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  • il y a 2 mois
Avec Eric Revel

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##DROLE_D_EPOQUE-2025-12-18##

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News
Transcription
00:00Drôle d'époque, Éric Revelle, bonjour.
00:03Bonjour Patrick, vous racontez l'histoire sympatoche.
00:06Non mais drôle d'époque, parce qu'on n'aura peut-être plus de noisettes en France.
00:11Non mais c'est quand même dingue, 2025, plus de noisettes,
00:15parce qu'il y a une guerre qui est en train de... autour de la noisette.
00:20Comme il y a eu la flambée du prix du chocolat, c'est peut-être celui du prix de la noisette.
00:24Racontez-nous cette histoire.
00:25Alors avant de vous parler de la production de noisettes en France,
00:27il faut savoir qu'il y a un gros problème en ce moment
00:31entre le premier pays producteur de noisettes, qui est la Turquie,
00:36et un groupe qu'on connaît bien, que je vais citer, qui est le groupe Ferrero.
00:40Ferrero, vous savez, qui fait, notamment au moment de Noël,
00:44beaucoup de friandises à base de noisettes.
00:47Alors pourquoi je vous dis ça ?
00:48Parce que la production de noisettes en Turquie, qui est le premier producteur mondial,
00:52s'est effondrée.
00:53En gros, elle a été divisée par deux, cette production de noisettes.
00:57700 000 tonnes l'année dernière, allez, 300 000, 400 000 tonnes attendues cette année.
01:01Alors pourquoi la production de noisettes s'est effondrée en Turquie ?
01:04Parce que le dérèglement climatique est passé par là.
01:08Il y a moins d'eau, il y a plus de sécheresse,
01:11et puis ce n'est pas des punaises de lit qui mangent les noisetiers,
01:14là-bas c'est des punaises ravageuses.
01:16Ah bon ?
01:16Oui, c'est un véritable fléau.
01:18Alors, comme n'importe quelle production,
01:20quand l'offre s'effondre, et que la demande est toujours aussi forte,
01:24notamment de la part de ce groupe,
01:25qui a besoin de noisettes pour faire les fameuses pâtes à tartiner,
01:30pour faire les fameuses bouchées que l'on mange souvent,
01:35que l'on déguste à Noël,
01:36et bien quand c'est l'offre qui est inférieure à la demande,
01:39les prix flambent.
01:41Et du coup, le prix producteur du kilo de noisettes va passer de 20 à 40 kilos.
01:47Et le groupe dont je vous parlais ne veut pas acheter ces noisettes à ce prix-là.
01:50Parce qu'évidemment, ça devient trop cher,
01:53et ça va pousser les prix de tous les produits que je vous ai cités à la hausse.
01:57Donc il y a un bras de fer absolument incroyable, en ce moment,
02:00entre la Turquie et ce groupe bien connu pour ses friandises,
02:04qui menacent tout simplement de puiser dans ses stocks
02:07pour laisser passer cette vague haussière.
02:10Ou alors de se tourner vers d'autres producteurs,
02:12comme l'Italie ou les Etats-Unis.
02:14Alors la France, Patrick ?
02:16Ben non, il n'y a plus de noisettes en France.
02:19Vous savez combien de produits de tonnes ?
02:207500 tonnes, c'est 2% de la production mondiale.
02:24Et puis surtout, il y a toute cette campagne
02:26qui va nous rapprocher de Bruxelles,
02:29et des guerres commerciales.
02:31Parce qu'en fait, les producteurs de noisettes français,
02:34on leur interdit d'utiliser certains pesticides,
02:37ce qui n'est pas le cas d'ailleurs pour la production d'Urquie,
02:39elle, rentre ou rentrerait à plein goulot
02:42avec des produits qui sont interdits.
02:44Produits interdits avec pesticides interdits,
02:47avec des produits qui rentrent, ça vous rappelle quelque chose ?
02:48Oui, bien sûr, évidemment.
02:52Du coup, en France, c'est un vrai sujet.
02:55Dans le sud de la France notamment,
02:56on n'a quasiment plus beaucoup de producteurs de noisettes.
02:58On les a eues d'ailleurs il n'y a pas longtemps en ligne,
03:01à tel point qu'on se tourne aussi vers d'autres productions.
03:05La pistache, par exemple, les amandes.
03:06Mais il faut beaucoup de temps.
03:07La pistache, c'est plutôt pas mal
03:09parce qu'il n'y a pas besoin de beaucoup d'eau pour la pistache.
03:13Bon, et oui, ça nous rappelle un autre sujet
03:15autour justement des contrôles, des normes, etc.
03:19C'est le Mercosur.
03:21Parce qu'il va en être question aujourd'hui à Bruxelles.
03:23Vous le disiez ce matin,
03:2510 000 agriculteurs sont partis à Bruxelles pour faire pression.
03:29De l'Europe.
03:30Notamment 4 000 agriculteurs français.
03:34Il y a trois points absolument centraux dans le traité du Mercosur.
03:38Il y a ce qu'on appelle les clauses de sauvegarde.
03:41C'est-à-dire un niveau de prix ou un niveau de volume.
03:43Alors le Parlement européen a abaissé un peu ce niveau de clause de sauvegarde,
03:47mais le compte n'y est pas.
03:48Il y a les fameuses clauses miroirs.
03:49Je vous en parlais pour les noisettes.
03:51Il y a ces produits qu'on va importer,
03:53mais qui ne respectent pas les mêmes normes de production
03:56que nos agriculteurs en France,
03:57qui vont être non seulement concurrencés,
03:59mais qui vont voir des produits arriver sur notre territoire
04:02sans doute pas avec la même qualité sanitaire.
04:06Et puis il y a la question du contrôle.
04:08Qui va contrôler tous ces produits au départ du Brésil,
04:12au départ de l'Argentine, de l'Uruguay ou du Paraguay ?
04:14Et qui va les contrôler en France ?
04:16Donc ces trois points sont absolument centraux.
04:18Alors on vient de récupérer à nos côtés,
04:21contre le traité du Mercosur, l'Italie.
04:23L'Italie fait cause commune.
04:25Elle était hésitante, mélanime, mais a priori...
04:28Donc vous avez trois pays importants agricoles
04:30qui sont contre le traité du Mercosur,
04:32bien qu'Emmanuel Macron a beaucoup varié sur le sujet.
04:34Vous avez l'Italie, la Pologne et la France,
04:36mais pas l'Allemagne.
04:38Et je vais vous expliquer une petite chose, Patrick.
04:41Vous avez vu que la commission de Bruxelles
04:42a décidé de repousser la fin des moteurs thermiques en 2035.
04:48La commission de Bruxelles, en faisant un raccourci,
04:51c'est madame von der Leyen qui est allemande.
04:53Le traité du Mercosur, on va importer ce que je vous disais,
04:57de la viande, du soja, mais on va exporter quoi ?
04:59Des machines outils et quoi ?
05:00Et quoi ? Et des voitures, et des voitures allemandes.
05:03Voilà pourquoi l'Allemagne,
05:04voilà pourquoi l'Allemagne est pour le traité du Mercosur.
05:08Son chancelier Mers voit que son économie est embourbée
05:11et évidemment a envie de trouver des portes à l'exportation
05:14pour toutes les grandes marques de voitures automobiles
05:17et surtout en Amérique du Sud.
05:19Bon, pour l'instant, 1-0 pour l'Allemagne.
05:21Donc sur les voitures, ils ont gagné.
05:23Là, ils peuvent encore gagner sur le Mercosur
05:26parce que quand il y a des matchs, c'est un peu comme en football.
05:28Avant, c'est ce que l'on disait à la fin,
05:30c'est toujours la main qui gagne.
05:31On va voir, ça a changé.
05:33Merci Eric Revelle, vous en venez tout à l'heure à 8h30
05:36dans le grand débrief.
05:37On y reviendra.
05:38On sera notamment aussi justement avec des agriculteurs.
05:41On abordera beaucoup d'autres sujets, bien sûr.
05:43Votre invité, après l'invité politique de Jean-François Ackilly.
05:46Bonjour Jean-François.
05:47Votre invité ce matin, c'est pas un politique.
05:50Non, mais c'est un sujet connexe.
05:51C'est Alain Di Crescenzo qui est le président de CCI France
05:56qui regroupe toutes les chambres de commerce et d'industrie.
05:59De quoi est-ce qu'il va nous parler ?
06:00Eh bien de la santé du petit commerce.
06:02Et pas que d'ailleurs.
06:03On s'est fait de fin d'année.
06:05Vous savez, le commerce de centre-ville qui souffre.
06:06Et puis qui est tributaire du climat,
06:09de tout ce qui se passe aujourd'hui,
06:10de cette mobilisation, de cette inquiétude aussi.
06:12Et puis de ce budget qui n'en finit pas de ne pas arriver
06:15avec des surtaxes sur toutes les entreprises.
06:18Nous verrons bien quelle est l'humeur
06:20des chambres de commerce, des commerçants en France.
06:22Oui, absolument.
06:22Merci, à tout à l'heure.
06:24Donc, 8h15.
06:25Il est 7h53, les chevaliers du matin.
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