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Transcription
00:00En 1935, la France célèbre ses colonies, mais ce qu'elle montre est loin d'être neutre.
00:06En 1935, la France organise un événement massif, le tricentenaire de ses colonies.
00:11Officiellement, célébrer l'histoire, valoriser les territoires d'outre-mer.
00:15Mais en réalité, qu'est-ce qu'il en est ?
00:17Construire un récit, imposer une image au peuple et légitimer un empire colonial.
00:24Dans le livre, que je cite très souvent en ce moment, de Delphine Gardelle,
00:27et qui s'appelle « Le corps noir de la République », nous pouvons y lire ceci, je cite.
00:30« L'année 1935 est l'occasion de célébrer le prestige et l'œuvre colonial de la France
00:34300 ans après le rattachement de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Réunion. »
00:38Et ça, c'est à la page 309.
00:40Donc, ce n'est pas juste une fête, vous l'avez compris, c'est une mise en scène du pouvoir
00:44français.
00:45Et comment on construit ce récit maintenant ?
00:47Par des expositions, par des spectacles, par des croisières, par des images,
00:53mais surtout, très important,
00:55par une vision exotique et racialisée.
00:58Et le livre le dit encore une fois très clairement.
01:00Je vous le remontre encore ici.
01:02Je cite.
01:02« La production d'une iconographie et d'un imaginaire du voyage
01:06qui réitère nombre de clichés érotiques et racistes sur la vie dans les colonies. »
01:11Et ça, c'est une page après, à la page 310.
01:13Donc, ce qu'on appelle « célébration »,
01:16c'est aussi une propagande,
01:18une mise en coloniale,
01:20une fabrication imaginaire.
01:22L'histoire, vous l'avez compris, ne se contente pas de raconter.
01:26Elle construit ce que l'on croit.
01:29Et parfois, elle le déforme.
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