00:01Le drôle d'époque, plus que jamais, qui porte bien son nom, cette rubrique, avec vous, Eric Revelle.
00:08Donc là, on a entendu, d'un point de vue stratégique et militaire, ce qui se passe, cet accord.
00:14Maintenant, voyons les conséquences potentielles sur le monde économique et des affaires.
00:21Oui, alors, bon, le général Palomérus vient de le dire, on est un peu dans la certitude.
00:26C'est le feu de 15 jours, que donneront les négociations, avec le caractère versatile du président américain, c'est
00:33compliqué de le dire.
00:34En tout cas, ce matin, le prix du baril a reflué de 15%.
00:39On est à 95 dollars pour la référence du Bren de la mer du Nord.
00:44Bon, 95 dollars contre 110 dollars, vous allez me dire, c'est une baisse.
00:48Oui, significative, mais je rappelle qu'avant le début du conflit, le prix du baril, c'était 70 dollars.
00:53Donc, on demeure très très haut.
00:55Pourquoi je vous parle de ça ?
00:56Parce que ça aura forcément, quand même, un impact sur le prix qu'on paye pour nos carburants à la
01:02pompe.
01:02Même si l'Institut français du pétrole estime que d'ici quelques jours, le prix de l'essence devrait baisser
01:10de 5 à 10 centimes.
01:11Bon, alors c'est vrai qu'on note souvent, quand même, et ça c'est le jeu de la spéculation,
01:16si j'ose dire,
01:17c'est que quand il y a une restriction ou une envolée du prix du baril, ça se traduit assez
01:21rapidement, pour nous consommateurs, sur le prix du carburant à la pompe.
01:24Et en revanche, quand ça s'améliore, il faut parfois attendre plusieurs jours, plusieurs semaines.
01:28Mais là, il y a eu une forme de détente immédiate sur les cours, déjà mondiaux.
01:33Oui, parce qu'il y a ça, et puis il y a les marchés financiers, parce que le général Palomero
01:40en parlait, la Chine a constitué des stocks de pétrole.
01:44En revanche, vous avez des pays en Asie qui sont en pénurie de carburant.
01:48Et pourtant, je regardais les bourses de Tokyo, les marchés financiers de Séoul, ont gagné, en clôture ce matin, entre
01:554 et 5% pour les actions.
01:58Ça veut dire qu'il y a un vent d'optimisme, il y a un vent d'optimisme qui souffle
02:02après cet accord de cessez-le-feu.
02:05Mais surtout, je pense qu'il faut parler du détroit d'Hormuz, et le général Palomero s'en a un
02:09peu parlé.
02:09Alors, ça c'est vrai. Cette ouverture du détroit d'Hormuz, qui devrait avoir lieu, c'est ce qui a
02:15été prévu,
02:16il y aurait la possibilité d'avoir un péage, c'est ça ?
02:20Ah oui, alors ça c'est absolument incroyable.
02:21Parce que si vous voulez, avant la guerre, le détroit d'Hormuz était gratuit avant le déclenchement de la guerre.
02:27Donc Trump se glorifie en disant, j'ai obtenu la réouverture du détroit d'Hormuz.
02:31Bon, très bien, enfin c'est jamais que la situation qui prévalait avant.
02:34Sauf que, les compagnies pétrolières, les compagnies de porte-conteneurs, les minéraliers,
02:44devront, devront payer un péage pour franchir dorénavant le détroit d'Hormuz.
02:50Alors, est-ce qu'il sera mis en place ?
02:51Ils vont le payer à qui ?
02:52Alors, ils vont le payer à deux pays, l'Iran, ça serait dans l'accord de cesser le feu,
02:55à voir si ces négociations aboutiront, et au sultanat d'Omane.
02:59Quand vous regardez le détroit d'Hormuz, la pointe c'est le sultanat d'Omane, puis en face c'est
03:03l'Iran.
03:03Donc, si vous voulez, la victoire à la pyrus, pour l'instant, me semble-t-il, de Trump,
03:09c'est de dire, j'ai permis la réouverture du détroit d'Hormuz,
03:12sauf que maintenant, il va falloir que les compagnies s'acquittent d'un droit de péage.
03:17Et c'est pas rien, d'après les spécialistes, ça serait 2 millions de dollars par pétrolier,
03:22c'est-à-dire 1 dollar par baril transporté de pétrole,
03:25ce qui fait quand même plusieurs milliards de dollars par an pour ces deux pays.
03:31– Attendez, c'est un accord de 15 jours.
03:33– C'est un accord, voilà.
03:34Donc, si vous voulez, la réouverture du détroit d'Hormuz,
03:37bon, tout le monde l'attendait,
03:38donc c'est aussi pour ça que le marché pétrolier réagit positivement,
03:41et que les marchés financiers réagissent positivement.
03:44Bon, ça aura un impact aussi, mais dans plusieurs semaines,
03:47sur les marchandises.
03:49Vous savez, on craignait une inflation induite,
03:51avec le blocage du détroit d'Hormuz,
03:53ou avec l'envolée du prix de l'énergie.
03:55Bon, ce matin, et on pense aux populations aussi,
03:57et aux populations libanaises qui vont continuer d'être sous le feu de Sahel.
04:01– Oui, parce que le Liban n'est pas concerné par cet accord de cesser le feu.
04:07– Voilà, mais ça peut avoir aussi une détente,
04:09pour nous, en Europe et en France.
04:11Bon, le pire n'est jamais certain, mais le meilleur non plus.
04:14Donc, attendons, attendons.
04:16– Oui, non, mais complètement.
04:17En tout cas, il y a un peu de répit.
04:19Il faut dire aussi que l'Iran avait disposé des boucliers humains
04:23sur des ponts stratégiques.
04:25Évidemment, ça me rappelait la guerre en Irak,
04:28où il y avait eu aussi, même chose,
04:30des boucliers humains qui étaient mis, en fait, sur les ponts
04:32pour éviter, en fait, les frappes, bien sûr.
04:36Et le Pakistan est intervenu, on l'a dit, à l'instant.
04:40Allez, votre invité politique, bonjour Jean-François Akili.
04:42– Bonjour Patrick Roger.
04:43– Tout à l'heure, à Victor Eckart.
04:44– Ce sera Laurent Wauquiez, le président du groupe droite républicaine.
04:48À l'Assemblée nationale, nous évoquerons bien sûr tous ces sujets avec lui,
04:52et notamment les questions du prix des carburants dans notre pays.
04:56Qu'est-ce qu'il fallait mettre en place ?
04:59Et puis d'autres sujets.
05:01– Bah oui, la présidentielle.
05:02À la présidentielle, il y a un jeu de cartes devant nous.
05:07C'est dans un an, très précisément.
05:09– Laurent Wauquiez, c'est lui qui propose la fameuse primaire de Philippe Acnaffo.
05:13– Allez, et vous pourrez commenter 0826 300 300 dans un instant.
05:17Il est toujours aussi inspiré.
05:18Enfin, je ne sais pas s'il a été inspiré cette nuit.
05:21Régis Maillot, s'il écrit la nuit.
05:23Absolument, il travaille, il travaille dur.
Commentaires