- il y a 6 mois
Paolo Levi (Italie), Philip Turle (Grande-Bretagne),Birgit Holzer (Allemagne) et Aysegul Sert (Etats-Unis) refont la France aux côtés de Vincent Parizot.
Regardez Ils refont la France avec Vincent Parizot du 13 mars 2026.
Regardez Ils refont la France avec Vincent Parizot du 13 mars 2026.
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00:00Diaco Boituré, il refond la France sur RTL, avec Vincent Parizeau.
00:08Parce qu'il est toujours bon de recevoir un avis de l'extérieur,
00:13parce que se regarder le nombril, comme on dit, ça a quand même ses limites.
00:18C'est pour ça que cette émission a un côté salvateur.
00:22Et je suis heureux, comme chaque vendredi soir, d'accueillir des journalistes venus,
00:27des principaux pays européens, ou ailleurs d'ailleurs.
00:31En l'occurrence, ce soir, d'Allemagne, d'Italie, des Etats-Unis et de Grande-Bretagne.
00:37Bonsoir, Birgit Holzer.
00:39J'ai tout compris.
00:43Belle et bonne soirée.
00:47Correspondante pour plusieurs titres de la presse allemande.
00:49Bonsoir, Paolo Lévy.
00:51J'ai tout compris.
00:53Journaliste correspondant, entre autres, de l'ANSA, l'Agence Nationale de Presse Italienne.
00:59Bonsoir, Elze Goulser.
01:00Y'aqchamlar, Vincent.
01:02Alors, ça, c'est du turc.
01:03Mais vous êtes turco-américaine.
01:05Tout à fait.
01:06On parlera, évidemment, pas mal des Etats-Unis en ce moment.
01:09Mais aussi de la Turquie, bien sûr.
01:13Good evening, Philippe Tau.
01:15Good evening, Mr. Parizeau.
01:16How are you ?
01:17Very fine, thank you.
01:19Journaliste britannique, chroniqueur international à France 24.
01:23Donc, ils refont la France en collaboration avec notre partenaire courrier international
01:28qui vous propose le meilleur de la presse du monde entier.
01:31Comme ici, on a le meilleur des journalistes qui travaillent ici en France.
01:34Un peu de flatterie ne fait pas de mal.
01:37Jusqu'à 20h, ils refont la France avec Vincent Parizeau.
01:42Nos soldats ont été frappés.
01:43C'est évidemment inacceptable.
01:46Face à la guerre en cours, la position de la France est purement défensive.
01:49On soutient ses alliés et ne saurait justifier jamais qu'on s'en prenne à elle.
01:54La France continuera de faire preuve de sang-froid, de calme, de détermination,
01:58de protéger nos ressortissants et de défendre nos intérêts et notre sécurité.
02:03La France presse pour cible, donc, dont un soldat a été tué.
02:08L'adjudant-chef Arnaud Friand, six autres ont été blessés par une attaque de drone
02:15dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien.
02:19On se pose évidemment des questions.
02:21Est-ce que la France peut ou doit riposter ?
02:25Et y a-t-il un risque de se faire entraîner dans cette guerre ?
02:30Alors que, pour l'instant, comme le disait Emmanuel Macron,
02:33pour l'instant, la France adopte une position qui est purement défensive.
02:38J'ai envie de vous entendre sur ce point, Paolo Lévy,
02:41parce qu'il y a bien des similitudes avec ce que vous avez vécu, vous,
02:47enfin, les Italiens, pas plus tard qu'hier, je crois, ou avant-hier,
02:51sur une base, mais toute proche, dans le même secteur.
02:54Tout à fait. On est en plein Kurdistan irakien.
02:58Et il y a une base depuis déjà un certain moment italienne en France,
03:03une mission de paix qui est assurée, entre autres, par des soldats, des militaires italiens.
03:09Et hier, elle a été attaquée, cette base, par des drones de mouvance philo-iranienne.
03:17Heureusement, les militaires ont eu le temps de rentrer dans le bunker prévu à cet effet.
03:24Et donc, il n'y a pas eu de dégâts ni de humains.
03:29Ils sont tous sains et saufs.
03:31Mais cela, vous pouvez bien imaginer, Vincent, a suscité en Italie un grand débat
03:37sur l'opportunité de rester dans cette zone très exposée.
03:42Et notre ministre de la Défense, Croseto, a déjà annoncé qu'ils ne vont pas partir,
03:49mais ils vont certainement réduire une partie de cet effectif.
03:52Et donc, il y a déjà des soldats, des militaires, qui sont en train de se déplacer en zone sûre.
03:59Parce que s'il y a des Italiens ou des Français dans cette zone du Kurdistan irakien,
04:03c'est... Alors, a priori, ça n'a pas de lien avec le conflit au Proche-Orient,
04:09puisque c'est pour lutter contre l'État islamique.
04:13Sauf que, si on commence à répondre, on va ouvrir un troisième ou quatrième front.
04:20C'est-à-dire que l'Iran, il frappe partout.
04:24Il voit des cibles d'occidentaux, il frappe.
04:29Ou d'allier, voire les pays du Golfe, etc.
04:33Donc, pour eux, c'est vraiment une cible très facile.
04:38Et donc, c'est très dangereux de rester là-bas.
04:41Et je veux le dire aussi, en signe de solidarité,
04:43aujourd'hui, il y a plein de monde en Italie
04:47qui ont exprimé la solidarité de l'Italie
04:49par rapport à cette mort de ce militaire français,
04:54qui est un deuil pour la France, mais même pour l'Europe.
04:57Oui, évidemment, tout cela pose aussi la question du positionnement de l'Europe
05:02aujourd'hui dans ce conflit, et pas seulement de la France.
05:07Je vois que vous voulez intervenir, El Zegul.
05:10Oui, sur une chose que vous disiez.
05:12Moi, j'étais en reportage à Erbil, en Kurdistan irakien, il y a quelques années.
05:18Et c'est vrai que ces bases européennes sont là
05:19afin de combattre le djihadisme, l'état islamique,
05:24mais aussi de montrer aussi qu'il n'y a pas que des bases américaines
05:30qui sont dans la région, mais qu'il y a aussi une solidarité,
05:32une force européenne qui existe au Moyen-Orient.
05:36La Turquie a aussi été touchée par une frappe où il n'y a pas eu de mort,
05:43mais où un missile iranien avait été arrêté par des missiles de l'OTAN.
05:52Et donc, la réponse de la Turquie, qui normalement est assez vite à monter de cran,
05:59a été, je trouve, pour l'instant, assez non-combatif.
06:04Et ça montre aussi que ce que je pense que l'Europe devrait faire,
06:08si je peux dire pour l'instant, en tout cas la France,
06:10c'est de ne pas tomber dans le piège que les Iraniens sont en train de préparer.
06:16C'est-à-dire que le régime iranien aujourd'hui est en train de dire
06:20si je tombe, non seulement le pays tombe, mais tout le monde autour va tomber.
06:24La région va tomber.
06:25Et donc, ils veulent, le but, c'est que ce conflit dont vous parliez,
06:29très justement en disant que c'était un conflit qui devenait de plus en plus mondial,
06:34c'est de faire que tout le monde soit au bout du puits, au bout de la pisse,
06:38en même temps que l'Iran.
06:39Et je vous cite à l'instant une déclaration de Recep Erdogan,
06:45pour la Turquie, qui dit
06:47« Rester à l'écart de la guerre est aujourd'hui la priorité numéro un de la Turquie ».
06:53C'est aussi la priorité numéro un de l'Europe.
06:56Je pense qu'on est assez d'accord.
06:58On est d'ailleurs étonné aussi, là je me tourne vers vous,
07:03mon cher Philippe Torte,
07:04que ça semble être la priorité numéro un de la Grande-Bretagne,
07:08tout de même fidèle alliée des Américains.
07:12Et depuis quelque temps, ça change,
07:15ça chauffe entre Washington et Londres.
07:19Visiblement, votre Premier ministre n'est plus du tout dans les petits papiers de Donald Trump.
07:22Alors, j'ai deux choses à dire là-dessus.
07:24La première chose, c'est qu'on est toujours évidemment émus devant la mort d'un homme.
07:29Et j'en vois, comme tout le monde, mes condoléances à la famille.
07:33Mais il ne faut pas prendre ça comme une excuse pour se jeter dans la guerre.
07:40C'est une provocation de la part des Iraniens pour pousser la France à répondre.
07:45Il ne faut absolument pas le faire.
07:46Comme pour les Britanniques, ils ne vont pas le faire.
07:49Et Keir Starmer, le Premier ministre britannique,
07:51a fait comprendre très clairement que la Grande-Bretagne
07:54n'est pas du tout sur la même longueur d'onde que les États-Unis.
07:57Pour la raison suivante,
07:58que la pilule ne passe plus entre Donald Trump et Keir Starmer.
08:02On a eu cette semaine,
08:04mais une situation ubuesque,
08:06où Donald Trump a traité Keir Starmer de
08:10par Winston Churchill.
08:12En disant, je ne peux plus dépendre de lui.
08:14La relation spéciale,
08:15qui pour beaucoup de Britanniques était juste une relation spéciale,
08:18parce que les Britanniques étaient les caniches des États-Unis.
08:22Cette relation spéciale ne marche plus.
08:24Et bien que les Anglais,
08:26on ne peut plus dépendre d'eux.
08:28Et on a même essuyé cette insulte de la part de Donald Trump,
08:32où il disait que de toute manière,
08:33en Afghanistan, quand les troupes étaient sur place,
08:35les troupes britanniques,
08:36ils ont caché derrière les troupes américaines
08:38pour ne pas être blessés.
08:41Donc, il y a un sentiment en Grande-Bretagne anti-Trump.
08:44Il n'y a que 13% des Britanniques qui sont pour Donald Trump.
08:48Et donc, qui est le Premier ministre ?
08:49Qui a beaucoup de soucis sur place.
08:51Il n'y a que 18% d'opinions favorables dans les sondages.
08:55Il essaye de dire,
08:56ok, j'ai en mémoire le débâcle de 2003,
09:01quand Tony Blair a suivi les Américains George W. Bush en Irak,
09:05pour déloger Saddam Hussein
09:07pour les armes de destruction massive qui n'existaient pas.
09:09et bien, je ne vais pas suivre le même chemin avec Donald Trump
09:12parce que rien n'est organisé dans cette guerre.
09:14Et bien non, on n'y va pas.
09:16Le mot de la fin, quand même,
09:18pour ce premier tour de table consacré à la guerre
09:21et à cette malheureuse disparition d'un soldat français,
09:25Birgit Holzer.
09:26Quel écho ça trouve en Allemagne ?
09:29Ou est-ce qu'en Allemagne, le principal sujet,
09:31ça reste encore la guerre entre la Russie et l'Ukraine ?
09:37C'est lié, de toute façon.
09:38Mais bien sûr, on regarde de la même manière aussi
09:42ce qui se passe en Iran.
09:43L'Allemagne a également des soldats dans la région.
09:46Elle a déjà retiré certains.
09:48Et donc, je pense que ça aurait même pu, peut-être,
09:51ou ça pourrait encore, effectivement,
09:53aussi tomber sur l'Allemagne.
09:54Et même si la France est peut-être plus aux avant-costs
09:57parce qu'elle est plus exposée,
10:00il y a eu aussi le déplacement d'Emmanuel Macron,
10:04une mise en scène pour dire
10:06qu'on défend nos intérêts.
10:08Mais Frédéric Lars...
10:08Vous voulez dire à Chypre ?
10:10Non, oui, oui, le déplacement à Chypre.
10:12Oui, oui.
10:13On aurait pu attendre d'ailleurs les Anglais
10:14parce que Chypre, c'est un petit peu...
10:16On n'a pas de bateau.
10:17Ah oui, c'est ça.
10:18On n'en a pas.
10:18C'est ça le problème.
10:19Il y en a un seul qui devait partir,
10:22mais qui n'a pas pu,
10:22parce qu'il n'était pas prêt,
10:23à part ça de personnel.
10:25Et où est la Royal Navy ?
10:26Le Royal Navy est, pour ainsi dire, non existant.
10:29C'est épouvantable à dire,
10:31mais c'est comme ça.
10:32Et vous savez ce qu'on dit en Angleterre ?
10:34Eh bien, la France, c'est l'envie du monde
10:36parce que la France,
10:37ils ont des navires, des bateaux, des frigates.
10:38Nous, on n'a plus rien.
10:39On va y venir sur ce papier important d'ailleurs
10:41qui a été publié, je crois, hier.
10:45Un dernier mot.
10:45Oui, alors aujourd'hui, effectivement,
10:47le chancelier Frédéric Merck,
10:49qui était très timide au début
10:51pour critiquer Donald Trump,
10:52a dit que personne n'a intérêt
10:54à que ce conflit, cette guerre dure.
10:56Il faut trouver une solution, une sortie.
10:59Allez, une courte pause dans Il refond la France.
11:01Et puis, dans un instant,
11:02on évoque un autre sujet,
11:04celui de l'énergie nucléaire
11:06avec cet incroyable mea culpa
11:09cette semaine de Mme van der Leyen.
11:11de suite.
11:24Et Alban Leprince pour nous rappeler
11:26l'essentiel de l'actualité de ce vendredi soir.
11:28Le Premier ministre irakien promet ce soir
11:31des mesures pour empêcher des attaques.
11:33Il s'est entretenu avec Emmanuel Macron
11:35quelques heures seulement après la mort
11:37de l'adjudant chef Arnaud Frion,
11:39tué dans une attaque de drone en Irak,
11:41qui a également fait six blessés.
11:43Emmanuel Macron, qui promet quant à lui
11:45sans froid et réaffirme que la position
11:47de la France est purement défensive
11:49au Moyen-Orient après 14 jours de guerre.
11:51Israël affirme de son côté avoir mené
11:537600 frappants en Iran depuis le début du conflit.
11:571100 au Liban où 773 personnes ont été tuées
12:01selon le ministère libanais de la Santé
12:02qui évoque également près de 2000 blessés.
12:05Notez aussi qu'il y a quelques minutes,
12:07les Etats-Unis ont annoncé offrir une récompense
12:09de 10 millions de dollars pour des informations
12:11sur le leadership iranien.
12:13Les anciens salariés du Fleuron français
12:15de l'électroménager Brandt sont désormais fixés.
12:19Aucune offre industrielle n'a été retenue ce soir
12:22par le tribunal des activités économiques de Nanterre.
12:24Tous les actifs, c'est-à-dire le rachat des marques,
12:27des stocks et des pièces détachées
12:29ont été revendus à CAFOM,
12:32distributeurs d'équipements dans les Outre-mer.
12:34Et puis il y a du foot ce soir
12:35avec le début de la 26e journée de Ligue 1.
12:37Marseille, 3e du classement, reçoit Aucerre.
12:40Ce sera à vivre en direct en intégralité
12:42dans RTL Foot à partir de 20h.
12:43Le coup d'envoi de la rencontre, lui, est à 20h45.
12:46Merci Elban, on vous retrouve justement à 20h,
12:49juste avant le début de la soirée foot.
12:52Vincent Parizeau,
12:54ils refont la France sur RTL.
12:59Alors qu'en 1990,
13:01un tiers de la production d'électricité européenne
13:03était d'origine nucléaire,
13:05aujourd'hui ce n'est plus que 15% environ.
13:07Cette réduction de la part du nucléaire a été un choix,
13:09mais rétrospectivement,
13:11une erreur stratégique qui a détourné l'Europe
13:13d'une source fiable et abordable d'énergie à faible émission.
13:20Une erreur stratégique,
13:26avouée,
13:27voilà, avouée officiellement
13:28par Ursula von der Leyen.
13:31C'était cette semaine.
13:32On y revient avec nos amis journalistes anglais,
13:36Philippe Tehrl,
13:37international turco-américaine et Zegulsert,
13:40italien Paolo Levi
13:41et allemand,
13:43Birgit Holzer.
13:44Je me tourne vers vous,
13:45parce que si je ne me trompe,
13:46madame von der Leyen,
13:48elle était la ministre de madame Merkel,
13:51lorsque,
13:52justement,
13:53dans la foulée de Fukushima,
13:54l'Allemagne a dit,
13:56nucléaire,
13:56non merci,
13:57c'est fini.
13:58Absolument.
13:59Donc,
13:59elle était dans cette majorité
14:00qui a décidé ça.
14:01Alors,
14:01il faut quand même dire
14:02que c'était beaucoup le choix
14:04d'Angela Merkel à l'époque,
14:05parce que son parti était traditionnellement
14:08pro-nucléaire,
14:09contrairement aux Verts
14:10qui se sont, eux,
14:11construits vraiment
14:12en tant que parti
14:13contre le nucléaire
14:15et aussi contre la gauche,
14:17les sociodémocrates.
14:19Alors,
14:19donc,
14:20le parti de Ursula von der Leyen,
14:21effectivement,
14:22était un peu surpris,
14:23même,
14:24je pense,
14:24que la Merkel a pris ce choix
14:26parce qu'elle a regardé
14:28l'opinion publique allemande.
14:30Je pense qu'il faut savoir
14:31que Tchernobyl,
14:32la catastrophe de Tchernobyl,
14:33a sécué l'Allemagne.
14:35C'était un traumatisme
14:36bien plus qu'en France.
14:39Ma mère,
14:40moi,
14:40j'étais tout petite
14:41et ma mère a dit,
14:42on ne savait plus
14:42si on peut sortir avec vous,
14:43etc.
14:44Et ça a duré des années.
14:45Et je pense que ça a énormément
14:46marqué les Allemands.
14:48Et voir qu'avec Fukushima,
14:50il y avait encore une catastrophe,
14:52même si la technologie
14:53n'avait rien à voir,
14:54c'était aussi le tsunami
14:55qui était à l'origine.
14:58Mais ça a rebousculé les Allemands
15:03et Angela Merkel ne voyait pas
15:05continuer.
15:06Le fond du problème,
15:07est-ce que ce n'est pas
15:08que l'Union Européenne,
15:09alors ça va sans doute changer,
15:11mais ne considère pas
15:13que l'énergie nucléaire
15:13est une énergie propre ?
15:15Évidemment,
15:15on ne parle pas des déchets,
15:17mais une énergie non polluante
15:20au sens des émissions.
15:22Et que du coup,
15:24il y a beaucoup d'aides financièrement.
15:27c'était un poids à tirer
15:29pour l'énergie nucléaire.
15:30C'était un des grands litiges
15:32entre la France et l'Allemagne.
15:33L'Allemagne a dit qu'on a aussi
15:35d'autres énergies propres.
15:38Oui, mais des énergies,
15:39on va dire,
15:40un petit peu alternatives.
15:42Quand le vent souffre
15:43ou quand le soleil brille.
15:44Oui, il faut aussi investir
15:46dans les moyens de stockage.
15:47Aujourd'hui, en Allemagne,
15:48il y a plus que la moitié
15:49de la consommation
15:50de l'électricité
15:52via des renouvelables.
15:55Donc, on a énormément investi
15:57dans les renouvelables.
15:58Ce qu'a fait la France,
16:00beaucoup moins.
16:01Alors qu'en Grande-Bretagne,
16:03vous n'êtes plus dans l'Europe
16:04et vous avez exactement
16:05le même problème.
16:06Oui, elle a complètement raison.
16:09Madame von der Leyen
16:10pour dire que
16:11c'est un peu tard maintenant.
16:13Et vous savez qui a inventé
16:13l'énergie nucléaire ?
16:14Je pensais à la fave
16:15le corbeau et le renard
16:16et s'en aperçus,
16:17mais je ne sais plus exactement
16:19que c'était un peu tard.
16:20Vous savez qui a inventé ça ?
16:22Non.
16:22C'est nous.
16:23C'est nous qui avons construit
16:25les premiers centres en 1956.
16:28On dit que les Britanniques
16:29sont complètement autosuffisants
16:30en énergie nucléaire.
16:32Eh bien, pas du tout.
16:32Parce que dans les années 90,
16:34on est à peu près à 27%.
16:36Et depuis, ça a chuté.
16:37Maintenant, c'est à peu près à 16%.
16:38Oui, mais c'est ça.
16:39Comme l'Europe,
16:39on est à 15%.
16:40Oui, c'est exactement
16:41comme en Europe.
16:41Le problème, c'est que
16:42les réacteurs sont en fin de vie.
16:43Il faut construire
16:44de nouveaux réacteurs.
16:45Les constructions vont moins vite
16:48que les réacteurs
16:48qui sont en fin de vie.
16:50La demande est en augmentation constante.
16:52On prévoit à peu près
16:53150% de demandes
16:55d'ici 2040.
16:56Eh bien, il n'y a pas assez d'énergie
16:58pour satisfaire tout le monde.
17:00Et le gros problème,
17:02c'est qu'on avait importé
17:03beaucoup de pétrole,
17:04de gaz d'autres pays.
17:06Eh bien, maintenant,
17:06on ne peut plus.
17:07Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
17:08Et c'est un vrai problème.
17:09Et vous avez complètement raison,
17:11Vincent,
17:11quand vous disiez à l'époque
17:12que les gens pensaient
17:13que ça allait être difficile,
17:16polluant, dangereux.
17:17Et je pense qu'aujourd'hui,
17:18on se rend compte
17:18que la France
17:19a quand même mieux travaillé
17:20parce que la France,
17:21c'est l'envie de tout le monde.
17:22Pas seulement pour le Royal Navy,
17:24mais aussi pour l'énergie nucléaire.
17:26en disant,
17:27ben oui,
17:28maintenant,
17:28c'est EDF en France
17:30qui est responsable
17:31de construire des centres
17:32en Grande-Bretagne.
17:33Même si on a perdu
17:34un peu de notre expertise
17:35après toutes ces années
17:36et que ce sera difficile
17:37de retrouver les meilleurs
17:39pour les construire.
17:39J'en profite
17:40pour vous conseiller
17:40un article de The Economist
17:42publié dans Courrier International,
17:44notre partenaire.
17:46Chez vous,
17:47mon cher Philippe,
17:48le titre,
17:49c'est
17:49La France avait raison
17:50que c'est agaçant.
17:53Parce qu'effectivement,
17:54la France fabrique
17:55ses propres avions de chasse.
17:58C'est un mot qu'on utilise
17:58pour décrire la France
17:59assez souvent d'ailleurs
18:00en Angleterre.
18:01Et son énergie nucléaire
18:03qu'elle vend
18:05à l'Allemagne,
18:07à l'Angleterre.
18:08Alors,
18:08à l'Italie,
18:09ça c'est intéressant aussi
18:11mon cher Paolo
18:12parce qu'en Italie,
18:13c'est nucléaire.
18:14Non, merci.
18:14Et c'est le peuple italien
18:16qui le dit.
18:17Oui, oui.
18:17Disons que l'Italie
18:18a voté
18:20à deux reprises.
18:23Il y a eu
18:23deux référendums
18:24depuis l'après-guerre
18:25en Italie.
18:26Et deux fois,
18:27les Italiens ont été invités
18:28à s'exprimer
18:29sur le nucléaire.
18:30Et pour deux fois,
18:31les Italiens ont dit
18:32non merci.
18:33Et donc,
18:34l'Italie,
18:35jusqu'à il y a encore
18:36quelques années,
18:37était très fière
18:39de cette fibre
18:40anti-nucléaire.
18:42Figurez-vous
18:42qu'encore aujourd'hui,
18:43quand on rentre
18:44dans les villes
18:45en Italie,
18:45il y a le panneau
18:47avec écrit,
18:48je ne sais pas,
18:48Rome, Florence,
18:49Nappes,
18:50commune
18:52dénucléarisée.
18:52Comme pour dire,
18:53on est fier
18:54d'être loin
18:55de cette pourriture.
18:57Aujourd'hui,
18:58c'est tout l'inverse.
18:59Le gouvernement
19:00de Giorgia Meloni
19:01est farouchement
19:02pro-nucléaire.
19:03l'autre jour,
19:04à cette grande
19:04messe convoquée
19:05par Emmanuel Macron
19:07à la scène musicale,
19:09le sommet
19:10sur le nucléaire civil.
19:12L'Italie
19:12a été représentée
19:13par un ministre
19:14qui,
19:14sorti de cette réunion,
19:16a fait des grandes
19:17déclarations
19:18torni-truantes
19:19sur l'importance
19:20d'investir dans le nucléaire.
19:21L'Italie a même
19:22adhéré à ce mouvement
19:24qui pointe
19:24à tripler
19:26le nucléaire
19:26d'ici 2050.
19:28Donc,
19:28tout a changé.
19:30Et ce qu'on nous explique aussi,
19:32je ne sais pas
19:33si c'est vrai ou pas,
19:34mais apparemment,
19:34il faut aussi regarder
19:35les technologies
19:36qui, aujourd'hui,
19:37sont différentes.
19:38Apparemment,
19:38elles sont beaucoup plus sûres.
19:40Il y a ces mini-réacteurs
19:42qui, apparemment,
19:42sont la panachée.
19:45Et donc,
19:46c'est un moment
19:46où il y a un retour
19:48en grâce du nucléaire
19:49après les années Fukushima.
19:51Et c'est aussi,
19:52et il a raison,
19:53Emmanuel Macron,
19:54quand il dit
19:54que c'est aussi
19:55une question
19:56d'autonomie stratégique.
19:57Parce qu'on a vu,
19:58et cette guerre
19:59au Moyen-Orient,
20:00on le démontre encore une fois
20:01de façon spectaculaire,
20:03combien on est dépendant
20:05des autres
20:05sur les énergies.
20:06Donc,
20:08probablement,
20:08c'est un chemin
20:09à prendre pour l'Europe.
20:10En tout cas,
20:11ce débat sur le nucléaire
20:12qui fleurit ça
20:14dans les années 70,
20:15il n'est toujours pas tranché.
20:17On rappelle qu'effectivement,
20:18la sortie,
20:19elle date de Fukushima.
20:21Mais oui,
20:22c'est ça que j'ai lu beaucoup.
20:23C'est-à-dire qu'on est quand même
20:24presque jour pour jour
20:25à 15 ans de Fukushima
20:27dans le traumatisme
20:28dont vous parliez.
20:29Il y a récemment au Japon
20:31un sondage qui a été fait
20:33et 51% de la population japonaise
20:35veut en réalité
20:38agrandir
20:39ses ressources nucléaires
20:41et exactement comme vous disiez,
20:42afin d'être plus indépendant
20:45sur l'énergie.
20:46Mais ce qui montre aussi
20:48que l'homme,
20:49malheureusement,
20:49quel que soit l'autre romain,
20:50on oublie assez vite
20:52ce qui s'est passé
20:53même s'il n'y a que 15 ans
20:54en un sens.
20:55Allez,
20:55on va marquer une courte pause
20:56et puis dans un instant
20:57parler des élections municipales
20:59parce que dimanche,
20:59on va voter.
21:01Vous allez voter d'ailleurs,
21:02tiens,
21:03ça c'est intéressant
21:03de savoir des Européens
21:05aux élections municipales.
21:08Vous avez le droit de vote,
21:09non ?
21:09Parfait.
21:10Je ne vais pas vous demander
21:12pour qui,
21:12évidemment,
21:13mais on va parler
21:13des enseignements nationaux
21:18qu'on va pouvoir peut-être
21:19tirer de ce scrutin
21:20tout de suite.
21:31Ils refont la France
21:33Ils sont allemands
21:35comme Birgit Holzer,
21:36italiens comme Paolo Lévy
21:38et ils pourront voter demain.
21:40Ce qui ne sera pas le cas
21:41de notre ami anglais
21:43Philippe Thurl
21:44ni de notre amie
21:46turco-américaine
21:48et The Ghoul,
21:49certes.
21:49Pourquoi ?
21:50Parce que vous êtes Européen.
21:52Oui,
21:53écoutez,
21:54on a quelques droits quand même.
21:55Moi aussi,
21:56je suis Européen.
21:57Ah bah oui,
21:58enfin non,
21:58vous avez quitté le navire
22:01de l'Union Européenne.
22:03Voilà.
22:04Donc dimanche,
22:05premier tour
22:05des élections municipales.
22:07Ce soir minuit,
22:08ce sera le début
22:08de la période de réserve.
22:10Donc on ne peut plus rien dire,
22:11on ne pourra plus parler
22:11des candidats,
22:12de leur programme.
22:13Donc je vous le dis tout de suite,
22:14pour ne pas mettre en péril
22:15le difficile équilibre
22:16que la rédaction d'RTL
22:17a dû tenir
22:18sur les temps de parole,
22:18on ne va pas parler
22:19des cas particuliers.
22:21De toute façon,
22:22c'est vrai qu'on l'a dit,
22:23la plupart des candidats
22:26proposent à peu près
22:27la même chose
22:27sur la sécurité,
22:28l'environnement,
22:29les services de proximité.
22:31Les différences
22:32du roi de gauche
22:33sont difficiles
22:33à établir quand même
22:34au niveau,
22:35peut-être sur l'armement
22:36de la police municipale,
22:37ou l'encadrement des loyers,
22:39peut-être.
22:40Mais ça se joue
22:40un petit peu
22:41à l'épaisseur du trait.
22:42Mais ça m'amène
22:43à ouvrir le débat
22:44sur le plan national.
22:45Est-ce qu'il y a
22:46des enjeux nationaux ?
22:47Est-ce que d'ailleurs,
22:48c'est ce qu'on va vous demander
22:49dans vos rédactions
22:51lundi matin ?
22:52Alors,
22:53qu'est-ce que ça veut dire ?
22:54Et est-ce qu'on en sait plus
22:55sur la prochaine présidentielle ?
22:56C'est possible,
22:58Paolo ?
22:58Tout à fait.
23:00Disons que cette échéance électorale,
23:02c'est, disons,
23:02la première avant,
23:04grande échéance
23:06sur base nationale,
23:08avant les présidentielles
23:10de 2027.
23:11Donc, ça va être vraiment
23:13un premier tour de chauffe,
23:16ou en tout cas pour nous
23:17les journalistes étrangers
23:19qui scrutons de très près
23:21les équilibres politiques
23:22en France.
23:23Ça va être très, très intéressant
23:25de voir quels équilibres politiques
23:27vont se dessiner
23:28avec ce scrutin,
23:30même si on sait,
23:31comme vous venez de le dire
23:33entre les lignes,
23:34que l'élection municipale
23:35est très souvent
23:36aussi une élection liée,
23:39les Français adorent leur maire,
23:41et donc il y a aussi
23:42une dimension personnelle
23:44de la figure du maire,
23:45et c'était très intéressant
23:47de voir un récent sondage
23:51publié par le Cevipof
23:52et par vos confrères du Monde,
23:54disait qu'en fait,
23:55la famille politique,
23:56lors des municipales,
23:58elle compte assez peu
24:00pour l'électeur
24:01qui est presque prêt
24:02à voter quelqu'un d'autre
24:04si quelqu'un d'une autre
24:05famille politique,
24:06si la personnalité
24:07est convaincante pour lui.
24:09Donc, nous,
24:10on va être vraiment
24:11osagués,
24:12on va suivre de très, très près,
24:14parce que, après,
24:16on a tous les yeux rivés
24:17sur 2027,
24:18parce que...
24:19Donc, ça veut dire aussi,
24:20par exemple,
24:21là, on peut parler de ça,
24:22imaginons que le RN
24:24prenne, en tout cas,
24:25réussisse à prendre,
24:26à l'issue du second tour,
24:28une ou deux villes importantes,
24:31on en tirera des conclusions
24:32au niveau national,
24:34j'imagine,
24:34bien,
24:34et tous les autres.
24:35On en verra une dynamique,
24:37je pense.
24:37Après, on se souvient de 2020,
24:39les Verts avaient gagné
24:41énormément de villes.
24:44Bordeaux,
24:44alors, je ne sais plus
24:45si c'était plus en tête,
24:46Lyon,
24:47Grenoble,
24:48Grenoble,
24:49mais...
24:49Ce n'était pas un an
24:51avant les présidentielles,
24:52mais ce n'était pas non plus
24:56vraiment...
24:57Ça n'a rien dit,
24:58finalement,
24:58sur les échéances nationales.
25:01Donc, je pense que ça reste limité.
25:02Ça serait plus...
25:03Je pense qu'on est plus
25:04dans le symbole.
25:05Je pense que c'est aussi
25:06un petit truc de journaliste.
25:08C'est important pour les partis,
25:09c'est important pour les médias,
25:10mais comme on a dit,
25:12pour beaucoup de gens qui votent,
25:14ils ne regardent pas forcément
25:15la couleur.
25:17Peut-être qu'ils regardent
25:18qui ils connaissent
25:19ou comment leur ville
25:21a été gérée.
25:22Donc, je pense que c'est
25:23assez paradoxal d'un côté
25:25de parler du municipal
25:27comme si c'était vraiment
25:28déjà une pré-élection présidentielle
25:32parce que ce n'est pas le cas.
25:33Et en même temps,
25:34on va quand même regarder
25:35les dynamiques,
25:39les performances
25:40et aussi la manière
25:42comment les partis
25:42vont se positionner.
25:44C'est ça.
25:44Je pense que c'est plus
25:45l'entre-deux-tours
25:46qui risque d'être analysé.
25:48L'entre-deux-tours
25:49à droite.
25:51Les triangulaires.
25:52Ou les quadrangulaires.
25:54Peut-être même
25:54les quinquangulaires.
25:57Certains imaginent
25:58la situation à Paris.
25:59qui passent plus de 10%
26:00de...
26:01On peut rester.
26:02Voilà, on peut rester.
26:03Puis ça va poser quand même
26:03pas mal de problèmes
26:04pour pas mal de candidats
26:05qui pensent que si je passe
26:07la première étape
26:08et que je suis face
26:09à un seul autre candidat,
26:11c'est plus facile pour moi.
26:12Mais s'il y a
26:12deux, trois autres candidats
26:14aussi,
26:15ça peut être
26:15beaucoup plus compliqué
26:16pour moi.
26:17Je pense que
26:18les choses à regarder
26:19et là,
26:19on m'a souvent
26:21insisté là-dessus
26:21du point de vue britannique,
26:23c'est la position
26:24du Rassemblement National
26:25après ces élections
26:28par rapport à l'année prochaine.
26:29Est-ce que cet enracinement
26:31dans les villes,
26:31dans les villages en France
26:32va continuer ?
26:34Et quelle sera
26:36la ramification
26:37de tout ça
26:38pour les sénatoriels
26:39qui auront lieu
26:40plus tard cette année ?
26:41Est-ce que les...
26:42Parce que des postes
26:43de maires
26:44et d'autres conseillers municipaux,
26:45ça peut amener
26:46effectivement
26:47à faire
26:48un petit peu
26:49un bon coup
26:50au sénatorial.
26:51Est-ce qu'eux,
26:51après,
26:52ils vont réussir
26:53à avoir
26:53une liste,
26:55un groupe
26:57sénatoriel
26:57qui va évidemment
26:58aider pour
27:00les présidentiels
27:01de l'année prochaine ?
27:02Ça,
27:02c'est le premier point.
27:03Le deuxième point,
27:03c'est que je suis...
27:05J'aimerais bien voir
27:06comment la France insoumise
27:08va sortir de cette crise
27:10des accusations
27:11d'antisémitisme.
27:12Quel effet
27:13est-ce que ça aura
27:14sur cette campagne,
27:16sur le vote
27:19pour LFI
27:20ce week-end ?
27:21Est-ce que ça affectera
27:22ou pas ?
27:23Est-ce qu'ils ont pris
27:23la place
27:24autrefois
27:25du Front National
27:26comme la partie
27:27où il va faire bloc ?
27:29Tout ça,
27:29c'est des questions
27:30auxquelles on ne peut pas
27:31répondre aujourd'hui
27:31mais c'est très intéressant
27:32ce week-end de regarder ça.
27:33Eh bien,
27:33on regardera ça.
27:34Vous regarderez ça,
27:35je le sais,
27:36attentivement.
27:37Vous en parlerez
27:37dans vos médias respectifs
27:39dès lundi
27:40et nous,
27:41on aura bien sûr
27:41l'occasion d'y revenir
27:42vendredi prochain.
27:43On va marquer une courte pause
27:44et j'ai envie de dire
27:45ma chère Iségoule
27:46parce que je sais
27:47que c'est vous
27:47qui m'avez demandé
27:48d'en parler ce matin.
27:48On vous a gardé
27:49le meilleur pour la fin.
27:51Vous voulez parler
27:51des Oscars ?
27:52Ça va se passer
27:52chez vous
27:53à Los Angeles.
27:54C'est toujours
27:55le grand rendez-vous
27:57du cinéma
27:58et notamment
27:59du cinéma américain
28:00mais pas seulement
28:02avec un franco-américain
28:03qui fait un petit peu
28:04l'événement
28:04et crée la polémique
28:05à notre ami
28:06Timothée Chalamet.
28:07On va y revenir
28:07à tout de suite.
28:23On a envie
28:25de leur décerner
28:26des Oscars,
28:27de meilleurs journalistes
28:29évidemment correspondants.
28:30Birgit Holzer
28:31pour plusieurs articles
28:32de la presse allemande,
28:33Paolo Levy
28:34pour la presse italienne
28:35et notamment
28:36l'agence Ansa
28:36et The Goulsert.
28:38Turco-américaine
28:39et Philippe Teur,
28:40chroniqueur international
28:41britannique
28:42pour France 24
28:43mais je le sais
28:44ma chère Isegoul,
28:45vous m'avez dit
28:45ce matin
28:46en échangé
28:47sur cette émission
28:48j'espère quand même
28:49qu'on va parler
28:49des Oscars,
28:50ça ne nous était pas
28:50forcément venu à l'esprit
28:51mais pour vous
28:52c'est quand même
28:53l'événement.
28:54Vous serez devant
28:54votre télé dimanche soir
28:55à 3h du matin.
28:56Écoutez,
28:57il y a peu de choses
28:58pour lesquelles
28:59je me réveille aussitôt
29:00et la dernière fois
29:02c'était pour le
29:02Biden-Trump débat
29:05où c'était
29:063h ou 4h du matin
29:07et là
29:08ça va être pour les Oscars.
29:09Il faut dire
29:10que j'ai vécu
29:11et travaillé
29:11en tant que correspondante
29:12pendant 7 ans
29:12à Los Angeles
29:13et que c'est dans l'air
29:14c'est palpable.
29:15Après j'ai une tradition
29:16à un rituel
29:17à moi seule
29:18où je regarde
29:19presque tous les films
29:20qui sont nominés
29:21et je peux vous dire
29:23que c'est une façon
29:24pour moi
29:26pour une petite parenthèse
29:27de quelques heures
29:28où on oublie
29:29où on met de côté
29:30tout ce qu'on peut mettre
29:31de côté
29:31et c'est le 98ème
29:33anniversaire des Oscars.
29:34Oui, ça sera gros
29:35et sous haute sécurité
29:36vu la situation
29:37dont on a parlé.
29:38Vous avez vu
29:39presque tous les films
29:39en compétition ?
29:40Votre favori ?
29:42Ah, moi j'ai adoré
29:43le Secret Agent
29:44le film sur le Brésil
29:48la dictature brésilienne
29:50qui je pense
29:51devrait le prendre.
29:52J'ai adoré Ramnet
29:53qui raconte l'histoire
29:56de la vie de Shakespeare
29:57et je dois dire aussi
29:58que j'ai trouvé
29:59que Russell Crowe
30:00qui est dans Nuremberg
30:03et a fait un travail
30:04formidable d'acteur.
30:06Je sais que Paolo aussi
30:07vous êtes fan
30:08de cinéma américain
30:09mais alors
30:10notre ami
30:11Timothée Chalamet
30:12Suprême
30:13moi je le trouve
30:14depuis très longtemps
30:15sans intérêt
30:16mais bien sûr
30:17On nous a dit
30:19il va avoir l'Oscar
30:20du meilleur acteur.
30:21Écoutez, c'est avoir
30:22après
30:24le talent est subjectif
30:26et l'art aussi
30:28donc moi je trouve
30:28que Timothée Chalamet
30:29ne l'a pas
30:30mais tandis que
30:31Léonardo DiCaprio
30:32que je n'apprécie pas non plus
30:34et dans le dernier film
30:35de Paul Thomas Anderson
30:36il a été exceptionnel.
30:37Rapidement
30:38vous avez été
30:38vous avez vu
30:39cette polémique
30:40autour de la sortie
30:41de Timothée Chalamet
30:43sur
30:44c'est presque un petit peu
30:45de l'auto-sabotage
30:46parce qu'il dit en substance
30:47comptez pas sur moi
30:48pour faire des trucs
30:49genre le ballet
30:50ou l'opéra
30:52il dit ça
30:53d'un ton un peu méprisant
30:55depuis il se prend
30:56une volée de bois vert
30:57je ne sais pas si ça va lui coûter
30:58l'Oscar
30:59qu'est-ce que vous en pensez ?
31:01Alors le représentant
31:02de l'Italie ici
31:03pays des pays
31:04de l'opéra
31:05Déjà je le dis en italien
31:08résidant à Paris
31:10merci M. Chalamet
31:11parce qu'on s'est tapé
31:12pendant un an
31:14le magnifique théâtre
31:16de l'opéra de Paris
31:17qui était en restauration
31:18avait une énorme gigantographie
31:22une affiche géante
31:23sur toute la façade
31:24avec la gueule
31:25de ce
31:26Timote Chalamet
31:27et ça c'est le remerciement
31:29de M. Chalamet
31:29on l'a vu pendant un an
31:31on s'est tapé
31:31la gueule de Chalamet
31:33sur l'avenue de l'opéra
31:34et lui aujourd'hui
31:36il nous dit
31:36qu'il n'aime pas l'opéra
31:37mais il ne doit pas être
31:41particulièrement svelte
31:42le gars
31:42pas très futé
31:43et ensuite
31:45attaquer l'opéra
31:46c'est comme
31:47attaquer
31:48disons
31:49des siècles
31:50et des siècles
31:51de culture italienne
31:52et européenne
31:53et je pense que
31:54l'opéra a survécu
31:55va survivre
31:56beaucoup plus
31:57que le souvenir
31:58de ce monsieur
31:59c'est juste de la provocation
32:00pour faire le buzz
32:01oui ça la provoque
32:02et puis de toute manière
32:02c'est pas pire
32:03que les histoires
32:04du rock and roll
32:05qui étaient provocateurs
32:06dans le passé
32:06mais ça fait peur les deux
32:08et ça fait peur les
32:09Timote Chalamet
32:09moi je l'aime bien
32:10par contre
32:11j'ai découvert
32:12dans
32:13appelle moi pour mon nom
32:14et je suis un peu
32:15sa carrière
32:15et surtout que dans
32:16Martin Supreme
32:17le milieu vraiment bien
32:18c'est pas votre cas
32:21vous l'avez trouvé
32:22pas terrible
32:23dans Martin Supreme
32:24ah non
32:24moi je l'ai trouvé
32:24très bien
32:25je l'ai trouvé
32:25le film un peu
32:26trop bordelique
32:27mais je l'ai trouvé
32:28très bien
32:28mais je pense qu'au final
32:29on va aussi parler
32:30de l'opéra
32:30et de le ballet
32:31et je pense qu'on va
32:32entendre beaucoup de gens
32:32qui vont défendre
32:34l'opéra et le ballet
32:35ça c'est très bien
32:36et bien finalement
32:37effectivement
32:37quand on fait de la provoque
32:39souvent ça revient
32:41dans le bon sens
32:42on verra en tout cas
32:43s'il y a l'Oscar
32:44je vous remercie beaucoup
32:45Birgit Holzer
32:46Paolo Lévy
32:47Elzé Goulsert
32:47et Philippe Thur
32:48vous revenez
32:49quand vous voulez
32:52c'était bien
32:53la montagne
32:53c'était magnifique
32:55les Jeux Olympiques
32:55et la montagne
32:56après encore plus
32:57il y avait même du soleil
32:58vous avez vu
32:58les bonnes mines
33:00vous avez vraiment
33:00très bonnes mines
33:01mais ça va être du foot
33:02évidemment au programme
33:03ce soir
33:04Marseille-Ausser
33:04je sais que c'est une équipe
33:05que vous suivez
33:06avec beaucoup d'attention
33:06les deux
33:07les deux
33:08allez à tout de suite
33:09pour l'info
33:11RTL
33:11pour l'info
33:12pour l'info
33:13pour l'info
33:13pour l'info
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