00:02Grôle d'époque, Éric Revelle avec vous. Bonjour Patrick, bonjour à tous.
00:06Alors, l'État va quand même aider un peu plus les Français sans pour autant baisser toutes les taxes sur
00:15les carburants.
00:16Si je résume, c'est ça, mais c'est quand même... C'est exactement ça.
00:18C'est les annonces du Premier ministre hier soir.
00:20Alors hier, vous l'avez vu Sébastien Lecornu sur le perron de Matignon, en tournant de quelques ministres.
00:26Alors, il a annoncé d'abord la reconduction de l'aide pour les professions qui en bénéficiaient.
00:32Et puis, il a étendu le dispositif à de nouvelles professions sans baisser les taxes,
00:38mais en promettant de 30 à 35 centimes d'euros de réduction par litre pour, au-delà des pêcheurs, des
00:45agriculteurs et des transporteurs,
00:47pour les entreprises du BTP, les taxis et les fameux travailleurs modestes, gros rouleurs.
00:54Alors, gros rouleurs, il a fallu attendre hier soir que Roland Lescure, le ministre des Finances, explique de quoi il
01:00s'agissait.
01:01Alors, en fait, ces foyers modestes, gros rouleurs, sont des gens, écoutez bien, qui gagnent 17 000 euros ou moins
01:09par personne
01:11et qui font plus de 15 kilomètres pour aller à leur travail.
01:14Donc, vous voyez déjà...
01:1530, non ?
01:16Alors, 15 kilomètres, aller, 15 kilomètres, retour.
01:19Donc, vous voyez déjà l'usine à gaz que ça va être pour, à la fois, évidemment, passer au crible
01:25les feuilles d'imposition sur le revenu
01:28et pour pouvoir justifier que vous faites 15 kilomètres ou 30 kilomètres au minimum aller-retour.
01:35Donc, c'est un vrai sujet.
01:38Les paperasseries, la difficulté des méandres administratifs, la durée des instructions, des dossiers,
01:45à mon sens, ne répondra pas à l'urgence qu'ont beaucoup de Français
01:49qui ont besoin d'une essence moins chère, parfois plusieurs fois par semaine.
01:54Oui, alors, il y a des professionnels, quand même, qui bénéficient de choses un petit peu plus directes.
02:00Je pense aux pêcheurs, aux agriculteurs.
02:02Oui, oui, j'en parlais, déjà.
02:03Oui, oui, c'est ça.
02:04Bon, quelles sont les professions, justement, concrètement aidées ?
02:07Alors, ce que je vous disais, il y a, en plus, si je fais toute la liste,
02:11il y a les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs, vous venez de le lire,
02:14il y aura les acteurs de la construction, les entreprises de BTP,
02:19il y aura aussi les taxis et tous ces gens qui ont des revenus insuffisants.
02:23Mais, en même temps, en même temps, c'est ça aussi qui m'a frappé,
02:27c'est qu'on a appris hier que l'impact de la guerre au Moyen-Orient,
02:31sur notre économie, sur notre économie, eh bien, coûtait déjà très cher.
02:36Le ministre des Finances dit que ça coûte entre 4 et 6 milliards d'euros.
02:41Donc, il va falloir trouver de l'argent pour aider ces nouvelles professions,
02:45il va falloir trouver de l'argent pour boucher le trou dont je viens de vous parler,
02:49de 4 à 6 milliards d'euros, qui sont les effets collatéraux de la crise dans le Golfe.
02:54Bon, alors, est-ce qu'on peut trouver de l'argent quelque part ?
02:57Quand on veut, on peut, non ?
03:00Oui, quand on veut, on peut, quand on veut, on peut, mais il s'agit de savoir où.
03:05Parce que hier, la petite phrase que j'ai retenue, après ces belles annonces de Sébastien Lecornu,
03:10c'est, l'ensemble de ces mesures seront gagées sur d'autres dépenses.
03:15Ah, sur d'autres dépenses.
03:17Alors, le diable est dans les détails.
03:19Pour l'instant, aucun détail, justement, sur les réductions de dépenses.
03:23Alors, sans doute, va-t-il demander des efforts supplémentaires
03:26et de la rigueur supplémentaire sur le budget des ministères.
03:30Mais quel budget sacrifier un peu plus ?
03:33Pas celui de la défense, en ce moment.
03:35Pas celui de la justice.
03:36Pas celui de l'éducation, même si les effectifs, on le sait, vont baisser.
03:39Donc, finalement, Matignon va imposer une rigueur au ministère
03:44que l'État, faute de majorité, est incapable, cette rigueur, de s'imposer à lui-même.
03:50Pendant ce temps, les recettes sur le carburant, je ne sais pas si vous avez vu,
03:54ils ont baissé de 100 millions d'euros.
03:57Pourquoi ? Parce que la consommation de l'essence baisse.
04:01Ce qui veut dire que la croissance économique, elle aussi, va reculer,
04:05abaissant encore un peu plus le niveau des recettes fiscales.
04:08C'est une spirale infernale.
04:09Oui, absolument.
04:10D'ailleurs, il y a les ponts du mois de mai qui arrivent,
04:12et il y en a beaucoup qui s'interrogent.
04:14Est-ce qu'on va partir ou pas partir, évidemment, avec la voiture ?
04:17C'est plus cher.
04:18Et même, bien sûr, à l'étranger, pour cet été, certains s'interrogent.
04:25Vous avez vu, les réservations des vacances, là, en France,
04:28ça a déjà beaucoup commencé.
04:30Il y a des endroits où ça explose.
04:31On fera un point demain matin.
04:32Je vous dis ça, parce que vous parliez, en fait, de toutes ces dépenses, évidemment, de carburant.
04:37Mon cher Maxime Yedot, bonjour.
04:39Mon cher Patrick Roger, bonjour, bonjour à tous.
04:40Votre invité politique, tout à l'heure.
04:42Mon invité politique, c'est Philippe Brun, député PS de l'heure,
04:45à l'heure où, justement, on a appris aujourd'hui que ça y est, c'est officiel.
04:49La dette, écoutez bien ce chiffre absolument extraordinaire.
04:5264 milliards, c'est le premier poste de dépense de l'État.
04:56C'est lui qui est chargé, notamment, pour le Parti Socialiste.
04:59Exactement.
04:59Le coût des intérêts de la dette.
05:00Parce que la dette, c'est même un premier 60 milliards.
05:02Il va vous parler du programme socialiste.
05:04Absolument, nouveau programme, 800 propositions.
05:07Ça parle de tout, de retraite, de TDA, de logement.
05:09On lui posera la question.
05:10Et puis, à savoir comment...
05:11Mais on ouvre les vannes.
05:12Mais on ouvre totalement les vannes.
05:14Beaucoup de dépenses, peu d'économies.
05:15Allez, on ouvre les vannes aussi dans un instant à Régis Maillot, bien sûr.
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