- il y a 11 heures
Richard Werly, Alberto Toscano, Joav Toker et Anna Kowalska refont la France aux côtés de Vincent Parizot.
Regardez Ils refont la France avec Vincent Parizot du 06 mars 2026.
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00:02Ils refont la France qui élargit la focale évidemment une semaine après le début de cette guerre en Iran mais
00:12aussi au Liban et dans tout le Proche-Orient ou presque
00:15avec nos amis étrangers, correspondants ou spécialistes qui vont venir poser un regard sur ces événements ce soir.
00:24Des journalistes venus d'Italie, de Suisse et d'Israël que je salue rapidement. Bonsoir Alberto Toscano.
00:30Bonsoir Richard Werley. Bonsoir. Éditorialiste au quotidien suisse Blic. Bonsoir Joach Toccoeur.
00:36Nouveau venu dans cette émission et qu'on accueille avec plaisir journaliste israélien, spécialiste en relations internationales.
00:43Évidemment, je vais vous donner la parole dans un instant messieurs, mais je voudrais accueillir quelques instants notre amie polonaise
00:48Anna Kowalska
00:49que vous connaissez bien, qui vient ici régulièrement, qui aurait dû être là ce soir dans ce studio mais pour
00:54les besoins de son média,
00:55la télé publique polonaise. Elle est depuis lundi à Tel Aviv. Bonsoir Anna.
01:01D'aujourd'hui, bonsoir depuis Tel Aviv, effectivement.
01:04Depuis Tel Aviv, bonsoir en polonais. Votre direct pour le journal en Pologne est imminent,
01:08donc on ne va vraiment pas prendre beaucoup de votre temps, mais c'est un plaisir d'abord de vous
01:12entendre.
01:13Et dites-nous ce que vous vivez depuis lundi, ce qui vous a frappé à Tel Aviv au rythme des
01:18alertes, j'imagine.
01:20Oui, justement. Tout d'abord, il faut comprendre que c'est ça quand même les journées qui sont rythmées un
01:24peu par les alertes.
01:25Tout à l'heure, il y a quarantaine de minutes, on avait des sirènes qui sont ressenties dans toute Tel
01:31Aviv,
01:31donc on a tous allé à l'abri. Et je pense que c'est ça la chose qui m'a
01:35frappée le plus,
01:36c'est que les Israéliens, cette fois-ci, j'ai envie de dire, sont très obéissants.
01:40Moi, j'ai couvert beaucoup de guerres au Moyen-Orient, la guerre de 12 jours avec l'Iran, avant la
01:44guerre de 2023.
01:45Et cette fois-ci, j'ai l'impression qu'ils sont très obéissants. Je pense qu'ils se rendent peut
01:50-être compte
01:51de comment dangereux est cet ennemi, et puis comment imprévisible est cette guerre, cette fois-ci.
01:57Mais ce qu'il faut avouer aussi, c'est que chaque jour, ça se sent vraiment à Tel Aviv,
02:02cette puissance iranienne affaiblie. Aujourd'hui, par exemple, on avait deux alertes en ce soir, dans la matinée.
02:10Une alerte, deux alertes, pardon. Hier soir, il y a deux jours, il y en avait le double, probablement.
02:16Donc, tous ces missiles sont interceptés. Et malgré tout, les Israéliens vont, de façon, encore une fois,
02:22très obéissante dans les abris. Il y a toujours bien, évidemment, des restrictions.
02:29Tel Aviv est super vide, et c'est ça aussi qui m'a frappée pour la première fois depuis
02:33toute cette guerre que je peux couvrir au Moyen-Orient.
02:36Beaucoup de questions, aussi, par rapport à ce qui va se passer par la suite.
02:40Cette guerre, aujourd'hui, elle est régionale. On ne sait pas à quoi va rassembler le régime.
02:44Bien évidemment, tout le monde, ici, soutient l'idée de régime iranien qui tombe.
02:51Bien évidemment, cette semaine a montré une énorme capacité israélienne, énorme capacité américaine.
02:58Le régime est aujourd'hui à genoux, mais il n'est pas totalement fini, pour l'instant.
03:02Et puis, il y a le Hezbollah pro-iranien au Liban. C'est aussi dans les conversations ?
03:10Absolument. Je pense qu'aujourd'hui, moi, je vais me rendre, justement, à demain, à la frontière avec Liban.
03:16Mais je pense qu'aujourd'hui, surtout ceux qui habitent à la frontière avec Liban sont concernés.
03:22Il faut rappeler qu'ils ont été évacués pendant longtemps, il y a deux ans, pendant la guerre.
03:26Aujourd'hui, il revient. Ils ne savent pas exactement ce que va se passer par la suite non plus.
03:30Donc, beaucoup de questions, malgré tout. Malgré le fait, encore une fois, qu'on se sent, j'impression, aujourd'hui,
03:35en Israël, un peu plus puissant qu'il y a une semaine.
03:39Merci beaucoup, Anna Kowalska. Faites attention, bien évidemment, Anna.
03:44Anna qui était un peu, et par procuration de la télé polonaise, qu'on remercie au passage.
03:48L'envoyée spéciale d'Irefont la France à Tel Aviv.
03:51Et vous êtes maintenant disponible pour votre direct sur la télé publique polonaise.
03:56Merci encore, Anna. A bientôt, ici même.
03:57Merci.
03:58Alors, évidemment, on ne change pas de sujet avec vos trois participants.
04:02Évidemment, je vous représente une nouvelle fois Alberto Toscano, journaliste italien qu'on ne présente plus.
04:08Richard Wehrle, non plus. On ne le présente plus dans cette émission du quotidien suisse Blic.
04:13Vous avez passé deux semaines.
04:15Absolument. Je reviens du Moyen-Orient.
04:16Voilà, juste avant le début des frappes.
04:18Et puis Joaf Toker, nouveau venu dans cette émission, journaliste israélien à Paris, spécialiste en relations internationales.
04:26La question qui affleure après une semaine de guerre, c'est jusqu'à quand peut-elle et va-t-elle
04:32durer ?
04:33Tout d'abord, juste un mot.
04:35Écoutez ce que me disait.
04:36C'était jeudi dernier.
04:38Jean Turcot, 108 ans, il est le nouveau doyen des Français.
04:42Ancien député de Paris dans les années 70.
04:44Il a connu la guerre, la Deuxième Guerre mondiale.
04:46Il était avec nous il y a huit jours.
04:49Écoutez, c'est court, c'est rapide, mais c'est très clair.
04:52Rien n'est pire que la guerre.
04:54On sait quand elle commence.
04:56On ne sait pas quand elle finit.
04:59Et comment.
05:00Voilà. On ne sait pas quand elle finit.
05:02Et comment.
05:04C'est totalement adapté à la situation aujourd'hui, Héberto.
05:09Totalement vrai.
05:10Je crois qu'une question fondamentale est aussi jusqu'à quand il y aura l'actuelle centonie entre Israël et
05:19les Etats-Unis.
05:20Parce que du point de vue israélien, cette guerre est la guerre.
05:26Du point de vue américain, elle est peut-être une guerre.
05:28C'est grave. La situation est grave.
05:31Mais pour Israël, il s'agit vraiment, je crois, dans la mentalité israélienne, du point de vue israélien,
05:40mais Yoav va me corriger si je dis une bêtise,
05:43d'un moment fondamental du point de vue logique existentielle.
05:49Je crois que le gouvernement israélien va aller jusqu'au bout.
05:54Ça nous annonce, d'après vous, peut-être un découplage ?
05:59C'est pas impossible.
06:01Les Etats-Unis peuvent avoir une entrée dans une logique de négociation.
06:07Les Israéliens, aujourd'hui, je crois, non.
06:11Qu'est-ce que vous en pensez, Yoav ?
06:14Je crois qu'on peut très bien envisager une espèce de deuxième temps, si vous voulez,
06:23par rapport à l'opération combinée...
06:24Avec un retrait américain et les Israéliens qui resteraient...
06:27Avec un retrait qui ne doit pas être d'ailleurs complet.
06:29Et peut-être un certain retrait de la part de l'intervention militaire directe américaine
06:34sur les champs de bataille, sur le théâtre.
06:37Et Israël qui continue.
06:39Ça peut arranger les Israéliens.
06:42Ça dépend de quel point de temps nous considérons cette hypothèse.
06:47Mais ça peut arranger.
06:48Et ça peut être relativement commode du point de vue américain
06:51pour donner suite à la fuite.
06:53Et puis, les contraintes de calendrier et d'emploi de temps côté américain
06:59sont nettement plus serrées que côté israélien.
07:01Oui, parce qu'effectivement, il y a les élections au mid-terme, etc.
07:04Il y a aussi la question du coût.
07:06On en parlait, parce que cette guerre, elle coûte excessivement cher.
07:10Alberto nous disait que cette guerre, elle est existentielle pour Israël.
07:13C'est-à-dire que la question du coût, elle ne se pose pas en Israël ?
07:18La question du coût est toujours secondaire.
07:20Quoi qu'on dise, nous, les experts dans les studios, peut-être,
07:24on fait le calcul et on voit que c'est quelque chose qui pèse sur le budget national,
07:27sur le porte-monnaie des citoyens, etc.
07:32C'est certainement les cas.
07:34Mais tel que nous savons, et de la façon dont nous avons étudié,
07:36des guerres passées, et d'ailleurs pas uniquement au Proche-Orient,
07:39on voit que pendant l'action elle-même,
07:42des considérations d'ordre matériel et budgétaire direct
07:46n'ont pas énormément d'importance.
07:49En tout cas, la question, elle a eu une réponse aujourd'hui
07:53de la part de Donald Trump jusqu'à quand cette guerre, il a dit,
07:56jusqu'à la capitulation, sans condition, des Iraniens.
08:04Faut-il le croire ?
08:06Et qu'est-ce que vous en pensez, mon cher Richard Wehrle ?
08:08Donald Trump, il dit beaucoup de choses,
08:11et souvent il dit des choses différentes,
08:13parfois d'une heure à l'autre, même.
08:15Dans ce cas de figure, ce qui est clair maintenant,
08:20c'est que d'une part, il veut une capitulation,
08:25autrement dit, il veut qu'en bon français,
08:28la République islamique se rende,
08:30voilà, se rende, ça veut dire sortir un drapeau blanc,
08:33et dire, on arrête tout, on ne se bat plus, etc.
08:38Mais il veut aussi, il l'a dit dans une déclaration précédente,
08:42avoir son mot à dire sur le futur dirigeant,
08:46ou les futurs dirigeants iraniens.
08:49La difficulté, me semble-t-il, c'est que,
08:51pour l'instant, on ne voit pas une capitulation,
08:56et que c'est assez contradictoire avec ce qu'il avait dit auparavant.
09:00Ce qu'il avait dit auparavant, c'était une solution à la vénézuélienne.
09:03Au Venezuela, le gouvernement ne s'est pas rendu,
09:06ils ont donné Maduro à M. Trump.
09:08M. Trump est venu chercher Maduro,
09:10ça aurait pu mal tourner d'ailleurs, finalement,
09:12il a réussi à l'attraper,
09:14il l'a mis dans une prison à New York.
09:15Mais le reste du gouvernement vénézuélien,
09:18Mme Dulcy-Rodriguez, dont il dit beaucoup de bien aujourd'hui,
09:21elle n'a pas changé,
09:22elle n'est pas moins chaviste qu'avant,
09:24elle n'est pas devenue trumpiste, Mme Rodriguez.
09:27Donc, il y a une contradiction chez Donald Trump,
09:30d'un côté, hier, il était prêt à une solution de continuité
09:37avec une partie du régime iranien,
09:40aujourd'hui, il exige en préalable une reddition.
09:44Moi, j'interprète ça tout simplement sur le front politique américain,
09:47parce que la seule chose qu'il puisse vraiment vendre
09:50à l'opinion publique américaine, c'est sa victoire totale.
09:53Il faut qu'il ait une victoire totale,
09:54il faut qu'il ait le drapeau blanc pour dire aux Américains,
09:57« Vous voyez, je suis un grand vainqueur ».
10:01Même si, là aussi, c'est une vérité alternative,
10:04c'est-à-dire qu'il peut se déclarer largement vainqueur
10:06dans une situation qui est peut-être assez instable.
10:10Oui, c'est lui-même qui souvent définit les vocabulaires.
10:13Il va dire « win, win, win », « victoire, victoire »,
10:17et puis il va ajuster les vocabulaires
10:20qui suivra à la notion d'une victoire.
10:23Ce n'est pas la première fois.
10:24Non, et puis ce n'est pas la première fois,
10:25au-delà de Donald Trump, parce que la guerre,
10:27c'est quand même souvent une question de désinformation, Alberto.
10:32Oui, désinformation, et on voit souvent
10:37une information qui rime, dans certains cas,
10:40avec désinformation.
10:41Mais ça fait partie des choses qu'on connaît déjà
10:44et qui s'appliquent à plein de choses
10:46dans la vie et dans le monde.
10:48Aujourd'hui, on peut quand même faire un bilan
10:50de cette première semaine, je crois.
10:53Et ça, ça va nous aider, je crois,
10:56à interpréter ce qui va se passer
10:58dans les prochains jours et dans les prochaines semaines.
11:01L'Iran a subi un coup terrible.
11:04Ça est indiscutable.
11:06Sur le plan militaire, il a subi un deuxième coup
11:09parce qu'il a marqué un but dans son camp.
11:12Contre son camp.
11:13Contre son camp.
11:13Dans le sens que cette attaque généralisée
11:17à d'autres pays du Golfe islamique
11:20a été vraiment une action presque suicidaire.
11:24Parce qu'aujourd'hui, l'Iran fait la presque unanimité
11:28contre lui.
11:29Alors, ça ne suffit pas à dire que la guerre
11:32sera perdue par l'Iran.
11:34Parce que l'Iran a des réserves,
11:36a une structure de contrôle du territoire
11:40et de la société qui sont probablement supérieures
11:43à ce qu'on croit, surtout en Amérique.
11:46Et surtout, cette structure iranienne
11:52de contrôle du pays depuis longtemps,
11:55presque un demi-siècle,
11:56est enracinée dans une partie de la société
12:00et elle est à son tour dans une logique existentielle.
12:04Ça veut dire qu'il faut se méfier de ceux qui disent
12:05attention, le pouvoir se fissure.
12:07Donc, il y a deux parties, Israël et Iran,
12:08qui sont prêts à aller vraiment jusqu'au...
12:10Pas l'Iran, l'Iran et les Ayatollahs
12:12qui sont prêts à aller vraiment jusqu'au bout.
12:14Voilà.
12:14Guerre existentielle, vous le disiez.
12:16Pour Israël, guerre existentielle
12:18pour le pouvoir des Mollahs.
12:20Voilà où on en est au bout d'une semaine.
12:23Alors, et l'Europe dans tout ça ?
12:24Ah ben, l'Europe, elle, pour le coup,
12:27elle se fissure.
12:28Elle fait l'Eurovision, non ?
12:31C'est ce qu'il va gagner.
12:32Allez, on marque une courte pause.
12:33A tout de suite, on en parle.
12:34RTL.
12:35Ils refont la France
12:36avec Vincent Parizeau.
12:42RTL.
12:4319h31.
12:46Ils refont la France sur RTL.
12:48Avec Vincent Parizeau.
12:49On est presque à l'heure pour le rappel de l'info, Nathalie Michet.
12:52Une nouvelle salve de drones et de missiles iraniens
12:55tirés ce soir en direction d'Israël.
12:57L'État hébreu qui intensifie ses frappes sur le front libanais.
13:00Aujourd'hui, une position des casques bleus a été ciblée
13:03dans le sud du Liban.
13:04Plusieurs soldats ghanéens ont été blessés,
13:07mais l'ONU ne précise pas l'origine de l'attaque.
13:09La guerre au Moyen-Orient qui va faire monter le prix du gaz en France.
13:13Bercy anticipe une hausse dès le 1er mai
13:15pour les 60% d'abonnés qui ne disposent pas d'un contrat à prix fixe.
13:20Les cours du pétrole, eux, s'envolent au niveau mondial.
13:23Le baril de Brent dépasse les 90 dollars.
13:26Conséquence des propos de Donald Trump
13:28qui exclut toute négociation avec l'Iran
13:31et exige une capitulation sans condition.
13:33Deux mises en examen supplémentaires à Lyon
13:35pour le lynchage mortel du militant nationaliste Quentin Doran
13:39qu'il s'agit des deux jeunes de 22 et 26 ans
13:41qui ont été interpellés mercredi.
13:43Ils ont été placés en détention provisoire.
13:46Et puis en biathlon, quatrième victoire cette saison
13:49pour le français Éric Perrault,
13:51leader du classement général en Coupe du Monde,
13:53le Savoyard de 24 ans s'est imposé aujourd'hui en Finlande
13:56et il décroche le Petit Globe.
13:58Merci Nathalie.
14:00Vincent Parizeau.
14:02Il refond la France sur RTL.
14:04Et ce vendredi, il refond une semaine de guerre au Moyen-Orient.
14:08Notre ami italien Alberto Toscano.
14:12Un journaliste suisse également, Richard Wehrle, que vous connaissez bien.
14:16Et un journaliste israélien que vous découvrez dans cette émission,
14:19Joaf Toker.
14:22Merci M. le Président de me recevoir,
14:24de me donner l'opportunité de parler avec vous en ces temps difficiles.
14:29Nous sommes sur la même longueur d'onde
14:30pour faire en sorte que ce terrible régime de Téhéran s'en aille.
14:35Merci d'être là.
14:36Merci pour votre hospitalité.
14:37Les Etats-Unis d'Amérique et Israël
14:39ont décidé de lancer des opérations militaires.
14:43Elles ont été conduites en dehors du droit international,
14:46ce que nous ne pouvons pas approuver.
14:48Voilà, coup sur coup, Frédéric Maers,
14:50le chancelier allemand à la Maison-Blanche,
14:52reçu par Donald Trump et Emmanuel Macron,
14:54lorsqu'il s'est adressé aux Français,
14:57tous les deux, mardi dernier.
14:59Deux salles, deux ambiances, j'ai envie de dire.
15:02Et surtout, deux façons de voir l'Europe dans la guerre.
15:06Alors, on peut aussi parler de l'Espagne ou d'autres pays.
15:10Mais comment vous regardez cela,
15:13de votre point de vue de non-européens et d'israéliens,
15:18Joachim Tocker ?
15:19Écoutez, ce n'est pas la première fois, malheureusement.
15:22Enfin, ce n'est pas la première fois
15:23que l'Europe se présente en ordre dispersé.
15:27Oui.
15:28Surtout, pas uniquement,
15:29mais surtout quand il s'agit des questions internationales.
15:32Et encore plus quand il s'agit des questions internationales
15:35touchant le Moyen-Orient.
15:37Je souvent parlais avec mon ami Alberto,
15:40ici présent,
15:41qui, lui, est un Européen convaincu
15:43depuis des générations
15:45et qui vit mal,
15:47le fait que l'Europe soit si peu unifiée,
15:50si peu vers la ligne d'initiative.
15:55Moi, je ne peux pas ne pas voir,
15:57disons bien au-delà de cette semaine de guerre
15:59qui va se terminer demain matin.
16:03La semaine, c'est la semaine.
16:04Par la guerre, par la guerre.
16:05Par la guerre, oui.
16:06Par la guerre.
16:07Moi, ça me frappe toujours,
16:08au-delà des questions de cohésion européenne
16:10et de l'avenir, si vous voulez,
16:12de cette aventure tout à fait exceptionnelle
16:14à l'échelle de l'histoire de l'Union européenne,
16:17ça m'est frustre le fait de voir
16:20que les Européens sont si peu capables
16:23à s'ajuster même dans des moments de première urgence.
16:26Ce n'est pas au-delà des capacités politiques
16:28et certainement intellectuelles
16:31des 27 pays
16:32ou de la plupart d'entre eux.
16:33Et pourtant, fois après fois,
16:36crise après crise,
16:37il faut-il qu'on rappelle
16:38la crise ukrainienne
16:40depuis la guerre en Ukraine,
16:42depuis 4 ans.
16:43Donc, des nouveaux et des nouveaux
16:45des illustrations de cette faiblesse.
16:48Mais sur la crise ukrainienne,
16:49on a eu l'impression
16:50qu'ils faisaient,
16:52parfois contre mauvaise fortune,
16:54bon cœur,
16:55mais qu'ils essayaient,
16:56malgré les difficultés,
16:58d'accorder leur violon.
16:59Là, Alberto,
17:01on a entendu,
17:02merde, c'est Macron coup sur coup mardi,
17:03mais ça nous explose au visage.
17:06Absolument.
17:07Et le même maire,
17:08c'est Macron,
17:08que le jour précédent,
17:10se disait tout à fait d'accord entre eux
17:13dans leur initiative commune.
17:15Non, il y a...
17:17on a désorienté,
17:18divisé, désorienté,
17:20jusqu'à là,
17:21on a perdu une occasion,
17:25mais l'État presse,
17:26et l'Europe doit se rassembler.
17:29Il n'y a pas d'autre chemin.
17:31L'Europe doit trouver une façon
17:33de faire prévaloir
17:34l'intérêt collectif
17:36sur les intérêts particuliers
17:39de chaque gouvernant européen.
17:41parce qu'une fois de plus,
17:43on a vu la politique intérieure
17:44des différents pays
17:45conditionner
17:46et de façon exagérée
17:48la politique internationale.
17:51Avec encore des pays
17:52qui affichent leurs différences,
17:55le premier ministre espagnol,
17:56Pedro Sánchez,
17:57qui parle de violation
17:59du droit international.
18:01Et donc là, franchement,
18:02il est à mille lieues
18:03de Mertz
18:04ou d'autres représentants
18:05de pays de revenu.
18:07Mais c'est la France.
18:08Je vais vous donner la parole
18:09dans une seconde,
18:10mon cher Richard Wehrle.
18:13Écoutez juste ce document,
18:15ça dure quelques secondes.
18:16C'est Emmanuel Macron
18:17sur Instagram,
18:19dans un vocal,
18:20comme on dit.
18:21Il a été interpellé
18:22par une jeune fille
18:23qui dit
18:24je ne veux pas la guerre.
18:24Écoutez ce qu'il dit.
18:26La France,
18:26elle ne fait pas partie
18:27de cette guerre.
18:28Nous, on n'est pas au combat
18:29et on ne va pas s'engager
18:30dans cette guerre.
18:31Et là, on les aide
18:32comme un partenaire de confiance
18:33à se protéger.
18:34Voilà, la France,
18:35elle ne fait pas partie
18:36de cette guerre.
18:37mais elle envoie
18:40un porte-avion,
18:41enfin le porte-avion
18:42en l'occurrence,
18:43en Méditerranée,
18:45un porte-hélicoptère
18:46amphibie aujourd'hui.
18:48Elle ne fait pas partie
18:49de cette guerre
18:50Richard Wehrle,
18:50mais elle risque bien
18:53de s'y faire entraîner,
18:53non ?
18:54C'est un risque.
18:55Alors, il y a,
18:56en ce qui concerne la France
18:58et en ce qui concerne
18:59Emmanuel Macron
18:59en particulier,
19:00une réalité,
19:01c'est le Liban.
19:03Pour Emmanuel Macron,
19:05c'est le sujet clé.
19:06il a dépensé toujours
19:07beaucoup d'énergie,
19:08diplomatique,
19:09politique sur le Liban
19:10et il estime
19:11que la France,
19:12à juste titre
19:13au regard de l'histoire,
19:14a un rôle à jouer.
19:15Ça va être quand même
19:16très compliqué
19:18puisqu'on a compris
19:19qu'Israël
19:22veut profiter du moment
19:23et ça,
19:23je l'ai très bien vu
19:24quand j'étais moi-même
19:25en Israël
19:25il y a une dizaine de jours.
19:26On le rappelle,
19:27vous avez passé
19:27trois semaines
19:28au Proche-Orient.
19:29Deux semaines au Proche-Orient
19:30dont une semaine en Israël,
19:32en l'occurrence,
19:33en partie à Tel Aviv
19:34où se trouvait Anna
19:35et moi j'ai été très frappé,
19:36c'était avant les frappes
19:38et tous les responsables israéliens
19:39que je voyais,
19:40ceux qui étaient proches
19:41du gouvernement,
19:42voire même au sein du gouvernement
19:43disaient la même chose,
19:44c'est le moment
19:45qu'il faut saisir.
19:46On doit frapper maintenant,
19:48c'est le moment
19:48d'en finir avec l'Iran,
19:50c'est le moment
19:50d'en finir avec le Hezbollah.
19:52Il le disait avant les frappes
19:53et là,
19:54le Hezbollah a commis
19:55l'erreur stratégique
19:56de tirer des roquettes
19:58qui ont donné
19:58le prétexte parfait
19:59à Israël pour intervenir.
20:01Israël est prêt
20:02à mener une guerre terrestre
20:04au Sud-Liban,
20:05ça ne veut pas dire
20:05qu'ils vont la mener
20:06et Emmanuel Macron
20:07cherche à l'éviter.
20:09Voilà,
20:09ça,
20:10là il y a un rôle
20:10pour Emmanuel Macron.
20:11L'envoi du Charles de Gaulle,
20:13moi ce qu'on m'a expliqué,
20:14c'est que l'envoi
20:15de ce porte-avions
20:15correspond à la nécessité
20:17pour la France
20:18d'avoir ses propres informations
20:20sur ce conflit,
20:21savoir ce qui passe
20:22dans les airs
20:23qui tire,
20:24etc.,
20:25et que le porte-avions
20:25avec son escorte
20:26va permettre
20:27un dispositif
20:28de renseignement
20:29autonome
20:30et indépendant,
20:31donc Emmanuel Macron
20:32pourra avoir une vue
20:33juste de ce conflit
20:35et non pas reposer
20:36sur les informations
20:37des Etats-Unis
20:38ou d'Israël
20:39qui bien évidemment
20:39sont biaisées.
20:40Un mot sur l'Europe,
20:42moi je suis fondamentalement
20:44en désaccord avec,
20:45enfin pas en désaccord
20:46avec mon ami Alberto
20:48ou avec mon ami Yoav,
20:50mais il y a quand même
20:52une spécificité
20:53dans ce conflit,
20:54c'est la spécificité
20:55du Moyen-Orient,
20:56c'est la question
20:56d'Israël.
20:58Sur Israël
20:59et sur la menace
21:01existentielle
21:01qui pèse sur Israël,
21:03car c'est les mots
21:03qu'Israël emploie
21:04à propos de l'Iran,
21:05de la menace nucléaire,
21:06menace existentielle,
21:08l'Allemagne en particulier
21:09sera pour toujours
21:11paralysée.
21:12de par son histoire
21:14et son passé.
21:14On ne peut pas attendre
21:15de l'Allemagne,
21:15on ne peut pas attendre
21:17de l'Allemagne
21:18une prise de position,
21:19je dirais,
21:21différente
21:21que simplement
21:22l'attentisme
21:24et la solidarité
21:25avec Israël.
21:27Et Friedrich Merz,
21:28dans le bureau
21:29de Donald Trump,
21:30il s'est retrouvé
21:31coincé
21:32parce que d'un côté,
21:33il aurait été logique
21:35qu'il interrompt
21:35Donald Trump
21:36ou qu'il mette des nuances
21:37alors que Donald Trump
21:38s'en prenait à l'Espagne,
21:40mais peut-être
21:41ne voulait-il pas le faire,
21:42mais il ne pouvait
21:43en tout cas pas le faire
21:44parce qu'on lui aurait
21:45aussitôt reproché,
21:47on lui aurait reproché
21:48de prendre
21:49à travers l'Espagne
21:50le parti
21:51des ennemis d'Israël.
21:52Donc ce n'était pas possible.
21:53Si tu permets,
21:54d'accord avec toi,
21:56mais quand même,
21:57on dirait que
21:57entre les Friedrich Merz
21:59qui parlent
22:00avec Emmanuel Macron
22:01et les Friedrich Merz
22:03qui le lendemain
22:04parlent avec Donald Trump,
22:05ils sont deux personnes différentes.
22:07C'est vrai.
22:09Dr. Jack et le mystère.
22:10Ça pose au-delà
22:11la question de l'Allemagne
22:12et là je vais sortir
22:13du cas israélien.
22:14Aujourd'hui,
22:15l'Allemagne
22:15cherche à garder
22:17coûte que coûte
22:18un pied d'un côté
22:19de l'Atlantique
22:20et l'autre pied
22:21côté européen.
22:22L'Allemagne joue
22:23pour dire les choses
22:24double jeu
22:25vis-à-vis des Etats-Unis.
22:26Mais attention là,
22:28vous voulez dire
22:28qu'il y a une spécificité
22:30israélienne.
22:31Non, je veux dire
22:31une spécificité allemande.
22:34Voilà, allemande
22:35dans le contexte européen
22:36et d'ailleurs
22:36dans le contexte mondial.
22:38Pour des raisons d'ailleurs...
22:39Sur le dossier israélien,
22:40l'Allemagne est paralysée.
22:42Oui, oui.
22:42Enfin, paralysée,
22:43l'Allemagne
22:44porte sur ses épaules
22:45l'éternelle culpabilité allemande.
22:46L'histoire, oui, évidemment.
22:49On va marquer une courte pause
22:50mais puisque vous êtes là,
22:51tiens, je vais vous taquiner
22:53mon cher Richard Werley.
22:54J'ai vu que la Suisse
22:55confirmait l'achat des F-35.
22:57Tout va bien.
22:57Mais on en aura moins.
22:59Oui, c'est vrai.
22:59On en aura moins.
23:00Bien sûr, mais la Suisse
23:02comme l'Allemagne
23:03qui a acheté des F-35
23:04comme les Pays-Bas
23:05comme l'Italie.
23:06On se retrouve aujourd'hui
23:07pris au piège
23:08parce que c'est un piège.
23:09D'abord, on n'est même pas sûr
23:10que ces avions fonctionnent
23:11si les Américains
23:12ferment le robinet à donner.
23:14On n'est pas tout à fait sûr.
23:15Et de toute manière,
23:16ils nous les font payer plus cher.
23:18Et enfin, dernière chose,
23:19ils nous lient
23:20à ce complexe militaro-industriel
23:22américain
23:23qui aujourd'hui, fondamentalement,
23:25est au service
23:25de la politique de M. Trump,
23:26laquelle est une politique
23:28anti-européenne.
23:29Allez, on va marquer
23:30une courte pause
23:31et puis on va parler
23:31de ceux qui font des affaires
23:33avec cette guerre.
23:35Peut-être en bas de chez vous
23:36ou à la station service.
23:37A tout de suite.
23:40Jusqu'à 20h,
23:41ils refont la France
23:42avec Vincent Parizeau.
23:46Jusqu'à 20h,
23:47ils refont la France
23:48sur RTL.
23:49Vincent Parizeau.
23:50Ils refont la France
23:52mais plus largement.
23:53Ils refont une semaine
23:54de conflit
23:55au Moyen-Orient.
23:57Ce soir,
23:58notre ami journaliste italien
23:59Alberto Toscano,
24:01notre ami suisse
24:01du quotidien Blic,
24:03Richard Werley
24:05et notre désormais ami
24:07dans cette émission,
24:08journaliste israélien
24:09à Paris,
24:10spécialiste en relations
24:11internationales,
24:12Joab Toker.
24:13Et maintenant,
24:14parlons de ce que ça nous fait,
24:16cette guerre,
24:17lorsqu'on arrive
24:18en voiture
24:19à la station.
24:20Je pousse un coup de gueule
24:22parce que lundi,
24:23j'ai fait le plein décembre.
24:24Heureusement,
24:25il était à 1,64,9.
24:27Mardi,
24:28il était à 1,68,9.
24:30Aujourd'hui,
24:31il est à 1,73,9.
24:33Je trouve ça inadmissible
24:34de la part des grands distributeurs
24:36et des stations-service
24:37de profiter
24:37de ce qui se passe
24:38aujourd'hui
24:39dans le monde
24:39et au Moyen-Orient
24:40pour faire du profit
24:41sur le dos
24:42de leurs clients.
24:43Voilà,
24:44les profiteurs
24:44de la guerre.
24:45Alors ça,
24:46ça a toujours existé.
24:48J'imagine,
24:49on peut en parler
24:50et ceux qui ont
24:52un peu de mémoire
24:52et un peu de bouteilles
24:54comme vous,
24:55Alberto,
24:56peuvent dire
24:56que ça existe
24:57dans tous les conflits.
24:58Mais qui...
24:59Tiens,
24:59prenons par exemple
25:01cette flambée
25:02des carburants.
25:06Raffineurs,
25:07pétroliers,
25:07État,
25:08puisque évidemment,
25:10il y a les taxes,
25:11donc l'essence plus chère,
25:12c'est plus d'argent
25:13pour l'État.
25:14Station-service,
25:17est-ce qu'il n'y a pas
25:19finalement le seul
25:20qui paye ?
25:20Voilà,
25:22c'est le particulier.
25:23Monsieur Dupont.
25:24C'est Monsieur Dupont.
25:26On est encore loin
25:27quand même
25:28de crise la plus grave
25:30sur le terrain
25:31de l'énergie
25:31qu'on a vécu
25:32depuis quelques décennies.
25:33Ça veut dire
25:34qu'il faut se préparer
25:34à 2 euros
25:35et plus de 2 euros
25:36le litre ?
25:36Non, non.
25:37La situation est grave,
25:40mais beaucoup moins grave
25:41que ce qu'on a vécu
25:42en 2022
25:43sur le gaz
25:44quand les prix
25:46sont arrivés
25:46à des niveaux
25:47plusieurs fois
25:48supérieurs
25:49à ceux
25:49qui sont aujourd'hui,
25:50à ceux
25:51qu'on a vécu
25:52en 79
25:53ou en 74
25:54et 75
25:57avec le pétrole.
25:58Ceci dit,
25:59la situation
26:00est gravissime
26:00et la crise
26:02est...
26:03À la crise
26:04se rajoute
26:05ce phénomène
26:06spéculatif
26:07qui trouble
26:09l'opinion publique.
26:11Oui, parce que
26:11quand le prix au baril
26:12baisse,
26:15ça met un certain temps
26:16à se retrouver...
26:18La sensation
26:19que quelqu'un gagne
26:21sur le drame
26:24financier et économique
26:26d'autres
26:27est une sensation
26:31dévastatrice
26:31sur le plan politique
26:33pour l'opinion publique.
26:34Voilà, et là
26:35on parle de l'essence,
26:37on va aussi parler
26:38évidemment du gaz
26:41et puis
26:42c'est les échos
26:44qui révèlent
26:45que les compagnies
26:46aériennes
26:46également en profitent
26:48parce que
26:48les centaines
26:50de milliers
26:51de voyageurs
26:51qui transitent
26:52par les hubs
26:53internationaux
26:54Dubaï,
26:54Abu Dhabi,
26:55Doha,
26:56ça ne fonctionne plus.
26:57Donc ils se rabattent
26:58sur les vols
26:59des compagnies
26:59asiatiques et européennes,
27:01notamment Air France
27:02mais pas seulement,
27:03qui en profitent
27:04et qui augmentent
27:07leurs tarifs.
27:08Là aussi,
27:08c'est dévastateur.
27:10Je ne sais pas
27:10comment vous êtes revenus
27:12de...
27:13Avant la fermeture
27:14de l'aéroport
27:15de Dubaï...
27:15Donc ça,
27:16c'était samedi dernier.
27:17Voilà,
27:17en changeant de vol
27:19à la dernière minute,
27:21j'ai évité de partir,
27:22de prendre le vol
27:23pour Paris
27:23que je devais prendre
27:24parce que j'avais peur
27:25que l'aéroport ferme
27:27et donc j'ai racheté
27:28le premier vol en partance
27:29qui partait vers Istanbul.
27:30Mais pour revenir
27:31à la question
27:32de ces profiteurs
27:34de la guerre
27:35et notamment
27:35du pétrole,
27:36je crois que c'est
27:37un sujet
27:39toujours très douloureux
27:41parce que,
27:41surtout,
27:42on ne dit pas la vérité.
27:43Ou plus exactement,
27:45on plonge
27:46les Français
27:47mais aussi
27:48les autres Européens
27:49dans un brouillard.
27:51J'en tiens pour preuve
27:53le fait que le ministère
27:54français de l'économie
27:54a dit
27:55n'ayez aucune crainte,
27:57rien ne va bouger,
27:58on a assez de pétrole.
27:59Ça, c'était en début de semaine.
28:01C'était lundi-mardi.
28:02Immédiatement après,
28:02on a constaté
28:03que les prix commençaient
28:04à augmenter.
28:05Déjà.
28:06Ce qui veut dire
28:06que les opérateurs
28:08anticipent
28:09la hausse à venir,
28:10bien évidemment.
28:11Donc, dans ce cas de figure,
28:12je crois qu'il vaudrait
28:12mieux dire la vérité,
28:14absolument,
28:15la vérité aux Français.
28:16Et moi,
28:16je suis toujours très surpris
28:18de voir que dans ces moments-là,
28:20alors qu'on peut suivre
28:21les cours
28:22à la seconde près,
28:24eh bien,
28:25on devrait quasiment
28:25peut-être avoir
28:26une information
28:27tous les jours
28:28sur où en sont
28:29les cours du pétrole.
28:30Est-ce que,
28:31par exemple,
28:32est-ce que les stocks
28:33sont pleins ?
28:33Si les stocks sont pleins,
28:34il n'y a aucune raison
28:35que les prix augmentent,
28:36puisque ce pétrole
28:37a été acheté
28:38à des prix
28:38bien inférieurs
28:39de celui actuellement.
28:41Donc,
28:41je trouve que là,
28:42on a, nous les journalistes,
28:43un rôle d'information,
28:44de pédagogie,
28:45mais au-delà,
28:46la moindre des choses
28:47de la part des opérateurs
28:48pétroliers,
28:48ce serait d'expliquer
28:50d'où vient le pétrole
28:51qu'ils distribuent maintenant,
28:53à quel prix ils l'ont acheté,
28:54à quel prix ils achèteront
28:55celui de demain,
28:59qui font débat également
29:00en Italie ?
29:01Ah, en Italie,
29:02sans doute,
29:02sans doute,
29:04et surtout,
29:04il y a des personnes
29:05qui disent,
29:05mais est-ce que celui
29:07qui profite
29:08de cette situation,
29:10c'est par hasard l'État ?
29:12Eh oui,
29:13les taxes.
29:14Les taxes,
29:15la plupart du prix du pétrole
29:18finit dans les caisses
29:19de l'État, non ?
29:20Donc,
29:21ça augmente.
29:22Le citoyen veut savoir
29:23et il a le droit
29:24de connaître la vérité.
29:26Ceux qui profitent
29:27de la guerre,
29:27est-ce que c'est un débat aussi ?
29:29Est-ce que ça agite
29:30l'opinion publique en Israël ?
29:31C'est un débat partout
29:32qui est lié à la fois
29:34et à des ensembles
29:36plus complexes,
29:37si vous voulez,
29:37entre l'opinion
29:38et les pouvoirs,
29:40des pouvoirs,
29:42dans le cas spécifique
29:44des prix du pétrole
29:45et du gaz,
29:45parce que la crise,
29:46elle est surtout
29:47autour du gaz
29:48et les mauvaises nouvelles
29:49risquent d'arriver
29:50plutôt sur le front
29:52du gaz
29:52qu'est du pétrole.
29:53Parce qu'il y a
29:54des frappes au Qatar,
29:55parce qu'il y a
29:55des frappes dans ces...
29:57Oui, et parce que
29:57l'état des stocks aussi
29:58pour faire allusion
29:59à ce qui a été dit
30:00tout à l'heure
30:01est nettement plus inquiétant
30:02par rapport au gaz.
30:05Mais dans les contextes
30:06d'ensemble
30:06et pour la France
30:08et pour les Européens
30:09en général,
30:10rappelons-nous quand même
30:11qu'il n'y a que 3...
30:12moins que 3%
30:14des approvisionnements
30:15de pétrole
30:16et de gaz
30:17en Europe
30:18arrivent en provenance
30:19du Golfe,
30:20du Moyen-Orient.
30:21Ah, c'est plutôt
30:22les nations d'Asie
30:24qui sont directement
30:26touchées.
30:26Sinon,
30:27c'est la façon
30:28dont les mécanismes
30:30commerciaux,
30:31je dirais,
30:31fonctionnent.
30:32C'est vrai que c'est basé
30:33sur l'état des stocks,
30:34mais l'état des stocks
30:35aussi intègre
30:37les anticipations diverses
30:40par rapport à ce qui sera
30:41la situation de demain,
30:42la semaine prochaine,
30:43la semaine d'après
30:43et quelle est la situation
30:45en parallèle
30:45à Toulon,
30:47à Rotterdam
30:48et au Havre
30:50et en Californie.
30:53Donc,
30:53et là,
30:54effectivement,
30:54il y a du champ libre
30:56et qui peut,
30:57effectivement,
30:58appeler beaucoup
30:59de manipulations
31:00petites et grandes.
31:01Et ce qui se passe ?
31:02Alors,
31:03il nous reste très peu de temps.
31:04On a parlé coût
31:05de cette guerre,
31:06ce que ça coûte,
31:07ceux qui en profitent.
31:08On a parlé
31:10diplomatie,
31:10on a parlé
31:11de beaucoup de choses.
31:12On n'a pas parlé
31:13de ce qui fait une guerre,
31:14les morts
31:15et les morts.
31:17on n'en parle peu,
31:18finalement.
31:19On les voit peu
31:20parce que,
31:21j'allais dire,
31:21ils sont du mauvais côté
31:23de la barrière.
31:24Ils sont côté iranien,
31:26ils sont côté libanais.
31:28Il y a des chiffres
31:29qui commencent
31:30à circuler.
31:31Est-ce qu'il faut,
31:32est-ce que pour l'instant,
31:34c'est une,
31:34au bout d'une semaine,
31:35c'est une guerre
31:36qui vous paraît
31:36très meurtrière
31:38si on compare
31:40avec ce qu'on a connu
31:42et ce qu'on connaît
31:43toujours en Ukraine ?
31:44Si on parle
31:45de la guerre
31:45en Iran,
31:47on va mettre peut-être
31:47de côté le Liban
31:49dont on attend
31:50les développements,
31:51pour l'instant,
31:53il semble que quand même
31:54la majorité
31:55des frappes
31:57israéliennes
31:57et américaines
31:58soient des frappes
31:59ciblées.
32:00Et des frappes ciblées
32:01dans des zones
32:01qui souvent ont été
32:02désertées par la population,
32:04je pense notamment
32:04à Téhéran
32:05qui est une capitale vide.
32:06On parle de,
32:07évidemment,
32:07il y a cette école.
32:08On parle d'un peu près
32:09entre 1500
32:10et 2000 morts,
32:12c'est les chiffres
32:12qui parviennent d'Iran.
32:13je rappelle qu'il faut
32:14les mettre en face
32:15des chiffres
32:16des organisations
32:16de défense
32:17des droits de l'homme
32:17sur la répression
32:18récente en Iran
32:20qui était au minimum
32:21de 10 000 morts
32:22et on avançait même
32:23le chiffre de 30 000.
32:24Donc pour l'instant,
32:25cette guerre aussi
32:26spectaculaire soit-elle,
32:28elle a moins tué
32:29que le régime iranien
32:30lui-même
32:31ces dernières semaines.
32:33Non, mais c'est aussi
32:34la question de la visibilité
32:36de la mort,
32:37des personnes mortes.
32:38Ça, c'est en large partie
32:40de notre côté à nous.
32:41Mais c'est aussi une décision
32:42que nous faisons,
32:43nous, le média.
32:44Et il y a une culture,
32:46si vous voulez,
32:47par exemple,
32:47ce qu'on montre en France
32:48ou en Italie
32:49ou en Suisse
32:49n'est pas comparable
32:50à ce qu'on montre
32:51au Liban
32:52et au Pakistan
32:54et en Inde.
32:55C'est une question
32:55des réceptibilités
32:57dès la visibilité morbide.
33:01Alberto.
33:01Je suis absolument
33:02d'accord avec Richard.
33:03Les bombardements
33:05sont ciblés.
33:06Évidemment,
33:06il y a ce cas
33:08tragique
33:09de l'école
33:10qui a été bombardée
33:12maintenant,
33:13c'est presque certain,
33:14par les Américains.
33:15La révélation
33:16du New York Times,
33:17c'est vraisemblablement
33:18les Américains.
33:18C'est une tragédie,
33:19mais les bombardements
33:21sur l'Iran
33:23sont ciblés
33:24avec une certaine efficacité
33:25pour nuire
33:26au régime
33:27en évitant
33:29de susciter
33:30une réaction
33:31trop négative
33:32de la part
33:33de la population
33:34dont le rôle
33:35et le poids
33:36seront fondamentaux
33:37si on veut arriver,
33:39si les Américains
33:40et les Israéliens
33:40espèrent arriver
33:42à un changement
33:42de régime.
33:43Merci beaucoup
33:44Alberto Toscano,
33:46Joab Tucker,
33:47Richard Wehrle,
33:48merci d'être venu
33:49refaire
33:51dans cette édition spéciale,
33:52cette première
33:53semaine de guerre
33:55au Moyen-Orient.
33:56On va décompresser
33:58un petit peu
33:59maintenant
33:59dans cette soirée
34:00sur RTL
34:01puisqu'il va y avoir
34:02du foot au programme.
34:03Avec vous
34:04aux manettes
34:05ce soir,
34:05Timothy Maimon,
34:06bonsoir.
34:07Bonsoir Vincent,
34:08bonsoir à tous.
34:09Effectivement,
34:09on va essayer
34:10de décompresser
34:12avec un match
34:13pourtant tendu
34:14à l'échelle du football
34:16seulement
34:16entre le Paris Saint-Germain
34:17et l'Est.
34:18C'est un bis répétitard.
34:19C'est le troisième
34:20entre le temps,
34:21effectivement.
34:22Remake du remake du remake.
34:24Bette soirée foot
34:25sur RTL.
34:26RTL.
34:27Ils refont la France
34:28avec Vincent Parizeau.
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