Pologne avec Kowalska ?
19:28C'est assez décrié en Pologne parce que ça rappelle le régime communiste, mais en
19:33effet, on ne travaille pas, c'est un jour férié, on ne peut pas contraindre les gens
19:36à travailler, mais ceux qui travaillent en prime, mais attention, c'est une prime
19:40de 100% de salaire horaire.
19:42Donc si on gagne 40 par jour, là on va gagner 45, donc une heure de plus.
19:46Ah c'est tout ?
19:47Beaucoup moins.
19:48C'est pas le salaire doublé, c'est une heure qui est doublée.
19:51Une heure qui est doublée, beaucoup moins qu'en France.
19:53Je pense que ce débat est quand même très violent en France pour un jour férié, vraiment.
19:57Il y a un rapport au travail en France qui est très difficile et je pense que c'est
20:02là où il faut se pencher.
20:04Et puis on aime bien faire des polémiques, j'allais dire, nationales, le pays se déchire,
20:09alors que sans doute, ça n'en vaut pas la peine.
20:12En tout cas, si je regarde vos mines un petit peu étonnées, en entendant notamment ces députés
20:20français, entonnaient la Marseillaise sur les bancs de l'Assemblée.
20:24On marque une courte pause et on va parler dans un instant d'une élection qui intéresse
20:29visiblement toute l'Europe et qui vous intéresse, vous.
20:32Vous avez tous tenu à en parler ce soir dans cette émission, dont acte, mais après
20:37promis, on parle de la photo people qui intéresse toute la classe politique et au-delà.
20:46A tout de suite.
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20:53Jusqu'à 20h, ils refont la France sur RTL.
20:56Vincent Parizeau.
20:57Alors ils étaient donc unanimes, je vous le disais, pour dire en préparant l'émission
21:01que c'était très important de parler de ces élections en Hongrie.
21:04Donc je vous présente Léo Klim, le correspondant à Paris d'Air Spiegel,
21:08Anna Kowalska, la correspondante en France de la télé publique polonaise,
21:12John Henley du quotidien britannique The Guardian et Alberto Toscano, journaliste écrivain italien.
21:18Effectivement, élection législative très importante et en tout cas très compliquée
21:24pour le Premier ministre nationaliste hongrois Victor Orban, qui est au pouvoir depuis 16 ans.
21:31Mais là, visiblement, c'est peut-être la candidature de Troux.
21:37En tout cas, les sondages le donnent battu par son adversaire conservateur pro-européen,
21:43Peter Maggard.
21:44Et depuis quelques jours, mais surtout depuis quelques heures, il dit
21:51« Attention, l'opposition, enfin mon adversaire organise le chaos,
21:57est en train de tricher, de truquer ces élections, ce scrutin ».
22:02Alors évidemment, certains envisagent déjà l'hypothèse que les choses ne se passent pas très bien
22:10et que Victor Orban conteste le résultat de cette élection.
22:15Est-ce que vous pensez, Anna Kowalska, en tant que polonais, journaliste polonais,
22:19que c'est possible parce que vous nous disiez que vous avez vécu
22:23une situation un petit peu similaire il y a quelques temps ?
22:26Oui, en Pologne, les populistes étaient au pouvoir pendant huit ans
22:28et avant les élections de 2023, on avait exactement la même crainte,
22:34surtout que les populistes avaient la même mise aussi sur notamment le système de justice.
22:39Mais effectivement, finalement, la différence de voie entre le démocrate et l'extrême droite
22:44était tellement grande qu'il n'y avait pas vraiment une marge de manœuvre.
22:47Et je pense que ça risque d'être le cas en Hongrie,
22:49surtout que je pense que Victor Orban s'est rendu compte qu'aujourd'hui,
22:53sa position est très difficile.
22:55Et gouverner un pays dans un tel état de crise économique, ça ne le sert pas par la suite.
23:02Pourtant, il reçoit des soutiens, je vais dire de toutes parts,
23:06des soutiens à la fois de Moscou et de Washington.
23:09Difficile d'être mieux servi, non ?
23:11Et de Paris ?
23:14Oui, enfin de Paris...
23:15Et de Marine Le Pen ?
23:16Oui, de Marine Le Pen, on va dire.
23:18Parce qu'à Paris, on parle plutôt de trahison de la situation de la Hongrie,
23:24notamment lors des conseils européens.
23:27Vous savez que les représentants hongrois étaient mis à l'écart
23:29parce qu'ils se sont rendus compte que dès qu'ils parlaient de quelque chose,
23:33dans les secondes qui suivaient, Moscou était au courant quand même.
23:36Alors, pardon, oui bien sûr, j'ai pas voulu anticiper ce qui pourrait se passer en 2027 en France.
23:42Par contre, pour tous les Européens,
23:45ce qui se passe maintenant en Hongrie est quand même très intéressant et très riche en enseignement.
23:51et aussi, notamment, parce qu'on se demande si la France va devenir une grosse Hongrie, en fait,
23:56à partir de l'année prochaine.
23:58C'est-à-dire, adopte, si elle a un gouvernement d'extrême droite,
24:01qui est anti-européen et qui bloque à peu près tout,
24:09qui fait en sorte que l'Europe, au moment où elle doit s'affirmer,
24:12où elle est attaquée par la Russie, par les Etats-Unis même, et la Chine,
24:19à ce moment-là, donc, que la France, comme pays encore plus important que la Hongrie,
24:24je dirais, en Europe, soit gouvernée par un parti dont l'ami est, effectivement, Victor Orban.
24:31Mais là, vous anticipez un petit peu, quand même, sur l'élection présidentielle.
24:35En France, c'est dans un an.
24:36D'ailleurs, le premier tour, normalement, ça devrait être dans un an.
24:39Ce n'est pas certain, certain, parce que les dates ne sont pas encore calées,
24:43mais normalement, c'est dans un an.
24:45Non, non, c'est un scoop d'ertel.
24:47C'est au mois d'avril.
24:48Oui, c'est au mois d'avril, mais on ne sait pas si ce sera exactement dans un an,
24:53ou dans un an et une semaine.
24:55Cela dit, Alberto Toscano,
24:59pourquoi c'est si important pour l'Europe, ce qui va se passer dimanche en Hongrie ?
25:04Mes collègues l'ont dit très bien.
25:07La Hongrie, l'expérience de l'extrême droite au pouvoir, a, aujourd'hui, à Hongrie...
25:14Ça fait 16 ans, quand même, hein, d'aïtirer...
25:16La soumise à l'opinion du peuple à travers une élection démocratique.
25:24Par rapport à ce que Léo vient de dire,
25:27je mettrais un peu un bémol dans le sens que la Hongrie a été la Hongrie
25:32comme expérience politique extrême,
25:36parce que la Hongrie est la Hongrie.
25:38Je vois mal un grand pays comme la France, la Pologne, l'Italie et l'Allemagne,
25:45même s'il tombait, dans le cas italien, ça s'est produit,
25:50sous le contrôle d'un premier ministre qui vient de l'extrême droite
25:54et qui exprime une culture d'extrême droite,
25:57avoir les mêmes positions qu'Orban,
25:59les mêmes positions anti-européennes qu'Orban.
26:02Mais Loni n'a pas eu la même position.
26:04C'est important pour l'Europe, pour répondre à la question que vous avez posée,
26:09parce qu'Orban a servi comme inspiration
26:12pour toute une génération d'autres leaders d'extrême droite.
26:16Il a été vraiment le pionnier de ce genre de nationalisme chrétien,
26:26très anti-immigration,
26:29et il a systématiquement dégradé l'état de droit en Hongrie
26:36depuis une bonne décennie maintenant.
26:38Le système judiciaire, comme a dit Anna, c'est complètement...
26:42Et est-ce qu'il affaiblit l'Europe ?
26:44Et s'il a le soutien de Trump, par exemple,
26:46est-ce que c'est parce qu'il affaiblit l'Europe ?
26:47Ça affaiblit l'Europe parce qu'il bloque...
26:50Et aussi parce que lui, il a créé ce narratif,
26:53il a inventé et il a trouvé que ça marche,
26:55ce narratif qui a mené, entre autres, au Brexit, par exemple,
27:00que l'Europe, c'est vraiment l'ennemi du peuple.
27:04Et lui, il l'a dit très clairement,
27:06l'Europe, c'est l'ennemi du peuple hongrois.
27:09Et il a exploité, ce que moi je trouve extraordinaire dans tout ça aussi,
27:14c'est cette idée que l'Europe,
27:16qui a été fondée sur les idées de compromis,
27:21de concessions, de coopérations,
27:24et qui n'a jamais songé,
27:26les fondateurs de l'Europe n'ont jamais imaginé
27:29qu'il y aurait un pays qui allait travailler activement
27:32au sein de l'Europe pour abolir ou pour détruire l'Europe.
27:39Et donc, il y a ce système d'unanimité,
27:44ce système de veto que Orban a exploité de façon remarquable.
27:50Alors, on va marquer une petite pause.
27:52Et puis, dans un instant, vous parliez de narratif.
27:54Un autre narratif, dans un autre genre,
27:57c'est même une love story.
27:59Un coup de com' pour d'autres.
28:01A tout de suite.
28:20A l'évidence, il me semble qu'il ne s'agit pas de photovolée,
28:23mais clairement d'une mise en scène,
28:25ce qu'on appelle en langage journalistique,
28:28people, une fausse planque.
28:29C'est-à-dire qu'on donne l'impression que c'est une paparazzade.
28:33Mais en réalité, tout est assez posé.
28:34Et on sent qu'il y a quand même une mise en scène.
28:36Voilà.
28:36Le communicant politique, Gaspard Ganser,
28:39autour de ces photos qui ont tant fait parler
28:42de Jordan Bardella et de Maria Carolina de Bourbon
28:45et de Sicile.
28:47Romance privée, enjeu public.
28:49Alors, love story ou coup de com' ?
28:51Je vous pose la question assez clairement, Anna Kowalska.
28:54Non, pourquoi je dois commencer à se manquer ?
28:56Parce que vous m'en avez beaucoup parlé.
28:59Mais non, mais moi, si j'étais la spin-doctor de Jordan Bardella,
29:02je ne ferais peut-être pas exactement la même chose,
29:05mais pas très loin.
29:06Je n'aurais pas choisi un princesse,
29:07mais quelqu'un un peu pareil, qui peut plaire.
29:10Vraiment, c'est un...
29:11Parce que c'est important d'arriver, en tout cas,
29:13de se lancer dans la course à l'Elysée en étant accompagnée.
29:15Non, mais il devient beaucoup plus présidentiel, ça c'est sûr.
29:18Ah oui, forcément.
29:18Et il monte en gamme, il entre dans la cour des grands,
29:21il a accès à absolument d'autres étudiants.
29:24Il ne peut pas y aller seul.
29:24Mais si Marine Le Pen était candidate,
29:26elle irait toute seule.
29:28Oui, mais je pense que Jordan Bardella a besoin
29:30d'incarner l'homme un peu plus.
29:34Oui, si, si, si.
29:36On a compris ce que vous vouliez dire.
29:40Moi, je suis intéressé, parce que vous allez nous dire,
29:42Léo Clim, parce que vous avez décortiqué l'article de Paris-Marche.
29:45Ah ben, c'est une prose incroyable.
29:48Alors, j'ai trouvé des fautes de frappe,
29:49ce qui me dit que ce n'est pas l'IA qui l'a écrit,
29:52parce que l'IA ne fait pas de fautes de frappe.
29:56L'auteur qui a écrit ce papier
30:00n'a signé aucun autre papier
30:01si je n'ai pas fait d'erreur dans mes recherches
30:03jamais dans Paris-Marche.
30:05Elle est inconnue au rayon,
30:06donc ça doit être un prétan, je ne sais pas.
30:09Non, mais tout ça, c'est quand même très intéressant,
30:11parce que quand vous êtes comme ça
30:13en une de Paris-Marche en couple,
30:17vrai ou faux,
30:18c'est que la banalisation du RN
30:21est complètement achevée.
30:22Ça veut dire que ce premier parti de France
30:26est acceptable,
30:27et il est même acceptable
30:28pour probablement son propriétaire du journal,
30:32qui est Bernard Arnault, LVMH.
30:35Voilà, quelque part,
30:37une bonne partie,
30:38une partie importante de l'establishment parisien
30:40peut accepter l'idée
30:42que cet homme soit présidentiable.
30:44C'est aussi ça,
30:45parce qu'il y a des précédents,
30:47Sarkozy, Macron,
30:48il y avait la même mise en scène
30:49avec Paris-Marche.
30:51Mais si c'était simplement
30:52une vraie histoire d'amour,
30:54vous n'y croyez pas ?
30:55Non, mais elle est trop parfaite,
30:57comme histoire,
30:57elle est trop parfaite,
30:59la princesse et le pauvre
31:00de Saint-Saint-Denis.
31:02Ce qui plaît pour la vraie histoire d'amour,
31:05c'est que quand même,
31:05sur les photos,
31:06on voit qu'elle a déjà pris le dessus sur lui.
31:09Je ne sais pas si c'est une belle journée,
31:12une bonne journée
31:12pour Marie-Coreline et Jordan.
31:16Certainement,
31:16ce n'est pas une belle journée
31:17pour le journalisme français.
31:19Bon, ça c'est dit.
31:20Et on en parle ça en Italie,
31:22au fait de cette idylle ?
31:24Non.
31:24Non ?
31:25Ça n'existe pas ?
31:25Si on en parle,
31:27ça m'a échappé,
31:28sincèrement.
31:29En tout cas,
31:29chez nous,
31:29ça fait du bruit.
31:30Merci beaucoup
31:31d'être venu poser votre regard
31:33sur l'actualité française
31:35et internationale.
31:37Cédric Chasseur,
31:38bonsoir.
31:38Bonsoir, Vincent.
31:39Du foot au programme.
31:40Oui,
31:41avec la deuxième mi-temps
31:42de Paris-FC-Monaco,
31:443 buts à 1 pour le PFC
31:45à la pause.
31:46Et puis,
31:47le réveil peut-être
31:48de l'Olympique de Marseille,
31:49deux défaites consécutives,
31:50Marseille-Messe
31:51à partir de 21h05.
31:52Eh bien,
31:53nous verrons cela.
31:54A tout de suite,
31:54les infos,
31:55dans un instant.
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